Bienvenue sur le site de l'Agence haïtienne de presse (AHP)
<ahphaiti.org>

Captez Radio Solidarité <radiosolidaritehaiti.net>, le meilleur son sur les ondes et sur le net
. Génératrice ONAN 35 kwatts diesel 6 cylindres , neuve, à vendre

. 4 runner à vendre
Appelez 3-4350250; 3-7104703
            . Hyundai Terracan 2007, 2500 (Turbo diesel)
Phone contact: (509) 36 05 37 79




Nouvelles du 2 février 2012

Tollé à Port-au-Prince suite à une intervention jugée intempestive du président Martelly en la résidence du premier ministre où se tenait une rencontre entre ce dernier et des parlementaires: dénonciation de complot

Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Une rencontre organisée mercredi soir entre un groupe de parlementaires  (députés et  sénateurs) et le premier ministre Garry Conille en la residence de ce dernier, s'est terminée en queue de poisson, en raison de l'irruption jugée intempestive du president Michel Martelly.

C'est un député qui participait à la rencontre, qui aurait appelé le chef de de l'Etat pour lui dire qu'un complot se tramait contre lui.

Selon plusieurs parlementaires, les discussions portaient sur des sujets d'intérêt public, mais, ont-ils dénoncé, le président Martelly a pénetré dans la salle de réunion, proférant des menaces  et débitant des propos obcènes.

Il s'est particulièrement attaqué au sénateur Steven Benoit pourtant absent, qu'il a accusé de travailler à son renversement.

En conférence de presse ce jeudi, le senateur de L'ouest a fait savoir que le président Martelly serait tenu responsable de tout ce qui pourrait lui arriver.

S'il a annoncé sa démision de la commissiuon enquêtant sur les nationalités etrangères présumées du chef de l'Etat, M. Benoit a prévenu qu'il ne céderait pas à ses menaces et continuerait de dénoncer toutes ses dérives.

Quant à Moïse Jean-Charles,  senateur du Nord qui a fait les revélations sur la nationalite du président, il a maintenu toutes ses declarations, tout en estimant que  le chef de l'Etat avait perdu la tête. Il l'a une nouvelle fois appelé à deposer devant la comission ses documents de voyage.

"S'il ne le fait pas dans les jours qui viennent, nous ne l'appelleront  plus  président de la République, car il est anormal que le pays soit dirigé par un américano-italien", a lancé Moïse Jean-Charles qui a demandé au premier ministre Garry de publier un communiqué pour  presenter ses excuses aux parlemenaires et  dénoncer l'intervention du chef de l'Etat.

Selon des propos du president  Martelly rapportés par des parlementaires, il n'aurait aucune intention de collaborer avec la comision d'enquête sénatoriale sur la nationalité.

"Et si les sénateurs veulent à tout prix avoir ces documents, il faudrait qu'ils fourrent leurs mains bien loin pour s'en accaparer", aurait-il encore dit.


Le premier ministre Garry Conille qui se trouvait jeudi matin aux Cayes (sud) dans le cadre de l'oganisation du carnaval national  dans cette ville, a eté rappelé d'urgence à Port-au-Prince, selon des sources proches du gouvernement.

On ne connait pas les raisons exactes de cette décision. Toutefois, des secteurs la rapprochent de  l'altercation   enregistrée la veile en la résidence

Garry Conille a repris l'avion à la mi-journée à l'Aéroport Antoine Simon de Laborde sans même avoir pu participer au buffet qui a  été organise en son honneur à la fin de la visite du site qui est censé accueilir le défilé carnavalesque dans la metropole du Sud
.  AHP 1:48 PM

Carnaval national: quelles retombées économiques possibles pour la ville organisatrice et le département du Sud?

AHP- Le carnaval est la plus grande fête populaire  d'Haïti. Ce sont des millions d'Haïtiens qui y participent chaque année à Port-au-Pince et dans  les autres grandes villes du pays.

Cette année, décision inédite, le carnaval national est organisé aux Cayes, la 3 ème ville du pays. Cette décision a provoqué de grands remous et l'ire des Port-au-Princiens qui considèrent l'organisation des 3 jours gras, comme leur chasse gardée, en raison d'une tradition plus que centenaire.

On estime que la ville des Cayes n'a aucune compétence pour organiser un carnaval d'une telle envergure, un carnaval susceptible d'attirer des centaines de milliers  de personnes, et que la décison du chef de l'Etat prise sur le tard- sulement début janvier- est purement émotionnelle
. Le Sud ayant joué un grand rôle dans l'élection de M. Martelly.

Ajouté à tout cela, les acusations  vite rejetées, mais selon lesquelles, l'organisation de ces festivités dans la troisième vile du pays donnerait lieu à une opération de blanchiment d'argent.

Malgré tous les dénigrements, et toute cette argumentation négative, le Sud a tenu bon aux assauts. La mairie des Cayes,
le comité carnavalesque  vite formé et le secteur privé local ont décidé de conjuguer leurs énergies et se sont rapidement attelés à la tache, pour donner une réponse et tenter de prouver  que la ville est à la hauteur de l'événement.

Mais une premiere question se pose:
quelles retombées économiques peuvent espérer la ville organisatrice et le département du Sud d'un tel événement?

Pour beaucoup de gens, c'est comme confier de la bouche l'organsation du Carnaval national à la 3ème ville du pays et en même temps lui mettre des bâtons dans les roues, comme pour prouver que la décentralisation est un vain mot et  dire à la province qu'elle doit mettre une sourdine à ses ambitions .

En effet, à environ quinze jours du début des festivités, le trésor public n'a enciore décaissé un seul centime.  C'est seulement la rumeur qui veut jusqu'ici que 80 millions de gourdes seraient consentis à l'organisation
(1US$= 41,50 gourdes). Mais les jours sont désormais plus que comptés pour offrir quelque chose de potable. 

Autre question: Les Cayes ne son-ils qu'un simple lieu d'hébergement d'un carnaval qu'il est impossible d'organiser à Port-au-Prince, en raison de la présence de centaines de milliers de rescapés, dans le centre de la capitale, plus de deux  ans après le séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier 2010?.

Les Cayens se plaignent du fait que ce sont des Port-au-Princiens qui obtienent la quasi-totalité des contrats au grand dam du secteur privé local
: tous les chars musicaux et allégoriques arriveront de la capitale, alors qu'il aurait eté sensé d'en construire quelques-uns dans la ville organisatrice, pour donner  des emplois  et faire aussi une transmission  d'expertise en matière de construction.

Mais, ce n'est pas tout. Les locaux se plaignent du fait que ce sont des compagnies de Port-au-Primnce qui ont obtenu le contrat de construction des stands. Il se dit même que les matériaux nécessaires aux travaux arriveraient directement de la capitale. Qui sait..... la main-d'oeuvre peut-être aussi...Et dire qu'un stand tand non totalement fini devrait coûter 12.500 dollars americains ou 500.000 gourdes.

Les Cayes ne récolteront-ils que les fatras et autres déchets nauséabonds des 3 jours gras. Un jeune entrepreneur de la ville commente ainsi la situation: "en raison de de tout ce qu'on veut nous faire avaler dans le cadre de la realisation du carnaval national chez nous,  si on ne relève pas la tête pour exiger notre participation pleine et entière, c'est que nous ne sommes pas des hommes et des femmes".

Mais, aux Cayes, certains  espèrent que les choses vont quand même un peu bouger avec la visite ce jeudi dans la ville du premier ministre Garry Conille, en compagnie du président du Comité National mixte pour le carnaval 2012 , William Eliacin, du secretaire d'Etat aux travaux publics et d'autres responsables gouvernementaux.

On doutait de la réalisation de cette visite jusqu'à tot jeudi matin, en raison des informations autour  d'une grave altercation la veille au domicile du premier ministre, à la suite d'une intervention jugée impromptue du chef de l'Etat accusé d'avoir perturbé une rencontre entre le chef du gouvernement et un groupe de parlementaires. AHP 2 février 2012 11:50 AM

Les corps de deux hommes tués par balles découverts sur la route de Corlette

Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Les cadavres de deux hommes tués par balles ont éte decouverts ce jeudi sur la route de Corlette, ce tronçon  qui relie la route de Frère et Péguy-Vllle.

Les victimes ont vraisemblablement été abattues ailleurs et ensuite jetées  au bas d'un monticule considéré comme la  partie la plus dangereuse de cette route exigüe et dépourvue de parapets.

Jusqu'en fin d'après-midi, ce jeudi, les cadavres n'avaient toujours pas ét récupérés.


De nombreux habitants se plaignent de l'insecurite qui règent sur cette route isolée en plusieurs points et de surcroit non-éclairée. Plusieurs d'entre eux ont fait savoir que ce n'est pas la première fois  que des cadavres y sont décuverts.


Le coordonateur général de l’OPL dit redouter une crise aux consequencs incalculables après l'intervention du president dans la résidence du premier ministre

Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Le coordonateur général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) Sauveur Pierre-Etienne a appelé jeudi les différents élus, parlementaires ou président de la République à la sérénité et à accorder leurs violons pour ne pas plonger le pays dans une crise qui risque d’être lourde de conséquences.

Sauveur Pierre-Etienne commentait la nouvelle altercation mercredi entre des parlementaires et le président  Michel Martelly suite à la visite impromptue de ce dernier au domicile du premier ministre Garry Conille qui recevait des membres du pouvoir législatif pour parler "de questions d’intérêt public".

Selon plusieurs parlementaires qui avaient assisté à cette rencontre, le chef de l’Etat aurait fait irruption dans la salle de réunion où il n’avait pas été invité, perturbant la rencontre et proférant de nouvelles insultes conre les  parlementaires qu’il accuse de comploter contre son pouvoir.

Sauveur Pierre-Etienne dit croire que ces genres de comportement ne font pas honneur aux élus qui, estime-t-il, se montrent de moins en moins à la hauteur de leurs positions et de la confiance de la population.

Selon lui, il faut que les violons se raccordent, sinon le pays risque de plonger dans une crise aux conséquences dramatiques. Il y a trop de suspicions, trop de méfiance dans les avenues du pouvoir, estime Sauveur Pierre-Etienne.

Le professeur Pierre-Etienne dit noter que l’ancien premier ministre Jean-Max Bellerive rêve de prendre la place de Garry Conille, que ce dernier cherche à se barricader de parlementaires, qu’au sein même du gouvernement il y aurait des conflits entre plusieurs ministres dont ceux de l’intérieur est des affaires étrangères et que le président refuse de soumettre ses documents de voyage..

Il y a aussi que le chef de l'Etat veut dissoudre le parlement et que le parlement  rêve de destituer le chef de l’Etat, estime le professeur Pierre-Etienne avant d’ajouter que ce n’est pas ainsi qu’on gère un pays.

Il faut que nos dirigeants apprennent à gérer leurs conflits pour ne pas plonger le pays dans des confrontations et des catastrophes qui risquent d’avoir de lourdes conséquences, entre autres, le maintien de la force onusienne dans le pays, a dit Sauveur Pierre-Etienne.

" Vous imaginez ce qui qui se serait passé si des coups de mitraillettes avaient été tirés mecredi soir"
, a demandé le dirigeant de l'OPL.

Installation du nouveau directeur général de  l’Office National d’Identification: Jean-Baptiste Saint-Cyr promet  l'enregistrement des plus et moins de de 18 ans ainsi que les Haïtiens résidant à l'étranger

Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Michel Brunache a installé jeudi un nouveau directeur général à  l’Office National d’Identification (ONI).

Il s’agit de Jean-Baptiste Saint-Cyr qui remplace Ronald Covil qui vient de passer 6 ans à la tête de l’institution dont il a été le premier DG.


Le ministre Brunache a demandé à M. Saint-Cyr de se mettre au travail en vue  de continuer à faire de l’ONI une institution permanente au service de tous les Haïtiens d’ici et d’ailleurs.


"Il nous faut enregistrer non seulement tous les Haïtiens de plus de 18 ans, mais également les moins âgés et ceux qui résident à l’extérieur du pays, a insisté Me Brunache, tout en reconaissant qu'il s'agit d'une mission difficile. Il a dit miser sur la compétence et le professionnalisme du nouveau patron de l’ONI à qui il a promis le support du gouvernement dans l’accomplissement de sa tache.

 
M. Saint-Cyr a pour sa part remercié le chef de l’Etat pour la confiance placée en lui et promis de se mettre à la hauteur de sa tâche.

Travailler à l’amélioration du travail déjà accompli par son prédécesseur, c’est entre autres l’objectif de M. Saint-Cyr qui promet 
d’œuvrer à l’amélioration de la qualité des services offerts au public, de réduire le délai de livraison des cartes d’identification, d’offrir des services de proximité à la population tout en améliorant la couverture nationale de l’institution.
 
Il a dit compter sur le support de l’Exécutif, la collaboration et  le dévouement des employés de la boite auxquels il demande un redoublement d’efforts.

Nous allons jouer pieds et mains pour identifier tous les Haïtiens, d’ici et d’ailleurs, a promis Jean-Baptiste Saint-Cyr.


Son prédécesseur Ronald Covil a déclaré ne pas douter de la capacité M. Saint-Cyr avec qui il a collaboré pour mener l’institution à bon port.


Il se réjouit  du travail accompli depuis la création de l’ONI, en dépit des moments difficiles qu’il affirme avoir traversés.


Nouvelles du 1er février 2012

Visite en Haïti de la présidente brésilienne: Michel Martelly et Dilma Rousseff ont parlé entre autres d'immigration, d'économie et d'investissements, de lutte cntre la faim et de sports
Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Le président Michel Joseph Martelly s’est entretenu mercredi au Palais présidentiel avec son homologue brésilienne Dilma Rousseff qui effectuait sa première visite officielle dans la région depuis son investiture.
 
Les discussions ont porté  sur ensemble de points dont la migration, l’énergie, l’assistance du Brésil à la production de biodiesel dans le pays, l’économie et les investissements, la lutte contre la faim et la malnutrition ainsi que  l’organisation d’évènements sportifs.

Michel Martelly a aussi fait savoir que  la présidente du Brésil a réitéré l’engagement de son administration d'appuyer le processus de développement en Haïti.

 
Les deux présidents ont également abordé les questions relatives au retrait progressif des casques bleus du pays et la mise sur pied de la nouvelle force haïtienne de sécurité. Une commission mixte devrait être mise sur pied en vue de la matérialisation de cet objectif, a informé M. Martelly.
 
Nous nous sommes également entretenus sur les questions migratoires et la présidente Rousseff a promis que son pays pourrait octroyer jusqu’à 1200 visas par an aux Haïtiens désireux  de s’installer dans son pays.
 
Michel Martelly a fait savoir qu'Haïti est très sensible aux intérêts du Brésil.
 
Pour sa part, la présidente du Brésil a informé que son pays va appuyer le projet de construction de logements sociaux et d'hôpitaux  dans le pays. Elle a renouvelé sa volonté ainsi que celle de son administration de soutenir Haïti.
 
Le retrait des forces de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti doit s’accompagner, a-t-elle dit, de dispositions relatives à la mise sur pied d'une force haïtienne de sécurité, de manière à garantir la présence d’investisseurs étrangers dans le pays.
 
Concernant le dossier  de milliers de sans papier  haïtiens au Btrésil, elle a promis la regularisation de leur situation, Sur le cas de milliers d'autres  qui cherchent à immigrer dans ce pays, mais bloqués à la frontière avec l'Equateur, Dilma Rousseff a promis     jusqu’à 1200 visas, l'an, aux Haïtiens désireux d'immigrer dans son pays.
Elle a réaffirmé l’engagement de son pays à contribuer au processus du développement durable d’Haïti.

A son arrivée en Haïti, en provenance de Cuba, Dilma Roussef a été accueillie à l'Aéroport Toussaint Louverture par le président Martelly et son épouse, le premier ministre et d'autres membres du gouvernements.


Des organisations de droits humains saluent la ratification  du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels mais se déclarent sidérées de l'ordonnance du juge d'indstruction dans le  dosssier Duvalier

Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Des organisations de droits humains saluent la ratification par le parlement mardi du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

La Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) félicite les parlementaires pour la ratification de ce document qui vient renforcer le cadre légal sur les droits sociaux, économiques et culturels des Haïtiens.


La POHDH encourage le parlement à continuer de ratifier d’autres conventions et pactes relatifs aux droits humains en Haïti notamment la convention contre la torture, le Statut de Rome qui reconnait la compétence du tribunal pénal international.
La POHDH demande à l’exécutif de publier l’arrêté ratifiant le pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels dans les meilleurs délais.
 
Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuels (CARLI) salue également la ratification du pacte international sur les DESC.

 Le secrétaire exécutif du Carli, Me Renan Hédouville a fait remarquer que ce texte, adopté en 1966 et entré en vigueur 10 ans plus tard constitue un  document additionnel à la déclaration universelle des droits humains qui définitle principe de l’universalité et de l’indivisibilité en droits humains.

Me Hédouville demande au gouvernement haïtien d’adopter les dispositions nécessaires de manière à adapter les lois nationales au pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

 Le Carli rappelle que, suivant l’article 276-2 de la constitution haïtienne, les traités ou accords internationaux, une fois sanctionnés et ratifiés dans les formes prévues par la constitution, font partie de la législation du pays et abrogent toutes les lois qui leur sont contraires.
 
Me  Hédouville demande que des mesures soient adoptées pour améliorer les conditions de vie des citoyens haïtiens les plus vulnérables, dans plusieurs domaines, notamment l’alimentation, la santé et le logement.
 
Le responsable du CARLI s'est déclaré par ailleurs sidéré de la décision du juge Yves Altidor de renvoyer l’ancien président à vie, Jean-Claude Duvalier au tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et non au tribunal criminel pour crimes contre l’humanité alors que, rapoele-t-il, le régime des Duvalier a été caractérisé par la terreur, la violence politique et la peur.
 
Pour Me Hédouville, la justice haïtienne, axée sur l’impunité et la corruption, râte une occasion d’améliorer son image sur la scène internationale. Il qualifie de gifle l’ordonnance du juge Carves Jean et appelle la justice à la vigilance pour éradiquer l’impunité de manière à construire un véritable Etat de droit en Haïti.


Les avocats de l'ancien président du CEP récemment dissous contestent la compétence du Parquet de Port-au-Prince et du juje d'instruction Yves Altidor de poursuivre Gaillot Dorsinvil

Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Les avocats de l’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP) récemment dissous, Gaillot Dorsinvile ont informé mercredi avoir demandé au juge d’instruction Yves Altidor de se dessaisir de l’affaire n’étant pas compétent, ont-ils dit, pour exercer des poursuites contre leur client.

Alors qu’il était convoqué au cabinet d’instruction suite à des plaintes déposées au Parquet de Port-au-Prince par des anciens candidats pour corruption, concussion et violation de leurs droits politiques, Gaillot Dorsinvil  s’était fait représenter par ses avocats Reynold Georges et Osner H. Févry.

Ce dernier affirme avoir demandé au juge Altidor de se dessaisir de l’affaire pour laisser à la haute cours de justice, la seule juridiction habilitée a-t-il dit, à se prononcer sur les faits reprochés à son client, de s’en occuper.

Mais, la haute cours de justice ne peut-être constituée qu’à l’initiative de la chambre des députés.


Me Févry a aussi informé avoir écrit au président de la commission justice de la chambre basse, Danton Léger, pour l'informer de ce qui est en train de se passer au parquet de Port-au-Prince, qu’il assimile à un règlement de compte.

Selon lui, le député de Léogane aurait fait part de son intention de demander au président de la chambre de convoquer le ministre de la justice qui devrait se faire accompagner du chef du Parquet.

Me Févry a fait remarquer que le Parquet de Port-au-Prince ne saurait s’octroyer des compétences sur les 17 autres parquets de la République, rappelant que M. Dorsinvil dirigeait CEP qui a organisé des élections sur toute l’étendue du territoire. Un seul juge ne peut décider de  lui-même qu’il a une juridiction nationale, a estimé Me Févry.

Si le parquet de Port-au-Prince est en droit de poursuivre Gaillot pourquoi ceux des autres juridictions ne le feraient pas, s'est encore demandé l’homme de loi, évoquant la loi sur l’organisation judiciaire.

Et de conclure: le Parquet de Port-au-Prince n’a aucune compétence géographique, matérielle et nationale pour poursuite l’ex-président du CEP à moins qu’ils veuillent en faire une affaire politique. A ce moment, a ajouté Osner Févry: nous autres avocats nous ferons ce que de droit.


Haïti fait part de sa volonté d'intégrer l'Alba, selon le president Hugo Chavez

Caracas, le 1er février 2012 – (AHP) – Le président vénézuélien Hugo Chavez a indiqué mardi qu’Haïti figure sur une liste de plusieurs pays de la caraïbe qui ont sollicité leur intégration pleine et entière dans l’Alliance Bolivarienne des Peuples de l’Amérique (ALBA).

Il y a un groupe de pays qui, en plus de solliciter leur intégration dans l’Alba, veulent être membres à part entière de l’institution, a indiqué  le chef de l’Etat du Venezuela, confirmant la rencontre prévue pour le 5 février prochain entre des chefs d’Etats et de gouvernement de l’alliance.

Hugo Chavez s’exprimait à l’ouverture de l’année judiciaire au tribunal suprême de justice. Un discours retransmis par des statons de radios et des chaines de télévision locales.

Tôt le 5 février prochain, nous organiserons ici, le sommet de l’Alba qui réunira tous ou presque tous  les présidents et premiers ministres des pays membres de l’alliance, a déclaré le chef de l’Etat vénézuélien.

Le 29 janvier dernier, le président Chavez avait confirmé la tenue de ce sommet, ajoutant que ses homologues de la Bolivie Evo Moralez, de l’Equateur Rafael Correa ont entre autres confirmé leurs présences à ce sommet.

 Outre Cuba et le Venezuela, L’Alba  regroupe d’autres pays comme la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, Saint-Vincent et les Grenadines, la Dominique, Antigua et Barbuda.

Officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela,
elle visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington.

Nouvelles du  31 janvier 2012
La présidente du Brésil en visite de quelques heures  ce mercredi à Port-au-prince : immigration illégale, coopération, violences sexuelles et impunité, des sujets à débattre


Port-au-Prince, 31janvier 2012- (AHP)- La présidente brésilienne,  Dilma Roussef effectue  une visite officielle de quelques heures ce mercredi 1er février  à Port-au-Prince pour discuter avec les autorités haïtiennes  de plusieurs dossiers dont celui de l'immigration massive d'Haïtiens au Brésil.

Au cours d'une rencontre avec  le chef de l’État haïtien, Michel Joseph Martelly et le premier ministre Garry Conille, il sera egalement question  de cooperation et des relations  haïtiano-brésiliennes, sur les plans culturel, politique, économique.

Mme Roussef et  les autorités haïtiennes discuteront aussi du projet d'un nouveau modèle pour promouvoir la coopération et l’investissement, impliquant les secteurs public et privé du Brésil et d’Haïti.

En compagnie du chef de l'Etat haïtien, du  représentant spécial adjoint du secretaire general, Kevin Kennedy, et du commandant de la force de la MINUSTAH, le lieutenant-général Luiz Ramos,  la présidente bresilienne visitera le contingent brésilien au Camp Charlie, Boulevard du 15 octobre (Tabarre). Une visite est egalement prévue à  l'Ecole nationale Republique du Brésil.

Les deux chefs d'Etat recevront la presse au terme de la visite.

C'est l'armée Bresilienne qui commande la Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Et C'est elle qui dispose du plus grand nombre de militaires des  12.502 élements que l'on prevoit de reduire à 10.600  dans le cadre de la Résolution 2012 adoptée le 14 octobre 2011par le Conseil de securité de l'ONU.

La présidente Roussef arrive en Haïti à un moment où
la réputation du personnel civil et militaire de la Minustah est relativement ternie par les violences et les abus sexuels sur mineurs (filles et garçons) dont des soldats de la mission sont accusés d'avoir commis

Après des actes de violences sexuelles ou meutrières dans lesquelles les soldats de differents contingents, brésiliens, uruguayens, argentins, sri-lankais et autres pakistanais sont accusés d'implication, il  y a  aujourd'hui entre autres le viol d'un adolescent (Johnny Jean) à Port-Salut par des militaires uruguayens liberés "provisoirement" après avoir ete renvoyés  dans leur pays.

Ce sont aujourd'hui des soldats pakistanais qui sont impliqués dans le viol d'un jeune garçon aux Gonaïves (NORD). Ce genre d'actes se repètent si souvent que des membres de la population haïtienne se demandent si les casques bleus en Haïti sont incapables de garder leurs braguettes fermées en présence de mineurs, particulièrement de garçons.

Il y a aussi
l'affaire des soldats brésiliens  accusés en decembre dernier d'avoir laissé pour morts 3 jeunes haïtiens après les avoir battus et  dépouillé de leurs effets personnels

Pour de nombreux secteurs, si la MINUSTAH est aujourd'hui à ce point impopulaire, la faute en incombe en grande aux responsables de la mission toujours prêts à occulter les faits et actes reprochés aux casques bleus, même quand il y a flagrant délit.

Lancement par le ministère du Commerce et de l’Industrie d'un projet de modernisation du processus de création de  sociétés anonymes: le president Martelly  promet de fournir de meilleures opportunités aux entrepreneurs étrangers et locaux


Port-au-Prince, le 31 janvier 2012 – (AHP) – Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a lancé mardi un projet de modernisation du processus de création de sociétés anonymes dans le pays.

Le titulaire du MCI, Wilson Laleau a déploré la position d’Haïti dans le dernier classement « Doing Business » de la Société Financière Internationale (SFI). Il a fait remarquer que le pays a perdu 8 places, en un an, dans ce classement.

Le pire, selon  le ministre Laleau, c'est qu'Haïti n’a enregistré aucune évolution positive dans les différents critères pris en compte pour établir le classement, qu’il s’agisse du temps mis pour créer une entreprise ou de l’environnement des affaires.

Aujourd’hui, il faut 105 jours pour mettre sur pied une entreprise, a déploré Wilson Laleau qui dit travailler de manière à faire passer ce délai à 10 jours.

Il a fait remarquer que la création d’emplois passera par le renforcement du secteur privé des affaires. Le ministre Laleau soutient que le pays doit s’engager dans 3 révolutions: celles du management public, de la révolution de l’efficacité et du vivre ensemble.

Le président Michel Joseph Martelly qui participait à cette cérémonie, a soutenu  que son administration a hérité d’une situation particulièrement difficile mais il a réitéré sa volonté de travailler à l’amélioration du climat des affaires.

Le chef de l'Etat a sollicité la collaboration des pouvoirs Législatif et Judiciaire de manière à ce que le gouvernement puisse atteindre ses objectifs de création d’emplois stables et durables.

Il a promis de fournir de meilleures opportunités aux entrepreneurs étrangers et locaux.


Nouvelles du 30 janvier 2012

Dossier Duvalier: le juge instructeur appelle à le juger pour corruption et détournements de fonds publics, alors qu'il est inculpé pour crimes contre l'humanité et violation de droits humains; les organisations de droits humains appellent au rejet de cette décision

Port-au-Prince, 30 janvier 2012- (AHP)-  Le juge d’instruction qui était chargée du dossier de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier, Carves Jean, a remis lundi au Parquet de Port-au-Princeson ordonnance de clôture, dans le dosier de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier « envoyant l'ancien president à vie » au tribunal correctionnel pour corruption et détournements de fonds publics.

Outre des dossiers de coruption et detournement de fonds publics, Baby Doc est surtout inculpé pour crime contre l’humanité et violation de droits humains commis sous son regime.

Le juge Carves Jean affirme avoir rendu son ordonnance, qu’il n’avait pas voulu commenter, au nom de la République, après avoir entendu, a-t-il dit, une trentaine de personnes.

Si Duvalier est reconnu pour coupable pour dans le cadre du dossier monté par le juge instructeur,
il  risque une peine de 1à cinq ans de prison.

Là encore, ses avocats dont Me Reynold Georges affirment s'y opposer et menacent de faire appel de cette ordonnance. Ils estiment
que M. Duvalier avait déjà été jugé, en France et en Suisse,à la demande du gouvernement haïtien pour détournements de fonds. Voilà pourquoi, ont-ils dit, on ne peut pas poursuivre M. Duvalier en Haïti pour les mêmes faits.

La décision du juge Carves Jean est considérée comme une gifle pour la justice haïtienne par des organisations nationales et internationales de droits humains.

Amnesty international qui souhaite que cette décision soit rejetée, rappelle que, sous le régime des Duvalier et des Tontons macoutes, des milliers d’haïtiens ont été tués, torturés ont envoyés en exil.

Une autre organisation etrangère, Human Right Watch, se déclare sidérée par cette ordonnance. Un porte-parole de l'organisation Reed Brody, reclame son rejet.

A Port-au-Prince, la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), critique également la décision du juge  Carves Jean. Son secrétaire exécutif, Anthonal Mortimé, estime qu’il s’agit là d’un acte debanalisation de la justice haïtienne.

Cette décision est tout simplement un scandale,a-t-il  dit, soulignant que le juge a retenu les faits les plus légers dans ce dossier.
La justice vient de tuer, une fois de plus, les victimes des Duvalier, s'est indigné M. Mortimé, ajoutant que le juge avait suffisamment de preuves pour demander que M. Duvalier soit jugé pour crimes contre l’humanité et violation de droits humains.

Il appelle  les victimes et les parents des victimes  qui ont porté plainte à exercer leurs droits de recours.

Le responsable du Bureau des Avocats Indépendants (BAI), Me Mario Joseph dénonce lui ce qu’il appelle un déni de justice dont ses clients ont été victimes.

Nous avons déposé plainte et le juge n’en a fait aucun cas, a-t-il dénoncé, réitérant sa volonté d’exercer les voies de recours nationales et internationales pour que M. Duvalier soit jugé pour crimes contre l’humanité et violations de droits humains.

Il n’y a rien de légal dans ce qu’a fait le juge d'instruction, a-t-il dit.

Il a fait remarquer que la décision de faire juger M. Duvalier pour détournement de fonds sera cassée par la cour de cassation car il n’y a pas d’arrêt de débet et le juge Carves Jean le sait très bien, a-t-il dit.

Dans une depêche datée de Davos, Associated Press avait rapporté le jeudi 26 janvier que le président Michel Martelly  avait suggéré qu'il pourrait pardonner à  l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, faisant savoir que  la réconciliation est plus importante  pour Haïti que faire payer Baby Doc pour les crimes commis sous son régime (1971-1986).

Le chef de l'Etat devait faire savoir le lendemain que l'agence américaine l'avait mal compris. Il a indiqué avoir simplement dit vouloir mettre fin au conflit interne qui a longtemps frappé son pays et n'avoir «jamais proposé de pardonner» au dictateur qui est sous le coup d'une enquête judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans.


Toutefois, les organisations de droits de l'Homme considèrent que les différentes invitations à Jean-Claqude Duvalier lors de cérémonies organisées par le president Martelly visaient à influencer le travail du juge d'instruction
.

Lors de la cérémonie à St-Christophe (Titanyen) pour marquer le 2ème anniversaire du séisme, de nombreux secteurs s'étaient declarés surpris de voir  l'ancien president Bill Clinton  très jovial en conversation avec Baby Doc.


Dans l'entourage de proches de l'ancien président à vie, certains affirment que plusieurs des secteurs ou personnalités  qui accusent Baby Doc ou dont les parents ont été victimes sous son régime, ont soutenu ou ont inventé des prétextes pour des crimes contre les habitants des quartiers populaires, sous le gouvernement intérimaire ( 2004/2006).

L'ancien president du CEP attendu mercredi au Parquet de Port-au-Prince pour plaintes diverses: Gaillot Dorsinvil accuse aussi des policiers qui ont perquisitionne son domicile d'avoir bu de son jus

Port-au-Prince, le 30 janvier 2-012 – (AHP)- L’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Gaillot Dorsinvil, accuse entre autres de corruption, concusion et violation de droits politique, est attendu mercredi au cabinet d’instruction où il sera entendu par le juge Yves Altidor.

L’information a été confirmée par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus qui informe que M. Dorsinvil sera entendu suite à des plaintes qui ont été déposées au Parquet dont l’une par lui-même.

En effet, M. Dorsinvil accuse des agents de la PNH (Police Nationale d’Haïti) d’avoir entre autres confisqué son passeport et  même bu de son jus, dans le réfrigérateur.

L’ancien numéro un de l’ancien appareil électoral, décrié par de nombreux secteur fait l'objet de plaintes déposée contre lui par des anciens candidats à la présidence notamment Jean Henry Céant et Yves Cristallin, pour violation de leurs droits politiques.

Ce sont toutes des plaintes fondées et dont nous avons jugé la pertinence, a dit le Commissaire Jean Renel Sénatus, soulignant que ce sont tous les membres du CEP qui sont concernés.

Toutefois, pour beaucoup, si le CEP de Gaillot Dorsinvil etait effectivement jugé, de nombreuses mains étrangères et locales pourraient être prises dans l'étau de la justice. D'anciens candidats aujourd'hui en poste et d'anciens dirigeants pourraient  ne pas souhaiter non plus que l'affaire soit portée devant la justice

Sur un autre plan, le commissaire du gouvernement a  confirmé l’arrestation dimanche, dans un club à Delmas, d’une trentaine de jeunes ainsi que le propriétaire de la boite, pour atteinte aux bonnes mœurs.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince se dit déterminé à combattre la délinquance juvénile et les activités immorales dans sa juridiction. "Les pratiques immorales impliquant entre autres  des relations sexuelles entre des hommes d'âge mûr et des mineures ne seront pas tolérées sous mon administration", a promis le commissaire du gouvernement.

Séance de travail du Ministère de la justice en vue de faire un état des lieux du fonctionnement du programme d’assistance légale

Port-au-Prince, le 30 janvier 2-012 – (AHP)- Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MSPP) a organisé lundi une séance de travail en vue de faire un état des lieux du fonctionnement du programme d’assistance légale dans le pays.

Le titulaire du MJSP, Me Michel Brunache, a reconnu que l’Etat haïtien a pratiquement abandonné ce programme aux organisations internationales dont les activités sur le terrain ne sont pas réellement coordonnées.

"Aujourd’hui, nous avons le devoir de rapatrier le système d’assistance légale" a-t-il insisté,  tout en reconnaiassant que sans l’aide des organisations internationales, la situation pourrait être pire.

Le ministre Brunache a reconnu aussi qu’il est difficile d’évaluer l’impact  du travail des organisations œuvrant dans le domaine. voilà pourquoi,nous allons mettre en place des mécanismes pour arriver à nous informer de leurs termes de référence, et des résultats qu’elles ont obtenus au regard de leurs objectifs.

Toutes ces mesures seront adoptées de manière à coordonner les programmes d’assistance légale en vue d’obtenir de meilleurs résultats, a promis le ministre.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus, salue la démarche du ministère de la justice.

Selon lui, cette disposition aidera à mieux  combattre le phénomène de la détention préventive prolongée qui constitue l’une de ses priorités.

Le magistrat a déploré les mauvaises conditions de détention, mais s'est réjoui  d’avoir lancé des travaux en vue de décongestionner les centres carcéraux.

Il a fait savoir qu’au pénitencier national, il y a actuellement environ 2200 prisonniers qui attendent d’être jugés alors qu’ils sont une centaine au centre pour mineurs et près de  300 à la prison pour femmes.

Le sénateur Andrice Riché applaudit la démarche du ministère de la justice pour coordonner les bureaux d’assistance légale dans le pays.

Le parlementaire souligne que beaucoup de justiciables se voient dans l’impossibilité de se payer les services d’un avocat  et dit attendre  le projet de loi y relatif pour la regulation du système.

Nouvelles du 26 janvier 2012

Le calvaire des illégaux haïtiens au Brésil se complique: de nombreux brésiliens appellent à stopper l"invasion"

Brasilia, 26 janvier 2012- (AHP)- La situation des Haitiens qui tentent de se rendre illégalement  au Brésil à partir des frontières de l'Equateur, de la Bolivie et de la Guyanne-Française devient de plus en plus compliquée et dangereuse.

Au Brésil, on considère la présence  de cette  vague d'Haïtiens comme une"invasion. Depuis 2010 suite au séisme, des Haitiens ont commencé à rentrer  illégalement au Brésil sans vraiment  éveiller de grands soupçons. Ce n'est que tout récemment que les autorités brésiliennes se sont rendues compte de cette "immigration massive" d'Haitiens qui font le voyage à grand prix et au péril de leur vie.
 
"Lors de ma visite à l'Ambassade du Brésil en Haiti pour mon visa, j'ai rencontré 3 jeunes haitiens qui expliquaient  dans l'enceinte même de l'ambassade  comment ils ont entrerpis le voyage, sont arrivés en Equateur avant d'être refoulés en République dominicaine", a rapporté une collaboratrice de l'AHP en mission au Bresil

Le voyage leur a couté à chacun 2,500 dollars américains. Ils ont tout perdu, mais veulent à nouveau tenter leur chance, cette fois-ci de manière légale.

Avec le visa dominicain, un haitien peut se rendre au Pérou, en Bolivie et en Equateur. C'est avec ce visa qu'ils achètent leurs billets d'avion en RD. Arrivés à l'une de ces destinations, ils paient des passeurs pour traverser les frontières. Il y en a qui passent des jours à errer à travers forêts et zones dangereuse avant d'atteindre les Etats suivants : Acre (Pérou), Rondonia et Mato Grosso (Bolivie) ou Amapa (Equateur) .

Le voyage peut ainsi coûter dans certains cas jusqu'a 3000 dollars américains, sans qu'ils atteignent forcément la destination finale: le Bresil. C'est ainsi que des centaines d'entre eux restents coincés depuis des semaines à la frrontière entre le Bresil et L'Equateur
.
 
Actuellement, le Gouvernement brésilien essaie de régulariser la situation de ceux qui sont déjà au pays et de stopper en même temps "l'invasion".

Les frontières sont désormais soumises à un controle strict. Et les Haïtiens ne sont pas les bienvenus.

Les autorités des pays voisins sont  aussi invitées par leurs homologues bresiliennes à prendre des mesures pour refouler tout haitien ayant gagné leur territoire avec comme objectif de traverser au Brésil illégalement. L'hystérie anti-haïtienne est tellement grande que même certains Haïtiens qui disposent d'un visa regulier sont refoulés par l'immigtation bresileinne dans des aéroports.

 
Depuis  le vendredi 13 janveir, une délégation du Secrétariat d'Etat de la Justice et des Droits de l'Homme  est à Brasilia pour enregistrer les Haïtiens qui sont sur place .

L'objectif du groupe  est de faciliter une sélection et référer 
les Haïtiens  à des employeurs suivant  le profil de chacun.

Durant la première étape de ce travail, 569 Haïtiens ont été enregistrés,dont  119  femmes, 444 hommes et six enfants.

Le salaire minimum est de 600 Reais = 335 USD par mois, mais rien que pour manger il faut un minimum  de 30 reals par jour

La vie dans les villes ou vont les Haitiens est moins chère mais il n'y a pas moyen pour eux d'y travailler. Donc il faut qu'ils aillent dans les grandes ville ou il y a actuellement des constructions pour la coupe du monde 2014 et les prochains Jeux Olympiques.

Mais, il y a des problèmes: la classe ouvrière  brésilienne est sur ses gardes. Elle craint que la présence  des Haitiens réduise   ses chances d'avoir un emploi sûr et stable: d'où des risques de conflits.

 
En effet, si certains  brésiliens interrogés par la colaboratice de l'AHP ont fait savoir qu'ils sont favorables à un soutien Gouvernement pour  les "immigrés". Dans le même temps de nombreux autres disent qu'il faut absolument stopper "l'invasion". D'autres encore  conseillent aux Haitiens de rester chez eux, car la situation ne sera pas plus rose pour eux au Brésil.

Le président Michel Martelly suggère qu'il pourrait pardonner à Duvalier pour les crimes commis sous son rigime, selon des extraits d'une interview à AP


Davos, 26 janvier 2011- (AHP)- Le président Michel Martelly  a suggéré jeudi qu'il pourrait pardonner à  l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, faisant savoir que  la réconciliation est plus importante  pour Haïti que faire payer Baby Doc pour les crimes commis sous son régime (1971-1986.

Dans une entrevue accordee à Associated Press, à Davos où il participe à un sommet economique, Michel Martelly a toutefois promis de respecter  l'indépendance du juge instruisant ce dossier (Carvès Jean) qui a promis de rendre son ordonnance dans les prochains jours.

Les avocats de Jean-Claude Duvalier et ses partisans sont confiants que l'ancen dictateur benéficiera d'un non lieu, alors que les victimes, leurs parents,le secteur des droits de l'Homme ainsi qu'une bonne partie de la population, sont d'avis que M. Duvalier rentré brusquement au pays en janvier 2011, après 25 ans d'exil, inculpés pour crimes contre l'humanité, reponde de ses actes devant la justice.

 Michel Martelly a laissé entendre qu'il est peu enclin à favoriser une épreuve qui pourrait être explosive pour une nation qui récupére de décennies d'agitation politique et d'un tremblement de terre dévastateur, il y a deux ans.

" Mon idée est de créer une situation qui favorise le  rassemblement de tous les secteurs, la paix et le pardon, sans oublier le passé - parce que nous devons apprendre de elle - mais pour penser principalement au futur, ", a dit Martelly , ajoutant que si on ne peut pas pas oublier ceux qui ont souffert au cours de cette époque, nous avons autant besoin de la réconciliation en Haiti."

De son côté, dans une lettre ouverte  au Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Renel Sénatus, le Bureau des Avocats Indépendants (BAI) proteste contre la décision du juge d’instruction,  Carves Jean, en charge du dossier de Jean-Claude Duvalier, de rendre son ordonnance en ignorant les plaintes déposées aux noms de dizaines de victimes de l’ancien dictateur.

Me Mario Joseph a fait remarquer que le juge instructeur qui a promis de rendre son ordonnance à la fin de ce mois, laisse pourrir dans les tiroirs, les plaintes qu’il affirme avoir déposées au nom de ses clients. Il dénonce ce qu’il appelle un déni de justice annoncé.

 
Il a souligné que tout juge enquêtant sur un dossier, a l’obligation d’instruire à charge et à décharge sinon, a-t-il  dit, son travail est biaisé.


 Concernant les déclarations du chef de l’Etat, selon lesquelles Haïti a pardonné à M. Duvalier, Me Mario Joseph dit croire que cela n'engage que lui-même. "Nous sommes des plaignants et nous exigeons que le juge écoute ce qu’on a à dire, a-t-il insisté,

promettant d’utiliser les voies de recours nationaaux et internationaux dont il dispose si toutefois le juge  Carves Jean s'aventure à  rendre une ordonnance de non lieu.

Grave remontée des actes criminels à Port-de-Paix

Port-de-Paix, le 26 janvier 2012 – (AHP) – La ville de Port-de-Paix est actuellement en proie à un climat d’insécurité inquiétant. En l’espace de 7 jours, 3 personnes ont été assassinées et pas moins de 5 magasins cambriolés.
Une douzaine de personnes ont trouvé la mort au cours de ces dernières semaines

Selon le substitut commissaire du gouvernement, Me Kelly Dubréus, qui assure l’intérim à la tête du Parquet, la recrudescence des actes d’insécurité dans la métropole du Nord-ouest, est due entre autres, à la faiblesse de l’Etat, l’incapacité des policiers à sécuriser la ville et à un manque d’éclairage une fois la nuit tombée.

Mais il a renouvelé sa détermination à jouer sa partition en vue de permettre aux port-de-paixiens de vivre dans un climat stable et sécuritaire.
Le sénateur Mélius Hyppolite, du Nord-ouest, affirme lui que c’est une certaine complaisance entre les bandits des autorités judiciaires qui est à la base de la montée de l’insécurité dans cette région notamment à Port-de-Paix, Bonbardopolis et Jean-Rabel.

Il a déploré ce qu’il appelle le fonctionnement bancal de l’appareil judiciaire dans ce département et soupçonne les autorités judiciaires d’être de connivence avec les fauteurs de troubles..


Deux sénateurs appellent les ministres ayant la nationalité étrangère à démissionner: Steven Benoît, et Andrice Riché estiment qu'il n'y a pas matière à débat

Port-au-Prince, le 26 janvier 2012 – (AHP) – Les sénateurs  Steven Benoît, et Andrice Riché ont fait savoir jeudi  qu’il n’y a pas lieu de débattre sur la possibilité que des ministres et secrétaires d’Etat dont la nationalité étrangère est prouvée, gardent leurs postes sous prétexte que la loi serait muette sur la question.

Si la constitution haïtienne est claire quant aux exigences faites au premier ministre pour ce qui est de sa nationalité, elle ne dit pas avec précision que les mêmes exigences sont faites aux ministres et secrétaires d’Etat.

Selon les premiers éléments d'une enquête senatoriale, au moins deux ministres du gouvernement seraient des etrangers.


Pour Steven Benoît, il n’y a pas lieu de faire un débat sur cette question, arguant que l’article 56 de la constitution haïtienne dit clairement que l’étranger qui s’immisce dans les affaires politiques du pays peut être expulsé du territoire.

"Tout ministre ou secrétaire d’Etat dont la nationalité étrangère est avérée doit démissionner, a dit le parlementaire qui rappelle de récents cas de jurisprudence, dont celui du sénateur Rudolphe Boulos 9 qui n'avait même pas renoncé à sa nationalite, ayant vu le jour aux Etats-Unis.

Le ministre et le secrétaire d’Etat, note le 1er sénateur de l’Ouest, font partie du gouvernement et occupent un poste politique et participent d’ailleurs au conseil des ministres.

Le sénateur , Andrice Riché (Grande-Anse, sud-ouest) dit lui-aussi croire qu’il n’y a pas matière à débat. Il juge scandaleux qu’un citoyen étranger trompe la vigilance des institutions pour jouir de privilèges auxquels il n’a pas droit.

Selon le parlementaire, ces citoyens n’auraient rien contre une occupation du territoire, n'ayant aucune appartenance.
Si vous aviez dit non à la nationalité haïtienne, vous aviez dit non au pays, a-t-il ajouté. Pour lui, le fait de renoncer à la nationalité haïtienne est un acte de lèse-patrie et les auteurs d'un tel acte ne devraient pas avoir des responsabilités dans le gouvernement.

Andrice Riché avait jugé mercredi  malheureux et scandaleux qu'après 200 ans d'independance, on en soit à douter de la nationalité d'un président de la république. " C'est la preuve que le pays n'a pas encore démarré, a-t-il déploré.

Il faisait reference aux affirmations du senateur senateur Moïse Jean-Charles selon lesquelles le président Michel Martelly aurait  la nationalite etrangère.

25 janvier  2012

Le Ministère des TPTC et l'UE signent un accord d'environ  52 millions de dollars US pour la réhabilitation de 44 kilomètres de l’axe routier Hinche-Saint Raphaël  

Port-au-Prince, le 25 janvier  2012– (AHP) – Le ministère des Travaux Publics Transports, Communication et Energie (MTPTCE) et la délégation de l’Union Européenne en Haïti ont signé mercredi un accord pour la réhabilitation de 44 kilomètres de l’axe routier Hinche-Saint Raphaël sur la nationale # 3.

Le ministre des travaux publics, Jacques Rousseau, a fait savoir que la réhabilitation de cette route coûtera  40.7 millions d’euros, soit environ  52 millions de dollars US, et s’étendra sur une période de 30 mois sans préciser quand débuteront les travaux qui
 seront financés par l’UE et l‘Agence Française de Développement (AFD).

L’ingénieur Rousseau informe que l’Union européenne compte financer à l’avenir d’autres activités du même genre, notamment la réhabilitation des tronçons Las-Cahobas-Belladère (centre) avant la fin de l’année et Saint-Raphaël-Cap-Haïtien (nord) au début de 2013.

L’ambassadeur de l’Union européenne en Haïti, Carlo De Filippi, a indiqué que ces travaux s’inscrivent dans la  ligne de l’UE de contribuer à la redynamisation du transport routier dans le pays et au renforcement de la croissance économique dans l’ensemble de la région.

M. De Filippi a indiqué que ce nouveau chantier d’envergure financé par l’UE témoigne de l’implication et de l’appui de l’institution en faveur du développement du pays.

La MINUSTAH dément après une "enquête preliminaire" que des soladats brésiliens aient été impliqués dans des actes de violence perpetrés contre 3 jeunes début décembre: la porte-parole informe que le Brésil mène à présent sa propre enquête

Port-au-Prince, le 25 janvier – (AHP) – La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) a fait savoir mercredi qu'elle n'avait trouvé aucun indice sur l’implication avérée d’un groupe de soldats brésiliens dans des actes de violence perpétrés début décembre 2011 contre trois jeunes  haïtiens dans la region de Delmas.

Ces trois jeunes avaient accusé des agents d’un contingent brésilien de les avoir maltraités après avoir vidé leurs poches pour ensuite les abandonner  pour mort à Titanyen (au nord de la capitale).


Ces jeunes avaient fait savoir qu'ils avaiennt eté sévèrement maltraités par des soldats. Le Réseau national de defense des droits humains (RNDDH) qui avaient denoncé les faits, n'est plus revenu depuis sur le dossier
.

Et la mission onusienne qui avait promis une enquête, n'a jamais fait etat de ses resultats. Interrogé mercredi, sa porte-parole Sylvie Van den Wildenberg, qui a reconnu que les jeunes ont éte effectivement maltraités, a toutefois fait savoir que les casques bleus n'y avaient aucune responsablié, sur la base d'une "enquête preliminaire". Mais cete enquête ne semble pas avoir permis de d'identifier les "vrais" auteurs des exactions commises.

Madame Wildenberg a informé que le Brésil a  diligenté sa propre enquête et qu’il faudra attendre ses conclusions. Interrogée sur les doutes que ne ne manquera pas de susciter ce trasnfert de dossier à la justice brésilienne, après ce qui s'est passé dans l'affaire Johnny jean, ce jeune violé par des casques  bleus uruguayens remis en liberte dans leur pays, la porte-parole a tenté d'exliquer la responsabilité des pays membres de la MINUSTAH de mener leur propre enquête, lorsque leurs sujets sont accusés d'implication dans des cas de violation de droits humains et d'abus sexuels.

 Néanmoins, Madame Wildenberg a indiqué que la mission onusienne appliquera sa politique de tolérance zéro contre les soldats accusés d'avoir battu les jeuns de Delmas, s’ils sont reconnus coupables.


"La Minustah s’assure toujours que les coupables soient punis. Nous faisons tout notre possible pour que des mesures judiciaires et disciplinaires soient appliquées contre les fautifs", a-t-elle voulu rassurer.

Mais, les Haïtiens restent sceptiques quant à la volonté des responsables de la MINUSTAH et des pays fournisseurs de troupes de punir les soldats qui se rendent coupables de meutrres, mauvais traiments et abus sexuels contre des haïtiens et des mineurs.



Le coordonnateur général de l’OPL dit redouter une grave crise voire un bain de sang si les accusations du sénateur Møïse à propos du chef de l'Etat, arrive à être vérifiées


Port-au-Prince, le 25 janvier 2012 – (AHP) – Le coordonateur général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Sauveur Pierre-Etienne a appelé jeudi l’opposition démocratique haïtienne à définir une stratégie pour éviter un bain de sang dans le pays, en raison de la crise qui le traverse actuellement.

Le professeur Pierre-Etienne a fait remarquer que c’est un conflit entre le président Michel Martelly et le chef de la plateforme Inite, Joseph Lambert, qui a fait éclater le dossier de la multiple nationalité présumée du chef de l’Etat et des membres du gouvernement.

Mardi, le président de la commission spéciale travaillant sur l'affaire, Joseph Lambert, a fait savoir  qu'il y a pour l'instant au moins deux membres du gouvernement à avoir la nationaloité etrangère, à partir des documents disponibles, sans toutefois citer leurs noms.


Pour le responsable de l'OPL, c’est un mauvais partage du « gâteau » qui est à la base des declarations du sénateur Moïse Jean Charles
.

Si nous ne faisons pas attention, nous risquons de vivre une année particulièrement difficile et désastreuse, si ce qu'il nomme l’opposition démocratique ne joue pas son rôle d’arbitre dans cette crise.

Sauveur Pierre-Etienne a par ailleurs fait remarquer que ce n’est pas la première fois que des « étrangers» intègrent le gouvernement. Il a fait savoir  que sous les présidents Jean BertrandAristide et René Préval,  il y avait aussi des ressortissants  étrangers  dans l'équipe gouvernementale,  mais, si les accusations du senateur Jean-Charles sont veriféies sont vérifiées, ce sera la première fois que le pays fera face à un tel cas. Cela risque de déboucher sur une crise plus grave qu’on ne l’imagine, a-t-il dit.

Dans un tel cas, si le president ne demissione pas,  il a dit douter qu’on puisse avoir les 2/3 de la chambre des députés nécessaires pour le mettre  en accusation pour crime de haute trahison.. Il pense que certains députés pourraient être tentés d’accepter des pot-de-vins pour que le chef de l’Etat ne soit jamais mis en accusation. Certains refuseront mais d’autres accepteront, croit-il savoir.

Dans différents milieux étrangers, notamment dans le monde des investisseurs, on évoque
une certaine réticence à s'ouvrir à Haïti, en raison de la grave crise que pourrait provoquer le dossier  de la nationalite etrangère presumée de certains hauts dignitaires de l'Etat.

Devant la commission d'enquête de la chambre basse, l'ancien ministre de la Justice Josué Pierre -Louis réafirme qu'il n'a pas donné l'ordre de faire arrêter le députe Belizaire etse  dit prêt à confrontre quiconque voudrait faire croire le contraire

Port-au-Prince, le 25 janvier 2012 – (AHP) –L'ancien ministre de la Justice Josué Pierre-Louis a redit une nouvelle fois mercredi qu'il n'avait pas donné l'ordre d'arrêter le député Arnel Belizaire.

Bélizaire avait été mis aux arrêts le 2
7 octobre 2011 sur la piste de l'Aéroport Toussaint Luverture de Port-au-Prince puis incarcéré une nuit au Pénitencier national, quelques jours après une altercation au palais national avec le président Michel Martelly.

L'ancien ministre qui répondait aux questions d'une commission spéciale mise en place par la chambre des députés pour enquêter sur le dossier, s'est déclaré prêt à confronter n'importe quelle personne qui affirmerait disposer d'une information selon laquelle il serait celui qui a commandité l'arrestation du parlementaire.

" J'ai donné ma version des faits et je mets quiconque au défi de prouver le contraire de ce que j'ai dit", a lancé l'ancien ministre qui avait  dû demissionner suite aux pressions diverses dont il faisait l'objet quelque heures avant une séance d'interpellation au Sénat.

Josué Pierre-Louis s'est declaré mercredi prêt à répondre à toutes invitations pour clarifier des zones d'ombre. C'est le commisaire du gouvernement qui a signé l'ordre de faire arrêter le parlementaire et je ne lui ai pas dicté ce qu'il avait à  faire", a précisé M. Pierre-Louis.

En depit du fait que le rapport de la commission spéciale du Senat sur le dossier avait époinglé le premier ministre et reclamé également l'interpellation du ministre de l'Intérieur, c'est au final, seul le ministre de de la justice qui a été emporté par le scandale, le sénateur Joseph Lambert appuyé par son collègue Youri Latortue ayant réclamé et obtenu la suppression du point du rapport qui menaçait le ministre de l'Intérieur.

Le président de la commission speciale d'enquête à la chambre basse, Danton Léger, a déclaré avoir prendre acte des déclarations de l'ancien ministre Pierre-Louis selon lesquelles il n'a eu aucune implication dans l'arrestation du député Bélizaire.

  Plusieurs députés ayant requis l'anonymat ont déclaré disposer d'informations fiables selon lesquelles si Josué Pierre-Louis a accepté de se sacrifier c'etait pour ne pas embarasser le pouvoir.

L'ancien ministre qui est un spécialiste en droit public et en administration publique a été nommé la semaine dernière président d'une commission   chargée d'étudier et de proposer les mesures appropriées pour la mise en oeuvre de la réforme de la justice.

Nouvelles du 24 janvier 2012


Le sénateur Joseph Lambert confirme qu'au moins deux membres du gouvernement ont la nationalité étrangère, alors que son collègue Moïse Jean Charles réaffirme qu'il n'y a aucun risque de se tromper sur la multiple nationalité du chef de l'Etat

Port-au-Prince, le 24 janvier 2012 – (AHP) – Le président de la commission sénatoriale d’enquête chargée de vérifier la nationalité du président Michel Martelly et des membres du gouvernement, Joseph Lambert a confirmé mardi qu’au moins deux membres de l’actuelle équipe gouvernementale sont de nationalité étrangère.

Le parlementaire a fait savoir que ces informations ont été confirmées à partir de documents actuellement à la disposition de la commission suite à l’analyse des documents de 10 personnalités sur un total de 30 qui doivent être passées au crible.

Le sénateur Lambert a indiqué que des correspondances ont été acheminées au premier ministre Garry Conille et au chef de l’Etat en vue de recueillir les documents de voyage de tous les membres de l’Exécutif mais la commission n’a reçu jusqu'ici aucune réponse,
jusqu’ici, a-t-il regretté.

Le parlementaire réputé aujourd'hui proche du chef de l'Etat, a réitéré la volonté des membres de la commission d’effectuer des voyages à l’étranger notamment en Europe et en Amérique du Nord afin de confronter les informations dont elle dispose sur la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement.

Il redit que les dossiers seront traités dans le calme et sans état d’âme.

Joseph Lambert a par ailleurs fait savoir que les traces de deux membres de l’équipe gouvernementale n’ont pu être répertoriées au niveau des services d’immigration et d’émigration d’Haïti. Il s’agit de Jean-Claude François et de Paul Antoine Adrien.

En ce qui concerne M. François, 26 citoyens haïtiens portent le même nom, alors que pour le secrétaire d’Etat aux sports, M. Adrien, le parlement attend que la présidence corrige l’erreur glissée dans son arrêté de nomination. En effet, l’arrêté nommant le secrétaire d’Etat aux sports mentionne Paul Antoine Adrien alors qu’en réalité son nom est Paul Emile Adrien.

Le sénateur Lambert informe que le nouveau président du Sénat, Simon Dieuseul Desras et le sénateur Moïse Jean-Charles vont être remplacés par deux autres membres du grand corps, à la commision, pour des raisons diverses. Le premier étant président du Senat et le second directement concerné, sera lui aussi auditionné, a-t-il fait savoir.

Le sénateur Moïse Jean-Charles a  pour sa part appelé mardi le chef de l’Etat à coopérer en mettant à la disposition de la commission les documents de voyage qu’il utilise pour ses multiples déplacements à travers le monde depuis qu’il était musicien jusqu’à son accession à la première magistrature du pays.

Le chef de l’Etat est tenu de collaborer pour permettre à la commission de faire le point sur la question, a-t-il dit, affirmant une fois de plus avoir donné au parlementaire assez d’informations pour étayer ses dires.

Il en a profité pour écarter toute possibilité qu’il se trompe en affirmant que le chef de l’Etat et des membres du gouvernement ont la multiple citoyenneté.

"La situation  est bien pire que  je ne l‘ai décrite, a-t-il dit.

Pour ce qui qui est du voyage de membres de la commission aux Etats Unis d’Amérique afin de vérifier les informations qu’il leur a fournies, le senateur Jean-Charles a évoqué la loi du 4 juillet 1966 qui autorise, dit-il, la commission affaires étrangères du sénat à coopérer avec des institutions enquêtant sur le statut d’un citoyen américain qui aurait une autre nationalité.


Le président Martelly et la première dame lance un programme de lutte contre la faim visant à réduire de moitié, d’ici 2016, le nombre de personnes frappées par l’insécurité alimentaire


Port-au-Prince, le 24 janvier 2012 – (AHP) –
Le couple présidentiel a lancé mardi un vaste programme de lutte contre la faim et la malnutrition dans le pays baptisé « aba grangou » ( A bas la faim).

Le président Martelly a fait savoir que ce programme vise à réduire de moitié, d’ici à 2016, le nombre de personnes frappées par l’insécurité alimentaire qui doit être bannie du pays à l’horison 2025.

" Ce programme est le  fruit de 8 mois de travail conduits par la première dame avec la collaboration d’institutions étatiques, du parlement et d'organisations internationales entre autres", a dit le chef de l'Etat qui a réitéré sa volonté de travailler à l’éradication de la faim et de la maltnutrition, en utilisant notamment les ressources mises à la disposition du pays.

Il faut que l’argent du pays serve les intérêts des haïtiens, a-t-il dit, ajoutant que le promgramme de lutte contrela faim et la malnutrition s’inscrit dans la droite ligne des ses promesses de campagne.

La première dame, Sophia Saint-Rémy Martelly a quant à elle, fait savoir que le pays est rop riche pour avoir faim. Elle a indiqué que le programme "aba grangou" ouvrira l’accès des aliments nutritifs à des milliers de personnes et contribuera au renforcement des mécanismes de relance de la production agricole nationale.

L’arrêté nommant les membres de la commission devant ráliser le programme, et lu par par le responsable de communication de la présidence, Lucien Jurat, précise que le gouvernement entend leur donner les moyens financiers et logistiques pour remplir leur mission en toute indépendance.

Il a fait remarquer que les membres de cette commission, issus de plusieurs secteurs, sont nommés pour une période de 2 ans renouvelables.


Le président Obama nomme une nouvelle ambassadrice pour Haïti: Pamela Ann White en poste en Gambie attend d'être ratifié par le SéPamela Ann Whitenat américain

Port-au-Prince, le 24 janvier 2012 – (AHP) –
Un nouvel ambassadeur américain en Haïti vient d’être nommé par le président Barack Obama. Il s’agit de la diplomate Pamela Ann White qui remplacera 
Kenneth H. Merten, l’ambassadeur en poste dans lepays depuis 2009 et dont le mandat de 3 ans arrive à échéance cette année.

L’information a été confirmé par M. Merten qui informe que c’est le cœur triste qu’il va quitter Haïti, un pays pour lequel il va continuer à travailler, a-t-il fait savoir.

L'ambasadeur sortant se dit satisfait du travail qu’il a accompli dans le pays, collaborant notamment avec divers secteurs de la vie nationale.

"Il se pourrait que je reste en poste jusqu’à ce que le sénat américain ratifie le choix de Pamela Ann White comme nouvelle ambassadrice des Etats Unis en Haïti et cela peut prendre jusqu’à une année", a fait remarquer le diplomate.


Madame White, actuellement en poste en Gambie a déjà travaillé en Haïti dans les années 80 où elle était affectée à l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).


Nouvelles du 23 janvier 2012

Nouveau tremblement de terre dans le Nord de la république dominicaine: 5.4, selon L'Institut de Sismologie de l'Université Autonome de Saint-Domingue, mais 5.1, selon Service de Sismologique des Etats-Unis

Port-au-Prince, le 23 janvier 2012 – (AHP)-Un tremblement de terre a secoué lundi  le nord de la République dominicaine , sans faire de dégats importants.

 L'Institut de Sismologie de l'Université Autonome de Santo-Domingo (UASD) a fait savoir que le seisme était d'une magnitude de  5.4 degrés surl'échelle de Richter.  Ce qui contredit le Service de Sismologie des Etats-Unis, qui dans sa page électronique a indiqué qu'il etait plutôt de 5.1 degrés.

Le  directeur de l'Institut de Sismologie de l'université étatique, Eugenio Polanco, a expliqué que le séisme, qui a  debuté à 4h50, avait une profondeur de 13 kilomètres. Son épicentre se trouvait dans la ville côtière de Rio San Juan, à environ 250 kilomètres au nord de Santo-Domingue, la capitale, et à 35 kilomètres au nord-est de San Francisco de Macoris.

Des scènes de panique ont ete enregistrées dans les region de Bonao, Moca et autres où de nombreux habitants sont sortis dans la rue. Des fissures ont été enregistrées dans plusieurs écoles de Nagua.

Mais la protection civile a indiqué qu'il n'y avait aucun degât majeur.
 Le  directeur du Centre des mesures d'urgences du pays, Juan Manuel Mendez,  a fait savoir  que des secouristes avaient fait le tour des communautés de la côte septentrionale du pays pour vérifier s'il y avait ds personnes blessees et  des dégâts et des blessures, mais a assuré qu'ils   n'avaient rien constaté de tel.

Des secousses ontété ressenties,au même moment,  dans le nord d'Haïti, paticulièrement au cap-Haïtien où les ecoles ont renvoyé leurs elèves et aussi dans des localites du Nord-est. La côte occidentale de Porto Rico a egalement tremblé.


Le  directeur de l'Institut de Sismologie de l'université autonome de Santo-Domingo a réitéré son appel à la population dominicaine de rester  calme, et a estimé « normal » que  se produisent des tremblements de terre presque quotidiennement  en raison de fails tectoniques. Plusieurs autres secousses de plus faible intensité avaient dejà été ressentie entre dimanche et lundi dans le Nord du pays.

 Il a recommandé de suivre les conseils des institutions compétentes comme le Centre d'Opérations d'Urgence (COE), la Police Nationale, la Santé Publique, le corps de pompiers, la Croix Rouge, et d'autres.

Cependant il a dit que « les habitants doivent, sans perdre leur calme, être vigilants et se preparer à toute éventualité.

Ls habitants de la région sont sur le qui-vive depuis le ytremblement de terre qui avait plus de 300.000 morts le 12 janvier 2010 en Haïti.




La MINUSTAH informe avoir ouvert une enquête sur des accusations d’exploitation et d’abus sexuels qu'auraient commis des éléments de son personel de police: mais la population ne fait pas confiance
Port-au-Prince, le 23 janvier 2012 – (AHP)- La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a informé lundi  avoir pris connaissance de deux cas d’allégations graves d’exploitation et d’abus sexuels qui auraient été commis par des éléments de son personnel de police.

La MINUSTAH a fait savoir que conformément à la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies en la matière, une enquête a immédiatement été ouverte. Et dans un communiqué de presse, la mission a indiqué qu'"aussitôt informé de ces allégations, le commissaire de police de la MINUSTAH a relevé les suspects de leurs fonctions à titre conservatoire, afin de prévenir tout contact de ces derniers avec la population, et d’empêcher toute tentative d’ingérence dans le déroulement de l’enquête.

La hiérarchie de la Mission a par ailleurs immédiatement informé le quartier général de l’Organisation, à New York, qui a aussitôt dépêché une équipe d’enquête arrivée samedi en Haïti.  Les autorités des pays d’origine des suspects ont par ailleurs été informées, indique encore le commuiqué.

Le Chef de la MINUSTAH, Mariano Fernández Amunátegui, a fait savoir qu'En tant que Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, et en sa qualité de chef de la MINUSTAH, il réitère son engagement à faire respecter ce qu'il appelle la politique de tolérance zéro en matière d’abus commis par le personnel de la Mission».
 
«  Chaque membre du personnel des Nations Unies, qu’il soit civil, militaire et de police, est tenu d’observer un niveau de conduite exemplaire. C’est là un engagement qu’il prend en rejoignant l’Organisation des Nations Unies, où que ce soit dans le monde. Nous continuerons à prendre les mesures les plus strictes afin d’assurer, le cas échéant, que les coupables de tels actes soient sanctionnés avec la plus grande sévérité », a dit M. Fernández.

Quoique qu'il en soit, les Haïtiens ne font generalement pas  confiance à la MINUSTAH pour ce qui est des mesures à prendre pour punir les soldats ou policiers reconnus coupables de meurtres, viols ou autres exactions contre des Haïtiens.

Les enquêtes n'aboutissent presque jamais. et les coupables ou présumés coupables sont soi-disant sanctionnés en étant renvoyés dans leurs pays où ils sont généralement remis en liberté, comme c'est le cas avec 4 soldats uruguayens accusés d'avoir violé un jeune haïtiem ( Johnny Jean ) dans la commune de Port-salut (Sud)

Les Nations Unies clament qu'elles disposent d’une stratégie d’assistance aux victimes d’actes d’exploitation et d’abus sexuels et qu'en Haïti, la MINUSTAH la met en œuvre en coordination avec d’autres agences du Système des Nations Unies et divers acteurs nationaux POUR garantir  que les victimes disposent d’une assistance médicale, psychosociale, ou autre, aussi rapidement que possible.

Mais, les victimes des abus sexuels commis par les casque, bleus se retrouvent presque toujours seuls, comme c'est encore le cas avec Johnny Jean abandonné à son sort et deshonoré au point qu'il a dû quitter  Port-salut où il est devenu la risée de tous.

Une vingtaine d’organisations et de personnalités haïtiennes appellent le président Martelly à adopter des disposition pour permettre d'établir les faits en rapport avec les crimes commis sous le régime de l’ancien président à vie Jean-Claude Duvalier


Port-au-Prince, le 23 janvier 2012 – (AHP) – Une vingtaine d’organisations et de personnalités haïtiennes demandent au président Joseph Michel Martelly de prendre des dispositions de manière à établir les faits relatifs aux crimes commis sous la responsabilité de l’ancien président Jean-Claude Duvalier qui a dirigé le pays de 1971 à 1986 après avoir succédé à son père François (papa Doc) Duvalier.
 
Ces organisations et personnalités, au nombre desquelles  la POHDH, le RNDDH, Kay Fan m, le GARR, Raoul Peck et la veuve du journaliste Jean L Dominique Michèle Montas, se disent indignées et inquiètes en constatant que, un an après son retour d’exil, Jean Claude Duvalier  qui fait l’objet de poursuites de la part de l’Etat et de plaintes introduites par des victimes de son régime, n’a guère été inquiété pas plus que les co-auteurs et complices de ces crimes.
 
Les signataires de la lettre ouverte au chef de l'Etat s’insurgent contre ce qu’ils appellent « La banalisation de la dictature, le mépris des revendications légitimes de justice des populations qui continuent de souffrir en silence face à l’arrogance et aux menaces des ceux pour qui la loi n’est que chimère ».
 
Ils rappellent aux dirigeants haïtiens qu’ils ne peuvent plus continuer à jouer au Ponce Pilate faisant remarquer que le président Martelly, avait maintes fois promis de se consacrer à l’instauration de l’Etat de droit.

"Qui a ordonné de remettre les biens acquis par M. Duvalier aux prix du sang des haïtiens ? Comment accepter que lui soit payée une pension comme s’il avait été un bon président ayant servi la patrie avec honneur et probité ? se demandent-ils.

 
Ils s'indignent contre la présence de M. Duvalier, à titre de parrain de promotion, à la Faculté de Droit des Gonaïves, ( à Jacmel où il a pris les doléances de ses partisans leur promettant qu'ils auraient bientôt de ses nouvelles ) et aussi à Titanyen où il a assisté le 12 janvier dernier aux cotés du chef de l’Etat, à la commémoration du 2e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010.

Ce lieu, Titayen, rappellent les signataires de la lettre de protestation, constitue, à l’instar de Fort Dimanche, le tombeau de milliers de citoyens torturés par les sbires des Duvalier père et fils.

 
Ils demandent au chef de l’Etat de donner au magistrat instructeur, les moyens humains et matériels pour mener une enquête approfondie de manière à ce que la lumière soit faite sans négliger l’expertise offerte au gouvernement et à la justice haïtienne par des organisations internationales de droits humains notamment la CIDH (Commission Interaméricaine de Droits Humains).
 
Le juge Jean Carvès Jean qui travaille sur le dossier  avait semblé vouloir rappelé M. Duvalier à l’ordre vendredi dernier, en raison de ses multiples déplacements à travers le pays sans son autorisation alors qu’il est censé être assigné à résidence. Il avait du même coup promis de rendre son ordonnance à la fin de ce mois.
 
Pour Pierre Espérance du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), la convocation de l’ancien dictateur n'est qu'une mise en scène, dénonçant une entente entre les hautes autorités du pays et la justice haïtienne dans le but de blanchir « Baby Doc »  des crimes commis sous son règne.
 
Il dit croire que le juge d’instruction dispose d’assez d’éléments pour prendre une décision contre M. Duvalier.
 
L’un des avocats de M. Duvalier, Reynold Georges, estime que le juge a cédé aux pressions des organisations de droits humains en convoquant son client. Il se dit toutefois très confiant qu’une décision sortira en faveur de Duvalier.

Le président Martelly annonce un " vaste programme" d’électrification de 200 000 maisons sur une période de 2 ans: ce programme devrait débuter en mars dans les départements de la Grande-Anse et du Nord-Ouest

Port-au-Prince, le 23 janvier 2012 – (AHP) – Le president Michel Joseph Martelly a annoncé lundi la mise en oeuvre d’un vaste programme d’électrification baptisé « Ban m Limyè, ban m lavi » (Donnez-moi l'électricité, donnez-moi la vie), dont le lancement officiel aura lieu en mars prochain.

Selon le chef de l’Etat, ce programme vise à électrifier environ 200 000 maisons sur une période de 2 ans. Ce chiffre, précise-t-il, correspond exactement au nombre d’abonnés du réseau national de distribution du courant électrique Ed’H (Electricité d’Haïti).


Michel Martelly a informé que, grace à ce programme, 375 kilomètres de routes et plusieurs quartiers populaires bénéficieront d’électrification à travers l’énergie solaire.


Il informe que des ressources financières ont déjà été mobilisée en vue de faciliter l’accès aux crédits devant permetre aux populations de se procurer le kit du système électrique solaire.


Une initiative qui, dit-il, vise à améliorer la qualité de vie des citoyens.


Le secrétaire d’Etat à l’énergie, René Jean Jumeau a fait savoir que ce programme va démarrer dans les départements du Nord’Ouest et de la Grande-Anse.


Il a fait savoir que « Ban m limyè ban m lavi » va aider à l’électrification des zones urbaines et rurales et combattre les prises clandestines, qui  constitue un manque à gagner considérable pour l’Ed’H.


De son coté le directeur général de l’Electrricité d’Haïti, Garry Valdemar a fait part de la volonté de son équipe de fournir de une énergie de qualité à un  prix accessible à la population.

Des sénateurs du Nord’Ouest et de la Grande-Anse Lucas Saint-vil et Maxime Roumer applaudissent l’initiative du gouvernement de commencer l’exécution du programme dans leurs départements.


Promettant leur support au autorités haïtiennes et à leurs partenaires du secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre du programme, les parlementaires se montrent très optimistes quant à une amélioration considérable des conditions de vie des contribuables.


Nouvelles du 19 janvier 2012

Université Roi Henri Christophe: en conférence de presse, le chancelier haïtien et l'ambassadeur dominicain y voient la preuve du renforcement des liens entre Haïti et la Republique dominicaine

Port-au-Prince, le 19 janvier 2012- (AHP) –Le campus universitaire offert à Haïti par la république dominicaine est le symbole de la fraternité des deux pays et un hommage à des héros et  personnalités haïtiens et dominicains à qui ses installations doivent leurs appellations, ont rappelé jeudi en conference de presse à Port-au-Prince des représentants des gouvernements de l’île.

Le campus porte le nom de «  Roi Henri 1er » (de Henri Christophe, héro de l’indépendance haïtienne, président qui se fit ensuite consacrer  roi d’Haïti), la bibliothèque celui de Juan Emilio Bosch Gavino (premier président dominicain démocratiquement élu en 1962) et l’auditorium celui d’Anténor Firmin (homme politique, penseur et nationaliste haïtien décédé en 1910).


Lors d’une conférence de presse au Ministère des Affaires Etrangères, aux cotés de  l’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, et du secrétaire d’état haitien à l’enseignement superieur, le chancelier haïtien Laurent Lamothe a fait l’éloge de chacun de ces personnages historiques.

 M. Lamothe  a estimé que ce cadeau des voisins de l’Est est la preuve que les deux républiques sont soudées tant par leur proximité géographique que par leur grande amitié.


Le Ministre a indiqué que le campus universitaire de Limonade établie sur 30 hectares aidera à moderniser la région. C'est  un exemple de coopération bilatérale de nature à renforcer la diplomatie d'affaires et du développement" a-t-il fait savoir.


De son coté l’ambassadeur dominicain Ruben Silié Valdez considère que le campus universitaire construit à Limonade grâce à un financement de 50 millions de dollars de son pays, démontre que les deux nations ont tourné la page de l’histoire au profit de profonds liens amicaux et d’une coopération plus fructueuse.

« Nous ne serons plus victimes de la manipulation des histoires et du passé » a affirmé le diplomate, donnant l'assurance qu’Haïti peut compter sur la solidarité de la République dominicaine. Il ainsi appelé à mettre un terme contre  toute mésinterprétation du geste  de son pays  envers Haïti.

Le secrétaire d’état à l’enseignement supérieur, Jean Claude François a déclaré que ce nouveau campus  symbolise le lancement de la refondation de l’enseignement supérieur qui, selon lui, doit commencer par la reconstruction des immeubles détruits par le séisme du 12 janvier 2010.

M. François a donné la garantie que le gouvernement haïtien prendra toutes les dispositions nécessaires pour maintenir le campus dans son état actuel et de le sécuriser. Des rencontres ont déjà eu lieu a ce sujet a-t-il fait savoir.

En dépit des multiples promesses de la communauté internationale et des milliards dépensés, le campus universitaire Henri 1er est, la première réalisation concrète à l’actif de la reconstruction d’Haïti ravagé il y a deux ans par un tremblement de terre qui a détruit la majorité des infrastructures universitaires de la capitale, tué beaucoup de professeurs et étudiants et mis le pays à genou. 


Viol de Johnny Jean: la libération des soldats uruguayens n'est que conditionnelle, selon la porte-parole de la MINUSTAH


Port-au-Prince, le 19 janvier 2012- (AHP) –
La porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Sylvie Van den Wildenberg, a informé jeudi que les 5 soldats uruguayens accusés d’avoir violé et sodomisé un jeune haïtien à Port-salut, n’ont pas été libérés de manière définitive, mais ont bénéficié d’une liberté conditionnelle.

Cette décision a été prise, selon elle, parce que la justice uruguayenne ne pouvait pas garder les inculpés en détention préventive prolongée. Madame Wildenberg a fait savoir  que l’affaire n’a pas encore été portée devant les tribunaux civils parce qu’il manque  le témoignage de Johnny Jean.

Elle se félicite que Johnny Jean ait lui-même fait connaître sa volonté de participer au processus judiciaire uruguayen. Cela  va permettre aux enquêteurs de boucler leur travail, pour que le cas puisse être porté par devant les tribunaux.

Sylvie Van den Wildenberg a aussi fait savoir que le chef civil de la Minustah, Mariano Fernandez Amunategui, avait sollicité et obtenu du gouvernement haïtien son appui de manière  à faciliter le contact entre la justice uruguayenne et Johnny Jean.
La responsable de l’institut Mobile d’Education Démocratique (IMED), Kettly Julien se montre très pessimiste quant à l’aboutissement de ce dossier comme ce fut le cas pour beaucoup d'autres du même type.

La militante de droits humains dit douter de la volonté de la justice uruguayenne de juger les soldats inculpés. Pourquoi ne l’a-t-elle pas fait alors qu’elle dispose d'assez d’éléments, se demande Kettly Julien qui pointe également du doigt les autorités haïtiennes pour n’avoir pas accompagné la victime.

Tout ce que peuvent faire les organisations de défense de droits humains c’est continuer à mettre la pression pour que l’affaire aboutisse mais il appartient à l’Etat haïtien d’accompagner Johnny et sa famille pour que justice leur soit rendue.

En septembre dernier, l’affaire Johnny Jean avait provoqué une vague d’indignation dans le pays à la suite de ce qui avait été présenté comme la vidéo du viol présumé de Johnny Jean par des soldats uruguayens.

Les organisations de droits humains et le parlement haïtien étaient parmi les premiers secteurs à l’avoir condamné et exigé que justice soit rendue.


Mails les " violeurs étaient renvoyés dans leur pays, n'etant pas justiciables en Haïti.

Interrogés suite à la remise en liberte des soldats uruguayens, des citoyens interrogés dans la rue se sont declarés certain qu'aucune mesure de justice ne sera prise en faveur de Johnny jean, car c'est la garantie qui avait été donnée aux pays qui fournissent des troupes à la MINUSTAH.

Une étudiante en droit a rappelé que les sri-lankais avaient pu quitter impunément le pays après avoir abusé de mineurs. Elle a également souligné que même en cas de flagrant délit, les chefs de la mission arrivent toujours à disculper leurs casques bleus.
Pour un jeune homme, le mieux pour les Haïtiens, c'est de toujours se tenir loin des soldats étrangers, car quoi qu'il arrive, ils auront toujours raison, même quand ils transmettent le choléra. Et ce ne sont pas les aurtorités haïtiennes qui diront le contraire, a-t-il encore asséné.



Nouvelles du 18 janvier 2012
La commission sénatoriale d'enquête sur la nationalité étrangère présumée du chef de l’Etat assure de l'avancement du dossier et promet d'accomplir sa tache en toute indépendance

Port-au-Prince, le 18 janvier 2012 – (AHP) – La commission sénatoriale spéciale enquêtant sur la nationalité étrangère présumée du chef de l’état et de certains membres du gouvernement a fait part mercredi de l’état d’avancement de ses travaux  et assuré qu’elle entend accomplir sa tache en toute indépendance.

Cette commission d’enquête a été formée à la demande du sénateur Moise Jean Charles soutenant que de hauts responsables de l’état sont des ressortissants d’autres pays et réclamant leur destitution.

Le président de la commission, Joseph Lambert a salué les démarches entamées par les sous-commissions dépêchées à la Direction de l’Immigration et de l’Emigration (DIE), au Ministère des Affaires Etrangères et des Cultes (MAEC) et aux Archives Nationales afin de vérifier les documents relatifs à la nationalité des membres de l’équipe gouvernementale et du président.

Le sénateur Steven Benoit faisant partie de la sous-commission dépêchée à la DIE annonce que les travaux de vérification dans cette institution avancent non sans difficulté technique en raison du volume de documents a consulter. Il a toutefois rassuré que qu’il poursuivra son travail d’enquête avec le plus de minutie possible afin d’aboutir à la vérité.

L’élu de l’Ouest se réjouit de la bonne collaboration dont il dit bénéficier de la part du directeur de l’institution, l'ancien général Roland Chavannes ainsi que des agents mis à son service.

De son coté, le sénateur Youri Latortue qui fait office de secrétaire rapporteur a confirmé la réception d’un rapport de deux pages du sénateur Moise Jean Charles contenant deux numéros de passeport que le parlementaire présente, dit-il, comme la preuve des nationalités américaine et italienne du chef de l’Etat.

Nous n’avons reçu aucune copie de document, a dit M. Latortue qui annonce que le rapport reçu a été acheminé à la sous-commission vérifiant les documents à la DIE.

Le sénateur Moise Jean Charles egalement membre de la commission mais qui ne participe pas à l’enquête, a  annoncé lundi avoir déposé devant la commission des documents de nature à prouver le fondement de ses dénonciations.

Des citoyens de la capitale ont réagi mercredi sur les accusations du sénateur  Jean Charles. Interrogés par l'AHP, ils disent opter pour le respect de la constitution du pays dans le cas ou les affirmations du parlementaire seraient fondées.

 Considérant que cela constituerait un acte de trahison vis-à-vis du peuple haïtien, la plupart d'entre eux soutiennent que le chef de l’état devrait être destitué dans ce cas, rappelant d’autres élus  ont préalablement connu ce sort pour la même raison.

« J’ai voté Martelly mais la loi du pays est claire sur la question de la nationalité des élus, il ne faudra rien occulter  dans le cadre de ce dossier » a dit un citoyen dans la quarantaine interrogé dans l’aire du Champ de Mars.

La constitution haïtienne  de 1987, non encore amendée officiellement, stipule en son article 15, que la double nationalité n’est admise en aucun cas, et en son article 135, que : pour être élu président il faut être haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité. Cette même obligation est faite aux ministres à l’article 157.

Certains des citoyens interrogés par AHP disent faire confiance aux déclarations du sénateur de la république qui selon eux,  n’oserait pas aller aussi loin, s’il ne disposait pas de documents probants.

Le porte parole du chef de l’Etat Lucien Jura, joint au téléphone, s'est refusé à réagir sur les accusations du sénateur Jean Charles qu’il assimile à des rumeurs et à des manœuvres de secteurs opposés à la matérialisation des promesses de changement du président

« Il veulent par tous les moyens stopper le train du changement, mais le président Martelly est ferme sur son engagement et accomplira son mandat. Il y aura toujours des rumeurs mais  nous ne pourrons pas nous arrêter à chaque carrefour pour y répondre » a dit M. Jura.

Selon lui, le sénateur a  la réputation  de faire circuler des rumeurs, faisant savoir que récemment, il avait  accusé le régime de former une milice. «  Mais où est cette milice  » s’est interrogé le directeur de communication de la présidence.

Plusieurs parlementaires qui se sont prononcés sur ce dossier cette semaine ont dit craindre que ce dossier ne donne lieu à une grave crise politique dans le pays.

Le directeur médical de l’HUEH déplore la concurrence des Organisations Non Gouvernementales: l’HUEH a perdu environ 50% de son personnel au cours de ces 10 dernières années

Port-au-Prince, le 18 janvier 2012 – (AHP) – L’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH), le plus grand centre hospitalier public du pays, fait face depuis un certains temps, à la concurrence des Organisations Non Gouvernementales (ONGs) œuvrant dans le domaine de la santé.
 
Le directeur médical de l’HUEH, le Dr Jacques Pierre-Pierre qui occupe également le poste de directeur exécutif a i, a fait savoir qu’en raison d'un manque de moyens, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) n’arrive pas à offrir aux membres du  personnel de l’HUEH un salaire qui leur permettrait de faire vivre une famille de 4 personnes en moyenne
 
Comme conséquence directe, depuis un certains temps, nos personnels sont de plus en plus tentés par les avances des ONGs qui leur offrent un salaire de 4 à 5 fois supérieur à ce qu’ils perçoivent chez nous, a-t-il indiqué, ajoutant que l'HUEH
 face aujourd'hui à un manque de personnel médical et infirmier.
 
Le Dr Pierre-Pierre juge regrettable que 90% du budget de l’HUEH soit utilisé au paiement des salaires de son personnel. Il ajoute que le bloc opératoire de l’HUEH ne lui permet pas de faire face à la demande.
 
Il y en a aussi qui ont voyagé ou qui sont morts durant ces dernières années, a fait savoir le Dr Pierre-Pierre qui précise que l’HUEH a perdu environ 50% de son personnel au cours de ces 10 dernières années.
 
Pour ce qui est du processus de reconstruction de l’HUEH, financé à hauteur de 50 millions de dollars par les Etats Unis  et la France, le docteur Pierre-Pierre a confirmé que les travaux ne devraient pas véritablement commencer avant le mois de juin.
 
Pour l’instant, a-t-il dit, on démolit des espaces qui avaient été gravement endommagés lors du tremblement de terre de janvier 2010 et qui ne sont pas susceptibles d'affecter le fonctionnement de l’hôpital.
 
Le Dr Pierre-Pierre a  par ailleurs fait savoir que les victimes de l’accident du 16 janvier, actuellement soignés à l’HUEH, sont tous hors de danger. Cette catastrophe survenue dans le quartier de Delmas, a fait 29 morts
 
Il affirme que l’hôpital général avait reçu 17 victimes du tragique accident de Delmas. 6 d’entre elles sont mortes en cours de route, 5 sont décédées dans la salle d’urgence, 5 ont été renvoyés chez elles après avoir été soignées alors que deux autres sont encore à l’hôpital.

L'Unnoh met en garde contre une crise qui menace de miner le système éducatif
Port-au-Prince, le 18 janvier 2012 – (AHP) – Le coordonateur général de l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (Unnoh), Josué Mérilien a appelé mercredi les responsables du ministère de l’éducation nationale à prendre des dispositions pour désamorcer ce qu’il appelle « la crise qui menace de ronger le système éducatif haïtien ».
 
Selon Josué Mérilien, des professeurs qui n’ont pas reçu leur salaire depuis plusieurs mois menacent de faire la grève pour forcer le ministère à les rémunérer et cela, dit-il, risque de déboucher sur une crise à l’échelle nationale.
 
Le professeur Mérilien a aussi fait remarquer que plusieurs professeurs attendent toujours leurs lettres de nomination alors que d’autres, bénéficiant du support de quelques parlementaires ont été nommés récemment.
 
Il a aussi appelé le gouvernement à diligenter une enquête sur la corruption présumée qui gangrène le système éducatif avec notamment plusieurs millions de gourdes qui auraient été détournées sous l’administration de l’ancien ministre Joël D. Jean-Pierre.
 
Mardi, le secrétaire exécutif de l’Union des Parents d’Elèves Progressistes Haïtiens (UPEP), Léo Litolu, avait appelé les autorités à prendre des dispositions pour régulariser le fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur.
 
Selon M. Litolu, sur 350 institutions d’enseignement supérieur qui fonctionnent dans le pays, seules 52 sont reconnues. Il s’agit de 22 universités, 3 facultés, 4 écoles supérieures, un collège universitaire et 11 instituts, entre autres.
 
Il a fait savoir que la plupart des étudiants qui fréquentent ces institutions non reconnues en sont les premières victimes car il leur arrive de perdre des bourses d’études à l’étranger et n’arrivent pas à se placer sur le marché du travail.
 
Il a aussi dénoncé le comportement de certains professeurs qui font pression sur certaines étudiantes en les faisant échouer  pour ensuite leur demander des faveurs sexuelles contre des notes de passage.

Nouvelles du 17 janvier 2012

La route Corlette, importante alternative au bourbier de la route de Frères, mais possible théâtre de catastrophes

Port-au-Prince, le 17 janvier 2012 – (AHP) – La route qui part du Bas de la route de Frères pour aboutir sur la place Boyer de Pétion-Ville,  un important débouché pour pallier l'état déplorable et les embouteillages monstres de la route de Frères.

Mais, cette route pourrait être le théâtre de terribles accidents en raison de son exiguité. Ce qui fait dire à un notable  de la zone que  l'exiguite de cette route est le reflet de l'étroitesse d'esprit de ceux qui l'ont conçue.

De nombreux usagers de ce tronçon déclarent redouter des catastrophes, vu qu'en plusieurs points, il est difficile pour deux véhicules de se croiser, en raison de falaises et de l'absence de parapet.

Plusieurs parties de cette route commencent dejà à se détériorer, notamment celle qui précède le terrible virage de Méyotte, tout juste avant l'Eglise de la Divine miséricorde.

Tout cela s'ajoute aux excès de vitesse constatés sur cette pseudo route fréquentée par toutes sortes de poids lourds. De plus, cette route a donné lieu à la création d'un nouveau circuit de tap-tap dans l'indifférence des autorités.

Beaucoup d'habitants de la zone ont fait savoir que si les concepteurs de cette route avaient un minimum de bon sens, ils auraient pu en profiter pour construire une route décente, en procedant à des dédommagements.

Selon l'Ingenieur Luc, un résident de la zone, si rien n'est fait pour sécuriser cette route et réparer les parties dejà défectueuses, les autorités porteront l'entière responsabilité d'un drame.

Les étudiants finissants de la faculté de droit des Gonaïives tentent de justifier le choix de l'ancien president à vie Duvalier comme parrain de leur promotion par le désir d'aider à promouvoir la reconciliation et s'en prenent au recteur de l'Université d'Etat

Port-au-Prince, le 17 janvier 2012 -(AHP) - Les étudiants finissants de la faculté de droit et des sciences économiques des Gonaïves (nord), ont tenté mardi de justifier leur choix de l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier comme parrain de leur  promotion.

Selon ces étudiants dont la plupart ont moins de 25 ans et n'ont donc pas connu l'époque des Duvalier, il s'agissait d'une décision mûrement réfléchie et qui visait à insister sur la nécessité d'en finir avec les vieilles querelles et les divisions pour faire place à la réconciliation.

L'étudiant Ronald Durosier tout en  receonnaissant qu'il ne peut pas y avoir de reconciliation sans justice, soutient qu'il appartient uniquement à la justice haïtienne de déclarer coupable un inculpé, sans quoi, ajoute-t-il, il est présumé innoncent.

Les étudiants de l'école de droit des Gonaïves s'élèvent contre la décision du recteur de l'Université d'Etat d'Haïti de  "convoquer les membres de la direction de l'école pour répondre d'un acte que nous autres étudiants majeurs, vaccinés et responsables, avons délibérément et consciemment posé après mûres réflexions."

Ronald Durosier a fait savoir que Jean-Claude Duvalier a été exilé pendant 25 ans, mais aucune avancée significative n'a été enregistrée, selon lui, durant cette période en Haïti.

De leur coté, Doizil Hilaire et Massius Joseph ont estimé que le conseil éxécutif de l'université d'Etat d'Haïti n'est pas autorisé à sanctionner académiquement les étudiants pour avoir choisi Jean Claude Duvalier comme parrain de promotion.

De retour en Haïti le 16 janvier 2011 après 25 ans d'exil, l'ex-dictateur inculpé pour entre autres  crimes contre l'humanité et censé en résidence surveillée, multiplie, depuis un certains temps, ses déplacements à travers le  pays.

Cette semaine, c'est à Jacmel que Jean-Claude Duvalier a fêté le premier anniversaire de son retour dans le pays. Il a rendu visite à des "anciens compagnons de lutte de son père" et s'est dit touché par l'accueil qu'il dit avoir reçu.

"J’ai vu l’état de la ville et je vais travailler pour vous, a-t-il dit aux jacméliens avant de conclure que bientôt, ils auront de ses nouvelles.

Les organisations de défense de droits humains s'étaient indignées du choix des étudiants de la faculté de droit qui ont fait de "Baby Doc" leur parrain et de sa présence aux Gonaïves.

Me Renan Hédouville du Carli, assimilait le choix de Jean-Claude Duvalier  à un acte qui visait à réhabiliter l'ancien dictateur et considéré à bien des égards comme un affront et un avilissement pour les millions d'Haïtiens qui ont connu les atrocité du régime des Duvalier.

Marie-Yolène Gilles du RNDDH s'étonnait, elle, des multiples déplacements de M. Duvalier alors qu'il est sous le coup d'une procédure judiciaire et assigné à résidence. Elle accuse le gouvernement de ne pas assez appuyer les efforts de la justice pour aboutir au jugement de M. Duvalier.

Vilès Alizar du RNDDH a lui aussi fait remarquer que Jean-Claude Duvalier trouve toujours des prétextes pour ne pas répondre aux convocations de la justice, sous prétexte qu'il est malade, alors qu'il ne râte pas une occasion de se faire remarquer dans des activités sociales.

Le gouvernement canadien s'est déclaré lundi  préoccupé de constatater que Jean-Claude Duvalier effectue, sans s'inquiéter, des va-et-vient, à travers le pays.

En visite en Haïti à la tête d'une délégation d'hommes d'affaires canadiens, le ministre canadien des affaires étrangères John Baird a fait remarquer qu'il y a de sérieuses accusations qui pèsent sur l'ex-dictateur.


C'est certain que le voir circuler sans problème à travers le pays nous inquiète, a dit le ministre qui dit espérer que les autorités haïtiennes prennent des dispositions pour permettre aux victimes des Duvalier d'obtenir justice.

Mais l'ancien president à vie avait éte invité jeudi aux côtés du president Michel Martelly à la  cérémonie de commémoration du 2ème anniversaire du tremblement de terre  de 2010 à Saint-Cristophe ( Titanyen,  sortie nord de la caoitale). Il a même été vu en conversation avec l'ancien président Bill Clinton.


Accident dramatique sur  la route de Delmas: 29 morts et de nombreux blessés, selon le dernier bilan de la protection civile

Port-au-Prince, le 17 janvier 2012 – (AHP) – Au moins 29 personnes été tuées et une soixantaine d’autres blessées, dont certains grièvement, dans un terrible accident survenu lundi soir, aux environs de 9 hres sur la Route de Delmas, au nord-est de Port-au-Prince.

Le drame est survenu au moment où le chauffeur d’un camion transportant du sable a perdu le contrôle du véhicule dont les freins auraient visiblement lâché. La plupart des victimes sont de petits commercants et des passants généralement en grand nombre dans au  coin de rue où l’accident s’est produit..

Le véhicule qui a rasé tout sur son passage est allé finir sa course dans la cour de la Télévison nationale d'Haiti. Plus d'une vingtaine de morts ont alors eté dénombrés. Toutefois, plusieurs des
blessés  transportés à l'Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, à l’Ofatma, à l’hôpital de l’université «La paix » et à MSF (Médecins Sans Frontières), ont succombé à leurs blessures. Ce qui a porté  le bilan à 29 décès

Plusieurs hautes autorités s’étaient vite transportées sur les lieux de la tragedie dont le chef de l’Etat Michel Martelly, le premier ministre Gary Conille, le maire de Delmas Wilson Jeudy et le député de la commune Arnel Bélizaire.

Les tentatives des secouristes pour sauver le maximum de gens possibles, coincés dans des ferrailles de véhicules, se sont poursuivies jusqu’à l’aube, a  témoigné le responsable du service de la circulation, le commissaire Will Dimanche qui a fait  de victimes écrasées et méconnaissables.

Les responsables de la protection civile n’écartent pas la possibilité que le bilan des morts s’alourdisse encore au cours de la journée en raison, entre autres de l’Etat lamentable dans lequel certaines d’entre elles ont été conduites à l’hôpital.

Beaucoup de témoins ont dénoncé les courses folles ds poids lourds dans une capitale aux rues très exigües, souvent embouteilleees qui attendent depuis deux ans une hypothéique reconstruction après le seisme de janvier 2010.

Le maire de Delmas tout en dénonçant le mauvais comportement de certains chauffeurs qui souvent ne respectent aucune norme, a aussi deploré le refus des petits détaillants de  quitter les trottoirs.

"S'il n'y avait pas autant de  de petits marchands sur les trottoirs le drame aurait pu être moindre", a fait savoir M Jeudi.

Les accidents du type de celui de lundi soir se produisent presque toutes les semaines sur les routes nationales où il n'y a pratiquement aucune présence policière.

Les fous de la route tuent impunément, laissant derrière eux le deuil. Pour les habitants des différentes  agglomerations entre Jeremie et Port-au-ince, les chauffeurs des bus "Dieu qui décide" faisant le trajet entre ces deux villes sont réputés parmi les plus désordonnés.


Nouvelles du 16 janvier 2012

L'ancien ministre de la Justice  Josué Pierre-Louis nommé président d'une commission presidentielle sur la réforme de la justice


Port-au-Prince, le 16 janvier 2012 - (AHP) - L'ancien ministre de la justice, Me Josué Pierre-Louis, contraint de remettre sa démission dans la foulée de l'affaire de l'arrestation du député Arnel Bélizaire, a été nommé par arrêté présidentiel, président d'une commission  chargée d'étudier et de proposer les mesures appropriées pour la mise en oeuvre de la réforme de la justice.

Me Pierre-Louis dont la responsabilité directe dans cette affaire n'a jamais pu être prouvée, sera secondé par un autre ancien ministre de la justice, Me René Magloire. Les juristes Jean Vandal et Sybylle Théard Mevs sont les deux autres membres de la commission qui sera reçu par le président Michel Martelly au palais national.

La commission présidentielle porte le nom de groupe de travail sur la réforme de la justice et la note du ministère de la justice annonçant sa mise sur pied, ne précise pas la durée de son mandat.

Josué Pierre-Louis qui a commencé sa carrière dans la magistrature à l'âge de 23 ans est un spécialiste en droit public et en administration publique. Il a été commissaire du gouvernement, doyen et professeur d'Université. Il est  l’un des rares Haïtiens à avoir fréquenté l’École nationale d’administration francaise (ENA). 

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance a exprimé le souhait que cette commission travaille réellemennt à la réforme de la justice.

M. Espérance a dit s'attendre à ce que cette structure fasse des propositions qui  aident au renforcement des institutions oeuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption notamment l'ULCC (Unité de Lutte Contre la Corruption) et l'Ucref (Unité Centrale de Renseignement Financiers).

" il faut aussi qu'elle aide à faire avancer certains dossiers
judiciares qui piétinent, a souligné Pierre Espérance qui cite notamment celui de l'ancien président à vie, Jean Claude Duvalier inculpé, a-t-il dit de crimes contre l'humanité, mais qui trouve généralement des excuses pour ne pas se présenter devant les tribunaux.

Le responsable du RNDDH condamne toutefois le fait que M. Duvalioer ne rate jamais les occasions de se faire remarquer dans d'autres circonstances notamment aux cotés de l'actuel chef de l'Etat.


L'arrêté annonçant la nomination de cette commission, fait également état de la designation de Me Carlo Julmice et Me Jules Cantave respectivement comme doyen du tribunal de première instance de Grande Rivière du Nord et de vice-président de la Cour de Cassation.


Le bâtonnier de l'ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule applaudit la nomination de Me Cantave à la vice-présidence de la plus haute cour de justice du pays.

"C'est un magistrat qui a beaucoup d'expérience qui a été désigné vice-président de la cour de cassation, a-t-il fait remarquer. Cependant il demande au président Martelly de prendre des dispositions pour compléter la cour de manière à ce qu'elle puisse fonctionner à plein rendement.

Dossier nationalité étrangère: le senateur Moïse Jean Charles revient à la charge, affirme avoir fourmi tous les élements de preuves et presse les membres de la commission sénatoriale d'enquête de commencer par le dossier du président Martelly


Port-au-Prince, le 16 janvier 2012 – (AHP) – Le sénateur Moïse Jean-Charles qui accuse le chef de l’Etat et des membres du gouvernement Martelly/Conille, d'avoir la nationalité étrangère, a appelé lundi la commission d’enquête sénatoriale travaillant sur le dossier à prendre le taureau par les cornes en commençant par le dossier du président.

Le parlementaire qui affirme avoir fourni à ses collègues des éléments de preuve pouvant étayer ses accusations,  a souligné  la nécessité de travailler sur le dossier de Michel Martelly, expliquant  que c’est très pesant de travailler sur le dossier de plus d’une vingtaine de personnalités alors que le mandat de plusieurs membres de la commission senatoriale d’enquête prend fin en mai prochain.

Nous devons donc prendre le taureau par les cornes, a dit le sénateur accusateur qui annonce déjà ce qu’il appelle « la fin du président Martelly » qu’il accuse d’avoir trompé la vigilance du peuple haïtien en se déclarant éligible à la première magistrature alors qu’il détient les citoyennetés italienne et américaine.

"Michel Martelly a trompé la vigilance du peuple haïtien, il a induit le CEP (Conseil Electoral Provisoire) en erreur et a violé la constitution du pays, il faut qu’il paie, a dit le 2e sénateur Nord.

Il a dit avoir fourni des "éléments d'informations et de preuves sur l'étape de l'obtention de la residence etrangère de Michel Martelly et de la nationalité étrangère et aussi les raisons qui l'ont poussé à le faire".

Le chef de l'Etat et les autres responsables du gouvernement dont les ministres des Affaires étrangères et du tourisme, visés par les accusations du sénateur Moïse, les ont rejetées jusqu'ici, sans vraiment trop s'en prendre à ce dernier.

Des membres de la plateforme des Employés Révoqués de l’Administration Publique (PEVEP) qui se trouvaient dans les parages du parlement ont appelé les sénateurs à traiter le dossier avec impartialité.

Le président de la PEVEP, Charles Fritz-Gérald demande à la commission d’assumer ses responsabilités en menant une enquête impartiale sans politique ni passion.

Aux autorités judiciaires, il demande de punir avec la plus grande rigueur, s’il s’avère que les accusations du sénateur Jean-Charles se révèlent exactes.

Le président de l’Assemblée Nationale et d'autres sénateurs pressent  le chef de l’Etat de promulguer la version corrigée de la constitution amendée: le président continue d'analyser les données , selon son entourage

Port-au-Prince, le 16 janvier 2012 – (AHP) – Des parlementaires continuent d’appeler le chef de l’Etat à publier la version corrigée de la constitution amendée dans le journal officiel Le Moniteur.

Le président de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras a informé que le rapport de la commission qui a travaillé sur l’origine des erreurs relevées dans le texte amendé, sera en discussion au Sénat cette semaine, avant d'être envoyé  au chef de l'Etat.

Soulignant  qu'un arrêté presidentiel ne peut en aucun cas  rapporter un acte législatif, d'autant qu'il concerne la loi-mère du pays, il appelle le chef de l'Etat à respecter en outre l'engagement pris devant le pays, devant sa diaspora et la communauté internationale.

le président Martelly avait promis lors de la visite d'une délégation du Club de Madrid en Haïti qu'il publierait la constitution amendée avant la fin  du mois de décembre.

Le sénateur Kély Bastien a  dit s'attendre lui aussi à ce que le chef de l'Etat publie le texte amendé, car c'est la constitutition qui doit determiner un ensemble de dispositions à prendre, dont celle d'indiquer quel  conseil  organisera les prochaines élections, provisoirfe ou permanent.

Le chef de l'Etat affirme  analyser les différentes recommandations qui lui sont faites sur le dossier dont celles de proches comme le professeur Georges Michel et le juriste Gérard Gourgue qui lui demandent de ne pas publier le texte.

L'entourage du chef de l'Etat a fait savoir qu'il analyse toutes les données afin de prendre la meilleure decision pour le pays.

Intervenant la semaine dernière sur le dossier, le premier mionistre Garry Conille s'est declaré confiant que le chef de l'Etat va au final publier le texte, tout en se déclarant favorable à sa publication

.

Nouvelles du 13 janvier 2012

Forum pour réfléchir sur des stratégies d’accélération du  processus de reconstruction


Port-au-Prince, le 13 janvier 2012 – (AHP) – A l’initiative de l’exécutif, des représentants du gouvernement, du secteur privé et de la communauté internationale ont pris part vendredi à un forum en vue de réfléchir sur des stratégies visant à accélérer le processus de  reconstruction d'Haïti ravagée par un puissant seisme le 12 janvier 2010.

De nombereux secteurs estiment que 2 ans après le seisme de janvier 2010 et malgré le décaissement de plus de 4 milliards de dollars, la reconsruction annoncée à grands renforts de publicité, n'a toujpurs pas débuté.


Le premier ministre Garry Conille déclare se réjouir de la volonté affichée par le secteur privé des affaires et  la communauté internationale d'investissement dans le pays en vue d’accompagner le gouvernement dans le processus de relèvement du pays.

Le chef du gouvernement a fait savoir que des investissements seront consentis dans plusieurs domaines, notamment les infrastructures, l’agriculture, le tourisme et la sous-traitance.

Garry Conille a redit que l’année 2012 sera celle des grandes opportunités mais  pour les saisir il faut que les secteurs privés et publics conjuguent leurs efforts avec le support de la communauté internationale.

Pour sa part, le président de la chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Hervé Denis, a dit voir de bon œil la tenue de ce forum qui sera très bénéfique pour le pays.

Le dialogue entre les secteurs privé et public a bien démarré et pourrait déboucher sur un partenariat entre les deux, a-t-il fait savoir, assurant que le secteur privé va travailler de concert avec le gouvernement en plus des investissements qu’il va faire dans les secteurs de l’hôtellerie et de la construction.

Hervé Denis annonce que la CCIH compte exécuter un projet de logements en faveur des travailleurs à faibles revenus.
Le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies en Haïti (ONU), Nigel Fisher, a dit reconnaitre qu’il reste encore beaucoup de défis à relever deux ans après le tremblement de terre de janvier 2010.

Il a  toutefois estimé qu’Haïti a progressé dans plusieurs domaines, évoquant entre autres le ramassage de plus de la moitié des 10 millions de mètres cubes de débris et la relocalisation de 65% des sinistrés dans le cadre de projets financés par l’ONU.

M. Fisher annonce que les agences des Nations Unies vont intensifier leurs interventions en vue de renforcer les institutions du pays.

Le président Martelly toujours pas prêt pour publier le texte corrigé de la constitution amendée dans le journal officiel: il annonce le démarrage de plusieurs chantiers dont la construction de deux gares routières

Port-au-Prince, le 13 janvier 2012 – (AHP) – Le président Michel Martelly a indiqué vendredi qu’il n’est toujours pas en mesure  de prendre une décision dans le sens de la publication du texte corrigé de la constitution amendée dans le journal officiel, en dépit des garanties qu'il avait données de remplir cette formalité à la fin du mois dernier.

 M. Martelly affirme être en consultation avec ses conseillers pour chercher d’abord à identifier l’origine des erreurs glissées dans le texte publié par son prédécesseur René Préval.

Il a promis de s’entretenir avec le responsable de la commission sénatoriale qui a travaillé sur les allégations de fraudes électorales avant de trancher de manière définitive, quelque soit, a-t-il dit, les conséquences de sa décision.

Pour Michel Martelly déterminer les causes de la crise relative à la publication de l’amendement constitutionnelle est plus important que résoudre la crise elle-même.

Le chef de l'Etat a fait ces déclarations avant de laisser le pays  vendredi à destination du Guatemala en vue de prendre part à la cérémonie d’investiture du président Oto Perez Molina.


Il a fait savoir qu’il profitera de son séjour dans ce pays pour s’entretenir avec, entre autres, ses homologues du Mexique, du Nicaragua et du Honduras  autour du renforcement de la coopération avec Haïti.

Le Guatemala, au même titre qu’Haïti, a été plus d’une fois frappé par des catastrophes naturelles dont des tremblements  de terre. Le chef de l'Etat a indiqué qu'il va échanger avec les dirigeants de ce pays en vue partager leur savoir dans le domaine de la gestion de catastrophes.

Michel Martelly a aussi confirmé la tenue samedi d’une opération de levée de fonds par des acteurs hollywoodiens en faveur d’Haïti.

C’est le ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe qui  dirigera la délégation qui participera à ce « found raising ».  


Le président Michel Martelly a  annoncé par ailleurs le démarrage de plusieurs chantiers, notamment la construction de deux gares routières, l’une dans le Nord et l’autre dans le département du Sud, la construction du campus de Damien de l’Université d’Etat d’Haïti et d’une salle de spectacle à Port-au-Prince.

Le chef de l'Etat s’en est pris à ceux qui critiquent la façon dont il met en œuvre son programme de relocalisation des sinistrés vivant au Champs-de-Mars.

Il affirme toutefois que c’est l’établissement d’un climat sécuritaire qui permettra au pays d’offrir de meilleures opportunités à tous les citoyens y compris ceux qui ont été sévèrement touchés par le tremblement de terre de janvier 2010.

Nouvelles du 12 janvier 2012
12 janvier 2012: 2 ans après la catastrophe: qu'avons-nous fait?

12 janvier 2012, 2e anniversaire du terrible séisme qui a frappé notre pays. Nous portons aujourd’hui le deuil des plus de 300 000 personnes mortes écrasées sous les décombres ou qui n’ont pu bénéficier à temps de secours, chacun étant alors préoccupé de savoir si les membres de sa famille étaient sains et saufs.


Nous portons également les souffrances et les meurtrissures de ceux et celles qui sont sortis de la catastrophe avec des membres en moins et dont la vie est aujourd’hui un calvaire.

Nous trainons tout l'appauvrissement de ceux qui ont perdu leur avoir en l’espace de quelques secondes meurtrières et devastatrices. Ceux et celles qui, aujourd’hui, deux ans après, vivent comme des gueux dans des tentes et des bâches pestilentielles.

Le malheur de ceux et celles qui ont été déplacés pour ne plus être visibles dans des camps au cœur de la capitale, pour ne plus alimenter la critique, mais qui sont comme "parkés" dans des espaces en dehors de la ville où leurs conditions de vie sont devenues plus infra-humaines qu’avant.


La reconstruction dont on a tant parlé dans les grandes conférences internationales à New York, Punta Cana et ailleurs, ne sera peut-être jamais réalité. Le Port-au-Prince moderne promis, au nom d’un mal pour un bien, pourrait n'être finalement qu’un grand leurre car les baraques et les "carabann" remises par certaines Organisations Non Gouvernementales (ONGs) qui auraient pu avoir un sens comme abris provisoires quelques jours après le séisme, seront à coup sûr « des abris définitifs ».

Il faut quand même rendre hommage à deux nombreux pays et d’ONGs internationales qui sont intervenus à temps pour éviter l’hécatombe totale pendant que nos plus hautes autorités s’étaient cachées pour pleurer, sous prétexte qu’elles n’avaient rien à dire à la population.

Le fait aussi que les autorités, en queue de chemise, se soient refugiées  pendant des mois près de l’aéroport international Toussaint Louverture, dans les pauvres locaux de la DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire) comme pour exhiber leur solidarité avec les souffrances de la population, démontraient clairement qu’elles ne comprenaient pas le besoin de se donner les moyens d’avoir le contrôle de la situation.

Et le vide une fois laissé, des ONGs de mauvaise foi s’y sont faufilées pour organiser la "gagòt" dont nous voyons aujourd’hui les résultats.

Et si la reconstruction et la solidarité ne se sont pas vraiment matérialisées, la faute, en grande partie, ne peut en incomber qu’aux autorités de l’époque.

Tout le monde se souvient de cet élan de solidarité aux premières heures et aux premiers jours qui ont suivi le séisme : Chacun voulait se rendre utile, des jeunes, des artistes, des médecins, des infirmières, des ingénieurs et de simples citoyens se sont offerts pour organiser des distributions d’eau, de nourriture, de medicaments et d’autres produits de première nécessité. Des responsables d’hôpitaux improvisaient des salles d’intervention en pleine rue pour offrir des services.


Etrange et surprenant : des hommes d’affaires, des conscessionnaires de véhicules ont ouvert spontanément leurs espaces pour héberger des rescapés : l’heure était à la grande solidarité.

Chacun devait se dire: à quoi servent nos richesses? Nos maisons, ces masses de béton, ne sont-elles pas destinées à l’effondrement. Après tout, n’est-on pas tous aujourd’hui dans la rue, se disait-on.


C’était aussi pour certains, comme un début de fin du monde, puisque personne ne savait si d’autres tremblements de terre plus sauvages n’allaient pas suivre celui du 12 janvier 2010.

Sans oublier aussi que les plus grands secouristes du 12 janvier, ceux qui ont sauvé le plus grand nombre de vies, étaient les marginalisés. Ceux que certains appellent les «Chimè». Ceux-là n’avaient pas peur, ils n’avaient pas besoin de gants ni de chiens renifleurs pour s’aventurer sous les décombres en vue de sauver des centaines de persones.

Dans les rues et sur les places publiques,dans la soirée du 12 janvier, les gens en apparence plus aisés,  se glissaient presque sous le ventre de cette catégorie de gens perçus comme plus robustes, mieux à même de les protéger du malheur, pour chercher réconfort et sécurité.

Malheureusement, la solidarité née de façon spontanée parmi la population, n’a pas été nourrie. Les ambitions de clans ayant vite repris leur place.


Et les hostilités ont vite été relancées avec la reprise, en pleine hécatombe, d’un processus électoral exclusiviste et porteur de grandes divisions.

Et puis, la course vers l’enrichissement illicite allait aussi reprendre ses droits, étouffant la fraternité naissante. Du coup, l’élan de   solidarité internationale, à travers les collectes de fonds, la composition de chansons spéciales et de concerts pour Haïti recevaient un sevère coup de froid qui a donné les résultats que nous constatons aujourd’hui.

Il faut donc nous reprendre en main, en finir avec les coups bas, les stigamatisations et les castes. Que les promesses faites soient tenues! Que les ONGs utilisent désormais les fonds dont elles disposent, à bon escient!

Que l’argent décaissé ne retourne pas au pays d’origine car quelqu’explication que puissent donner les ONGs pour tenter de justifier les dépenses faites au nom de la reconstruction, la réalité est là qui saute aux yeux. Et puis, que chez nous, la corruption ne disparaisse que dans les discours.


Enfin, il est heureux et triste à la fois de constater que le seul acte qui marque les 2 ans du séisme du 12 janvier, soit la construction, en l’espace d’un an, d’une université financée par la République Dominicaine, mais à quel prix.

Un geste noble des dominicains, disent certains, mais qui n’est pas au dessus de nos capacités si nous acceptons désormais de ne plus marcher dans des chemins exigüs et sinieux.

Haïti 2 ans après le séisme: inauguration à Limonade d'une université financée par la République dominicaine

Limonade, le 12 janvier 2012 – (AHP) –
Comme annoncé, le campus universitaire « Roi Henri Christophe » de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) à Limonade, un don de la République Dominicaine à Haïti, a été inauguré jeudi à l’occasion du 2e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010.


Il s’agit de bâtiments d'un coût total de 50 millions de dollars érigés sur 144 mille mètres carrés pouvant accueillir un total de 10 000 étudiants dans 4 édifices de 72 salles de classe. Une bibliothèque, une cafétéria, un amphithéâtre, une salle informatique et des installations sportives ont également été aménagés dans cet espace.

Le maire de Limonade, Jean Delavoix Mangura a remercié la République Dominicaine pour ce don fait à Haïti et qui, dit-il, témoigne de la solidarité du peuple voisin  mais également des bonnes relations qui existent entre les deux pays.

Le Maire Mangura a aussi salué l'ancien président René Préval pour avoir admis, à l'instigation des membres du rectoral de l'Unversite d'Etat, la construction de ce campus universitaire dans le grand nord dans le cadre de la décentralisation. Il a également eu un mot spécial pour l’actuel chef d’Etat qui, au nom de la continuité de l’Etat, a poursuivi dans la même direction.

M. Mangura a décerné une plaque d’honeur au président Fernandez qui a également été déclaré citoyen honorable de la commune de Limonade.

Le recteur de l’UEH, Jean Vernet Henry a, lui, informé que le conseil exécutif de l’université compte ajouter au campus une résidence pour les étudiants et une auberge pour les visiteurs. Il faut, dit-il, que le campus accompagne les besoins de développement de la commune. Voilà pourquoi une étude est en train d’être faite en vue de savoir quelle filière prioriser dans l’élaboration du curriculum de ce campus, a-t-il dit.

Il informe que, dans le souci de mieux former les futurs étudiants de l'Université Roi Henry Christophe, les inscriptions seront reçues dès le mois de février pour permettre aux étudiants de bénéficier d’un programme de mise à niveau dans la perspective de la rentrée universitaire en octobre prochain.

Le professeur Henry a fait ressortir l’inportance pour le gouvernement d’investir dans l’enseignement supérieur notamment à l’UEH. Il rappelle que 95% des cadres du pays ont été formés à l’université d’Etat qui n’a, malheureusement pas la capacité, a-t-il dit, de répondre à la demande de formation supérieure, faisant remarquer que sur les 24 mille candidats qui avaient sollicité leur intégration à l’UEH cete année, environ 10% ont été retenus.

Il informe que le gouvernement a déjà alloué un montant de 30 millions de dollars US à la construction du campus de Damien de l’UEH. Une œuvre qui devrait bientôt démarrer, a-t-il promis.

Le président Léonel Fernandez a, de con coté, présenté son pays comme un grand ami d’Haïti. Un pays qui dit-il, a toujours été et qui sera toujours aux cotés d’Haïti.

La construction du campus universitaire de Limonade témoigne de la volonté de la République Dominicaine de participer et de contribuer au relèvement d’Haïti, a dit Léonel Fernandez, ajoutant que cette oeuvre devrait servir d’exemple à la communauté internationale pour que’elle mène à terme les promesses faites à Haïti au lendemain du tremblement de terre.

Il estime que la tragédie du peuple haïtien qui na pas comencé avec le séisme de janvier 2010 a trop duré. Le temps est venu  que de la tragédie naisse l’espoir, a-t-il lancé.

Le président haïtien Michel Joseph Martelly a lui aussi salué la contribution de la République Dominicaine dans le processus du relèvement du pays. Il a exprimé à son homologue Fernandez, et au nom du peuple haïtien, sa gratitude envers un pays qui a été l’un des premier à venir au chevet d’Haïti après le tremblement de terre.

Michel Martelly a exprimé le souhait que le campus Henri Christophe de lUEH à Limonade soit le catalyseur du système universitaire haïtien.

C’est une nouvelle porte ouverte sur l’avenir, a dit  M. Martelly qui affirme qu’en faisant don au pays d’un campus universitare, la République Dominicaine démontre son grand intérêt à aider Haïti à se relever. Il a promisde contiuer à travailler pour rendre effective la décentralisation du pays.

Pour beaucoup de gens, l'inauguration du campus Henry Christophe de l’UEH dans la commune de Limonade est la seule oeuvre valable et concrète réalisée dans le pays, deux ans après le seisme, malgré plus de 4 milliards de dollars décaissés sur les 10.5 promis par la communauté internationale.


Nouvelles du 10 janvier 2012


Le président Martelly tente de rassurer  sur l'utilisation des fonds affectés au programme d'éducation gratuite et de banaliser les déclarations du senateur Moise Jean-Charles sur sa nationalité étrangère présumée

Port-au-Prince, le 10 janvier 2012 - (AHP) - Le président Michel Martelly a réagi mardi sur plusieurs dossiers brulants de l’actualité dont la gestion des fonds collectés à partir d’appels internationaux et de transferts d’argent au profit du programme d’éducation gratuite faisant l’objet de certaines suspicions et sur les accusations selon lesquelles il aurait des nationalités étrangères.
 
Le PDG de l’opérateur de téléphonie mobile Digicel, Denis O’Brien a réclamé lundi lors d’une entrevue dans la presse étrangère un audit sur la gestion des fonds auxquels  sa compagnie a déjà versé 11.1 millions de dollars, alors que dans différents milieux en Haïti,  on questionne le caractère jugé illégal de la perception des taxes et la gestion des fonds qui en sont issus.
 
 Le sénateur Moise Jean Charles a de son coté déclaré détenir des preuves selon lesquelles le chef de l’Etat et des  membres du gouvernement  ont la nationalité étrangère.
 
En partance pour le  Nicaragua pour participer à la cérémonie d’investiture du président Daniel Ortega, le chef de l’Etat est intervenu en présence des ministres et des membres de son équipe qui ont appuyé bruyamment ses explications.
 
Michel Martelly a tenté d'abord de rassurer l’opinion publique sur la gestion du fonds national de l'Education alimenté à partir de taxes perçues sur les appels internationaux et les transferts d’argent vers Haïti, déclarant que pas un seul centime  n’a  encore été dépensé.
 
Affirmant n'être même pas au courant présentement du montant exact disponible dans le cadre  dudit fonds mais que, de toute façon, il n'est toujours pas suffisant, le chef de l'Etat a indiqué que cet argent est géré par le Conseil National des Télécommunications et a donc référé au CONATEL des journalistes qui demandaient des informations.
 
Dans une note de presse la Digicel a indiqué  qu’elle n’a jamais eu l’intention de suggérer que des montants du fonds pour l’éducation ont été détournés mais s’est quand même déclarée  satisfaite de l’engagement pris par le gouvernement d’Haïti  à publier les rapports sur la gestion qui en est faite.
 
Le chef de l’etat a voulu aussi minimiser les accusations du sénateur Moise Jean Charles  selon lesquelles il aurait les nationalités italienne et américaine. L’ancien chanteur de compas a recouru à l'ironie en declarant que pour conclure à sa nationalie italienne presumée, le sénateur aurait écouté pour la première fois l’une de ses chansons dans laquelle il s’est comparé à un italien.
 
Et sans trop insister sur la question, Michel Martelly a déclaré qu’il préfère s’occuper des priorités qu’il s’est fixées dont l’éducation, la relocalisation des sinistrés du séisme de janvier 2010 au lieu de réagir sur des accusations.

Mais, le senateur Moïse Jean-Chales a redit une nouvelle fois mardi que ses preuves sur la nationalité etrangère du president sont irréfutables et qu'il va les soumettre à la commision spéciale qui travaille sur le  dossier.

 
Michel Martelly a situé par ailleur son voyage en Amérique latine dans le cadre de sa démarche visant à permettre à Haïti de développer de bonnes relations avec des pays amis (dont le Nicaragua), ce qui selon lui peut instaurer de la confiance entre les peuples frères dans la perspective d’une coopération plus fructueuse.
 
Il a souligné les ressemblances dans les histoires des peuples de l’Amérique Latine.
 
Michel Martelly qui doit participer mercredi à des activités commémoratives du deuxième anniversaire du séisme du 12 janvier 2010 en Haïti a promis de faire une annonce importante sur la relocalisation des sinistrés réfugiés sur les places publiques du champ de mars à quelques mètres du palais présidentiel.

En effet, la Ministre de la Coopération Internationale du Canada, Beverley Oda sera en visite ce mercredi 11 janvier,  Mme Oda accompagnera le Président  Michel Joseph Martelly, au Champs-de-Mars, dans le cadre de la relocalisation des sinistrés du 12 janvier 2010.

Les autorités municipales, des partenaires nationaux et internationaux et des invités d’honneur seront aussi présents à l’occasion, indique une note de presse du bureau de communication de la presidence.

Le Chef de l’État et la Ministre Oda se rendront par la suiteau Palais National où ils donneront en debut d'après-midi  une conférence de presse conjointe qui sera suivie d’un cocktail.


Par arrêté présidentiel en date du 4 janvier 2012, l’administration publique, les écoles, le commerce et l’industrie chômeront le jeudi 12 Janvier 2012, jour du deuxième anniversaire du tragique séisme du 12 janvier 2010.

Durant cette journée, le drapeau national sera mis en berne devant tous les édifices publics ; les boites de nuit, discothèques et autres établissements assimilés resteront fermés ; les stations de radiodiffusion et de télévision diffuseront des émissions et de la musique de circonstance ; les différents cultes et religions sont invités à organiser des cérémonies religieuses appropriées.


Le senateur Simon Dieuseul Deras prend la tête du sénat haïtien

Port-au-Prince, le 10 janvier 2012 - (AHP) - Le senateur du centre Simon Dieuseul Deras a pris mardi soir la tête du Senat haitien en battant largement son concurrent François Anick Joseph dans le cadre d'un scrutin pour le renouvellement de tous les postes.

M. Desras qui remplace le senateur Rodolphe Joazile (nord-est) est secondé par le senateur Andrys Riché, vice-président. Le senateur du Sud Fritz Carlos Lebon a été elu questeur, alors que les sénateurs 
Steven Benoit  et John Joël Joseph (INITE) occupent les postes de premier et 2ème secretaires.

La chambre  basse a élu pour sa part le deputé Levailant Louis Jeune comme président. M. Louis Jeune avait déjà occupé ce poste par le passé

Nouvelles du 9 janvier 2012
Le sénateur Moïse Jean-Charles réaffirme que le président Martelly est à la fois citoyen américain et italien: le parlementaire qui affirme être l'objet de menaces de mort dit attendre le début ds travaux de la commission formée sur ce dossier pour lui soumettre ses preuves

Port-au-Prince, le 9 janvier 2012 - (AHP) - Le deuxième sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, qui affirme que le président Michel Martelly et au moins 3 membres du gouvernement disposent de la nationalité étrangère, a réaffirmé lundi sa volonté d'aller jusqu'au bout de cette affaire en dépit de menaces de mort dont il affirme être l'objet.

Les menaces ne me font pas peur, au contraire, elle renforce ma conviction d'aller jusqu'au bout, a déclaré le parlementaire qui réaffirme qu'en plus du président Martelly, des ministres Lamothe (Laurent- aux affaires étrangères), Balmir (Stéphanie Vildrouin- au tourisme), Georges Racine,secrétaire d'Etat à l'intérieur, il dispose de nouvelles informations mettant en cause un autre membre du gouvernement dont il se garde pour l'instant,de citer le nom.

Pour ce qui est du président Martelly, le sénateur Jean-Charles informe qu'il va communiquer son numéro de "passeport américain" à ses collègues qui travaillent dans la commission sénatoriale d'enquête sur la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement et du chef de l'Etat.

Selon les informations qu'il affirme détenir, Michel Martelly aurait à la fois les citoyennetés américaine et italienne et il affirme être prêt à le prouver.

Pour ce qui est du ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe, il serait  de nationalité bolivienne alors que la ministre Balmir aurait la nationalité vénézuélienne. Selon les mêmes informations, Georges Racine secrétaire d'Etat à l'Intérieur serait un citoyen américain.

Le parlementaire informe qu'il va mener le combat à la chambre basse pour avoir les 2/3 de ses membres qui seront prêts à faire la mise en accusation du président Martelly en vue de sa destitution.

Le sénateur Maxime Roumer (Grande-Anse) estime que son collègue Jean-Charles devrait faire la preuve de ses allégations.
Il estime qu'une question aussi importante ne devrait pas être débattuee dans la presse.

Le député Joseph Wilbert Deshommes abonde dans le même sens et rappelle que, lors de la dernière législature (la 48e), des sénateurs dont la nationalité étrangère a été prouvée, avaient été destitués.

Il en sera de même, promet-il, pour le chef de l'Etat et les membres du gouvernement, si le sénateurs Jean-Charles arrive à donner la preuve de ce qu'il avance.

La commission sénatoriale, formée depuis le 28 novembre dans la foulée de l'affaire de l'arrestation du député Arnel Bélizaire, pour enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du chef de l'Etat, s'est structurée lundi et est désormais dirigée par le sénateur Joseph Lambert alors que Youri Latortue en est le secrétaire rapporteur.

Ces parlementaires sont tous deux réputés  très proches du président Martelly,en dépit des divergences qu'ils avaient avec lui durant la campagne électorale.

Ce sont ces deux sénateurs qui avaient sauvé le ministre de l'Intérieur Thierry Mayard Paul en faisant supprimer le point f du rapport de la commision sénatoriale d'enquête sur le dossier Belizaire, qui recommandait l'interpellation du ministre de l'Intérieur.

Le sénateur Steven Benoit presse la commission de se mettre au travail pour faire le jour sur ce dossier qui risque de plonger le pays dans une nouvelle crise.


Quant au député Arnel Bélizaire, il dit croire que le sénateur Moïse Jean-Charles n'est pas le genre de personnalité à faire des déclarations en l'air.


Le président Michel Martelly affirme souhaiter une bonne collaboration entre l'Exécutif et le législatif en vue de l'amélioration des conditions de vie de la population, mais évite de répondre aux accusations sur sa nationalité étrangère présumée

Port-au-Prince, le 9 janvier 2012 - (AHP) - Le président Michel Martelly a, une fois de plus, sollicité lundi le concours du parlement et la participation des citoyens en vue de l'amélioration des conditions de vie de la population haïtienne, à l'ouverture des travaux de la 1ere session ordinaire de l'année législative en présence des deux chambres réunies..

Le chef de l'Etat  a du coup rappelé que 69% des richesses nationales sont aux mains de 2% des Haïtiens et que des 4,2 millions de citoyens actifs sur un total d'environ 10 millions, seules 200.000  avaient un emploi.

 Il a appelé à une transformation de l'Haïti de misère et de mendicité en une Haïti prospère tournée vers la modernité.


Tout en affirmant reconnaitre que l'harmonisation entre les pouvoirs  ne signifie pas que tout le monde doit se mettre d'accord sut tout et en tout temps,  M. Martelly affirme qu'il nous faut gérer nos désaccords au profit des intérêts supérieurs de la nation.Il a exprimé en ce sens le  souhait qu'il y ait cette année de meilleurs rapports entre les pouvoirs Exécutif et législatif pour trouver ensemble des solutions à ces problèmes.

Les relations entre le président Martelly et le Parlement se sont refroidies suite à l'arresration illégale  le 27octobre du député Arnel Belizaire, suite à une altercation quelques jours plus tôt avec le chef dee l'Etat au Palais national
.

Si le chef de l'Etat s'et gardé d'aborder clairement le dossier relatif à sa nationalité etrangère présumée, non loin du parlement, quelques dizaines de ses partisans lançaient des propos hostiles  et menaçaient de faire un sort au sénateur Moïse Jean-Charles
( absent du parlement) qui affirme disposer de preuves selon lesquelles, le chef de l'Etat est à la fois citoyen américain et italien.

Le chef de l'Etat qui a également été conspué par un groupe de manifestants, a salué ce qu'il appelle la détermination du premier ministre et des membres de son gouvernement de mettre en oeuvre les programmes qui répondent aux objectifs qu'il s'était fixés et pour lesquels, il a été mandaté massivement a-t-il dit.

Quelque 716.986 personnes ont voté pour le président Martelly sur un total de plus de 4 millions de citoyens en âge de voter, selon les résultats officiels communiqués par le Conseil électoral provisoire aujourd'hui dissous..

Le président a réaffirmé sa volonté de mettre sur pied la nouvelle force de sécurité nationale devant prendre le relais des soldats onusiens.


Des travaux seront également entrepris, a-t-il dit, en vue de continuer à dynamiser l'économie. Michel Martelly a aussi promis l'aménagement du térritoire dans la perspective de la création d'un meilleur cadre de vie pour les citoyens.

Le premier ministre Garry Conille, qui est intervenu avant le chef de l'Etat, a dressé un bilan positif de l'action de son gouvernement.

A mon arrivée à la primature (en octobre), j'ai procédé à une évaluation de la situation et j'ai pu me rendre compte que le pays ne s'était  toujours pas remis des conséquences du tremblement de terre de janvier 2010.

Notre système juridique est malade, il en est de même de  notre système sanitaire et éducatif, a dit Garry Conille qui a également fait état d'une insuffisance de ressources humaines qualifiées au niveau de l'administration publique.

Le premier ministre a indiqué que son administration a hérité d'un budget reconduit qui, dit-il, ne correspond pas à sa vision exprimée dans sa déclaration de politique générale. Néanmoins il s'estime sur la bonne voie en ce qui concerne la stratégie visant le relèvement du pays.

Quelque 500.000 rescapés du séisme de 2010 vivent encore sous des tentes et des bâches, alors que  50% des déblais n'ont toujours pas été ramassés


Par ailleurs, Garry Conille a donné, en terme de perspective, la garantie que, durant cette session parlementaire, la cour de cassation sera finalement complète avec la nommination prochaine de juges pour combler les postes vacants.

Il a informé de la réalisation d'activités devant contribuer à la création d'emplois dans plusieurs domaines notamment l'agriculture, les instrastructures  dans plusieurs régions du pays.

Le chef du gouvernement a aussi promis de renforcer la capacité de l'Electricité d'Haïti (Ed'H) en vue d'une meilleure distribution du courant électrique dans le pays.

Le président de l'Assemblée Nationale, Jean Rodolphe Joazile reconnait que le bilan de la dernière session parlementaire a été assez maigre.

Un bilan qui, dit-il, ne représente pas grand chose compte tenu du travail qui attendait les parlementaires qui, reconnait-il, ont été beaucoup plus sollicités pour gérer des crises et éviter des dérives que pour voter des lois.

Nouvelles du 5 janvier 2012


Le RNDDH critique la dissolution du CEP sans que toute la lumière soit faite sur les accusations dont il fait l'objet

Port-au-Prince, le 5 janvier 2012 - (AHP) - Le Réseau National de Droits Humains (RNDDH) a indiqué jeudi qu'il concevait très mal que l'Exécutf ait choisi de dissoudre le Conseil Electoral Provisoire (CEP) présideé par Gaillot Dorsinvil, alors que la lumière n'a pas été faite autour des accusations dont il fait l'objet.

De graves accusations de corruption, de concussion et de fraudes électorales pèsent contre des membres du CEP, dont son président,  Gaillot Dorsinvil.

La porte-parole du RNDDH, Marie Yolène Gilles a fait savoir que dissoudre le CEP dans ces conditions, c'est accepter que tous les conseillers aient été impliqués dans les cas de fraudes électorales et de perception de pots de vin et accepter le fait que nombre d'entre eux ne veulent pas rendre compte de leurs actions par devant les instances judiciaires.

Pour Marie Yolène Gilles, l'Exécutif aurait dû prendre des mesures conservatoires à l'encontre des conseillers incriminés en attendant les résultats de l'enquête conduite sur ce dossier  par une commisson sénatoriale.

Elle dénonce le fait qu'en dépit de toutes les dénonciations, des institutions étatiques  l'ULCC (Unité de lutte Contre La Corruption) qui sont censé mener des enquêtes sur les crimes économiques et financiers affichent un laxisme qui provoque des questionements sur leur rôle effectif.

Le RNDDH appelle les autorités à s'accorder sur la marche à suivre, sur a base des législations en vigueur, de manière à ce que toute la lumière soit faite sur les faits reprochés aux ancien conseillers électoraux et demande que l'action publique soit mise en mouvement contre tous ceux qui sont impliqués dans les actes répréhensibles imputés au conseil électoral qu'a présidé M. Gaillot Dorsinvil.

Pour Marie Yolène Gilles, ce serait un signal clair de leur volonté de combattre l'impunité dans le pays.


Selon plusieurs personnalités très crédibles, poursuivre les membres du  Conseil électoral dissous pourrait déboucher sur de graves réalités suceptibles d'embarrasser non seulement des candidats des dernières élections qui ont bénéficié de faveurs, mais encore des secteurs de la communauté internationale
qui ont influencé ou même dicter des résultats.

Haïti assure la presidence du conseil permanent de l’Organisation des Etats Américains: un spécialiste en relations internationales appelle  les dirigeants haïtiens qui ont participé au sommet de la CELAC en décembre dernier à éviter toute situation de conflit

Port-au-Prince, le 5 janvier 2012 - (AHP) - Haiti assure depuis le 4 janvier, la présidence du conseil permanent de l’Organisation des Etats Américains (OEA) et ce, pour les 4 prochains mois.

Ady Jean Gardy qui est le chef de cabinet du ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe a fait savoir que cette position va entre autres permettre au pays de renforcer le processus d’intégration régionale et continuer de faire ressortir la nouvelle dynamique impulsée par le ministère dans le cadre de la diplomatie des affaires.

M. Jean Gardy informe que des instructions ont été en ce sens passées au représentant permanent d’Haïti à l’OEA, l’ambassadeur Duly Brutus.

Le chancelier Laurent Lamothe a également rappelé à l’ambassadeur Brutus l’importance d’insister sur le fait que le pays est actuellement ouvert à l’investissement international en particulier à ceux de ses alliés de l’OEA, a indiqué le chef de cabinet.


Le ministre Lamothe a également profité de l’accession d’Haïti à la tête du conseil permanent de l’OEA pour insister sur la volonté du gouvernement de participer à la gouvernance mondiale et d'apporter des changements dans le fonctionnement de certaines de ces institutions internationales.

Haiti est également disposée à continuer d’accorder son assistance aux pays latino-américains comme aux temps d’Alexandre Pétion et de Sinon Bolivar et plus récemment comme elle l’a fait en fournnissant, en novembre dernier, un don de 1un million et demi de vaccins à l’Equateur pour lui permettre d’éliminer une épidémie de sarampions qui menaçait des milleirs de petits équatoriens, rapporte Ady Jean Gardy.

Une note de presse du ministère des affaires étrangères informe que les 14 et 15 avril prochain, le ministre Lamothe va s’entretenir avec ses homologues et les représentants des parlements de l’OEA lors du sommet des chefs d’Etats de l’Amérique qui aura lieu à Carthagène (Colombie) et que le président Michel Martelly sera appelé à prendre la parole au cours d’une séance protocolaire en mars prochain.

Le spécialiste en relations internationales, Kurdy Larêche estime que c’est un privilège pour Haïti d’occuper la présidence du conseil permanent de l’OEA.

Selon lui, le pays aura l’avantage de faire valoir ses potentiels de développement et de leadership aux yeux des autres Etats de l’Emisphère.

M. Larêche appelle toutefois les dirigeants haïtiens qui ont participé au sommet de la CELAC en décembre dernier à éviter toute situation de conflit étant donné, a-t-il fait remarquer, que la logique anti-OEA était à la base de la création de cette communauté d'Etats latino-américains.



Le premier ministre se prononce sur un ensemble de dossier d'intérêt national dont la nationalité érangère présumée du président Martelly et de membres du gouvernement

Port-au-Prince
s, le 5 janvier 2012- (AHP) - Le premier ministre Garry Conille a fait le point jeudi sur plusieurs dossiers importants notamment celui de la nationalité érangère présumée des membres du gouvernement, la publication de la version corrigée de la constitution amendée et la construction du prochain palais législatif.

Le chef du gouvernement s'exprimait  en marge d'une rencontre au parlement avec les président ds deux chambres autour de ce dernier point.


Pour ce qui est de la nationalité étrangère présumée du chef de l'Etat et d'au moins 3 membres du gouvernement, Garry Conille a  fait savoir qu'il n'a aucne raison de douter que le président Martelly ait quoique ce soit à se repprocher, pas plus  que les autres membres pointés du doigt par le sénateur Moïse Jean Charles.

Ce dernier affirme détenir des évidences que le président Martelly ainsi que que 3 membres du gouvernement ont au moins une double citoyenneté.

Le premier ministre a fait savoir que Michel Martelly a franchi toutes les étapes lors de la ratification de sa candidature à la présidence d'Haiti. "Aujourd'hui, je n'ai aucune raison de douter de la citoyenneté du président", a-t-il indiqué.


Pour ce qui le concerne parsonnelement, il affirme n'avoir jamais renoncé à sa nationalité et dit attendre que le sénateur fasse la preuve de ses allégations qu'il considère comme des rumeurs alors qu'il y a des dossiers importants sur lesquels il faut plancher.

En ce qui concerne la publication de la version corrigée de l'amendement de la constitution, Garry Conille a dit comprendre que le président Martelly choisisse de consulter plusieurs secteurs avant de prendre la décision qui, dit-il, ira dans l'intérêt de la patrie.

C'est une prérogative du chef de l'Etat de plublier l'amendement constitutionnel mais il faut comprendre que le chef de l'Etat veuille prendre une décision dans l'intérêt supérieur du pays, a-t-il dit, ajoutant qu'il ne croit pas toutefois que Michel Martely va revenir sur sa promesse de publier le texte corrigé.

En ce qui le concerne personellement il dit croire que le pays est prêt à accueillir un Conseil Electoral permanent et que la disapora, qui envoie plus de 1.4 milliard de dollars US de transfert dans le pays, ne peut plus attendre de bénéficier des avantages de la constutution amendée.

Pour ce qui est du fonctionnement de l'appareil judiciaire, Garry Conille reconnait qu'il y a beaucoup à faire. Il y a des réformes de fond qui doivent être opérées et nous recherchons la meilleure formule pour le faire, a-t-il fait savoir.

Nous sommes dans un processus de renforcement de l'Etat de droit et de construction démocratique, a dit Gary Conille qui  a renouvelé son engagement à aider à la création d'un Etat de droit au bénéfice de la population.

En ce qui concerne la construction prochaine du palais législatif, le premier ministre affirme que les parlementaires seront des acteurs privilégié voire les maitres d'oeuvre du projet.

Il informe que les présidents des deux chambres se sont engagés à poursuivre les discussions au parlement et qu'ils en discuteront avec l'unité technique de la primature travaillant sur la reconstruction du pays.

Le chef du gouvernement a redit que la reconstruction des édifficices publics débutera avec le palais législatif en raison de sa valeur symbolique.

Le vice-président de l'Assemblée nationale, Sorel Jacinthe a lui aussi exprimé sa volonté de voir les parlementaires s'impliquer dans le processus de reconstruction du palais législatif.


Insistant sur le fait que les professionnels haïtiens ne devraient pas être mis au rancart, il a informé que c'est une firme dominicaine qui a présenté la maquette de ce que devrait être le prochain siège du parlement.


Séisme de 5.3 de magnitude jeudi matin en République dominicaine: nouvelle réplique de 4.1   dans l'après-midi à San José de Ocoa

Santo-Domingo, le 5 janvier 2012 - (AHP) - Une nouvelle réplique a été enregistrée jeudi en fin d'après-midi ( 6:04 minutes, heure locale), à San José d'Ocoa, d'une magnitude de de 4.1 sur l'échelle Ritcher, sans qu'on enregistre de nouveaux dommages, a informé l'Institut de Sismologie par le biais du Comité National d'Urgence, COE.

Le réseau de communications de la croix rouge n'a pas rapporté de nouveaux  dommages , mais  a informé que le processus d'évaluation de la situation se poursuit, tout en demandant  à la population de « maintenir actifs leurs plans familiaux d'urgence et d'être attentifs aux informations des institutions compétentes».

15 répliques de moindre importance ont été enregistrées dans la journée, suite au séisme de magnitude 5,3 sur l'échelle de Richter ayant secoué tôt dans la matinée la République dominicaine, provoquant un vent de panique parmi la population, tout en causant quelques dégâts.


 Le Ministère de l'Éducation  a informé que trois écoles et le bâtiment  logeant le district scolaire 03-03, de San José d'Ocoa,  présentent des fissures dans les parois.

Le séisme  a causé des fissures dans plusieurs autres bâtiments notamment celui abritant l'association pour le développement de Ocoa (ADESCO). Des églises et des restaurants sont également  fissurés.

A San Joé de Ocoa, des dizaines de personnes effrayées et paniquées, étaient descendues dans les rues jeudi matin.
 
 Pour eviter la paralysie des activités qui seront reprises mardi dans les écoles, le Ministère de l'Éducation enverra des équipes réparer les dommages enregistré


De son coté, le directeur de l'institut sismologique de l'Université autonome de Santo Domingo, Eugenio Polance, a lancé un appel au calme à la population, précisant que les répliques pourraient durer un certain temps. Il ajoute qu'il n'y a aucune possibilité qu'un tsunami se produise.

La secousse tellurique a également été ressentie dans plusieurs régions d'Haïti, notamment l'Artibonite, le Plateau central et l'Ouest.

L'Ingénieur Dieusel Anglade, directeur du Bureau des Mines et de l'Energie a demandé à la population haïtienne de ne pas s'affoler, expliquant que la secousse ressentie en Haïti se doit à la proximiité du pays avec la République dominicaine.

Le seisme en République dominicaine ne signifie nullement qu'un nouveau tremblement de terre doive se produitre en Haïti, a-il fait savoir.

Mais le fait que ce séisme survienne à quelques jours du 2ème anniversaire du séisme meurtrier de janvier 2010, contribue à
jeter la panique parmi la population haïtienne.

Le canaval national 2012 (les 3 jours gras) sera organisé très probablement aux Cayes

Les Cayes, le 5 janvier 2012- (AHP) - Une délégation gouvernementale conduite par la ministre du tourisme Stéphanie Villedrouin Balmir s'est rendue mercredi aux cayes en vue de pocéder à une évaluation de terrain dans la perspective de l'organisation du carnaval national dans cette ville.

Le carnaval national se déroulera du 19 au 21 février.


Cette visite a été organisée à l'initiative du délégué départemental, l'ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné.
La secrétaire d'Etat au patrimoine Elsa Baussan qui a également pris part à la visite, a fait savoir qu'un rapport sera remis au chef de l'Etat, de manière à ce que la meilleure décision soient prise.

Par ailleurs, dans  une note de presse, la mairie de  Port-au-Prince demande aux acteurs concernés de respecter la mémoire des victimes du tremblement de terre de janvier 2010, en suivant les directives qui veulent que les festivités pré-carnavalesques débutent le dimanche 15 janvier.

Les médias, les bandes à pied et les groupes musicaux sont tenus de s'abstenir de toute activité pré-carnavalesque à Port-au-Prince avant cette date.
Le Gouvernement américain fournit des équipements de réponse
aux désastres aux autorités de la Protection Civile haïtienne
 
Port-au-Prince, Haïti - Aujourd'hui, le gouvernement américain a remis aux autorités haïtiennes douze (12) bateaux, quatre (4) véhicules utilitaires et 11.000 appareils de radio à manivelle dans le cadre du partenariat du gouvernement américain avec le gouvernement haïtien et son organisme de gestion des risques et des désastres, la  Direction de la Protection Civile (DPC).    Ce don a été effectué dans le cadre des efforts du gouvernement américain pour renforcer la capacité de la DPC à se préparer et à réagir en cas de catastrophes naturelles.
 
Le Général de l’Armée de l’Air des Etats-Unis, Douglas M. Fraser, Commandant du Commandement Sud des Forces Armées des Etats-Unis (SOUTHCOM), a présenté le matériel au nom du gouvernement américain et a déclaré «Ce matériel est la preuve tangible du long partenariat entre les Etats-Unis et Haiti, et améliorera davantage le progrès considérable que la Direction de la Protection Civile a accompli en augmentant sa capacité de gestion des risques et des désastres».
 
En mettant l’accent sur le plan de son Ministère pour la gestion des risques et des désastres, le Ministre haïtien Thierry Mayard-Paul a affirmé: «Avec ces équipements, nous, le gouvernement haïtien, serons mieux en mesure de réagir pour aider le peuple haïtien en cas de besoin».
 
Le Premier Ministre Garry Conille, également président du système national haïtien de gestion souligné l’importance de disposer d’une capacité de réaction, et a soutenu que  «Cette initiative permettra à Haiti de mieux se préparer en cas d'éventuelles catastrophes".
 
Le Département américain de la Défense finance plus de 30 millions de dollars en projets de construction à travers Haïti, pour la construction de neuf (9) Centres d'Opérations d'Urgence (COU) et entrepôts de matériels de secours d’urgence; huit (8) écoles; huit (8) centres communautaires, six (6) cliniques médicales et quatorze (14) casernes de pompiers. Le Centre de Commandement d’Ingénierie Maritime (The Naval Facilities Engineering Command) a délégué un officier pour superviser la construction de ces projets. Ces projets et les dons d'équipements renforcent les réseaux haïtiens de gestion des risques et des désastres, et  aideront à faire d'Haïti un endroit plus sécuritaire. La cérémonie a eu lieu au Centre d’Opérations d’Urgence (COU), construit en Mars 2011, laquelle est utilisée par le gouvernement haïtien comme le siège principal du Centre National d'Opérations d'Urgence.

Nouvelles du 4 janvier 2012
Le sénateur Moïse Jean-Charles affirme disposer de preuves selon lesquelles le président Martelly et  3 membres du gouvernement sont des ressortissants étrangers


Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 (AHP) -
Le sénateur Moïse Jean-Charles, initiateur de la commission sénatoriale chargée d'enqueter sur la citoyenneté étrangère présumée des membres du gouvernement a fait savoir mercredi, que suivant les éléments de preuve dont il  dispose, le président Michel Martelly, 3 ministres et un sécrétaire d'Etat ont au moins la citoyenneté étrangère.


Selon le parlementaires, ces éléments de preuves ne sont pas que des soupçons. La chambre des députés se verra bientôt obligée de faire la mise en accusation des personnes concernées pour permettre au Sénat de se transformer en haute cour de justice afin de les juger.

Interrogé sur l'identité des ministres et du secrétaire d'Etat concernés, le parlementaire a indiqué qu'au moment opportun, il enlèvera le voile sur l'identité de ces personnes mais pour l'instant, il exprime le souhait qu'on demande des explications aux ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe,  du tourisme Stéphanie Vildrouin Balmir et au secrétaire d'Etat de  l'intérieur Georges Racine.

Selon Moïse Jean-Charles, la Bolivie, le Canada, l'Italie et les Etats Unis sont les pays dont ces hauts fonctionaires de l'Etat haïtien seraient les ressortissants.

Le sénateur Jean-Charles a également fait savoir qu'il va demander au président du Sénat de convoquer les membres de la commission qui n'a organisé aucune réunion  depuis sa formation depuis environ 2 mois.

"Mes collègues parklementaires, membres de la commission, sont actuellement devant un fait accompli. Ils ne pourront pas faire marche-arrière même s'ils sont des amis personnels du chef de l'Etat.

Des organisations de droits humains questionnent l'efficacité et l'honnêteté de la "commission indépendante d'experts" devant faire le jour sur des grands dossiers de justice

Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 (AHP) - Des organisations de droits humains se sont declarées pessimistes quant aux résultats de la commission mise sur pied cette semaine par le ministre de la justice pour faire le point sur sur des cas d'assassinat remontant à plus de 10 ans.

Un communiqué de presse daté du 3 janvier et portant la signature du ministre Pierre Michel Brunache, annonce la mise sur pied d'une commission indépendante d'experts devant travailler sur les grands dossiers de justice et faire la lumière sur plusieurs cas d'assassinat depuis celui du journaliste Jean Léopold Dominique en avril 2000 jusqu'à celui de Guito Toussaint l'an dernier.

Pour le secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Me Renan Hedouville, il s'agit d'une commission supplémentaire. Il exprime des doutes sur la lattitude dont elle disposera pour mener en toute indépendance ses enquêtes.

Selon le rsponsable du CARLI, le mieux que les autorités judiciaires puissent faire si réellement elle veulent faire le point sur ces cas d'assassinait, c'est garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux autres pouvoirs et donner aux juges d'instruction les moyens devant leur permettre de mener à terme leurs enquêtes.

C'est également l'avis de la secrétaire exécutive de la commission épiscopale justice et paix (JILAP). Une commission de plus ne permettra pas à la justice de faire le point sur les cas d'assissinat si les juges d'instruction ne disposent pas de moyens pour aller jusqu'au bout de leur travail, estime Jocelyne Colas.

Elle rappelle que l'histoire du pays regorge de commissions qui, dit-elle, n'ont pas réellement permis d'avancer sur les dossiers pour lequels elles ont été constituées. D'ailleurs, fait-elle remarquer, le plus souvent l'Etat haïtien ne fait aucun cas de leurs recommandations.

Chaque fois qu'on met en place de telles commissions c'est dans le but de les faire passer à côté de la réalité et empêcher que les parents des victimes obtiennent justice et réparation, estime Jocelyne Colas.

Affaire Bélizaire: Début ce vendredi des séances d'audition de personnalités susceptibles d'y apporter des éclaircissement

Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 (AHP) - Le président de la commission spéciale d'enquête et de suivi, chargée à la chambre basse, du dossier Arnel Bélizaire, a informé mercredi qu'à partir de ce vendredi débuteront les séances d'audition de personnalités susceptibles d'y apporter des éclaircissement.

Deputé en fonction, Arnel Belizaire avait été arrêté puis brièvement incarcéré, malgré son immunité au pénitencier national, alors qu'il rentrait d'une mission officielle à Paris.

Plusieurs responsables du gouvernement avaient été accusés d'implication dans cette arrestation. Mais , seuls le ministre de la justice et le commissaire du gouvernement d'alors rspectivement Josué Pierre-Louis et Félix Léger ont fait les frais de l'acte arbitraire, en perdant leur poste


Le député de la circonscription de Léogane, Me Danton Léger a informé que les correspondances ont déjà été acheminées à toutes personnes concernées.

Il a  cité entre autres, le député Bélizaire, le directeur central de la police judiciaire Godson Aurélus, les anciens commissaires du gouvernement Lionel Bourgouin et Félix Léger,les employés de sureté de l'aéroport qui avaient accusé le ministre de l'intérieur
Thierry Marard-Paul, de les avoir violentés,  l'ancien ministre de la justice Josué Pierre Louis, la doyenne du tribunal civil de Port-au-Prince Joceyne Casimir et le ministre de la justice Michel Brunache.

Michel Brunahe,a-t-il souligné, sera auditionné à titre d'ex-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, poste qu'il occupait au moment de l'arrestation de l'élu de Delmas/Tabarre et aussi comme ministre "de fait" de la justice. Il rappelle que, suivant une résolution de la chambre basse, les députés ne reconnaissent plus l'autorité de M. Brunache.

Pour Jean Danton Léger, les députés enquêteurs utiliseront le rapport de la commission sénatoriale qui avait déjà enquêté sur le dossier.

Le parlementaire a fait savoir que les membres du gouvernement invités à répondre aux questions des enquêteurs seront obligés de coopérer. Le gouvernement étant l'émanation du parlement, s'ils ne répondent pas à nos invitations nous prendrons les mesures nécessaires, a-t-il prévenu.

Le président de la chambre basse Sorel Jacinthe rappelle lui aussi que le dossier Bélizaire sera bel et bien débattu à la prochaine session parlementaire.

Il a également cité  d'autres dossiers qui y seront traités notamment celui relatif à la mort du député Dionald Polyte.


Le vice-président de l'assemblée nationale a reconnu une fois de plus que le bilan de la dernière session parlementaire a été très maigres pour ce qui est du nombre de lois votées, mais sur le plan politique c'est un bilan très riche, a-t-il dit.



Des Haïtiens traumatisés à l'approche  du 2ème anniversaire du séisme de janvier 2010: le Directeur du bureau des mines et de l'Energie souligne  qu'il n'y a aucune relation de cause à effet entre un séisme et une date donnée


Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 - AHP) - De nombreux Haïtiens se disent traumatisés à l'approche du 2e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010, une catastrophe qui a causé la mort de plus de 300.000 personnes, particulièrement à Port-au-rince, Leogâne, Petit-Goâve et Jacmel

Pour beaucoup  d'entre eux, le pire est que les autorités n'ont adopté aucune disposition pour limiter les dégâts si une autre catastrophe devait frapper le pays.

Ils ont dénoncé le fait que des constructions anarchiques se sont poursuivies ces deux dernières années comme si rien ne s'était passé. Et dans la plupart des cas, les gens reconstruisent au même endroit où se trouvaient leurs maisons détruites par le tremblement de terre.

" Ils reconstruisent au même endroit et avec des matériaux de mauvaise qualité réccupérés pour une bonne partie dans les décombres, sans en être empêches par les autorites incapables de leur offrir mieux,  a dénoncé un jeune ingénieur.
 
"Nous qui avons perdu des parents, , des amis et le fruit de toute une vie de travail. Nous qui avons passé des jours et des nuits sous les décombres, nous ne saurions oublier cette date, a déclaré  les yeux pleins de larmes, Agnès Pierre qui a perdu son mari et et 3 de ses 4 enfants. Tout comme plusieurs autres personnes, elle redoute le 2ème aniversaire du séisme.

Pour sa part, le Directeur du bureau des mines et de l'Energie, L'Ing Dieuseul Anglade a fait savoir qu'il n'existe aucune relation de cause à effet entre une date donnée et un séisme.

"Il s'agit d'un phénomène aléatoire, dans ce sens que le séisme aurait pu se produire avant ou après le 12 janvier", a-t-il souligné.

L'Ing Anglade s'est réjoui de quelques progrès réalisés en matière de constructions sécuritaires, mais estime que le plus gros reste à faire. " Il y a lieu d'entreprendre une campagne intensive sur les comportements à adopter à en cas deséisme", a-t-il fait savoir.

Le Bureau des Mines et de l'Energie inaugure le 12 janvier 2012 un centre de données. Dieuseul Anglade évoque la nécessité de procéder à un micro zonage sismique et se felicite du fait que le pays sera bientôt doté d'un réseau de surveillance sismique.


Le chancelier dominicain furieux contre des considérations d'un journal canadien selon lesquelles la République dominicaine a changé sa politique de citoyenneté en y incluant, et de manière rétroactive, la discrimination contre les Haïtiens

Santo-Domingo,le 4 janvier 2012 - (AHP) - Le ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso a accusé mardi un journal canadien de vouloir dénaturer les relations qui existent entre Haïti et la République Dominicaine.
 
Dans un récent éditorial, le journal canadien "The Globe and Mail" estimait injuste que le gouvernement de Léonel Fernández refuse la citoyenneté dominicaine à des Dominicains d'origine haïtienne.

Le chancelier a estimé que les relations entre Haïti et son pays sont normales, harmonieuses et étroites. Ces relations profitent aussi, a-t-il dit, aux Haïtiens qui vivent et qui travaillent en République Dominicaine. Selon lui, ces derniers sont protégés en vertu des droits garanties par la constitution dominicaine.
 
Le chancelier dominicain a  envoyé une lettre au journal canadien dans laquelle il a fait savoir que l'annulation du document d'identification, notamment les actes de naissance des descendants d'Haïtiens nés sur le sol dominicain, ne pourrait être considérée comme une violation des engagements internationaux relatifs aux droits humains droits humains, si les personnes touchées ont droit à une autre nationalité.
 
Il affirme qu'on ne peut pas demander à la République Dominicaine d'assumer le poids humain et économique de la grave situation qui affecte Haïti, notamment les graves insuffisances qui affectent l'Etat civil haïtien.
 
Carlos Morales Troncoso a fait savoir que la République dominicaine est libre de choisir sa propre politique de citoyenneté et les règles de l'immigration dans les limites fixées par le droit international.

Il s'est élevé contre les accusations du journal canadien selon lesquelles la République dominicaine a changé sa politique de citoyenneté en y incluant, et de manière rétroactive, la discrimination contre les Haïtiens.

Nouvelles du 3 janvier 2012

Nouveau commissaire au Parquet de Port-au-prince après la démisssion ou le renvoi de Me Lionel Constant Bourgoin dans le dossier des membres du conseil electoral dissous

Port-au-Prince, le 3 janvier 2012 - (AHP) - Le Parquet de  Port-au-Prince a encore broyé son commissaire. Et cette fois c'est Me Lionel Constant Bourgoin qui affirme avoir démissionné samedi pour ne pas "pervertir la mission du commissaire du gouvernement et par refus d'être le bras armé d’un  pouvoir d’inspiration autoritaire soucieux d’établir son ordre" dans le dossier du conseil électoral provisoire recemment dissous.

Si le ministre de la justice évoque le renvoi du Me  Bourgoin, celui-ci affirme avoir lui-même démissionné suite à des pressions du pouvoir pour le porter à procéder à l'arrestation de l'ancien président et d'un membre  du CEP Gaillot Dorsinvil  et Ribel Pierre qui tentaient de quitter le pays.

C'est Me Jean Renel Sénatus qui a prêté serment mardi comme nouveau chef du Parquet de Port-au-Prince en remplacement de Me Bourgoin.

Ce dossier vient reveiller celui d'Arnel Belizaire , ce député en fonction arrêté malgré son immubnité le 27 octobre 2011et que les députés promettent de traiter à leur façon à l'occasion de la rentrée parlementaire la semaine prochaine.

Certains évoquent entre temps la malédiction du Parquet consideré comme un mangeur de commissaires. Ils rapellent que 4 s'y sont brûlés les ailes en l'espace de 6 mois.  

Me Harrycidas Auguste a été d'abord renvoyé suite à sa " participation" à l'interrogatoire musclé du prévenu Serge Démosthènes battu jusqu'à ce que mort s'en suive au commsariat de police de Petion-Ville.

 Sonel Jean-François révoqué  pour excès de zèle, après avoir convoqué et interrogé abusivement le minisre de l'ntérieur de René Préval, Paul Antoine Bien-Aimé, dans le cadre d'un pseudo scandale de corruption. Vint ensuite Félix Léger échaudé dans l'affaire Belizaire dont il a porte directement la responsablite de l'arrestation. 

Des étudiants de l'UEH s'élèvent contre la position de ceux qui réclament  une gestion autonome de l’Université Roi Henri Christophe à Caracol

Port-au-Prince, le 3 janvier 2012 - (AHP) - Des étudiants de l’université d’Etat d’Haïti ont dénoncé mardi la position d’un groupe de personnalités  qui réclament une gestion autonome de l’université Roi Henri Christophe dont  l’inauguration  est prévue le 12 janvier 2012, date du 2ème anniversaire du tremblement de terre qui a ravagé le pays et détruit la plupart de ses institutions scolaires et supérieures.

Des personnalités ont en effet signé une pétition dans laquelle elles recommandent  que l’université dont la construction à Caracol (nord) est financée par la République dominicaine soit dotée de ses propres organes de gestion.

Les étudiants de l’UEH à Port-au-Prince interrogés  par AHP ont rejeté cette proposition qu’ils qualifient  de suspecte, de manoeuvre politicienne et contraire  aux dispositions légales sur le rôle assigné à l’université d’Etat d’Haïti qui est  de gérer l’enseignement supérieur.
Tout en admettant que le rectorat ne peut pas s’enorgueillir d’une  gestion satisfaisante, ces étudiants  appellent les autorités de l’UEH à se mettre à la hauteur de leur tache afin de dissiper les doutes sur leurs capacités à gérer cette nouvelle entité de formation supérieure.

Aussi, ont-ils invité l’Etat central à  fournir à l’université les moyens nécessaires à son fonctionnement et à donner à cette institution sa vraie place dans la société.

Un étudiant en Anthro-Sociologie à la faculté d’Ethnologie estime que  les dirigeants haïtiens sont souvent de connivence avec d’autres secteurs qui piétinent  le prestige de l'Université, rappelant de nombreuses occasions où le principe de l’inviolabilité des espaces a été violé.

Le vice-recteur à la recherche de l’université d’état d’Haïti, Fritz Deshommes a récemment dénoncé une tentative de main mise dont l’université en construction à Caracol fait l’objet de la part de politiciens haïtiens et   dominicains. Il a fait savoir que le choix de la région Nord pour l’implantation de cette nouvelle entité de formation supérieure est venu  du rectorat.

Le fonctionnement de l'université d'État d'Haïti est encore  régi par le décret du 16 décembre 1960. Des dispositions de ce décret ont été abrogées par la Constitution  1987 qui attribue  à l'UEH le statut d'institution indépendante et  la mission de réaliser l'évaluation des demandes d'accréditation des universités privées.

Nouvelles du 29 décembre 2011

Les ressortissants dominicains, colombiens et panaméens n'auront plus besoin de visa pour rentrer en Haïti à partir du 10 janvier 2012 s'ils disposent d'un visa schengen, américain ou canadien

Port-au-Prince, le 29 décembre 2011 - (AHP) - Le gouvernement haïtien a annoncé jeudi qu'à partir du 10 janvier 2012 les ressortissants dominicains, colombiens et panaméens n'auront pas besoin d'un visa d'entrée pour visiter Haïti pourvu qu'ils disposent d'un visa schengen, américain ou canadien sur leur passeport valide.

Selon le ministre haïtien des affaires étrangère, Laurent Lamothe, cette décision a été adoptée en vue d'attirer les touristes et investisseurs en provenance de ces pays. Une mesure qui a été prise, a-t-dit, en collaboration avec les ministères de l'intérieur et du tourisme.

Les investisseurs panaméens, dominicains et colombiens auront, par cette mesure, une étape en moins à franchir pour venir en Haïti, a encore indiqué le ministre Laurent Lamothe.


A propos de la Colombie, le ministre  a fait remarquer qu'il n'y a pas d'ambassade d'Haïti dans ce pays alors que son  économie est en pleine expansion.

"Les colombiens qui désirent visiter Haïti pour faire du tourisme ou pour investir n'auront plus besoin d'aller au Panama pour avoir un visa haïtien, a soulgné le ministre Lamothe, expliquant que ce sont les présidents colombien et panaméen qui avaient récemment sollicité du gouvernement haïtien qu'il permette à leurs ressortissants de pouvoir visiter Haïti avec un visa Schengen, américain ou canadien.

Pour ceux-là qui n'ont pas ces visas, ils auront à payer 50 USD pour avoir un visa haïtien, a-t-il ajouté.

La ministre du tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin a quant à elle fait remarquer que depuis environ 2 ans, les ressortissants haïtiens qui ont sur leur passeport un visa schengen, américain ou canadien n'ont pas besoin de visa dominicain pour se rendre  en République dominicaine. Une mesure qui, dit-elle, permet à nos vosins dominicains d'attirer une importante quantité de touristes haïtiens chez eux.

Mme Villedrouin a aussi informé que plusieurs dispositions sont en train d'être adoptées pour attirer les touristes et investisseurs dominicains vers Haïti. Elle fait mention d'une campagne de sensibilisation auprès de ces citoyens.

La commission d'Etat d'organisation de la composante militaire de la force publique remet un premier rapport au président Michel Martelly: la coordination des militaires démobilisés presse le chef de l'Etat de matérialiser cette promesse de campagne et affirment que l'armée sera remobilisée de gré ou de force
Port-au-Prince, le 29 décembre 2011 - (AHP) - La commission d'Etat d'organisation de la composante militaire de la force publique a remis au président Michel Martelly un premier rapport préliminaire sur le travail efectué depuis sa constitution le mois dernier.

L'historien Georges Michel, membre de ladite commission a fait savoir que dans ce  rapport préliminaire, les commissionnaires ont fait état des différentes étapes à franchir en vue de la mise sur pied de la nouvelle force militaire haïtienne.


Le professeur Michel, qui s'est refusé à fournir des détails sur le contenu du rapport, a fait savoir que c'est au chef de l'Etat qu'il revient d'en informer la nation dans le discours qu'il aura à prononcer le 1er janvier prochain, à l'occasion de la célébration du 208e anniversaire de l'indépendance d'Haïti.


Un deuxième rapport préliminaire devrait être soumis au chef de l'Etat avant la remise du rapport final en mai 2012, a informé Georges Michel qui affirme que la commission travaille nuit et jour en vue de rester dans le délai de 6 mois qui lui a été imparti et qui expire en mai prochain.


La commission va maintenant rencontrer les différents acteurs de la société notamment les églises, le parlement, le secteur des affaires et même des diplomates dans le cadre de la deuxième phase de sa mission. Les discussions, une fois synthétisées, seront envoyées au chef de l'Etat dans un deuxième rapport préliminaire pour l'informer de l'évolution du travail de la commisson, a ajouté Georges Michel.


Une fois le rapport final remis, il reviendra au president Martelly de materialiser sa promesse de reconstituer l'Armée, une nitiative que certains pays dont les Etats-unis et le Canada ne semblent pas partager, optant de préférence pour le renforcement de la police nationale, compte tenu du passif de l'ancienne armée  dissoute en 1995 et la pénurie de moyens financiers, suite au seisme devastateur de janvier 2010.


Cependant, la coordination des militaires démobilisés des forces armées d'Haïti (Conamid'h) appelle le président Michel Martelly à rester attaché à sa volonté, exprimée notamment lors de sa campagne électorale, de remettre sur pied l'armée d'Haïti.

Selon David Dormé et Jean Fednel Lafalaise, respectivement coordonnateur et secrétaire générale de la Conamid'h, il y a des gens dans l'entourage du chef de l'Etat et qui ne veulent pas que les forces armées d'haïti soient remobilisees: ce sont  des traîtres et des magouilleurs qui ont des intérêts dans la présence des soldats onusiens sur le sol haïtien qui ne veulent pas le retour de l'armée.

David Dormé et Jean Fednel Lafalaise ont fait savoir qu'il y a aussi des étrangers, ceux-là même, disent-ils, qui étaient derrière la dissolution des forces armées, qui tentent aujourd'hui de dissuader le président Martelly de reconstituer l'armée.


L'Armée sera rétablie de gré ou de force, et ceux, étrangers ou Haïtiens, qui s'aviseront de se mettre en travers de cette démarche, doivent s'attendre à en subir les conséquences, ont-ils averti.


Pour attirer les investisseurs, Haïti a besoin de ses propres forces armées pour sécuriser les vies et les biens des citoyens, croient encore  savoir les deux hommes.


Nouvelles du 28 décembre 2011
Une douzaine d'organisations annoncent une marche le 11 janvier pour aboutir devant le parlement en vue de présenter aux parlementaires un cahier de charges national sur la problématique de la terre et du logement décent en Haiti

Port-au-Prince, le 28 décembre 2011 – (AHP) –Une douzaine d'organisations socio-profesionnelles et paysannes réunies au sein de la plateforme "Je nan Je" (les yeux dans les yeux)  annoncent une marche à Port-au-Prince,  qui devrait réunir  environ 10 mille personnes des 10 départements géographiques du pays pour aller soumettre aux parlementaires un cahier de charges national élaboré sur la problématique de la terre et du logement décent en Haiti.

Baptisée « En route vers le Parlement », cette marche qui se déroulera à la veille du 2ème anniversaire du séisme meurtrier du 12 janvier 2010, vise entre autres à dénoncer le fait que 2 ans après le séisme, environ 600 mille personnes vivent toujours sous des tentes, dans des conditions inhumaines, alors que des acteurs engagés dans le processus de réponses aux urgences post-séisme, affirment avoir déjà dépensé plus de 4 milliards de dollars américains dans le cadre de leur travail en Haiti.
La marche a aussi pour objectif de rappeler aux autorités étatiques qu’il est de leur devoir de garantir le droit au logement décent à chaque citoyen haïtien, comme le prescrit la Constitution de 1987, en son article 22, ainsi que des chartes et conventions signées par Haïti, sensibiliser les parlementaires sur la nécessité de renforcer le cadre légal régissant la question foncière en Haiti.

Les participants entendent également exiger des responsables gouvernementaux et autres acteurs impliqués dans le processus de reconstruction d’Haiti qu'ils rendent compte à la population sur la gestion des fonds reçus et dépensés jusqu’à date.


La marcche devrait partir du Carrefour Nazon, longer la Rue Alix-Roy, le  Bois Verna, le Champs de Mars et aboutir devant le Parlement au  Bicentenaire.

La Plateforme Je nan Je comprend des organisations comme ActionAid Haiti, l'Association des paysans de Vallue (APV), la Coalition régionale des organisations du Sud-Est (Kros), la Coordination pour des actions en santé et le développement d’Haïti (COSADH), Fanm deside, la coordination nationale des femms paysannes  (KONAFAP); le Konbit paysan de la Grande-anse (KPGA), le Mouvement des paysans de Papaye (MPP) ; Mouvman peyizan nasyonal pou konbit peyizan Papay (MPNKP), la Plate-forme des organisations de la zone métropolitaine de Port-au-Prince (COZPAM), le Réseau national haïtien pour la souveraineté et la sécurité alimentaire (RENHASSA).


Les rapports de deux instances de l'ONU sur les violations de droits humains commises par la PNH jugés hypocrites et discriminatoires

Port-au-Prince, le 28 décembre 2011 – (AHP) – Le responsable de la Direction Départementale de l’Ouest DDO) de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Michel-Ange Gédéon a réagi mercredi suite à la publication de deux rapports des Nations Unies épinglant la PNH, en accusant certains de ses membrs de s'être rendus coupables de graves violations de droits de l'homme.

Le haut-commissariat des Nations Unies pour les droits humains et le bureau des droits humains de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) ont  publié chacun un rapport faisant état d’actes de mauvaise conduite dont les policiers haïtiens se sont rendus coupables ces deux dernières années.

Pour le responsable de la DDO, ces rapports ne sont pas une surprise, car les organisations de la société civile haïtienne, notamment de droits humains n'ont jamais râté une occasion pour dénoncer pareils actes.

Néanmoins, le commissaire a souligné ce qu'il appelle "l’attitude positive et responsable des hauts-gradés de la PNH" qui prennent toujours  a-t-il dit, des mesures adéquates pour  sanctionner les agents qui se  rendent coupables d’actes répréhensibles.

Il n’y a jamais  d’impunité pour ce genre de cas, a-t-il fait savoir.


De 1996 à nos jours, plusieurs mesures ont été adoptées pour permettre aux agents de la PNH d’avoir un meilleur comportement vis-à-vis des personnes qu’ils sont censé servir et protéger, a-t-il dit, affirmant que les cas de violence sont moins nombreux ces dernières années.

Le secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville a lui aussi denoncé les actes de violence commis ces dernières années par des agents de la PNH. Il a rappelé entre autres le cas du prévenu Serge Démosthène torturé à mort dans un commissariat de Pétion-ville.

Selon lui, les droits humains doivent être au centre des débats dans le processus de reconstruction du pays.


Mais, s'est-il empressé d'ajouter:  pour ce qui est des violations de droits humains en Haïti, les policiers haïtiens ne sont pas les seuls à pointer du doigt. Renan Hédouville rappelle  que les casques bleus de la MINUSTAH sont aussi des violateurs de droits humains.

Il a cité entre autres, le cas d’un jeune garçon violé par cinq casques bleus uruguayens à Port-Salut et d’un récent cas de bastonnade dont trois jeunes ont été victimes de la part d’une patrouille nocturne brésilienne de la Minustah. 

Sans vouloir commenter les mécanismes d’élaboration de ces rapports, Renan Hédouville estime que la communauté internationale ne devrait pas fermer les yeux sur les actes reprehensibles commis par de nombreux  casques bleus présents sur le sol haïtien.

Pour beaucoup d'autres secteurs, les auteurs des rapports des deux instances de l'ONU, pour les rendre crédibles et sérieux, devraient d'abord faire le ménage à la maison, faire etat des graves exactions dont les agents de la MINUSTAH sont accusés d'avoir commises,  dont des sévices corporels et des abus sexuels, au lieu de chercher à les occulter.


Le directeur départemental de l’ouest de la PNH fait etat d'une baisse des cas de meurtres dans le département de l'Ouest pour le mois de décembre par rapport à l’année dernière

Port-au-Prince, le 28 décembre 2011 – (AHP) – Le directeur départemental de l’ouest de la PNH (Police Nationale d’Haïti), Michel-Ange Gédéon, a fait état mercredi d’une baisse considérable des cas de meurtre dans le département de l'Ouest pour ce mois de décembre par rapport à l’année dernière.

A pareille heure en 2010, ont était à 74 tués par balle pour le seul mois de décembre alors que cette année et à quelques jours de la fin du mois, on en est  à 27 cas dont un policier et 4 bandits tués dans des affrontements avec les forces de l’ordre.

Cette performance, a-t-il dit, est due à la détermination des policiers de mettre les bandits hors d’état de nuire, notamment grâce au renforcement des mesures de sécurité adoptées par les responsables de l’institution policière.

Il reste toutefois  beaucoup à faire, reconnait Michel-Ange Gédéon qui a fait état de 31 policiers tués cette année dans le pays.

Une rencontre s’est d’ailleurs tenue ce mercredi à la DDO entre le commissaire Gédéon et les responsables de plusieurs commissariats de la juridiction en vue entre autres d’évaluer la situation sécuritaire de la zone métropolitaine de Port-au-Prince et faire le point sur les perspectives pour la prochaine année, a informé M. Gédéon.

Le responsable du commissariat de la Croix-des-Bouquets, Cadostin Marc-André a informé pour sa part de l’arrestation d’un redoutable kidnappeur nommé Beaugé Johnny.

L'individu a été appréhendé ce mercredi à Santo 17 en compagnie de 2 autres personnes.
Selon lui,  Johnny Beauge  pourrait être impliqué dans plusieurs cas d’enlèvement dans sa juridiction.

Il a aussi fait état d’une quinzaine d’interpellations effectuées pour le mois de décembre dans la commune de Croix-des-Bouquets dans le cadre de l’opération baptisée « Noël » mise en place pour cette fin d’année.


Nouvelles du 27 décembre 2011

L'année 2011, l'année du retour en Haïti, selon le politologue Mozart Déronette

Port-au-Prince, le 27 décembre 2011 - (AHP) -Le politologue Mozart Deronette a qualifié mardi l’année 2011 qui tire à sa fin « d’année du retour » sur le plan politique en Haïti.

Il estime que  les événements les plus marquants sont "l’élection de Michel Martelly à la présidence d'Haïti, le retour au pays de l'ancien dictateurJean Claude Duvalier et celui de l'ancien president Jean Bertrand Aristide, après respectivement 25 ans et 7 ans d'exil.

Baby Doc a été chassé par la population en fevrier 1986, alors que le president  constitutionnel Jean Bertrand Aristide a plutôt été conraint de quitter le pays par des secteurs de la commanauté internationale
suite à des mouvements violents declenchés par des paramilitaires.

Ces differents retours considérés dans leur contexte ont joué un rôle important dans la vie politique du pays, selon M. Déronette qui estime que l’accession de l’ancien chanteur à la présidence haïtienne est ce qu’il appelle « le retour de  la droite au pouvoir ».
 
L’autre aspect de l’élection de Martelly est qu’il ne faut pas négliger, selon lui,  le rôle qu’a joué la communauté internationale notamment par le biais de l’OEA « qui a imposé ses choix en désignant les compétiteurs du second tour sans que les résultats du premier tour n’aient été présentés en chiffres ».

L’analyste croit bon de signaler le comportement abusif du président Martelly qui, affirme-t-il, a tenté de diriger seul, après l’échec de son premier premier ministre désigné, Daniel Rouzier, au parlement. Il en veut pour preuve les activités baptisées semaines de l’agriculture, de technologie, de la gouvernance, etc. qu’il a organisées de façon unilaterale.

Faisant remarquer que l’année 2011 a été celle de l’instabilité politique, M. Deronett estime que le chef de l’état manque de légitimité sociale quoi qu’il bénéficie d’une légitimité populaire. Cette légitimité sociale doit se traduire par une sorte de complicité avec tous les secteurs, en plus de se faire accepter comme président, a souligné M Deronett.

Le politologue considère que l’arrestation suivie de la brève incarcération du député Arnel Bélizaire le 27 octobre dernier est un événement qui a non seulement marqué négativement  les premiers mois au pouvoir de Michel Martelly mais qui influencera tout le quinquennat du président, sans oublier les différentes altercations avec la presse qui ont cessé après le tollé fait autour de l'affaire Belizaire .


 Il fait remarquer le suspense entretenue autour de cette question, en attendant le mot de la chambre des députés en vacances jusqu’au 9 janvier et estime que le chef de l’Etat devrait trouver une formule pour désamorcer une nouvelle crise.

Outre ce dossier qui devrait marquer les premiers jours de 2012, la question de l’organisation des élections aura aussi une grande place dans la vie politique, soutient Mozart Deronette qui croit que tout n’est pas encore dit sur le nouveau  conseil électoral ni sur les mécanismes de sa mise en place.

Jean-Claude Duvalier est revenu soudainement le 16 janvier 2011 dans le pays pour se faire inculper entre autres  de  crimes contre l’humanité commis sous son régime.
L'ancien president à vie qui a  dans un premier temps ete mis en residence surveillée, circule desormais librement surtout depuis l'accession de Michel Martelly à la presidence, au point d'avoir pu se faire désigner parrain de la promotion sortante de la faculté de droit des Gonaïves.

Quant à l'ancien president Aristide très discret depuis son retour le 18 mars, il s'occupe, selon ses proches, de questions liées à l'Education, notamment à la faculté de médecine de la Fondation Docteur Aristide pour la democratie.

Mais son organisation politique Fanmi Lavalas dont il est aujourd'hui un conseiller, semble avoir été revigorée depuis son retour
, après avoir eté évincée abusivement du dernier processus électoral, sous le régime de René Préval.


Promesse du président Martelly de promulguer le texte corrigé de la constitution amendée: des hommes de lois divisés sur une telle opportunité

Port-au-Prince, le 27 décembre 2011 - (AHP) - Les juristes sont divisés sur la promesse  du chef de l'Etat de faire publier dans "Le Moniteur", la version corrigée de la constitution amendée. .

Lundi, le vice-président de l'Assemblée Nationale, Sorel Jacinthe, informait que le texte avait été paraphé par le président du Sénat Rodolphe Joazile et lui-même ainsi que par les  secrétaires des deux chambres, ouvrant ainsi la voie à sa promulgation par le chef de l'Etat dans le Journal oficiel Le Moniteur.

Le president Michel Martelly devrait avoir reçu le texte dans l'après-midi du 26 décembre.

Pour Me Aviol Fleurant, il s'agit là d'une bonne décision, rappelant que la loi constitutionnelle du 9 mai 2011 permettra au pays d'avancer  vers une meilleure vie politico-sociale. Il a mentionné la possibilité qu'offre la constitution amendée de mettre sur pied la cour constitutionnelle qui est la gardienne de la démocratie et de l'Etat de droit, puisqu'elle doit statuer sur la constitutionnalié des lois.

Il a aussi fait mention du Conseil Electoral Permanent dont la procédure de mise sur pied sera allégée. Dorénavant, dit-il, personne ne pourra prétexter de l'absence des collectivités locales pour mettre sur pied le CEP permanent, puisque les 9 membres de cette structure, qui aura à organiser les élections dans le pays, seront désignés par l'Exécutif, le Législatif et le Judiciaire à raison de 3 membres chacun.

Me Aviol Fleurant a rappelé que depuis l'adoption de la constitution de 1987 qui prévoyait la formation d'un CEP permanent, le pays a toujours connu des conseils provisoires.

Pour ceux qui pensent que ce n'est pas le président Michel Joseph Martelly qui aurait du faire publier le texte, le juriste a fait savoir que le chef de l'Etat n'était pas encore en fonction quand le texte de la constitution amendée a été voté au parlement.

La loi dit que le président sous le gouvernement duquel l'amendement a eu lieu ne peut en bénéficier mais il ne dit pas qu'il est de même pour le président qui a publié le texte.

"L'amendement a eu lieu sous Préval (René) préval en fonction de la théorie de la prise de date de la loi à partir de son adoption par les deux chambres", a dit Me Fleurant, ajoutant que Michel Martelly publiera l'amendement donnant ainsi effet à la nouvelle constitution.

Ce n'est pas l'avis de Me Camille Leblanc qui soutient que c'est le président Préval qui aurait dû faire publier le texte. Ce qu'il avait certes fait, reconnait le juriste qui rappelle néanmoins que le président Martelly avait rapporté le texte puisque celui publié dans le Moniteur n'était pas conforme à celui qui a été voté au parlement.

Il assimile ces accros, que des parlementaires ont appelé des erreurs matériels, à une tentative de coup-d'Etat perpétré contre la constitution et dénoncé une manoeuvre de l'ancien président René Préval avec la complicité de quelques parlementaires. L'homme de loi a dit également regretter que les coupales n'aient pas été punis.

Pour lui, la publication par le président Martelly de la version dite corrigée de la constitution amendée sera une grossière plaisenterie orchestrée par des autorités qui n'ont pas peur d'être ridiculisées.

Il a aussi dénoncé un groupe de parlementaires qu'il a appelés la bande à Lambert, du non d'un sénateur du Sud'Est Joseph Lambert qui est le chef d'un bloc parlementaire, qui dit-il, veulent s'accaparer les prochaines élections avec la complicité du président Martelly.

Pour plusieurs parlementaires si les Haïtiens font aujourd'hui face à un ensemble de problèmes de tous ordres, la faute ne peut en incomber qu'à l'ancien président Préval qui se croyait un politicien plus intelligent que tous et qui s'est évertué à rouler tout le monde et à détruire des structures politiques, au profit d'intérêts personnels.

Bresil, 6ème économie mondiale: une grande récompense  pour un pays qui a choisi de rompre avec les politiques néolibérales et reprendre des espaces de souveraineté, selon l'économiste Camille Charlmers
 
Port-au-Prince, le 27 décembre 2011 - (AHP) - Le secrétaire exécutif de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (Papda), Camille Charlmers, a salué mardi la performance de l'économie brésilienne qui a fait un bond de deux places, en devenant en 2011, la 6e économie mondiale, selon le dernier bilan du Center for Economics and Business Research (CEBR).

Pour M. Charlmers, il s'agit là d'une grande récompense  pour un pays qui a choisi de rompre avec les politiques néolibérales et dont les autorités sont entrées depuis 2002 dans une dynamique de reprise des espaces de souveraineté. Il a fait remarquer que les pays de l'amérique latine qui résistent mieux à la crise économique mondiale sont ceux qui font justement des efforts pour reprendre des espaces de souveraineté.

Haïti, dit-il, peut certes s'inspirer du modèle brésilien, seulement si cette politique peut s'insérer dans une stratégie haïtienne de développement du pays, rappelant que le temps des modèles "prêts-à-porter" est révolu.

Nous devons aussi divorcer d'avec le modèle de la dépendance qui, selon lui, ne permettra pas au pays de créer son itinéraire de croissance et de progrès.

"Il nout faut définir nos propres stratégies de développement et cela passe par une récupération de nos espaces de souveraineté. Cela doit se faire en fonction de notre histoire, de nos ressources, de notre culture et de nos relations avec les autres nations", a ajouté Camille Charlmers.

L'Etat haïtien, ajoute-t-il, doit repenser ses relations avec la société civile, en développant de meilleurs rapports et en étant proche de cette dernière qu'il doit apprendre à écouter.

Nouvelles du 26 décembre 2011
Des parlementaires rapellent au président Martelly sa promesse de publication de la constitution amendée à la fin de l'Année: c'est la publication de ce texte qui doit ouvrir la voie à la formation de l'organisme électoral permanent, selon le président de la chambre


Port-au-Prince, le 26 décembre 2011 - (AHP) -La version corrigée du texte de la constituion amendée a été paraphée par les présidents des deux chambres du Parlement et devrait être incessamment acheminée au chef de l’Etat en vue de sa publication dans le journal officiel Le Moniteur.

Le président de la chambre des Députés, Sorel Jacinthe qui a annoncé lundi la nouvelle, a fait savoir que le texte final a été l’objet d’une vérification par les parlementaires et qu’il s’agit, cette fois-ci, d’une version conforme à ce qui a été voté à la fin du premier semestre de l’année parlementaire.

M. Jacinthe s'est réjoui que le chef de l’Etat, Michel Martelly se soit décidé à publier la version corrigée de la constitution amendée et a dit s’attendre à que cette constitution entre sous peu en vigueur.

Il a en même temps appelé les différents secteurs de la vie nationale à continuer de mettre la pression sur les aurorités de manière à ce qu’elles prennent des dispositions, conformément à la constitution amendée, pour former le Conseil Electoral Permanent avec des conseillers honnêtes et compétents.

Le Conseil sortant  qui avait été accusé d'être à la solde de l'ancien président René Préval et qui avait decidé de façon cavalièe d'exclure ou de garder des formations politiques dans le dernier processus electoral, est finalement tombé dans son propre piège, ayant été forcé par des secteurs de la communauté internationale, de publier dess resultats qui n'ont pas refléte en tous points la réalité des urnes, au grand dam de M. Préval.

Plusieurs personnalités dont des parlementaires ont mis en garde ces derniers jours contre la formation d'un organisme électoral provisoire ou permanent qui serait la copie conforme du Conseil présidé par Gaillot Dorsinvil dont la plupart des membres actuellement en cavale ont éte accusés de corruption.

Le député de la circonscrition de Torbeck/Chantal Guy Gérard Georges, a lui aussi salué la volonté exprimée par le président Michel Martelly de publier dans  le Moniteur, la version corrigée de la constitution amendée. Il a rappelé que le chef de l’Etat avait donné la garantie que le texte sera publié avant la fin de l’année.

Reconnaissant qu’il y a eu des erreurs matériels dans l’ancienne version de la constitution amendée, le parlementaire a souligné que ces erreurs ne sont pas de nature à faire perdre au pays les acquis de l’amendement.

Grace à ces amendements, a-t-il dit, plusieurs institutions pourraient finalement voir le jour. Il a cité entre autres, le CEP permanent et le conseil de la magistrature. La Constititution amendée ouvrira  aussi la voie à la multinationalité et à une plus large participation des femmes dans la gestion de la chose publique.

Pour Guy Gérard Georges, il n’y a aucune raison pour l’internationale d'exercer des pressions pour la publication de la version corrigée de la constitution amendée. "Il n’y a rien dans ce texte sur lequel les parlementaires ont travaillé ds nuits entières, qui serait de nature à nuire aux intérêts de la République.

La constitution a été amendée à la fin de la dernière Législature mais n’a pu être publiée en raison d’erreurs glissées dans le texte acheminé aux presses nationales pour publication. Une publication interrompue suite aux dénonciations de magouilles.


Les distributions d'argent étendues aux parlementaires: le président de la chambre basse affirme ne rien en savoir et souligne que la chambre n'est pas concernée

Port-au-Prince, le 26 décembre 2011 - (AHP) -Le gouvernement haïtien étend ses distributions d'argent à des parlementaires à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Un important groupe de députés a reçu des fonds du Ministère de l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, selon le représentant de la circonscription de Léogane, Me Danton léger qui a refusé d’indiquer le montant reçu.


Le parlementaire indique avoir mis sur pied un comité chargé de gérer ces fonds qui seront dédiés, a-t-il dit, à des projets de développement en faveur de ses mandants. Il a promis que le comité formé, publiera un rapport détaillé de l’utilisation des fonds reçus.

Me. Léger affirme n'avoir mené aucune démarche auprès du ministère de l’intérieur, arguant que sa fonction n’est pas compatible à la gestion de deniers publics.

Le parlementaire a laissé croire que le fait d’accepter « cette subvention » ne constitue pas une compromission. « Cela ne nous empêchera pas de remplir notre mission sacro-sainte qui est de contrôler l’exécutif », a-t-il voulu rassurer.

 Le président de la chambre, Sorel Jacinthe qui affirme n’avoir pas été approché dans le cadre de cette distribution, précise  que la chambre ne doit pas être  associée a cette démarche et que les députes concernés  ont agi seuls.  Il suspecte cette initiative de manœuvre du ministère concerné visant à « avilir » les membres de la chambre.

M. Jacinthe informe cependant que le bureau de la chambre basse a décaissé un montant brut de 300.000  gourdes (270 mille net) à l’intention de ses membres pour les fêtes de fin d’année.

La chambre des députés, en vacance, devrait se prononcer en janvier sur la brève incarcération le 27 octobre dernier du député Arnel Bélizaire dont le ministre de l’Intérieur des Collectivités territoriales et de la défense nationale, Thierry Mayard Paul est tenu pour l’un des principaux responsables. Une majorite de députés avaient en effet voté le 28 octobre dernier une résolution dans laquelle ils avaient affirmé ne plus reconaitre 3 personnalites du gouvernement dont le ministre de l'Intérieur.

La célébration des fêtes de fin d’année sont marquées par des distributions organisées par diverses autorités de l’état dont le chef de l’état et son épouse. Des cadeaux allant d’enveloppes d’argent à des voitures ont été offerts dans plusieurs villes du pays où la population  vivant dans la précarité, est encore en attente d’une situation économique plus ou moins stable.

Des analystes politiques ont récemment questionné le programme de la présidence qu’ils estiment vide de  rationnalité en ce sens qu’il ne correspond pas à la situation actuelle du pays et aux besoins de la piopulation.

Le Bureau de la Première Dame de la République a procédé dimanche au tirage d'une rafle baptisée « Noël des Universitaires » destinée à "faire des heureux parmi des étudiants de l’Université d’État d’Haïti (UEH)". 130 coupons ont été tirés au hasard, les gagnants ont bénéficié de téléviseurs, motocyclettes, ordinateurs portables, réchauds, téléphones portables, enveloppes surprises, etc.

Interrogés lundi autour de cette activité, des étudiants ont émis des opinions contraires. Certains ont salué l’initiative mais ont soutenu que le gouvernement devrait surtout penser à  adresser les nombreux problèmes d’infrastructures et de budget auxquels fait face l’UEH.

D’autres ont dit voir dans cette démarche une simple campagne de charme auprès de la classe estudiantine. Selon cette catégorie, les distributions occasionnelles sont loin de constituer une réponse aux graves problèmes de l’université haïtienne en particulier et ceux de la population dont une bonne partie croupit dans des tentes usées et nauséabondes 2 ans aqprès le seisme meurtrier du 12 janvier 2010.

D'autres étudiants comme Jean  Renel ont mis en garde contre toute mauvaise utilisation des 400 millions de gourdes (10 millions de dollars US) qui ont servi à offrir aussi des véhicules (pick-up) et des motocyclettes, puisqu'ayant été tirés du trésor public.

Trois individus dont un policier arrêtés en République dominicaine dans le cadre de l'enquête sur l'agression perpétrée contre le ministre Daniel Supplice

 Santiago, 26 décembre 2011- (AHP)-La Police  dominicaine a informé lundi avoir procédé lundi à l'arrestation de trois hommes, dont un agent de ce corps, liés à l'attaque perpetrée jeudi contre le ministre des Haitiens vivant à l'Etranger, Daniel Suplice, alors qu'il se rendait en compagnie de membres de sa famille, à Santiago (nord) pour participer à un mariage.

Le porte-parole de la Direction du Cibao central  de la Police Nationale, le colonel Lorenzo Morillo, a indiqué  à des journalistes que les individus arrêtés  se déplaçaient dans le même véhicule tout terrain qui avait été utilisé pour commettre le forfait sur le tronçon Bonao-Santiago de l'Autoroute Duarte.

Les détenus  seraient un agent de la  Police, Herodes Bautista Matos, un ex agent de ce corps  José Alberto Toribio Hernández, et le nommé Robert Hernández Javier.

Les chenapans avaient  mis en joue le ministre avec des pistolets avant de lui voler 3.000 dollars US, 15.000 pesos dominicains (389 dollars), des  bijoux et d'autres objets de valeur .

Les suspects, dont le chef était l'agent de la police ont été mis aux arrêts au  kilomètre 13 de l'Autoroute Duarte, à  hauteur de la Communauté de Puñal, province Santiago (nord), aindique la police.

Le gouvernement dominicain, par le biais de son chancelier, Carlos Morales Troncoso, a dit regretter cet incident et a assuré qu'il est en contact avec le chef de la Policie, José Armando Polanco Gómez, pour s'informer de l'évolution de l'enquête en cours.

 " ; Je regrette que ce soit justement   M. Supplice, un ami personnel  du président (Leonel) Fernández, un ami à moi  et de la République Dominicaine qui ait éte victime",, a déclaré le ministre dominicain.

Les autorites haïtiennes avaient demandé vendredi aux autorités dominicaines d'adopter des mesures de securité sur  les routes de leur pays, suite aux attaques subies par des voyageurs  haïtiens et après la mesavenrure du ministre Daniel Supplice.


Le tourisme dominicain pourrait être affecté par la criminalité grandissante, si des dispositions adéquates ne sont pas adoptées: la Fondation Zile fait un ensemble de propositions aux gouvernements haïtien et dominicain
 
Port-au-Prince, 26 décembre 2011- (AHP)-Durant l' annee 2011 plus d' une vingtaine de touristes en provenance d' Haiti parmi lesquels des diplomates etrangers, des hommes d' affaires et un haut responsable haitien ont ete victimes de la criminalite grandissante qui sevit en Republique Dominicaine et qui pourrait,  si des mesures adéquates ne sont pas prises, nettement réduire la présence de cette categorie de visiteurs en République dominicaine, souligne la Fondation Zile.
Selon la Fondaton dominico-haïtienne, il n'existe pas de données precises sur la quantité de touristes et de commercants haïtiens, d'agents de la MINISTHA et d'autres membres de la communauté internationale qui effectuent des voyages fréquents entre Haiti et la Republique Dominicaine, mais une etude réalisée en 2005 estimait à plus de 100 millions de dollars les revenus générés en 6 mois par la presence de visiteurs en provenance d' Haiti. 
Les consulats dominicains sont toujours bondés à certaines époques de l'année, comme la Noel, le Nouvel An, la Fête de Notre-dame d’Altagracia, le Carnaval haïtien et les  fins de semaine fériées Et  à ces dates, les compagnies de transport assurant la liaison entre les deux capitales renforcent leurs services avec d' autres autobus, a fait savoir le Directeur de la fondation Zile, Edwin Paraison qui souligne, d' autre part, qu' Haiti est restee en 2011 le deuxieme marché pour les exportations dominicaines.
 
L' importance donc d'Haiti dans l' economie dominicaine oblige que les Haitiens migrants ou touristes soient mieux protegés, a-t-il reclamé, ajoutant que la criminalité est aujourd'hui beaucoup plus grave en territoire dominicain qu' en Haiti et affecte la population dominicaine en general, touche deja de façon constante les visiteurs haitiens et est en passe d'affecter le tourisme dominicain de façon plus globale.

Dans ce cas precis, precise la Fondation Zile, il existe certes la police touristique dont les patrouilles sont présentes à moto et en vehicule sur les plages et les centres touristiques. Cependant, en ce qui a trait aux visiteurs en provenance d' Haiti et qui  utilisent les routes frontalires, des mesures plus effectives devraient etre prises pour renforcer, en plus des patrouilles sur certains troncons de  route, la protection de ces visiteurs, a-t-il conseillé.
 
Siuite à l'attaque dont ont été victimes jeudi le ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger, Daniel Supplice et sa famille, des autorités policières dominicaines auraient  confié au quotidien El Nacional qu' il existerait un accord entre des gangs haitiens et dominicains dans le cadre de ces opérations criminelles, qui commencerait par la filature des victimes à partir de Port au Prince.

Une source officielle en Haiti a qualifié de "sans fondements" ces affirmations, tout en faisant savoir qu'il s'agissait de manoeuvres pour tenter de diminuer la respoinsabilite des autorités dominicaines.

Le Ministere haïtien des Affaires Etrangères a plutôt averti que les relations entre les deux pays pourraient être affectées si des suites adéquates ne sont pas apportées aux requêtes haitiennes, particulièrement à propos du dernier braquage dont a été victime M. Supplice.

Deux jours auparavant, l' homme d' affaires haïtien Jean Baptiste Louicène tombait sous les balles de bandits de grand chemin dans la zone de San Cristobal, sous les yeux de son épouse et de sa fille.

 
La Fondation Zile a également fait un ensemble de recommandations  aux autorités haitiennes pour obtenir la protection des citoyens haïtiens qui se rendent par la route en Republique dominicaine.

Elle a proposé
dans une lettre adressée à l'ambassadeur haitien en Republique dominicaine, Fritz Cinéas, qu’ une demande de rencontre urgente  soit faite à la chancellerie dominicaine afin de discuter avec toutes les parties impliquées, (CESFONT, DNI, J-2, G-2, Migration et Douane), de  l’ adoption immédiate d’ un système de protection pour les conducteurs –touristes haïtiens
.
Vu que les chauffeurs de véhicules avec des plaques d'imatriculation  haïtiennes sont plus exposés et beaucoup plus ciblés que les dominicains en raison du fait qu'ils sont censé être des touristes, donc non armés et transportant de l'argent (dollars ou pesos), tenant
 compte du fait que jusqu' au km 15 de Azua il existe pas moins de 8 postes de contrôle militaire dont le premier contrôle douanier effectué a Jimani et  considérant que les multiples attaques dont sont victimes des Haïtiens, sont perpétrées dans l’axe pré-cité, il est impératif de déterminer, selon la fondation Zile, un point final pour les contrôles comme par exemple celui du km 15 de Azua pour le sud ou Navarette pour le Nord.
 
A partir de ce dernier check point, un sticker visible de loin (fond blanc par exemple, comme il est fait pour les compagnies de transport tels que Caribe Tours, Capital Coach Line etc..) serait  placé à l’avant du véhicule pour qu’il ne soit pas arrêté  jusqu' a sa destination.
 
La Fondation Zile se dit disposée à préparer un modèle à être soumis a l’appréciation des autorités dominicaines et qu'il pourrait  imprimer après approbation, pour usage immédiat.

Il est entendu, souligne l'organisation, que les autorités dominicaines devraient en faire l’annonce publiquement et passer les instructions nécessaires à toutes les forces armées.


La Fondation a également suggéré d'autres mesures de protection speciale pour les touristes haïtiens qui devraient être prises en compte 
à moyen terme par les deux parties dont la publication  de l’emplacement graphique des check points formels sur les autoroutes desservant la frontière, l’implémentation d’un système de contrôle de voyageurs fréquents n’ayant pas besoin de se soumettre à 8 ou 10 contrôles sur les autoroutes et l'établissement par la partie haïtienne d'une ligne d’information et d’assistance 24/24 pour les usagers de la frontière.

La Fondation Zile se propose pour être responsable d’une campagne d’information sur ce plan.

  Nouvelles du 25 décembre 2011

Les routes dominicaines infestées de bandits armés: des touristes haïtiens  attaqués regulièrement, le dernier en date le ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger; situation embarrassante pour les autorités dominicaines

Port-au-Prince, 25 décembre 2011- (AHP)- Malgré les attaques à repétition perpétréés quasi quotidiennement sur les routes dominicaines, les Haïtiens s'y lancent par centaines toutes les fins de semaine, souvent au peril de leur vie, puisque, malgré les trop nombreux cas déjà enregistrés, les autorités dominicaines peinent  encore à trouver les solutions apropriées.

Après l'assassinat la semaine dernière par des dominicains en tenue militaire, d'un commerçant haïtien, c'est le ministre des haïtiens Vivant à l'Etranger, Daniel Supplice et sa famille qui ont faili laisser leur peau, dans un pays où le tourisme est la première source de rentrée de devises américaines.


 Ils ont été interceptés, mis en joue et dépouillés de biens et argent  sur l’autoroute Duarte menant à Santiago de los Caballeros par hommes armés de pistolets
.

" Si ces hommes ne sont pas réellement des militaires ou des policiers, mais pourquoi n'y a-t-il pas une présence de vrais  agents de l'ordre sur cete route où de nombreux actes criminels sont commis régulièrement", s'interroge-t-on.

Pour sa part, le chancelier haïtien  Laurent Lamothe  qui informe avoir discuté de ce dosier avec son homologue dominicain, Carlos Morales Troncoso, parle d'une situation susceptible de nuire aux bonnes relations entre les deux pays.


Le ministre Supplice annule une rencontre qu'il devrait avoir avec la presse ce lundi, pour s'entretenir à la même heure avec des autorités dominicaines qui seront en déplacement à Port-au-Prince.

En raison de l'impraticabilité des routes haïtiennes et d'une grande précarité au niveau des attractions touristiques, mais aussi par snobisme, les Haïtiens prennent depuis un certain temps la route de l'Est pour aller dépenser leur argent, les week-ends.

Il y a quand même des destinations touristiques assez potables en Haïti, notamment la Cote des Arcadins (nord), Jacmel (sud-est), Port-Salut, Camp-Perrin (sud), la région du plateau central... Mais les prix , ne sont pas compétitifs.

Les propriétaires ds Hotels de plage sur la côte des arcadins, à Port-Salut ou ailleurs veulent être riches  en un jour et font ainsi fuir les touristes locaux qui n'attendaient que ça pour expliquer leurs aventures sur les routes dominicaines.



Nouvelles du 16 juillet 2011


Haiti/post-séisme: les centaines de milliers de dollars amassés par certaines ONG au nom du renforcement des médias haïtiens servent plutôt à les destabiliser

En Haïti, plus de 18 mois après le séisme dévastateur, on se demande toujours à quand la reconstruction du pays, annoncée à grands renforts de publicité et de promesses, lors des diférentes réunions des bailleurs à New-york, Punta Cana (RD) et ailleurs.

La question se pose aujourd'hui plus que jamais, puisque, malgré les 2 à 3 milliards de dollars dont on dit qu'ils ont été décaissés en faveur de la reconstruction, on n'en voit pourtant jusqu'ici aucune véritable trace, sinon quelques centaines de baraques  qui auraient pu être des abris provisoires 1 ou 2 mois après le séisme.

La verité, celle qui crève les yeux  aujourd'hui, est que le pays croule et gémit encore sous les déblais. La plupart des rescapés du 12 janvier vivent encore dans des tentes déchirées. Et Port-au-Prince étouffe de la pestilence dégagée par les fatras nauséabonds qui investissent littéralement les quartiers. De plus, un véhicule ne peut rouler 10 mètres sans tomber dans une crevasse ou une tranchée.

Cette situation de promesses non tenues, n'est pas limitée à la seule reconstruction. C'est malheureusement la même réalité dans beaucoup d'autres secteurs: la presse, par exemple.

Savez-vous combien de fois les directeurs de médias ont été invités par de grandes organisations internationales,  au lendemain du séisme, avec comme réfrains: il faut renforcer la presse haïtienne, il faut donner des moyens aux médias et de la formation aux journalistes pour les rendre plus performants et mieux à même de se mettre au service de la population, après toutes les épreuves subies  pendant le tremblement de terre.

Et lors des différentes rencontres, argent, équipement et formation ont en effet été promis. Mais le temps a passé. Et les faiseurs de promesses se sont rendus compte qu'il y avait là une source de business, un véritable tresor. Et ils ont monté leur propre boutique sur le dos de la presse haïtienne.

Et sur le dos de la presse haïtienne, au nom de son renforcement, ils sont partis mendier des fonds qu'ils ont bien sûr trouvés- mais pour eux seuls- ,grâce à la grande sympathie  dont Haïti et les Haïtiens étaient l'objet.

Et ...pan! La première grande preuve de ce renforcement, c'est de mettre en place des sructures parallèles d'information, de se payer des salaires faramineux... et de dépouiller les medias particulièrement  les radios de leurs meilleurs journalistes et reporters, avec les miettes des centaines de milliers de dollars quémandés, mais qui représentent quand même le double voire le triple  de ce que percevaient les travailleurs de la presse.

Les promesses s'envolent en fumée. Et ce sont les ONG de la presse qui s'enrichissent avec l'argent reçu pour les médias qui se retrouvent confrontés à bien plus de difficulté qu'avant, face à ces concurrents indécents et malhonnêtes qui tirent leur fortune du séisme, alors que des centains de milliers de  gens pataugent dans la boue.


Aujourd'hui, c'est une autre ONG qui fait son apparition, décidée plus que jamais à faire, elle aussi, son beurre. Son objectif officiel: fournir une formation à de jeunes haïtiens dans  le domaine de l'enquête et de l'investigation.

Objectif on ne peut plus noble, si la première démarche des responsables de cette ONG créée par la journaliste américaine kathie Klarreich n'était de destabiliser les médias en faisant une véritable razzia dans les salles de nouvelles, avec en main un sac de gourdes tirées des  centaines de milliers de dollars obtenus, là encore, au nom du renforcement des médias haïtiens.

Comble d'indécence, interdiction formelle est faite aux journalistes recrutés: "pas question de donner une  période  de préavis aux médias que l'on vous fait quitter. On en a pas le temps"

Malheureusement, cette nouvelle ONG bénéficie de la collaboration d'un petit groupe de directeurs de médias grâcement payés, dans la mise en place de son entreprise malfaisante dont le seul appât est l'argent. (dossier à suivre) .







Nouvelles du 25 avril 2011

Haïti/élections : est-ce qu'un CEP peut être honnête et magouilleur à la fois?

Le Conseil électoral haïtien serait-il devenu magouilleur, preneur de décisions impopulaires et politiciennes et ses membres fabricants de gagnants et de perdants, seulement le 20 avril avec la publication des résultats definitifs du second tour des présidentielles et  législatives?.

En tout cas, magouilleur ou pas, le CEP a  été dès le début  l'enfant chéri des autorités gouvernementales qui l'ont nommé et  protégé, enfant chéri de la communauté internationale qui l'a jugé et oproclamé crédible pour organiser les récentes joutes, si vrai qu'elle a décaissé des dizaines de millions de dollars pour la tenue de ces élections dont une partie des résultats est aujourd'hui jugée honnête et crédible et l'autre partie truquée.

Qu'on se le rappelle:  quand la plupart des organisations politiques et socio-professionelles du pays contestaient la crédibilité du CEP et oganisaient des manifstations de rue pour contester son aptitude à organiser des élections sérieuses, l'organisme électoral  trouvait ses plus gros soutiens dans le gouvernement et les financiers étrangers des élections.

Quand ce CEP  décidait d'exclure abusivement de la course électorale des partis importants dont l'organisation poltique la plus populaire Fanmi Lavalas, ce sont les mêmes secteurs qui élevaient la voix pour tenter de  faire comprendre que le conseil était le seul tribunal electoral  et que c'était à lui seul qu'il revenhait de décider en cette matière.

Est-ce qu'on peut être honnête et magouilleur à la fois?: délicate question. Et pourtant l'actuel organisme électoral semble  être les deux à la fois si on se fie aux critiques tantôt flatteuses tantôt déshonorantes dont il fait l'objet.

En effet, peu avant les résultats preliminaires  du 7 décembre 2010 (premier tour), un haut responsabale de la MINUSTAH declarait à l'issue d'une visite au siège central du CEP que ce dernier avait fait du bon travail et qu'il avançait  avec beaucoup de professionalisme. Mais au lendemain des résultats,  ce même responsable  et des ambassades  se dechainaient contre le CEP pour avoir publié "des résultats non conformes à la realité des urnes".

Cependant, quand le 3 février 2011, ce même conseil électoral s'alignant sur les recommandations de la mission technique de l'OEA, publiait les résultats réels ou les resultats  souhaités, il était redevenu crédible et  se retrouvait au centre de toutes les félicitations et de tous les éloges.

Et tout le monde était soudain frappé de surdité et d'amnésie en ce qui concerne tout le mal que les mauvaises langues disaient ouvertement de ce CEP qui venait de trancher avec satisfaction pour certains: Jude Célestin (Inite) disqualifié et Michel Martelly réintégré dans l'arène du second tour.

Dans les milieux des grands décideurs, personne n'avait de fait d'oreilles  pour capter les rumeurs persistantes selon lesquelles on pouvait payer pour obtenir un poste de sénateur, de député ou de président, personne ne se souciait des informations sur des expéditions noctunes qui auraient été organisées au centre de tabulation des votes,  à la veille de la publication des résultats préliminaires du second tour, le 20 mars. 

Le CEP était  alors considéré par certains secteurs comme une institution soucieuse et respectueuse  du vote des électeurs, en depit du fait qu'il n'aurai pas tenu compte le 20 mars des recommandation de l'OEA, pourtant appliquées scrupuleusement lors des résultats du 3 fevrier.

Et de fait, au nombre des raisons avancées par la conseillère Ginette Chérubin pour ne pas signer (une 2ème fois) les résultats définitifs  du 20 avril, elle a cité le fait que  des procès-verbaux  mis à l’écart pour les présidentielles et (ou) les sénatoriales ont été comptabilisés, selon les intérêts, par le bureau du contentieux électoral national (BCEN).

On est resté sourd comme des pots malgré les informations selon lesquelles des candidats et candidates se sont fait rembourser des sommes importantes d'argent pour n'avoir pas été retenus dans la liste des gagnants

Le président élu et  des secteurs de la communauté internationale ont plutôt felicité  le CEP pour avoir, de leur avis, respecté le vote populaire après la publication des résultats préliminaires du 20 mars.

Mais voilà que ce même CEP reconnu pour  son respect du vote populaire est soudain taxé de pestiféré, au point que l'on demande de ne pas reconnaitre une partie des resultats definitifs qu'il a publiés le 20 avril

Le président élu, selon les résultats publiés par le même CEP, réclame justement une commission  étrangère d'enquête pour évaluer les résultats des législatives dont il est contre la publication dans le journal officiel " Le Moniteur".

Est-ce qu'on peut être honnête et magouilleur à la fois? Est-ce qu'on peut aussi donner ce qu'on n'a pas? Seulement, pour beaucoup, la contestation des résultats ou d'une partie des resultats définitifs des législatives risque d'avoir de sérieuses implications sur l'ensemble du processus.

C'est un peu la confusion, car on a appris ces derniers jours que le CEP avait eté avant les résultats l'objet de pressions intenses venant de toutes parts: de secteurs politiques, de secteurs de la  société civile et autres. Les gens disent n'importe  quoi: on a même entendu dire que des diplomates ont appelé le CEP pour lui demander de repêcher des candidats.

Il y a aussi les voraces et ceux qui se croient les plus intelligents et les plus malins, croyant pouvoir tromper tout le monde, qui ont saboté les institutions et compliqué la situation du pays.

Au coeur de tout det imbroglio et de toutes les sollicitations dont il est l'objet, le CEP a dû se dire qu'il pouvait  en profiter  pour se payer certains petits luxes et accepter de petits cadeaux. Ce qui fait que des invidus mal intentionnés se sont même laissé aller (impertinence!) à l'accuser de commerçant. Mais ce ne sont pas de nouvelles accusations.

Malgré les gymnastiques de certains membres du CEP pour tenter de faire croire qu'ils sont d'une autre farine, ce sont des conseilers et des conseilères tous et toutes confondus,  qui feront longtemps parler d'eux, comme membres d'un organisme électoral discredité dès le debut, d' un cep "pur" et "verreux" à la fois, capable de publier des résultats supposés bons pour une présidentielle et des résutlats bidon pour des législatives.

Dans différents milieux, on estime que si  les membres du CEP étaient forcés aujourd'hui de dire toute la vérité sur le processus électoral 2009/2011, on  aurait droit cette fois officiellement à des révélations sur des compromissions, des histoires malsaines et autres insanités qui ne seraient pas préjudiciables seulement au  CEP mais à  beaucoup d'autres gens et institutions  ici et là.

Peut-être pour tout ce beau monde, vaut-il mieux aujourd'hui négocier, car on aurait tous quelque chose à se reprocher et à vouloir cacher. Mais, il y a bien lieu d'être aujourd'hui encore soucieux et sceptique pour l'avenir du pays.






Nouvelles du 23 janvier 2011


Comment vouloir bâtir du neuf sur des décombres d'élections?

Le président haïtien René Préval a effectué samedi après-midi une visite inattendue d'environ 3 heures en République dominicaine pour vraisemblalement chercher la médiation du président Leonel Fernández dans le conflit post-électoral.

Cette crise  a commencé avec les élections presidentielles et legislatives du 28 novembre 2010 marquées par de graves irrégulartes et de fraudes massives et dont la plupart des candidats réclament l'annulation depuis la journée electorale inachevée.

A la proclamation des résultats partiels le 7 décembre, la candidate du RDNP Mirlande Manigat a été placée en tête du classement, suivie du candidat de la plateforme presidentielle Inite (Unité),  Jude Célestin, 2ème et  du candidat de Réponse Peyzan, Michel Martelly, 3ème et censé disqualifié pour le second tour.

Suite à ces résultats, les partisans de M., Martelly s'estimant lésés, ont organisé de violentes manifestations à Port-au-Prince et dans des villes de province, incendiant et vandalisant des bureaux publics, des commerces et des residences privées, paticulièrement aux Cayes (Sud), 3ème ville du pays.

Face au blocage qui s'ensuivit, le president  Préval fit appel à 2 missions techniques de l'OEA l'une pour la réévaluation des procès-verbaux et l'autre, pour l'acompagnement de la phase contentieuse.

Mais, bien avant la publication officielle du rapport, une fuite a été organisée dans la presse, faisant etat d'un ensemble de recommandations dont  la disqualification de Jude Celestin et le placement de Michel Martelly en 2ème position.

Cependant, après avoir remis le "document officiel au gouvernement, en conference de presse à Port-au-Prince, le secrétaire general de l'OEA, José Miguel Insulza et le chef de la mission technique, Collin Granderson ont presenté des excuses pour les fuites et ont fait savoir que le document obtenu par la presse n'était rien d'autre qu'une partie du rapport et que certains passages avaient été pris en dehors de leur contexte.

Mais, ce qui est dit, est dit et les déclarations volte-face de Insulza ne semblent rien y changer. Car, la communauté internationale, la France en tête, puis, les Etats-Unis, le Canada, l'Allemagne augmentent la pression sur le chef de l'Etat haïtien et le CEP et les pressent de respecter les recommandations de  la mission de l'OEA, bien qu'elle semble avoir produit son rapport sur  la base d'un nombre bien réduit de procès-verbaux, soit 995 sur 11.000.

Ce qui fait dire aux proches du pouvoir et partisans de Inite que le document est à la fois partiel et partial. Mais, ces critiques et considérations semblent dépassées, car, les Etas-Unis, la France, le Canada, l'OEA, l'ONU, la MINUSTAH font l'unanimité pour des raisons qu'on ne connait pas tout a fait, contre le chef de l'Etat , lui qui etait hier encore leur "chouchou, l'homme indispensable pour le futur d'Haïti, l'homme dont ont dit qu'ils appuyaient jusqu'à la prise de certaines decisions jugées inconconstitutuonnelles dont le vote de la loi sur l'Etat d'urgence créant la commission intérimaire de reconstruction nationale (CIRH) ".

C'est sans doute en raison de l'étau qui se referme sur lui que Préval (qui a commis la grave ereur d'avoir abandonné et provoqué l'éclatement de ses alliés traditionnels)  recourt à son ami Fernández qu'il a souvent défendu face à l'opinion internationale dans le dossier des mauvais traitements infligés aux Haïtiens en République dominicaine. Mais, que peut encore le président de la Republique dominicaine ou qu'est-il disposé à faire, à cette phase des choses, même s'il se dit que des secteurs de son pays ont fait d'importants débours en faveur d'un candidat dans le cadre des récentes élections.

Mais, il se dit aussi que Fernández a été roulé par Préval qui lui aurait promis dans un premier temps que c'est l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis, dans un second temps, le premier ministre Jean-Max Bellerive, qui serait  le choix de Inite, avant de le mettre devant le fait accompli Jude Celestin.

Que peut faire Fernández pour limiter les dégats, que peut-il proposer autre que l'annulation des élections?

Déjà, le Groupe des 12 (sur 18 candidats candidats à la presidence) et un nombre important de candidats à la députation affiment que si la fraude- reconnue comme un crime- ne peut profiter à Jude Celestin, elle ne peut non plus profiter à aucun autre candidat, parce que la plupart des candidats ont reconnu publiquement que  des fraudes ont été commises en leur faveur,  la magouille ayant été généralisée. Quelqu'un qui aurait fait commettre 100 meurtres est-il moins criminel que celui qui en aurait fait commettre 1000.

C'est pourquoi, les candidats contestataires se disent convaincus que la seule solution juste et susceptible de ne léser aucun candidat, c'est l'annulation de ce qu'ils appellent " la parodie d'élections inachevées du 28 novembre". Car, dans une ambiance où tout resultat en faveur de l'un ou l'autre est jugé issu de fraudes, qui dit que les partisans d'un candidat rétrogradé  ne feraient pas comme ceux de Micky et resteraient les bras croisés

Le rapport d'une mission ayant eu accès au centre de tabulation avant la mission de l'OEA, avait lui aussi, selon ds sources, recommandé l'annulation, mais ce document n'aurait pas été vulgarisé.

Jusqu'ici, pour le président Préval investi dans son 2ème mandat, le 14 mai 2006,  le problème est que l'annulation impliquerait son départ à la date constitutionnelle du 7 février 2011 et non le 14 mai (sur la base d'une loi votée par les 2 chambres), parce qu'il n'aurait plus aucun rôle à jouer dans l'organisation de nouvelles élections.

Quant à l'internationale, la raison officielle qu'elle avance sur le dossier de l'annulation n'est pas trop convaincante: éviter les dépenses qu'impliqueraient de nouvelles elections.

Depuis mars 2005, après le départ forcé du présient Aristide, n'est-ce pas la stabilité que la Communauté internationale dit rechecher. Pour l'atteinte de  cette stabilité, elle a investi en 6 ans quelque  4 milliards  de dollars pour entretenir la  MINUSTAH. De plus, pour la même periode,   2 à 3 milliards de dollars ont été decaissés ( pour gouvernements et ONG), pour des projets visant à rendre possible cette stabilité, dont la création d'emplois.

Et pourtant, après ces investissements de l'ordre de 7 milliards de dollars, les élections du 28 novembre 2010 se sont imposées comme l'une des expressions  les plus agressives de l'instabilité en Haïti.

Les grands pays se disent peu favorables au decaissement d'autres  millions de dollars pour de nouvelles joutes, après les  30 millions investis dans les elections présidentielles et législatives jugées frauduleuses et non viables du 28 novembre.

La question vient tout naturellement: l'internationale préfère-t-elle perdre les 7 milliards, plutôt que depenser quelques autres millions pour l'organisation de nouvelles élections inclusives et plus susceptibles d'apporter la stabilité que n'importe quel autre rafistolage, car on ne bâtit pas du neuf sur les décombres.

On doit se rendre à cette évidence, même si elle est susceptible de mettre à nu l'échec de certaines institutions et personnalités locales et internationales.





Nouvelles du 20 décembre 2010

Les larmes post-12 janvier: une sensation de bluff  10 mois après

Lorsqu'après le terrible tremblement de terre du 12 janvier, on voyait ces centaines de milliers de gens entassés sur des terrains vagues,  sur des places publiques et sur les trottoirs de la capitale, lorsqu'on voyait ce spectacle inédit, ce mélange de gens quelques heures plutôt  aisés et riches, et de pauvres inconnus n'ayant jamais rien possédé, les uns cherchant presque à se faufiler sous le ventre des autres,  comme si les démunis étaient plus coriaces, plus à même de protéger  et de rassurer contre les dangers des répliques qui n'arrêtaient pas.

On était tous égaux dans la rue, les grands chateaux étant alors considerés comme de sombres tombeaux. D'ailleurs, ne se baignait-on pas tous et toutes presque nus sur les mêmes places Saint-Pierre et Boyer.

Lors  qu'on se souvient de ces gueux aux pieds et mains nus, certains diraient ces chimères, s'exposer le soir même du drame et les jours suivants  au danger, pour extraire des milliers de gens qui gemissaient sous les décombres, on se disait que malgré le deuil provoqué par cette catastrophe dont nous sommes tous responsables, rien ne sera jamais comme avant, que le chromosome manquant allait pousser et l'atome crochu se redresser..... et que les haïtiens allaient devoir apprendre à vivre ensemble, à partager et renoncer à l'égocentrisme

Lorsqu'on se rappelle cet élan apparemment naturel de solidarité locale, ces gens qui cédaient leurs espaces, leur terrains vides aux sans logis, ces bons samaritains qui distribuaient de la nouriture, de l'eau  des vêtements,  ces gens qui donnaient l'impression de ne pouvoir contenir leurs larmes même sous les feux des cameras tant la souffrance apparaissait insupportables pour eux.

On était en droit là encore de croire qu'une page avait tourné et que du neuf allait émerger de cette hécatombe à plus de 300.000 victimes.

Malheureusement, le démon on dirait profondément ancré en nous, davantage dans nos élites, n'a même pu attendre 12 mois pour ressurgir.

Les quelques actions et  déclarations de bonne volonte, n'etaient-elles alors pour certains que des investissement pour le futur ou de la vieille politique politicienme.

Leurs larmes, on s'en rend aujourd'hui  compte, n'etaient que des larmes de crocodile.

Car, si les masses étaient apparemment prêtes pour le nouveau depart, pour beaucoup, nous les élites, nous " gens de bien", nous  sommes aujoud'hui bien plus minables, bien plus à plaindre qu'avant le 12 janvier. Seulement, un petit groupe est devenu plus nanti, grâce au fonds  reçus pour les victimes  du séisme, ce tremblement de terre dévastateur qui rend les pauvres plus pauvres.

Nous sommes, tous secteurs confondus, devenus plus habiles dans la magouille politique, nous sommes devenus bien plus sadiques bien plus méchants, bien plus violents qu'avant le 12 janvier. Regardez comment nous avons fait notre propre seisme avec la destruction de biens privés et publics, comme si celui de janvier n'avait pas fait suffisamment.

Alors pourquoi avoir donné l'impression de pleurer, s'il ne s'agissait que de show off, que de  larmes sèches, dépourvues de toute sensibilité, si c'était  pour devenir  bien plus sadiques, si c'était pour qu'on assiste au retour en force de la division et de la stigmatisation et de la course folle au cumul des privièges.

En fin de compte, si le 12 janvier n'a pas contribué  à la transformation des Haïtiens, qu'est-ce qui peut encore nous remettre dans le droit chemin.

Regardez quelles élections nous avons organisées le 28 novermbre, vaste magouille dans laquelle tous ceux et toutes celles qui réclament la victoire ou qui veulent se faire passer pour ce qu'ils (elles) ne sont pas, ont trempé jusqu'aux os.

La seule chance qu'il nous reste, serait-ce de recomencer à Zéro?",

Mais gare aux propositions et aux solutions malsaines. On ne bâtit pas du neuf sur l'usé, encore moins avec des gens incapables aujourd'hui de contenir leur haine et leur position partisane, malgré tout ce qui s'est passé.


Nouvelles du 15 décembre 2010
Elections/CEP: qui veut remplacer le chat par mimi?

La plupart des secteurs du pays avaient dès le début du processus électoral dénoncé le caractère jugé partial de l'organisme chargé de réaliser les sénatoriales partielles de 2009 et les présidentielles et législatives organisées le 28 novembre dernier.

Certaines formations politiques ont été exclues sans raison valable de ces élections, d'autres ont choisi tout simplement de les boycotter, d'autres encore ont décidé d'y prendre part, estimant leur heure venue en l'absence de Fanmi Lavalas.

Depuis les résultats contestés du 7 décembre qui ont eté suivis de violentes manifestations, les dénonciations se multiplient, alors que les revendicatons et les propositions de sortie de crise émanent de toutes parts.

Certains contestent la commission de vérification proposée par le Conseil électoral provisoire (CEP), d'autres, les missions techniques de l'OEA sollicitées par le president Préval, d'autres encore réclament la publication de ce qu'ils appellent les "vrais résultats".Il y a aussi ceux qui demandent un remanienemnt du CEP pour le rendre crédible ou son renvoi pur et simple.

Et comme il faudrait dans un tel cas d'autres figures, il y en a qui proposent aussitôt le rappel d'anciens membres de CEP pour permettre d'avoir, disent-ils un organisme sérieux et au-dessus de tout soupçon. Et rapidement, ils citent au nombre des personnalités à rappeler: Jacques Benard, François Benoit et autre Max Mathurin, des personnalités de l'organisme de 2006 qui avait lui aussi souffert d'un grave deficit de crédibilité Les partisans du retour au passé oublient probablement que tout le monde ici sait qui est qui et à quel secteur appartiennent chaque personnalité et chaque institution qui réagissent suite au vote du 28 novembre.

Mais qui voudrait remplacer le chat par Mimi pour gérer les votes des citoyens? Il faut bien plus pour rassurer des électeurs et candidats dejà échaudés.

S'il faut se fier à tout ce qui se dit ces derniers jours dans la presse locale, il y a tellement d'intérêts en jeu que des  doutes planeraient même sur des secteurs de la communauté inernationale, dans le cadre d'une éventuelle participation à la réalisation du second tour ou de nouvelles élections.

Et comme on est de plus en plus certain que les hommes ne sont pas seuls dans l'univers, devra-on peut-être faire appel à des extra-terrestres, des conseillers d'une autre planète pour organiser et superviser nos élections dans l'espoir d'en avoir de bonnes..

En atendant de prendre une décision finale, il est clair qu'il n'y a aucun avenir dans le remplacement du Chat, si c'est par Mimi.


Nouvelle du 4 octobre 2010

La route de Frères, c'est toujours l'enfer

Quelqu'un qui ose s'aventurer sur cette route,  ne peut jamais savoir quand il va arriver à destination. De la Rue Métellus, Place Boyer,  au Carrefour du Boulevard du 15 octobre (terminus de Frères), c'est pratiquement toujours des embouteillages monstre, mais le bloc compris entre Djoumbala et Belvil, c'est plus que l'enfer. Les  embouteillages ont empiré sur cette route depuis le tremblement de terre du 12 janvier, car de nombreuses personnes ont emigré vers les régions de Frères, Pernier, Tabarre et Santo qui ont été très peu touchées par le seisme.

La route de Frère n'a désormais rien à envier à celle sur-fréquentée de Carrefour réputée pour son trafic impossible et son insalubrité proverbiale à laquelle ne devraient  pouvoir résister  que des animaux.

La route de Frères puisque c'est d'elle qu'il est question aujourd'hui, est  pourtant une route incontournable. C'est la principale route qui mène en République dominicaine par Malpasse, c'est l'une des deux routes qui mènent à l'aéroport International Toussaint Louverture. C'est aussi la route qui conduit vers l'ambassade des Etat-Unis, vers les plus grandes installations de la MINUSTAH et vers d'importantes institutions publiques et privées haïtiennes. C'est également cette voie qui conduit à Belvil et Vivy Mitchel, deux des rares villages qui donnent un sens à la sale et crasseuse Port-au-Prince.

L'exiguité de la voie, l'absence de routes transversales, le trop garnd nombre de tap-taps assurant le trajet, et la loi de la jungle qui y règne  particulièrement aux heures de pointe, contribuent à en faire un veritable calvaire, une vraie tombe, un peu comme  sous les décombres.

De fait, combien de malades en danger de mort, ont laissé leur vie sur cette route. Combien de professionnels ont râté des rendez-vous très importants; des passagers, des vols d'avions, leur vehicule ayant été pris dans l'engrenage de bouchons?

Cependant, comme pour la route de Carrefour (sortie sud de la capitale), les autorités ont l'air de trouver  normale la situation qui perdure depuis de longues années sur la route de Frères. On peut parier que ce dossier est enfoui bien loin dans les paperasses de la reconstruction dont on ne sait même pas quand elle va effectivement commencer.

Les promesses à répétition mais jamais tenues n'ont jamais résolu aucun problème ni changé de mauvaises situations. Le Ministère des Travaux publics a en effet promis plus d'une dizaine de fois la construction d'une autre route, celle en service maintenant n'étant plus viable.  Mais en attendant  qu'arrive ce jour,  dans 5 ou 10 ans peut-être, (car il y a bien plus de 10 ans qu'une autre route est promise) quelque chose  de concret peut être fait aujourd'hui pour améliorer la situation.

Il y a par exemple la route Corlette  dejà tracée, partant de Frères pour déboucher sur Péguy-Ville  qui pourrait être aménagé et asphaltée pour permettre un certain décongestionnenent de la soit-disant route en service et apporter  ainsi un peu de soulagement.

On peut plaindre le sort des élèves qui  empruntent cette route à l'occasion de la réouverture des classes ce 4 octobre et tous les autres usagers de cette voie. Le Ministère qui a annoncé la refection de certains  tronçons dans le cadre de la rentrée, n'a pas encore pensé aux  segments défoncés et boueux de cette route.

Le Ministère des Travaux publics devrait également penser à finalement lancer la construction  de cette partie de la route des rails en souffrance depuis des années, un petit tronçon situé tout juste devant les nouvelles instalations de l'EDH, mais qui empoisonne et détériore avec des nuages de poussière le matériel de la compagnie  et complique l'a tâche aux chauffeurs et passagers qui se rendent dans le Sud du pays.

On remarquera en passant que même quand certaines améliorations sont apportées sur des routes  nationales, comme c'est le cas de la route du Sud,  le calvaire, c'est toujours quitter ou rentrer dans les grandes villes.

A titre d'exemple, on peut mettre aujourd'hui 3 heures pour faire la route Port-au-Prince/Cayes, mais traverser le tronçon Port-au-prince/Carrefour peut vous prendre 2 heures et peut-être plus.

De telles situations ne devraient laisser aucune autorité indifférente, étant de nature à décourager toute forme de tourisme




Nouvelles du 9 août 2010

Haïti: élections de tous les risques

 Débuté de façon terne en raison des soupçons de toutes sortes qui continuent de planer sur le Conseil électoral provisoire,  le processus électoral a connu un tournant avec l'entrée en lice de la star hip-hop internationale, Wyclef Jean. Pour preuve, ils sont au final 34 candidats à avoir été enregistrés pour participer aux élections présidentielles annoncées pour le 28 novembre 2010.

Pour beaucoup d'analystes, si la présidentite est une maladie haïtienne connue, l'affluence au bureau des opérations électorales pourraient également se traduire par une nette volonté d'en finir au plus vite avec le système Préval jugé, à tort ou à raison, inefficient et incapable d'apporter des solutions au pays, notamment après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

L'inscription de Wyclef Jean a été sans conteste l'élément déclencheur et le principal fait marquant de la période des dépôts de candidature. Mais, le coup dont  on accuse   le président et son "Inite" d'avoir donné au "fidèle" voire "servile" ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis traité sans ménagement,  est jugé cynique et fait même dire que la politique est aussi l'art des trahisons.

Presenté mardi par le chef de l'Etat comme le candidat de la plateforme presidentielle, Alexis a été sacrifié 3 jours plus tard au profit  de Jude Célestin, patron du Centre national des équipements (CNE)- de loin plus puissant  que le Ministère des Travaux publics- et dont des sénateurs de l'opposition affirment qu'il dispose de fonds discrétionnaires de l'Etat, dans le cadre de ses travaux de construction d'infrastructures routières à travers le pays.

Informé de son évincement à la toute veille de la fin des dépots de candidature, Alexis n'a pas ménagé, au palais national même, ses propos vis-à-vis des responsables de Inite et du chef de l'Etat, et il en a dit davantage, lors d'une conférence de presse ce lundi matin au Centre national de Recherche et de Formation (CENAREF). Il a clairement expliqué les raisons pour lesquelles le chef de l'Etat ne l'a pas confirmé comme candidat. de Inite.

" D'abord, le ministre de la justice Paul Denis aurait tranché: tout le monde, sauf Jacques Edouard Alexis. En clair, Denis aurait affirmé que Inite peut discuter de la candidature de n'importe quel  citoyen, sauf de celle d'Alexis. Et tout le monde se serait exécuté.

Autre raison:  Alexis même en étant fidèle, serait trop rigide, dans ce sens qu'il serait peu disposé à se laisser marcher sur les pieds, à se laisser manipuler.

L'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis s'est fait enregistrer samedi sous la bannière du parti "Mobilisation pour le progrès haïtien" (MPH), mais, comme pour beaucoup d'autres candidats, même quand sa gestion comme ancien comptable des deniers publics, aurait été excellente, il ne peut  être sûr à 100% que sa candidature sera agréée.

En effet, pour beaucoup, si le CEP avait décreté que les candidats à la présidence pouvaient être agréés sur simple rapport favorable de la Cour des Comptes, c'était en prévision d'une candidature de l'ancien premier ministre comme représentant de Inite.

Et de fait, le Conseil électoral provisoire amorce, avec justement l'évincement d'Alexis, un processus d'annulation  de son très réprouvé communiqué  qu'il n'avait vraisemblablement pas pris seul. Le rapport favorable de la Cour des Comptes est désormais accepté " sous toutes reserves que de droit, écrit le CEP dans son communiqué # 17.

Dans un tel cas, plusieurs anciens ministres ou premiers ministres pourraient se voir écartés de la course, puisque l'instance habilitée à délivrer le document de décharge, la commission bicamérale, n'existe pas avec l'absence de la chambre des députés.

A moins que le chef de l'Etat décide de faire comme le président de facto Boniface Alexandre en 2006, i.e prendre un arrêté qui accorde décharge à tous les anciens comptables de deniers publics, n'étant pas responsables du dysfonctionnement de la commission.

Dans le cas contraire, le candidat de Inite pourrait être l'un des rares rescapés,  car , que sa gestion soit bonne ou mauvaise, il  ne serait pas concerné par la décharge: les directeurs genéraux ne seraient pas astreints à une telle obligation, selon la constitution.

L'ancien premier ministre Alexis a clairement expliqué qu'il avait produit sa demande de décharge depuis février 2009 au bureau des présidents du Sénat et de la chambre des députes. Mais, comme le temps passait et qu'il n'avait pas de feedback, Jacques Edouard Alexis contacta le président du Sénat qui lui fit savoir qu'il n'avait jamais reçu aucune demande de lui. Alors, il expédia au président Kély Bastien une copie de l'accusé de réception qui avait eté remis par la secrétaire de M. Bastien. Mais  Kély Bastien n'aurait plus depuis, fait signe de vie.

Une autre question se pose, le CEP discrédité comme il est, a-t-il encore l'autorité morale  et l'indépendance nécessaires pour faire cette si délicate opération de triage?

Des rumeurs ont circulé tout au long du week-end autour d'eventuels changements en son sein. Le laissera-t-on d'abord accomplir cette  partie de la  besogne?

Cependant , dans cette course folle et aveugle vers le maintien ou la conquête du pouvoir, préoccupés que nous sommes par la préparation de tous les coups même les plus bas, aucun égard pour la pauvre reconstruction mise entre parenthèses.

Les tentes nauséabondes et pestilentielles des camps et  des places publiques auront des pensionnaires probablement pendant très longtemps enco


Nouvelles du 13 janvier 2010

Les cadavres jonchent les rues à Port-au-prince: ils pourraient finalement se compter par dizaines de milliers

Port-au-Prince, le 13 janvier 2010 – (AHP) – Les cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince,  24 heures après le séisme dévastateur qui a ravagé la capaitale haïtienne.

De nombreuses institutions publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de nombreux employés, étudiants ou clients à l'intrieur. C'est le cas notamment du  palais national, du parlement, du Ministère de l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la police nationale    et de  plusieurs commissariats, la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés, des écoles et universités.

Chaque heure qui passe apporte son lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami, et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.

C'est quasi chaque famile qui est frappé de près ou de loin par une ou des pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas étonnant que les morts et disparus se comptent par dizanes de milliers. Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup de gens, la partie encore visible de  la catastrophe, le pire étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.

Le pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les agents de la police nationale et  de la Mission des Nations-Unies pour stabliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.

Plusieurs batiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH dont l'Hotel Montana se sont effondrés faisant des morts et des blessés.
 
Le représenant special du secrétaire général, Hedi Annabi est ainsi décédé (selon Préval), alors que son adjoint Da Costa etait encore porté disparu mercredi matin.

Situation également compliquée pour pour la PNH, ce qui qui a rendu la mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol

Autres aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont éte épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les recevoir. Même cas pour eux  qui ont un cadavre sur le bras, car la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.

Il n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.

Ils sont  aussi des milliers les gens dont les maisons ont été démolies ou pas,  à avoir dormi mardi soir dans les rues ou dans de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles congréganistes. 

Des  centaines d'hommes et femmes dont les maisons ont été démolies ont eté  rencontrées ce mercredi  avec des enfants sur le bras et des sacs sur la tête, à la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de combat.

Tous, gens aisés ou démunis sont egalement confrontés à la tragédie qui vient de frapper un pays dejà fragilisé et mal en point.

Autre fait important à signaler: jusqu'à la mi-jounée de mercredi, les grands axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des biatiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications téléphoniques n'existent presque pas.

Mardi soir, seuls les abonnés de la compagnie de téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de communiquer entre eux.

Pour de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les décombres.

Qui pis est, les cadavres von bientôt entrer en putréfaction avec leur lot d'épidémies.

Dans sa première intervention  en début d'après-midi, le president René Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à le contacter (pobablement pour lui demander ce dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.

Le chef de l'Etat  s'est dit très concerné et a promis que le gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre de cette catastrophe naturelle.

Parallèlement, un comité formé notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à l'aeroport international de Pot-au-Prince pour identifier les besoins.

Mais en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une economie dejà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui vient d'êrtre si durement frappée.

C'est un peu la fin du monde pour Haïti, a commenté un citoyen  qui a appelé le président Preval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés ou  qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller rejoindre leurr famille.


Nouvelles du 8 décembre 2009


L'excès en tout nuit

Quand en février 2006, le Conseil électoral présidé par Max Mathurin et Jacques Bernard (directeur général) était accusé de vouloir manipuler les résultats des presidentielles au détriment du candidat René Préval, des centaines de milliers de personnes en grande majorité issues de l'élctorat de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues  pendant 4 jours pour dénoncer "l'opération frauduleuse".

Tout Port-au-Prince et plusieurs villes de province étaient paralysés et les manifestants dont les protestations étaient relayées par  de nombreux médias  se sont même même permis un gentil petit bain à "Montana Beach" où le CEP tenait un bureau et où le prix nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu de passage en Haïti, résidait.

M. Préval avait alors refusé de demander aux manifestants de rentrer chez eux, puisque disait-il, ces derniers étaient dans leurs bons droits de réclamer le strict respect de leur vote.

Et ce sont, dit-on, les pratiques jugées déloyales et clairement serviles du CEP/ Mathurin qui ont valu son renvoi lors des joutes d'avril 2009. Ce qui sous-entendait que son remplaçant ne se laisserait pas manipuler ni que personne ne chercherait à le dompter

Mais si l'on en croit tout ce qu'on entend, Max Mathurin, Jacques Bernard et autre Frantz Gérard Verret  seraient de petits saints que les nouveaux venus auraient vite fait oublier.

Si le CEP 2006 n'avait trouvé aucun prétexte pour écarter de la course des organisations comme Fanmi Lavalas qui participent depuis une douzaine d'années à des joutes électorales et qui sont capables de faire augmenter de façon substantielle  la participation à une élection,  le CEP Verret et le CEP replâtré ont trouvé le fameux prétexte du mandat que tout le monde, nationaux et internationaux, sait farfelu et lié à des motivations politiques.

On n'est justement pas sûr que le président René Préval ait un problème profond avec Fanmi lavalas ou avec l'ancien président Aristide, ni que les responsables ou membres de Fanmi lavalas soient jugés reprochables.

En effet, Pour les proches des deux hommes jadis des "jumeaux", tout est lié à une question de popularité et d'électorat.
"Comprenne qui veut"disent-ils

Ils expliquent quand même que si Fanmi Lavalas va aux élections, il y a des objectifs à venir qui risqueraient à coups sûrs d'être compromis. Car Inite tout comme Lespwa (l'Espoir) hier,  ne connait d'autres électorats que celui de Fanmi Lavalas

Beaucoup constatent aussi que  plusieurs membres, anciens parlementaires ou cadres de Fanmi Lavalas auxquels on avait collé dans un passé encore récent l'étiquette  "mauvaise réputation",  sont devenus soudain des gens de bien, quand, en raison de leur popularité, on les utilise sous d'autres bannières.

L'excès en tout nuit, dit-on.

Il est aujourd'hui reproché aux autorités politiques  et électorales leur superbe et leur mepris insolent. Ils sont, de fait, accusés de  tout faire sans se sentir obligés de donner la moindre explication, au mepris de la loi, , assurés qu'ils sont que la MINUSTAH est là pour les couvrir  même dans l'accomplissement  des actes les plus  anti-démocratiques.

'incident du vendredi 4 décembre au Club international quand le CEP et la plateforme Inite ont éte accusés de fraude et de magouille au cours du tirage au sort pour l'attribution des numeros, est venu relancer les graves suspicions qui pèsent sur le'organisme électoral.

Pour de nombreux observateurs, même quand l'attribution du No1à Inite (Unité) était effectivement un pur hasard, il est difficile d'y croire, compte tenu des antécédents et des soupçons de fraudes

Les patis politiques contestataires affirment que si des secteurs de la communauté internationale et la MINUSTAH acceptent de collaborer et d'ignorer de légitimes revendications, et si elles continuent de croire que l'exclusion ne peut avoir aucun impact sur la légitimite d'une élection, certains, faisant flèche de tout bois,  iront  a coups sûrs jusqu'au bout de leurs objectifs, mais le pays, croient-ils, n'en sera que plus fragilisé et les espoirs de lendemains meilleurs qui pourraient naître d'investissements massifs en Haïti, risqueraient de n'être qu'un grand leurre,  rien de sérieux et de durable ne pouvant se construire sur du sable, sur l'injustice et l'abus d'autorité.

En fin de compte, il est important de reconnaitre que les politiciens haïtiens sont en gande partie responsable de la situation à laquelle le pays fait face, ayant toujours été insatisfaits, ayant toujours été à la recherhe d'un roi, utilisant à outrance l'arme du coup d'état.

Mais c'est loin d'être une raison pour partir d'un extrême à un autre, car l'excès en tout nuit. Même lorsqu'on estime avoir les plus grands supports du monde. Et  les exemples sont légions.

Ne dit-on pas que tout mur érigé en dehors des normes, sans armature et dans l'empressement n'a d'autre avenir que l'écroulement.

Michèle Pierre Louis ne serait-elle plus très douée

Il y a tout juste une semaine , l'ambassadeur des Etats-Unis Kenneth Merten déclarait lors d'une réception organisée par la Hamcham pour lui  souhaiter la bienvenue, que le pays était dirigé par un président  dévoué,   une première ministre douée et un parlement  qui joue son rôle de manière responsable.

Personne n'avait  alors rien trouvé à redire.

Alors que s'est-il passé pour que seule Michèle Pierre-Louis ne meriterait plus soudain l'élogieux qualificatif qui lui a été attribué  au point qu'une demi-douzaine de sénateurs  pour la plupart des nouveaux venus décident de l'interpeller.

Qu'est-ce qui peut  expliquer cette hostilité vis-à-vis de gens doués pendant que les dévoués restent  bien viscés à leur place, alors que les uns et les autres font partie d'une même équipe, censés également responsables de tout ce qui arrive de bien ou de mal au pays.

Ne dit-on pas aussi qu'on ne change pas les gens doués et devoués surtout dans un pays qui souffre cruellement d'une carence de femmes et d'hommes compétents.

C'est pourquoi beaucoup se demandent s'il n'y aurait pas des subtilités  et des jeux plitiques que des profanes n'arriveraient pas à percer en cette periode pré-electorale où tous les coups même les plus cyniques sont permis.

Autrement, pourquoi cet acharnement contre Michèle Pierre-Louis de la part de palementaires et de politiciens censés issus de la même chapelle politique qu'elle.

On reproche au chef du gouvernement  l'orientation néo-liberale de la politique gouvernementale: Mais depuis quand en Haïti, un premier ministre pouvait seul définir la politique à suivre, à moins que le chef de l'Exécutif ne soit un president fantoche (pope twèl). Ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui.

On en veut également à la première ministre  pour sa  pseudo mauvaise gestion de la chose publique et surtout des 197 millions décaissés dans le cadre du plan d'urgence post-cyclonique 2008.

Peut-être, a-t-on  d'autres griefs légitimes contre la première ministre? Mais pour ce qui est des 197 millions qui se seraient envolés en fumée, il faudrait éviter de recourir au jeu de  boucs émissaires, mais accepter de désigner ceux qui se sont livrés à un tel gaspillage dans un pays qui n'a jamais disposé d'un coup et depuis très longtemps, d'un montant d'une telle envergure. (Même quand on nous promet des centaines de millions, ils sont décaissés généralement par tranches de 10, 15 et 20 millions).

Il faudrait aussi chercher à savoir quels secteurs ont décidé du mode de répartition des 197 millions: on sait dejà que les plus grosses parts ont été distribuées aux ministères de l'Agriculture et des Travaux publics Transports et communications. Mais les responsables des TPTC avaient-ils le plein contrôle du montant qui lui a été alloué officiellement.

Autres questions à se poser: Est-ce la première ministre Michèle Pierre-Louis qui a décidé de traîner les pieds pour que le rapport sur la gestion des près de 200 millions soit soumis à la fin du mandat des députés,  quand ces derniers n'avaient plus aucun pouvoir de convocation.

Beaucoup estiment que si le gouvernement de Michèle Pierre-Louis devait être renvoyé jeudi, ce serait une manière de couvrir et de décharger de toute responsabilites ceux  qui doivent rendre des comptes.

D'autre part, plusieurs secteurs estiment avec raison qu'à  part une amelioration substantielle de la situation sécuritaire à partir de 2006, les conditions d'existence de la population se sont détériorées depuis 2004. Le depart forcé  le 12 avril 2008 du premier ministre Jacques Edouard Alexis n'a pas été la "fin de tous les problèmes", malgré le programme très mediatisé de baisse des prix du riz annoncé le même jour au palais national

Le pourissement aujourd'hui de la  situation ne saurait en incomber exclusivement à Michèle Pierre-Louis.

Il est vrai que la population réclame sans succès  depuis mai 2006 du sang neuf dans la diplomatie et au niveau des délégations departementales, il est vrai aussi qu'il réclame depuis un bon bout de temps sa mi-temps, comme promis,  mais le renvoi  intempestif de Michèle Pierre-Louis à environ 1 an de la fin de la présidence de René Préval pourrait apporter bien plus de problèms qu'il n'en résolve.

Aucun dirigeant n'est indispensable, mais il ne faudrait pas que des décisions précipitées viennent remettre en question tout un ensemble de projets gérés par le premier ministre et son gouvernement dont ceux de la route Cayes/Jérémie et la construction du pont sur les 3 rivières.

Dans ce pays, on se sait jamais.... la première ministre même renvoyée pourrait expédier les affaires courantes pendant des mois peut-être jusqu'à fin 2010, si elle n'a pas d'autres agendas. Jacques Edouard Alexis était resté à la primature 5 mois après le vote de censure au Sénat.

Toutefois, tout n'est pas encore dit. Bien que les sénateurs hostiles à Michèle Pierre-Louis (s'ils le sont vraiment) soient plus nombreux, le projet de son renvoi ne fait pas l'unanmité dans la societé civile haïtienne et parmi les  représentants de la communauté internationale.


Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé

Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  ont pris une deuxième fois le mercredi 9 septembre  le contrôle de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention de la police..

Les activités restent paralysées non seulement à la FMP fermées officielement,  mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission

  
Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés  vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et a proximité de la Faculté d’Ethnologie.


Des jets de pierres ont été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu a coups de gaz lacrymogène.

Le Rectorat avait  pour sa part, été la cible de jets de pierres.

Plusieurs entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.

Mais c’est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

Au cours de cette intervention policière, 22 étudiants ont été arrêtés puis libérés après avoir été conduits puis fiches au commissariat de Port-au-Prince.

Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.

Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de l’UEH.



Nouvelles du 31 août 2009
La crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie, est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?


Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont  l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés du cursus.

Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3, ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles de classe avant le début de toutes négociations.

Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des manifestations.

Ils vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés: chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.

Des patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des patients dont des enfants  qui reçoivent des soins à l'Hopital de l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par le rectorat mais démentie par la mission onusienne.

Le mouvement prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés, ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors, revendications d'étudiants et  revendications d'ouvriers pour un salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.

Devant l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences dénoncées  par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) pour justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.

Les deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.

Mais, après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des inscriptions à la fac de médecine,  les étudiants  dénoncent un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.

Chats et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est  la crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le mieux s'attirer  la sympathie de l'opinion.

En tout cas, vendredi soir, 11:30/minuit,  profitant d'un relâchement des étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté de médecine dont elle prend le contrôle  à la demande du Conseil exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...

La première réaction est  que la crise à la faculté de Médecine, la seule faculté de médecine de l'Etat,  avait trop duré, alors que des centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.

La première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination sociale.

Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants de la nécessité du dialogue.

Le président du sénat Kély Bastien qui s'est porté sur les lieux  vendredi minuit n'y est pas allé par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine nuit,  renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce aussi les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient projeté de mettre à exécution.
 
Daniel Supplice appelle à un dialogue  franc avec des concessions de part et d'autres, pour qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.

De fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui ont les moyens de faire autrement  pourraient désormais craindre d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.


En lieu et place de toute manifestation de force et  du déversement abusif  de propos blessants et offensants, des mesures d'un autre genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués de  ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au bout du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.

Et sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que suivre  le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase, qu'ils ont bien  pratiqué dans un passe récent et dont ils ne pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.



Nouvelles du 13  juillet 2009

L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système judiciaire

S'il y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de tous, pourvoyeur d'emplois,  propriétaire de la plus ancienne compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de façon  éloquente les faiblesses et contradictions criantes d'un système judiciaire..

 Franck Ciné vient d'être remis en liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il était accusé   d'implication dans la faillite présumée de l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de crédit (BNC).

On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait été  emprisonné pour dettes, alors que la loi  haïtienne ne reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.

Quoi qu'il en soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard .

Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier, arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation, ont eté remis peu après, en liberté.

A la même époque, plusieurs autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés, après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au créneau en leur faveur.

Mais dans le cas Ciné, beaucoup de gens ont relevé que l'acharnement  de la "justice" à vouloir le garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un règlement de comptes.

La justice haïtienne a la réputation d'une justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison, qu'importe s'ils sont innocents.

Et pire, tout cela  est considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois quand certains en abusent.

La grande loi est que tous sont créés pour vivre libres: De ce fait, lorsque  des gens oeuvrent à faire  sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus que louable.

Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression, pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux juges, au ministère de la justice et au gouvernement.

De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on doit frustrer un commissaire.

Quant aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.

On dit même qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui  doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.

Voyez avec quelle célérité  on a décidé de jeter  en prison Sandro Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).

C'est ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet d'accusations et qui sont  à la disposition de la justice, comme l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois  après son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son dossier.

Voyez aussi quel traitement est infligé, dans l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin, incarcéré  sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente  de réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement  de leur autorité.

Même Justice et Paix, une organisation de l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus pour lesquels une intervention s'avère urgente.

On se perd à trouver les  raisons qui  expliquent des traitements différents dans la conduite de dossiers  similaires, les raisons pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef d'accusation, pendant qu'on couvre et  protège un autre citoyen faisant l'objet des mêmes accusations.
 
Dans notre pays, on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant  qu'aucune mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même situation.

On peut persécuter et harceler  des citoyens pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) 

Le fonctionnement boîteux de la justice avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,

 Cette conduite jugée partisane  de l'appareil judiciaire et la jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la distribution de cette justice, pourraient avoir des conséquences  néfastes  sur l'avenir même du pays.

Nouvelles du 5 juin 2009

Vouloir occulter  l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance

Les funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de problèmes respiratoires et cardiaques  après une leucémie attrapée en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami.  Mais des veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger: Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.

L'action et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde sentent le besoin et la nécessité de s'associer  aux cerémonies et aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche partisan du respect des principes et des  lois et qui répondait toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait  de voler au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa reconnaissance.

Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce 21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait fait du bien dans le passé.

Mais, il a été assailli par des individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui assénant  des coups partout, utilisant des méthodes honteuses pour éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre, comme un mouton cerné dans l'abattoir,  a encaissé et souffert sans mot dire et sans opposer aucune résistance.

Et comme tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais on sait et tout le monde sait que l'objecif était de  le jeter quelque part où, élément gênant,  il ne soit plus capable de "nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie s'est déclarée.

Si un petit groupe d'irréductibles  dont certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion, mais ses amis haïtiens et  étrangers sont 1.000 fois, 100.000 fois  plus nombreux.

Et de fait, de partout, en Haïti comme à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour  banaliser les tentatives de salissure et  remercier le père Jean-Juste pour tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:  ceux qui t'aiment,  ils sont très nombreux,  savent que ta mission était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont battu, en raison de tes convictions  politiques,  pour te barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.

A la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas aidé mes parents à régulariser  leur situation", écrit Ronald J. Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .  

Un citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".

Elanor Oscar  de West Palm Beach écrit:  le nombre de ceux qui t'en veulent est si insignifiant  et le nombre de ceux qui t'aimernt si important   que personne ne pourra jamais banaliser ton action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires les plus coriaces  ont béneficié d'une façon ou d'une autre  de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.

Le père Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien, assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.


Nouvelles du 22 janvier 2009

La misère haïtienne, un produit qui se vend bien


Nul ne peut contester le support fourni par certaines organisations étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en Haiti.

Sans leur précieuse aide,  sait-on jamais  combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu enclin  à assumer ses responsablités.

Il y a malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses, qui  utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards des quartiers deshérités à des fins commerciales.

Elles sont 20, 30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont légales.

En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous sauver, car c'est par elles que transitent  la majeure partie de l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide à l'agriculture.

Malheureusement, on déplore que les fonds "gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source. Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.

Il y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos taudis  et des quartiers déshérités pour prendre les photos les plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont la chance de faire recette.

En effet, c'est à l'aide de ces photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger de l'urgence de faire quelque chose  pour sauver des vies. Que leur importe, si elles présentent toute  Haïti  comme un vaste bidonville où  tous et toutes vivent dans la boue et la crasse.

Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à peine un centième  sera peut-être utilisé effectivement à des fins humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera irréparable, car  qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher dans un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.

L'Unicef, (organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.

Malheureusement, on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de vie des enfants haïtiens.

Il s'agit d'une photo présentée comme la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti  pour l'UNICEF par la photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés dans le cadre d'un concours international de photos  réalisé par le Fonds des nations-nies pour l'enfance.

On y voit une petite fille de blanc vêtue, au milieu  d'une mare de boue remplie de fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan  des taudis de la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.

Il est vrai que notre pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas service. Elle ne nous fait que du mal.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9 ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.

Nous ne croyons pas que c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal est fait. Il mérite réparation, à la fois pour  la petite fille dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays  qui mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni dérangées ni concernées.


Nouvelles du 8 décembre 2008

Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale

Nous ne pourrons, même en partie, mesurer  notre niveau de démocratie et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un président élu peut entamer son mandat et le terminer  sans la couverture d'une force internationale.

Il n'est un secret pour personne que le régime intérimaire  de Gérard Latortue n'aurait pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la MINUSTAH après le 29 février 2004.

Les proches du régime intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2 ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne. Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de laxisme et de complicité  quand ils estimaient que la mission n'y allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".

On n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le gouvernement même élu  du président René Preval aurait dejà longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie démocatique, est encore bien vivant.

Ce n'est certainement pas  le président Préval qui demandera clairement le départ de la MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience du  8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande, inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants contre la faim.

Cependant, des déclarations faites le 18 novembre dernier par le président Préval questionné sur la compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de questions

En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH qui  aide, a-t-il dit, la police nationale à se professionnaliser, M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.

Beaucoup estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser qu'à la securité de sa propre présidence.

Il est clair que si la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de toute la communauté internationale. On pourrait  alors accuser la mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.

Il est tout aussi clair  que dans l'état actuel des choses, paticulièrement sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui puisse  tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il est sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers font un travail  appréciable pour séparer le bon grain de l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de l'Institution.

Ce n'est pas assez, parce que la police nationale est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle doit assumer, en l'absence d'une autre force.

Pas de folklore! Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle pagaille,  la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant  que jamais sur tous les plans, au point que même quand une école s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.

Ce n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de dollars  versés à grands renforts de publicité dans cet océan de besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti, l'aideront à se remettre  sur les rails, lors même que la plus gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres frais administratifs  par des ONG venues d'ailleurs.

Regardez comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100 millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les derniers ouragans

Malgré la crise financière mondiale, si la communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour  la Géorgie en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres millions.

On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local, beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent, quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et quand très peu de gens y voient un problème

Comment comprendre aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique, toujours en quête d'opportunités

Ce sont aussi pratiquement les mêmes directeurs généraux, les mêmes délégués départementaux qui sont en poste depuis 2004.

Si Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer et de croire en des lendemains meilleurs.

Il n'y aura donc vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,  pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale


Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives


Depuis l'effondrement meurtrier  du Collège La Promesse évangélique ( 7 novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes vivent dans une psychose proche de la paranoia.

Des secteurs divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de la construction:

En effet, des gens construisent n'importe où et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des rivières,  sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.

Nos maisons sont construites généralement  dans des zones sans système de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système d'évacuation  pour les eaux usées. Et que dire de la solidité des constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents

Toute cette réalité se réveille soudain, comme si  elle datait seulement d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors normes après le drame de Nérette.

Les mairies et d'autres instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des écoles vétustes, supposées  représenter des dangers, de les consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront aux frais des propriétaires.

Il est en effet, urgent de prendre des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus amer que le mal que l'on afirme vouloir  éradiquer.

Mais comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que l'Etat a laissé  construire pendant des décennies dans le plus grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés, dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font courir de graves dangers.

Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter  des centaines de milliers de gens  dans la rue.

Mais comment faire le choix entre celles  qui doivent être renforcées, démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince

Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières inonnondations.

Comment démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à leurss proprietaires ou à ceux  qui les habitent par ces temps de grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider ces maisons  pour n'avoir pas été à la hauteur de ses responsablités pendant des dizaines d'années.

Les autorités ont pour devoir de protéger la population du danger,  mais doivent éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait imprévisibles.


Nouvelles du 19 novembre 2008


Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au pire

Environ 800.000 haïtiens résident en République dominicaine contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents René Préval et Léonel Fernández.

Et pourtant, il y a tellement d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.

Les deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire  et la commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.

Entre temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes-  se multiplient dans différents points  du pays (RD) - et  récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se passe  pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens  tués ou dont les droits sont foulés aux pieds.

Les informations rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.

Alors que les images de ces actes de violence  largement diffusées à la télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et observent le plus grand mutisme. Certains disent même  qu'on peut  être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux  organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au haïtiens.

Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat haïtien sur un dossier aussi crucial?

On relève  qu'en près de 10 rencontres entre les  présidents Préval et Fernández, aucune décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.

Beaucoup en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop embarassante  et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est ce qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.

Et c'est ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à réactiver   la Commission mixte dont  un sous -groupe devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières

Jusqu'ici, seules deux  ententes mineures ont ete signées dans le cadre de la question migratoire. La première ( juin 1998) concerne  les modalités de recrutement des travailleurs saisonniers haitiens  et les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes sphères d'activités

La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des Haïtiens.

Aucune des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent à des opérations de  recrutements clandestines et sans contrat et les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient favoriser l'immigration régulière.

Beaucoup estiment qu'en enterrant le dossier migratoire et en ignorant  les nombreuses exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser quelques violations  déranger son amitié avec  Fernández.

En effet, les atrocités perpétrées  contre les haïtiens en République dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et  son tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon officielle

Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour  le silence de Préval?
Pourrait-il lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait sous  Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?

Pour faire une telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.

Dans des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que  Fernández aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.

 Car après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois peuvent  inciter les Haïtiens à rester chez eux.

Il faut être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie, aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international, qui  attire des investisseurs étrangers, qui crée des structures pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et déambuler aux abords des hôtels.

Si les autorités haïtiennes au premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite  ne sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore, trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin  d'agir en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les haïtiens  les plus vulnérables commencent à rester chez eux,  il faudra s'attendre à la poursuite  du processus de   mépris et de rejet  des haitiens et à de nouveaux drames.

 Nous continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre, chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.


Nouvelles du 16 novembre 2008

Quand la démobilisation vient d'en haut

Nous avons fait l'expérience  de ces présidents ou de ces premiers ministres dont le fort était  les grandes promesses jamais tenues, les grands rendez-vous toujours manqués.

En effet, promettre la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité 24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la démagogie et de l'irespect pour une population.

Mais d'aucuns disent que certains de  nos dirigeants ont le don des extrêmes: ou bien ils font des promesses totalement illusoires  qu'ils savent irréalisables, pour  tromper ou dans le meilleur des cas pour entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et le découragement le plus révoltant.

En effet, s'il faut éviter de créer de fausses attentes et  de pousser à des rêves sans lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés être des leaders, des modèles.

Il est   inadmissible de leur distiller   le poison du laxisme, de la nonchalance et du découragement

Cette fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire un type de vérité au peuple, du genre  "quoi que tu fasses, tu n'iras nulle part",  est dévastateur et contre-productif.

Si le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir d'en haut.

Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle doit accepter  la situation comme elle est. C'est comme leur dire que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si les rues sont sales et remplis  de fatras, c'est notre réalité et c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre géneralisé.

Et de fait, comme si  le fatalisme prôné avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en cascades et effondrement meurtrier d'écoles.

Le défaitisme semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est  élu pour dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise, mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.

On a connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une réalité nocive, à un système désuet,  laissant pourrir des situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.

Aujourd'hui, beaucoup sont  à se demander pourquoi certains, pour ne pas citer leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la première et si les rivalités sont  en train d'entraver le minimum qu'on pourrait espérer.

Beaucoup estiment qu'au lieu de  persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons n'est imputable qu'aux anciens dirigeants,  les actuelles autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la loi .


Pauvres mais propres

Nul ne doit avoir honte de porter des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.

Haïti est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.

Malheureusement, vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".

On les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du palais présidentiel.

C'est dans ce quartier que cet homme d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.

Ce passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et pisse,  Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?

Les pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.

Au milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de la politique.

Celui-ci trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont vite envahis par de nouveaux marchands  

Les mairies n'ont presque  plus aucune autorité pour interdire les marchés de rue. Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent pas  très préoccupées  par cette situation.

C'est dans ce contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand les fatras sont à nos portes.  

Nous n'avons pas le droit de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.

Il nous faut avoir des rues propres, des routes saines et  bien construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008


Aux Haïtiens de se prendre en main


Pays le plus pauvre,  le plus corrompu,  le plus dangereux, le plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations paradent,  font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer des miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et renforcer sa démocratie avec des reliefs.

En effet, 5, 10, 20, 30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers de  tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve, d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très court,  à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1 million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les assauts de 4 ouragans.

Et pourtant des milliards de dollars sont dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti. Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".

Haïti doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie de toutes les "transparency" internationales

Il faut l'admettre,  nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les détracteurs étrangers d'Haïti.

Mais, nous faisons la plus grave erreur, de croire  que l'etranger fera notre travail à notre place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction de notre pays.

Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a eu  qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble être en train de connaitre le même sort.

Ainsi donc, si l'ONU n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes, mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre son potentiel en valeur.

Beaucoup dénoncent en effet le fait que l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit gérée   par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne partie de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence, dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien), retourne malheureusement à sa source.

Beaucoup, haïtiens et etrangers, estiment que si certains pays de la communauté internationale  refusent de se défaire de l'idée que le dévelopement peut se construire à coups de  miettes, s'ils refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de droits de l'homme.

En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à la cause d'Haïti.

Le radio-téléthon du 14 septembre, les différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.

Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et porte fruit.

Car en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire. L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.


Nouvelles du 14 avril 2008

Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?

Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz.

La vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Il y a également eu, selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75 gourdes)

C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8 avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à ternir davantage l'image du pays.

Mais le plus surprenant dans tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire, est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait un bouc-émissaire.

Et tout aussi surprenant, on dit que le programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ, comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a fait état la semaine dernière.

Bien évidemment, il ne peut s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier ministre.

Des gens avancent d'autres argumentations pour expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position pour préparer 2011.

D'autres disent que le premier ministre était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la corruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et autres..., le président Préval parlant très peu.

Et lors des premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui, natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.

Autres motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être fixée, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs pourraient avoir joué un rôle dans son départ.

Quoi qu'il en soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.

Mais quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de politique générale.

Quant aux émeutes de la faim et surtout la terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus d'ici et là.

Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés, attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr pris au tout début une part active.

Il y a également ceux qui sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le black-out, comme dit la chanson.

C'etait la période de toutes les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment, la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les pillages.

Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.

... Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le grandir.

Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.

Si les fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu l'urgence de la situation.

Les autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus d'opérer les changements réclamés ou de trop d'excès de confiance.

C'est vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.

Les autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre la vie chère.

Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la rapacité de certains gros commerçants.

En effet, au nom de la rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler, voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.

" S'ils refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des objectifs économiques.

Concernant le dossier des pillages enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres types de violences, à ce moment, les adversaires politiques, principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce fait, ne sont plus aptes à diriger.

Et l'internationale ne perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.

Si les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action, en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour "claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de gros mots.

Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop longtemps stagné.

Cependant, des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs, mettent en péril des vies et des biens.

En fait de respect de droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle violer des prérogatives constitutionnelles.

Aux cayes, on relève qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.

Les choses allaient plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit qu'ils étaient en mission.

De fait, invité à réagir sur les interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée, alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme ce fut le cas dans les banlieues françaises.

Mais, le gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus vous donnez plus on vous en demande.

Et de plus, beaucoup relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses: manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages, paralysie des activités, augmentation abusive des prix.

Il va falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Il faut aussi que les autorités légitimes sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans, arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès de fausse suffisance.

Nouvelles du 26 février 2008

Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la vie une arme politicienne

Après le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le poste de premier ministre.

Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.

En effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie: si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté, il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international. Peut-être ne le savent-ils même pas.

La position de ces députés est à rapprocher avec la conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.

Après avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.

Hier, dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud en Haïti.

Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux braves et courageux députés.

Peu importe si l'objectif poursuivi peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel est que le job soit libre et disponible.

Et déjà, une demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés contre ce dernier.

Mais l'unanimté est loin d'être faite autour de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant, mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir l'utiliser à des fins injustes et personnelles.

Les opposants à la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.

Plus encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent.

Ce sont ces gens défavorisés comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles considèrent comme un " simulacre".

Mais, des députés tentent de s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.

Apparement plus en colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait pour mettre un terme à la cherté de la vie.

Mais, les députés à la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des pretextes.

En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.

Si des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier ministre avaient declaré prioritaires.

Où sont passées les luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.

On dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck Ciné se retrouvvent en prison pour corruption présumée.

Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas question de donner un blanc-seing au gouvernement.

S'il y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines complications.

Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.

Tout en reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme sur lequel il avait axé sa campagne.

Mais, comment le faire quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.

De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent reconnaitre leurs erreurs.

Il se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient détenteurs.

De fait, même si le ton du président et du premier ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en Haïti et à l'echelle mondiale.

La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs.

En ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150 gourdes par jour.

Et si les députés croient pouvoir changer les choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps, car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir les ministères et les directions générales en quête d'avantages personnels.

Et si les populations des différentes régions du pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la chambre et en faveur de leur communauté?


Nouvelles du 25 septembre 2007

CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie

Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.


Nouvelles du 22 août 2007

Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.


Reviser les stratégies

Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.
29 février: un anniversaire gênant à célébrer...
...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!

Nouvelles du 9 novembre 2003

De quel pays venons-nous?

 
Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme.

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses.

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères.

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour.

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous?

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?.

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?.

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens.

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous?

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy".

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne.

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous?

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il n'y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas.

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes.

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé.

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire.

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction.

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété".

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.


Nouvelles du 4 avril 2003
Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels.

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal.

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés.

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin.

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister.

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis.

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile.

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient.

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti.

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique.

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes.

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice.

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé.

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.