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Nouvelles du 1er septembre 2010
Reprise des travaux ce mercredi à la Cour d'appel de Port-au-Prince, plus de 7 mois après le séisme

Port-au-Prince, le 1er septembre 2010 – (AHP) – Les travaux ont repris ce mercredi à la Cour d’Appel de Port-au-Prince, plus de 7 mois après avoir été interrompus suite à l’effondrement du palais de justice dans le séisme du 12 janvier dernier, alors qu'un nouveau substitut commissaire du gouvernement a été installé à la cour d’appel de Port-au-Prince et un autre, au parquet du tribunal civil de la Croix-des-Bouquets
 
La Cour d’appel de Port-au-Prince siégera désormais dans un nouveau local  à l’Ecole de la magistrature sur la route de Frères.
 
Le directeur général du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, Me Antoine André qui a présidé la cérémonie d’inauguration de ce nouveau local, a fait savoir que la reprise des travaux  va favoriser le traitement d'un nombre de dossiers en suspens.
 
Ces dossiers sont en souffrance depuis le drame du 12 janvier et les jugements rendus par les tribunaux de première instance et frappés d’appel, ne pouvaient pas être soumis au réexamen de la Cour, a dit Me André Antoine,  qui  parle d'un ouf de soulagement pour les justiciables des juridictions de la Croix-des-Bouquets, de Port-au-Prince, de Petit Goave et de Jacmel, entre autres.
 
Le nouveau substitut commissaire du gouvernement de la cour d’appel de Port-au-Prince, Me Kébreau Zamor a promis de travailler au bon fonctionnement sinon à l’amélioration du système.

Quant au nouveau commissaire du gouvernement installé au Parquet de la Croix-ds-Bouquets, Me Jean Serge Joseph, il a promis lui aussi de mettre à profit son expérience pour faire avancer la justice dans cette juridiction.
 
Le ministre Paul Denis qui a procedé à son installation, a déclaré miser sur l’expérience, la compétence, l’intégrité et la capacité de Me Joseph à mener à bien la mission qui lui est confiée.
 
La juridiction de la Croix-des-Bouquets mérite une attention spéciale, a dit Paul Dennis qui informe avoir reçu beaucoup de plaintes contre des membres de l’appareil judiciaire de cette juridiction.

La situation sécuritaire du pays sous contrôle: il n’y a pas lieu de s’alarmer, assure le porte-parole de la police


Port-au-Prince, le 1er septembre 2010 – (AHP) –
Le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Frantz Leurebourg, a assuré mercredi que la situation sécuritaire du pays est sous contrôle et qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer.
 
Nous contrôlons la situation sécuritaire, notamment dans les camps de déplacés, a affirmé le commissaire Leurebourg, soulignant qu’avec l’appui des casques bleus de l’ONU, il y a une présence permanente dans les mega camps c’est-à-dire les camps peuplés de 50.000 à 70.000  occupants.
 
Des patrouilles sont egalement organisées dans les autres camps d’hébergement, pour sécuriser ocupants, a-t-il ajouté.
 
A situation nouvelle, mesures nouvelles, a dit-Frantz Leurebourg qui se dit conscient que dans les camps d’hébergement des cas de violence et de viol sont enregistrés.
 
Il a souligné que la sensibilisation reste la meilleure formule qui permettra de combattre ce fléau, tout en appellant les parents à bien surveiller leurs enfants.
 
Frantz Leurebourg rappelle qu’il n’y a aucun endroit dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui soit totalement exempt d’actes de banditisme. mais, les forces de sécurité sont en mesure d'y faire face, a-t-il dit.

Une nouvelle organisation de la sociéte civile pour offrir à la population  un espace de rencontre  inclusif
Port-au-Prince, le 1er septembre 2010 – (AHP) – Une nouvelle organisation s’est présentée mercredi au grand public. Il s’agit de la Cellule de Réflexion et d’Action Nationale (CRAN).
 
Créée à l’initiative des pères Jésuites après le tremblement de terre du 12 janvier, cette cellule entend offrir aux populations et à la société civile un espace de rencontre  inclusif favorisant les échanges de réflexions pour leur permettre de participer de manière effective à la reconstruction du pays.
 
Le coordonnateur général de la Confédération des Haïtiens pour la Réconciliation (CHAR), Amary Joseph Noel, a fait savoir que la présentation  de la Cellule de Réflexion et d’Action Nationale (CRAN) a été réalisée dans le cadre du pré-congrès de la société civile qui sera tenu en octobre prochain.
 
Ce congrès, a dit le professeur Noel, permettra à la cellule d’aboutir à l’élaboration d’un plan directeur de la société civile haïtienne avec la participation de tous ses acteurs.
 
Pour ce qui est du processus électoral, Amary Joseph Noel a dénoncé certaines incohérences qu’il affirme remarquer.
 
Des candidats n’ayant pas de décharge sont admis à concourir alors que d’autres qui se trouvaient dans la même situation, ont été écartés, a-t-il fait remarquer.
 
Il a également dit croire qu’il y avait lieu de procéder à des changements au sein du Conseil Electoral Provisoire (CEP),  compte tenu des doutes qui plaqne sur la crediblité de l'institution.


Visite du Candidat à la présidence Jacques Edouard Alexis en République Dominicaine à l'invitation du président Fernández: agenda chargé pour l'ancien premier ministre-candidat


Santo-Domingo, 1er septembre 2010- L'ancien premier ministre et candidiat à la présidence, Jacques Edouard Alexis a entamé ce mercredi au 2ème jour de sa visite en République dominicaine, une série de rencontres avec de hauts responsables dominicains.

Le candidat Alexis a éte reçu au Palais National par le chef de l’Etat  Léonel Fernandez et aura aussi des entretiens avec d'importantes personnalités du parti revolutionnaire dominicain, (PRD) dont  l’ancien Président Hipolito Mejia, Miguel Vargas, membre du comité central du PRD et l'un des probables candidats à la présidence dominicaine,  Torentino Dipp, ancien chancelier dominicain et Milagros Ortiz Bosch, ancien vice-Président dominicain sous la présidence de Mejía.

Le jeudi 2 septembre, il adressera aux membres de l’association  des étudiants haïtiens  à  Art Gallery (AJOUPA) avant de visiter, en compagnie du sénateur Charlie Mariott, un batey dans la province  de Monte Plata où il fera des échanges avec des leaders communautaires de Bateyes

Ce sera ensuite la visite d'une d’une coopérative agricole, un projet du Batey Relief Alliance (BRA), une ONG dont le bureau central est établi aux Etas-Unis et dirigé par Ulrick Gaillard,  un cadre de la diaspora haïtienne des Etas-Unis.

La journée de jeudi sera couronnée par une rencontre avec les leaders  de la Chambre de Commerce Dominico-haïtienne.

Arrivée mardi  en République Domnicaine, à l’invitation du Président Léonel Fernández, la  délégation conduite par le candidat  à la présidence d’Haïti,  comprend entre autres M. Samir Mourra, Président du parti "Mobilisation pour le Progrès d’Haïti" (MPH) sous la bannière duquel M. Alexis s'est inscrit, le Professeur  François Pierre-Louis, son Directeur de
campagne, Mme Madeline Pierre, et des journalistes. 

M. JEA a été accueilli à sa descente d’avion à l’aéroport Isabella par l’ambassadeur d’Haïti en RD,
Fritz Cinéas  et un représentant du chef d’Etat Dominicain.

Il a visité le jour-même de son arrivéee le bureau du BRA. Il s’est adressé par la suite à un groupe  d’ONGs travaillant pour le service social de l’église dominicaine (SSID) où il a délivré un premier message à l’intention
des Haïtiens en RD mais aussi à l’attention du peuple dominicain.

Il a, à l'occasion, vivement remercié le gouvernement dominicain et son peuple pour la solidarité manifestée à l’égard d’Haïti après le seisme du 12 janvier dernier qui a fait fait quelque 300.000 morts, detruit 120% du PIB haïtien et jeté plus d'un million et demi de personnes dans la rue.

La première journée en RD du candidat  Alexis s'était terminée par une Conférence devant de hautes personnalités et  des
intellectuels dominicains  à la prestigieuse Fundacion Global Democracia y Desarrollo (FUNGLODE) du Président Leonel Fernandez, autour du   thème de : « Haïti, despues del terremoto : Implicaciones socioeconomicas y politicas desde los
puntos de vista locales e internacionales ».

M. Alexis sera de retour vendredi à Port-au-Prince.

Nouvelles du 31 août 2010
Double révocation au CEP, le directeur du BED de l’Ouest l se dit victime d’un acte arbitraire

 
Port-au-Prince, le 31 aout 2010- (AHP) - Le président du Bureau Electoral Départemental (BED) de l’Ouest 1, Jaccillon Barthélemy a été démis mardi de ses fonctions moins d’une semaine après avoir organisé une session pour auditionner une candidate non agréée Claire Lydie Parent qui estime avoir eté écartée abusivement de la course électorale.
 
Me Joseph Jeune, conseiller juridique du BED de l’Ouest 1, a lui aussi été révoqué par le Conseil électoral dont de nombeux secteurs reclament depuis des mois la démission pour "absence de crédiblité et  gestion douteuse".
 
Il est reproché à M. Barthélemy d’avoir mis le Conseil Electoral Provisoire (CEP) en difficulté pour avoir accepté d’écouter  au BED de l’Ouest 1 la mairesse de Pétion ville Claire Lydie Parent, après la publication de la liste définitive des candidats retenus pour participer à la présidentielle annoncée pour le 28 novembre.

"Dans la lettre de révocation qui m’a été remise ce matin, on me dit avoir été obligé de me révoquer pour avoir accepté d’écouter la mairesse de Pétion Ville alors que la liste définitive des candidats agréés était déjà publiée", a fait savoir Jaccillon Barthélemy, estimant que la décision de le renvoyer du CEP fait partie d’une série d’actes arbitraires dont beaucoup de gens ont dejà été victimes.
 
Il a fait savoir qu'il etait  en contact avec ses avocats dans le cas où déciderait de faire appel de cette décision.
 
 24 heures après la session du jeudi 26 aout, le CEP avait fait publier un communiqué (# 25) déclarant nulle et non avenue la rencontre avec Madame Parent au BED de l’Ouest 1.
 
Le porte-parole du CEP, Richardson Dumesle avait indiqué vendredi que M. Barthélemy s'était rendu coupable d'une faute administrative et de ce fait, était passible de sanctions.
 
Jaccillon Barthélemy avait lui indiqué lundi que la rencontre qu’il avait eue avec la candidate évincée était uniquement organisée pour lui expliquer, en vertu de l’article 103 de la loi électorale en vigueur, les raisons motivant le rejet de sa candidature.

 René Préval et Rafael Correa identifient les secteurs dans lesquels sera investi un fonds de 100 millioms de dollars collectés par les 12 pays de l'UNASUR pour la reconstruction d'Haïti

Port-au-Prince, le 31 aout 2010- (AHP) -Le président équatorien, Rafaël Correa et son  homologue haïtien René Préval ont identifié mardi les secteurs dans lesquels seront investis les 100 millions de dollars accordés  par l'Union des nations sud-américaines (Unasur) pour contribuer à la reconstruction d'Haïti dévastée par un violent trtemblement de terre le 12 janvier dernier.

En visite à Port-au-Prince, M. Correa,  president en exercice de l'Union formée de l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, la Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela, a signé avec le chef de l'Etat haïtien  l'accord Unasur-Haití, visant à la reconstruction de l'infrastructure urbaine et productive du pays, réduire la vulnérabilité de la population et consolider les capacités de réponse face aux inondations et aux ouragans.

75% de ce fonds qui sera versé directement aux autorités haïtiennes, serait dejà disponible, a fait savoir le président equatorien, faisant l'eeloge de la cooperation Sud/Sud.

Le programme Unasur-Haití inclut un versement en trois parties  de 35 millions de dollars pour le secteur agricole haitien, ainsi que 18 millions de dollars pour réactiver la production dans différents secteurs et 4 millions de dollars pour les opérations du Ministère l'Intérieur et de la Protection Civile.

Le plan disposera aussi de 25 millions de dollars pour reconstruire les infrastructures des institutions publiques complètement détruites ou sérieusement endommagées par le séisme qui a détruit une grande partie de la capitale Port Prince et d'autres régions du pays.

En plus de contribuer à la reconstruction d'Haïti, l'Unasur consacrera 13 millions de dollars pour équiper les organismes étatiques du pays.

L'accord prevoit également le renforcement de la gouvgenance à travers  tout le pays, ainsi que la fortification des institutions démocratiques dans le cadre du processus de reconstruction nationale.

 Correa et Préval ont procedé, après la signature de l'accord, à la constitution du Secrétariat Technique Unasur-Haití, dont l'objectif est de favoriser une bonne coordination de l'aide et des actions que l'organisme sud-américain envisage pour Haïti.

Plus de sept mois après le séisme, Haïti fait face à des difficultes de toutes sortes et dans tous les domaines dont la relocalisation  de plus d'un million de personns jetées dans la rue, le ramassage des déblais qui obstruent encore de nombreuses regions de la capitale, la reconstructions des infrastructures détruites, la recosntruction des écoles et bâtiments publics, le renforcement du système de santé et autres. 

Le Gouvernement des Etats-Unis signe un accord avec l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN)
pour une assistance technique  dans la modernisation des infrastructures

 
Une délégation de l’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA), a récemment effectué une visite en Haiti au cours de laquelle l’Ambassadeur des Etats-Unis, Monsieur Kenneth H. Merten, a signé un accord de subvention de plus de $US 800.000 avec le Directeur Général de l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN), Monsieur Lionel Isaac.  Cet accord, subventionné par l’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA), financera l’assistance technique pour sept projets prioritaires de modernisation des infrastructures à l’Aéroport International Toussaint Louverture, la plus grande porte d’entrée  pour la plupart des voyageurs et transporteurs internationaux qui arrivent en Haiti chaque année.

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Haiti, Monsieur Kenneth Merten et le Directeur Général  de l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN), Monsieur Lionel Isaac.

L'assistance technique incluse dans cet accord supportera l’AAN dans le développement de conceptions préliminaires d'ingénieries, des budgets de projets, et des chronologies d'exécution pour les sept projets, lesquels exigent une prompte exécution en vue de promouvoir la sécurité et l'efficacité des opérations à l’aéroport.  Les sept projets, pour lesquels cet accord d’assistance technique sera préparé, sont la construction d'une piste de déroulement parallèle, le renforcement du système de sécurité à l'aéroport, la construction d'une tour de contrôle de trafic aérien, la construction d'une nouvelle installation de production d'électricité, la construction d'une station d'épuration et de traitement des eaux usées, la réhabilitation des réseaux routiers externe et interne à l’aéroport, et la construction d'un nouveau bâtiment à l'aérogare internationale.
 
L’Ambassadeur Merten a déclaré, «Cette subvention démontre combien les Etats-Unis investissent dans l’infrastructure en Haiti  pour l’aider à mieux se reconstruire.  L’Aéroport Toussaint Louverture est la porte d’entrée d'Haïti au monde, et les progrès en matière de sécurité et d’efficacité aideront à stimuler la croissance économique et à augmenter la prospérité».
 
L'AAN a bénéficié de la subvention de l’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement dans deux projets antérieurs dont une assistance technique au projet de modernisation de l’Aéroport International de Port-au-Prince en 2005 et le projet de formation pour la sécurité à l’aéroport.  En tant que bénéficiaire, l'AAN sélectionnera l'entreprise  américaine pour l’exécution des projets à travers un processus d’appel d’offre compétitif qui sera publié sur internet à travers le site Fédéral des Opportunités d’Affaires (www.fbo.gov).
 
Au cours de leur visite de trois jours, les représentants de l’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA) ont rencontré des membres du secteur privé et public en vue d’entreprendre les étapes appropriées pour l’exécution de potentiels projets d’investissements futurs à être subventionnés par l’USTDA en Haiti.  L’équipe de L’USTDA a identifié d’éventuelles opportunités dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures y compris des technologies de l’information et de la  communication, de l’aviation, de l’eau, des travaux publics, des ports de mer  et des projets de surveillance et de contrôle sismique.
 
A propos de l’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement: la mission de l’USTDA est de promouvoir la croissance économique dans les pays en voie de développement et à revenu moyen, en aidant simultanément des entreprises américaines à exporter leurs produits et leurs services.  En plus, l’USTDA soutient les objectifs de la politique américaine liés aux activités de développement et de capacité de construction.  L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement subventionne des sponsors étrangers pour la planification de projets qui soutiennent le développement d'infrastructures modernes et un système de commerce ouvert. Les caractéristiques de l’assistance au développement de l’USTDA ont toujours impliqué les partenariats de construction entre les entreprises américaines et les sponsors étrangers de projets en vue de proposer des solutions concrètes du secteur privé aux défis de développement. www.ustda.gov.

Nouvelles du 30 août 2010
L'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis effectue en République dominicaine sa première visite à l'Etranger en tant que candidat  à la présidence

Port-au-Prince, le 30 août 2010 – (AHP) – Le candidat à la présidence, l'ancien premier ministre  Jacques Edouard Alexis entreprend à partir de ce mardi une visite de  4 jours en République dominicaine.

M. Alexis qui se presente sous la bannière du parti
"Mobilisation pour le progrès haïtien" (MPH), sera reçu par le president dominicain Léonel Fernández et rencontrera des responsables politiques et des responsables de plusieurs secteurs de la sociéte civile dominicaine.

Le candidat à la presidence devrait s'entretenir avec des membres de la communauté haïtienne et visiter un batey.


Les récents propos du secrétaire général de l'OEA sur l'état du processus electoral n'ont rien à voir avec la réalité, selon la candidate à la presidence du RDNP


Port-au-Prince, le 30 aout 2010 – (AHP) – La candidate à la présidence Mirlande Hyppolite Manigat a qualifié lundi de « déclarations diplomatiques, n'ayant rien à voir avec la réalité » les propos  tenus vendredi  par le secrétáire general de l'OEA, José Muguel Insulza selon lesquels le processus électoral en cours en Haïti etait pleinement satisfaisant.

Al'issue d'une visite en Haïti, M. Insulza avait également fait savoir   que le processus électoral ne laissait augurer aucune crise post-électorale et que le processus de reconstruction d'Haïti (suite aux graves dégâts causés par le séisme du 12 janvier dernier) allait bon train, malgré des dificultés.

La candidate du RDNP a fait savoir que le secrétaire genéral de l'OEA connait bien la réalité. De plus, il a  rencontré différents acteurs du processus qui ont clairement exprimé leurs inquiétudes quant à la crediblité du processus et du Conseil électoral provisopire.

Pour Madame Manigat, si  José Miguel Insulza a fait ces déclarations, c'est parce qu’entre autres, la communauté internationale et l’OEA sont impliquées dans l’organisation de ces joutes et qu'il il y va de leur crédibilité.

Ils ont aussi contribué largement dans le financement du processus et ont fourni des experts pour l’organisation de ces élections", a encore expliqué Mirlande Manigat.

Elle est revenue  par ailleurs sur la rencontre qu’elle-même et son mari, l'ancien président Leslie Manigat ont eue le week end dernier avec le président René Préval.

"C’était une rencontre organisée à la demande du chef de l’Etat, a-t-elle dit, précisant que la conversation qui a duré environ 3 heures d’horloge, avait tourné autour du processus électoral et des grands dossiers de l’Etat.

"M. Préval a réitéré entre autre son engagement à contribuer à l’organisation de bonnes élections dans le pays, a rapporté Mirlande Manigat qui a de son côté fait part de ses inquiétudes vis-à-vis du processus.

La candidate à la présidence a fait savoir que les promesses du président n'ont pas fait disparaitre ses appréhensions. Au contraire, elle dit redouter que la communauté internationale n'avalise n'importe quel résultat, compte tenu des expériencs du passé et surtout après les propos du secreaire général de l'OEA.


Haïti/reconstruction, l'aide internationale traîne toujours et les rescapés de plus en plus mecontents, malgré les promesses


Port-au-Prince, le 29 août 2010 – (AHP)
 Le gouvernement haïtien n'aurait reçu  jusqu'ici que quelque 2% des plus de 11 milliards de dollars promis par la communauté internationale fin mars à New-York puis confirmés en juin à Punta Cana.

En dehors de certains montants remis directement aux organisations non gouvernementales, les autorités seraient entrées en possesion d'environ 95 millions de dollars de l'Espagne, du Brésil et de la Norvège pour résoudre certains problèmes jugés très urgents.

Elles ont réússi entre autres à relocaliser ces derniers mois autour de  5 à 6 mille personnes dans des abris provisoires, notamment au Camp Corail Cesless. Il y a pourtant environ 1,5 millions de sinistrés dans la rue depuis le tremblement de terre.  L'expérience de Corail  n'est pas trop concluante, en raison de la fragilité de la zone. De fait, la plupart des installatons ont éte gravement endommagées par des inondatons et des bourrasques.

Toutefois,  il est prévu que quelque 700.000 rescapés quittent les campements dans 7 à 9 mois, dans le cadre d'un programme annoncé par les autorités avec l'aide de l'ONU sur des terrains déclarés d'utilité publique.

En outre, lors de sa  2ème rencontre à la mi-août, la Commission intérimaire de reconstruction nationale créée pour administrer l'aide internationale à travers un fonds fiduciaire que doit gérer la Banque mondiale, a approuvé un ensemble de 29 projets à executer au cours des 3 prochains mois. Mais, les fonds nécessaires  (1 milliard 600 millions de dollars) ne sont toujours pas complets

Enre temps, les rescapés qui vivent dans des conditions infra-humaines sont impatients et mécontents contre les autorités qu'ils qualifient d'iressponsables et de laxistses. Plusieurs centaines d'entre eux sont descendus dans la rue la semaine dernière pour crier leur ras-le-bol.


Le Ministère de la Culture et de la Communication et le bureau de la première dame lancent les travaux du Conseil National de  Coordination du Mémorial du 12 janvier

Port-au-Prince, le 30 aout 2010 – (AHP) – Le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) a lancé lundi, de concert avec le bureau de la première dame Elisabeth Préval les travaux du Conseil National de  Coordination du Mémorial du 12 janvier.

Ce comité doit coordonner les activités qui seront organisées pour commémorer le premier anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier dernier qui a fait plus de 300.000 morts et jeté dans la rue plus de 1 million et demi de personnes qui y sont encore plus de 7 mois après.

Le monument sera érigé sur la place Geffrard au Centre ville de Port-au-Prince et le mémorial sera célébré tous les ans, selon des membres du comité.

Actuellement, un registre des personnes disparues est en train d’être établi en collaboration avec les mairies se trouvant dans les villes directement touchées par le séisme, ont encore indiqué les membres du comité.

Il s'agit d'un devoir de mémoire, ont-ils ajouté, précisant que le terme qui sera retenu pour le premier mémorial du 12 janvier sera « Nous n’oublierons jamais »


Nouvelles du 26 août 2010

Le candidat  à la présidence évincé , Wyclef Jean, sort une chanson pour contester le CEP et le président Préval


Port-au-Prince, le 26 août 2010 – (AHP) – La star internationale de hip-hop récemment évincé de la course à la présidence, a reitéré son intention de continuer à se battre contre la décision prise contre lui "par le Conseil électoral provisoire (CEP) et le président René Préval".

Wyclef Jean figure sur la liste des 15 candidats éjectés, au motif qu'il n'aurait pas résidé en Haïti au cours de ces 5 dernières années, selon le voeu de la constitution, une explication rejetée par le candidat et ses avocats.

Dans une chanson à l'accent profond et mélanclique, acompagnée d'un clip, sortie mercredi et intitulée " prizon pou KEP a" ( prison pour le CEP), la star a fait savoir   que même si le président René Préval prétend que c'est l'organisme électoral qui a pris la décision de rejeter sa candidature, tout le monde sait que c'est lui qui tire les ficelles. Et d'ajouter aussitôt que le CEP est dirigé par Lucifer.

" Ce sont les satans qui m'ont écarté de la course, mais le chrétien et le fils de pasteur que je suis ne peut être vaincu par Lucifer",  a-t-il lancé, faisant savoir que ce n'est pas Wyclef que vous avez rejeté mais la jeunesse, le petit peuple, le paysan et  le petit vendeur de rue.

Wyclef Jean explique également dans la chanson qu'il n'a eu aucun deal avec Préval. "C'est un président qui a demandé une rencontre avec un candidat qui ne pouvait ne pas accepter. Il m'a offert du café, m'a dit que j'étais un bon candidat et m'a fait parler à Jude Célestin (son candidat), pour ensuite me mettre à l'écart", a-t-il condamné.

M. Jean a demandé aux jeunes, aux paysans d'être solidaires et de ne pas laisser piétiner leurs droits, les appelant à rester mobilisés et leur prometant de poursuivre la contestation.

Il faut, a-t-il dit que les choses changent, que les gens cessent de vivre sous les décombres, que les femmes cessent d'être violées dans les camps d'hébergement et que les enfants connaissent des jours meilleurs. Car "face à face, les menteurs seront confondus", conclut la chanson.

Le gouvernement envisagerait de décaisser une centaine de millions de dollars des Fonds Petro Caribe pour "la construction d'infrastructures routières", parallèlement rencontres avec des candidats à la présidence et des supposées têtes de pont
Port-au-Prince, le 26 août 2010 – (AHP) – Le gouvernement haïtien serait sur le point de tirer une nouvelle tranche de 107 millions de dollars
des fonds Petro Caribe pour "la construction d'infrastructures routières" à travers le pays. 

Selon des sources proches du gouvernement, cette question aurait éte débattue cette semaine en conseil des ministres. Toutefois se pose le problème des raports qui n'auraient pas encore été communiqués sur la façon dont les 197 millions décaissés après les ouragans d'août/septemble 2008 et les 163 millions post-séisme, ont été dépensés.

Selon des parlementaires de l'opposition  qui questionnent la gestion  de ces fonds, la plus grande partie des montants aurait été confiée au Centre national dés équipements (CNE).

Parallèlement,les autorités ont organisé ces derniers jours au palais national des rencontres avec des candidats à la présidence dont un ancien premier ministre et un artiste.

La teneur des discussions n'a pas éte révélée.

Une autre rencontre a été tenue mercredi avec environ 200 "têtes de pont" issus des quartiers populaires réputés favorables à Fanmi Lavalas , organisation politique exclue de la course.

Des participants  auraient fait savoir qu'on leur avait fait faire le même exercice en 2006, mais qu'ils n'avaient rien bénéficié de la présidence Préval. D'autres auraient  indiqué que le fardeau qu'on leur demande d'aider à porter est trop lourd et trop emcombrant.

Cependant, en marge de la rencontre, des cadres du palais auraient fait savoir que  des 200 supposés têtes de pont, beaucoup ne seraient plus  que des "têtes sans pont", une façon de dire qu'ils n'auraient plus de troupes dans les quartiers populaires.

Entre temps, un cadre de la plateforme présidentielle Inite/Lespwa, a désisté au profit de la candidature de l'ancien premier ministre Jascques Edouard Alexis.

Anès Lubin a expliqué sa décision par le fait qu'il y avait une longue pratique de travail entre M. Alexis et lui-même. Il a ensuite motivé son geste par le non-respect de la parole donnée au niveau de Inite.


Sit-in devant l'Ambassade de France pour dissuader le gouvernement français de financer les élections annoncées pour le 28 novembre et pour réclamer la restitution de la dette de l'Indépendance
Port-au-Prince, le 26 aout 2010 – (AHP) – La commission permanente de mobilisation de Fanmi Lavalas a organisé comme annoncé  jeudi un sit-in devant les locaux de l’Ambassade de France à Port-au-Prince.
 
L’objectif de ce nouveau sit-in après ceux organisés devant l'Ambassade des Etas-Unis et et devant le siège de l'OEA à Port-au-Prince, était le même: dissuader le gouvernement français de financer les prochaines élections annoncées pour le 28 novembre
 
L’un des responsables de ladite commission, Ansyto Félix appelle le gouvernement français à ne  cautionner de près ou de loin la sélection  que le président René Préval est en train de préparer, en raison notamment,a-t-il dit, des graves torts que la France a causés au peuple haïtien sous le gouvernement Chirac/Villepin en jouant un rôle majeur dans l’éviction du président Jean Bertrand Aristide en février 2004, pour avoir reclamé la restitution de la dette de l'Indépendance.

Mais ce jeudi encore, les participants au sit-in devant l'Ambasade de France ont reclamé le remboursement du montant qu'Haïti a dû verser en 1826 à la France pour reconaitre son independance, montant qui s’élèverait  aujourd'hui à plus de 21 milliards de dollars US.

Ils ont reclamé le retour dans son pays du president en exil Jean Bertrand Aristide.
 
Pour sa part, la coordonnatrice du comité exécutif de Fanmi Lavalas, le docteur Maryse Narcisse, a indiqué que le parti du chef de l’Etat en exil  est plus que jamais  determiné à combattre le processus de sélection mis en branle par le pouvoir en place.
 
Elle a fait savoir que la masacarade qui se prépare et que des secteurs de la communauté internationale semblent soutenir ne peut qu'enfoncer le pays davantage dans l'abîme.

"Seule l’organisation d’élections libres, honnêtes, crédibles, démocratiques, inclusives et transparentes sont susceptibles de remetre le pays sur les rails et aider à recoudre le tissu social, a-t-elle fait savoir.

La Coordination Nationale de l'organisation LAVNI communique des documents prouvant que son candidat à la présidence Yves CRISTALIN a satisfait aux exigences de la constitution et de la loi électorale relatives à la décharge


Port-au-Prince, le 26 aout 2010 – (AHP) – La Coordination Nationale de l'organisation L'avenir l’OGANIZASYON LAVNI (L'avenir) a réitéré  dans un comuniqué  que son candidat à la présidence, Yves CRISTALIN, a satisfait aux exigences des articles 135 de la constitution et 39 de la loi électorale relatives à la décharge pour avoir déposé au bureau des Opérations électorales les documents suivants :
 
1-      Rapport de la Commission spéciale de décharge sur la gestion financière du deuxième Bureau de la 47ème Législature de la Chambre des Députés pour la période allant du 1er mars 2002  au 28 février 2003, en l’occurrence, la gestion financière du Président Rudi HERIVEAUX et du Questeur Yves CRISTALIN.

2-      Résolution statuant sur la pleine et entière décharge accordée au Président Rudi HERIVEAUX et au Questeur Yves CRISTALIN.

3-      Rapport de la Commission spéciale de décharge sur la gestion financière du 3ème Bureau de la 47ème  Législature de la Chambre des Députés pour la période allant du 1er mars 2003 au 12 janvier 2004, en l’occurrence, la gestion financière du président Yves CRISTALIN et de du Questeur Romage Fritzner MILLIEN.

4-      Résolution statuant sur la pleine et entière décharge accordée au Président Yves CRISTALIN et au Questeur Romage Fritzner MILLIEN.

5-      Certificat de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif relatif à la gestion de Monsieur Yves CRISTALIN comme Directeur Administratif du Ministère de l’Environnement.

6-      Lettre du Sénat de la République d’Haïti précisant que le Gouvernement est dans l’impossibilité de déposer le Projet de Règlement et que le Sénat n’est pas habilité à solliciter de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif le rapport de gestion du Ministre Yves CRISTALIN pour la période allant du 12 novembre 2009 à date, vu que l’exercice fiscal n’est pas arrivé à terme.
 
La coordination Nationale de l’OGANIZASYON LAVNI  déclare  renouveler son attachement indéfectible au respect de la constitution et de la loi.

Fin des examens officiels  du Bac ll: la session du Bac des récalés débute bientôt et la rentrée fixée au 4 octobre
 
Port-au-Prince, le 26 aout 2010 – (AHP) – Les examens du Bac ont pris fin ce jeudi avec les épreuves de physique et d’espagnol.
 
Ces examens ont d’abord été organisés dans les départements qui n’étaient pas directement touchés par le séisme du 12 janvier dernier avant de se dérouler dans les trois départements les plus affectés : L’Ouest, le Sud-est et les Nippes.
 
La plupart des candidats qui ont subi ces épreuves se sont dits satisfaits, se félicitant des efforts qu’ils ontconsentis pour boucler cette année scolaire particulièrement difficile.
 
Les examens ont été à notre portée et si nos copies sont corrigées avec soin, nous sommes sûrs de réussir, ont-ils fait savoir.
 
Toutefois, la plupart d'entre eux ont exprimé leurs inquiétudes  quant à la possibilité d’intégrer une des unités de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) vu la crise permanente que connait l’UEH, ces dernières années.

La sessison du Bac des réclalés (rhéto et philo) se deroulera du 30 août au 2 septembre 2010. Et la distribution des fiches habilitant les candidats à participer à cette session  débute ce 27 août.

La rentrée officielle des classes est fixée au 4 octobre.

Dengue aux Antilles: en Haïti, les autorités sanitaires recommandent vigilance et propreté, mais pas de panique

Port-au-Prince, le 26 aout 2010 – (AHP) – La directrice de l’unité de protection de la santé et de la promotion de l’environnement du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), le docteur Jocelyne Pierre-Louis a appelé jeudi la population haïtienne à garder propre son environnement afin de limiter l’accroissement de la population des moustiques, pour éviter d’être frappée par la dengue.
 
Les Antilles françaises sont actuellement frappées par une épidémie de dingue qui reste très active avec une progression du nombre de personnes concernées durant la première quinzaine du mois d’aout.
 
Selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) et la cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE), 4100 nouveaux cas ont été déclarés en Guadeloupe pour la première semaine et 3700 cas pour la 2ème semaine.
 
En Martinique, il y a eu 7500 nouveaux cas pour les deux premières semaines.

Le docteur Pierre Louis a fait savoir que cette maladie existe en Haïti à l’état endémique,. Depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier, le MSPP organise des programme de sensibilisation au bénéfice de la population afin qu’elle garde propre son environnement.

C’est une maladie qui se manifeste par une forte fière et des démangeaisons, certaines fois les citoyens ont tendance à la confondre avec la malaria, a-t-elle dit.

Il n’y a pas meilleure prévention que la protection de l’environnement, a dit le docteur Pierre Louis qui précise  qu’il n’y a pas lieu de paniquer, car   la forme la plus dangereuse celle qui provoque des saignements, n'est pas enregistrée en Haïti


*** (AHP) –  La Police Nationale d’Haïti (PNH) a reçu ce jeudi de la Présidence une flotte de 30 véhicules qui seront  utilisés entre autres  pour sécuriser les quartiers de Thomassin, Kenscoff et Laboule.
Le directeur général de la PNH, Mario Andrésol, a indiqué que ces véhicules  seront également utilisés par les forces de l’ordre à l’occasion des prochaines élections annoncées pour le 28 novembre.
Les zones de Thomassin, Furcy, Kenscoff et Laboule sont généralement difficiles d’accès ce qui, dit-il, favorise les activités des bandits dans ces quartiers.
Mario Andrésol dit croire que ces véhicules tout-terrain permettront à la PNH  de mieux protéger et servir les populations de ces zones.
Ces dernières semaines, les actes d’insécurité et les cas d’enlèvement se sont multipliés dans ces quartiers.

Nouvelles du 25 août 2010

La compagnie internationale PEG S.A serait prête à construire en Haïti  une raffinerie de pétrole capable de produire jusqu’à un million et demi de barils raffinés par jour: les invstiseurs n'attendraient plus  qu'une lettre du président Préval

Port-au-Prince, le 25 aout 2010 – (AHP) – La compagnie internationale PEG S.A a fait savoir mercredi qu'elle était prête à construire en Haïti  une raffinerie de pétrole capable de produire jusqu’à un million et demi de barils raffinés par jour.
 
Son conseiller-directeur en Haïti, Marc Antoine Destin a indiqué que le pétrole brut sera fourni par l’Arabie Saoudite et la plus grande partie  des produits raffinés sera vendue sur le marché américain.
 
La construction de la raffinerie nécessitera un débours de 30 milliards de dollars qui seront fournis essentiellement par PEG S.A", a-t-il également fait savoir.
 
Mis à part cet investissement de 30 milliards de dollars US, Haïti va également bénéficier, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, d’un prêt de 5 milliards de dollars US additionnels, a aussi ajouté M. Destin.
 
Marc Antoine Destin a indiqué que ce montant sera entre autres investi dans la construction d’un complexe industriel qui comprendra une cimenterie dont la capacité de production sera  de  1 million et demi de tonnes, l'an.
 
Ce fond servira également à la construction d'une usine électrique qui va fournir 200 mégawatts d’électricité pour alimenter 24 heures sur 24  la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
 
Il s'agira, selon Marc Antoine Destin, d'une grande possibilité de démarrage socio-économique pour le pays.
 
Il a toutefois souligné que les investisseurs n'attendent plus qu'une lettre du chef de l’Etat (René Préval) pour entamer la phase finale de la mise en œuvre du projet.
 
"Le chef de l’Etat  avait déjà  manifesté dans une première lettre en date du 13 février 2009, son intérêt pour ces projets. Il ne lui reste donc qu’à envoyer au roi saoudien une deuxième lettre pour lui signifier qu’Haïti est prête pour l’audience royale devant  marquer le démarrage du projet", a souligné Marc Antoine Destin.
 
De son coté le président de la compagnie saoudienne (PEG S.A), Claude Lambert, a indiqué qu’Haïti n’a pas intérêt à perdre du temps pour ne pas râter cette opportunité.
 
Il a indiqué qu'avec ce projet, le pays pourra jouer un rôle important sur le marché international du pétrole.
 

 Atelier de travail pour passer en revue les actions prioritaires en matière de santé maternelle en Haïti: une initiative du MSPP et du FNUAP

Port-au-Prince, le 25 aout 2010 – (AHP) – Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) lancé ce mercredi à Port-au-Prince et de concert avec le Fond sdes nations unies pour la Population (FNUAP) un atelier de travail de 2 jours, les 25 et 26 aout .
 
L’objectif de cet atelier est de passer en revue les actions prioritaires en matière de santé maternelle dans le pays.
 
Le ministre de la santé publique, le docteur Alex Larsen, a fait savoir que cet atelier permettra également à Haïti de préparer sa participation à la prochaine conférence de New York qui se tiendra autour des questions relatives à la mortalité materno-infantile.
 
Nous devons savoir où nous sommes en vue de mieux adapter nos politiques à nos objectifs en matière de réduction du taux de mortalité materno-infantile dans le pays, a dit le docteur Larsen.
 
Il a rappelé que, dans les hôpitaux et centres de santé publics, les femmes peuvent accoucher gratuitement. C’est une des mesures adoptées pour diminuer les risques que les mères décèdent en donnant la vie.
 
Pour sa part, le représentant du FNUAP en Haïti, Igor Bosc, a fait savoir qu’il était important de profiter du contexte de la reconstruction d’Haïti pour réunir les différents acteurs pour travailler à réduction du taux de mortalité materno-infantile dans le pays.
 
Il a renouvelé la volonté de son institution de continuer à travailler avec le gouvernement haïtien en renforçant les institutions travaillant dans le domaine.
 
Il estime anormal que dans le pays, 75% des femmes accouche à la maison et que le taux d’utilisation des méthodes contraceptives soit de 13% chez les hommes et 25 % chez les femmes.

Léonel Fernández désigne de nouveaux consuls pour Haïti

Santo-Domingo, le 25 aout 2010 – (AHP) – Le président dominicain Léonel Fernández a désigné mercredi l'ex-sénateur de San Juan de la Maguana, Ramón de la Rosa, comme nouveau  consul au Cap-Haïtien en remplacement de M. Homero Cabral.

Le chef de l'Etat dominicain a également nommé M.Ruffy Castor de Linares comme consul général de République Dominicaine à Port-au-Prince et comme vice-consul Gina Mireya Quezada

Une délégation gouvernementale sénégalaise en Haïti pour procéder à la présélection des étudiants candidats à une bourse d’étude universitaire au Sénégal
Port-au-Prince, le 25 aout 2010 – (AHP) – Le Ministère des Affaires Etrangères a informé mardi via un communiqué de presse qu’une délégation gouvernementale sénégalaise séjourne actuellement dans le pays.
 
Cette délégation doit procéder à la présélection des étudiants candidats à une bourse d’étude universitaire au Sénégal à partir d’octobre 2010.
 
Les intéressés sont priés  de soumettre leurs dossiers de candidature à la commission mixte Sénégalo-haïtienne dont le siège se trouve au centre de formation technique et professionnelle Haïtitech à la Sonapi.
 
Le dossier de candidature doit comprendre un curriculum vitae, une photocopie certifiée conforme du diplôme du Baccalauréat, une photocopie certifiée conforme du relevé des notes du Baccalauréat, une photocopie certifiée conforme du relevé des notes des classes de Rhétorique et de Philosophie ainsi qu’un bulletin ou un extrait des actes de naissance.
 
Ce communiqué rappelle que, suite au tremblement de terre du 12 janvier, le président sénégalais, Abdoulaye Wade, avait décidé d’apporter son soutien et assistance à Haïti.

 Nouvelles du 24 août 2010


Le Ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger déplore qu'aucun des candidats issus de la diaspora n'ait été autorisé à participer à la présidentielle  annoncée pour le 28 novembre, mais relève aussi que  le dépôt de candidature des Haïtiens de l’étranger, a suscité des débats très animés au sein de la population
Port-au-Prince, le 24 août 2010 – (AHP) – Le Ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger (MHAVE) a  déploré mardi qu'aucun des candidats issus de la diaspora n'ait été autorisé à participer à la présidentielle annoncée pour le 28 novembre 2010, dans une note de presse exprimant sa position autour du rejet des candidats haïtiens de l'étrangers évincés de la course.

En tant que membre de l'exécuif qui respecte l'indépendance du conseil électoral provisoire (CEP), le MHAVE affirme comprendre la décision des  juges électoraux, cependant, il affirme avoir l'obligation d'attirer l'attention sur certains points importants pour une gestion plus transparente et susceptible de mieux assurer la participation des citoyens (nes) haïtiens vivant à l'Etranger à la vie politique de leur pays.

Tel que stipulé  dans la Charte de 1987, l’article 135 ouvre la voie à toutes sortes d'interprétations. Plus de lumière devrait y être apportée dans une réforme constitutionnelle ou dans la prochaine de loi elecorale, ecrit le MHAVE.

Il souligne encore que ni la constitution, ni la loi electorale, en abordant la question des 5 ans sucessifs de résidence auxquels est astreint un candidat avant de briguer le poste de president de la Republique, ne dit clairement, le minimum de temps qu'il doit rester au pays chaque année.

Mais le Ministère des Haïtiens Vivant à l'Etranger dit avoir noté par ailleurs   que le dépôt de candidature des Haïtiens de l’étranger, a suscité des débats très animés au sein de la population. Les idées contradictoires exprimées dans des forums de discussion sur Internet, dans les médias traditionnels, dans les réunions communautaires etc., ont mis en avant un certain nombre  d'aspects comme  la représentativité des candidats dans le secteur de la diaspora,  la nécessité pour les prétendants de chercher l’encadrement institutionnel du MHAVE. Ce qui n’a pas été  le cas, a-t-il deploré.
 
Le MHAVE a relevé dans la plupart des cas, la faible connaissance des candidats de l’histoire et des deux (2) langues officielles du pays, alors qu’ils auront, en tant que président, la responsabilité de promouvoir et de protéger les valeurs culturelles du peuple haïtien.

"Aucun des partis politiques en Haïti ne possède un bureau formel à l’étranger qui soit capable d’assurer la formation ou la mobilisation politique des compatriotes d’ailleurs", a encore souligné le Ministère, précisant que ces jugements font partie des opinions de divers citoyens qui s’intéressent à la vie politique de leur pays.

 D’un autre côté, le Ministère rappelle qu'il avait préparé et envoyé aux instances concernées, depuis décembre 2009, un projet de loi sur le vote des Haitiens de l’étranger.

"Si le tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010, a changé les priorités, toutefois, le MHAVE s’est, à maintes reprises, entretenu sur la question avec la Présidence, la Primature, les acteurs politiques, la diaspora et la communauté internationale", indique le communiqué, ajoutant qu'à  la fin du mois de juillet, le Ministère avait présenté au CEP un projet pilote pour la réalisation du vote à Saint-Domingue, Miami, New York, et Montréal.

" Comme la réforme électorale n’a jamais pu avoir lieu, le projet n’a pu avancer, deplore le MHAVE qui semble se consoler en constatant dans la liste des candidats agréés que nombre d’entre eux ont vécu pendant quelque temps dans la diaspora. Il  dit espérer que les aspirants présidents prennent en considération les revendications de ce secteur national qui a déjà prouvé sa capacité à participer au développement du pays sur le plan économique et professionnel.

Il y a longtemps que les Haïtiens de l’étranger, exigent leur participation à la vie politique comme candidat et comme électeur. Le Ministère renouvelle son engagement de leur apporter son plein appui, persuadé que le moment est venu d’ouvrir la porte à la diaspora, termine le comuniqué. 

Les populations des tentes annoncent un ensemble de mouvements pour forcer les autorités à changer leurs conditions de vie et avertissent que tentes nauséabondes et élections ne riment pas


Port-au-Prince, le 24 aout 2010 – (AHP) –
Des habitants de plusieurs camps de rescapés du séisme du 12 janvier 2010 ont exprimé mardi leur raz-le-bol  face au  laxisme des autorités haïtiennes insensibles, selon elles, à la détérioration insuportable de leurs conditions de vie.

 Des rescapés de camps situés à Tabarre, Carrefour, Fontamara, Delmas 60 et Cité Soleil ont fait savoir qu’ils sont prêts à toute sortes de stratégies pour forcer le gouvernement à assumer ses responsabilités.

"Il y a des gens qui ont fait toutes sortes de gymnastiques pour arriver au pouvoir et qui aujourd'hui ignorent royalement toute une population en detresse. Ils vont devoir ouvrir les yeux et les oreilles", ont assuré des occupants d'un camp de Cite Soleil.
 
Des sinistrés de Tabarre ont indiqué que plus de  7 mois après le séisme, ils sont encore au 13 janvier 2010 et qu'ils n'en peuvent plus dans l'enfer des tentes déchirées et malodorantes. Les autorités, par leur mépris, font comme si cohabiter dans la saleté avec les rats et les moustiques était devenu normal, a dénoncé Ghislaine,  mère de 3 enfants en bas âge

Les réfugies de ce camp ont affirmé vouloir des abris solides, du travail et des conditions de vie décentes, rappelant que la constitution haïtienne, en son article 22, fait obligation aux autorites de l'Etat de permettre aux citoyens de vivre convenablement.

" Mais ils préfèrent gaspiller l'argent de l'Etat dans la préparation et l'organisaton dans leurs seuls intérêts, d'élections dirigées", ont ajouté des rescapés de Delmas 60 qui affirment qu'il n'y aura pas d'élections sous les tentes et les bâches.
 
Ce vendredi 27 août à midi, les habitants de plusieurs camps dont ceux de Tabarre, Carrefour, Fontamara, Delmas 60 annoncent qu’ils vont commencer  par une opération de concert de casseroles afin de forcer, ont-ils dit, "ceux qui disent être les rsponsables du pays" à entendre raison.
 

Le CEP de nouveau sur la sellette: les contestations rebondissent

Port-au-Prince, le 24 août 2010 – (AHP) – Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) qui fait l’objet de contestations depuis le début du processus électoral et dont de nombreux secteurs affirment qu’il n’a aucune crédibilité pour organiser des élections sérieuses, est encore sous la sellette.
 
La publication de la liste des candidats agrées a fait rebondir les critiques et les dénonciations.
 
Beaucoup de secteurs accusent le CEP de pratiquer une politique de tricherie et de deux poids deux mesures dans le traitement des dossiers des candidats agréés et rejetés.
 
Selon l'artiste hip-hop, Wiclef Jean, un des candidats évincés, le comportement affiché par l'organisme électoral confirment tout le mal qu’on disait de lui. De plus, même des conseillers électoraux dont Ginette Chérubin ont désavoué la méthodologie de l’institution dans le processus d’agrément, en refusant de signer le comuniqué y relatif.
 
Ginette Chérubin affirme que c’est volontairement qu’elle n’a pas signé le communiqué du CEP, car "je ne saurais cautionner l’élection d’un ancien haut fonctionnaire de l’Etat sans le certificat de décharge de la commission bicamérale du Parlement", a-t-elle dit, tout en se refusant  à demissionner malgré les appels en ce sens.
 
Mais, le CEP affirme qu’il n’y a pas de recours et qu’il est son seul juge, cependant, une source proche de l'organisme électoral estime qu'une entente amiable devrait être trouvée si le candidat lésé arrive à le démontrer.
 
De son côté, le Collectif du Renouveau Haïtien (COREH) enfonce le clou en estimant que le CEP a une fois de plus prouvé sa dépendance par rapport à  l’Exécutif en publiant sur mesure, une liste des candidats agréés.
 
Son coordonnateur Youry Latortue continue de dénoncer le non-respect de la loi électorale et de la constitution haïtienne par les conseillers électoraux.
 
Ils n’ont même pas respecté leurs propres mots, a-t-il dit, informant que plusieurs candidats ont vu leurs dossiers acceptés sans soumettre le rapport favorable de la cour des comptes que le CEP réclamait en lieu et place du certificat de décharge.
 
De son côté, le sénateur Evalière Beauplan, également membre du directoire de COREH estime que les présidentielles annoncées pour le 28 novembre sont de nature à plonger le pays dans une crise encore plus profonde.

Parallèlement les rumeurs sur des pots-de-vin que des candidats auraient versés, recommencent à circuler dans les couloirs du CEP. Et des membres du COREH de se poser la qiuestion: quelle réalisation honnête et serieuse peut-on attendre d'une institution dont des membres acceptent des pots-de-vin?

Mais rien ne dit que les élections pourront avoir lieu le 28 novembre. Des sources proches de Wyclef Jean ont fait savoir que lors de sa rencontre la semaine dernière avec le chef de l'Etat, ce dernier aurait rappelé que son mandat prend fin le 14 mai 2011 au lieu du 7 fevrier.
 

Elections: Des candidats evincés denoncent l'arbitraire du CEP  et affirment voir des mains politiques

Port-au-Prince, le 24 aout 2010 – (AHP) –La plupart des candidats non habilités par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) à participer aux présidentielles annoncées pour le 28 novembre contestent  la décision du CEP et annoncent qu’ils iront jusqu’au bout pour pouvoir réintégrer le processus.
 
C’est le cas de la mairesse de Pétion Ville Claire Lydie Parent, de l’ambassadeur Raymond Joseph et de Wyclef Jean entre autres.
 
Un des avocats de la star internationale du hip hop, Wyclef Jean, Me Jean Renel Sénatus a indiqué qu’il va utiliser les recours dont il dispose pour porter le CEP à revenir sur sa décision d’évincer son client.
 
L’affaire sera portée  par devant la cour de cassation, a dit Me Sénatus qui affirme que le CEP n’a aucun droit de violer les droits de Wyclef Jean.
 
De son coté, le président Viv Ansan (vivre ensemble) qui a donné sa bannière au chanteur, Pierre Eric Jean Jacques, affirme que Wyclef Jean a été écarté de la course suite à une décision politique.
 
Ce sont, a-t-il dit, ceux-là qui ne voulaient pas de Wyclef Jean dans la course qui ont orchestré le coup.
 
L’ambassadeur Raymond Alcide Joseph n’a pas non plus été tendre avec les juges électoraux qui ont rejeté sa candidature.
 
C’est un acte arbitraire qui viole mes droits de citoyens, a-t-il dit, se demandant si le CEP est en mesure d’organiser des élections crédibles dans le pays.
 
Son avocat, Me Pierre Michel Hyacinthe affirme vouloir aller jusqu’au bout pour que Raymond Joseph puisse réintégrer le processus.
 
La mairesse de Pétion Ville, Claire Lydie Parent a elle aussi contesté la décision du CEP de la mettre hors course.
 
La question de décharge avancée par le conseil électoral est vide de fondement, a-t-elle ajouté.
 
De son coté, le sénateur Jean Hector Anacacis, proche du chef de l’Etat continue de critiquer des "décisions imposées au CEP".
 
Il y a eu complicité entre le président de la république, la communauté internationale et le CEP pour que cette liste de candidats agrées puisse être ainsi publiée.


Nouvelles du 23 aout 2010


Les affrontements de Gazanj  (Marchand Dessalines auraient fait près d'une dizaine de morts: l'ancien député de Saint-Marc Jean Pressoir Dor presse  les autorités d'assumer leurs rsponsabilites pour éviter d'autres victimes

Saint-Marc, le 23 août 2010 – (AHP) – La situation reste très tendue à Gazanj, section  communale de  Marchand Dessalines (nord) où plusieurs personnes (entre 3 et 8) ont été assassinées jeudi dernier dans un conflit terrien.
 
L’ex-député de Saint-Marc Jean Pressoir Dor appelle les autorités compétentes à agir de manière à éviter qu’il y ait d’autres victimes.
 
Le conflit éclaté à Gazanj et qui a débouché sur  des affrontement et  effusions de sang, a causé la mort de  près de 10 personnes, a indiqué l’ex-parlementaire qui en impute la responsabilité au non aboutissement de la réforme agraire orchestrée par l'actuel chef de l’Etat René Preval, sous sa première présidence à la fin des années 90.
 
L’Institut National de la Réforme Agraire (Inara) a une grande part de responsabilité dans ce qui se passe actuellement dans la zone pour avoir, dit-il, engagé plusieurs groupes sur une même parcelle de terre.
 
Chaque groupe disposerait de ses propres moyens de défense, armes à feu et autres, a-t-il dit, ajoutant que les interventions des forces de l’ordre n’y changent rien.
 
Il dit craindre que de nouveaux affrontements fassent de nouvelles victimes dans la région.

 Le candidat à la présidence Leslie Voltaire se présente en veritable rassembleur capable de mettre ensemble les différentes composantes  de la société au benefice de la reconstruction


Port-au-Prince, le 23 aout 2010 – (AHP) – Le Candidat de la Plateforme Ansanm nou fò (Unis, nous sommes forts)  Lesly Voltaire, autorisé parle Conseil Electoral Provisoire (CEP) à prendre part aux prochaines présidentielles annoncées pour le 28 novembre , s’est présenté lundi comme un véritable rassembleur capable de mettre ensemble les différentes composantes de la population dans la perspective de la reconstruction du pays.
 
Ce n’est pas une reconstruction qui va se faire pour les Haïtiens mais avec les Haïtiens sous ma présidence, a martelé l'architecte et ancien envoyé spécial du gouvernement auprès du Secrétaire général des Nation Unies.
 
Il a indiqué qu’il ne faut pas laisser aux « amateurs » la destinée d’Haïti, car, a-t-il dit, la reconstruction c’est l’affaire de professionnels.
 
La récupération de la souveraine nationale, l’éducation sont inscrites en lettres majuscules dans le programme que Lesly Voltaire compte appliquer une fois élu, a promis l'ancien ministre des haïtiens Vivant à l'Etranger
 
Il dit souhaiter une diminution graduelle des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de casques bleus dans le pays au terme de son quinquennat.
 
Je serai un chef d’orchestre dans la construction de cet Etat moderne que nous voulons, a-t-il dit, plaidant pour une décentralisation basée sur un transfert des pouvoirs politiques et administratifs aux communautés.
 
La justice, la transparence et la participation, sont autant de valeurs prônées par la mouvance Lavalas que Lesly Voltaire  affirme vouloir appliquer 

Du centre, il ambitionne de drainer tous les grands courants de Lavalas au bénéfice du développement, de la reconstruction, de la santé, l'education, et de la justice.

Leslie Voltaire a été ministre de l'Educaton, des Haïtiens Vivant à l'´Etranger, chef de cabinet sous les présidences d'Aristide et de René Préval.
Concernant le certificat de décharge qu'il a finalement obtenu réecemment de la Cour des Comptes, M. Voltaire a rappelé qu'il en a produit la demande depuis dss années auprès du Parlement et de la Cour. Et s'il y a des Institutions qui n'ont pas fait leur travail, je ne saurais être tenu pour responsable, a-t-il souligné.

 Le Garr dénonce les conditions infrahumaines de vie des rescapés des tentes dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la traite négrière et de son abolition

Port-au-Prince, le 23 aout 2010 – (AHP) – Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés (GARR) a organisé lundi à Port-au-Prince, une journée de réflexion sur la situation des occupants des camps d’hébergements.
 
Cette journée de réflexion a été organisée dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la traite négrière et de son abolition, autour du thème : « En mémoire de nos ancêtres esclaves, luttons pour le respect de la dignité des personnes vivant sous les tentes ».
 
C’était l’occasion, pour Patrick Camille, responsable de la section droits humains du GARR, de dénoncer une fois de plus les conditions dans lesquelles vivent dans les camps, les rescapés du 12 janvier.
 
"L’Etat haïtien doit reconnaitre qu’il est inaceptable que des êtres humains vivent dans des conditions aussi infrahumaines comme c’est le cas pour les victimes du 12 janvier", a dit Patrick Camille.

Pus d'un milion et demi de personnes sont logées dans des tentes usées es pestilentielles depuis le séisme du 12 janvier 2010 qui a fait plus de 300.000 morts.
 
Le plan de  reconstruction du pays n’a jamais été présenté aux différentes couches de la société haïtienne, a encore déploré Patrick Camille dénonçant les politiques d’exclusion des dirigeants haïtiens et plaidant en faveur d’une solution haïtienne aux problèmes des Haïtiens.
 
Il estime que la situation des habitants des camps d’hébergement ressemble dans differents aspects, à celle des ancêtres du temps de la colonie, a-t-il fait remarquer.

 Arcahaie, le 23 aout 2010 – (AHP) – L’organisation sociopolitique Aimer Haïti a organisé samedi le 2ème  congrès de l'Arcahaie (en rapport avec celui organise par les ancêtres en 1803) qui doit se poursuivre  pendant les deux prochains mois.
 
Le président du Collectif, Me Camille Leblanc a fait savoir  que l'objectif est de recueillir dans les différentes régions du pays  les doléances des populations pour mieux les servir.
 
Nous sommes face à un pays détruit et dont la reconstruction doit prendre en compte les aspirations de tous les habitants indépendamment des endroits où ils résident, a dit Me Camille Leblanc.
 
Ce congrès s’organise autour du thème Tout moun dwe viv tankou mou n (tout le monde doit vivre comme des êtres humains).
 
C’est le notaire Jean Henry Céant qui représentera Aimer Haïti à la prochaine présidentielle annoncée pour le 28 novembre. 
 
Me Céant a indiqué qu'il est du devoir de tous les Haïtiens d’Aimer Haïti et de participer à son relèvement. L’exclusion est un cancer qui ronge la société, tout comme l'exil politique est honni, a-t-il dit, ajoutant que l’Haïti moderne doit se construire entre autres sur l’éducation, la santé et le travail.
 
Il a également plaidé en faveur de la double nationalité et appelé les Haïtiens à voter utile lors de la prochaine présidentielle.
Sit-in prévu demain à Port-au-Prince pour dénoncer le  non respect de la loi sur le salaire minimum dans les parcs industriels d'Haïti à l'initiative de la CATH
Port-au-Prince, le 23 aout 2010 – (AHP) – Alors que les débats électoraux occupent les gros plans de l’actualité nationale, le dossier du salaire minimum vient se refaire surface.
 
La Centrale Autonome des Travailleurs Haïtiens (CATH) annonce pour ce mercredi un sit-in devant les locaux du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST) à Port-au-Prince, en vue de dénoncer entre autres, le non respect de la loi sur le salaire minimum dans les parcs industriels en Haïti.
 
Cette loi, votée à l’initiative du Député Steven Benoit en aout et septembre 2009 par les deux branches du Parlement avait fait passer le salaire minimum à 125 gourdes dans le secteur de la sous-traitance et 200 gourdes dans les autres secteurs pour une journée de travail de 8 heures d’horloge.
 
Près d’un an après, le secrétaire général de la CATH, Fignolé Saint Cyr a dénoncé le non respect de cette loi tant au parc industriel de Port-au-Prince qu’au niveau de la zone franche à Ouanaminthe.
 
Selon lui, les ouvriers travaillent dans de très mauvaises conditions et ne sont pas payés en conséquence pour les heures de travail supplémentaire.
 
Pour forcer le gouvernement à prendre ses responsabilités dans cette affaire, nous organiserons ce sit-in devant les locaux du MAST, a dit Fignolé Saint Cyr.
 
Il dénonce la volonté du gouvernement de foncer vers ce qu’il qualifie de « mascarade électorale » alors que la situation des citoyens haïtiens, qui majoritairement rejettent ce processus ne cesse d’empirer notamment après le drame du 12 janvier dernier.

Une Mexicaine sacrée Miss Univers

Port-au-Prince, le 23 aout 2010 – (AHP)-La Mexicaine Jimena Navarrete (22 ans) a été couronnée lundi  soir Miss Univers à Las Vegas. Un couronnement qui va à l'encontre de tous les Les pronostics donnaient pourtant gagnante Miss d'Irlande, du Venezuela ou des Etats-Unis. Mais beaucoup d'Haïtiens souhaitaient une victoire de Miss Haïti Sarodj Bertin, 24 ans, étudiante en droit qui a eté classée parmi les 15 finalistes.

Originaire de Guadalajara, la nouvelle reine de beauté mexicaine qui succède à la Vénézuelienne Stefania Fernandez était  habillée d'une robe de soirée rouge rubis. Elle se consacrera durant un an, en tant que Miss Univers, à des causes telles que la lutte contre le sida et le cancer du sein.

La jeune Mexicaine s'est vu offrir une bourse d'études d'un an à la New York Film Academy, ainsi que des chaussures et des produits de beauté pour un an également..

Nouvelles du 20 aout 2010

Haïti/élections: 19 sur 34 candidats agréés pour participer à la présidentielle du 28 novembre: Wyclef Jean écarté


Port-au-Prince, le 20 août 2010-(AHP) –
Le Conseil électoral provisoire a communiqué vendredi la liste des candidats agréés pour participer à la présidentielle annoncée pour le 28 novembre 2010.

La rumeur selon laquelle, la candidature de la  star Hip-hop internationale Wyclef Jean serait rejetée a éte confirmée, selon le communiqué de l'organisme électoral lu par son porte-parole Richardson Dumesle, les 9 membres du CEP ayant quitté le siège central depuis l'après-midi.

 En dehors du rejet du très populaire Wyclef Jean,  la plupart des autres candidats les plus connus ont été maintenus dans la course. Il s'agit entre autres de l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis; du notaire Jean Henri Céant; du ministre des affaires sociales,Yves  Cristalin; de l'urbaniste Leslie Voltaire, de la constitutionnaliste Myrlande Hippolite Manigat, de l'Industriel Charles Henri Baker  et de l'ancien premier ministre Yvon Neptune.

Les candidatures de Jude Celestin (candidat officiel), du sénateur Jean Hector Anacacis, du pasteur  Jean Chavannes Jeune, du chanteur Michel Martelly, des professeurs Axan Abelard et  Garaudy Laguerre, du maire de Delmas Wilson Jeudy, des citoyens Génard Joseph, Axan Abellard A Léon Jeune, Charles Eric Smarcki et des docteurs Josette Bijou et Blot Gerard Marie-Necker ont également été agréées.

La mise à l'écart de Wyclef Jean intervient au lendemain d'une rencontre avec le président Preval, qui avait ravivé l'espoir du candidat et de ses partisans  suite à une fuite d'un conseiller qui annonçait dejà son rejet.

Selon un communiqué du bureau de la star, le chef de l'Etat l'aurait traité au cours de cette rencontre comme un candidat agréé et lui aurait même promis securité comme pour les autres candidats maintenus, pendant la campagne électorale.

En comuniquant vendredi soir la liste des candidats agréés, le CEP n'a pas specifié les raisons du rejet des  15 autres candidats, les promettant pour lundi. Mais dans le cas de Wycclef Jean, les raisons avancées seraient liées à d'éventuels demêmes avec le fisc americain et au fait qu'il n'aurait pas residé en Haïti au cours de ces 5 dernièrs années.

Après sa rencontre avec le président Préval, Wyclef Jean qui a le mérite d'avoir donné vie à un processus électoral mort-né, aurait fait savoir qu'il respecterait son mot si le chef de l'Etat respecte le sien.
Les candidats non agréés
 
En dehors de Wyclef Jean , Claire Lydie parent, Raymond Joseph Alcide et Gaudin Lavarice , les candidats rejetés sont pratiquement des inconnus:
Olicier Pieriche (Parti reconstruire Haiti)

Kesler Dalmacy (Independant)

Jean Bertin (Parti socialiste haïtien)

Paul Arthur Fleurival (Voisinaj)

Armand Pierre Camaud (PPL)

Christophe H. Jean Bertin (Parti socialiste haïtien)

Saint-Fort René (Parti Réformiste National)

Eugène Jacques Philippe

Voight Charles HenrY (Indépendant)

Rodriguez Mario Eddy Gabriel (Indépendant)

Duroseau V. Cluny (Indépendant)

Haïti/élections: le ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger reçoit la Commission d'observation  OEA/CARICOM: le vote des Haïtiens de l'Etranger et la participation d'une mssion d'observation de la diaspora, entre autres, au menu des discussions


Port-au-Prince, le 20 août 2010-(AHP) –Dans le cadre du lancement de la mission d’observation électorale OEA/CARICOM, le Ministre des Haïtiens vivant a l’étranger, a reçu eudi, la visite de l’Ambassadeur Colin Granderson pour un échange sur la participation des expatries haïtiens au processus électoral. 

Granderson, un  réputé expert du dossier haïtien a la CARICOM préside la commission  d’observation électorale mise sur pied conjointement avec l’OEA, laquelle se trouve  au pays pour une première  évaluation  de l’ambiance pré-électorale.

Le Ministre Edwin Paraison, a souligné à l’ attention de la commission que depuis les premières élections démocratiques réalisées en Haïti en 1990, le vote a l’ étranger, a toujours été  une légitime aspiration des membres de la diaspora haïtienne.

Il a fait observer que 20 ans après, malgré l’existence du Ministère des Haïtiens Vivant à l’ Etranger (MHAVE) depuis 1994, les Haïtiens de l’étranger ne peuvent pas exercer leur droit citoyen. « Ce n’est pas normal » a-t-il martelé.

Néanmoins, le MHAVE, dans une nouvelle dynamique lancée depuis novembre de l’année dernière, continuera de jouer son rôle de promoteur de l’intégration « pleine et entière » dans la vie politique nationale, des compatriotes se retrouvant en dehors du territoire haïtien, mais n’ ayant jamais marchandé leur contribution à l’avancement du pays, a indiqué Paraison.

De même, les deux fonctionnaires ont passé en revue le dossier des candidatures provenant de la diaspora. Le Ministre a rappelé qu’en 2006, deux candidats de la diaspora avaient été écartés de la course, même lorsqu’ il s’agissait d’une question de nationalité. « Et l’on craint que cette situation ne se répète cette année encore, a-t-il souligné. 

A ce propos, la position du Ministère, a fait remarquer  son titulaire est « qu’il existe un certain  flou  autour de la question des concepts « résidence  » et « domicile ».qui donne lieu à diverses interprétations théoriques bien souvent négatives pour les aspirations des candidats de la diaspora. « Une situation qui devrait être éclaircie dans la réforme constitutionnelle » a souhaité le fonctionnaire haïtien. 

Concernant une possible participation comme « observateurs électoraux » de représentants de la diaspora, Granderson s’est montré ouvert à partager avec l’OEA et d’autres instances internationales, cette demande qui a été faite sous forme de recommandation lors de la conférence de la diaspora a Washington en mars dernier. Pour le MHAVE, la grande limitation reste le financement de cette mission. 

Les Haïtiens en âge de voter vivant à l’étranger, sont estimes à plus d’un million par le principal responsable gouvernemental de cette large communauté transnationale. Avec la double nationalité qui est un autre dossier politique d’importance de la diaspora, ce chiffre pourrait facilement doubler, selon ses dires.

«  Il est temps que notre diaspora ne soit pas seulement une vache à lait, mais que l’état haïtien lui garantisse la jouissance de ses droits ». Ceci est un appel aux  autorités législatives et gouvernementales qui sortiront des prochaines élections a indique le titulaire du MHAVE.

La liste des candidats agréés à la présidentielle du 28 novembre est attendue pour ce vendredi . Et le flou créé autour  de l'acceptation de la candidature de la star hip-hop Wyclef Jean suite à des dépêches de la presse etrangère,  persiste, malgré les déclarations d'un conseiller électoral assmilant les informations en ce sens à des spéculations et  une rencontre entre le candidat et le chef de l'Etat.

Selon un communiqué émis par le service de presse de Wyclef jean, le chef de l'Etat aurait promis  sécurité pour l'artiste tout comme pour les autres candidats ,au cours de la campagne electorale.

D'autrs sources ont rapporté que Preval a dit avoir 4 amis dans la course dont M. Jean lui-même

Nouvelles du 19 aout 2010

Haïti/élections: Wyclef Jean appelle Sean Penn à lui faire ses critiques en face et se déclare prêt à se battre face aux menaces

Port-au-Prince, le 19 août 2010-(AHP) –La star haïtienne de hip-hop Wyclef Jean candidat à l'élection présidentielle annoncée pour le 28 novembre,  a demandé jeudi à l'acteur américain  Sean Penn d'avoir le courage de lui parler en face s'il a des critiques à lui adresser.

L'acteur américain avait estimé la semaine dernière sur  CNN que M. Jean a été pratiquement muet sur le terrain après le séisme  du 12 janvier, l'accusant d'avoir circulé au milieu d'une flotte de véhicules de luxe et d'avoir détourné des fonds de son ONG Yéle Haïti.

 L'ex chanteur des Fugees  répond à Sean Penn dans le  numéro de l'hebdomadaire VSD paru ce jeudi.

"Il m'a accusé de ne faire que du bruit, je voudrais qu'il vienne me le dire en face et surtout qu'il étaie ses accusations", a rétorqué Wyclef Jean, ajoutant : J'ai toujours été disponible pour Haïti, je voudrais lui rappeler aussi que pendant qu'il tournait des films, moi, j'étais dans le bidonville de Cité Soleil après la chute d'Aristide

La candidature de Wyclef Jean qui est venue tirer de la torpeur un processus électoral moribond, alors que de nombreux secteurs réclamaient la démission des conseillers électoraux et du président Rene Preval pour "préparation d'élections dirigées et truquées", cette candidature serait aujourd'hui menacée au prétexte que la star serait en contravention avec le fisc américain et quelle n'aurait pas résidé en Haïti au cours de ces 5 dernières années, selon le voeu de la constitution.

Le report de la publication de la liste des candidats agréés serait dû en grande partie à l'embarras des conseillers électoraux de trouver une bonne justification pour évincer  l'artiste.

Est-ce que Wyclef Jean réunit les compétences pour diriger le pays? C'est un autre débat. Cependant, parmi les potentiels agréés, il y a d'illutres inconnus, de véritables hommes/partis, dont les soit-disant  formations politiques n'ont eté créées que pour la circonstance.

Pour beaucoup de secteurs, si le Conseil électoral provisoire (CEP) se base exclusivement sur la constitution pour autoriser ou interdire certains citoyens de concourir, on pourrait se retrouver dans un cercle vicieux, car cette même constitution, ne reconnait plus un conseil électoral provisoire, tout comme elle ne reconnait pas " La commission intérimaire mixte (haïtiens/étrangers) de reconstruction nationale.

Wyclef Jean a fait savoir qu'il est prêt à se battre, reconnaissant que le monde politique est super compliqué et que les élections seront un long combat parfois dangereux. Il affirme justement avoir été menacé de mort par des individus qui le pressent de quitter Haïti au plus vite.

" Il en faut bien plus pour me forcer à quitter le pays", a-t-il lancé, acusant "des gens qui pensent que je suis une menace pour leur pouvoir et leurs ambitions.  Si je dois mourir pour le peuple haïtien, pour sa jeunesse, je suis prêt à le faire."


Rumeurs de rejet de la candidature de Wyclef Jean: Les casques bleus prêts à intervenir au cas où la publication de la liste des candidats agréés provoque des mouvements de foule, selon le porte-parole de la UNPOL

Port-au-Prince, le 19 aout 2010 – (AHP) -  Le porte-parole de la police des Nations Unies en Haïti (Unpol), Jean François Vézina a averti jeudi que les casques bleus de l’ONU sont prêts à intervenir dans le cas où la publication de la liste des candidats agréés pour prendre part aux prochaines présidentielles, devraient s’accompagner de mouvements de foule.
 
Nous allons réagir en fonction de la situation qui se présentera devant nous, a dit M, Vézina, faisant savoir que les casques bleus sont prêts à faire face à toute éventualité.

Les rumeurs selon lesquelles, le CEP accusé d'être à la solde du pouvoir, serait sur le point d'écarter de la course des candidats jugés dangereux pour le candidat officiel, crée une certaine tension dans la capitale, notamment depuis le report à ce vendredi  de la publication de la liste des agréés qui aurait dû être efrectuée le 17 août.

A la veille de la publication, des conseilers electoraux ont même fait savoir sous couvert d'anonymat que la candidature de Wyclef Jean sera rejetée pour ses demêlés avec le fisc américain et pour absence présumée de résidence en Haïti, alors que d'autres conseillers affirment n'avoir encore aucune connaissance du dossier.

Une rencontre a eu lieu ce jeudi entre la star haïtienne et le président René Préval en la résidence de ce dernier à Laboule. On ne sait toutefois sur quoi les discussions ont porté exactement.
 
Jean François Vézina a  indiqué que depuis le 15 juillet dernier, les soldats onusiens assurent la sécurité des locaux du Conseil Electoral Provisoire (CEP) à Delmas et à Pétion Ville, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
 
Des travaux sont également entrepris pour évaluer les risques qui pèsent sur les centres de vote afin d’ajuster la sécurité aux nouvelles réalités.
 
Par ailleurs, plus de 4000 agents de sécurité électoraux vont bientôt être recrutés pour suivre une formation au mois de novembre en vue d'assurer la sécurité des opérations électorales notamment le jour du vote.
 
Cette formation sera donnée par un groupe d’officiers de la Unpol, a indiqué M. Vézina.


Le professeur Jean Robert Simonise appelle les acteurs politiques à juger les conseillers électoraux sur la base de faits et souligne que le chef de l'Etat doit assumer ses responsablites constitutionnelles, même s'il a son propre parti

Port-au-Prince, le 19 aout 2010 – (AHP) – Le professeur Jean Robert Simonise a appelé jeudi les acteurs intéressés au processus électoral à attendre que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) prenne des décisions avant de l’accuser d’être une chambre d’enregistrement.
 
Il ne faut pas que les acteurs versent dans des prises de positions de nature à  exacerber les passions inhérentes à tout processus de ce genre, a dit le professeur Simonise.
 
"Toute période électorale s’accompagne de manipulations, de coups bas et celle devant conduire au 28 novembre ne fait pas exception", a-t-il dit, appelant les acteurs à se montrer prudents et à ne pas prêter le flanc à des extrapolations qui ne peuvent qu’empoisonner une atmosphère sociopolitique déjà trop fragilisée par le séisme du 12 janvier.
 
Jean Robert Simonise  a souligné que même si le chef de l'Etat a sa propre plateforme politique (Inite), il a des responsabilités constitutionnelles qu’il se doit d’assumer pour la bonne marche du pays
 
"Le processus doit être transparent et cette transparence devra se traduire dans le respect de la constitution et de la loi électorale", a dit M. Simonise.

Le chanteur Luck Mervil appelle la population haïtienne à s'impliquer dans son projet de construction de villages au profit des Haïtiens dont les victimes du 12 janvier
Port-au-Prince, le 19 août 2010 – (AHP) – Le chanteur Montréalais d’origine haïtienne Luck Mervil a appelé jeudi la population haïtienne à participer à la réalisation de son projet  "vilaj vilaj"destiné à créer des villages  au profit des haïtiens notamment les victimes du séisme du 12 janvier dernier.
 
Vous êtes la base du projet, a-t-il dit s’adressant aux haïtiens, et c’est vous qui allez financer les autres villages en payant vos loyers.
 
Le chanteur a cependant affirmé que le prix du loyer sera nettement inférieur à celui pratiqué dans le pays soit moins de 2000 dollars US l’an.
 
La maison sera pourvue de tous les conforts et l’argent du loyer sera utilisé pour construire d’autres villages, a informé M. Mervil.
 
5000 personnes devraient bénéficier du premier village de 900 maisons qui seront construites à partir de containers, a indiqué Luc Merville qui a donné la garantie que ce projet va aboutir. Je n’ai jamais commencé une chose et ne pas la terminer, a-t-il dit. .
 
Pour construire ces 900 maisons, nous avons besoins de 25 millions de dollars et c’est à travers des réseaux sociaux que nous trouverons l’argent, a-t-dit, précisant qu’il n’a pas de bailleurs gouvernementaux.
 
L’exécution du projet   devrait démarrer en octobre prochain, selon Luck Mervil.

Le Centre d'étude et de coopération internationale (CECI) et l'artiste avaient  annoncé mercredi la mise en chantier de ces villages faits de maisons construites avec des conteneurs usagés, destinés aux sinistrés du tremblement de terre en Haïti.

Michel Forst attendu en Haïti du 3 au 12 septembre pour se pencher sur les questions de développement des droits humains dans le cadre de la crise humanitaire


Port-au-Prince, le 19 aout 2010 – (AHP) - 
L’expert indépendant des nations unies sur la situation des droits humains, Michel Forst, est attendu en Haïti du 3 au 12 septembre dans le cadre de sa deuxième visite dans le pays après le séisme du 12 janvier.
 
Le porte-parole adjoint de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Vincenzo Pugliese, qui a confirmé l’information a indiqué que cette visite sera axée sur les questions de développement des droits humains dans le cadre de la crise humanitaire, la place des droits de l’homme dans la reconstruction et la poursuite des réformes dans le domaine de l’Etat de droit.

M. Forst viendra évaluer la situation depuis sa dernière mission dans le pays en avril 2010.
 
M. Vincenzo a également indiqué que l’expert indépendant  rencontrera  les autorités haïtiennes, les représentant de la Minustah, des membres du corps diplomatique et de la société civile et effectuera également  des visites dans plusieurs régions du pays.
 
Vincenzo Pugliese indiqué par ailleurs que le processus de recrutement de 20 élèves magistrats s’est achevé et que leur formation de 16 mois va bientôt démarrer.
 
Ces futurs magistrats ont été recrutés sur la base de concours déroulés dans la transparence et dans d’excellentes conditions, a-t-il dit.
 
Il a aussi indiqué que le Minustah a élaboré en collaboration avec le Ministère de la Justice  et de la Sécurité Publique un guide pratique des infractions au code pénal, au code de la route et à la loi électorale de 2008.
 
Ce guide, a-t-il dit, permettra aux policiers de mieux interpréter les faits infractionnels et aux magistrats de mieux les qualifier.
 
Il pourra également servir de document de base dans le cadre de programmes d’éducation civique de la Minustah, selon Vincenzo Pugliese. 

Nouvelles du 17 août 2010

Le CEP dans le pétrin pour faire la liste des candidats habilités à participer à la prochaine présidentielle: la publication reportée à vendredi


Port-au-Prince, le 17 aout 2010-(AHP) – Le Conseil électoral a informé   du report à vendredi de la publication de la liste des candidats agréés à participer à la présidentielle annoncée pour le 28 novembre, alors que de nombreux journalistes attendaient au sièges central  du Conseil électoral provisoire à Pétion-Ville des résultats qui avaient été promis por ce mardi.

Alors que des informations laissaient croire que la liste était dejà fin prête malgré le non épuisement de la période,  le CEP a fait savoir dans un comuniqué  que le non-respect du calendrier éledctoral, etait dû au fait que les dossiers de certains candidats étaient encore à l'étude.

Dans le même temps, des groupes de partisans de candidats étaient massés devant les locaux du CEP à Delmas, pour contrer, ont-ils dit, les magouilles en preparation, croyant que les membres du contentieux électoral national travaillaient dans ce batiment.

Plusieurs d'entre eux ont fait état de rumeurs selon lesquelles, le pouvoir ferait pression  sur le CEP pour  qu'il rejette les candidats capables de damer le pion au candidat officiel, celui de la plateforme Inite.

Selon les mêmes informations, ces pressions auraient créé des tensions au sein d'un organisme électoral dejà fragilisé et contesté, qui vient de perdre un de ses membres, Jean Hénel Desir, qui a demissionné pour corruption presumée, alors qu'un autre membre, Ginette Chérubin, vient de perdre le soutien d'une des organisations feminines l'ayant choisie.

Le senateur Youri latortue dénonce "la main mise de l’Exécutif" sur le processus électoral ainsi qu'une décision politique pour éliminer des concurrents importants dans le cadre de la liste des agréés


Port-au-Prince, le 17 aout 2010 – (AHP) –
Le sénateur Youry Latortue a dénoncé une nouvelle  fois mardi, ce qu’il appelle la main mise de l’Exécutif sur le processus électoral qu'il estime jusqu'ici très bancale.
 
Un autre sénateur, Jean Hector Anacacis réputé proche du pouvoir avait lui aussi appelé le président René Préval à laisser la population choisir librement le futur président d’Haïti sans influencer le processus.
 
Pour le sénateur Latortue, président du parti Haïti en Action (AAA), avant chaque décision du Conseil Electoral provisoire (CEP), il doit  rencontrer le président René Préval en compagnie de ses conseillers juridiques et électoraux.
 
Les décisions du CEP seraient ainsi des diktats de la présidence, a fait savoir Youry Latortue, ajoutant que même le communiqué numéro 16 du conseil électoral sur la question de décharge a été rédigé par les conseillers juridiques du chef de l’Etat.
 
Le CEP,a-t-il encore ajouté, est influencé en tout et partout par le président Préval qui prend les décisions à  sa place, lui laissant seulement la seule latitude de les communiquer.
 
Le parlementaire a plaidé pour la fin de ces manœuvres, appelant du même coup à une reforme du CEP pour redonner confiances aux acteurs politiques et permettre à tous les partis y compris Fanmi Lavalas de participer aux prochaines élections.
 
"Ils ont brandi la théorie des formalités impossibles pour permettre aux candidats n’ayant pas le certificat de décharge de pouvoir s’inscrire (même si je suis contre cette décision) alors qu’ils laissent dehors Fanmi Lavalas , un parti,  qui , dit-il, devrait bénéficier de cette théorie en l’absence de son représentant national, a indiqué Youry Latortue.
 
Youry Latortue a par ailleurs indiqué que la liste des candidats agréés devrait être publiée une fois les contestations vidées par le Bureau Electoral Départemental. Il  a souligné à cet effet que l’article 111.1 de la loi électorale.
 
Selon lui, ce n’est pas la décision d’un tribunal qui sera publiée concernant la liste des candidats retenus,  mais une décision politique pour éliminer des concurrents importants.

Kay Fanm se retire du réseau qui avait proposé Ginette Chérubin  comme conseillère électorale: Mme Cherubin soutient qu'elle beneficie encore de toute la confiance du secteur Feminin y compris de Kay Fanm


Port-au-Prince, le 17 aout 2010 – (AHP) –
L’organisation feminine Kay Fan m (Maison des femmes) s’est retirée du réseau qui avait proposé la citoyenne Ginette Chérubin  comme conseillère électorale.
 
Selon une dirigeante de cette organisation, Yolette Jeanty, le processus électoral n’est  à même d’apporter quoique ce soit de positif au pays.
 
C’est toute la machine électorale qui est contrôlée par l’Exécutif, estime madame Jeanty qui dit croire que ce ne sont pas uniquement les conseillers électoraux qu’il faut pointer du doitg.
 
Ginette Chérubin, conseillère, avait désapprouvé la décision du CEP d’autoriser les candidats n’ayant pas le certificat de décharge à s’inscrire et avait appelé le président du CEP à faire le retrait de cette décision sinon elle démissionnerait. Mais elle est revenue depuis sur cette decision.
 
Kay Fanm estme que Mme Cherubin est libre derster à son poste, mais que Kay Fanm n'a plus rien à y voir..
 
La conseillère a estimé poursa part que la décision de l'organisation feminine ne signifie pas qu'elle s'est désolidarisée d'elle.
 
C’est pl;utôt une désapprobation de tout le processus, a estimé  la conseillère qui soutient qu’elle benéficie de toujours la confiance du secteur qui l’avait désignée au CEP (secteur féminin).
 
Selon elle, son travail en faveur du respect des principes démocratiques est apprécié et salué par l’organisation Kay Fanm.

Le Ministère de la Santé Publique  rend hommage aux différents travailleurs de santé publique du pays au cours d'une cérémonie symbolique
Port-au-Prince, le 17 aout 2010 – (AHP) – Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a organisé mardi à Port-au-Prince une journée/hommage aux différents travailleurs de santé publique du pays.
 
La journée a été organisée autour du thème : les employés de la santé publique sont les moteurs des services de santé de qualité.
 
Des certificats ont été décernes décernés à plusieurs employé pour l’excellent travail accompli dans le domaine.
 
Le ministre Alex Larsen a indiqué que cette cérémonie a éte également organisée pour familiariser entre eux  les différents employés de la santé publique du pays et a émisle vœu  que l’organisation de pareille activité s’inscrive dans la tradition du MSPP.
 
"Les employés de la santé publique fournissent un service remarquable à la population et ce qu’ils reçoivent comme salaire est netement  en dessous des efforts qu’ils  consentient chaque jour, a-t-il fait remarquer.
 
Alors que la cérémonie se déroulait sur la cour du Laboratoire Nationale de Santé Publique, un groupe d’employés contractuels protestaient sur cette même cour pour réclamer le paiement de plusieurs mois  d’arriérées de salaire et leurs lettres de nomination.
 
Ils ont qualifié de show médiatique la cérémonie du MSPP, appelant son titulaire à satisfaire leurs revendications et dénoncant le fait qu’aucun d’entre eux n’ait été honoré.

"On ne pouvait pas récompenser tout le monde, a rétorqué à quelque distance, le ministre Larsen, soutenant que la cérémonie revêtait une portée symbolique pour saluer le travail accompli par tous les travailleurs de santé publique.
 
Il a asuré que le MSPP prend à cœur le dossier des contractuels.
 
Ce sont des dossiers qui étaient sous les décombres après le 12 janvier, mais que nous sommes arrivé à recupérer, a-t-il dit.
 
Dans un autre registre, le ministre Larsen a indiqué que le ministère prendra toutes les dispositions pour permettre aux diplômés des facultés privées de faire leur spécialisation à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH).
 
Un groupe d'internes issus de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) s'opposeraient à la spécialisation des anciens étudiants du privé à l’HUEH.
 
C’est ridicule a dit le docteur Larsen, faisant savoir du même coup que des dispositions sont prises pour permettre aux jeunes qui ont  étudié à Cuba de faire leur internat en Haïti.
 
Ils ont étudié en espagnol et c’est mieux pour eux de faire leur service social en Haïti pour mieux connaitre les termes utilisés ici et mieux servir la population, a ajouté le ministre.
 

Nouvelles du 16 août 2010


Quel avenir pour les élections?

Le bureau du contentieux électoral départemental (BCED) s'est prononcé dimanche sur les contestations formulées contre un groupe de 9 candidats à la présidence. Le BCED a choisi d'ignorer  les contestations portées contre 7 de ces candidats pour absence de preuves. Il s'agit notamment des anciens premiers mninistres   Jacques Edouard Alexis et Yvon Neptune, des chanteurs Wyclef Jean et Michel Martelly  qui devraient figurer sur la liste des candidats agréés que le CEP devrait rendre public ce mardi 17 août pour participer à la présidentielle annoncée pour le 28 novembre prochain.

Ces candidats devraient se retrouver aux côtés d'autres prétendants comme Yves Cristalin, Myrlande Manigat, Charles Henri Baker et autres Wilson jeudi, Claire Lydie Parent et Jude Célestin.

On se souvient que l'individu qui avait porté  plainte contre les 8 candidats avaient retiré celle concernant  le candidat officiel.

Le seul candidat du lot des  contestés écarté jusqu'ici est un certain Jean Bertin qui s'est présenté sous la bannière  du parti  PSH, une composante de la plateforme Force 2010 dejà engagée dans la course à la présidence.

Des souces proches du CEP ont également fait savoir qu'une  dizaine des 34 prétendants à la présidence et  non concernés par les contestations auraient  egalement été rejetés deès le debut par   l'organisme electoral pour des raisons diverses.

Pour ce qui est de M. Leslie Voltaire , ancien ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger, son cas est mis en suspens par le BCED  en raison du fait que le certificat de décharge que lui a délivré la Cour des Comptes et qu'il a presenté au bureau des opérations electorales, est un certificat provisoire.

Les avocats de M. Voltaire s'apprêtent à faire appel par devant le Bureau du contentieux électoral national (BCEN). Ils ont 72 heures pour le faire. Et cette fois, ils devraient produire le certificat definitif de décharge finalement obtenu lundi de la Cour des Copmptes.

Toutefois, des sources proches de l'organisme électoral ont fait savoir que le CEP ou plus précisément son president Gaillot Dorsinvil serait déterminé à publier la liste définitive des candidats agréés ou tout au moins une liste provisoire, avant la fin de la période consacrée aux recours.

Entre temps, des rumeurs de toutes sortes circulent, concernant notamment des divisions parmi les conseillers, pour des interêts particuliers. C'est à ce moment précis que des bruits de pots-de-vins courent les couloirs du CEP.

Et comme si ce n'était pas assez, des sources proches du palais national, suggèrent que l'inquitude grandit dans ce camp et que la présidence  aurait des problèmes avec le CEP, plus précisement avec son président dont elle n'aurait plus le plein et exclusif contrôle, information ni confirmée ni non plus infirméee dans certains milieux generalement bien informés.

En outre, plusieurs secteurs dont certains sont réputés proches de la présidence, rendent les autorités responsables de tous les problèmes liés au processus électoral.

C'est ainsi que le sénateur Jean Hector Anacacis accuse le president René Préval d'avoit fait une mauvaise gstion politique du processus.

Il estime qu'après deux mandats, le chef de l'Etat devrait avoir sufisamment de compétence et d'expérience pour faire quelque chose de sérieux, susceptible de marquer l'esprit des Haïtiens.

Mais de tout cela, rien, a-t-il lancé, faisant savoir que M. Préval  a perdu toute son autorité et tout son leadership par rapport  à ses collaborateurs immédiats.

Il a même accusé le chef de l'Etat de responsablité dans les péripéties de Fanmi Lavalas,  cette organisation qui donne le pouvoir depuis l'élection de Jean Bertrand Aristide en 1990 et qui a donné, a-t-il dit, le pouvoir en deux occasions à l'actuel chef de l'Etat.

Dans la situation actuelle, et en raison de toutes les contradictions et de tous les impondérables, quel avenir pour les élections?

2ème rencontre de la CIRH ce mardi: l'optimisme n'est pas au rendez-vous


Port-au-Prince, le 16 aout 2010-(AHP) –
Le président de l’Association Haïtienne des Economistes (AHE), Eddy Labossière a redit lundi ne pas s’attendre à grand-chose de la 2ème réunion de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) prévue pour ce mardi.
 
Une quarantaine de projets devraient être soumis à la CIRH au cours de cette réunion qui sera co-dirigée par l'ancien président Bill Clinton et le premier ministre Jean-Max Bellerive.
 
Pour Eddy Labossière, la réunion de ce 17 aout ne devrait pas être celle au cours de laquelle les projets devraient être présentés.
 
Le plan pour la reconstruction d’Haïti devrait être ce gros document qui contient les projets relatifs à la reconstruction du pays, a-t-il dit, rappelant qu’un plan est un ensemble de programmes et qu’un programme est un ensemble de projets.
 
Il a une fois de plus critiqué la façon dont le plan de reconstruction nationale a été élaboré, en dehors des consultations avec les forces vives du pays, a-t-il dénoncé.


Soutenant que c’est de l’intérieur d’Haïti que les efforts doivent être d’abord déployés pour sortir le pays de la situation critique à la quelle elle est confrontée, Eddy Labossière se demande si la communauté internationale est réellement intéressée aux questions relatives à la reconstruction du pays.

Le plan de reconstruction n’a même pas la bénédiction du parlement haïtien, a-t-il rappelé, ajoutant que le prochain president aura le couteau sur la gorge, car il héritera d'une situation catastrophique d'un gouvernement qui n'inspire pas confiance et en panne de leadership, selon lui..

7 mois après le seisme, plus de 1.5 million de rescapés continuent de vivre dans la rue, Et malgré, les action de deux anciens presidents américains et du secrétaire genéral des Nations-Unies, moins de 10% des fonds promis par la ommunauté internationale ont été jusqu'ici décaissés.


Le sénateur Jean Hector Anacacis accuse le président Préval d'avoir mal géré politiquement le processus électoral et l'appelle à laisser la population élire librement un nouveau président


Port-au-Prince, le 16 aout 2010-(AHP) – Le sénateur Jean Hector Anacacis, a appelé lundi le président René Préval à laisser la population élire librement son futur successeur de manière à éviter que le pays ne sombre dans une crise encore plus profonde.
 
Le parlementaire réputé proche du chef de l’Etat s’est fait inscrire pour la présidentielle annoncée pour le 28 novembre sous la bannière du Mouvement Démocratique de la Jeunesse Haïtienne (MODEJHA) alors que la plateforme présidentielle est représentée par M, Jude Célestin.
 
Accusant le chef de l'état  d'avoir mal géré politiquement le processus électoral, Jean Hector. Anacacis a estimé qu'après 2 mandats, le chef de l'Etat se devait de faire preuve d'un minimum de leadership et d'offrir quelque chose de plus potable à la population.

Il a dit croire que l’élection d’un citoyen qui ne bénéficie pas de la légitimité populaire sera préjudiciable au pays.
 
Personne n’est dupe, a-il encore ajouté, suggérant que des manoeuvres seraient en cours  pour empêcher  le Conseil Electoral Provisoire (CEP) déjà dans le collimateur de différentes organisations politiques et sociales, fasse un travail équilibr.
 
Le parlementaire  a dit reconnaitre par ailleurs que l’électorat de Fanmi Lavalas, écartée de la course électorale, a toujours joué un rôle important dans les élections en Haïti, car c'est en grande partie cette organisation qui donne le pouvoir depuis l'élection  du president  Jean Bertrand Aristide en 1990.
 
"Les lavalassiens ont élu René Préval  en 1996 et  en 2006, a rappelé le sénateur de l'Ouest qui accuse le président René Préval de responsabilité dans les problèmes de Fanmi Lavalas, en poussant diffrentes personnalités de souche lavalas à former des partis et à se lancer dans la course à la presidence.

 Inauguration des nouveaux locaux provisoires  du Ministère de la Santé Publique et de la Population grâce au support de l'ACDI

Port-au-Prince, le 16 aout 2010-(AHP) – Les autorités médicales haïtiennes ont inauguré lundi les nouveaux locaux du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).
 
Installés dans des préfabriqués sur les cour de l’ancien hôpital militairedans le centre de la capitale, les bâtiments ont été construits grâce au support de l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI).
 
Intervenant à l’inauguration des nouveaux bâtiments provisoires du MSPP, le représentant de l’ACDI, Dominique Rosseti, a indiqué que la coopération canadienne est à la fois fière et heureuse de participer aux efforts visant le bon fonctionnement du ministère.
 
Le gouvernement canadien continue d’honorer les promesses faites à Haïti au lendemain du séisme du 12 janvier en mobilisant 12 millions de dollars pour monter des structures de travail bien équipées au profit du gouvernement haïtien.
 
L’inauguration des nouveaux bâtiments du MSPP est un moment fortde la coopération haïtiano-canadienne notamment dans le domaine de la santé, a-t-il fait remarquer.
 
De son coté, le directeur général du MSPP, le docteur Gabriel Timothée a indiqué  que ces nouveaux locaux abritent déjà différentes directions normatives et centrales du ministère.
 
Cela, dit-il, pour une synergie des actions du MSPP en vue de la satisfaction des besoins sanitaire de la population haïtienne.
 
Pour sa part, le ministre Alex Larsen a remercié le gouvernement canadien pour avoir participé aux efforts déployés par l’institution qu’il dirige en vue de revigorer les services pour un meilleur fonctionnement du MSPP et pour de meileurs services à  la population.
 
Ces bâtiments ont été  aménagés en attendant la construction par le gouvernement d'un village administratif. Un projet qui devrait mettre 4 à 5ans pour se réaliser, a fait remarquer le titulaire du MSPP

La police nationale déterminée à traquer les bandits notamment les kidnappeurs, malgré les risques, selon le directeur de la police judiciaire


Port-au-Prince, le 16 aout 2010-(AHP) –
Le numéro un de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCJP), Frantz Thermilus a indiqué lundi que la Police nationale d’Haïti (PNH) est déterminée à traquer les bandits notamment les kidnappeurs même si les agents sont conscients qu’ils peuvent être blessés ou tués  dans l’exercice de leur fonction.

Ce sont les risques du métier et nous les connaissions avant même notre engagement dans les forces de l’ordre, a-t-il fait savoir.

Les bandits seront poursuivis et nous sommes déterminés à les mettre hors d’Etat de nuire, a affirmé le commissaire Thermilus.

Il a fait savoir  par exemple  que les forces de l’ordre disposent d’informations pertinentes sur les kidnappeurs de l’ancien député Huges Célestin qui avait passé plusieurs jours aux mains de ses ravisseurs avant d’être libéré.

Les forces de l’ordre travaillent également sur le dossier de l’assassinat de l’ex-directeur de l’Office national d’Assurance Vieillesse (ONA), le docteur Jean Ronald Joseph récemment tué à Port-au-Prince.

En tout, la PNH a procédé ces derniers jours à l’arrestation d’une quinzaine d’individus impliqués dans des cas d’enlèvement notamment dans la commune de Tabarre (plaine du Cul-de-sac), selon le DCPJ.
 
5 armes à feu et 2 véhicules ont été saisis durant ces opérations, a-t-il dit, rappelant que parmi les personnes appréhendées figure un ex-prisonnier en cavale depuis le 12 janvier.

Ces individus sont impliqués, a-t-il dit, dans les enlèvements de plusieurs ressortissants eetrangers

Dans un communiqué qu’elle a publié ce lundi la Mission des nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), a félicité les policiers nationaux pour leurs opérations contre le kidnapping.

C’est un message clair que lance la PNH dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et particulièrement contre le kidnapping qui fait partie des actes criminels les plus lâches et les plus abjectes, écrit dans ce communiqué Jean François Vezina, porte-parole de la UNPOL (la police internationale des nations Unies).

Il a ajouté que les résulatats  remarquable de ces opérations démontrent l’amélioration continuede la capacité opérationnelle de la PNH au cours de ces dernières années, affirmant que c’est une satisfaction de voir combien les collègues policiers haïtiens deviennent de plus en plus efficaces. Le travail d’appui technique à la PNH effectué au quotidien par l’UNPOL porte ses fruits et j’invite la population à continuer de dénoncer les actes criminels en appelant le 113.

Il réaffirme la determination de la UNPOL de continuer d’assister DCPJ et les différents services de la PNH dans le cadre de son mandat d’appui au renforcement des capacités de l’institution policière au service de la population.

Nouvelles du 11 août 2010


Un CEP entre l'enclume et le marteau

Les rumeurs vont bon train sur le sort d'un nombre important des 34 candidats inscrits pour la présidentielle fixée au  28 novembre, 24 heures après la fin de la période de contestations.

Si seuls 2 ou 3 individus ont produit des contestations apparemment peu convaincantes concernant quelque 8 ou 9 candidats, cependant les conseillers électoraux disposeraient d'une arme malheureusement à double tranchant pour  tenter d'évincer un ensemble de prétendants à la magistrature suprême: la décharge.

Le Conseil électoral provisoire (CEP) est aujourd'hui dans ses petits souliers: après avoir, par la magie d'un communiqué, affirmé que le rapport favorable  de la Cour des Comptes pouvait tenir lieu de décharge, en l'absence d'un certificat de la commission bicamérale actuellement inexistante, il se voit aujourd'hui contraint de faire marche arrière.

Selon des sources proches du CEP, dans l'esprit des conseillers  électoraux, la présentation du certificat de décharge est une exigence à faire uniquement aux anciens premiers ministres et anciens ministres comme comptables de deniers publics.

S'il demeure un fait qu'il faut demander des comptes au président du Sénat Clédor Kély Bastien et à l'ancien président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune pour "mauvaise foi ou laxisme délibéré", cependant, ce sont tous les comptables de deniers publics qui sont obligés de produite le document prouvant qu'ils ont bien géré la chose publique: anciens premiers ministres, anciens ministres et directeurs généraux.

Ainsi donc, en fait de décharge, Jacques Edouard Alexis, Yvon Neptune, Leslie Voltaire, Jude Célestin et autres gestionnaires de deniers publics sont logés à la même enseigne. Car les lois peuvent parfois s'effacer devant l'immensité des faits et des actes reprochés.

Et si une considératon devait être faite, en raison de l'irresponsablité des présidents des deux chambres, elle devrait concerner toutes les victimes ou aucune victime.

Un proche du candidat officiel affirmait mardi à la Radio que le document de décharge, s'il devait concerner Jude Celestin pour le poste de directeur du Centre national des équipements (CNE) qu'il a occupé à  deux reprises, il faudrait plutôt regarder du côté du ministre des Travaux publics transports et comunications (MTPTC), l'Ingenieur Jacques Gabriel.

Mais, le CNE n'a-t-il pas toujours fonctionné comme une institution autonome de l'Etat? Les Fonds mis à sa dispposition ont-ils jamais  tarnsité par le MTPTC?

Mission délicate pour un CEP  contesté, en panne de crédiblité et qui fait l'objet, presque toutes les semaines, de manifstations de rue et de sit-in.

Par les temps qui courent, ils sont certainement très peu nombreux ceux et celles qui souhaiteraient être à la place des 7, 8 ou 9 conseillers electoraux aujourd'hui entre l'enclume et le marteau.

A vouloir trop embrasser et tout garder, il y en a qui courent de sérieux risques de mal étreindre.

2ème rencontre de la CIRH ce 17 août en vue de l'approbation d'un lot important de projets: Un membre du Conseil d'administration de la CCIH presse les autorites  de ne pas attendre indéfiniment la manne de l'internationale pour lancer la reconstruction

Port-au-Prince, le 11 aout 2010 – (AHP) – La Commission intérimaire de reconstruction nationale (CIRH) qui n'arrive toujours pas à decoller tient sa 2ème rencontre ce 17 août sous la direction de ses deux co-présidents Bill Clinton et Jean Max Bellerive.

Il s'agira, au cours de cette réunion, d'approuver un paquet de 40 à 50 projets. C'est pourquoi, le gouvernement et les agences impliquéees dans la reconstruction ont éte invités à se mettre au travail pour qu'un lot important  de projets soient prêts le 17 août.

Lors de la première rencontre de la CIRH, seuls 4 projets avient été approuvés. C'etaient toutefois des projets dont le financement etaient dejà en cours, selon des sources dignes de foi.

Pour l'ancien président des Etas-Unis, les projets ne doivent plus être présentés  au compte-goutte devant la CIRH mais par lots.

Cependant, beaucoup se demandent pourquoi vouloir approuver  tous ces projets, si les fonds promis par la comunauté internationale pour la reconstruction d'Haïti ne sont pas décaissés.

Moins de 10% des 10 milliards  pour lesquels les pays riches et les grandes organisations internationales se sont engagés le 31 mars à New-York, ont été jusqu'ici décaissés, malgre les pressions de Bill Clinton et les coups de colère du secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon.

Pour certains, c'est l'absence de projets qui fait traîner les décaissements de fonds, alors que pour d'autres, c'est parce que les fonds ne sont pas décaissés qu'il n'y a pas de projets. C'est la banque nondiale qui a la charge de la gestion des fonds promis.

Réagissant sur le trop long temps mis pour le lancement des travaux de la reconstruction, un mermbre du Conseil d'adininistration de la Chambre de  Commerce et d'Industrie d'Haïti et ancien président de cette institution, Jean Robert Arguant, a fait savoir qu'il est plus que temps pour les autorités de s'atteler à la tache.

" On ne peut pas attendre indefiniment la manne de l'internationale, alors que plus d'un million de personnes vivent dans la crasse et le désespoir, a fait savoir M. Arguant

Ce dossier doit être un des sujets-clé de la prochaine campagne électorale, a-t-il suggéré.

Nouveau sit-in ce mrecredi à proximite du CEP pour exiger le départ des conseillers électoraux et du président René Préval: marche pacifique et sit-in prevus jeudi et vendredi


Port-au-Prince, le 11 aout 2010 – (AHP) –
Comme annoncé les membres et partisans de Fanmi Lavalas ont participé mercredi à un sit-in à proximité du siège central du Conseil Electoral Provisoire (CEP) à Pétion-Ville, les manifstants ayant été empêchés de s'approcher devant le biatiment.

A coup de slogans ils ont, une fois de plus, demandé le départ des conseillers électoraux qu’ils accusent d’être à la solde du chef de l’Etat René Préval, dont ils exigent également la démission.

Ils ont fait savoir qu'il ne sera pas question comme en 2009 d'appeler au boycott ds elections, "car aucune élection ne sera organisée sans la participation de Fanmi Lavalas, l'organisation politique majoritaire".
 
Les militants Lavalas ont également  réaffirmé leur volonté de ne soutenir  aucun candidat inscrit pour participer  à ce qu’ils appellent la sélection programmée pour le 28 novembre prochain.
 
"Nous avons été injustement écartés du processus et nous ne soutenons aucun candidat", a déclaré le docteur Maryse Narcisse, coordonatrice de comité exécutif de Fanmi Lavalas.
 
Elle a fait savoir que l'organisation de l’ancienprésident Jean Bertrand Aristide, actuellement en exil en Afrique du Sud, est une organisation de démocrates prête à participer à des joutes  inclusives, reellement  libres et démocratiques. Ce qui n’est pas le cas, dit-elle, du processus actuellement en cours.
 
Pour sa part, Ansyto Félix, de la commission permanente  a indiqué qu'un candidat qui s'inscrit sous la banière d'un autre pati plitique, ne peut pas dans le même temps vouloir  profiter de la popularité de Fanmi Lavalas  pour arriver au pouvoir.
 
 
Le sit-in organisé ce mercredi participe d’un vaste mouvement qui vise le départ du président René Préval et du CEP qu’il a vassalisé, a-t-il dit, ajoutant qu'une marche pacifique est prévue ce jeudi à Port-au-Prince pour rendre hommage au Lovensky Pierre Antoine porté disparu depuis tantôt 3 ans.

Un autre sit-in sera organisé vendredi devant les locaux de l’ambassade des Etats Unis à Tabarre pour continuer d’exiger les départs du chef de l’Etat et du CEP, a encore annoncé Ansyto Félix.


L'ordre des avocats de Port-au-Prince et un ancien parlementaire du Sud  accusent le CEP de violation de la constitution et de partisannerie dans le traitement du dossier électoral: Jean Gabriel Fortuné estime que les conseillers sont passibles de la haute cour de Justice

Cayes/Port-au-Prince, le 11 aout 2010 – (AHP) – L’ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné a appelé le Sénat à prendre des dispositions pour traduire les conseillers électoraux par devant la haute cour de justice.
 
L’ex-parlementaire estime que les conseillers électoraux ont commis une grave erreur en voulant se substituer au parlement, seul institution appelée à accorder décharge aux anciens hauts fonctionnaires de l’Etat qui briguent des postes électifs.
 
Dans un pays où de nombreux gestionnaires de fonds publics sont accusés  de corruption, il serait incompréhensible qu’on ne tienne aucun compte de la gestion d’un ancien haut fonctionnaire qui brigue la Magistrature suprême, estime Jean Gabriel Fortuné.
 
Il a aussi jugé regrettable que 34 citoyens se soient fait inscrire pour participer aux présidentielles annoncées pour le 28 novembre.
 
Pour sa part, , l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince a dénoncé des violations flagrantes de la constitution dans le cadre du processus électoral.
 
Le récent communiqué du Conseil Electoral provisoire (CEP) portant sur la décharge exigée des ordonnateurs et comptables de deniers publics viole la constitution et la loi électorale, estime l’ordre des avocats, dans une note de presse.
 
L’ordre dit croire que les règles du jeu ne peuvent être modifiées en cours de compétition surtout quand il s’agit de prescriptions constitutionnelles portant sur la bonne administration des finances publiques.
 
Les avocats de Port-au-Prince réaffirment que la bonne marche des institutions de l’Etat ne peut être liée à des considérations personnelles ou partisanes.


 Accord de 300 000 dollars US entre l'OPC et le PNUD pour le renforcement et la déconcentration des structures de l'Office de la Protection du Citoyen et de la Citoyenne

Port-au-Prince, le 11 aout 2010 – (AHP) – L’office de la Protection du Citoyen et de la Citoyenne (OPC) a signé mercredi un protocole d’accord avec le Programme des Nations Unies pour le dévelopement (PNUD).
 
Ce protocole vise permettre à l’OPC de renforcer et déconcentrer ses structures en vue de mieux accompagner les populations.
La directrice de l’OPC,  Florence Elie a fait savoir que cet accord devrait également permettre à cette institution de favoriser une meilleure accessibilité de ses services aux citoyens haïtiens.
 
Elle a aussi indiqué que l’OPC ouvrira bientôt 5 nouvelles annexes dans les villes de Fort-Liberté, Port-de-Paix, Gonaïves, les Cayes et Jacmel.
 
Madame Elie s’est engagée à redoubler d’efforts pour continuer à accompagner les populations et à faire une bonne utilisation des ressources que le PNUD a mises à la disposition de l’institution.
 
Pour sa part, le responsable du programme "Etat de Droit" du PNUD en Haïti, Paolo del Mistro, a soulignéque le projet visant à accroitre la présence de l’OPC dans le pays est supporté par l’organisation onusienne à hauteur de 300 000 dollars US.
 
C’est un projet qui s’étend sur 3 axes : le renforcement des structures de protection de l’OPC, le soutien à son développement et la vulgarisation des rôles que cette organisation est appelée à jouer dans la société.

Nouvelles du 10 août 2010


 Fin ce mardi minuit de la période des contestations de candidatures: plusieurs aspirants/présidents font l'objet de contstations dont Jude Célestin, Wyclef Jean et Jacques Edouard Alexis


Port-au-Prince, le 10 aout 2010 – (AHP) – Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) a rappelé mardi aux partis, groupements et regroupements de partis concernés que le tirage au sort pour l’attribution d’un numéro de campagne aux partis politiques récemment agrées aura lieu ce jeudi à Port-au-Prince.
 
Les partis, groupements et regroupements concernés sont priés de désigner un représentant en vue de participer à cet exercice qui aura lieu au siège social du CEP à Pétion-Ville.

Le Conseil electoral avait été accusé  en decembre dernier d'avoir tronqué au profit de la plateforme presidentielle Inite un tirage au sort pour l'attribution d'un numéro aux partis politiques das le cadre des législatives reportéees du 28 février 2010.

Les délégués des partis, groupements et regroupements de partis présents avaient crié au scandale, dénonçant l'octroi frauduleux du No 1 au parti officiel, le  même qu'il avait lors des élections génerales du 7 fevrier 2006. C'était, selon eux, la première preuve  de la partialité et de la dependance du CEP.
 
Dans le communiqué # 19, le Cep jure sa détermination à organiser des élections libres, transparentes, démocratiques et  surtout "inclusives".
 
Dans un autre communiqué (#18), le CEP confirme que 34 citoyens et citoyennes ont déposé leurs pièces au bureau des opérations électorales dans la perspective des prochaines présidentielles annoncées pour le 28 novembre prochain.
 
Le conseil électoral rappelle que la période de contestation des candidatures qui s’étend du 3 au 10 aout à minuit prendra fin cette nuit et que la listes des candidats agrées devrait être publiée après analyse des dossiers et des contestations. La date fixée à cette fin étant le 17 aout suivant le calendrier électoral récemment publiés.

Des contstations ont éte produites à l'encontre de plusieurs candidats dont celui de la plateforme presidentielle, Jude Célestin et  de la plateforme " Viv Ansanm", Wyclef Jean.

La publication de la liste ds agréés sera connue le 17 août.

Sit-in annoncé ce 12 août devant les ruines du palais national pour dénoncer les conditions de vie humiliantes des rescapés 7 mois après le séisme

Port-au-Prince, le 10 aout 2010 – (AHP) – Plusieurs organisations de victimes du 12 janvier et de la société civile ont annoncé pour ce jeudi 12 aout un sit-in devant les ruines du Palais Présidentiel.
 
Ce sera une façon pour ces associations de marquer les 7 mois qui se seront écoulés depuis la tragédie du 12 janvier, sans que rien de concret ait ete realisé..
 
Il s'agira également de porter les autorités de l'Etat à assumer leurs responsabilités en créant les conditions pour que les victimes du 12 janvier puissent vivre dans la dignité.
 
Sanon Reyneld, de l’organisation FAKKRA, appelle les différents camps d’ébergement à mandater des représentants à ce sit-in.
 
Nous sommes fatigués de vivre dans des tentes déchirées et pestilentielles et  d’essuyer quotidiennement des humiliations et des mauvais traitements, a-t-il dénoncé, estimant qu'il est plus que temps pour les rescapés de quitter les camps pour vivre sous un toit décent.

Passés les premiers mois de grande sensibilisation en faveur des rescapés avec notamment la présence des medias internationaux, la vie dans la rue est désormais un fait divers. Et le  spectacle de la misère étalé au champ-de-mars, sur les places Saint-Pierre, du Canapé-vert et sur la Route des rails, ne semble plus choquer personne.


 Port-au-Prince, le 10 aout 2010 – (AHP) – Un vent de panique a soufflé mardi au Champ-de-Mars dans les parages de la Faculté d’Ethnologie de l’université d’Etat d’Haïti (UEA), au centre de la capitale.
 
Des rafales de pierres étaient lancéees et des barricades de pneus enflammés érigées dans la  zone.
 
A la base de cette situation, des étudiants qui protestaient contre une sanction jujéee abusive du décanat de la dite faculté qui aurait sanctionné certains collègues.
 
Il s'agissait au depart  d'une altercation entre le professeur Jean Yves Blot et l’étudiant en tronc commun (Fred Williamson Eliacin) ce dernier aurait protesté contre une note octroyée par M. Blot et celui-ci avait choisi de répliquer par la force en frappant l’étudiant, selon ses camarades.
 
Quand d’autres étudiants ont voulu protester, ils ont été mis sur une liste pour être sanctionnés par le Décanat de la Faculté, ont indiqué les étudiants en colère.
 
Les étudiants plaident en faveur du respect des règlements intérieurs de la faculté.

Deux individus lynchés à Saint-Louis du Nord pour sorcellerie présumée
Port-de-Paix, le 10 aout 2010 – (AHP) – Des habitants de Saint-Louis du Nord ont lynché tôt ce mardi deux individus accusés de sorcellerie.
 
Leurs corps ont ensuite été brulés au cimetière de la ville.
 
Plusieurs habitants rapportent que ces individus avaient l’habitude de tuer des personnes notamment des enfants pour ensuite utiliser leurs cœurs au cours de sacrifices qui leur permettraient de gagner à la loterie.
 
Ils ont été capturés alors qu’ils tentaient d’enlever ce mardi deux enfants qui jouaient aux billes.
 
Le week end dernier, une dame a été retrouvée morte dans le cimetière de la ville et son cœur n’aurait pas été retrouvé.

La Table Sectorielle Elections se réunit  pour discuter des activités électorales en cours 
Port-au-Prince, le 10 aout 2010 – (AHP) – La Mission des nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) a informé mardi via un communiqué que la "Table Sectorielle Elections" (TSE)  s’est réunie jeudi dernier à Port-au-Prince pour discuter des activités électorales en cours.
 
Ces activités incluent le processus de mise à jour des listes électorales, l’inscription des candidats, le budget électoral et l'organisation de la mission d'observation sous l'égide de l'OEA/CARICOM dont les premiers membres sont déjà arrivés en Haïti, souligne la mission onusienne dans le pays.
 
Elle informe également que lors de cette réunion, les membres de la TSE ont réitéré leur support au processus électoral haïtien, qui se devra d’être libre, équitable et transparent.

La Mission s'est félicité par ailleurs du leadership de l'OEA/CARICOM dans l'organisation d'une mission d'observation électorale conjointe de haut niveau et a exprimé sa confiance en l'ambassadeur Collin Granderson pour gérer cette mission et surveiller objectivement tous les aspects du processus électoral.
 
La Table Sectorielle a dit espérer que cette mission travaillera en étroite coordination avec d'autres missions d'observation, y compris la mission prévue par l'Union Européenne et les organisations nationales d'observation .

La FHADIMAC  dresse  le bilan de ses activités depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier: 1500 personnes auscultées au cours des 3 premiers mois post-séisme

Port-au-Prince, le 10 aout 2010 – (AHP) – La fondation Haïtienne de Diabète et de Maladies Cardio-vasculaires (FHADIMAC)  a dressé mardi le bilan de ses activités depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier.
 
Le président de la FHADIMAC, le docteur René Charles a indiqué que cette institution, la seule en Haïti spécialisées dans le traitement des maladies cardio-vasculaires et du diabète, a fait savoir qu’au cours des 3 premiers mois qui ont suivi le drame du 12 janvier, la FHADIMAC a pu ausculter 1500 personnes.

"En 3 mois, la FHADIMAC a réussi à dispenser des soins médicaux à plus de 1500 patients avec une fréquentation journalière de 50 malades dont certains sont retournés plusieurs fois ce qui porte à environ 7 mille le nombre de visites reçues à la FHADIMAC durant cette période", a indiqué le docteur Charles.
 
Ces patients ont également reçu gratuitement des médicaments grâce au support  de partenaires internationaux de la FHADIMAC dont l’organisation américaine Americares.

Pour sa part, le docteur Nancy Charles Larco, responsables des activités de la FHADIMAC, a indiqué qu’en Haïti plus de 300 000 personnes souffrent de diabète alors que seulement 7000 d’entre elles fréquentent son institution.
 
Voilà pourquoi, dit-elle, plusieurs cliniques mobiles sont organisées en vue de permettre à un plus grand nombre de personnes de se faire soigner par des spécialistes.
 
Ces cliniques sont également rendues possibles grâce au support financier de  Americares, a-t- elle fait savoir.
 
La représentante de cette organisation en Haïti, Rachelle Granger, s’est s déclarée très satisfaite du partenariat  avec la FHADIMAC puisqu'il permet  de renforcer la fourniture de médicaments gratuitement aux patients haïtiens.

Nouvelles du 9 août 2010

Haïti: élections de tous les risques

 Débuté de façon terne en raison des soupçons de toutes sortes qui continuent de planer sur le Conseil électoral provisoire,  le processus électoral a connu un tournant avec l'entrée en lice de la star hip-hop internationale, Wyclef Jean. Pour preuve, ils sont au final 34 candidats à avoir été enregistrés pour participer aux élections présidentielles annoncées pour le 28 novembre 2010.

Pour beaucoup d'analystes, si la présidentite est une maladie haïtienne connue, l'affluence au bureau des opérations électorales pourraient également se traduire par une nette volonté d'en finir au plus vite avec le système Préval jugé, à tort ou à raison, inefficient et incapable d'apporter des solutions au pays, notamment après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

L'inscription de Wyclef Jean a été sans conteste l'élément déclencheur et le principal fait marquant de la période des dépôts de candidature. Mais, le coup dont  on accuse   le président et son "Inite" d'avoir donné au "fidèle" voire "servile" ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis traité sans ménagement,  est jugé cynique et fait même dire que la politique est aussi l'art des trahisons.

Presenté mardi par le chef de l'Etat comme le candidat de la plateforme presidentielle, Alexis a été sacrifié 3 jours plus tard au profit  de Jude Célestin, patron du Centre national des équipements (CNE)- de loin plus puissant  que le Ministère des Travaux publics- et dont des sénateurs de l'opposition affirment qu'il dispose de fonds discrétionnaires de l'Etat, dans le cadre de ses travaux de construction d'infrastructures routières à travers le pays.

Informé de son évincement à la toute veille de la fin des dépots de candidature, Alexis n'a pas ménagé, au palais national même, ses propos vis-à-vis des responsables de Inite et du chef de l'Etat, et il en a dit davantage, lors d'une conférence de presse ce lundi matin au Centre national de Recherche et de Formation (CENAREF). Il a clairement expliqué les raisons pour lesquelles le chef de l'Etat ne l'a pas confirmé comme candidat. de Inite.

" D'abord, le ministre de la justice Paul Denis aurait tranché: tout le monde, sauf Jacques Edouard Alexis. En clair, Denis aurait affirmé que Inite peut discuter de la candidature de n'importe quel  citoyen, sauf de celle d'Alexis. Et tout le monde se serait exécuté.

Autre raison:  Alexis même en étant fidèle, serait trop rigide, dans ce sens qu'il serait peu disposé à se laisser marcher sur les pieds, à se laisser manipuler.

L'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis s'est fait enregistrer samedi sous la bannière du parti "Mobilisation pour le progrès haïtien" (MPH), mais, comme pour beaucoup d'autres candidats, même quand sa gestion comme ancien comptable des deniers publics, aurait été excellente, il ne peut  être sûr à 100% que sa candidature sera agréée.

En effet, pour beaucoup, si le CEP avait décreté que les candidats à la présidence pouvaient être agréés sur simple rapport favorable de la Cour des Comptes, c'était en prévision d'une candidature de l'ancien premier ministre comme représentant de Inite.

Et de fait, le Conseil électoral provisoire amorce, avec justement l'évincement d'Alexis, un processus d'annulation  de son très réprouvé communiqué  qu'il n'avait vraisemblablement pas pris seul. Le rapport favorable de la Cour des Comptes est désormais accepté " sous toutes reserves que de droit, écrit le CEP dans son communiqué # 17.

Dans un tel cas, plusieurs anciens ministres ou premiers ministres pourraient se voir écartés de la course, puisque l'instance habilitée à délivrer le document de décharge, la commission bicamérale, n'existe pas avec l'absence de la chambre des députés.

A moins que le chef de l'Etat décide de faire comme le président de facto Boniface Alexandre en 2006, i.e prendre un arrêté qui accorde décharge à tous les anciens comptables de deniers publics, n'étant pas responsables du dysfonctionnement de la commission.

Dans le cas contraire, le candidat de Inite pourrait être l'un des rares rescapés,  car , que sa gestion soit bonne ou mauvaise, il  ne serait pas concerné par la décharge: les directeurs genéraux ne seraient pas astreints à une telle obligation, selon la constitution.

L'ancien premier ministre Alexis a clairement expliqué qu'il avait produit sa demande de décharge depuis février 2009 au bureau des présidents du Sénat et de la chambre des députes. Mais, comme le temps passait et qu'il n'avait pas de feedback, Jacques Edouard Alexis contacta le président du Sénat qui lui fit savoir qu'il n'avait jamais reçu aucune demande de lui. Alors, il expédia au président Kély Bastien une copie de l'accusé de réception qui avait eté remis par la secrétaire de M. Bastien. Mais  Kély Bastien n'aurait plus depuis, fait signe de vie.

Une autre question se pose, le CEP discrédité comme il est, a-t-il encore l'autorité morale  et l'indépendance nécessaires pour faire cette si délicate opération de triage?

Des rumeurs ont circulé tout au long du week-end autour d'eventuels changements en son sein. Le laissera-t-on d'abord accomplir cette  partie de la  besogne?

Cependant , dans cette course folle et aveugle vers le maintien ou la conquête du pouvoir, préoccupés que nous sommes par la préparation de tous les coups même les plus bas, aucun égard pour la pauvre reconstruction mise entre parenthèses.

Les tentes nauséabondes et pestilentielles des camps et  des places publiques auront des pensionnaires probablement pendant très longtemps encore.


Haïti/élections: l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis pointe du doigt Paul Denis comme celui qui a poussé le chef de l'Etat à revenir sur sa décision de le désigner comme le candidat de Inite

Port-au-Prince, le 9 aout 2010 – (AHP) – L’ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis a révélé lundi que c'est  le ministre de la justice Paul Denis qui a été le plus farouchement opposé au choix de sa personne pour représenter la plateforme présidentielle Inite (Unité) aux élections annoncées pour le 28 novembre prochain.
 
Jacques Edouard Alexis, choisi dans un premier temps par le chef de l’Etat a été éjecté à la veille de la fin des depots de candidature au profit de Jude Célestin, directeur général du Centre National des Equipements (CNE). M. Alexis a dû se  faire inscrire au Conseil Electoral provisoire (CEP) sous la bannière du parti Mobilisation pour le Progrès d’Haïti (MPH),
 
Inite n’est pas un parti mais un mouvement politique. S’il s’agissait d’un parti il y aurait des primaires pour désigner un candidat à la présidence mais ils (les dirigeants de la plateforme) avaient donné plein pouvoir au président Préval pour qu’il choisisse le candidat et son dévolu était jeté sur ma personne, a dit Jacques Edouard Alexis, estimant que c'est la decision du ministre Denis qui a prevalu et a force le chef de l'Etat à faire marche-arrière.
 
« Le président Préval peut choisir n’importe qui pour représenter la plateforme aux joutes du 28 novembre  pourvu que ce ne soit pas Jacques Edouard Alexis », aurait déclaré le ministre Denis cité par Jacques Edouard Alexis.
 
L'ancien premier ministre aurait également contre lui le fait  qu'il serait trop peu flexible, trop rigide, trop peu manipulable, des reproches  qu'il prend pour des compliments. "Ils ont dit aussi que j’ai monté une équipe en face de celle de de René Préval, ce qui est totalement faux, a rétorqué M Alexis, rappelant que le président Préval avait fait savoir en presence des hauts cadres de Inite qu’il répondait au profil du candidat qui serait désigné.
 
En ce qui concerne le certificat de décharge qu'il n’a  pu se procurer pour se faire inscrire, Jacques Edouard Alexis dit croit que se serait une violation de ses droits si cette question devait être un obstacle pour lui.
 
Il y a environ 18 mois j’ai fait la demande au Parlement pour recevoir ce certificat et je ne suis pas responsable si les parlementaires n’ont pas fait à temps leur travail, a dit Jacques Edouard Alexis.

Il a particulièrement pointé du doigt le president du Sénat Kély Bastien.
 
"J’ai un rapport de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) qui témoigne de ma bonne gestion à la Primature, a dit M. Alexis, affirmant qu’il n’a aucune crainte quant à sa possibilité de continuer la course à la présidence d’Haïti.
 
Parmi les priorités de l’ex-premier ministre Alexis, il a cité la lutte contre la corruption et la création d’un environnement favorable à la création d'’emplois.
 
Haïti a besoin de dirigeants murs politiquement dotés d’expériences pour l’aider à sortir de la situation difficile à la quelle elle est confrontée, a lancé Jacques Edouard Alexis qui se dit prêt à se battre.

Fanmi Lavalas annonce une nouvelle série de sit-in contre le CEP et le président Préval

Port-au-Prince, le 9 aout 2010 – (AHP) – La commission  mobilisation permanente de Fanmi Lavalas a mis en garde lundi tout candidat qui aurait l’intention d’utiliser la popularité du président en exil  Jean Bertrand Aristide pour faire campagne à l’occasion des présidentielles annoncées pour le 28 novembre prochain.
 
Sydney Claudy, de la commission « Ti Fanmi Lavalas » a rappelé que l'organisation n’a aucun candidat inscrit pour participer à  ces joutes qui, d’ailleurs dit-il, n’ont rien d’inclusif, de transparent et crédible.
 
Si un ancien membre du parti a choisi de s’inscrire sous le label d’une autre organisation politique, il n’a aucun droit de parler au nom de Fanmi Lavalas, a-t-il dit, rappelant que la charte du parti n’admet pas que ses membres soient également inscrits sur le registre d’autres organisations politiques.
 
Ansyto Félix, porte-parole de la commission Mobilisation de Fanmi Lavalas a lui annoncé une nouvelle semaine de mobilisation pour forcer les conseillers électoraux au départ.
 
Mercredi, nous serons devant les locaux du Conseil Electoral Provisoire (CEP) à Pétion-Ville dans le cadre d’un sit-in contre le CEP, jeudi nous marcherons aux cotés des membres de la Fondation 30 septembre en hommage Lovensky Pierre Antoine porté disparu depuis tantôt 3 ans et jeudi nous organiseront un autre sit-in devant l’ambassade des Etats Unis à Tabarre pour continuer de réclamer le départ du CEP et la démission du chef de l’Etat, a dit Ansyto Félix.
 
Il estime anormal que les citoyens laissent le chef de l’Etat  violer la constitution haïtienne et la souveraineté nationale.

"Toute la communauté internationale sait que tout le processus électoral en cours est une véritable mascarade qui ne peut qu'en foncer le pays davantage dans la crise, mais elle semble quand même le cautionner",  a d´ploré M. Félix, ajoutant que le parti majoritaire ne va pas baisser les bras.

 L’ancien président américain Georges W. Bush attendu à Port-au-Prince ce mardi  pour une evaluation des progrès accomplis depuis le seisme du 12 janvier

Port-au-Prince, le 9 aout 2010 – (AHP) – L’ancien président américain Georges W. Bush est attendu à Port-au-Prince ce mardi. L’annonce a été faite dans un communiqué de la fondation Clinton-Bush.
 
Le communiqué précise que M. Bush viendra évaluer les initiatives qui soutiennent le développement à long terme tout en stimulant l’économie et créer des emplois.
 
M. Bush dont ce sera deuxième visite dans le pays depuis le drame du 12 janvier vient évaluer les progrès accomplis dans le cadre de la reconstruction du pays 7 mois après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait quelque 300.000 morts et jeté dans la rue 1.6 million de personnes.

Il devrait également s’entretenir avec les dirigeants et avec des rescapés autour de leurs conditions de vie.
 
 
Il visitera aussi des organisations qui aident à la reconstruction d’Haïti avec le soutien de la fondation Clinton-Bush. Mais jusqu'ici, moins de 10% des 10 milliards promis par la communauté internationale le 31 mars à New-York, ont été jusqu'ici décaissés.
 
Mais la fondation Clinton-Bush a  annoncé 3  subventions de 3.5 millions de dollars US en vue d'améliorer la vie et les moyens d’existence des haïtiens suite au tremblement de terre du 12 janvier.
 
Le communiqué précise que ses subventions sont le reflet de la vision commune des présidents Bill Clinton et Georges Bush pour aider à la reconstruction et à la croissance de l’économie nationale, la création d’emplois et assurer une éducation et une formation professionnelle permettant aux jeunes d’embrasser les opportunités économiques.

Joël Bouzou de « peace and sport » et le français  Christian Karembeu attendus cette semaine à Port-au-Prince
 

Le président et fondateur de l’organisation pour la paix et le sport « peace and Sport », Joël Bouzou est attendu à Port-au-Prince cette semaine (du 10 au 13 aout) accompagné de l’ex-champion du monde de football Christian Karembeu en vue de renforcer la place du sport dans les efforts de reconstruction d’Haïti, lit-on dans un communiqué   publié par l’organisation internationale basée en Principauté de Monaco.
 
Cette visite sera l’occasion pour M. Bouzou de faire un état des lieux de la situation avec le président du Comité Olympique Haïtien (COH), Jean Edouard Baker mais également d’évaluer les besoins sportifs prioritaires.
 
Joël Bouzou et Christian Karembeu auront également à visiter certains des 35 000 jeunes qui bénéficient actuellement du programme d’urgence élaboré pour les aider à retrouver des repères et évacuer le traumatisme du séisme du 12 janvier entre autres.
 
Ils auront également à remettre au ministre haïtien de la jeunesse et des sports, Evans Lescouflair, un livre d’or signé par le prince Albert II de Monaco et de plus de 140 grands athlètes internationaux en témoignage de leur solidarité à Haïti et pour transmettre des messages d’espoir et d’encouragement aux enfants haïtiens.
 
Parmi les signataires de ce livre d’or figurent les champions olympiques Veronica Campbell Brown (200m), Félix Sanchez (400m), Steven Hooker (Saut à la perche), Dwight Philips (saut en longueur) et Tyson Gay entre autres.
 
Des réunions de travail sont également prévues avec des représentants du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Haïti, du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) ainsi que de potentiels bailleurs de fonds pour encourager la mobilisation et la coordination de l’ensemble des acteurs locaux et internationaux.   , .
 
A la demande du COH l’organisation « peace and sport » a déjà récolté et envoyé dans le pays 5 tonnes de matériels sportifs dans le cadre d’une vaste opération de mobilisation portant le nom de « Solidarité par le sport pour Haïti ».
 
Ces matériels sont utilisés dans le cadre du programme d’urgence qui offre des activités physiques et sportives aux enfants et adolescents vivant dans une soixantaine de camps de rescapés du 12 janvier.
 
Plusieurs grands champions, retraités ou en activité » toute discipline confondue ont déjà visité Haïti et les camps de refugiés depuis le drame du 12 janvier à l’initiative du COH et de l’UNICEF.
 
Il s’agit entre autres de Stéphane Diagana (athlétisme) Donncha O'Callaghan (rugby), Emmanuel Petit (football) et Lionel Messi entre autres.



Nouvelles du 5 aout 2010


Haïti/élections: Wyclef  Jeannel Jean fait acte de candidature à la présidence
Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) –  La star hip hop haïtienne Wyclef  Jeannel Jean (37 ans) a fait acte de candidature jeudi à la presidence haïtienne en déposant ses pièces  à  direction des opération électorales du CEP, peu après son arrivéee en jet privé à Port-au-Prince

Sa présence a provoqué une grande ferveur dans la ville et la circulaton a été bloquéee au moment où il faisait le dépot de ses pièces dans le quartier de Delmas, au milieu de la  foule nombreuse qui l'accompagnait, notamment des jeunes vêtus de t-shirts frappés du slogan "fas a fas" (face à face).

Et ensuite perché sur le  char d'un groupe local de rap (Barikad Crew), la star qui  bénéficie de la bannière de la plateforme Viv Ansanm (Vivre ensemble) de l’ancien président de la chambre des députés,, Pierre Erick Jean Jacques, a lancé un appel à l'union entre tous les haïtiens, en faisant savoir qu'il est leur candidat à tous.

C'est ensemble que nous allons résoudre les problèmes, a lancé Wyclef Jean, faisant savoir que  l'éducation et le travail sont deux des principaux remèdes à l'insécurité.

Wyclef Jean a aussi rappelé sa fierté d'être haïtien et redit qu'il n'a jamais  râté une occasion de le dire  sur toutes les tribunes.

Il a appelé les Haïtiens qui ne l'ont pas encore fait à retirer leur carte d'identification nationale pour pouvoir voter pour lui. C'est cette carte qui  leur donnera aussi accècs à un concert de "50 cents" qu'il dit vouloir faire rentrer en Haïti.

M. Jean etait auparavant intervenu en direct d'Haïti à l'émission Larry King Live sur CNN. Répondant aux questions de Wolf Blitzer, il a affirmé sa volonté de lutter contre la corruption endémique et les disparités sociales  qui affectent Haïti. La star a affirmé que plus de 50% de la population sont favorables à sa candidature, mais qu'il est prêt à travailer avec toute la population pour amorcer le changement.

 Il a d'un autre côté rejeté  des accusations  portées contre lui sur  la gestion des fonds recueillis par sa fondation (Yele Haïti) et sur ses éventuels prolèmes avec le fisc américain auquel il devrait environ 2 millions de dollars.....

Des questions lui ont également été posées sur sa maîtrise des deux langues officielles d'Haïti: le créole et le franças.
 
Le maire de Delmas Wilson Jeudi (force 2010) et le chanteur Michel Joseph Martelly ont également  fait le dépôt de leurs pièces au Conseil Electoral Provisoire (CEP).

Michel Martelly qui a également attire dee nombreux partisans, a promis d'inspirer la population dans la recherche de lendemains meilleurs, notamment en matière de sante, d'educaion et d'alimentation.

" Le peuple haïtien ne peut plus admettre de vivre parmi les fatras et dans la boue", a-ti-l lancé, ajoutant qu'on en a assez de vivre de promesses.

Nouveau sit-in de Fanmi Lavalas devant les bureaux de l'OEA pour dénoncer le financement d'élections truquées

Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) – Plus d'une centaine  de militants de Fanmi  Lavalas ont une nouvelle fois ce jeudi demandé à la communauté internationale de ne pas financer les prochaines élections annoncées pour le 28 novembre prochain, estimant que le gouvernement et le Conseil electoral ont donné toutes les preuves que ces joutes seront truquées .
 
Lors d'un sit-in devant les bureaux de l’Organisation des Etats Américains (OEA) à Pétion Ville, ils ont lancé des slogans appelant au départ du CEP et du président René Préval qu'ils ont accusé de vouloir enfoncer le pays dans plus de désunion et de division.

 C'est le deuxième sit-in organisé en deux jours, après celui tenu la veille devant l’ambassade des Etats Unis à Tabarre.
 
Les militants de l'organisation du président en exil  Jean Bertrand Aristide, ont réaffirmé qu'ils ne  baisseront pas les bras et qu’aucune élection qui se veut libre, honnête, crédible et inclusive ne peut être organisée en Haïti en l’absence de Fanmi Lavalas, organisation majoritaire.

"Comment un gouvernement et un CEP qui violent la constitution et qui exhonèrent de décharge, des comptables de deniers publics peuvent-ils pretendre avoir la moralité nécessaire pour exclure Fanmi Lavalas d'une course électorale", se sont  interrogés des  manifestants qui annoncent pour mercredi prochain un nouveau sit-in devant le bureau du CEP à Pétion-Ville.
 
Entre temps, une nouvelle grève genérale lancée par une partie du secteur des transports. est annoncée  pour ce vendredi,
 
Cette grève  bénéficie de l’appui de la Conférence des Candidats Agrées.
 
Hervé Saint-Tilus, membre de cette organisation estime qu’aucun haïtien ne devrait rester les bras croisés devant ce qu’il appelle les dérives du CEP notamment après sa décision d’autoriser les anciens hauts fonctionnaires de l’Etat à prendre part aux élections sans avoir le certificat de décharge de la commission bicamérale du parlement.
 
Margarette Fortuné, également membre de cette Conférence a fait savoir que personne ne devrait donner carte blanche à l’équipe gouvernementale et au CEP pour continuer d'enfoncer le pays dans l’abîme.
 

Haïti/élections: Toujours pas de note pour officialiser le choix de l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis comme candidat de la plateforme Inite

Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) - 48 heures après l'annonce par le chef de l'Etat lors d'une reunion au palais national qu'll avait fait choix de l'ancien premier ministre Jaques edouard Aexis  comme candidat de la plateforme Inite (Unite) à la presdentielle annoncée pour le 28 novembre, aucune note  de lorganisation politique n'est venue officialiser ce choix.

Entre temps, malgré les raisons avancéees par le chef de l'Etat pour expliquer son choix, dont la grande fidélité de l'ancien premier ministre, plusieurs figures connues  de "Inite" dont les sénateurs Jean Hector Anacacis et Joseph Lambert sont montées au créneau pour s'en désolidariser. Ce qui a comme effet: la fraglisation de la candidature de M. Alexs.

Il est même bruit que plusieurs cadres de Inite pourraient faire acte de candidature parallèment à Alexis

Dans la fouléee, une rencontre du directoire de la platefome était convoquée pour ce jeudi au palais national. Et l'ancien premier ministre n'aurait pas éte invité, selon ds sourcs proches de la presidence.

Et comme pour donner un sens aux rumeurs, des infomations laissent croire que la Cour des Comptes aurait eté pressée de fournir dans le meilleur delai un rapport sur la gestion d'un haut cadre de Inite dont le nom avait dejà éte cité comme potentiel candidat de la plateforme.

Selon des sources proches du pouvoir, il s'agirait du patron du Centre national des Equipements, Jude Célestin, un proche du chef de l'Etat.

Et la question de se poser: Inite peut-il revenir en arrière sans s'affaiblir davantage?


La situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans stable dans les départements affectés par le séisme, mais les defis d'avant le séisme du 12 janvier demeurent

 
Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) – La représentante du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Haïti, Françoise Gruloos-Ackermans  a indiqué jeudi que la situation nutritionnelle des enfants de moins de cinq ans est stable dans les départements affectés par le séisme du 12 janvier plus de 6mois après ce drame.
 
Ces informations sont basées, dit-elle, sur les conclusions d’une enquête effectuée entre le 29 avril et le 7 juin dans les départements de l’Ouest, du Sud-est et dans quelques communes du département de l’Artibonite.
 
Cette enquête révèle également que la prévalence de la malnutrition aigüe des enfants de moins de 5 ans était en dessous du seuil d’urgence, selon les standards de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
 
Cependant, malgré cette stabilisation, les défis  qu’il y avait à relever avant le séisme du 12 janvier demeurent, a dit madame Gruloos-Ackermans, souligant que 50% des maisons visitées durant l’enquête comptait au moins un enfant souffrant de diarrhée, d’une infection respiratoire ou de fièvre.
 
Par ailleurs Madame Gruloos-Ackermans  encourage les mères haïtiennes à continuer de donner du lait maternel à leurs enfants en vue de prévenir certaines maladies.
 
En Haïti, a-t-elle dit, 41% des mamans donnent uniquement du lait maternel à leurs enfants jusqu’à 3 mois alors que 24% le font jusqu’à 6 mois.


Le Conseil electoral ouvre un nouveau front de contestation en décidant d'admettre les anciens comptables de deniers publics sur le simple rapport de la Cour des  Comptes

Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) – Le Conseil electoral provisoire qui fait dejà l'objet de toutes les contstations et accusé d'êrtre à la solde de la presidence, a mis  cette semaine de l'eau au moulin de l'opposition en décrétant que les candidats à la presidence pouvaient se contenter d'un rapport de la Cour ds Comptes et du Contentieux administratif sur leur gstion en tant que comptable des deniers publics.

Une disposition qui viole la constitution et qui ne peut avoir   éte dictée que par les plus hautes autorités, ont indiqué plusieurs personalites politiques dont des déçus du camp présidentiel Unité hostiles au choix fait de l'ancien premier minisre Jacques Edouard Alexis pour représenter la plateforme à la presidentielle annoncé pour le 28 novembre prochain.

Mais le CEP tente de s'en défendre en expliquant que la décision a été adoptée en raison de l’absence de la Commission Bicamérale de décharge du Parlement haïtien, le mandat de la chambre des deputes etant arivé à terme depuis janvier dernier.

 Les candidatures des intéressés (candidats à la presidence) seront acceptées avec le rapport favorable de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA), a decidé le CEP, pourtant très méticuleux sur un ensemble d'autres dossiers dont celui de Fanmi Lavalas qu'il a exclu du processus électoral sous prétexte que l'organisation serait divisée en 2 branches.

Le sénateur Jean Hector Anacacis (Inite), candidat déclaré du Mouvement Démocratique de la Jeunesse Haïtienne (Modejah), un proche du chef de l'Etat,  a critiqué la décision du Conseil Electoral provisoire (CEP) sur le dossier de la décharge.
 
Pour Jean Hector Anacacis, il s'agit là d'une violation de l’article 233 de la constitution haïtienne qui ne peut donner confiance aux acteurs politiques.
 
Si le CEP peut s’arroger le droit de violer la constitution, cela augure qu’il peut aussi violer la loi électorale au moment de la publication des résultats du scrutin, estime le parlementaire qui se dit très inquiet.
 
Le CEP a franchi une ligne, pour rendre possible l’impossible en violation de la constitution haïtienne.

De nombreux autres secteurs ont également appelé la Cour des Comptes à éviter de donner l'impresson de faire le jeu d'un secteur politique, en profitant de cette "occasion exceptionelle" en donant son raport sur le cas de plusieurs autres comptabls de deniers publics qui en ont fait la demande depuis fort longtemps.

Selon des rumeurs, plusieurs d'entre eux se verraient pénalisés pour leur intention supposée de participer à la prochaine préidenielle. Un rapport de la Cour des Comptes, craint-on,  leur permettrait à eux aussi, d'aller puiser dans le réservoir de la base Lavalas.

 Le porte-parole de la PNH assure que la stratégie mise en place par l’institution policière en matière de lutte contre l'insécurité est efficace: il appelle à la participation citoyenne
Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) – Le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Frantz Leurebourg, a appelé mercredi la population à reprendre les bonnes habitudes qu’elle avait avant le 12 janvier en maintenant une bonne communication avec l’institution policière.
 
M Leurebourg a souligné que la participation citoyenne dans l’établissement d’un climat sécuritaire a diminué depuis le drame du 12 janvier alors que cette participation est incontournable. Or la Police réagit plus efficacement quand elle est alertée à temps, a-t-il soutenu..
 
Mardi, le docteur Jean Ronald Joseph, un ancien directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) et secrétaire général adjoint du Comité Unité Démocratique (KID) a été assassiné à l’avenue John Brown à 100 mètres d’un point fixe de la PNH.
 
Cependant, le porte-parole de la PNH a assuré que la stratégie mise en place par l’institution policière pour contrer les actes de banditisme est efficace et révisée régulièrement en fonction de la situation.
 
Frantz Leurebourg a par ailleurs indiqué que, pour le mois de juillet, la PNH a procédé à l’arrestation de 79 individus pour leur implication présumée dans des actes de criminalité organisée.
 
15 armes à feu illégales ont également été saisies dans le même contexte, a dit,Frantz Leurebourg, ajoutant que pour le mois de juillet 2010, la criminalité organisée à baissé de 8% par rapport à juin 2010 et de 7% par rapport à juillet 2009.
 
Pour la période électorale, Frantz Leurebourg informe que toutes les dispositions seront adoptées pour prévenir les actes de banditisme.

 5 potentiels candidats à la présidence inscrits: los candidatures de Wyclef Jean et de Jacquees Edouard Alexis attendus


Port-au-Prince, le 5 aout 2010 – (AHP) –
5 potentiels candidats à la présidence ont pu faire le dépôt de leurs pièces au Conseil Electoral Provisoire (CEP) au 7ème jour d’un processus dont la fin est prévue pour ce samedi 7 aout prochain.
 
Il s’agit de Charles Henry Baker, Olicier Pierreriche, Garaudy Laguerre et Gérard Blot qui ont rejoint mercredi Kesler Dalmacy qui était le premier à faire le dépôt de ses pièces la veille.
 
Jeudi, l'artiste international  haïtien Wyclef Jean, attendu ce jeudi à Port-au-Prince devrait lui aussi faire le dépôt de ses pièces dans la perspective des prochaines élections, selon ses proches.
 
Sa candidature devrait être annoncée jeudi soir sur CNN à l’émission « Larry King Live ».
 
Dans le camp de la plateforme présidentielle Inite (Unité en créole), l’ex-premier ministre Jacques Edouard Alexis désigné pour représenter l’équipe en place, devrait ausi s'inscrire dans les prochains 24 heures.

Par ailleurs, en dehors du sénateur Jean Hector Anacacis, il n'est pas exclu que d'autrs personnalites issus ou proches du Camp Inite fassent acte de candidature.

Mais on s'interroge: s'git-il de mecontentement non contenu après la désignation d'Alexis ou d'une statégie du chef de l'Etat dans le cas d'un second tour?
Accord entre le gouvernement , l'ONU et le CEP sur l’utilisation des fonds alloués à l’organisations des prochaines élections dans le pays


Port-au-Prince, le 4 aout 2010 – (AHP) – L
e chef du gouvernement Jean Max Bellerive, la directrice principale du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Haïti Jessica Faieta et le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en Haïti Edmond Mulet et le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP) Gaillot Dorsinvil,  ont paraphé ce mercredi à Port-au-Prince l’accord sur l’utilisation des fonds alloués à l’organisations des prochaines élections dans le pays.
 
Le budget des scrutins présidentiels et législatifs annoncés pour le 28 novembre est de 28.9 millions de dollars américains, selon le president du  CEP.
 
Le gouvernement a déjà décaissé sa contribution qui est de 7 millions de dollars, a-t-il dit, ajoutant que plusieurs réunions ont déjà été organisées avec les principaux bailleurs dont les Etats Unis d’Amérique, le Canada, le Brésil ainsi que l’Union Européenne.
 
Il a donné la garantie que ces fonds seront utilisés pour le financement des activités électorales réitérant du même coup la volonté de son équipe  d'organiser des élections libres, honnêtes, crédibles et inclusives.
 
Pour sa part, le premier ministre Jean Max Bellerive qui avait été lui aussi presenti pour être le candidat de la plateforme presidentielle Inite, s’est dit confiant que le montant nécessaire à l’organisation des prochaines élections sera bientôt réuni, précisant qu’il y a de bonnes perspectives que le financement total soit acquis.
 
Il confirme lui aussi que le trésor public a déjà mis à la disposition du CEP sa contribution de 7 millions de dollars pour financer l’organisation de ces élections.
 
De son coté, la directrice principale du PNUD en Haïti, Jessica Faieta s’est également dit assurée que les prochaines élections seront techniquement bien réalisées et crédibles.
 
Le montant  qui sera réuni,  servira, dit-elle, à financer les activités électorales ainsi que l’achat de matériels sensibles pour l’organisation de ces joutes.

Toutefois, les manifestations pour reclamer le depat du president Rene Preval et ds conseilers electoraux se sont poursuivis mercredi.

De nombreux  militants de l’organisation politique Fanmi Lavalas ont participé ce mercredi à un sit-in devant les locaux de l’ambassade des Etats Unis à Tabarre pour demander aux bailleurs de ne pas financer l’organisation d'élections en Haïti qui seront à coups sûrs truqués
 
Pour René Civil, un ds responsables de l'organisation de l’ancien-président Jean Bertrand Aristide actuellement en exil en Afrique du Sud, le Conseil Electoral Provisoire (CEP) dirigé par Gaillot Dorsinvil n’est pas en mesure d’organiser des élections honnêtes, libres et crédibles
 
Il a aussi appelé la communauté internationale à favoriser le retour de M Aristide dans le pays, réclamant dans le même temps la démission du chef de l’Etat René Préval et la dissolution du CEP pour favoriser le deblocage du pays.
 
Un autre sit-in est prévu ce jeudi devant les locaux de l’Organisation des Etats Américains (OEA) pour les même raisons.



Nouvelles du 3 août 2010 (Visitez Daily News)

Presidentielle:la plateforme  Inite fait choix de l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis pour la représenter

Port-au-Prince, le 3 aout 2010 – (AHP) –  Après toutes sortes de tergiversations et d'apparents retournements de situations, le président René Preval et les autres responsables de la plateforme Inite (Unite) ont fait choix mardi de l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis pour être candidat de ladite plateforme à la présidentielle annoncée pour le 28 novembre prochain.

Un communiqué du parti devrait officialiser le choix ce mercredi.

Apparemment, presque tous les autres potentiels candidats auraient fait taire leurs ambitions présidentielles pour faire bloc derrière une position qui aurait été jugéee la plus viable dès le début des discussions et plus encore, après l'annonce quasi-certaine de la candidature de la star hip hop haïtienne Wyclef Jean.

Il y a toutefois les protestations du sénateur Joseph Lambert qui a accusé le CEP contesté d'avoir violé la loi en faisant savoir que le Sénat ne pouvait à lui seul accorder décharge à un candidat en l'absence  de la chambre des députés et que la décharge de la Cour des Comptes était nettement suffisante.

Quant au sénateur Jean Hector Anacacis qui a annoncé lundi qu'il pourrait se porter candidat à la présidence, il avait été dès le depart favorable au choix du patron du Conseil national des équipements, Jude Célestin.

Dans plusieurs milieux proches de Inite, beaucoup ont reconnu, que l'ancien premier ministre est l'une des rares chances d'attirer le vote populaire dans le camp de la plateforme présidentielle à un moment où le chef de l'Etat, en fin de mandat, fait face à la contestation.

Jacques Edouard Alexis (63 ans) est né le 21 septembre 1947 aux Gonaïves. Ingénieur/agronome, premier ministre à deux reprises, ancien ministre de l'Education et de l'Interieur, ancien recteur de l'Université Quisqueya, il est aujourd'hui coordonateur général du Centre national de Recherche et de Formation (CENAREF).

L'autre importante déclaration de candidature attendue pour cette fin de semaine est celle de Wyclef Jean. Il devrait en faire l'annonce ce jeudi sur  "Larry King Live"de CNN. Les avocats de la star auraient dejà obtenu tous les document dont il a besoin à cette fin.

Entre temps, deux candidats ont soumis des pièces mardi au CEP. Il s'agit de l'ancien directeur de l'ISPOS Garaudy Laguerre qui s'est presenté sous la bannière de la plateforme Wozo (Roseau) et d'un  Indépendant du nom de Kesner Dalmacy.

Pour sa part, Yvon Neptune, ancien premier ministre du président en exil, Jean Bertrand Aristide, a informé que  le Bureau National Provisoire du parti politique AYISYEN POU AYITI (nouvellement créé)  s'est réuni en séance extraordinaire le samedi 31 juillet dernier et a fait, par vote unanime, choix de lui pour être le candidat du parti aux élections présidentielles prévues pour le 28 novembre prochain.

"Tenant compte de la forte expression de confiance que traduit cette décision et des intérêts fondamentaux présents et à venir du parti, j'ai donné mon accord de principe en attendant de faire certaines importantes consultations dont dépend mon acceptation définitive", a dit M. Neptune..

Brutal assassinat du docteur Jean Ronald Joseph, ancien directeur general de l'ONA et secrétaire général adjoint de la KID: le principal dirigeant de l'organisation politique Evans paul réclame  toute la lumière sur ce meurtre

Port-au-Prince, le 3 aout 2010 – (AHP) –
Le docteur Jean Ronald Joseph, ancien directeur général de l’Office Nationale d’Assurance Vieillesse (ONA) et secrétaire général adjoint de la Convention Unité Démocratique (KID) a été assassiné ce mardi à Port-au-Prince.

Le meurtre a été perpétré à la mi-journée au niveau de l’avenue John Brown alors que la victime s’apprêtait à prendre un taxi.

Il a été mortellement frappé par une balle  au thorax et le tireur a ensuite pris la fuite.

Pour le secrétaire général de la  KID, Evans Paul, c’est une grosse perte pour le pays car, dit-il, le docteur Joseph était un médecin militant au service de la communauté haïtienne.

Il juge inacceptable que des individus decident  d'oter la vie à d'hônettes citoyens, des gens aussi bien formés et déterminés à servir leur pays . Il réclame que toute la lumière soit faite sur ce nouveau cas d’assassinat.

"La machine de la mort, nous le voyons tous, a redémarré mais  doit s’arrêter, a lancé Evans Paul qui se dit sous le choc.

La POHDH dénonce une nette recrudescence de l'insecurité particulièrement à Port-au-Prince et exige que la lumière soit faite sur un ensemble de meurtres
Port-au-Prince, le 3 aout 2010 – (AHP) – La Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) a dénoncé mardi la recrudescence des actes de banditisme et d’insécurité dans le pays.

Son secrétaire exécutif, Anthonal Mortimé, qui intervenait à l’occasion du 12ème anniversaire de l’assassinat du Père Jean Pierre Louis,  estime que les actes d’insécurité et d’impunité sont en augmentation dans le pays, notamment dans la capitale.

Il en a profité pour exiger que la lumière soit  faite sur  l'assassinat de Ti Jean Pierre-Louis, mais sur  de nombreux autrs meurtres rstes impunis.

Il a cité entre autres, les cas relatifs à l’assassinat du père Jean Mary Vincent et du presaident/directeur géneral de Radio haïti Inter Jean L. Dominique.

Anthonal Mortimé a aussi plaidé pour la nomination d'un nouveau président pour la Cour de Cassation et l’application de la loi portant création du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).

La Commission Permanente de Mobilisation de Fanmi Lavalas annonce la poursuite de la mobilisation et dénonce un plan "Poutine" pour Haïti
Port-au-Prince, le 3 aout 2010 – (AHP) – La Commission Permanente de Mobilisation de Fanmi Lavalas annonce pour cette semaine l’organisation de nouveaux sit-in pour continuer d’exiger le départ du président René Préval et des conseillers électoraux.

Ces sit-in seront organisés mercredi devant l’ambassade des Etats Unis à Port-au-Prince et jeudi devant le bureau de l’Organisation des Etats Américains (OEA) dans le pays.

René Civil, l’un des dirigeants de Fanmi Lavalas en a profité pour plaider en faveur de la participation de son organisation aux affaires politiques haïtiennes.

Nous ne baisserons jamais les bras, nous continuerons de lutter pour que le chef de l’Etat et son Conseil Electoral Provisoire (CEP) partent de manière à ce que de bonnes élections puissent être organisées dans le pays, a dit René Civil.

Il appelle les partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas à rester mobilisés pour faire échec au plan « Poutine » que le chef de l’Etat veut mettre en application.

Il soutient que René Préval ne pense qu’à rester au pouvoir, à titre de premier ministre au terme de son mandat présidentiel..

Le représentant de l'OEA en Haïti avait soutenu la semaine dernière la position du CEP et du pouvoir par rapport à la mise à l'ecart de Fanmi lavalas du processus electoral.

Il avait lui aussi mis en avant l'existence de 2 branches au sein de l'organisation politique, malgré les clarifications fournies par le représentant national du parti, l'ancien president Aristide actuellement en exil en Afrique du sud.


Nouvelles du 2 août 2010 
A l'issue du 37 ème congrès de l’Association des médecins haïtiens de l’étranger, le ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger déplore l'impossibilité de l'exercice du vote en diaspora lors des prochains competitions électorales

 
Montebello Canada, 2 août 2010- (AHP)- A quatre mois des élections présidentielles prévues pour la fin novembre, le Ministre des Haïtiens Vivant a l’Etranger, Edwin Paraison déplore l’impossibilité pour les autorités concernées d’assurer le droit à la participation électorale des compatriotes installés en dehors du territoire national, pour des raisons techniques et juridiques. 

Lors d’une intervention a la clôture dimanche, du 37 eme congres de l’Association des médecins haïtiens de l’étranger (AMHE), « Une médecine en mutation dans une société en mutation », le Ministre Paraison a informé avoir rencontré le conseil électoral provisoire (CEP) le 23 juillet dernier pour une session de travail autour de la possibilité d’un projet pilote de vote des haïtiens de l’étranger dans 4 grandes villes de la diaspora.

 « Le principal obstacle c’est la réforme de la loi électorale permettant l’installation de nouveaux bureaux de vote a l’étranger qui n’a pu se réaliser a temps » a fait savoir le titulaire du MHAVE.

Selon le Ministre, tous les contacts avaient été faits pour s’assurer de l’approbation par la 49 eme législature des deux dossiers politiques les plus importants de la diaspora, à savoir le vote à l’étranger et la double nationalité.

Un projet de réforme de la loi électorale avait été préparé par le MHAVE et transmis aux instances concernées. Le tremblement de terre a évidemment provoqué d’autres priorités qui ont placé au second plan les revendications politiques de la diaspora, a  admis le haut fonctionnaire. Toutefois, il se dit convaincu que les nouvelles autorités qui sortiront des prochaines élections législatives et présidentielles  ont déjà une dette envers la diaspora sur ces thèmes. 

Il a fait savoir  que les mêmes démarches avaient touché l’OEA et le gouvernement du Québec. Disposés, selon les échanges a ce sujet, le secrétaire général adjoint de l'organisation ds Etats americains Albert Ramdim et le Ministre des relations extérieures du Québec, Pierre Arcand, avaient promis d’appuyer aux niveaux technique et financier, ce projet du MHAVE. 

Néanmoins, la diaspora peut, selon Edwin paraison, continuer à influencer le vote sur le terrain pour le candidat de son choix par le biais des parents et amis qu’elle supporte économiquement. Il a souligné que les candidatures issues de la diaspora répondant aux exigences de la loi électorale et de la constitution ne devraient avoir aucun problème à être admises par les autorités concernées. 

D’ autre part, le fonctionnaire a fait savoir que le MHAVE  a accepté d’appuyer l’initiative de certaines organisations de la diaspora et de la société civile haïtienne de mettre sur pied, d’ une part, une mission d’observation électorale, l’une des recommandations de la conférence organisée sous les auspices de l’OEA a Washington en mars dernier. Et d’ autre part, des conférences-débats avec les principaux candidats a la présidence pour qu’ils fassent connaitre leurs positions sur les grands dossiers d’intérêt de la diaspora. Ces conférences débats auront lieu durant les 4 samedis du mois de septembre a-t-il informé.

Au 37e congrès de l’ AMHE, tenu a Montebello Canada, ont aussi pris part, en plus d’ une centaine de membres de l’Association présidée par le Dr Christian Lauriston, le Directeur General du Ministère de la Sante Publique et de la population, Dr Gabriel Timothée, le Directeur Exécutif de l’ Association Médicale Haïtienne (AMH) Dr Claude Suréna, le Directeur General du Ministère du Tourisme et Mme Nathalie Giselle Menos Chargée d’ Affaires d’ Haïti au Canada ainsi que le Consul Général d’ Haïti a Montréal, Pierre Richard Casimir.

Le 38 eme congrès sera organisé en Haïti en Juillet 2011 sous les auspices des Ministères de la Santé et des Haïtiens Vivant a l’Etranger, a annonce le Dr.Lauriston.


Toujours pas de candidats inscrits pour la prochaine présidentielle: le CEP tente encore de créer l'intérêt en intégrant une "plateforme"écartée

Port-au-Prince, le 2 aout 2010 – (AHP) – Cinq jours après l’ouverture du registre d’inscription des candidats à la présidentielle de 2010, aucun prétendant ne s’est encore manifesté.
 
Ce processus doit également prendre fin dans cinq jours, soit le 7 août prochain.
 
Le directeur des opérations électorales, Jean Mary Louiner, a appelé les intéressés à ne pas attendre le dernier moment pour se manifester, avertissant qu’aucune inscription ne sera admise sous réserve.


Il a néanmoins indiqué que plusieurs potentiels candidats sont passés retirer le formulaire de renseignements, preuve selon lui, que de réels  candidats vont bientôt commencer à se manifester.

Le processus électoral boudé par une pléiade  de partis et plateformes connus, réclamant le départ du CEP et du président René Préval, était tout à fait terne jusqu'à l'annonce probable de la candidature de la star Hip Hop haïtienne Wyclef Jean. l'artiste est attendu vendredi à Port-au-Prince, mais entre temps, beacoup se  demandent si la candidature de l'atiste sera effective ou s'agit-il d'une manoeuvre visant à créer un certain interêt autour du processus
 
Mais le CEP toujours contestétente de faire preuve de bone foi: un regroupement peu ou pas du tout connu, Force 2010), préalablement écarté du processus électoral a été réintégré et pourra de ce fait soumettre son candidat à la magistrature suprême.
 
L’information a été communiquée par Emmanuel Ménard, l’un de ses dirigeants qui s’est entretenu lundi avec le directeur des opérations électorales et le directeur general de l'organisme electoral.
 
Nous avons réintégré le processus et le Conseil Electoral Provisoire (CEP) devrait en informer officiellement le directoire du regroupement, a-t-il dit à des  partisans et sympathisants qui manifestaient devant le conseil pour exiger la réintégration de Fos 2010..
 
Une erreur matérielle était à la base de ce rejet, a dit M. Ménard.
 
L’information a été confirmée par le directeur des opérations électorales, Jean Mary Louiner qui précise que les employés fautifs devraient être administrativement sanctionnés par le CEP

Toutefois, des partis bien plus représentatifs dont l'organisation réputée majoritaire Fanmi Lavalas et Union ont été maintenue en dehors de la course par le CEP.

Pour de nombreux secteurs, l'acceptation dans la course de partis qui n'ont aucune représentativité, même peut-être pas une centaine de membres, et les facilités données pour la création soudaine d'une pléiade de groupes politiques et qui, de plus, ont eu le temps de se faire inscrire pour participer à la prochaine presidentielle, prouvent clairement que les exclusions ont pour seuls motifs: l'intérêt politique et le règlement de comptes.


Nouvelles du 29 juillet 2010 (Visitez Daily News)

Haïti/élections: Wyclef Jean : une éventuelle candidature qui provoque le branle-bas et la panique; le nom de la première dame serait aussi sur la table de discussions de Inite

Port-au-Prince, le 29 juillet 2010 – AHP) –
L'éventuelle candidature  de la star Hip hop haïtienne Wyclef Jean à la présidentielle annoncéee pour le 28 novembreest venue créer la panique dans le monde politique haïtien.

Des sources dignes de foi ont fait savoir que les avocats de l'ancien fugeee qui a quitté  la capitale jeudi après-midi, travaillent activement à l'obtention des pièces dont il aurait besoin pour se faire inscrire.

L'irruption probable et soudaine de l'artiste de renommée inernationale dans la course électorale risque de  provoquer en 2010 une onde de choc comparable à celle ressentie en 1990 avec la candidature du père Jean Bertrand Aristide, à un moment où se multiplient les appels au départ du président René Préval et du Conseil électoral censé organiser les elections..

Dans de nombreux milieux politiques, particulèrement dans les rangs de la plateforme présidentielle "Inite" (Unité), c'est le grand branle-bas.

Selon des sources  proches de cette plateforme, les critères de choix sont revisés presque tous les jours et chaque jour, le nom d'une nouvelle personnalité est introduit à la table des discussions: d'autres noms émergent pour ensuite immerger, après évaluation des points forts et des points faibles, dans un contexte où ce ne sont pas les candidats à la représentation de Inite qui manquent.

Au nombre des prétendants, les sénateurs Kély Bastien et Joseph Lambert, les ministres Paul Denis et Yves Cristalin, sans oublier le patron du puissant Conseil national des équipements (CNE), Jude Célestin.

Jusqu'ici, l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis était perçu comme celui qui a le plus de chance de faire gagner Inite.

Cependant, selon les mêmes sources, depuis ces dernières 24 heures, un nouveau nom serait entré en lice: celui de l'épouse du chef de l'Etat, Elizabeth Débrosse Préval. Mais beaucoup se demandent s'il ne s'agit pas d'un brouillage de piste.

Entre temps, dans le camp de Wyclej Jean, une demande de casier judiciaire a éte introduite à la Direction centrale de la police judiciaire. Et le potentiel candidat devrait revenir au pays la semaine prochaine, probablement pour faire acte de candidaure.

Il serait actuellement en pourparlers, à cet effet, avec plusieurs plateformes politiques dont  "COREH".

La star Hip hop n'a encore fait aucune déclaration, mais la nouvelle embrase le pays. Et même si, beaucoup estiment qu'il devrait se limiter à la musique et qu'il n'a pas l'étoffe d'un president, mais ils sont encore beaucoup plus nombreux à se demander qui  aujourd'hui en a l'étoffe et à croire qu'il est capable d'aider le pays à sortir de sa torpeur et de sa léthargie, notament après le seisme dévastateur du 12 janvier qui fait plus de 300.000 morts et jeté 1,5 milion de personns dans la rue où elles se trouvent encore 7 mois après.

Rágissant à l'émotion provoquée par la possible candidature de la star mondiale, un jeune  rapeur haïtien a rappelé jeudi que Ronald Reagan, acteur renommé de second plan, était devenu président des Etats-Unis.

Wyclej Jean est né le 17 octobre 1969 à la Croix-des-Bouquets (au nord de la capitale). Il a obtenu sa résidence américaine en 1976.

Selon ses proches, tous les déplacements qu'il effectue en Haïti et aileurs, c'est avec son passeport haïtien Il n'a jamais râté une occasion pour exhiber le drapeau haïtien partout où il passe et sur tous les podiums où il s'est produit.

Il a ete nommé ambasadeur de bonne volonté  par le president René Preval pour continuer de projeter l'image d'Haïti à travers le monde.


Nouvelles du 13 janvier 2010

Les cadavres jonchent les rues à Port-au-prince: ils pourraient finalement se compter par dizaines de milliers

Port-au-Prince, le 13 janvier 2010 – (AHP) – Les cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince,  24 heures après le séisme dévastateur qui a ravagé la capaitale haïtienne.

De nombreuses institutions publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de nombreux employés, étudiants ou clients à l'intrieur. C'est le cas notamment du  palais national, du parlement, du Ministère de l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la police nationale    et de  plusieurs commissariats, la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés, des écoles et universités.

Chaque heure qui passe apporte son lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami, et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.

C'est quasi chaque famile qui est frappé de près ou de loin par une ou des pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas étonnant que les morts et disparus se comptent par dizanes de milliers. Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup de gens, la partie encore visible de  la catastrophe, le pire étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.

Le pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les agents de la police nationale et  de la Mission des Nations-Unies pour stabliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.

Plusieurs batiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH dont l'Hotel Montana se sont effondrés faisant des morts et des blessés.
 
Le représenant special du secrétaire général, Hedi Annabi est ainsi décédé (selon Préval), alors que son adjoint Da Costa etait encore porté disparu mercredi matin.

Situation également compliquée pour pour la PNH, ce qui qui a rendu la mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol

Autres aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont éte épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les recevoir. Même cas pour eux  qui ont un cadavre sur le bras, car la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.

Il n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.

Ils sont  aussi des milliers les gens dont les maisons ont été démolies ou pas,  à avoir dormi mardi soir dans les rues ou dans de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles congréganistes. 

Des  centaines d'hommes et femmes dont les maisons ont été démolies ont eté  rencontrées ce mercredi  avec des enfants sur le bras et des sacs sur la tête, à la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de combat.

Tous, gens aisés ou démunis sont egalement confrontés à la tragédie qui vient de frapper un pays dejà fragilisé et mal en point.

Autre fait important à signaler: jusqu'à la mi-jounée de mercredi, les grands axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des biatiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications téléphoniques n'existent presque pas.

Mardi soir, seuls les abonnés de la compagnie de téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de communiquer entre eux.

Pour de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les décombres.

Qui pis est, les cadavres von bientôt entrer en putréfaction avec leur lot d'épidémies.

Dans sa première intervention  en début d'après-midi, le president René Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à le contacter (pobablement pour lui demander ce dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.

Le chef de l'Etat  s'est dit très concerné et a promis que le gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre de cette catastrophe naturelle.

Parallèlement, un comité formé notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à l'aeroport international de Pot-au-Prince pour identifier les besoins.

Mais en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une economie dejà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui vient d'êrtre si durement frappée.


C'est un peu la fin du monde pour Haïti, a commenté un citoyen  qui a appelé le président Preval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés ou  qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller rejoindre leurr famille.



Nouvelles du 8 décembre 2009


L'excès en tout nuit

Quand en février 2006, le Conseil électoral présidé par Max Mathurin et Jacques Bernard (directeur général) était accusé de vouloir manipuler les résultats des presidentielles au détriment du candidat René Préval, des centaines de milliers de personnes en grande majorité issues de l'élctorat de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues  pendant 4 jours pour dénoncer "l'opération frauduleuse".

Tout Port-au-Prince et plusieurs villes de province étaient paralysés et les manifestants dont les protestations étaient relayées par  de nombreux médias  se sont même même permis un gentil petit bain à "Montana Beach" où le CEP tenait un bureau et où le prix nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu de passage en Haïti, résidait.

M. Préval avait alors refusé de demander aux manifestants de rentrer chez eux, puisque disait-il, ces derniers étaient dans leurs bons droits de réclamer le strict respect de leur vote.

Et ce sont, dit-on, les pratiques jugées déloyales et clairement serviles du CEP/ Mathurin qui ont valu son renvoi lors des joutes d'avril 2009. Ce qui sous-entendait que son remplaçant ne se laisserait pas manipuler ni que personne ne chercherait à le dompter

Mais si l'on en croit tout ce qu'on entend, Max Mathurin, Jacques Bernard et autre Frantz Gérard Verret  seraient de petits saints que les nouveaux venus auraient vite fait oublier.

Si le CEP 2006 n'avait trouvé aucun prétexte pour écarter de la course des organisations comme Fanmi Lavalas qui participent depuis une douzaine d'années à des joutes électorales et qui sont capables de faire augmenter de façon substantielle  la participation à une élection,  le CEP Verret et le CEP replâtré ont trouvé le fameux prétexte du mandat que tout le monde, nationaux et internationaux, sait farfelu et lié à des motivations politiques.

On n'est justement pas sûr que le président René Préval ait un problème profond avec Fanmi lavalas ou avec l'ancien président Aristide, ni que les responsables ou membres de Fanmi lavalas soient jugés reprochables.

En effet, Pour les proches des deux hommes jadis des "jumeaux", tout est lié à une question de popularité et d'électorat.
"Comprenne qui veut"disent-ils

Ils expliquent quand même que si Fanmi Lavalas va aux élections, il y a des objectifs à venir qui risqueraient à coups sûrs d'être compromis. Car Inite tout comme Lespwa (l'Espoir) hier,  ne connait d'autres électorats que celui de Fanmi Lavalas

Beaucoup constatent aussi que  plusieurs membres, anciens parlementaires ou cadres de Fanmi Lavalas auxquels on avait collé dans un passé encore récent l'étiquette  "mauvaise réputation",  sont devenus soudain des gens de bien, quand, en raison de leur popularité, on les utilise sous d'autres bannières.

L'excès en tout nuit, dit-on.

Il est aujourd'hui reproché aux autorités politiques  et électorales leur superbe et leur mepris insolent. Ils sont, de fait, accusés de  tout faire sans se sentir obligés de donner la moindre explication, au mepris de la loi, , assurés qu'ils sont que la MINUSTAH est là pour les couvrir  même dans l'accomplissement  des actes les plus  anti-démocratiques.

'incident du vendredi 4 décembre au Club international quand le CEP et la plateforme Inite ont éte accusés de fraude et de magouille au cours du tirage au sort pour l'attribution des numeros, est venu relancer les graves suspicions qui pèsent sur le'organisme électoral.

Pour de nombreux observateurs, même quand l'attribution du No1à Inite (Unité) était effectivement un pur hasard, il est difficile d'y croire, compte tenu des antécédents et des soupçons de fraudes

Les patis politiques contestataires affirment que si des secteurs de la communauté internationale et la MINUSTAH acceptent de collaborer et d'ignorer de légitimes revendications, et si elles continuent de croire que l'exclusion ne peut avoir aucun impact sur la légitimite d'une élection, certains, faisant flèche de tout bois,  iront  a coups sûrs jusqu'au bout de leurs objectifs, mais le pays, croient-ils, n'en sera que plus fragilisé et les espoirs de lendemains meilleurs qui pourraient naître d'investissements massifs en Haïti, risqueraient de n'être qu'un grand leurre,  rien de sérieux et de durable ne pouvant se construire sur du sable, sur l'injustice et l'abus d'autorité.

En fin de compte, il est important de reconnaitre que les politiciens haïtiens sont en gande partie responsable de la situation à laquelle le pays fait face, ayant toujours été insatisfaits, ayant toujours été à la recherhe d'un roi, utilisant à outrance l'arme du coup d'état.

Mais c'est loin d'être une raison pour partir d'un extrême à un autre, car l'excès en tout nuit. Même lorsqu'on estime avoir les plus grands supports du monde. Et  les exemples sont légions.

Ne dit-on pas que tout mur érigé en dehors des normes, sans armature et dans l'empressement n'a d'autre avenir que l'écroulement
.



Michèle Pierre Louis ne serait-elle plus très douée

Il y a tout juste une semaine , l'ambassadeur des Etats-Unis Kenneth Merten déclarait lors d'une réception organisée par la Hamcham pour lui  souhaiter la bienvenue, que le pays était dirigé par un président  dévoué,   une première ministre douée et un parlement  qui joue son rôle de manière responsable.

Personne n'avait  alors rien trouvé à redire.

Alors que s'est-il passé pour que seule Michèle Pierre-Louis ne meriterait plus soudain l'élogieux qualificatif qui lui a été attribué  au point qu'une demi-douzaine de sénateurs  pour la plupart des nouveaux venus décident de l'interpeller.

Qu'est-ce qui peut  expliquer cette hostilité vis-à-vis de gens doués pendant que les dévoués restent  bien viscés à leur place, alors que les uns et les autres font partie d'une même équipe, censés également responsables de tout ce qui arrive de bien ou de mal au pays.

Ne dit-on pas aussi qu'on ne change pas les gens doués et devoués surtout dans un pays qui souffre cruellement d'une carence de femmes et d'hommes compétents.

C'est pourquoi beaucoup se demandent s'il n'y aurait pas des subtilités  et des jeux plitiques que des profanes n'arriveraient pas à percer en cette periode pré-electorale où tous les coups même les plus cyniques sont permis.

Autrement, pourquoi cet acharnement contre Michèle Pierre-Louis de la part de palementaires et de politiciens censés issus de la même chapelle politique qu'elle.

On reproche au chef du gouvernement  l'orientation néo-liberale de la politique gouvernementale: Mais depuis quand en Haïti, un premier ministre pouvait seul définir la politique à suivre, à moins que le chef de l'Exécutif ne soit un president fantoche (pope twèl). Ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui.

On en veut également à la première ministre  pour sa  pseudo mauvaise gestion de la chose publique et surtout des 197 millions décaissés dans le cadre du plan d'urgence post-cyclonique 2008.

Peut-être, a-t-on  d'autres griefs légitimes contre la première ministre? Mais pour ce qui est des 197 millions qui se seraient envolés en fumée, il faudrait éviter de recourir au jeu de  boucs émissaires, mais accepter de désigner ceux qui se sont livrés à un tel gaspillage dans un pays qui n'a jamais disposé d'un coup et depuis très longtemps, d'un montant d'une telle envergure. (Même quand on nous promet des centaines de millions, ils sont décaissés généralement par tranches de 10, 15 et 20 millions).

Il faudrait aussi chercher à savoir quels secteurs ont décidé du mode de répartition des 197 millions: on sait dejà que les plus grosses parts ont été distribuées aux ministères de l'Agriculture et des Travaux publics Transports et communications. Mais les responsables des TPTC avaient-ils le plein contrôle du montant qui lui a été alloué officiellement.

Autres questions à se poser: Est-ce la première ministre Michèle Pierre-Louis qui a décidé de traîner les pieds pour que le rapport sur la gestion des près de 200 millions soit soumis à la fin du mandat des députés,  quand ces derniers n'avaient plus aucun pouvoir de convocation.

Beaucoup estiment que si le gouvernement de Michèle Pierre-Louis devait être renvoyé jeudi, ce serait une manière de couvrir et de décharger de toute responsabilites ceux  qui doivent rendre des comptes.

D'autre part, plusieurs secteurs estiment avec raison qu'à  part une amelioration substantielle de la situation sécuritaire à partir de 2006, les conditions d'existence de la population se sont détériorées depuis 2004. Le depart forcé  le 12 avril 2008 du premier ministre Jacques Edouard Alexis n'a pas été la "fin de tous les problèmes", malgré le programme très mediatisé de baisse des prix du riz annoncé le même jour au palais national

Le pourissement aujourd'hui de la  situation ne saurait en incomber exclusivement à Michèle Pierre-Louis.

Il est vrai que la population réclame sans succès  depuis mai 2006 du sang neuf dans la diplomatie et au niveau des délégations departementales, il est vrai aussi qu'il réclame depuis un bon bout de temps sa mi-temps, comme promis,  mais le renvoi  intempestif de Michèle Pierre-Louis à environ 1 an de la fin de la présidence de René Préval pourrait apporter bien plus de problèms qu'il n'en résolve.

Aucun dirigeant n'est indispensable, mais il ne faudrait pas que des décisions précipitées viennent remettre en question tout un ensemble de projets gérés par le premier ministre et son gouvernement dont ceux de la route Cayes/Jérémie et la construction du pont sur les 3 rivières.

Dans ce pays, on se sait jamais.... la première ministre même renvoyée pourrait expédier les affaires courantes pendant des mois peut-être jusqu'à fin 2010, si elle n'a pas d'autres agendas. Jacques Edouard Alexis était resté à la primature 5 mois après le vote de censure au Sénat.

Toutefois, tout n'est pas encore dit. Bien que les sénateurs hostiles à Michèle Pierre-Louis (s'ils le sont vraiment) soient plus nombreux, le projet de son renvoi ne fait pas l'unanmité dans la societé civile haïtienne et parmi les  représentants de la communauté internationale.


Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé

Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  ont pris une deuxième fois le mercredi 9 septembre  le contrôle de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention de la police..

Les activités restent paralysées non seulement à la FMP fermées officielement,  mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission

  
Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés  vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et a proximité de la Faculté d’Ethnologie.


Des jets de pierres ont été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu a coups de gaz lacrymogène.

Le Rectorat avait  pour sa part, été la cible de jets de pierres.

Plusieurs entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.

Mais c’est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

Au cours de cette intervention policière, 22 étudiants ont été arrêtés puis libérés après avoir été conduits puis fiches au commissariat de Port-au-Prince.

Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.

Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de l’UEH.



Nouvelles du 31 août 2009
La crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie, est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?


Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont  l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés du cursus.

Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3, ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles de classe avant le début de toutes négociations.

Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des manifestations.

Ils vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés: chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.

Des patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des patients dont des enfants  qui reçoivent des soins à l'Hopital de l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par le rectorat mais démentie par la mission onusienne.

Le mouvement prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés, ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors, revendications d'étudiants et  revendications d'ouvriers pour un salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.

Devant l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences dénoncées  par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) pour justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.

Les deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.

Mais, après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des inscriptions à la fac de médecine,  les étudiants  dénoncent un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.

Chats et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est  la crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le mieux s'attirer  la sympathie de l'opinion.

En tout cas, vendredi soir, 11:30/minuit,  profitant d'un relâchement des étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté de médecine dont elle prend le contrôle  à la demande du Conseil exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...

La première réaction est  que la crise à la faculté de Médecine, la seule faculté de médecine de l'Etat,  avait trop duré, alors que des centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.

La première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination sociale.

Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants de la nécessité du dialogue.

Le président du sénat Kély Bastien qui s'est porté sur les lieux  vendredi minuit n'y est pas allé par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine nuit,  renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce aussi les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient projeté de mettre à exécution.
 
Daniel Supplice appelle à un dialogue  franc avec des concessions de part et d'autres, pour qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.

De fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui ont les moyens de faire autrement  pourraient désormais craindre d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.


En lieu et place de toute manifestation de force et  du déversement abusif  de propos blessants et offensants, des mesures d'un autre genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués de  ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au bout du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.

Et sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que suivre  le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase, qu'ils ont bien  pratiqué dans un passe récent et dont ils ne pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.



Nouvelles du 13  juillet 2009

L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système judiciaire

S'il y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de tous, pourvoyeur d'emplois,  propriétaire de la plus ancienne compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de façon  éloquente les faiblesses et contradictions criantes d'un système judiciaire..

 Franck Ciné vient d'être remis en liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il était accusé   d'implication dans la faillite présumée de l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de crédit (BNC).

On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait été  emprisonné pour dettes, alors que la loi  haïtienne ne reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.

Quoi qu'il en soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard .

Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier, arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation, ont eté remis peu après, en liberté.

A la même époque, plusieurs autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés, après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au créneau en leur faveur.

Mais dans le cas Ciné, beaucoup de gens ont relevé que l'acharnement  de la "justice" à vouloir le garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un règlement de comptes.

La justice haïtienne a la réputation d'une justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison, qu'importe s'ils sont innocents.

Et pire, tout cela  est considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois quand certains en abusent.

La grande loi est que tous sont créés pour vivre libres: De ce fait, lorsque  des gens oeuvrent à faire  sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus que louable.

Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression, pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux juges, au ministère de la justice et au gouvernement.

De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on doit frustrer un commissaire.

Quant aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.

On dit même qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui  doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.

Voyez avec quelle célérité  on a décidé de jeter  en prison Sandro Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).

C'est ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet d'accusations et qui sont  à la disposition de la justice, comme l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois  après son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son dossier.

Voyez aussi quel traitement est infligé, dans l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin, incarcéré  sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente  de réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement  de leur autorité.

Même Justice et Paix, une organisation de l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus pour lesquels une intervention s'avère urgente.

On se perd à trouver les  raisons qui  expliquent des traitements différents dans la conduite de dossiers  similaires, les raisons pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef d'accusation, pendant qu'on couvre et  protège un autre citoyen faisant l'objet des mêmes accusations.
 
Dans notre pays, on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant  qu'aucune mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même situation.

On peut persécuter et harceler  des citoyens pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) 

Le fonctionnement boîteux de la justice avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,

 Cette conduite jugée partisane  de l'appareil judiciaire et la jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la distribution de cette justice, pourraient avoir des conséquences  néfastes  sur l'avenir même du pays.

Nouvelles du 5 juin 2009

Vouloir occulter  l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance

Les funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de problèmes respiratoires et cardiaques  après une leucémie attrapée en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami.  Mais des veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger: Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.

L'action et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde sentent le besoin et la nécessité de s'associer  aux cerémonies et aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche partisan du respect des principes et des  lois et qui répondait toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait  de voler au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa reconnaissance.

Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce 21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait fait du bien dans le passé.

Mais, il a été assailli par des individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui assénant  des coups partout, utilisant des méthodes honteuses pour éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre, comme un mouton cerné dans l'abattoir,  a encaissé et souffert sans mot dire et sans opposer aucune résistance.

Et comme tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais on sait et tout le monde sait que l'objecif était de  le jeter quelque part où, élément gênant,  il ne soit plus capable de "nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie s'est déclarée.

Si un petit groupe d'irréductibles  dont certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion, mais ses amis haïtiens et  étrangers sont 1.000 fois, 100.000 fois  plus nombreux.

Et de fait, de partout, en Haïti comme à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour  banaliser les tentatives de salissure et  remercier le père Jean-Juste pour tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:  ceux qui t'aiment,  ils sont très nombreux,  savent que ta mission était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont battu, en raison de tes convictions  politiques,  pour te barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.

A la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas aidé mes parents à régulariser  leur situation", écrit Ronald J. Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .  

Un citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".

Elanor Oscar  de West Palm Beach écrit:  le nombre de ceux qui t'en veulent est si insignifiant  et le nombre de ceux qui t'aimernt si important   que personne ne pourra jamais banaliser ton action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires les plus coriaces  ont béneficié d'une façon ou d'une autre  de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.

Le père Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien, assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.


Nouvelles du 22 janvier 2009

La misère haïtienne, un produit qui se vend bien


Nul ne peut contester le support fourni par certaines organisations étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en Haiti.

Sans leur précieuse aide,  sait-on jamais  combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu enclin  à assumer ses responsablités.

Il y a malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses, qui  utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards des quartiers deshérités à des fins commerciales.

Elles sont 20, 30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont légales.

En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous sauver, car c'est par elles que transitent  la majeure partie de l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide à l'agriculture.

Malheureusement, on déplore que les fonds "gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source. Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.

Il y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos taudis  et des quartiers déshérités pour prendre les photos les plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont la chance de faire recette.

En effet, c'est à l'aide de ces photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger de l'urgence de faire quelque chose  pour sauver des vies. Que leur importe, si elles présentent toute  Haïti  comme un vaste bidonville où  tous et toutes vivent dans la boue et la crasse.

Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à peine un centième  sera peut-être utilisé effectivement à des fins humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera irréparable, car  qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher dans un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.

L'Unicef, (organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.

Malheureusement, on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de vie des enfants haïtiens.

Il s'agit d'une photo présentée comme la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti  pour l'UNICEF par la photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés dans le cadre d'un concours international de photos  réalisé par le Fonds des nations-nies pour l'enfance.

On y voit une petite fille de blanc vêtue, au milieu  d'une mare de boue remplie de fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan  des taudis de la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.

Il est vrai que notre pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas service. Elle ne nous fait que du mal.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9 ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.

Nous ne croyons pas que c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal est fait. Il mérite réparation, à la fois pour  la petite fille dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays  qui mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni dérangées ni concernées.


Nouvelles du 8 décembre 2008

Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale

Nous ne pourrons, même en partie, mesurer  notre niveau de démocratie et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un président élu peut entamer son mandat et le terminer  sans la couverture d'une force internationale.

Il n'est un secret pour personne que le régime intérimaire  de Gérard Latortue n'aurait pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la MINUSTAH après le 29 février 2004.

Les proches du régime intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2 ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne. Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de laxisme et de complicité  quand ils estimaient que la mission n'y allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".

On n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le gouvernement même élu  du président René Preval aurait dejà longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie démocatique, est encore bien vivant.

Ce n'est certainement pas  le président Préval qui demandera clairement le départ de la MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience du  8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande, inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants contre la faim.

Cependant, des déclarations faites le 18 novembre dernier par le président Préval questionné sur la compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de questions

En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH qui  aide, a-t-il dit, la police nationale à se professionnaliser, M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.

Beaucoup estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser qu'à la securité de sa propre présidence.

Il est clair que si la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de toute la communauté internationale. On pourrait  alors accuser la mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.

Il est tout aussi clair  que dans l'état actuel des choses, paticulièrement sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui puisse  tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il est sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers font un travail  appréciable pour séparer le bon grain de l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de l'Institution.

Ce n'est pas assez, parce que la police nationale est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle doit assumer, en l'absence d'une autre force.

Pas de folklore! Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle pagaille,  la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant  que jamais sur tous les plans, au point que même quand une école s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.

Ce n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de dollars  versés à grands renforts de publicité dans cet océan de besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti, l'aideront à se remettre  sur les rails, lors même que la plus gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres frais administratifs  par des ONG venues d'ailleurs.

Regardez comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100 millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les derniers ouragans

Malgré la crise financière mondiale, si la communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour  la Géorgie en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres millions.

On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local, beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent, quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et quand très peu de gens y voient un problème

Comment comprendre aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique, toujours en quête d'opportunités

Ce sont aussi pratiquement les mêmes directeurs généraux, les mêmes délégués départementaux qui sont en poste depuis 2004.

Si Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer et de croire en des lendemains meilleurs.

Il n'y aura donc vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,  pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale


Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives


Depuis l'effondrement meurtrier  du Collège La Promesse évangélique ( 7 novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes vivent dans une psychose proche de la paranoia.

Des secteurs divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de la construction:

En effet, des gens construisent n'importe où et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des rivières,  sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.

Nos maisons sont construites généralement  dans des zones sans système de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système d'évacuation  pour les eaux usées. Et que dire de la solidité des constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents

Toute cette réalité se réveille soudain, comme si  elle datait seulement d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors normes après le drame de Nérette.

Les mairies et d'autres instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des écoles vétustes, supposées  représenter des dangers, de les consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront aux frais des propriétaires.

Il est en effet, urgent de prendre des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus amer que le mal que l'on afirme vouloir  éradiquer.

Mais comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que l'Etat a laissé  construire pendant des décennies dans le plus grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés, dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font courir de graves dangers.

Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter  des centaines de milliers de gens  dans la rue.

Mais comment faire le choix entre celles  qui doivent être renforcées, démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince

Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières inonnondations.

Comment démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à leurss proprietaires ou à ceux  qui les habitent par ces temps de grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider ces maisons  pour n'avoir pas été à la hauteur de ses responsablités pendant des dizaines d'années.

Les autorités ont pour devoir de protéger la population du danger,  mais doivent éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait imprévisibles.


Nouvelles du 19 novembre 2008


Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au pire

Environ 800.000 haïtiens résident en République dominicaine contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents René Préval et Léonel Fernández.

Et pourtant, il y a tellement d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.

Les deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire  et la commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.

Entre temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes-  se multiplient dans différents points  du pays (RD) - et  récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se passe  pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens  tués ou dont les droits sont foulés aux pieds.

Les informations rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.

Alors que les images de ces actes de violence  largement diffusées à la télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et observent le plus grand mutisme. Certains disent même  qu'on peut  être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux  organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au haïtiens.

Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat haïtien sur un dossier aussi crucial?

On relève  qu'en près de 10 rencontres entre les  présidents Préval et Fernández, aucune décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.

Beaucoup en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop embarassante  et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est ce qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.

Et c'est ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à réactiver   la Commission mixte dont  un sous -groupe devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières

Jusqu'ici, seules deux  ententes mineures ont ete signées dans le cadre de la question migratoire. La première ( juin 1998) concerne  les modalités de recrutement des travailleurs saisonniers haitiens  et les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes sphères d'activités

La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des Haïtiens.

Aucune des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent à des opérations de  recrutements clandestines et sans contrat et les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient favoriser l'immigration régulière.

Beaucoup estiment qu'en enterrant le dossier migratoire et en ignorant  les nombreuses exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser quelques violations  déranger son amitié avec  Fernández.

En effet, les atrocités perpétrées  contre les haïtiens en République dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et  son tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon officielle

Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour  le silence de Préval?
Pourrait-il lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait sous  Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?

Pour faire une telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.

Dans des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que  Fernández aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.

 Car après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois peuvent  inciter les Haïtiens à rester chez eux.

Il faut être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie, aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international, qui  attire des investisseurs étrangers, qui crée des structures pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et déambuler aux abords des hôtels.

Si les autorités haïtiennes au premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite  ne sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore, trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin  d'agir en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les haïtiens  les plus vulnérables commencent à rester chez eux,  il faudra s'attendre à la poursuite  du processus de   mépris et de rejet  des haitiens et à de nouveaux drames.

 Nous continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre, chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.


Nouvelles du 16 novembre 2008

Quand la démobilisation vient d'en haut

Nous avons fait l'expérience  de ces présidents ou de ces premiers ministres dont le fort était  les grandes promesses jamais tenues, les grands rendez-vous toujours manqués.

En effet, promettre la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité 24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la démagogie et de l'irespect pour une population.

Mais d'aucuns disent que certains de  nos dirigeants ont le don des extrêmes: ou bien ils font des promesses totalement illusoires  qu'ils savent irréalisables, pour  tromper ou dans le meilleur des cas pour entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et le découragement le plus révoltant.

En effet, s'il faut éviter de créer de fausses attentes et  de pousser à des rêves sans lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés être des leaders, des modèles.

Il est   inadmissible de leur distiller   le poison du laxisme, de la nonchalance et du découragement

Cette fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire un type de vérité au peuple, du genre  "quoi que tu fasses, tu n'iras nulle part",  est dévastateur et contre-productif.

Si le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir d'en haut.

Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle doit accepter  la situation comme elle est. C'est comme leur dire que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si les rues sont sales et remplis  de fatras, c'est notre réalité et c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre géneralisé.

Et de fait, comme si  le fatalisme prôné avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en cascades et effondrement meurtrier d'écoles.

Le défaitisme semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est  élu pour dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise, mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.

On a connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une réalité nocive, à un système désuet,  laissant pourrir des situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.

Aujourd'hui, beaucoup sont  à se demander pourquoi certains, pour ne pas citer leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la première et si les rivalités sont  en train d'entraver le minimum qu'on pourrait espérer.

Beaucoup estiment qu'au lieu de  persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons n'est imputable qu'aux anciens dirigeants,  les actuelles autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la loi .


Pauvres mais propres

Nul ne doit avoir honte de porter des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.

Haïti est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.

Malheureusement, vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".

On les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du palais présidentiel.

C'est dans ce quartier que cet homme d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.

Ce passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et pisse,  Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?

Les pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.

Au milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de la politique.

Celui-ci trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont vite envahis par de nouveaux marchands  

Les mairies n'ont presque  plus aucune autorité pour interdire les marchés de rue. Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent pas  très préoccupées  par cette situation.

C'est dans ce contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand les fatras sont à nos portes.  

Nous n'avons pas le droit de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.

Il nous faut avoir des rues propres, des routes saines et  bien construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008


Aux Haïtiens de se prendre en main


Pays le plus pauvre,  le plus corrompu,  le plus dangereux, le plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations paradent,  font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer des miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et renforcer sa démocratie avec des reliefs.

En effet, 5, 10, 20, 30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers de  tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve, d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très court,  à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1 million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les assauts de 4 ouragans.

Et pourtant des milliards de dollars sont dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti. Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".

Haïti doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie de toutes les "transparency" internationales

Il faut l'admettre,  nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les détracteurs étrangers d'Haïti.

Mais, nous faisons la plus grave erreur, de croire  que l'etranger fera notre travail à notre place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction de notre pays.

Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a eu  qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble être en train de connaitre le même sort.

Ainsi donc, si l'ONU n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes, mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre son potentiel en valeur.

Beaucoup dénoncent en effet le fait que l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit gérée   par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne partie de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence, dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien), retourne malheureusement à sa source.

Beaucoup, haïtiens et etrangers, estiment que si certains pays de la communauté internationale  refusent de se défaire de l'idée que le dévelopement peut se construire à coups de  miettes, s'ils refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de droits de l'homme.

En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à la cause d'Haïti.

Le radio-téléthon du 14 septembre, les différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.

Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et porte fruit.

Car en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire. L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.


Nouvelles du 14 avril 2008

Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?

Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz.

La vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Il y a également eu, selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75 gourdes)

C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8 avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à ternir davantage l'image du pays.

Mais le plus surprenant dans tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire, est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait un bouc-émissaire.

Et tout aussi surprenant, on dit que le programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ, comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a fait état la semaine dernière.

Bien évidemment, il ne peut s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier ministre.

Des gens avancent d'autres argumentations pour expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position pour préparer 2011.

D'autres disent que le premier ministre était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la corruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et autres..., le président Préval parlant très peu.

Et lors des premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui, natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.

Autres motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être fixée, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs pourraient avoir joué un rôle dans son départ.

Quoi qu'il en soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.

Mais quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de politique générale.

Quant aux émeutes de la faim et surtout la terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus d'ici et là.

Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés, attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr pris au tout début une part active.

Il y a également ceux qui sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le black-out, comme dit la chanson.

C'etait la période de toutes les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment, la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les pillages.

Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.

... Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le grandir.

Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.

Si les fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu l'urgence de la situation.

Les autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus d'opérer les changements réclamés ou de trop d'excès de confiance.

C'est vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.

Les autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre la vie chère.

Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la rapacité de certains gros commerçants.

En effet, au nom de la rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler, voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.

" S'ils refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des objectifs économiques.

Concernant le dossier des pillages enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres types de violences, à ce moment, les adversaires politiques, principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce fait, ne sont plus aptes à diriger.

Et l'internationale ne perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.

Si les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action, en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour "claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de gros mots.

Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop longtemps stagné.

Cependant, des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs, mettent en péril des vies et des biens.

En fait de respect de droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle violer des prérogatives constitutionnelles.

Aux cayes, on relève qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.

Les choses allaient plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit qu'ils étaient en mission.

De fait, invité à réagir sur les interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée, alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme ce fut le cas dans les banlieues françaises.

Mais, le gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus vous donnez plus on vous en demande.

Et de plus, beaucoup relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses: manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages, paralysie des activités, augmentation abusive des prix.

Il va falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Il faut aussi que les autorités légitimes sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans, arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès de fausse suffisance.

Nouvelles du 26 février 2008

Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la vie une arme politicienne

Après le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le poste de premier ministre.

Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.

En effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie: si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté, il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international. Peut-être ne le savent-ils même pas.

La position de ces députés est à rapprocher avec la conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.

Après avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.

Hier, dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud en Haïti.

Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux braves et courageux députés.

Peu importe si l'objectif poursuivi peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel est que le job soit libre et disponible.

Et déjà, une demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés contre ce dernier.

Mais l'unanimté est loin d'être faite autour de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant, mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir l'utiliser à des fins injustes et personnelles.

Les opposants à la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.

Plus encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent.

Ce sont ces gens défavorisés comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles considèrent comme un " simulacre".

Mais, des députés tentent de s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.

Apparement plus en colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait pour mettre un terme à la cherté de la vie.

Mais, les députés à la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des pretextes.

En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.

Si des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier ministre avaient declaré prioritaires.

Où sont passées les luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.

On dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck Ciné se retrouvvent en prison pour corruption présumée.

Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas question de donner un blanc-seing au gouvernement.

S'il y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines complications.

Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.

Tout en reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme sur lequel il avait axé sa campagne.

Mais, comment le faire quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.

De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent reconnaitre leurs erreurs.

Il se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient détenteurs.

De fait, même si le ton du président et du premier ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en Haïti et à l'echelle mondiale.

La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs.

En ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150 gourdes par jour.

Et si les députés croient pouvoir changer les choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps, car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir les ministères et les directions générales en quête d'avantages personnels.

Et si les populations des différentes régions du pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la chambre et en faveur de leur communauté?


Nouvelles du 25 septembre 2007

CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie

Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.


Nouvelles du 22 août 2007

Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.


Reviser les stratégies

Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.
29 février: un anniversaire gênant à célébrer...
...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!

Nouvelles du 9 novembre 2003

De quel pays venons-nous?

 
Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme.

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses.

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères.

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour.

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous?

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?.

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?.

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens.

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous?

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy".

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne.

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous?

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il n'y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas.

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes.

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé.

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire.

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction.

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété".

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.


Nouvelles du 4 avril 2003
Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels.

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal.

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés.

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin.

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister.

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis.

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile.

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient.

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti.

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique.

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes.

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice.

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé.

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.