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Nouvelles du 29 janvier 2015

Le président du Sénat à 10 membres Andris Riché pressé d'avouer avoir écrit à la Cour Supérieure des Comptes pour solliciter décharge en faveur de l'ancien premier ministre Laurent Lamothe: l’avocat et dirigeant politique André Michel, fustige le comportement du sénateur  et appelle son parti, l’OPL, à le sanctionner pour grave  impair


Port-au-Prince, le 29 janvier 2015 – (AHP) - Le président du Sénat, Andris Riché a admis jeudi, avoir envoyé à la Cour Supérieur des Compte et du Contentieux administratif, une correspondance en date du 21 janvier, dans laquelle il relaie une demande de decharge solicitée par l'ancien premier ministre Laurent lamothe pour sa gestion comme ministre des Affaires étrangèrs et chef de gouvernement.

Andris Riché n'avait pas informé de cette decision. Mais l’affaire qui a été révélée par le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, a fait si grand bruit et suscité tellement de réactions dans le pays que le sénateur Riché a dû reconnaitre les faits, expliquant que la lettre de M. Lamothe forcé à la démision en décembre dernier, avait été adressée à l'ancien président du sénat et qu' après la fin du mandat de ce dernier et le dysfonctionement du Senat, il a decidé de  se chager du dossier en écrivant à la cour des Conptes.
 
De nombreux secteurs ont jugé suspecte la demarche du president du Sénat à 10 membres en faveur de    M. Lamothe, vu que ce dernier   a toujours boudé les invitations  du Sénat   pour qu'il  s'explique sur  l’utilisation  des fonds de l’Etat.

L'ancien premier minisre est accusé de mauvaise utilisation  des fonds du trésor public, notamment des fonds  Petro Caribe, des taxes perçues sur les tranferts et les appels téléphoniques.

Mais Andris Riché persiste qu’il n’y a rien de sorcier dans sa démarche, estimant  il n’a pas demandé de décharge en faveur de  l’ancien premier ministre, mais plutôt appelé la Cour des Comptes à faire  un audit de sa gestion.

"Ma correspondance fait suite à celle de M. Lamothe datée du 30 décembre et arrivée au grand corps le 8 janvier,  dans laquelle, il a sollicité décharge pleine et entière de sa gestion aux postes qu’il a occupés dans l’administration entre octobre 2011 et octobre 2012 comme ministre des affaires étrangères puis d’octobre 2012 à décembre 2014 comme premier ministre et ministre de la planification", a tenté d'expliquer Andris Riché.

L'oposition estime ne pas comprendre  qu'Andris Riché qui essaie toujours de se faire passer pour un homme intègre, au dessus de la mêlée, ait agi de facon ausi obscure dans le dossier Lamothe.

L’avocat et dirigeant politique André Michel, a ainsi fustigé le comportement du sénateur Riché et appelle son parti, l’Organisation du peuple en lutte, à le sanctionner pour avoir, a-t-il dit, commis ce grave  impair.

M. Lamothe qui a toujours boudé les invitations du Sénat pour faire le point sur sa gestion au ministère de la planification et à la Primature, ne peut obtenir décharge", a indiqué André Michel qui exige plutôt que l’ex-chef du gouvernement soit traduit en justice.

Aucun fonctionnaire ne devrait utiliser sa position dans l’administration publique pour dilapider les caisses de l’Etat, a ajouté l’homme de loi qui juge également scandaleux que certains acteurs cherchent à réduire à 6 le quorum au niveau du grand corps.

Prix du carburant: le gouvernemet promet une baisse de 5 à 10gourdes : les syndicats de transport public réclament une réduction de 25 à 100 gourde: la grève maintenue si aucune entente n'est trouvée à la réunion de ce vendredi

Port-au-Prince, le 29 janvier 2015 – (AHP) – Le gouvernement accepte de diminuer les prix de l’essence suite à l’appel de plusieurs secteurs.

Le ministre de l’Economie et des finances, Wilson Laleau explique que les autorités ne peuvent  pas consentir  une  réduction significative,  étant donné que la baisse du prix du pétrole sur le maché internaional est une situation passagère. Il affirme que l’état compte en profiter pour companser les pertes occasionnées par la subvention de l’essence pendant les dernières années, subvention qui aurait atteint 7 milliards de gourdes.

Ainsi donc la réduction serait de l'orde de  5 à 10 gourdes

 
Quant aux syndicat de transport public ils  exigent une réduction de 25 à 100 gourdes, selon le président de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti APCH Mehu Changeux qui affirme avoir rencontré le ministre de l’économie et des finances.

Le Syndicaliste informe que la grève prévue pour les 2 et 3 février est maintenue, si ls deux parties n'arivet pas à un compromis. Une nouvelle rencontre est prévue ce vendredi.

Entre temps, dans plusieurs régions du pays, les secteurs de transport public se mobilisent.

Le président des syndicats de propriétaires et de chauffeurs des Gonaïves, Gardy Alectine, estime que  le refus des autorites de baisser les prix du carbuant  témoigne leur refus de trouver une solution  à la crise socio-économique.

M. Alectine dit appuyer tout mouvement de nature à presser les dirigeants de revoir à la baisse le prix du carburant. Il annonce, en ce sens, des manifestations dans la 4ème ville du pays si les autorités continuent de refuser de faire  droit aux  revendication de  la population.

Pour sa part, le président du Group Croissance SA, Kesner Pharell, a souligné que  toute révision de manière hative des prix du carburant aurait des consequences sur le fonctionnement de l'administration publique. Il a souligné ne  pas avoir de conseils particuliers à faire au pouvoir, puisqu'il n'a pas été consulté lors de certains prises de décision.

Le président de l'Association des Economistes Haïtiens Eddy Labossière  appelle les autorités à faire une analyse de la situation de concert avec les acteurs concernés en vue de prendre la meilleure  décision.

La table de concertation de l'opposition apporte  son soutien au mot d’ordre de grève des 2 et 3 février  de  la CNSTH et annonce de nouvelles journées de manifestation  les 4, 5 et 7 février.

Le MOPAM appuie l'appel à la grève des 2 et 3 février et accuse le gouvernement de manque de volonté dans le cadre de la satisfaction des revendications de la population        

Port-au-Prince, le 29 janvier 2015 – (AHP) – Le Mouvement Progressiste pour l'avancement ds masses (MOPAM) a declaré jeudi appuyer  l’appel à la grève lancée par des syndicats de transport en commun pour les 2 et 3 février 2015 à travers les dix départements du pays, en vue de contraindre le gouvernement de  réduire les prix du carburant sur le marché local.

Le porte-parole du MOPAM, Wilgaud Suprême Edouard dénonce ce qu’il appelle le manque de volonté du pouvoir Martelly  qui refuse, selon lui, de donner site aux  revendications de la population,  en proie à de graves problèmes socio-économiques.

Il encourage les organisations et partis politiques de l’opposition à poursuivre la contestation en vue d’ aboutir à la démission du chef de l’ état.

Le Front national des syndicats Haïtiens (FNSH pro-gouvernemental)  annonce avoir trouvé une entente avec le ministère de l’Economie et des Finances  autour de la baisse des prix de produits pétroliers.

Selon cette entente, le gallon de gazoline qui se vend à 215 gourdes devrait dscendre  à 200 gourdes, le gasoil (diesel) de 177 gourdes  à 162 gourdes et le kérosène de 171  gourdes  à 161 gourdes,  c’est ce qu’a fait savoir le coordonnateur général du Front National des Syndicats Haïtiens, Montès Joseph

Cet accord devrait être paraphé dans les prochains jours a soulignés M. Joseph qui  qualifie de précipitée la décision de plusieurs syndicats de transports d’annoncer une grève.


Ainsi donc la réduction serait de l'orde de  5 à 10 gourdes.
 
Le Minisre de l'Economie et des Financs Wilson Laleau avait indiqué plus tôt dans la journée que le gouvernement acceptait le principe d'une reduction des prix, mais qu'il ne pouvait pas aller trop loin.

Cependant, les syndicat de transport public qui exigent une réduction de 25 à 100 gourdes, ont fait savoir que le ministre Laleau avait avance une diminution de 5 à 10 gourdes.

Le président de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs d’Haïti APCH Mehu Changeux annonçait du coup le maintien du mot d'ordre de grève, bien qu'une ultime réunion doive se tenir ce vendredi entre les deux parties.


Les activités académiques pourraient reprendre dans les écoles publiques à partir du lundi 2 février, suite à une réunion avec les organisations syndicales, selon le ministre de l'Education


Port-au-Prince, le 29 janvier 2015 – (AHP) – Une nouvelle rencontre s’est tenue ce jeudi au ministère de l’éducation nationale entre le titulaire du MENFP, Nesmy Manigat et des responsables d’organisations syndicales d’enseignants  dont les membrs sont en grève dans les lycées depuis la réouverture des classes début janvier 2015.
 
Selon le ministre Manigat, les activités académiques pourraient reprendre dans les écoles publiques à partir du lundi 2 février prochain.

Il a ainsi fait état d’avancées considérables dans les discussions. Un  document sur lequel, les différentes parties se sont mises d’accord doit être finalisé ce vendredi, a-t-il dit.

M Manigat affirme avoir promis au enseignants grévistes d’accélérer les discussions avec le gouvernement et les bailleurs de fonds pour que des ressources additionnelles puissent être dégagées pour accélérer à partir de ce mois de février, le processus de nomination dans les écoles publiques.

Le coordonnateur de l’UNNOH Josué Mérilien, qui a participé à la rencontre, confirme que des avancées considérables ont été faites lors de la rencontre de ce jeudi avec le ministre Manigat.

Le syndicaliste qui a réaffirmé la volonté des professeurs grévistes de reprendre les cours dans les lycées, continue d’exiger des garanties quant à la satisfaction aux revendications des enseignants.

Entretemps, l’inquiétude des lycéens grandit chaque jour pour ce qui est  des dispositions devant être adoptées pour leur permettre de boucler l’année scolaire dans de bonnes conditions.

Rares sont les professeurs qui font acte de présence dans les lycée et même quand ils se rendent à l’école ils n’entrent pas dans les salles de classes, déplorent certains élèves du Lycée Alexandre Pétion dont certains rappellent qu’ils auront à subir, à la fin de l’année, des examens officiels, au même titre que les autres élèves qui fréquentent les établissements privés d’enseignement.

Le président de la commission éducation au grand corps, le sénateur François Lucas Saint-vil a pointé du doigt  la lenteur de la réaction du MENFP dans le cadre de cadre de la crise de l'education, déplorant le fait que ce sont les élèves qui en font les frais.
 
L`élu du nord-ouest affirme que la commission éducation est en train d`étudier la possibilité d`une rencontre avec le ministre de l`éducation autour des mesures a adopter face a cette situation qui paralyse les écoles publiques depuis le début de l`année.

                                                         

  Conférence-débat autour de  l’application du droit dans le cadre de la crise actuelle: Me Stanlery Gaston souligné qu’aucune loi n’est applicable à la situation et accuse l'exécutif de responsablité dans le pourrissement de la conjoncture

Port-au-Prince, le 29 janvier 2015 – (AHP) – Le comité exécutif du jeune Barreau de Port-au-Prince (JBAP)  a organisé ce jeudi une conférence-débat autour de  l’application du droit dans le cadre de la crise actuelle.

L’un des intervenants à cette conférence, Me Stanley Gaston a, dans son exposé,  souligné qu’aucune loi n’est applicable à la situation de crise que connait le pays surtout  avec le dysfonctionnement du parlement et la démission du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire(CSPJ), Me Arnel Alexis Joseph.

Il rend l'exécutif responsable de la situation de pourissement actuel pour   avoir failli à ses responsablités.


Me Stanley Gaston plaide en faveur de l’organisation des élections législatives dans le meilleur délai en vue d’un retour  à l’ordre constitutionnel, a-t-il dit.


3 recommandations de renvoi  émises contre des policiers pour trafic de stupéfiants et introduction de téléphones portables dans les prisons civiles de Port-au-Prince et de la Croix-des-Bouquets: l’IGPNH affirme sivre de près les policiers ripoux

Port-au-Prince, le 29 janvier 2015 – (AHP) - L’inspection générale de la police nationale d’Haïti a fait savoir jeudi qu'elle  surveille  de très près, les policiers qui s’adonnent au trafis de stupéfiants ou qui introduisent des téléphones portables dans les centres de détention du pays.

Au cours du mois de janvier, 3 recommandations de renvoi ont été émises contre des policiers pour trafic de stupéfiants et introduction de téléphones portables dans les prisons civiles de Port-au-Prince et de la Croix-des-Bouquets, a indiqué jeudi, le porte-parole de l’IGPNH, l’inspecteur divisionnaire Marc-Wilckens Jean.

Il a indiqué que d’autres agents ont été placés en isolement pour viol, homicide et blessures par balles et confirme que le policier qui avait abattu une passagère à bord d’une motocyclette dans la commune de Carrefour, a été mis en isolement.

Ce sont en tout 54 dossiers qui ont été signés et expédiés au directeur général pour le mois de janvier, a indiqué M. Jean,  soulignant que sur les 9 recommandations de renvoi acheminées à la direction générale de la PNH, deux ont été approuvées.

La police des polices a réaffirmé jeudi sa volonté d’être présente sur les sites qui accueillent les exercices pré-carnavalesques ainsi que le défilé des trois jours gras.

L’objectif, a  dit le porte-parole de l’inspection générale, est de faire en sorte que les agents affectés à la sécurité des défilés, remplissent leur mission de manière correcte et sanctionne tout agent qui, tout en n’étant pas lié à la sécurité du carnaval,  fait fi des recommandations de ne pas circuler avec des armes à feu sur le parcours.

L’IGPNH appliquera les règles de tolérance zéro contre les policiers qui se rendront coupables d’actes de mauvaises conduites, a-t-il souligné.


****Clôture ce jeudi du Troisième Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté des Etats de l’Amérique Latine et de la Caraïbe (CELAC). Sommet auquel participait le président Michel Martelly. Le chef de l'Etat a redit  "sa détermination à faciliter l’organisation de nouvelles élections dans le pays" et soutenu qu'il  remettra, quant à lui, "le pouvoir en 2016 à un nouveau Président élu ".

Le Bureau de communication de la primature informe que 
la représentante du secrétaire général de l’ONU en Haïti a félicité le chef de l’Etat et le Premier ministre pour "les efforts consentis en vue de la formation du gouvernement de consensus"

NOTE DE PRESSE

 

La représentante du secrétaire général de l’ONU en Haïti a félicité le chef de l’Etat et le Premier ministre pour les efforts consentis en vue de la formation du gouvernement de consensus

 
Port-au-Prince, le jeudi 29 janvier 2015.- Le Premier ministre Evans Paul a eu, ce jeudi, à la Primature, une importante rencontre avec une délégation de la Minustah conduite par la représentante du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies en Haïti, Sandra Honoré.
 
Il s’agit surtout d’une rencontre d’informations sur les actions de la Minustah dans le pays, dans les domaines de la sécurité, de la stabilité politique, de l’appui à la gouvernance publique, au système judiciaire, et au renforcement du processus électoral.
 
La Minustah promet d’appuyer le CEP dans le processus électoral en mettant des fonds à sa disposition. Madame Honoré a assuré que la Minustah participera à la formation recyclée des 5 000 agents de sécurité électorale. De son côté, le chef du gouvernement a assuré de l’intérêt du gouvernement à mettre sa contribution financière à la disposition du CEP.
 
Le chef du gouvernement a tenu à féliciter la Minustah pour ses efforts dans le domaine de la consolidation du climat sécuritaire et de la stabilité politique. Il qualifie de positif le bilan de la mission onusienne dans le pays.
 
Sandra Honoré a félicité le chef de l’Etat et le Premier ministre pour les efforts consentis en vue de la formation de ce gouvernement de consensus. Elle souhaite toutefois une harmonisation et une étroite collaboration entre l’exécutif et les dix sénateurs de la République. A cet effet, plusieurs rencontres entre les deux chefs de l’exécutif et des sénateurs ont déjà eu lieu. « Le président et moi nous avons la volonté de travailler, de collaborer avec les sénateurs. Nous cherchons à définir en ce sens la formule qui nous semble meilleure. Collaborer avec les sénateurs est une priorité pour nous au gouvernement », a rapporté le chef du gouvernement.
 

Bureau de Communication
de la Primature


Nouvelles du 28 janvier 2015
Nouvelle étape dans le mouvement de mobilisation contre le pouvoir en place: la table de concertation de l'opposition apporte  son soutien au mot d’ordre de grève des 2 et 3 février  de  la CNSTH; nouvelles journées de manifestation  les 4, 5 et 7 février

Port-au-Prince, le 28 janvier 2015 – (AHP) – La table de concertation de l'opposition a apporté mercredi son soutien au mot d’ordre de grève lancé la veille par la Coalition Nationale des Syndicats de Transport Haïtien (CNSTH)  qui a dejà le soutien de plusieurs organisations populaires.

Cette nouvelle forme du mouvement de protestation contre le président Michel Martelly pendra effet les 2 et 3 février prochain.

 
Des associations de propriétaires et chauffeurs de transport en commun ont également annoncé que leurs membres allaient appuyer ce mot d’ordre de grève.
 
La table de concertation affirme qu’elle soutient toute forme de mobilisation pacifique qui vise à exiger le départ du président Michel Martelly, selon ce qu’a indiqué Assad Volcy de la plateforme Pitit Desalin.
 
Pour sa part, l'ancien député Serge Jean-Louis du Mouvement populaire de l'oposition démocratique  (MOPOD) encourage l’ensemble des secteurs clés de la vie nationale à faire corps pour la réussite de ces deux journées de grève.
 
Il en a profité pour annoncer 3 journées de manifestation à Port-au-Prince, les 4, 5 et 7 février prochain.
 
Mardi, le CNSTH avait annoncé ces deux journées de grève  en vue entre autres de forcer les autorités haïtiennes à revoir à la baisse les prix des produits pétroliers sur le marché local.
 
La coalition et les organisations poplaires  avaient appelé les citoyens vivant dans les 9 autres départements à soutenir cette forme de protestation qui vise à dénoncer le maintien  des prix des produits pétroliers sur le marché local pendant que le pétrole se vend de moins en moins cher sur le marché internat
ional.


La plateforme des organisations éducatives pose des conditions pour répondre favorablement à l’appel à la trêve lancé par le  gouvernement: garanties claires  sur le paiement des arriérés  de salaire et sur la nomination de milliers  d’enseignants qui travaillent sans  salaire dans le système

Port-au-Prince, le 28 janvier 2015 – (AHP) – La plateforme des organisations éducatives pose des conditions pour répondre favorablement à l’appel à la trêve lancé par le ministre de l’éducation nationale et renforcé par le gouvernement.
 
Le coordonnateur général de l’UNNOH, Josué Mérilien, l’un des fondateurs de cette plateforme d’organisations syndicales assurent que les grévistes veulent avoir de réelles garanties avant de regagner leurs salles de classe qu’ils ont désertées depuis la rentrée scolaire, le 6 janvier dernier.
 
Les enseignants  veulent savoir quand exactement les 4.5 milliards de gourdes que le ministre de l’éducation nationale dit attendre pour entre autres payer les arriérées de salaires, seront effectivement débloqués, a indiqué le professeur Mérilien qui a aussi demandé au titulaire du MENFP de s’engager à nommer, suivant un calendrier précis, les milliers d’enseignants qui travaillent depuis de nombreuses années dans les écoles publiques alors qu’ils n’ont toujours pas reçu leur lettre de nomination,
 
Mardi, une réunion de haut niveau de l’Etat avait été organisée autour du mouvement de grève des enseignants qui perturbe le fonctionnement  de certaines écoles publiques du pays, selon une note du ministère de la communication.
 
Cette note fait état de certaines pistes de solution qui ont été analysées dans la perspective de l’application des protocoles d’accord conclus entre le Ministère de l’éducation nationale et les syndicats d’enseignants, informe cette  note .
 
Le gouvernement qui affirme reconnaitre le droit des syndicats de faire la grève, les exhorte à placer l’intérêt des élèves au premier plan et à continuer le dialogue indispensable à l'amélioration de manière progressive, des conditions de travail du corps enseignant.



"NOTE DE PRESSE
 
Le Premier ministre Evans Paul accueille le club de Madrid

Port-au-Prince, le mercredi 27 janvier 2015.- Le premier ministre Evans Paul a reçu, ce mardi 28 janvier 2015, M.M. Jorge Quiroga et Fellipe Calderon du club de Madrid, en visite en Haïti à la tête d'une délégation de haut niveau.
 
Au cours de son entretien  avec ces deux anciens présidents, qui a porté notamment sur l’organisation des élections, le disfonctionnement du Parlement, les manifestations des rues, le Premier ministre a donné la garantie que son gouvernement est résolument déterminé et va tout faire pour créer un climat propice à l’organisation des élections crédibles honnêtes et inclusives. Il a renouvelé l’engagement de coopérer avec le président de la République à la reprise des activités économiques  pour relancer la croissance et redonner confiance au monde des affaires.
 
Interrogé sur la possibilité d’utiliser les fonds publics au profit d’un parti politique lors des prochaines élections, le Premier ministre a assuré ses interlocuteurs de la volonté ferme de son gouvernement de contrer ces dérives et de mettre en place des mécanismes pour y parvenir « On n’offre pas en cadeau un ministère à un parti politique pour faire campagne ; on les invite à nous rejoindre pour gouverner le pays dans l’intérêt de la population. » a-t-il conclu.

Direction de Communication
De la Primature"

Le sénateur Andris Riché s'autoproclame president du Sénat, selon son collègue Jean-Baptiste Bien-Aimé

Port-au-Prince, le 28 janvier 2015 – (AHP) Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé (nord) a fait savoir mercredi que son colègue Andris Riché (Grande-Anse, (sud-ouest) s’était  autoproclamé président du grand corps.

Aucunene décision n'a jamais été prise en se sens, a déclaré M. Bien-Aimé, déplorant que le sénateur Riché qui fut vice-président dans le bureau présidé par le sénateur Simon Dieuseul Desras, va partout, au palais national  et ailleurs,  participer à des réunions en tant que président du Senat qui fonctionne avec 10 membres depuis la caducité de son 2ème tiers le 12 janvier dernier.

Jean Baptiste Bien-Aimé annonce l’élection prochaine d’un nouveau bureau à la tête du Sénat, avec un président pouvant faire preuve de modération et non enclin à lancer  des injures et des insultes à tort et à travers.

-Le parlementaire se prononce par ailleurs  contre toute idée de réduire le quorum du Sénat à 6, en vue de faciliter l`adoption de certaines décisions de l'Executif, indiquant que cette option est illégale.  Il continue d’appeler à la démission du président  Michel Martelly , responsable selon lui, de la crise actuelle.

La coordination des militaires démobilisés presse le président Michel Martelly de  prendre un décret en faveur la remobilisation des  FADH

Port-au-Prince, le 28 janvier  2015- (AHP) –La coordination des militaires démobilisés a appelé mercredi le président Michel Martelly à  prendre un décret en faveur la remobilisation des forces armées d` Haïti (FAD`H).

Le coordonateur général des militaires démobilisés, Jean Fednel Lafalaise, a déploré le fait que plus de vingt après le dysfonctionnement des FAD`H, le pays ne dispose toujours pas  d`armée pour  assurer la sécurité du territoire national.

M. Lafalaise encourage le ministre de la défense, Lener Renaud  à poser des actes concrets de nature à aboutir à la remobilisation des forces armées d'Haïti. Il a plaidé, par ailleurs, en faveur du départ des troupes onusiennes du pays

Les militaires  démoblisés se sont fait rouler à de nombreuses reprises après avoir accepté de participer à de nombreux mouvements, notamment au début de l'année 2004, avec la promesse que l'armée dissoute de fait depuis 1995, serait remobilisée, en retour.

C'est ainsi que le sergent Ravix Remissainthe et  plusieurs collègues sont  décédés de mort violente, les 9 et 10 avril 2005  sans avoir vu la concrétisation de leur rêve, après avoir  accepté de commettre  plusieurs actes violents dont des sabotages.


Au lieu de voir les promesses qui leur ont ete faites se matérialiser, ils ont plutôt éte considérés comme des vandits,  des éléments gênants pour le gouvernement de fait arrivé au pouvoir après février 2004 et egalement pour la MINUSTAH qui a eu de nombreux affrontements confrontations avec eux.



Report de la séance d'audition de l’affaire relative à l’assassinat du policier Walcky Calixte: le commissaire du gouvernement près la cour d’Appel accusé de négligence

Port-au-Prince, le 28 janvier 2015 – (AHP)- La Cour d’Appel de Port-au-Prince n’est pas arrivée à  entendre ce mercredi l’affaire relative à l’assassinat du policier Walcky Calixte contrairement à ce qui avait été annoncé.

Walcky Calixte avait été abattu dans la commune de Carrefour le 17 avril 2012 quelques heures après avoir été menacé par un parlementaire. Selon l’avocat de la famille, l’audience a été reportée à huitaine, en raison de négtligences qui auraient ete commises par le commissaire du gouvernement près la cour d’Appel.

L’ordre d’extraction du pénitencier national de certains détenus impliqués dans l’affaire n’aurait pas été émis à temps, a déploré Me André Michel.

Le magistrat assure que les deux ex-parlementaires dont les noms sont cités dans cette affaire, à savoir N’zou Naya Bellange Jean-Baptiste et Rodriguez Séjour qui avait toujours brandi leur immunité pour refuser de répondre aux questions de la justice, seront désormais contraints de se rendre au tribunal.

Il assure aussi qu’à travers ce dossier, il entend défendre l’ensemble des policiers victimes d’abus et qui n’ont pas été accompagnés par le haut commandement de la PNH. 

Installation du  nouveau directeur géneral de la RTNH: Hérold Israel promet  d’œuvrer de manière à permettre à ce média d’Etat de retrouver sa place de choix dans le cœur des citoyens


Port-au-Prince, le 28 janvier 2015 – (AHP) – Une douzaine de personnalités dont la plupart étaient dejà des  proches de l’Exécutif, ont été nommées à des postes de direction générale dans des ministères et des organismes déconcentrés.

L’ancien ministre de la justice Jean-Renel Sanon a été nommé secrétaire général de la Présidence, l’ex-vice-présidente du CEP Chantale Raymond, à la direction générale de l’OFNAC et Hérold Israël remplace le docteur Harrison Ernest à la direction générale de la radiotélévision nationale d’Haïti.

La cérémonie d’installation du nouveau patron des médias d’Etat a été réalisée en l’absence du DG sortant que certaines employées de la télévision nationale accusent de harcèlement.

C’est le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Rotchild François Junior qui a installé M. Israël, un ancien cadre de la TNH, dans ses nouvelles fonctions à la direction générales.

Le titulaire du MC l’invite à mettre à profit, ses expériences au sein de l’administration publique et ses compétences au service de la boite appelée notamment à jouer un rôle majeur dans la société haïtienne particulièrement au cours de cette année électorale.
 
Il lui demande également de mettre l’emphase sur l’amélioration de la qualité du travail accompli par la RTNH et  lui promet que des moyens techniques entre autres, seront mis à la disposition de la RTNH pour lui permettre de mieux remplir sa mission.
 
Pour sa part, le nouveau directeur de la RTNH a promis d’œuvrer de manière à permettre à ce média d’Etat de retrouver sa place de choix dans le cœur des citoyens.
                                                                                                                                                                                     
Conscient de l’ampleur de sa tâche, Hérold Israël promet de s’y mettre avec le même esprit professionnel qui a toujours, a-t-il dit, caractérisé son passage dans l’administration publique et annonce qu’il va renforcer ce qui a déjà été fait et corriger ce qui mérite de l’être.
 
Après Bernier Sylvain, Emmanuel Ménard, Joseph Damas et Dr Harrison Ernest, les employés de la RTNH doivent maintenant s’habituer aux méthodes de travail d’un nouveau patron en la personne de M. Hérold Israël.

Des dizaines d’élèves et de professeurs,  membres du programme gouvernemental d’insertion sociale des enfants de rue, en sit-in devant le ministere de l'Education pour reclamer materiel et arrieres de salaires: des agents de sécurité du ministère accusé d'avoir bousculé des enfants
Port-au-Prince, le 28 janvier  2015- (AHP) –Des dizaines d’élèves et de professeurs,  membres du programme gouvernemental dénommé «programme d’insertion sociale des enfants de rue» ont organisé mercredi  un sit-in devant le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle en vue de réclamer du matériel de travail et des arriérés de salaires.

L’enseignante, Fabiola Lucien, qui  s`alarmait du fonctionnement jugé bancal dudit programme a également déploré la brutalité qui  a caractérisé la réaction des agents de sécurité du ministère acusé d'avoir bousculé des enfants.

De son côté, l’enseignant Jean Philippe Bakens a dénoncé le laxisme des autorités concernées qui hésitent, selon lui, a  renouveler le programme qui a pris fin depuis le 30 septembre dernier.

Atelier de travail sur le processus d’élaboration du budget national à l’intention des élèves de plusieurs écoles congréganistes et publiques de la capitale, une initiative du Group Croissance à l’occasion de la célébration de la fête de St Thomas d`Aquin

Port-au-Prince, le 28 janvier  2015- (AHP) – –Le Group Croissance a organisé ce mercredi, à l’occasion de la célébration de la fête de St Thomas d`Aquin, un atelier de travail sur le processus d’élaboration du budget national à l’intention des élèves de plusieurs écoles congréganistes et publiques de la capitale.

La responsable de suivi et d’évaluation de projets au group croissance,  Marie Evadie Daniel informe que cette activité qui s`est déroulée autour du thème : Bidjè peyi a se zafè chak sitwayen, visait  à porter les jeunes  à prendre des  engagements dans le cadre de l’élaboration du budget.

Marie Evadie Daniel a fait savoir que cette initiative était coiffée par un projet de l`Agence Américaine pour le Développement International exécuté  dans plusieurs villes du pays.

Haïti accueillera du 19 au 22 Mai 2015, la 58ème réunion du Comité régional de l'OMT 

Port-au-Prince, le 28 janvier  2015- (AHP) –Haïti accueillera la 58ème réunion du Comité régional de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour les Amériques qui se déroulera du 19 au 22 Mai, annonce le journal dominicain Listin Diario

Cette réunion, qui se tiendra pour la première fois en haïti, sera l'occasion pour le pays de faire part de ses progrès récents dans le domaine des infrastructures (routes, aéroports) afin de renforcer sa position en tant que destination sur la carte touristique internationale.

«La ministre haïtienne du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, a préparé la voie à de nouvelles opportunités pour le tourisme, un atout pour la création d`emplois et le renforcement de l'économie locale. Dans le contexte politique actuel, le tourisme est considéré comme un catalyseur pour améliorer le mode de vie en Haïti», a déclaré le secrétaire général de l'OMT Taleb Rifai.

Des milliers de personnes appellent la réélection du président devant le Congrès: Eles reclament un amendement de la Constitution afin que le président Danilo Medina puisse se presenter et être rééls aux élections de 2016

Santo-Domingo, le 28 janvier 2015 – (AHP)-Des milliers de personnes provenant de différentes parties du pays ont organisé un sit-in mercredi devant le Congrès national dominicain  pour pousser les législateurs à amender la Constitution afin que le président Danilo Medina puisse se presenter et être rééls aux élections de 2016.

Ange Tejada, coordinateur du Mouvement "El Pueblo Manda" a remis un document dans lequel il est demandé au  Sénat de revenir à l'ancien texte de la réforme constitutionnelle de 2010. Le texte auquel il se refère  indique  qu'un président peut être réélu, sans aspirer à  plus
Tejada a été reçu par le sénateur d'Azua, Rafael Calderon.

Les manifestants ont exprimé leurs revenications de differentes façons: ils  chantaient, jouaient de la batterie, tout en exhibant des pancartes "Danilo quatre ans."

Parmi les participants au rassemblement,  se trouvait  le champion de  boxe Daihana Santana, qui a dit que «les jeunes gens ont trouvé en Danilo un président qui pense la jeunesse et c'est pourquoi npus demandons   quatre ans de plus", a-t-il dit

En tant que représentant des agriculteurs de sexe masculin, Roberto familia, a déclaré que les visites surprises faites par le président dans les campagnes ont fait augmenter leur estime pour lui.

Pour sa part, Margarita García, coordonatrice de la Fédération des femmes de la Cordillère du Nord, a déclaré que Danilo est très  préoccupé par  l'éducation et "donner de l'importance aux femmes dans leur lieu de travail".

C'est une tendance à la mode dans les pays de la région, où les dirigeants cherchent à jouer avec la constituton pour chercher à se maintenir au pouvoir.

Nouvelles du 27 janvier 2015



Mouvements sociaux à travers le pays: grève annoncée des syndicats de transport, grève des enseigannts, manifestations d'elèves et mobilisation anti-gouvernementale

Port-au-Prince, le 27 janvier 2015 – (AHP) – En dépit de la période de  Carnaval au cours de laquelle les autorités politiques conaissent  toujours un certain répit en termes de revendications politiques et  sociales, la situation reste confuse à 3 semaines de la tenue  du carnaval 2015 "Nou tout se Ayiti".

La Plateforme des Syndicats d’Enseignants Haïtiens et le Réseau des Enseignants et enseignantes d’Haïti banalisent l’appel lancé par le ministre de l’éducation nationale, Nesmy Manigat, en faveur de la levée de la grève  dans les écoles publiques.


Le secrétaire général du réseau des enseignants et enseignantes d’Haïti, Dorcély Masly, annonce que la  grève est maintenue et conditionne la reprise des travaux à des décisions concrètes pour améliorer les conditions de travail des professeurs.

De son côté,  le coordonnateur général des syndicats d’enseignants, Georges Wilbert Franck, dénonce le fait qu’aucune mesure n’ait été adoptée lors de la rencontre tenue lundi avec le ministre de l'Education Nesmy Manigat.

Il a par ailleurs banalisé les déclarations du ministre Manigat selon lesquelles la grève serait manipulée par une main politique.

En raison de la grève des enseigants, les lycéens  sont dans la rue depuis plusieurs semaines  pour  réclamer la satisfaction de leurs revendications.

Ils ont manifesté dans plusieurs villes du pays, notamment à Port-au-Prince, Jacmel, Saint -Marc et Miragâne.


La nanifestation de mardi  à Miragoâne a éte  émaillée d'incidents. Des élèves d`écoles publiques  ont  demandé au ministère de l'Education nationale de faire droit aux revendications des enseignants. La route nationale #2 a été bloquée. La police a dû intervenir.


Les syndicats de transport en commun
entendent aussi faire valoir leurs revendications qui sont aussi des revendications de toute la population.

La Coalition Nationale des Syndicats de Transport Haïtien (CNSTH) annonce deux journées de grève d’avertissement les 2 et 3 février  en vue de forcer l'administration Martelly/Paul à réviser à la baisse les prix des produits pétroliers. Le coordonnateur général de cette coalition, Harry Anthony critique les autorités haïtiennes qui tardent à réduire les prix du carburant, en dépit de la chute du prix du baril de pétrole sur le marché international.

Il a dénoncé le fait que les autorités sont toujours enthousiastes  quand il s'agit d'augmenter les prix du carburant, alors qu'ils font la sourde-oreille quand il faut les reviser à la baisse, particulièrement aujourd'hui où les prix ont baissé de plus de  moitié.

"
La cherté de l’essence entraine de graves conséquences sur les conditions de vie  de la population, déjà en proie à des problèmes économiques considérables", a dit Harry Anthony qui encourage tous les chauffeurs de transport en commun  à  rester chez eux les 2 et 3 février. Il indique que d'autres mouvements de protestations sont envisagées pour porter les autorités à réagir à cette situation.

Pendant ce temps, l'opposition  annonce la reprise prochaine de la mobilisation anti-gouvernementale
.

Ce sont d'abord des organisations populaires du Nord du pays qui appellent a la poursuite de la poursuite des manifstations pour obtenir  la chute du régime Martelly.



Le sénateur Andris Riché dement avoir participé à des  rencontres avec le pouvoir dans la perspective de réduction du quorum du Sénat qui fonctionne aujourd'hui avec 10 membres

Port-au-Prince, le 27 janvier 2015 – (AHP) –Suite aux déclarations du sénateur Wetzner Polycarpe (nord), selon lesquelles   les autorités entreprendraient des démarches pour faire baisser le qorum du Sénat à 6,  le sénateur Andris Riché qui fait partie tout comme  le Dr Polycarpe des 10 sénateurs restants,  a  accusé son collègue de débiter des folies.

" Je n'ai jamais participé à aucune réunion en ce sens, ni avec le pouvoir  ni avec ce machin qui s'appelle Conseil de sécurité", s'est emporté Andris Riché qui fut vice-president dans le bureau présidé par le sénateur Simon Diuseul Desras.


Wetzner Polycarpe avait dénoncé  un plan de l'Exécutif qui viserait à trouver des alliés  au Sénat en vue de  réduire a 6 le quorum pour  faciliter la prise de certaines décisions.

Il a fait savoir que même lorsque le Sénat disposait de 20 sénateurs sur 30, ce plan n'avait pas pu se concrétiser, en raison de l'opposition du Groupe des 6 sénateurs de l'oposition.

Puisqu'il ne reste que  deux de ces sénateurs, depuis le dysfonctionnement du parlement  le 12 janvier, les autorités  croient  le moment venu de repasser à l'action", a indiqué le sénateur Polycarpe.


Le Sénat fonctionne aujourd'hui avec un effectif de 10 sénateurs (sur 30).

Des sénateurs pro-putschistes avaient  réduit le quorum du Sénat  sous le gouvernement de facto d'Honorat, après le coup d'état de Raoul Cédras/Michel François contre le président Jean Bertrand Aristide en 1991,  en raison du refus d'un ensemble de sénateurs de participer à des séances pour avaliser des décisions du régime d'alors.


Un immigrant haïtien retrouvé mort   dans la région de Copey, dans la province de Montecristi: les autorités locales affirment ignorer les causes du décès, bien que le corps ait été examiné par un médecin légiste

Montecristi le 27 janvier 2015 – (AHP) – Le corps d'un immigrant haïtien qui tentait de se rendre à Santiago à travers les bois avec un groupe de collègues, a été retrouvé tôt mardi matin dans la communauté de Copey, dans la province de Montecristi, rapporte la presse domincaine

La victime n'aurait pu être  identifiée par faute de documents et les autorités, après l'examen du médecin  légiste Rosibel Grullón, ont decidé de l'enterrer  dans le cimetière de Copey.

Le corps sans vie de l'Haïtien a été retrouvé dans une ruelle de cette section, où dans  le passé ont été trouvé les corps d'autres immigrants qui sont morts en traversant la région.

Un autre haïtiens sans papiers qui faisait partie du groupe, aurait expliqué qu'après son  décèsle compatriote  a été abandonné par les autres immigrants qui se sont enfuis sachant que quand  les autorités militaires et policières  retrouveraient le corps, elles les persécuteraient

Le défunt avait dans un sac à dos une bouteille d'ammoniac, un autre d'eau bénite, des vêtements, mais pas d'argent, selon les autorités.

Bien que le corps ait été examiné, ls autorités disent ne pas savoir les cause du decès.

Elles ont également déclaré que  les membres de la famille de ceux retrouves morts ne se intéressent jamais à recuperer leur corps,et que  c'est pourquoi elles les font enterer  dans les cimetières locaux.


                                                                
*Inauguration prochaine de l’hôtel Marriott/Port-au-Prince situé dans le quartier de Turgeau
C’est
l’agence Wellcom’, spécialisée dans les relations publiques, les relations de presse et l’organisation d’événements, qui a été retenue par la firme internationale Marriott, gestionnaire de l’hôtel Marriott Port-au-Prince, qui ouvrira ses portes dans quelques semaines.




Nouvelles du 24 janvier 2015
Installation des 9 membres du CEP: ils promettent tous d’appliquer et de faire appliquer les dispositions de la loi électorale avec dignité, indépendance, impartialité et patriotisme;   le CEP forme aussitôt un bureau


Port-au-Prince, le 24 janvier 2015 – (AHP) – Moins de 48 heures après leur nominations officielle, les nouveaux conseillers électoraux ont prêté serment ce vendredi à la Cour de Cassation et ont été installés dans leurs nouvelles fonctions, malgre des contestations contre 3 d'emntre eux .

Ces nouveaux conseillers électoraux, choisis suivant l’esprit de l’article 289 de la constitution par 9 secteurs différents de la vie nationale, ont tous pris l’engament d’appliquer et de faire appliquer les dispositions de la loi électorale avec "dignité, indépendance, impartialité et patriotisme".

C’est le vice-président de la Cour de Cassation, Me Jules Cantave qui a présidé la cérémonie. Il a félicité les nouveaux conseillers pour leur nomination et les encourage à faire preuve de neutralité dans la conduite du processus électoral.
Il leur rappelle qu’ils n’ont pas à afficher de sympathie pour leurs partisans ni chercher à influencer le vote des électeurs.

 Plaidant en faveur d’une ambiance harmonieuse au sein du conseil en vue notamment de permettre le rétablissement de la crédibilité de l’institution, Me Cantave demande aux conseillers électoraux de veiller à ce que les résultats reposent sur le verdict des urnes dépouillés de fraudes.

Le substitut commissaire du gouvernement près la Cour de Cassation, Me Joseph Emmanuel Saint-Amour appelle lui aussi les conseillers électoraux, seuls juges et arbitres des compétitions électorales, à conduire le processus de manière honnête, sachant qu’ils ont les yeux de la population braqués sur eux.

Juste après cette cérémonie déroulée en présence entre autres du nouveau ministre de la justice, Me Pierre-Richard Casimir et du vice-président du Sénat Andrice Riché, les conseillers électoraux se sont dirigés vers les locaux du conseil à Pétion-Ville où ils ont été installés.

La cérémonie qui était présidée par le premier ministre Evans Paul et retransmise en direct par la télévision nationale, a été marquée par une coupure d’électricité lors de l’intervention du chef du gouvernement qui fait l'objet de contestations de la part de l'opposition qui le considère comme un premier minisre de facto pour n'avoir pas ete ratifié par le parlement aujourd'hui dysonctionel
.
Ce dernier a invité les conseillers électoraux à prendre des dispositions pour organiser de bonnes élections mais à bon marché, leur promettant que son gouvernement ne va pas s’immiscer dans la conduite du processus électoral.

Il  aindiqué que sa mission, au sein de l’Exécutif, consiste à donner au collège électoral, les moyens financiers et sécurité nécessaire à l’organisation de bonnes élections. Il a indiqué que les ressources de l’Etat ne seront pas utilisées au financement de la campagne électorale des partis politiques, qu’ils soient proches du gouvernement ou de l’opposition.

Le directeur exécutif du CEP Mosler Georges a, lui, rappelé aux conseillers électoraux qu’ils ne doivent pas s’attendre à ce que leur tâche soit facile et fait remarquer que le déraillement du train peut être provoqué par de fausses manœuvres internes.

Il leur demande de respecter strictement et scrupuleusement les normes régissant le processus et ce, jusqu’à la proclamation des résultats.
S’exprimant au nom de ses collègues, la conseillère electorale contsetée par la SOFA (une organisaton feminine) Yolette Mingual, a promis de conribuer à donner au pays des autorités légitimes, en respectant notamment le verdict des urnes.

Une vaste campagne d’information et de communication électorale sera mise sur pied pour l’organisation de bonnes élections avec la participation de tous, a-t-elle dit, appelant l’ensemble des secteurs de la vie nationaux notamment ceux dont ils sont les représentants, à continuer à les soutenir.

Yolette Mingual a aussi pris l’engagement de mettre ses compétences, son savoir-faire et son savoir-être au service du pays.
Cet énième conseil électoral installé depuis la prise de fonction de Michel Martelly est composé de Ricardo Augustin qui représente la conférence épiscopale, Vijonet Demero pour les cultes réformés, Yolette Mengual pour le secteur des femmes, Jaccéus Joseph pour les droits humains, Lucie Marie Carmelle Paul Austin pour le secteur universitaire, Pierre Manigat Junior représentant la presse, Lourdes Edith Joseph pour le secteur syndical, Néhémie Joseph pour les paysans et les vodous et Pierre Louis Opont pour le secteur patronal.

Il a l'ambition  de réussir à organiser les premières élections de l’ère Martelly, un president  qui est à la dernière année de son quinquennat.

* Un bureau a ete formé au   CEP. Il est  composé Pierre-Louis Opont (patronat) président, PierreManigat Junior (Presse) vice-président, Ricardo Augustin (Conférenceépiscopale) trésorier, Vijonet Demero (Cultes Réformés) secrétaire général.

Milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince  a l'appel de l'opposition , alors qu'arrive une mission du Conseil de sécurité: les representants du Conseil appelés à tansmettre  un rapport objectif sur la situation réelle du pays

Port-au-Prince, le 24 janvier 2015 – (AHP) –A l’appel de l'opposition, des milliers de personnes ont manifesté pacifiquement  ce vendredi à travers les rues de la capitale en vue de réclamer la démission du président Martelly du pouvoir.

Les manifestants partis du Bel air et de  Saint Jean Bosco à destination de l’Aéroport avec pour objectif de signifier aux membres de la délégation du conseil de sécurité des nations-unies en visite dans le pays leur désaccord avec le pouvoir en place, ne sont pas apassés inaperçus en raison notamment de leur nombre même s'ils    n’ ont pu pu atteindre les  abords de l’ Aéroport Toussaint Louverture, en raison des dispositions de sécurité  mises en place
par les forces de l’ordre qui les ont dispersés a coups de gaz lacrymogène.

Tout le long du parcours, ils ont  scandé des propos hostiles aux deux chefs de l’exécutif avant d'être contraints de rebrousser chemin à Delmas 18/Carrefour Péan. L'intervention de la police alors que la manifestation se deroulaits pacifiquement a été sévèrement critiquée.
 
L’ex sénateur du département du nord, Moïse Jean Charles, qui a pris part à cette manifestation a critiqué la cnduite des agents de la police.

Moise Jean Charles annonce pour bientôt une opération baptisée tempête qui sera constituée de plusieurs étapes dont des manifestations, concerts de caserols et de klaxons et grèves en vue de contraindre le président Martelly à quitter le pouvoir.

Il appel les différents départements du pays à se soulever contre le régime en place qu'il accuse de corruption.



Un cadre de Fanmi Lavalas, l'ancien sénateur  Louis Gérald Gilles dénonce l'irresponsabilité  du
président Martelly par rapport aux différents problèmes politiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

Le Dr Gilles appelle les membres de la délégation du Conseil de  sécurité
des Nations-Unies  à tenir compte des revendications légitimes du peuple haïtien face un président impopulaire, qui ne respecte rien, a-t-il dit.

Il plaide en faveur de la poursuite de la mobilisation contre le pouvoir Martelly/Paul considéré comme le problème du pays.

Nouvelles du 22 janvier 2015
Importante foule une nouvelle fois dans les rues  Port-au-Pince pour reclamer la demision du présient Michel Martelly et de son premier ministre; des individus cassent des pare-brises et tentent d'incendier  des vehicules; les organisateurs de la manifesttaion dénoncent des manoeuvres du gouvernement; nouvelle manifestation ce vendredi

Port-au-Prince, le 22 janvier 2015 – (AHP)- Une foule imposante de manifestants ont de nouveau marché dans les rues de Port-au-Prince pour continuer de  réclamer la démision du président Michel Martelly.

La foule s’était rassemblée une nouvelle fois au Bel-air et à La Saline pour se rendre au Champ de Mars après avoir sillonné plusieurs quartiers  de la capitale, tout en lançant des slogans hostiles au chef de l'Etat et à son nouveau premier ministre.

La manifstation se déroulait de façon pacifique sous protection de la police  quand des individus ont tenté à l'Avenue Christophe,  d’incendier un véhicule de service de l’Etat et attaqué un autre appartenant à un particulier. Des agents de la police sont alors intervenus pour limiter ls degâts.


Le véhicule de l'Etat  qui a failli être incendié est au service du docteur Paul Berne affecté au service sanitaire de la police nationale.

Les organisateurs de la manifestation de l’opposition se  sont démarqués de tout acte de violence enregistré en marge de leur mouvement qui, rappellent-ils, est toujours  pacifique.

L'ancien sénateur lavalas Louis gérald Gilles et  Rosny Thimothée  de la FOPARK  ont dénoncé des infiltrations et accusé eux qu'ils appellent les spéciallistes de la statblisation du gouvernement en place, d'être derière ces actes. Ils ont réaffirmé leur volonté de continuer à se mobiliser toujours  pacifiquement pour obtenir ce qu'ils veulent, à savoir le départ du chef de l'Eta

Assad Volcy de la plateforme Pitit Dessalines est du même avis. C'est le gouvernement qui manoeuvre  pour tenter de  ternir notre mouvement.

"Ils l’ont fait le 17 janvier dernier, ils l’ont fait ce jeudi  et c’est possible qu’ils recommencent vendredi, Mais ils ne parviendronr pas à salir notre légitime moblisation, a dit M. Volcy Assad Volcy qui dénonce les dirigeants de 4 politiques de
l’opposition qui ont accepté d’intégrer le nouveau gouvernement qu’il qualifie de corrompu

Assad Volcy minimise les démarches en vue de la formation du CEP. Selon lui, le chef de l’Etat ne pourra pas organiser d’élections à la fin de l’année, pour n’avoir pas su créer un climat favorable à la tenue du prochain scrutin.
.

Le coordonnateur adjoint du comité pilotage de MOPOD Turne Delpé rend le chef de l’Etat responsable de la  deterioration de situation socio-politique du pays.

«Imposible de s’entendre avec le président Martelly », a martelé l’ancien sénateur Turneb Delpé qui appelle à une mobilisation générale
contre le régime en place.


Tout au long du parcours de la manifestation de mercredi , les protestataires exigeaient le départ du président et du chef du gouvernement et se sont montrés sceptiques quant à la capacité du nouveau CEP dont des membrs sont dejà contestés,  à organiser les prochaines élections.

Une nouvelle manifestation est prévue ce vendredi et les manifstants projettent de se rendre devant l’aéroport international Toussaint Louverture à l’occasion de l'arivé  d’une délégation des nations unies en Haïti.

Avortement des ceremonies de prestation de serment et d’installation des nouveaux membres du CEP: les représentants de deux secteurs contestés en leur sein même

Port-au-Prince, le 22 janvier 2015 – (AHP)-
Contrairement à ce qui avait été annoncé, les cérémonies de prestation de serment et d’installation des nouveaux membres du CEP n’ont pas eu lieu ce jeudi.


Des problèmes techniques, indépendants de la volonté du gouvernement et du CEP seraient à la base de ce report sine die mais de sources généralement bien informées, on a appris qu’il y aurait encore des contestations au niveau de la désignation de deux conseillers.

Le secteur des cultes réformés parait divisé depuis la désignation de M. Vijonet Demero alors que le choix de Yolette Mengual par celui des femmes a suscité des grognes au sein du secteur féminin dont ds organisations denoncent ce qu'elles appelent les manoeuvrs délotales et les actes d'intimidation de la rsponsable de anm Yo la.

La présidence préfèrerait attendre que ces contentieux soient vidés avant de procéder à l’installation des conseillers électoraux. Une rencontre a eu lieu ce jeudi.

La liste dite définitive des nouveaux conseillers électoraux a été rendue publique ce jeudi.

Elle comprend Ricardo Augustin pour la conférence épiscopale, Vijonet Demero pour les cultes réformés, Yolette Mengual pour le secteur des femmes, Jaccéus Joseph pour les droits humains, Lucie Marie Carmelle Paul Austin pour le secteur universitaire, Pierre Manigat Junior représente a presse, Lourdes Edith Joseph, le secteur syndical, Néhémie Joseph pour les paysans et les vodouisants et Pierre Louis Opont pour le secteur patronal.


Ce collège électoral aura la mission d’organiser cette année des élections locales, législatives  et municipales.

Les sénateurs De la Cruz et Benoit appellent le nouveau CEP à organiser des élections honnêtes crédibles, et inclusives: De la Cruz déplore les contstations et Benoit qualifie le nouveau gouvernement de De facto

Port-au-Prince, le 22 janvier 2015 – (AHP)-Le sénateur du centre Francisco de la Cruz a exhorté jeudi les nouveaux conseillers électoraux à se mettre à la hauteur de leur mission d`organiser des élections honnêtes crédibles, et inclusives dans le pays, et à refouler toute tentation de corruption.

Le parlementaire a dit se réjouir que le nouvel organisme ait été formé dans l`esprit de l`article 289 de la constitution, disant regretter les contestations entourant la nomination de certains membres du conseil.

Le sénateur de l`ouest Steven Benoit appelle le nouveau CEP à tout mettre en œuvre en vue de la tenue du prochain scrutin au plus tard dans les 120 jours suivant l`entrée en fonction du conseil.

Le parlementaire espère que le scrutin sera en grande partie  financé par le trésor public en vue de garantir une plus grande indépendance du processus, affirmant ne pas exclure le financement des partenaires internationaux.
 
Le sénateur  Benoit  en a profité pour   qualifier de -de facto- le nouveau gouvernement d`Evans Paul, rappelant qu`il n`a pas été validé  par le parlement dysfonctionnel depuis le 12 janvier dernier.

L`élu de l`ouest  déplore le nombre jugé pléthorique  des membres du nouveau cabinet ministériel, indiquant que cela ne va pas arranger les caisses de l`Etat.


Remise de diplômes à 1118 policiers de la 25e promotion de la police nationale d’Haïti: l’effectif de la PNH passe desormais à environ 12 mille agents
Port-au-Prince, le 22 janvier 2015 – (AHP)- C’est ce jeudi 22 janvier que la cérémonie de collation de diplômes des membres de la 25e promotion de la police nationale d’Haïti a eu lieu à l’académie de police à Frères, après neuf mois de formation.

Cette nouvelle cohorte d’agents compte en tout 1118 policiers dont 113 femmes faisant désormais passer l’effectif de la PNH à environ 12 mille agents.


Le directeur de l’académie de police Sony Noelsaint, a  rappelé aux récipiendaires, leur obligation de rester attachés au code de déontologie de la police pour gagner et conserver la confiance de la population qu’ils sont appelés à protéger et servir.

Pour sa part, le patron de la PNH, Godson Orélus a salué l’appui des partenaires internationaux de l’institution policière pour leur contribution dans la formation et l’équipement des agents.

 
Il a fait savoir que suivant les projections , les forces de police compteront dans leurs rangs 15 milles agents d’ici à 2016.
 
Le président Martelly exhorte, de son côté, les nouveaux agents à respecter la constitution dans l’exercice de leur fonction et à ne pas faillir à leurs devoir de protéger et servir la population.

Le Premier ministre, Evans Paul, également président du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), a salué la sortie des nouveaux policiers . Il a mis  l'accent sur le renforcement de la PNH, compte tenu de son rôle de maintien de l'ordre, dans l'application des dispositions de la Constitution, de la promotion de l'État de droit, de la stabilité politique et d'un climat social favorable à la réalisation d'élections inclusives, honnêtes, libres et démocratiques dans le pays.
 
La cérémonie s’était déroulée sur la cours de l’école de police à Frères en présence entre autres des deux chefs de l’exécutif, du haut commandement de la PNH de plusieurs diplomates étrangers.


L’ambassadeur d’Haïti Josué Pierre-Louis indésirable en Belgique, selon La Libre Belgique

La Belgique attend depuis l’automne dernier qu’Haïti nomme un autre ambassadeur en Belgique, l’actuel n’ayant jamais reçu depuis son arrivée en 2013 l’agrément des autorités belges et des autorités européennes, a appris La Libre Belgique.

Sur sa page Wikipédia, Josué Pierre-Louis se présente comme "l’envoyé extraordinaire et plénipotentiaire d’Haïti auprès de l’Union européenne et auprès du Royaume de Belgique". De fait, il n’a jamais été reconnu comme ambassadeur depuis qu’il est arrivé à Bruxelles en 2013.

"On a refusé l’agrément, et on voudrait qu’il parte"

"On a refusé l’agrément, et on voudrait qu’il parte", résume un diplomate belge. Bruxelles a envoyé l’automne dernier un courrier aux autorités haïtiennes pour demander qu’elles nomment un nouvel ambassadeur. A ce jour, selon ce diplomate, aucune réponse n’a été donnée à ce courrier.

Josué Pierre-Louis n’est pas n’importe qui. Il a travaillé comme secrétaire général de la Présidence d’Haïti auprès du Président Michel Martelly. Cet ancien de l’École nationale d’administration française (Ena) a aussi dirigé le Conseil électoral permanent et a été, brièvement en 2011, ministre de la Justice.

Mais cet homme de 44 ans a été aussi au centre de deux affaires judiciaires dans son pays, l’arrestation du député de l’opposition Arnel Belizaire en 2011, puis le viol présumé d’une de ses collaboratrices au Conseil électoral en novembre 2012.

Dans cette dernière affaire, la collaboratrice a retiré sa plainte l’année suivante, en signant une déclaration devant les deux avocats de M. Pierre-Louis. Dans celle-ci, elle déclarait renoncer "en toute liberté et sans contrainte aucune" à toute action et poursuite. Elle et sa famille auraient subi de très fortes pressions du tribunal pour renoncer à sa plainte.

Cette réputation sulfureuse, couplée à l’accusation qu’il aurait fait venir en France une compagne en séjour illégal, a suffi pour que les Affaires étrangères belges refusent de l’accréditer. Chaque ambassadeur nommé et agréé rencontre le Roi au début de son mandat.

L’Union européenne (UE), se calquant sur la décision belge, a elle aussi refusé de l’accréditer au second semestre de 2013. "C’est une procédure assez exceptionnelle", reconnaît un fonctionnaire européen. "Il y a des cas d’ambassadeurs dont le pays bascule lors d’un coup d’Etat. Ces gens-là se retrouvent subitement de l’autre côté du régime. Mais i ci l’homme a été envoyé par son pays".

Sa réaction à Haïti

La Libre  Belgique a demandé dès la fin décembre par mail le point de vue de M. Pierre-Louis, mais celui-ci n’a répondu que mercredi soir. L’"envoyé plénipotentiaire" est actuellement à Haïti, où il a participé aux négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement. La nouvelle équipe, annoncée le 19 janvier, est dirigée par le Premier ministre Evans Paul, un ancien maire de Port-au-Prince (qui dirige le gouvernement sans l'aval du parlement aujourd'hui dysfonctionnel) .

M. Pierre-Louis sera de retour la semaine prochaine à Bruxelles. Pour lui, l’accusation de viol est "fantaisiste" et une "manipulation politique" de l’opposition. Il espère que la Belgique va reconsidérer sa position et affirme que le nouveau gouvernement haïtien se saisira de ce dossier dès qu’un Parlement aura été formé. Le pays n’a pas été capable d’organiser des élections depuis trois ans. Le Premier ministre Evans Paul en promet pour 2015."
 

La présidence publie la liste des  9 membres du nouveau Conseil electoral provisoire: un publicaion intervenue à la veille de l'arrivée en Haiti d'une délégation du conseil de sécurité des nations-unies

L'un des principaux objectifs  de la  délégation  est de réaffirmer au gouvernement haïtien le besoin urgent d'organiser des élections et lui dire que la priorité aujourd'hui  est d'établir un calendrier crédible pour des élections"

Voici la liste des conseillers publiés

                     1.
- Ricardo AUGUSTIN :    Conférence Episcopale;
                     2.-Vijonet DEMERO :     Cultes Réformés
                     3.-Yolette MENGUAL :     Secteur Femme;
                     4.- Jaccéus JOSEPH :    Secteur droits humains;
                     5.- Lucie Marie Carmelle Paul AUSTIN :    Secteur Université;
                     6.- Pierre MANIGAT Jr :    Secteur Presse;
                     7.- Lourdes Edith JOSEPH :    Secteur Syndical;
                     8.- Néhémie JOSEPH :      Secteur Paysan/Vaudou
                     9.- Pierre-Louis OPONT :     Secteur Patronal



Grogne dans le secteur des cultes reformés.

La COPAH  affirme n`avoir participé a aucune réunion ayant conduit a la désignation du représentant du secteur protestant au prochain CEP. Son président, le pasteur Ernst Pierre Vincent soutient que si M
Demerode est le choix de la Fed´ration protestante d;haïti, il n'est pas celui du monde protestant. Il invite du coup tous les secteurs de la société a se démarquer de ceux qui s`allient, a-t-elle dit,  au pouvoir en place dans le cadre de  la mise en place du conseil électoral.

Le pasteur Vncent a denoncé la politique d'organisation unique  dans le cadre de la société civile  et de la communauté protestante-.


Déjà mercredi.  le president de la FPH, le pasteur Sylvain Exantus avit dû monter au créneau pour faite savoir que les cultes réformés aveint   un seul représentant au CEP et son nom est Vijonet Demero, après que la présidence eut affirmé avoir également reçu le nom d'un ancien président de Conseil électoral, Max Mathurin.



"Il y a des gens qui disent haut et fort la voie qu’ils choisissent pour se faire soigner quand ils sont malades et ces gens-là ne peuvent pas représenter l’église au conseil, avait dit le pasteur Sylvain Exantus, dans une allusion à peine voilée à M. Mathurin dont la voulait qu'il ait ete soigné chez un bokor, lors d'une dépression l'année dernière .



L'OPL nie avoir désigné le ministre des sports dans le gouvernement dit de consensus et refère la presse à Mgr Patrick Harris de la CEH pour avoir des informations: le sénateur Andris Riché dément également que les senateurs de l'OPL aient été monnayés pour faire avorter la séance en assemblée nationale du 11 janvier

Port-au-Prince, le 22 janvier 2015 – (AHP)- Le sénateur  Andris Riché (OPL, Grande-Anse) a nié jeudi les informations faisant croire que l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) avait désigné le  ministre de la jeunesse, des sports, et de l’action civique, Jimmy Albert,  dans le cadre de la formation du gouvernement dit de consensus.

Le parlementaire a fait savoir que le titulaire de ce ministère, Jimmy Albert n’est pas un membre de son organisation politique.

« Allez chercher des informations auprès de la Conference épiscopale haïtienne (CEH) et de Mgr Patrick Harris,  sur le choix de Jimmy Albert au poste de ministre des sport et non auprès de l’OPL », a lancé l’élu de la Grande- Anse, affirmant que son parti pouvait obtenir n'importe quels postes s'il le souhaitait.

L'OPL a toujours clamé qu'il n'a pas besoin de poste dans ce gouvernement.

Andris Riché  a également démenti les informations selon lesquelles les sénateurs de l’OPL auraient été monnayés pour ne pas donner quorum lors  la séance en assemblée nationale avorté  du 11 janvier dernier, pour empêxcher la seance et  pemettre du coup au president Martelly de diriger seul, avec le dysfonctionnement du parlement.

" On fait circuler l'information selon laquelle le premier ministre  nous aurait payés.  mais comment  K Plim qui n'a que ses fesses, pourrait-il nous acheter", a demandé le très bruyant Andrice Riché.


L'installation des nouveaux ministres sest poursuivi ce mercredi: l'exécutif renonce à la nomination de Carel Alexandre à la secretairerie d'Etat à la sécurité publique

Port-au-Prince, le 21 janvier 2015 – (AHP)- De nouveaux membres du cabinet ministériel ont été installés ce mercredi.
C’est le cas notamment de M. Jude Hervey Day, un membre du gouvernement sortant choisi par le parti Ayisyen pou Ayiti pour le representer  au Ministère du commerce.

Jean-Marie Claude Germain issu du groupe des 22 composé entre autre de Renmen Ayiti, Ansanm nou Fò et Accra, a été installé au Minjistère de l’environnement.


Le ministre sortant du commerce muté à l’économie Wilson Laleau, a appelé M. Jude Hervey Day à continuer le travail qu’il a initié dans la perspective de la modernisation de l’économie et du progrès social et humain.

Il a dit être content du fait que le Ministère du commerce ait été  confié à quelqu’un qui connait l’administration pour avoir déjà été ministre et chef de cabinet de premier ministre.

Wilson Laleau a aussi promis tout son appui au nouveau ministre du commerce dans l’accomplissement de sa tâche.

Pour sa part, le ministre Jude Hervey Day s’est engagé à poursuivre l’œuvre de son prédécesseur qu’il remercie pour lui avoir promis son soutien dans l’accomplissement de sa fonction.


Il s’est présenté comme un ministre doté d’une mission que lui confie l’exécutif et se propose de s’appuyer sur son collègue de l’agriculture pour valoriser davantage ce secteur au bénéfice de la population.

Toutefois, des membres du parti ont indiqué que l'ancien premier ministre  Jean-Max Bellerive aurait pu suggeéer aux dirigeants de Ayisyen pour Ayiti une personnalité issue de l'opposition, l'Exécutif étant dejà accusé d'avoir imposé un nombre imposant de ministres sortants .

Au ministère de l’environnement, confié pour une 4e fois à Jean-Marie Claude Germain, c’est le ministre sortant Jean-François Thomas, passé à l’agriculture, qui a dirigé la cérémonie.

Il a demandé à son successeur de faire preuve de tolérance sans être faible, ni mou et a dit croire qu’avec M. Germain, il y aura de la place pour tout le monde au ministère de l’environnement et que tous les employés de la boite seront traités avec respect.

Le nouveau ministre de l’environnement qui revient au ministère qu’il a déjà dirigé à 3 reprises, promet d’utiliser son professionnalisme pour faire avancer l’institution.

S’il affirme sa volonté de déléguer des responsabilités pour la bonne marche du ministère, il se dit conscient qu’il sera le responsable des avancées comme des échecs de la boite.

Le nouveau ministre de l’intérieur Ariel Henry a éte installé par son prédécesseur Réginald Delva. Ce dernier s’est déclaré satisfait  de ses réalisations  et affirme avoir assuré une gestion saine de cette boite.

Le nouveau ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales Ariel Henry  qui représente la plateforme Inite au sein du gouvernement a salué les efforts consentis, a--il dit, par le chef de l’état et les membres de l’opposition qui sont parvenus au compromis ayant donné naissance au gouvernement actuel.

Mais une nomination  etouffe dans l'oeuf, celle de M. Carel Alexandre, un proche du chef de l'Etat

En effet, le directeur exécutif du RNDDH, Piere Esperance, a  déploré la soumission de l’exécutif à l’internationale alors qu’il méprise, a-t-il dit, les organisations locales notamment celles œuvrant dans le domaine des droits humains.

Pierre Espérance a pris en exemple le fait par le président Michel Martelly de renoncer, sous la pression de l’ambassade américaine, à l’installation de M Carel Alexandre au poste de secrétaire d’Etat à la sécurité publique.

Il rappelle que le chef de l’Etat avait été alerté, a-t-il dit, sur le passé douteux de M. Alexandre dans l’administration, mais il avait tenu à le nommer au poste de secrétaire d’Etat avant de se raviser sous pression américaine.

Pierre Espérance dénonce également ce qu’il appelle la soumission du nouveau premier ministre à la famille présidentielle et souligne que cela n’est pas de nature à rassurer la population.

La table de concertation confirme les manifestations anti-ouvernementales des 22 et 23 janvier et banalise par ailleurs les accusations selon lesquelles ses militants seraient les auteurs d'une attaque contre les locaux de la Fusion

Port-au-Prince, le 21 janvier 2015 – (AHP) – La table de concertation a banalisé jeudi  les accusations selon lesquelles ses militants seraient les auteurs d'une attaque à coups de pierre lancée contre les locaux de la FUSION lors de la manifestation de l’opposition le 17 janvier dernier.

Cette attaque avait fait quelques dégâts sur la cours et à l’intérieur du bâtiment. Des pare-brises de véhicules garés sur la cours auraient eté  cassés

Le porte-parole du MOPOD, Serge Jean-Louis, parle d’infiltration à dessein et ajoute que la table de concertation n’a aucun intérêt à attaquer un parti politique avec lequel il a travaillé pendant longtemps.

La table de concertation a aussi dénoncé le rapprochement que des dirigeants de la FUSION ont tenté de faire entre les incidents du 17 janvier et ceux de mardi lorsque deux individus auraient tiré sur les locaux du parti.

Assad Volcy de l’OTAN a indiqué que si le local de la FUSION a essuyé des tirs mardi c’est parce deux individus circulant à moto qui venaient de braquer une dame avait entendu des tirs en provenance de la FUSION. Ils ont en retour fait feu en direction de la FUSION.

Concernant l'attaque à coups de pieres, M. Volcy a fait savoir que tout le monde sait son origine, esimant  que M. Evans Paul est connu comme un spécialiste de la destabilisation et de la diversion.

D’autre part, la table de la Concertation a confirmé l’organisation de deux nouvelles manifestations à Port-au-Prince, les 22 et 23 janvier en cours.

Si la manifestation du jeudi 22 janvier suivra le parcours habituel pour prendre fin au Champ-de-Mars, celle du vendredi 23 janvier se dirigera vers l’aéroport international Toussaint Louverture à l’occasion de l’arrivée d’une délégation onusienne attendue dans le pays, a indiqué André Fadot du  Mouvement de l'Oposition Populaire (MONOP).

Ces deux manifestations s’inscrivent, a-t-il rappelé, dans le cadre d’un vaste mouvement enclenché il y a un peu plus de deux mois et vue de renforcer la lutte en faveur du départ du régime tèt kale.

Il a aussi dénoncé un plan qui viserait à attenter à la vie des dirigeants de l’opposition.

Les membres de la plateforme Pitit Dessalines participeront à ces deux manifestations, a confirmé Lutterking Marcadieu.

Il a souligné que la formation du gouvernement dit de consensus mais composé majoritairement de proches du président Martelly et de  ministres ayant  servi dans l’équipe de Laurent Lamothe, prouve, une fois de plus, que le président Martelly se moque des revendications de la population.

Il lui demande de tirer les conséquences de ses inconséquences et assure que la mobilisation va se poursuivre jusqu’à ce que le président Martelly quitte le pouvoir. 

Membres  du groupe des 22 et membres  d'un consortuium po-gouvernemental affirment qu'on ne peut parler de gouvernement de consensus dans le cadre de celui d'Evans Paul

Port-au-Prince, le 20 janvier 2015 – (AHP) - Des organisations populaires de la base du Consortium National des Partis Politiques Haïtiens (pro-gouvernemental) ont dénoncé mercredi ce qu'elles appellent le non respect de l’accord de 11 janvier quant à la formation du gouvernement d’Evans Paul et réclament une rectification.

Le president Martelly doit faire marche-arière et reconfigurer le gouvernement, a fait  savoir le Porte-Parole de ces organisations, Smith Charles, qui demande au directoire du Consortium de se positionner sur ce sujet

Il a  prévenu que ce gouvernement ne pourra pas amener la stabilité tant souhaitée par les différents secteurs de la vie nationale.

M. Charles a déploré également  le fait que des partis de l’opposition ne soient pas représentés dans le cabinet ministériel.

Le porte-parole du Consortium Fednel Monchery a été nommé secrétaire d’Etat à la réforme agraire dans ce cabinet. une nomination qui n'est pas bien vue par le president du Consortium Jeantel Joseph qui affirme avoir appris cette nomination par voie de presse.

On n'est pas non plus content au Groupe  22 qui réunit entre autres les partis Renmen Ayiti, Ansanm Nou Fò et ACCRA.
Le gouvernement d`Evans Paul n`a pas été formé sur une base de consensus, c`est la position du Groupe 22, signataire de l`accord du 11 janvier.

L`un des représentants du Groupe, le président de Ansanm Nou Fo, Jose Ulysse, déplore que la plateforme n`ait pas participé aux réunions sur  la composition du cabinet ministeriel. 2 postes ont été laissés au groupe, il s’agit des ministères de l`environnement et des Sports. Cependant, pour M. Ulysse, il n'a pas été donné au groupe la latitude de discuter, d'accepter ou de refuser les postes en question.



-"Justice et Paix inquiète, s'interroge sur  des déclarations du premier ministre Evans paul selon lesquelles, il "ne vient pas  remettre en question le plan de M. Martelly, étant un président élu, qui a sa propre feuille de route et sa propre politique publique. JILAP adresse une lettre en ce sens au président et à son premier ministre  pour  explications.

Nouvelles du 20 janvier 2015
Des milliers de personnes une nouvelle fois dans la rue pour réclamer le départ du president Michel Martelly: son nouveau premier minisre appelé à emprunter la même voie, une situation qui embarrasse la communauté internationale

Port-au-Prince, le 20 janvier 2015 – (AHP) -  La manifestation de l’opposition a rassemblé , une nouvelle fois, ce mardi des milliers de personnes à Port-au-Prince pour reclamer le depart du president Michel Martelly. La foule s’était donnée rendez-vous aux lieux de rassemblement habituels, l’ancienne église de Saint-Jean Bosco et leBélair.

Elle devenait de plus en plus dense au fur et à mesure que la manifestation, déroulée sous escorte policière, approchait l'aire  du Champ-de-Mars, non loin du palais présidentiel.

Tout au long du parcours, les protestataires entonnaient des refrains hostiles au président Michel Martelly et à son nouveau premier ministre, Evans Paul accusé d'être une marionete aux mains du chef de l'Etat accusé lui d'avoir cocufié quelques partis  de l'opposition qui ont accepté d'intégrer son gouvernement pour des miettes.

La mise sur pied d’un gouvernement dit de consensus n’est nullement de nature à résoudre la crise à laquelle le pays est confronté, estiment les protestataires, qui continuent de réclamer le départ de l’équipe Tèt Kale et la mise en place d’un gouvernement de transition dont la mission consistera à créer les conditions favorables à l’organisation d’élections générales cette année dans le pays.

Ils se réjouissent d’avoir provoqué le départ de Laurent Lamothe, la démission du président du CSPJ et des membres du CEP, soulignant qu’il ne s’agit encore  que d’un bout de chemin.

Notre satisfaction ne sera complète que lorsque le président Martelly quittera le palais national, ont indiqué les manifestants qui promettent de gagner les rues, les jeudi 22 et vendredi 23 janvier en cours. Une situation qui inquiète la communauté internationale , particulièrement les Etats-Unis.

Le coordonnateur du mouvement national de l’opposition populaire(MONOP), André Fadot déclaré  s'est réjoui de la participation massive des citoyens à cette marche de l’opposition.

Il annonce que la prochaine  manifestation anti gouvernementale  aura lieu ce vendredi 23 janvier  et qu’elle  partira du Bel Air pour prendre fin devant l’Aéroport Toussaint Louverture.

Des
ambassadeurs du Conseil de sécurité ariveront  en Haïti ce  23  janvier  pour réaffirmer au gouvernement haïtien le besoin urgent d'organiser des élections et lui dire que la priorité aujourd'hui  est d'établir un calendrier crédible pour des élections".

Le militant politique a  dénoncé à l'occasion le gouvernement d’ Evans Paul qu’il qualifie d’illégitime et renouvelle la détermination de l’opposition à parvenir à la démission des deux chefs de l’exécutif.

Un autre  responsable de la table de concertation de l’opposition, le Dr Turneb Delpé a qualifié de de facto le gouvernement de M. Paul, son ancien camarade de combat au FNCD.

Il déplore le fait que 3  des partis politiques de l’opposition aient intègré   le gouvernement, en dépit de son illégitimité, a-t-il dit

"Ce gouvernement  de facto ne sera pas plus efficace que l’équipe sortante,  ait Delpé, soulignant que la majorité des minisrs sortants ont été reconduits.


Parallèlement, moins d'une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le ministère de la justice et de la sécurité publique à l’avenue Charles Sumner à l'iniiative d'une plateforme pro-gouvernementale  pour réclamer justice en faveur de ceux qu’elles considèrent comme les victimes  de l’ancien gouvernement Lavalas.

L’un de leur chef de file est le coordonnateur national des sociétaires victimes des coopératives Rosemond Jean dont les manifstations n'ont jamais fait recette.


Entre 250.000 et 260 mille armes illégales circulent actuellement en Haïti: destruction d’armes et de munitions organisée par la PNH et la MINUTAH: reclamation que lumière soit faite  sur des milliers d'armes qui auraient été commandées par Laurent Lamothe en faveur de la PNH, mais   qu'on arrive toujours pas retracer

Port-au-Prince, le 20 janvier 2015 – (AHP) – Entre 250 et 260 mille armes illégales circulent actuellement en Haïti, selon le directeur général de la PNH Godson Orélus qui précise qu’il y a parmi elles des armes de poing et de gros calibres.

Le patron de la PNH qui s’expriméait mardi  dans le cadre d’une cérémonie de destructions d’armes et de munitions organisée conjointement avec la Mission des nations unies pour la stabilisation d’Haïti à l’académie de police sur la route de frères, a réaffirmé sa volonté de travailler à la réduction de la violence dans le pays.

195 armes à feu ainsi que 137 accessoires et munitions ont été détruits en cette occasion, a indiqué Godson Orélus ajoutant que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte en faveur de la réduction de la violence.

La police nationale a également reçu à cette occasion une machine de destruction d'armes à feu offerte par la MINUSTAH. Une machine dotée d’une capacité à détruire jusqu’à 500 armes à feu par jour, a dit M. Orélus qui se réjouit que, malgré les perturbations d’ordre politique, l’insécurité a baissé, selon lui, ces derniers temps dans le pays.

Pour sa part, le commissaire de police de la MINUSTAH Serge Therriault a indiqué que la machine à détruire les armes à feu a une valeur de 50 mille dollars US et elle est récipiendaire d’un prix international.

"Elle va contribuer à lutter contre la prolifération des armes désuètes ou illégales utilisées pour alimenter les crimes dans le pays, a ajouté le commissaire Therriault qui met aussi l’accent sur la nécessité de renforcer le système national de gestion et de suivi des permis de port d’armes.

L’agent canadien a souligné que le renforcement des capacités de la police nationale à contrôler les armes constitue un enjeu majeur de sécurité.

Plusieurs secteurs réclament parallèlement que lumière soit faite  sur des milliers d'armes qui auraient été commandées par l'ancien premier minisre Laurent Lamothe en faveur de la police nationale, mais   qu'on arrive toujours pas retracer.

Les ministres du nouveau gouvernement dit  de consensus ou de facto, commencent à prendre fonction: Pierre Richard Casimir à la Justice et Rochild François Junior à  la communication

Port-au-Prince, le 20 janvier 2015 – (AHP) – Les membres du nouveau gouvernement Martelly/Paul ont commencé ce mardi à prendre fonction, moins de 24 heures après l’investiture du gouvernement au palais national.

Ce mardi, plusieurs nouveau ministres ont été installés. C’est le cas entre autres de Rochild François Junior ministre de la communication et de Pierre-Richard Casimir, de la justice en remplacement respectivement  de  Rudy Hériveaux et du contesté Jean Renel Sanon.

Le Dr Hériveaux n’a  pas pris part à la passation de pouvoir entre lui et le journaliste Rochild  Francois Junior. C’est la ministre du tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin, en poste depuis la mise en place du premier cabinet ministériel, qui a  présidé la cérémonie.

Elle a invité M. François, dont il a loué les qualités de journaliste chevronné, à rester toujours en contact avec les organes de presse en vue, entre autres, de projeter une meilleure image d’Haïti dans le but entre autres d’attirer la diaspora haïtienne vers le pays.

Madame Villedrouin s'est déclarée persuadée  que M. François se mettra à la hauteur de la tâche qui l’attend.

De son côté, le nouveau ministre a indiqué avoir accepté avec humilité la fonction de ministre de la communication au sein du gouvernement Martelly/Paul dont les réalisations seront diffusés grâce au développement d’une politique de communication lisible, audible et cohérente basée à la fois sur les moyens traditionnels et les réseaux sociaux.

Il a aussi promis de tout mettre en œuvre pour garantir l’accès à l’information et favoriser le développement du journalisme d’enquête dans le pays et s’est engagé à avoir un dialogue permanent avec les associations de patrons de médias et de journalistes pour améliorer le cadre de fonctionnement des travailleurs de la presse.

Un passage du discours de Monsieur François Jr a surtout attiré l'atention: "les médias d’Etat seront mis à la disposition des représentants de toutes les tendances politiques qui respectent les règles de la démocratie".

Au ministère de la justice, de nombreuses personnalités ont pris part à la cérémonie de prise de fonction du nouveau ministre Pierre-Richard Casimir qui remplace Me Jean Renel Sanon. Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince et des coopérants étrangers ont notamment été remarqués dans la salle.

Le ministre sortant a appelé son successeur à implémenter une série d’initiatives qui ont été initiées sous sa direction notamment la construction de tribunaux dans les différentes juridictions du pays.

L'ancien minisre accusé d'avoir eté un outil  au service de l'instrumentalisation de la justice, a demandé aussi à son succeseur  de poursuivre la lutte contre la détention préventive prolongée et de travailler en collaboration avec les différents barreaux d’Haïti et les organisations de droits humains.

Pour sa part, le ministre Pierre-Richard Casimir s’est engagé à travailler à une bonne distribution de la justice tout en respectant l’autonomie du pouvoir judiciaire.

Il a souligné qu’avec lui, c’est comme si Me Sanon entrait à nouveau au ministère de la justice et  a dit se réjouir d’être membre d’un gouvernement de consensus.

M. Casimir a promis qu’il sera le ministre de tous les justiciables et pas seulement celui d’un secteur en particulier et a aussi promis de travailler avec professionnalisme et de collaborer avec l s barreaux d’Haïti et les organisations de droits humains.

En marge de la cérémonie, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince Carlos Hercules  a dit souhaiter que le nouveau ministre Casimir prenne des initiatives en vue de revenir à la légalité quant aux nominations des juges et des parquetiers à travers les 18 juridictions du pays,  faites par son prédécesuers en violation de la loi.

Il s’est montré inquiet du dysfonctionnement du parlement et affirme constater avec émoi la formation d’un nouveau gouvernement en dehors de l’application des principes constitutionnels.

L'Exécutif est en effet accusé pour avoir investi la quasi totalité des postes ministériels, ne laissant que des reliefs aux 3 partis de l'opposition (Fusion, Inite et Ayisyen pou Ayiti) qui ont accepté de faire partie du gouvernement.


Me Carlos Hercules demande nouveau gouvernement et aux sénateurs en fonction de ne poser aucun acte qui viserait à pourvoir les sièges vacants ainsi que ceux contestés à la cour de cassation, le sénat étant amputé de 2/3 de ses membres.

Le Ministère du Commerce et de l’Industrie annonce  l'installation ce mercredi  de M. Hervey DAY, le nouveau inistre du Commerce et de l'Industrie.

Le monde enseignant plus que jamais en ébullition: grève a l`université d`état, grève dans les écoles publiques
 
Port-au-Prince, le 20 janvier 2015 – (AHP) – La cellule de réflexion pour la nouvelle UEH, le corps professoral et le personnel administratif des entités  de l’Université d’Etat d’Haïti  observent depuis  lundi un arrêt de travail pour presser le rectorat d’appliquer  la grille salariale pour les professeurs  adoptée le 7 décembre 2013,  de définir et d’appliquer une nouvelle grille salariale pour le personnel administratif et  de favoriser la représentation  dudit personnel au sein du conseil universitaire.

L’un des membres de la cellule, le  professeur Luné Roc Pierre-Louis qui estime que la grève a bien débuté, a fait savoir qu’elle va se poursuivre jusqu’à lsatisfaction des revendications exprimées.

Un autre membre de la cellule, le professeur Yves Sainsiné rend le rectorat de l’université responsable de la paralysie des activités académiques, affirmant que malgré les démarches entreprises pour empêcher cette situation, aucune réaction rassurante n’a été enregistrée.

Pour sa part, Jean Poincy du rectorat de l'Université  estime  que cette grève n'a pas de sens. Les professeurs cherchent plustôt  à avoir un traitement de professeurs à temps plein, soit entre 80 à 100 mille gourdes


La grève bat aussi  son plein dans les écoles publiques depuis environ une semaine,  a l`appel de la plateforme des syndicats d`enseignants haïtiens. Ce mouvemet risque de se renforcer avec l'entrée en lice de l'UNNOH
 
 
L`Union Nationale des Normaliens Haïtiens menace d`entrer dans le jeu. Un arrêt de travail  général est prévu dans les écoles publiques a partir du 27 janvier, au cas où le ministère de l`éducation nationale n’adopte aucune disposition en faveur de l`amélioration des conditions de travail des enseignants.
 
Aux Gonaïves, des centaines d’élèves d’établissements publics ont manifesté,  lundi, à travers plusieurs rues de la ville en vue d’exiger des autorités du ministère de l’éducation nationale qu'elles donnent suite aux revendications des professeurs qui font la grève pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Les protestataires ont interrompu le fonctionnement de plusieurs écoles privées sur leur passage.

A Jacmel (sud-est), au moins 6 personnes ont été blessés et plusieurs écoles privées ont essuyé des jets de pierre. C’est le bilan d’une manifestation d’écoliers  tenue le même jour à Jacmel.

Des élèves de plusieurs écoles publiques ont gagné les rue pour presser les autorités du ministère de l’éducation nationale de satisfaire les revendications des enseignants qui observent un arrêt de travail  en faveur de meilleures conditions de travail.

Les protestataires disent voulir  maintenir la pression  jusqu’à satisfaction des revendications des  enseignants.

Nouvelles du 19 janvier 2015
Investiture du nouveau cabinet ministeriel:  president et premier ministre s'en félicitent; l'executif accusé d'avoir tout raflé et les partis de l'opposition qui ont signe l'accord du 11 janvier, de se contenter de miettes

Port-au-Prince, le 19 janvier 2015 – (AHP) – Le premier ministre Evans Paul a donné investiture ce lundi au palais national, au nouveau cabinet ministériel composé de 20 ministres dont 3 femmes et 16 secrétaires d’Etat , alors qu'une vague de contestations deferle contre le pouvoir exécutif accusé d'avoir tout râflé, ne laissant que  des miettes aux partis de l'opposition  qui ont accepté de se lancer dans l'aventure dont  Fusion ,Inite et e Ayisyen pou Ayiti

Le premier ministre Paul que des secteurs considèrent come un chef de gouvernement de facto,  a promis une franche et entière collaboration au président Michel Martelly en vue du renforcement de la démocratie. Il a promis de continuer à se mettre au service du pays et de la population notamment des plus faibles, conscient, a-t-il dit, de sa responsabilité de travailler à l’avancement du pays.

Paul a déclaré compter sur la pleine et entière coopération des membres du gouvernement, indiquant  qu’il n’y aura qu’une seule équipe au service de la stabilité et de la paix sociale, en vue d’apaiser l’atmosphère pour l’organisation d’élections libres indispensable au progrès social.

Le premier ministre dit aussi compter sur le savoir-faire des membres du gouvernement formés de citoyens venus, selon lui, d’horizons politiques divers, mais qui vont donner l’exemple du vivre-ensemble et qui vont immédiatement se mettre au travail.

Il s’est engagé à poursuivre les initiatives entreprises par ses prédécesseurs, ajoutant qu’il aura un regard attentif sur  la situation trop souvent précaire des policiers.


Le président Michel Martelly a pour sa part, salué  les différents citoyens qui se sont mis à la disposition du gouvernement. La mise sur pied de ce gouvernement, est selon M. Martelly,  le fruit d’un long processus d’échanges inter-haïtien. 

Le chef de l’Etat dit croire que cette nouvelle équipe gouvernementale aura à assurer la continuité des travaux initiés par les gouvernements précédents.

Il a également dit se  réjouir de la participation de membres de l’opposition dans l’équipe gouvernementale dirigée par Evans Paul, bien que d'autres secteurs de l'oposition qui ont refusé d'intégrer le gouvernement, estiment que les partis Inite, Fusion et Ayisyen pou Ayiti ont pris un trop gros risque pour n'accepter  que des miettes, alors que 3 postes ministériels et des secretaireries d'Etat  auraient été promis au départ à chacune de ces formations.

Au moins  8 ministres de l’équipe qu’a dirigée Laurent Lamothe ont été maintenus dans celle de l’ancien leader de la KID, Evans Paul. C’est le cas notamment de M. Duly Brutus aux affaires étrangères, Stéphanie Balmir Villedrouin au tourisme, Jacques Rousseau aux Travaux publics, Nesmy Manigat à l’éducation nationale et Florence Duperval Guillaume à la santé publique.

D’autres ministres, comme Wilson Laleau et Jean-François Thomas qui étaient respectivement à la tête des ministères du commerce et de l’environnement, se sont vu confier l’économie, pour le premier, et l’agriculture pour le second.

De plus, la plupart des nouveaux venus sont d'anciens cadres  ou des amis du pouvoir Martelly, C'est le cas de  Yves Germain JOSEPH nommé Ministre de  Planification et de la Coopération Externe, mais  qui fut secretaire général du palais national; de  Pierre Richard CASIMIR  Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique  qui a occupé le poste de  ministre des affaires étrangères  dans le même regime.  Il fait l'objet de nombreuses critiques pour non obtenton de décharge.

- de Hervey DAY nommé Ministre du Commerce et de Industrie, au profit de Ayisien pou Ayiti avec la benédiction de l'ancien premier ministre Jean Max Bellerive, mais qui a occupé auparavant le poste de secrétaire d'Etat au  ministère de la  planification dont il n'aurait pas obtenu decharge.


de Rotchild FRANCOIS JR nonmé Ministre de la Communication

-
  du citoyen Carel ALEXANDRE  nommé Secrétaire d’Etat  à Sécurité Publique, mais qui fut chef de la Securité du   palais avant d'êre mis de côté, suite à de graves critiques venant notamment du Reeseau national de defense des droits humains RNDDH

-
de Gabrielle HYACINTHE  nommée Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à l’Action Civique, qui fut Directeur géneral du CEP


du citoyen Fednel MONCHERY nommé Secrétaire d’Etat à la Réforme Agraire, mais  chef d'un parti pro-gouvenmantal.


Très peu d'espaces ont été offerts à des partis consideerés comme importants de l'opposion dont  la Fusion et Inite. La Fusion  s'est rejoui d'avoir obtenu le portefeuille des affaires sociales et de la Condition feminine avec respectivement,  Victor Benoit et Yvrose Morquette, de même  que le poste de secretaire  d'Etat à l’Alphabétisation avec  le citoyen Mozart CLERISSON

La Plateforme de l'ancien président Renee Préval a obtenu le Ministère de l'Intérieur, une moitie de poste, selon les détracteurs, puisque le titulaire   Ariel Henry est considéré comme etant à la fois de Fusion et de Inite.

Et comme pour compliquer la situation de cette plateforme, un de ses dirigeants, l'ancien député Sorel Jacinthe a fait savoir que  l'ancien président René Preval a cautionné l'entrée de Inite dans le gouvernement.

Deferlement des reactions après la formation et l'investiture du nouveau gouvernement: Martelly accusé de n'avoir pas tenu parole; le député Patrick Joseph,    très critique vis-à-vis de son parti INITE pour avoir choisi d’intégrer et de blanchir un gouvernement accusé de corruption

Port-au-Prince, le 19 janvier 2015 – (AHP) – Le Mouvement patriotique de l'opposition démocratique (MOPOD) a indiqué lundi accorder peu d’importance à la mise en place du gouvernement dit de consensus, arguant que  cette nouvelle donne dans la réalité politique est loin de pouvoir contribuer à la reslution de  la grave crise politique qui paralyse le pays.

L’ancienne candidate à la présidence,  Mirlande Manigat dénonce la pléthoricité du cabinet qui coutera beaucoup  à l’Etat, a-t-elle dit.


Mirlande Manigat informe avoir constaté que la plupart des ministres du gouvernement Lamothe ont été reconduits dans celui de M. Evans Paul composé de pas moins de 34 membres, en attendant la nomination des ministres de l’environnement  et des sports.

Faisant remarquer que les ressources du pays sont pour l’instant très limitées, elle s’interroge sur la capacité de l’Etat à entretenir l’ensemble du cabinet ministériel et affirme qu’elle attend de voir à l’œuvre l’équipe d’Evans Paul.

Le sénateur Andrice Riché, a pour sa part, accusé le président Michel Martelly  de n’avoir pas tenu parole, en donnant vendredi investiture au premier ministre Evans Paul, sans avoir consulté comme promis les 10 sénateurs restants.

Le parlementaire fait remarquer que le président Martelly avait publiquement pris l’engagement de toujours consulter
les rescapés du Sénat dans les grandes décisions qui engagent la nation.

Il s’est également montré très critique vis-à-vis de l’Exécutif pour avoir choisi de conserver l’ossature du gouvernement de Laurent Lamothe. Il s’agit, a-t-il dit, d’une forme de mépris des  revendications populaires.

Le sénateur de la Grande-Anse a aussi dénoncé la nomination de l’ancien ministre ds Affaires etrangèrs Pierre-Richard Casimir à la tête de ministère de la justice, alors qu’il n’a pas encore reçu décharge de sa gestion.

Le député Patrick Joseph,  s’est montré pour sa part  très critique vis-à-vis de son parti INITE qui a choisi d’intégrer et de blanchir un gouvernement accusé, a-t-il dit de mauvaise gestion et de coruption.

Il dit attendre que  le président Preval se prononce sur les declarations selon lesquelles il a avalisé l'entrée de de Ariel Henry dans le gouvernement.

Le militant politique   Dieudonne Saincy déplore que l'oposition paticulièrement son ancien parti Inite ait accepté de faire le choix d'un governement de facto. " Ils vont se mordre les doigts, a dit Mr Saincy qui dit egalemnt douter que le president Preval ait approuvee une telle catastrophe.

Quant à Assad Volcy de la plateforme Pitit Dessalines, il est cinglant vis-à-vis des 3 partis: ils se sont avilis pour quelques os lancés à terre, a-t-il dit, faisant savoir  que c'est bien que la décantation se fasse. Il annonce du coup la poursuite de la mobilisation contre le president Martelly
.
D’autres secteurs ont exprimé leurs mécontentements suite à l’annonce de la formation du nouveau gouvernement. C’est le cas du collectif national des leaders d’OP, CONALOP, qui afime ne voir là aucun gouvernement de consensus.

Son coordonnateur Michelin Goudou,  se prononce contre le statu quo et annonce lui aussi la poursuite de la moblisation.

Le Coordonateur de l`Union Normaliens Haïtiens  Josué Merilien se dit scandalisé par la reconduction de plusieurs ministres du gouvernement sortant accusés de mauvaise gestion.

M. Merilien estime qu’il s’agit d’un prix à la corruption et appelle la population à rester vigilante

Le Syndicaliste demande en outre, au gouvernement de revoir à la baisse les prix des produits pétroliers soulignant que les prix ont chuté sur le marche internationale.

Nouveau cabinet ministériel: les avis sont partagés sur le maintien du minustre de l'Education à son poste

Port-au-Prince le 19 janvier 2015 – (AHP) – Les avis sont partagés au sein du secteur syndical d’enseignants suite à la décision de l’Exécutif de maintenir  le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Nesmy Manigat à son poste.

Le coordonnateur de l’UNNOH, Josué Mérilien, croit que la reconduction de M. Manigat va lui donner la possibilité de prouver sa volonté de travailler dans le sens des intérêts des parents, des élèves et des enseignants et il assure qu’aucun chèque en blanc ne lui sera fait.

D’ailleurs, le syndicaliste annonce le maintien de la manifestation prévue le 27 janvier à Port-au-Prince pour forcer les responsables du MENFP à prendre des mesures pour améliorer le fonctionnement du système éducatif.

Pour sa part, la plateforme des syndicats d’enseignants, qui n’avait pas accepté de recevoir l’autobus que le ministère avait mis à sa disposition, contrairement à l’UNNOH, déplore la décision de l’exécutif de garder  l’économiste Nesmy Manigat au poste de ministre de l’éducation nationale. 

La plateforme qui regroupe des organisations telles la FENATEC, le CONEH, l’UNOEH et le GIEL, continue d’exiger le départ de M. Manigat, arguant que ce dernier n’inspire pas confiance au secteur. La preuve, a dit Leonel Pierre du GIEL, est que la grève des enseignants des écoles publiques pour réclamer de meilleures conditions de travail, est à sa deuxième semaine.

De son côté, le secrétaire général de la CNEH, Paul Saint-Preux accuse M. Manigat d’avoir soudoyé des syndicats d’enseignants pour prendre position en sa faveur.

Il assimile à de la  provocation le maintien de M. Manigat au poste de ministre de l’éducation nationale.

Les partisans du  gouvernement decident de passer à l'acion contre leurs adversaires politiques

Port-au-Prince, le 19 janvier 2015 – (AHP)- L'organisaton pro-gouvernementale  dénommée Table de résistance,  annonce l’organisation d’un sit-in devant le ministère de la justice et d’une manifestation à Port-au-Prince, le janvier  en vue de réclamer justice en faveur de ceux qu’elle appelle les victimes du gouvernement Lavalas.

Cossy David porte-parole et Ernst Prévost conseiller de la table de résistance, invitent tout un chacun à prendre part à ses mouvements.

La table dite de resistance avait annoncé la semaine dernière par la voix d'un de ses dirigeants, Rosemond Jean,  qu'elle avait decidé de ne plus manifster pour répondre à l';appel à l'unie lancé par le president Michel Martelly.

Toutefois, toutes les manifstations lancees par  ladite plazteforme  n'ont jamais reusi z rasembler quelque 30 à  40 personnes quant elles ne finissent  pas en pugilat entre organisateurs  et participants pour cause d'argent


L'annonce du mouvement  de la  Table de résistance  intervient en même temps que celles concernant les manifestations de l’opposition, prévue les 20, 22 et 23 janvier à Port-au-Prince, à l’initiative de la table de concertation qui continue d’exiger le départ du président Michel Martelly qu’elle considère comme condition sine qua non à l’organisation d’élections libres et démocratiques dans le pays.

Le porte-parole du MOPOD, Serge Jean-Louis invite les citoyens à prendre part massivement à ces trois nouvelles journées de mobilisation, déplorant une nouvelle fois l’attitude des agents de la PNH lors des manifestations de l’opposition.

Le coordonnateur adjoint du MOPOD, Turneb Delpé, estime qu’aucune élection démocratique ne peut être organisée dans le pays tant que l’ensemble des avenues du pouvoir seront occupées par cet Exécutif.

Il réclame la participation de la table de concertation dans les prises de décisions qui concernent l’avenir du pays.

Le MOPOD condamne par ailleurs  les actes de vandalisme perpétrés samedi dernier lors de la manifestation antigouvernementale convoquee par l’opposition.


Nouvelles du 15 janvier 2015
Les associations de medias et de journalistes haïtiens  dont l'ANMH et l'AMIH ont designé jeudi le journaliste et  professeur d'universités Pierre Manigat Jr, comme leur représentant au prochain conseil électoral provisoire. 9 secteurs  doivent désigner leur representant à ce conseil formé, selon l'esprit de l'article 289 de la constitution, tel que le réclame l'opposition depluis plus de deux ans.


Nouvelles du 15 janvier 2015
Les activites scolaires toujours paralysées dans les lycées de Port-au-Prince et de plusieurs viles de province par une grève d'enseigants pour exiger de meilleures conditions de travail et la nomination de nombreux enseignants qui travaillent sans salaire depuis plusieurs années


Port-au-Prince, le 15 janvier 2015 – (AHP) – Les activités scolaires sont toujours perturbées dans plusieurs lycées de la Capitale dont Pétion et Toussaint ainsi que dans certaines villes de provinces  dont Jacmel (sud-est).
 
Des professeurs observent depuis la reprise des cours en 2015, une grève dans les écoles publiques pour, entre autres, exiger de meilleures conditions de travail et la nomination de nombreux enseignants qui travaillent depuis plusieurs années dans les lycées sans recevoir de salaire du Ministère de l’éducation nationale.
 
Au lycée Toussaint Louverture, certains élèves affirment avoir vu  pour la première fois ce jeudi, quelques enseignants mais les activités n’ont toujours pas réellement repris.
 
Ils déplorent cette situation, soulignant qu’ils sont les premières victimes de cette crise car, à la fin de l’année, la plupart d’entre eux seront appelés à subir des examens officiels.
 
Au Lycée Alexandre Pétion, les activités restent également paralysées par l’arrêt de travail des enseignants. Les lycéens appellent les autorités éducatives à s’entendre avec les professeurs grévistes pour favoriser la reprise normale des cours.
 
A Jacmel, des dizaines d’élèves des lycées Pinchinat et des jeunes filles ont manifesté pour réclamer la présence de professeurs dans les salles de classe.
 
Ils déplorent que  rien n'ait été fait pour éviter  la grève des enseignants qui  paralyse complètement les activitees dans les écoles publiques.
 
Des lycéens se sont dirigés vers des institutions privées pour demander la solidarité des elèves de ces écoles. Des médias locaux onrt rapporté  une altercation devant le collège Nocirelle Lhérisson entre les lycéens et les collégiens. Des jets de pierres auraient été lancés a l'occasion.

Réagissant à cette situation,  des parents ont déploré des dépenses inutiles qui ont ete faites notamment dans l'organisation de deux carnavals annuels,  et dans la réalisation d'un ensemble d'activités bidon dont l'organisation d'un gouvernement  lakay ou à Miami, au lieu d'utiliser les fonds gaspillés  à payer les professeurs.

L'OPL qui se reclame de l'opposition modérée dit prendre acte de la caducité du parlement et de l’échec des tentatives de mise en branle du processus de normalisation institutionnelle: le parti affirme une nouvele fois n'être pas interessé à integrer le ouvernement du premier ministre désigné

Port-au-Prince, le 15 janvier 2015 – (AHP) – L’organisation du peuple en Lutte OPL dit prendre acte de la caducité du parlement et de l’échec des tentatives de mise en branle du processus de normalisation institutionnelle.
 
Son coordonnateur national, Sauveur Pierre-Etienne, estime que cette situation s’apparente à celle que le pays avait connue en janvier 1999 et qui allait déboucher sur les troubles du début des années 2000.
 
M. Etienne a fait savoir  que seule la sagesse politique, l’esprit de dialogue et de modération peuvent créer des conditions favorables à l’organisation d’élections libres, crédibles, transparentes et inclusives et rappelle que ce sont uniquement des élus issus de ces joutes qui pourront avoir la légitimité de négocier le départ des casques bleus du pays
 
Sauveur Pierre-Etienne qui s'est toujours montré très  hostile à l'opposition qui réclame le départ du chef de l'Etat et qu'il taxe d'oposition (Zoblòd), prône l’émergence de nouvelles élites politiques, estimant que la solution à la crise structurelle qui affecte le pays réside dans la modernisation de son système politique, économique et social.
 
Pour sa part, le porte-parole de l’OPL, le sénateur François Annick Joseph, a redit que son organisation,  taxée d'opposition molle, n’a aucune intention d’intégrer le prochain gouvernement en dépit des demandes faites en ce sens par des militants.
 
Le parlementaire fait savoir  que l’OPL veut rester fidèle à sa position de parti de l’opposition même si, a-t-il dit, cela n’implique pas que le parti a un problème avec le premier ministre Evans Paul.

Selon des sources proches du premier ministre designé, malgré le support d'anciens dirigeants, la montagne peine à accoucher, plusieurs personalités connues, touchées, auraient répondu par la négative à l'ofre qui leur a été faite.

Si ce ne sont pas des aspirants qui manquent, ce ne sont pas non plus, ceux que le premier ministre nommé et ses conseillers voudraient avoir  pour essayer de donner un peu de crédibilité à un éventuel gouvernement dejà taxé de " de facto".

Inauguration des nouveaux locaux de l’hôpital Saint-François de Sales  de Port-au-Prince détruit par le tremblement de terre de janvier 2010

Port-au-Prince, le 15 janvier 2015 – (AHP) – C’est ce jeudi 15 janvier 2015, qu’ont été inaugurés les nouveaux locaux de l’hôpital Saint-François de Sales au Centre-ville de Port-au-Prince, 5 ans après avoir été détruit par le tremblement de terre de janvier 2010.
 
L’évêque auxiliaire de Port-au-Prince, Monseigneur Marie Erick Glandas Toussaint qui est également le directeur général de l’HSGS, a indiqué que sa reconstruction a duré 3 ans et couté environ 22,7 millions de dollars US.
 
Les travaux ont été financés notamment par l’archevêché de Port-au-Prince, l’organisation internationale  CRS (Catholic Relief Services), la Catholic Health Association CHA et Fundacion Sur Futuro de la république dominicaine.
 
Mgr Toussaint a indiqué que cet hôpital va contribuer à la réduction du déficit de couverture et améliorer l’accès aux soins de santé de qualité aux plus pauvres et au plus démunis à travers des mécanismes modernes de financement.
 
L’HSFS qui est un centre universitaire moderne, va aussi offrir le même niveau de soin et de service à tout le monde.
 
Pour sa part, la ministre démissionnaire de la santé publique et de la population, le Dr Florence Duperval Guillaume, a  également indiqué que l’hôpital Saint-François de Sales sera disponible pour tout citoyen qui a des besoins en soin et en service, sans clivage, ni distinction, ni exclusion.
 
Rappelant que la constitution haïtienne prône l’existence d’un système de santé solidaire et égalitaire , le Dr Guillaume s’est félicité des efforts qui ont été consentis, selon elle,  ces dernières années pour améliorer l’offre des services de santé dans le pays.
 
"L santé est le bien primordial qui conditionne les autres biens", a-elle encore indiqué.
 
L’hôpital Saint-François de Sales a une capacité de 200 lits, des chambres privées accommodant 42 lits et 5 salles d’opération entre autres.
 
Il peut  faire jusqu’à 6000 consultation en cliniques externes par mois et 2000 interventions chirurgicales par an.
 
Son personnel comprend 25 médecins, 70 infirmières, 90 auxiliaires, 18 techniciens de laboratoires 4 techniciens de laboratoire  et  1 aumônier responsable de soins pastoraux.
 
La cérémonie d’inauguration de ses nouveaux locaux s‘est déroulée notamment en présence du couple présidentiel et des plus hautes autorités de l’église catholique dont le cardinal Chibly Langlois.


Nouvelles du 14 janvier 2015
Le  Core Group, après l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, apporte son soutien au president Michel Martelly, alors que l'opposition convoque une nouvelle serie de manifestations pour coninuer de réclamer son départ


Port-au-Prince, le 14 janvier 2015 – (AHP) – Après l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, c’est autour du « Core Group » d’affirmer son soutien au président Michel Martelly, qui dirige le pays, sans reellement se soucier d'un parlement à 10 nsenateurs.

Entre temps, pour beaucoup de secteurs, ces appuis montrent que le président est en grande difficulté, puisque l'opposition continue d'appeler à manifester pour réclamer son départ.


Le « Core Group » qui comprend la représentante spéciale du secrétaire général des nations unies en Haïti et les ambassadeurs du Brésil, du Canada, d’Espagne, des Etats-Unis, de France, de l’Union européenne et le représentant spécial de l’OEA, affirme déplorer que le parlement soit devenu dysfonctionnel et se dit préoccupé par cette situation.

Dans une note en date du 13 janvier, le Core Group affirme appuyer le président Michel Martelly dans l’exercice de son devoir constitutionnel pour assurer le fonctionnement régulier des institutions et la continuité de l’Etat.
 
Saluant ce qu'il appelle l’accord politique du 11 janvier, le Core Group invite les acteurs  dans l’intérêt supérieur de la nation, à se joindre au consensus et à agir avec responsabilité et mesure. Il demande également à toutes les parties prenantes de continuer les négociations pour former le gouvernement et mettre sur pied le nouveau CEP.

Le sénateur Francisco De La Cruz a estimé  mercredi que le président Michel Martelly serait disposé à compter avec les 10 membres restants du parlement, dans la prise de décisions devant engager la nation.

Le parlementaire s’exprimait au lendemain d’une rencontre au palais national marquée par les premiers couacs avec au moins un sénateur. Steven Benoit avait décidé de quitter de manière prématurée la rencontre après que le chef de l’Etat lui aurait demandé de baisser le ton, vu qu'il n’était pas chez lui.


Le parlementaire avait voulu présenter un exposé pour faire des suggesions sur la façon dont le pays devrait être géré,  après lun exposé du chef de l'Etat.

Le senateur Andrice Riché (OPL)  a affirmé, malgre tout, n'avoir rien vu qui pouvait pousser le senateur Benoit à quitter la rencontre.

Cependant le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, un ancien du groupe des 6, allait suivre son collègue Benoit en signe de solidarité. Il a fait savoir que le chef de l'Etat a tenté de montrer qu'il voulait collaborrer avec les senateurs, mais  qu'il ne s'agissait au fond que d'hypocrisie.

Le sénateur De La Cruz a fait savoir que son parti n’a aucune intention d’intégrer le prochain gouvernement mais n’a pas l’intention d’accepter n’importe quel ministre.

Toutefois, lors de la manifstation de dimanche, des participants ont dénoncé des chefs de partis qui clament haut et fort qu'ils n'ont pas l'intention d'integrer le prochain gouvernement, mais qu'en même temps, ils essaient d'imposer des personnalites comme ministres et directeurs generaux.

Des sources proches de l'Exécutif on fait savoir mecredi que plusieurs anciens ministres, anciens premiers ministres et ancien  président participent actuellement à la formation du gouvernement de fait qui devrait être investi sans l'aval du parlement ajourd'hui dysfonctionnel

La table de concertation de l’opposition annonce des manifstations pendant tout le week end pour continuer de réclamer le départ du président Martelly

Port-au-Prince, le 14 janvier 2015 – (AHP) – La table de concertation de l’opposition annonce pour ce vendredi, le lancement de la 2e étape de la dernière phase de l’opération baptisée « Burkina Faso ».

Des manifestations devraient être organisées à Port-au-Prince et dans des villes de province, pendant tout le week end, vendredi, samedi et dimanche, a indiqué le responsable du MONOP André Fadot, membre de la table de concertation.


Il informe que les manifestants  observeront une pause le lundi 19 janvier avant de recommencer à battre le pavé à partir du mardi 20 janvier.

L’objectif, rappelle-t-il, est de forcer le chef de l’Etat à quitter le pouvoir.


Pour sa part, le coordonnateur de l’OTAN, Assad Volcy dresse un bilan positif de la première étape de l’ultime phase de l’opération Burkina Faso. Une étape qui aura permis à l’opposition de faire échec au plan qui visait à proroger le mandat des parlementaires qui a expiré le 12 janvier dernier et à identifier ce qu’il appelle, les complices du président Michel Martelly dans ses tentatives d’instaurer une dictature dans le pays.

Le porte-parole du MOPOD, Serge Jean-Louis, a banalisé pour sa part, les informations selon lesquelles le coordonnateur du groupe, Jean-André Victor pourrait intégrer le "prochain gouvernement de facto".

Nous allons rester cohérents et nous n’allons pas intégrer un gouvernement crée à l’initiative du président Michel Martelly dont nous continuons de réclamer la démission a dit M. Jean-Louis.

Un activiste du gouvernement, Rosemond Jean a annoncé mercredi que l'organisation qu'il a recemment mise sur pied pour contrer la table de Concertation, avait renoncé à manifester pour  faire suite, a-t-il dit, à l'appel à l'unité lancé par le  chef de l'Etat. Cependant, pour beaucoup de gens, ce ne serait pas la véritable raison de ce revirement.  En effet, toutes les manifestations lancées M. Jean n'auraient jamais réuni plus d'une quarantaine de personnes.

Port-au-Prince, le 14 janvier 2015 – (AHP) – Le porte-parole adjoint de la police nationale d’Haïti, Garry Desrosiers, a indiqué mercredi que les forces de l’ordre ont repris le contrôle de la situation dans la localité de « Baryè Batan », un quartier de la 2e section communale de Milot.

Cette commune du département du Nord, fief du désormais ex-sénateur de l’opposition Moïse Jean-Charles, a été le théâtre de d'affrontements entre des agents de la PNH et un groupe d’individus armés en début de semaine. L’ancien parlementaire dénonçait mardi, des persécutions contre ses partisans.

L’inspecteur Garry Desrosiers a, lui indiqué que plusieurs arrestations ont été effectuées et parmi les individus appréhendés, il y en avait qui étaient armés et au moins l’un d’entre eux a été blessé et se trouve actuellement sous le contrôle des forces de l’ordre, a-t-il indiqué.
Garry Desrosiers a aussi précisé que des dispositions ont été prises pour renforcer la présence policière au niveau de cette commune.
Pour ce qui est du policier qui a abattu mardi à Carrefour, une jeune femme du nom de Cathia Joseph, Garry Desrosiers a indiqué qu’il a été placé en isolement à Crois-des-Bouquets.

L’agent en question aurait indiqué avoir malencontreusement touché la jeune femme en voulant sortir son pistolet de son étui, indiquant que le conducteur de la moto sur laquelle elle se trouvait, aurait refusé d’obéir aux policiers qui lui intimaient l’ordre de s’arrêter lors d’un contrôle d’identité. Une enquête est en cours, s-t-il dit.

 
Garry Desrosiers a également tenté d’expliquer l’absence des représentants du haut commandement de la PNH lors des funérailles de l’ancienne directrice de l’institution, Joceline Pierre célébrées, samedi devant une assistance composée d’une poignée de membres de sa famille et de quelques amis.

Il assure que le directeur de la police nationale, Godson Orélus avait prévu d’assister à ces funérailles mais n’avait pas été informé de la date exacte à laquelle elles devraient avoir lieu. L’inspecteur Desrosiers qui n'a pas dit si le chef de la police avait chercher à s'informer,  a présenté au nom du patron de la police nationale, ses condoléances à la famille et aux proches de la première et unique femme à avoir jusqu’ici dirigé la police nationale.

Il a aussi indiqué que l’enquête est toujours en cours pour faire la lumière sur les causes de son décès. L’ex-directrice générale de la PNH et également ancienne doyenne du tribunal civil de Port-au-Prince avait été retrouvée morte le 21 décembre dernier à son domicile à Vivy Mitchel avec des traces sur le corps.
 
En fait de bilan,  les force de l’ordre informent avoir confisqué du 15 décembre à nos jours , 3 armes à feu, 22 cartouches, 2 véhicules, 25 kilogrammes de marijuana et 1.8 kilogramme de cocaïne.
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Garry Desrosiers a également fait savoir  que 30 arrestations pour enlèvement, trafic illicite de stupéfiants, viols sur mineurs, menaces et tentatives d’assassinats ont été enregistrées au cours de cette période.

Il informe que deux inspecteurs de la police nationale ont également été interpelés pour leur implication présumée dans des meurtres et des vols à mains armées.
 

L’AMIH ET LA FORMATION DU PROCHAIN CONSEIL ELECTORAL
 
Note de Presse
 
L'Association des Médias Indépendants d'Haïti (AMIH) se prépare activement au choix du représentant de la presse au prochain conseil électoral provisoire (CEP).
 
L'Association des Médias Indépendants d'Haïti (AMIH)  dénonce et rejette  la tentative unilatérale  et arbitraire de confier   à une seule association de Médias le pouvoir de choisir le ou la représentant (e) de la presse au prochain Conseil électoral  provisoire qui sera bientôt formé.
 
L'Association des Médias Indépendants d'Haïti  tient à rappeler qu'il existe en dehors de cette association à laquelle des gens tentent d’accorder le monopole de ce choix, d'autres associations de médias et de journalistes à Port-au-Prince et en province qui peuvent  valablement contribuer  à la désignation du représentant de la  presse au CEP.
 
L'AMIH  rappelle également que différents secteurs de la société  ne se sont pas élevés contre la formation jugée partisane du conseil électoral démissionnaire pour assister à la reproduction du même scénario.
 
L'Association des Médias Indépendants d'Haïti (AMIH) tient à souligner que ce procédé anti-démocratique est de nature à faire douter de la sincérité de ceux et celles qui veulent imposer leur choix dans le cadre de la représentation de la presse au CEP, ainsi que de la probité du prochain organisme électoral à organiser des élections véritablement libres, honnêtes et démocratiques comme le réclame notre pays.
 
L'AMIH informe qu'elle se prépare activement, aux côtés d'autres associations de presse de la capitale et dans le reste du pays, au choix d'une personnalité crédible  pour représenter la presse au prochain organisme électoral.
 
 
Georges Venel Remarais                                                                                         Guy Jean                                     
Président de l'AMIH                                                                                             Vice-président
 
 
 
11 janvier 2015


Nouvelles du 12 janvier 2015

5e anniversaire du tremblement de terre dévastateur de janvier 2010: Le president Martelly lance un nouvel appel à l’unité, du site des fosses communes   Saint-Christophe: La Coordonnatrice du Comité Exécutif de l’Organisation Politique Fanmi Lavalas Maryse Narcisse dépose une gerbe de fleurs au cimetière de la commune de Tabarre. Plus de 21 mille familles vivent toujours dans des conditions difficiles dans des camps d’hébergement


Port-au-Prince, le 12 janvier 2015  (AHP)- Haïti a commémoré ce lundi, le 5e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010 qui a fait plus de 300.000 morts. Plusieurs activités ont été organisées pour marquer cette date.


 Une cérémonie œcuménique  a été organisée sur le site de Saint Christophe (sortie nord de la capitale) où le président Michel Martelly a déposé une gerbe de fleurs  et  où des milliers de cadavres ont été inhumés dans des fosses communes.


Revenant sur l’élan de solidarité qui avait prévalu après le séisme du 12 janvier 2010, quand chaque vie  sauvée représentait une victoire, le président Michel Martelly au coeur d'une grave crise politique, a indiqué que le moment est venu de se demander si on est prêts à faire face à une nouvelle catastrophe si le pays devait en être de nouveau  frappé.

Le chef de l’Etat en a profité pour lancer un nouvel appel à l’unité et demander à tous ceux qui aspirent au  changement, de travailler dans le sens de ce changement, appelant à l'arrêt des manifestations à répétition qui empêchent  le u pays d’avancer, a-t-il dit.

Le président Martelly a réitéré sa volonté de continuer à œuvrer pour garantir un climat stable dans le pays, assurant qu’il continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour parvenir à la résolution de la crise.

Il estime qu’on aurait pu faire mieux si l’énergie déployée ces 4 dernières années dans des manifestations était utilisée dans le sens du progrès.

Toutefois, l'oposition l'accuse ainsi que l'ancien premier ministre Laurent lamothe d'avoir conduit le pays là où il est aujourd'hui.

En marge des cérémonies, le président Martelly a voulu assurer  qu’il n’avait aucune intention de diriger le pays par décret si ce n’est que pour l’organisation des prochaines élections.

Le chef de l’Etat a donné la garantie qu’il n’a pas prévu de réaliser des projets d’envergure qui pourraient nécessiter l’adoption d’un décret en 2015.

Nous avons un millier de projets sur la table et parmi eux quelques centaines seront réalisées, cette année, a dit Michel Martelly.
Pour marquer le 5e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010, une exposition a été organisé ce lundi à la bibliothèque nationale autour du thème : « La Renaissance ». Une initiative du bureau de la ministre déléguée chargée de lutter contre la pauvreté extrême.

La Coordonnatrice du Comité Exécutif de l’Organisation Politique Fanmi Lavalas Maryse Narcisse a déposé ce lundi une gerbe de fleurs au cimetière de la commune de Tabarre en mémoire des victimes.

Le Dr. Maryse Narcisse a déploré les mauvaises conditions de vie des sans-abris du tremblement de terre, 5 ans après, estimant que ces derniers vivent dans des conditions infra-humaines

Elle a assuré que Fanmi Lavalas se prépare à  accéder au pouvoir en 2016 pour continuer de travailler à améliorer la situation socio-économique de la population.

Des artistes issus de 12 quartiers populaires ont exposé leurs œuvres traduisant leur vision de la reconstruction du pays 5 ans après la catastrophe du 12 janvier.

Des dizaines de jeunes écoliers et universitaires ont  assisté à l’exposition. Ils estiment que des leçons ont été apprises de la catastrophe et ont dit croire t en la reconstruction du pays.

Déjà samedi, le cardinal Chibly Langlois a participé à Rome à une conférence sur Haïti à l’initiative du pape François. Rentré ce lundi au pays, le chef de l’église catholique haïtienne  a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une conférence pour  faire à des promesses d’aide.
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L’objectif, a-t-il dit, était de donner des orientations en ce qui concerne les initiatives qui seront entreprises pour consolider les institutions de l’église, 5 ans après le tremblement de terre.

De ce point de vue, le bilan de la conférence est positif, a dit Chibly Langlois qui dit croire que les fidèles catholiques pourront beaucoup bénéficier de cette conférence.

Le cardinal Chibly Langlois a aussi salué les avancées réalisées, selon lui, dans le sens du dénouement de  la crise et appelle les acteurs à continuer sur la même lancée  pour écarter du pays le spectre de la catastrophe.

Il faut prioriser les intérêts du pays et travailler toujours au bien-être de la population, a souligné le cardinal Chibly Langlois.
5 ans après le tremblement de terre de janvier 2010, plus de 21 mille familles vivent toujours dans des conditions difficiles, dans des camps d’hébergement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Dans ces camps, abandonnés par les organisations internationales et délaissés par les autorités locales, vivre devient un calvaire quotidien. Les sinistrés du 12 janvier font face à toute sorte de problèmes d’ordre sanitaire et sécuritaire entre autres.

Pour beaucoup de secteurs, la reconstruction d'Haïti est encore à commencer malgré les 7 milliards décaissés par la communauté internationale, et gérés par  l'ancien président americain Bill Clinton et le premier ministre Jean Max bellerive, dans le cadre de la CIRH.

A part des bâtiments publics en construction, et quelques centaines de maisons construites, le pays - particulièrement les viles dévastées-offre globalement le même visage que celui du lendemain du 12 janvier 2040.

Le rêve d'un pays offrant un nouveau visage malgré les nombreuses pertes en vies humaines, ne deviendra pas réalité, se desespère-t-on..

L'opposition dresse un bilan positif de ses 3 dernièrs manifestations et annonce un nouveau calendrier de manifstations: le responsable de l'OTAN pointe du doigt les parlementaires PSP et ceux de l'OPL absents lors de la séance en aassemblée nationale de dimanche avortée, faute de  quorum

Port-au-Prince, le 12 janvier 2015 – (AHP) - Au moins 3 personnes ont été blessées par des balles en  caoutchouc lors des trois dernières manifestions organisées par la table de concertation de l` opposition à Port au Prince les 8,10 et 11 janvier , c’est le bilan communiqué ce lundi par l` un des membres de la commission de  mobilisation du MOPOD, Serges Jean Louis.

L` ex député Serges Jean Louis qui qualifie de réussite les trois dernières manifestations en terme de participation populaire, continue d'appeler les citoyens mecontents de la gouvernance de l'équipe au pouvoir à rejoindre le mouvement de mobilisation de l'opposition. Il a critique cependant des agents du Cimo,  qu’il accuse d’avoir violemment réprimé des citoyens qui  manifestaient pacifiquement, oubliant leur devoir de proteger et servir.

Serges Jean Louis indique que la table de concertation de l`opposition planche sur un nouveau calendrier de mobilisation qui devrait être  communiqué avant la fin de cette semaine, a-t-il dit.
 
Le coordonnateur de l`organisation Tèt Ansanm (OTAN), Assad Volcy dénonce certains parlementaires qu’il accuse de s’être associés à une certaine frange de la communauté internationale  dans l'objectif  de laisser le champ libre au président Martelly  pour diriger le pays par décret.

Il soutient que le dysfonctionnement du parlementa toujours éte  un projet de l'Exécutif.
 
Assad Volcy se questionne sur le comportement de certains sénateurs et deputés proches du pouvoir et ceux de l` organisation du peuple en lutte (OPL)   qui ne se sont pas présentés dimanche au parlement, alors qu’une séance en assemblée nationale qui devait avoir lieu, pour  soi-disant éviter un vide institutuionnel,   a avorté,  faute de quorum, en présence de diplomates étrangers.


"Impossible de comprendre l'OPL qui joue toujours  au parti d'oposition, pendant qu'elle appelle à trouver une entente avec le pouvoir, alors que ses parlementaires  étaient tous absents lors de l'assemblée nationale convoquée dimanche",  a lancé  M. Assad, pointant particulièrement du doigt le vice-president du Senat, Andrice Riché (OPL), toujours prêt, a-t-il dit, à faire du tapage.

Cette attitude, selon lui, a été motivée par des promesses d'argent et  de postes ministériels. Aussi appelle-t-il lui aussi, à la poursuite de la mobilisations pour faire échec au plan du président Michel Martelly qui viserait, selon lui, à diriger le pays par décret.

Assad Volcy a banalisé par ailleurs l`accord signé le 11 janvier à Kinam Hotel, entre l'Exécutif et 4 partis de l'opposition et plaide en faveur de la poursuite de la mobilisation contre le pouvoir en place
                 
                                                                                                           
Echec de l'ultime séance  en assemblée nationale espérée pour ce lundi en dépit de  la fin du mandat d'un 2eme tiers du Sénat et  des députés

 
Port-au-Prince, le 12 janvier 2015 – (AHP) -La nouvelle séance en assemblée nationale  prévue ce lundi 12 janvier n`a pas eu lieu. Le mandat des députés et du deuxième tiers du sénat a bel et bien  pris fin, le parlement est désormais dysfonctionnel.

On est quasiment a l'heure de la très redoutée gouvernance par décret.

«Je n’ai guère l’intention de diriger le pays par décret » a pourtant déclaré le président Martelly en marge de la cérémonie de commémoration du cinquième anniversaire de séisme du 12 janvier 2010 organisée ce lundi à Saint Christophe.

Michel Martelly a fait savoir que sa plus grande priorité est d’organiser les élections et rétablir un climat de stabilité et de paix qui sont, selon lui, des conditions sine qua non pour la création d’emplois et le développement, indiquant qu’il en avait fait la promesse lors de sa campagne électorale.

Le président Martelly appelle les membres de l’opposition à mettre un terme à la série de  manifestations antigouvernementale pour collaborer à la reconstruction du pays.

Alors, que dans l'opposition , on estime que tout eventuel gouvernement qui pourrait être installé sans l'aval du parlement, ne serait qu'un gouvernement de facto.

 
Haïti/Séisme: Cinq ans après, les résidents (es) de Canaan se plaignent du laxisme des autorités haïtiennes à intervenir dans la zone, selon le GARRR
             
 
A l’initiative du GARR et de la plateforme d’organisations Canaan Uni pour le Développement (CUD), une journée de réflexion a été organisée à Canaan, le vendredi 9 janvier 2015, pour commémorer le 5ème anniversaire du séisme du 12 janvier 2010. «An n mobilize pou n fòse Leta ayisyen amelyore kondisyon lojman nan peyi a, Mobilisons-nous pour contraindre l’Etat haïtien à améliorer les conditions de logement en Haïti.», c’est autour de ce thème que se sont réunis plusieurs dizaines de déplacés-es pour réfléchir sur les mauvaises conditions de vie auxquelles font face les résidents-es de Canaan.
 
Cinq ans (5) après la catastrophe ayant fait environ 300 000 morts, endommagé 250 000 maisons et occasionné 1,5 millions de sans abris, ces personnes déplacées qui sont plusieurs milliers et occupant cet espace dénommé ‘’Canaan’’, se sont montrées confiantes dans la lutte contre la marginalisation dont elles déclarent être victimes.

Intervenant en la circonstance, le Coordonnateur du CUD, Marceno Métellus s’est montré préoccupé des choses négatives qui se disent dans les médias au sujet des familles qui occupent l’espace de Canaan au lendemain du passage du séisme.

« Nous condamnons énergiquement cette mise à l’index dont est victime la population de Canaan qui est souvent traitée comme des bandits par des gens malintentionnés. Nous voulons leur dire que nous sommes des citoyens-es honnêtes et paisibles qui avons occupé cet espace suite à la déclaration d’utilité publique de la zone. Nous n’acceptons pas que nous soyons traités de parias. », a-t-il martelé.

M. Métellus a dit regretter que cinq ans après le cataclysme, les autorités haïtiennes ne se donnent pas la peine d’accompagner la population afin qu’elle puisse vivre dans la dignité humaine.

« Les autorités haïtiennes ne font que cautionner la perception négative que beaucoup de gens ont de la population de Canaan. L’absence des services de base est un exemple concret.», a-t-il déclaré.
 
Le représentant des déplacés-es de Canaan en a profité pour dénoncer le comportement d’un groupe de personnes se réclamant proches du pouvoir en place qui tentent de temps à autre d’expulser les occupants-es du village.
 
Il a cité en exemple l’opération de démolition de maisons survenue au Village  Grâce de Dieu, le 5 novembre 2014. Cette opération était conduite par des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) accompagnés d’hommes de main.
 
La Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR, Géralda Sainville qui animait une séance de réflexion en cette occasion, a invité les occupants-es de ce méga village à se mobiliser pour contraindre les autorités haïtiennes à prendre une position officielle sur l’avenir de cette zone complètement délaissée. Elle a mis l’accent sur l’obligation de l’Etat haïtien de respecter et protéger le droit au logement garanti par les instruments internationaux ratifiés par Haïti. De plus il est reconnu par la Législation haïtienne.
 
«Le Droit au logement est reconnu par la Constitution haïtienne du 29 mars 1987 en son article 22. Vous devez vous organiser en vue de la pleine jouissance de ce droit.», a-t-elle souligné.
 
Cette journée à laquelle ont participé des représentants-es d’organisations nationale et internationale œuvrant dans la thématique du Droit au logement, a été l’occasion pour les résidents-es de Canaan de travailler sur un cahier de charges qui devrait être soumis aux autorités haïtiennes dans les prochains jours. Au nombre des recommandations figurent la mise en place d’infrastructures de base, l’aménagement de l’espace et le recensement des familles.
 
Aux termes de la journée, un groupe de femmes déplacées résidant à Canaan ont présenté une prestation culturelle traitant des mauvaises conditions de vie auxquelles sont confrontés les occupants-es de la zone.

Nouvelles du 8 janvier 2015

Crise politique: l'avenir du premier ministre désigné Evans Paul toujours hypothétique: les partis politiques de l'opposition auraient refusé d'endosser sa nomination et l'auraient clairement fait savoir au chef de l'Etat

Port-au-Prince, le 8 janvier 2015- (AHP) – Rien n'est encore joué dans le dossier Evans Paul, premier ministre designé ulilatéralement, selon l'opposition, par le président Michel Martelly.

Divers secteurs exerceraient  des pressions de toutes formes, au parlement et ailleurs, en faveur et contre  M.Paul qui circulent aujourd'hui sous haute sécurité, bénéficiant d'une partie importante du back-up de  l'ancien premier ministre forcé à la démission, Laurent Salvador Lamothe

Selon des informations proches des discussions engagées entre le président Michel Martelly et  les partis politiques de l'opposition, ces derniers ne seraient pas prêts à endosser  la nomination de  l'ancien secrétaire géneral de la Convention Unité Democratique (KID) et l'auraient  clairement fait savoir au chef de l'Etat.

Ils se prépareraient même à parapher une déclaration en ce sens, selon les mêmes sources.

Selon le président du bloc des parlementaires pour le renforcement institutionnel PRI, Sadrack Dieudonné, le président Michel Martelly a mis la charrue avant les bœufs en nommant au poste de premier ministre, l’ancien leader de la KID (qui aurait, selon des sources, manifesté à deux reprises,  le désir de se retirer de la course,  en raison de la forte oppositionà laquelle il ferait face)

La nomination du successeur de Laurent Lamothe à la primature devrait découler d’un consensus, a dit l’élu des Gonaïves qui estime que la démission de Me Anel Alexis Joseph n’est pas à mettre à l’actif du président Martelly.
 
Pour Sadrack Dieudonné (opposition), le chef de l'Etat ne fait que tergiverser depuis des mois . C'est seulememnt maintenant que les négociations à proprement parler  commencent, a-t-il dit.

Toutefois, des parlementaires pro-gouvenementaux ont accueilli favorablement jeudi la démission du président du CSPJ, Anel Alexis Joseph.

Le sénateur Mélius Hyppolite qui croit que cette nouvelle donne est susceptible de contribuer au dégel de la situation, se dit prêt à participer à la séance au cours de laquelle, le premier ministre choisi Evans Paul présentera sa politique générale au grand corps.

Le parlementaire estime que le choix de l’ancien dirigeant de la KID  est l’un des meilleurs dans le contexte actuel et si M. Paul fournit des réponses satisfaisantes lors de la présentation de son enoncé de politique générale, Mélius Hyppolite se dit t prêt à lui donner feu vert.

Pour sa part, le vice-président du Sénat Andrice Riché qui s'en est pris une nouvelle fois aux sénateurs du groupe des 6, les invite  tout de même à voter les amendements à la loi électorale, estimant que chacun des protagonistes doit être prêt à lâcher du lest.

Après la démission de Me Anel Alexis Joseph, l’élu de la Grande-Anse dit maintenant attendre le vote des amendements et la formation d'un CEP, suivant l’esprit de l’article 289 de la constitution.

Il encourage ses pairs à se tenir prêts à travailler durant tout le week end, si nécessaire, pour sortir le pays de l’impasse.  Andrice Riché soutient que si Anel Alexis Joseph a pris du temps pour démisionner, c'est parce qu'il attendait le versement d'une pitance (kraze Aran).

Des déclarations rejetées par le porte-parole de la présidence, Lucien Jurat, qui dément que M. AJoseph ait démissionné en échange  de promesse d’argent.

Le porte-parole a plutôt réaffirmé la volonté du chef de l’Etat de faire tout ce qui est en son pouvoir pour parvenir à une solution à la crise politique et dit compter sur la bonne volonté des autres acteurs.

Cependant, une source diplomatique a indiqué jeudi à l'AHP, sous couvert d'anonymat, que la  sagesse devrait guider au chef de l'Etat  le choix d'un premier ministre  susceptible de faire  le plus large consensus possible, alors qu'une course contre la montre est engagée à 4 jours de l'échéance du 12 janvier qui marque  la fin du mandat  d'un 2ème tiers du Sénat et de l'ensemble des députés.

Et ce diplomate de questionner: le president peut-il driger par decret au moment où partout à travers le monde,  les  pays ayant la démocratie pour boussole  oeuvrent a renforcer leurs institutions.  Et le premier  ministre  designé  acceptera-t-il  d'être  un dirigeant de facto, lui dont on rapporte  qu'il s'est toujours presenté comme un grand défenseur de l'Etat de droit.


Milliers de manifestants dans les rues de Port-au-Prince ce jeudi dans le cadre de la de la dernière phase de l'opération Burkina-Faso: les manifstants s'estiment tout près du but


Port-au-Prince, le 8 janvier 2015  (AHP) – C’est ce jeudi 8 janvier qu’a été lancée, comme annoncé, la dernière phase de l’opération Burkina Faso qui vise à contraindre le président Michel Martelly à la démission.

Des miliers  de manifestants ont ainsi gagné les rues de la capitale à l’appel de plusieurs organisations politiques et populaires de l’opposition., se déclarant persuadés que le chef de l'Etat ne pourra pas résister à la pression.

La manifestation a  démarré, comme à l’accoutumée, devant les vestiges de l’ancienne église Saint-Jean Bosco à La Saline.

Après avoir traversé plusieurs  quartier populaires dont le  Bel-air, les manifestants ont fait escale devant le siège du parlement au bicentenaire où ils on critiqué les parlementaires qui flirtent, selon eux,  avec le president Michel Martelly pour des privilèges et  pour obtenir la  prorogation de leur mandat qui, en principe, prend fin ce lundi 12 janvier.

Tout au long du parcours, ils ont lancé des slogans hostiles au chef de l’Etat accusé entre autres de dilapidation des fonds du trésor public et de se construire des villas et des hotels de plage pour ds millions de dollars , alors que la population croupit dans la misère et que des  milliers de personnes ne sont toujours pas relogées 5 ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 .

Déroulée sans incidents  sous escorte policière, la manifestation a pris fin non loin de la faculté d’ethnologie au Champ-de-Mars tout près du palais présidentiel.

Assad Volcy de l’OTAN et André Fadot du MONOP se sont félicités de la réussite de la première journée de la dernière phase de l’opération Burkina Faso, estimant que le mouvement de l’opposition s'est renforcée et que la bataille pour forcer Martelly au depart est à sa phase terminale.

Ils appellent les citoyens à participer massivement aux deux autres manifestations annoncées à Port-au-Prince, les samedi 9 et dimanche 11 janvier.

Parallèlement, la communauté internaionale presse les protagonistes de trouver une solution avant la fin de la semaine. Le Core Group salue les avancées déjà faites dans le cadre des discussions engagées entre le chef de l'Etat, des sénateurs et des partis politiques.

 Le gouvernement américain fait lui aussi part de son optimisme. Il se dit encouragé par les négociations en cours entre les acteurs politiques haïtiens qui cherchent une solution à la crise dans la perspective de l’organisation d’élections inclusives, crédibles et transparentes avec la participation de l’ensemble des partis politiques.

Exhortant toutes les parties à s’asseoir pour trouver une solution haïtienne à la crise, le gouvernement américain informe avoir mis en place un programme solide pour appuyer le déroulement des élections et la participation de l’électorat haïtien.

Dans une note de presse de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince en date du 8 janvier, il est précisé qu’en attendant l’approbation du congrès des Etats-Unis, le gouvernement américain est prêt à supporter les mesures additionnelles  afin que les partis politiques puissent pleinement participer dans le processus électoral.

Toutefois, pour de nombreux secteurs locaux, aucune solution ne sera trouvée avant l'écheance du 12 janvier. Et toute tentative du président de diriger par decret ne fera quexacerber la crise et rendre le pays encore plus ingouvernable.

Si certains secteurs pro-gouvernementaux accusent le groupe des six sénateurs d'intransigeance, d'autres secteurs accusent le chef de l'Etat et ses conseilers d'avoir sciemment conduit le pays dans cette impasse pour avoir refusé pendant des mois de donner suite à une série de revendications,  qu'il accepte aujourd'hui. Et de citer notamment, l'exigence de la formation d'un conseil électoral selon l'esprit de l'article 289 de la constitution.

Mobilisation à l'initiative de l'organisation CANAAN pour attirer l’attention des autorités haïtiennes sur les conditions infrahumaines de logement dans ce bidonville: l’ingénieur-géologue Claude Preptit insiste sur la nécessité de former les populations des zones à risque, sur les comportements à adopter en cas de tremblement de terre

Port-au-Prince, le 8 janvier 2015  (AHP) – Pour marquer le 5e anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010, l’association Canaan Uni projette d’organiser une série d’activités autour du thème : « Mobilisons-nous pour forcer l’Etat à changer les conditions de logement dans le pays ».

Des activités qui seront réalisées notamment dans le but d’attirer l’attention des autorités haïtiennes sur les conditions de logement à Canaan  ( sortie nord de la capitale) et élaborer un cahier de charges qui prend en compte les besoins des habitants de la zone.

Le porte-parole de l’organisation Alex Bélony, dénonce les conditions infra-humaines dans lesquelles évoluent les habitants de Canaan et dénonce le mépris des autorités haïtiennes face au sort des victimes du 12 janvier réfugiées dans ce bidonville privé de tout.

Pour sa part, l’ingénieur-géologue Claude Preptit estime que les professionnels haïtiens de la construction ont beaucoup appris du tremblement de terre de janvier 2010 et appliquent, pour la plupart, les règles de construction parasismique.

Il a plaidee en faveur de la généralisation de ces normes dans le but de réduire la vulnérabilité du pays par rapport aux catastrophes naturelles, notamment les tremblements de terre.

A quelques jours de la commémoration du 5e anniversaire du séisme, l’ingénieur Preptit insiste sur la nécessité de former les populations des zones à risques, sur les comportements à adopter en cas de tremblement de terre.

Pour Claude Preptit, l’éducation et la sensibilisation leur permettront de développer des réflexes qui leur seront utiles au moment opportun.

IIe Conférence internationale à Port-au-Prince  sur la conception parasismique des structures, une initiative l'UCLBP) en partenariat avec le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications, la Faculté des Sciences de UEH et le CNIAH

Port-au-Prince, le 8 janvier 2015.- L’Unité de Construction de Logements et de Bâtiments Publics (UCLBP) en partenariat avec le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications, la Faculté des Sciences de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et le Collège National des Ingénieurs et Architectes Haïtiens (CNIAH) organise la IIe Conférence internationale sur la conception parasismique des structures (CICPS 2015), les 9 et 10 janvier 2015, à l’hôtel Montana.
 
Au cours de ces deux (2) journées de conférence, des experts internationaux, américains et français, accompagnés d’experts haïtiens interviendront, entre autres, sur l’évaluation de l’aléa sismique et micro zonage pour la conception structurelle, le système de prévention des risques sismiques : le cas de la Martinique, les méthodes de renforcement des bâtiments à la Martinique et les aspects quantitatifs de la réponse sismique des bâtiments avec des étages faibles.

Le Code National du Bâtiment d’Haïti (CNBH) sera également présenté aux participants ainsi que  les mécanismes et mesures de réduction des risques mises en place  cinq (5) ans après le séisme.

 
Cet évènement international a reçu le support financier de l’Ambassade de Taiwan en Haïti

L'association des  Médias Indépendants d'Haïti condamne l'attaque meurtrière   contre le siège à Paris du Journal Charlie Hebdo
         
L'association des  Médias Indépendants d'Haïti (AMIH) exprime sa profonde consternation suite  à l'attentat inommable perpétré ce mercredi 7 janvier contre le siège à Paris du journal Charlie Hebdo, qui a fait une douzaine de morts et des blessés

L'AMIH condamne cet acte d'une grande  barbarie qui jette le deuil au sein de la corporation des journalistes français et dans les familles des victimes, et l'intolérance de ceux qui croient que  la violence est le meilleur moyen d'imposer leur idéologie.
     
L'association des  Médias Indépendants d'Haïti considère l'attentat meurtrier contre le Journal Satirique  Charlie Hebdo comme  une tentative  aveugle de brimer les libertés de la  presse et d'expression et de faire peur à ceux qui ont des idées contraires.  Mais l'AMIH croit fermement que l'attachement à la défense de  ces valeurs est bien  plus fort que toutes formes de violence et de haine.

L'association des  Médias Indépendants d'Haïti présente sa solidarité et ses profondes sympathies à la grande famille des journalistes francais et aux familles des victimes.


Venel Remarais
Président de l'Association des Médias Indépendants d'Haïti
  
 
Port-au-Prince, le 7 janvier 2014

Nouvelles du 6 janvier 2015
Crise politique: Plus les rencontres se multiplient, plus on s'enfonce dans la crise: le président Martelly prévoit une nouvelle rencontre avec les partis politiques 

Port-au-Prince, le 6 janvier 2015 – (AHP) – Alors que des rumeurs de toutes sortes circulent autour de l'avenir immédiat du pays et que le président Michel Martelly est soumis à de nombreuses pressions de la part de l'opposition et de la  communauté internationale,  une rencontre est annoncée pour ce mercredi entre le chef de l'Etat et des partis politiques, en vue de discuter de mesures susceptibles  d'apaiser la situation socio-politique.

En effet, la nomination jugée unilatérale du premier ministre Evans Paul et la signature de l'accord tripartite du 29 décembre dans le but affirmé de juguler la crise pré-électorale, n'ont fait qau contraire que renforcer la crise, certains estimant que le président a sciemment évité le consensus pour envenimer la situation.

 
Parallèlement, à l'issue une conférence des présidents de commission realisée ce mardi, au lendemain de l'avortement d'une séance en assemblée nationale, une commission sénatoriale de 5 membres a été formée pour rencontrer  le chef de l’Etat suite au malaise créé par la nomination non consensuelle de M. Paul et la signature de l'accord du 29 décembre, avant de passer à toute autre étape.

Toutefois, le groupe des 6 sénateurs de l'opposition qui n'a pas pris part à  la séance de lundi, exige la nominaion d'un nouveau premier ministre et la mise en place d'un conseil electoral, selon l'esprit de l'article 289 de la constitution, estimant que M Paul s'est fait piéger par le chef de l'Etat dont l'objectif serait de faire passer le temps pour aboutir au 12 janvier, date de la fin du mandat de la chambre basse et du 2ème tiers  du Sénat.

Entre temps, l'opposition se prépare à descendre une nouvelle fois dans la rue ce 7 janvier pour continuer de réclamer le départ du président Michel Martelly accusé de mauvaise gestion de la chose publique et de dilapidation des fonds  du trésor public. Une situation qui embarrasse la communauté internationale, particulièrement l'administration américaine, qui a apporté, jusqu'ici, un appui sans faille au régime Martelly.

La situation risque encore  de dégénérer avec la decision des proches du pouvoir réunis autour d'une plateforme  jusqu'ici
inconnue baptiséee  Voix du peuple, de lancer ce qu'elle appelle  l'Opération "Bouclier patriote", une  opération visant à proteger, selon elle,  le vote et  le pouvoir du peuple.

La manifestation programmée également pour ce 7 janvier parallèlement à celle de l'opposition, partira de Mariani (sud de la capitale) pour aboutir au centre-ville de Port-au-Prince.

L'un des fers de lance de ce mouvement n'est autre que l'activiste Rosemond Jean qui s'est déjà  signalé  à plusieurs reprises, notamment lors des violences ayant affecté le pays à la veille des élections du 26 novembre 2000.

Complication de la crise politique: la séance en assemblée nationale convoquée par le président Michel Martelly risque encore d'avorter et des parlementaires réclament la nomination d'un autre premier ministre

Port-au-Prince, le 6 janvier 2015 – (AHP) – Pour la 2e fois en 72 heures, la séance en assemblée nationale convoquée par le président Michel Martelly risque d’avorter.

Lundi, les parlementaires n’avaient pu se réunir, faute de quorum, et le même scénario risque de se reproduire ce 7 janvier, à en croire les déclarations  de plusieurs parlementaires dont celles du  président de la commission justice et sécurité du grand corps, Pierre Franky Exius.

L’élu du département du Sud a indiqué que ses collègues pourraient de préférence, plancher sur des modifications à apporter à l’accord du 29 décembre paraphé par les présidents des 3 pouvoirs de l’Etat à savoir Michel Martelly pour l’exécutif,  Dieuseul Simon Desras et Stevenson Jacques Timoléon pour les deux branches du parlement et le contesté et l'illégal Anel Alexis Joseph pour le Conseil Supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ)

Pierre Francky Exius déplore, une fois de plus, que le premier ministre désigné Evans Paul ait été choisi de manière unilatérale par le chef de l’Exécutif, alors que, a-t-il dit, ce choix aurait dû découler d’un consensus.

Lundi, après avoir brillé par leur absence à la séance en assemblée nationale avortée, les sénateurs du G6 ont adressé une correspondance au président de l’assemblée, leur collègue Dieuseul Simon Desras, pour lui faire savoir qu’ils sont dans l’impossibilité de prendre part à la séance pour ne pas cautionner le choix unilatéral de M. Evans Paul comme prochain chef de gouvernement.

Ils ont plaidé en faveur de négociations avec "les vrais acteurs" et appellent, sur la base d’un consensus, à a mise en place d’un gouvernement composé de personnalités crédibles et la formation d’un CEP dans le respect de l’article 289 de la constitution.

Une fois trouvé, ce consensus permettra notamment aux parlementaires de se prononcer sur  la politique générale du premier ministre, les amendements à la loi électorale, ratifier les instruments internationaux et le choix des ambassadeurs, lit-on dans cette correspondance paraphée par les sénateurs Jean-Baptiste Bien-Aimé, Westner Polycarpe et Pierre Franky Exius qui a également signé pour son collègue Moïse Jean-Charles.


S’il n’a pas paraphé la correspondance, le sénateur Joseph Joël John affirme que c’est uniquement parce qu’il était absent lors de la signature du document par ses pairs. Il affirme adhérer entièrement à la position du G6 dont il fait partie.

Le sénateur de l’ouest qui dit reconnaitre l’existence de divergences de points de vue entre sa formation politique, Fanmi Lavalas et le premier ministre choisi, Evans Paul, soutient que l’ancien dirigeant de la KID doit bien jouer pour  garder  des chances d’être ratifié au parlement.

Pour cela, il doit d’abord commencer par obtenir la démission du président du CSPJ, conformément aux recommandations de la commission consultative présidentielle, mettre sur pied un gouvernement de consensus et favoriser l’avènement d’un CEP suivant l’esprit de l’article 289 de la constitution.

Pour plusieurs secteurs, le fait par M. Paul d'avoir investi la résidence du premier ministre et d'avoir voulu se faire installer, sans passer devant le Parlement, a,  quelque peu, miné ses chances.

La coordination syndicale haïtienne appelle les parlementaires à prioriser les intérêts du pays et à rendre part à l’assemblée nationale prévue ce mercredi pour l’ouverture de la session extraordinaire convoquée par le président Michel Martelly.

Le responsable des relations publiques de la CSH, Joseph Domingue Orgella invite les acteurs politiques à tirer des leçons du passé, rappelant que le pays commémore cette année le centenaire du débarquement des troupes américaines sur le sol haïtien et précise que l’occupation a été rendue possible notamment par des divisions internes.

Il encourage les 3 pouvoirs à accompagner le premier ministre nommé Evans Paul et demande au président Martelly de lui laisser suffisamment de marge de manœuvre pour mener les négociations avec les autres protagonistes.

Le réseau civique pour la promotion citoyenne RECIPROC appelle également les acteurs politiques à consentir des sacrifices en vue d’offrir au pays un gouvernement de consensus appelé à organiser les compétitions électorales prévues cette année en Haïti.

Sa présidente, Marie Margareth Fortuné émet le vœu que 2015 soit une année de paix, de solidarité et de stabilité en vue d’asseoir le développement du pays.

Elle invite également le président du CSPJ à démissionner conformément aux recommandations de la commission présidentielle.

Cependant, le premier secrétaire du Sénat, Steven Benoit émet des doutes sur l'applicabilité de l'accord tripartite du 29 décembre et  critique le fait que le président de l’assemblée ait approuvé ce document, rappelant que l’un des signataires, le président du CSPJ, Anel Alexis Joseph, est illégitime.

18 sénateurs avaient voté en 2012 une résolution déclarant Anel Alexis Joseph illégitime. Ce dernier est accusé entre autres  d'avoir intégré la cour de cassation, alors que l'iage requis était depassé, dans son cas.

L’élu de l’Ouest qualifie d’hypothétique la séance en assemblée nationale prévue ce mercredi.

Grève annoncée dans les facs de l'Université d'Etat et dans les écoles publiques du pays

Port-au-Prince, le 6 janvier 2015 – (AHP) – La cellule de réflexion pour la nouvelle UEH (CRNU), le syndicat du personnel administratif de l’UEH SPA/UEH et le syndicat du corps enseignant de l’UEH SCE/UEH annoncent 5 jours de grève dans les facultés de l’université d’Etat d’Haïti du 19 au 23 janvier.

Selon le professeur Luné Roc Pierre-Louis de la CRNU, il s’agira d’une grève d’avertissement pour dénoncer l’injustice, l’irrespect et l’insouciance dans la gestion du conseil exécutif de l’UEH.

Le professeur Pierre-Louis plaide en faveur de l’élaboration d’une loi organique inclusive avec l’intégration du personnel administratif au conseil de l’université et le respect du plan de carrière conformément au statut dérogatoire de l’UEH.

Il y aura également grève au niveau des écoles publiques du pays le 27 janvier prochain, en vue d’exiger l’application de l’accord du 13 mai 2014 prévoyant une nouvelle grille salariale pour les enseignants du secteur public, a fait savoir  le coordonnateur général de l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens, Josué Mérilien.

Ce mouvement sera organisé pour forcer les responsables du système éducatif à mieux poser la problématique du secteur, selon le syndicaliste, informant que des arrêts de travails, sit-in et manifestations de rues seront organisés pour porter les autorités à satisfaire les revendications du secteur.

Il encourage les parents, les élèves et les professeurs à rester vigilants tout au long de l’année, pour empêcher la relégation du secteur  en arrière-plan, sachant que 2015 est une année électorale.

Le syndicaliste a aussi mis en garde contre la nomination d’"un racketteur politique" à la tête du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle.

L’Union Nationale des Normaliens Haitiens (UNNOH) dénonce par ailleurs  la dégradation de la situation politique du pays et en impute la responsabilité à l’équipe au pouvoir qu’elle accuse de  mauvaise gouvernance, tout en dénonçant l’ingérence de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. 

Haïti/Dossier corruption/Clinton/CIRH : les avocats Newton Louis ST JUSTE et André MICHEL informent avoir saisi officiellement   Ban Ki-Moon sur l’immunité de son Émissaire Spécial en Haïti et Co-président de la CIRH

 
Port-au-Prince, le 6 janvier 2015 – (AHP) -Les avocats Newton Louis ST JUSTE et André MICHEL ont informé lundi avoir  saisi le Secrétariat Général des Nations-Unis pour clarifier le statut juridique de l’ancien président américain Bill CLINTON, Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour  Haïti et Co-président de la Commission Intérimaire pour Reconstruction d’Haïti (CIRH) de 2009 à 2011.
 
Dans une correspondance qu'ils affirment avoir envoyé au Secrétaire Général des Nations-unies, Ban Ki-Moon, Mes. Newton Louis ST JUSTE et André MICHEL l’informent qu’une action est initiée depuis le 10 avril 2014 contre l’ancien Président des Etats-Unis, William Jefferson (Bill) CLINTON, auprès de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, pour faire la lumière sur la destination et l’utilisation des fonds mobilisés par la Communauté Internationale  à travers la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) en vue  d’aider le peuple haïtien après le séisme du 12 janvier 2010.
 
Les deux hommes de loi informent avoir attiré l’attention du Secrétaire Général des Nations unies sur une troublante confusion entourant le statut de Bill Clinton : le 19 mai 2009 l’ancien Président des Etats-Unis a été nommé Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour Haïti. Une nomination qui lui confère le statut diplomatique établi tant par la Charte des Nations Unies, les Conventions de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, du 24 avril 1963 sur les relations consulaires, la Convention du 8 décembre 1969 de New-York sur les missions spéciales que par la Convention du 13 février 1946 sur les privilèges et immunité des Nations-Unies.

Quelques mois après, soit le 21 avril 2010, l’ancien Président américain a été également nommé en Haïti par Arrêté Présidentiel Co-Président de la CIRH, Organe créé par la Loi du 15 avril 2010 faisant de Bill Clinton, Envoyé Spécial du Secrétaire General des Nations Unies, un Fonctionnaire Haïtien assujetti à la reddition de compte conformément aux Lois Haïtiennes, souligne encore la lettre.

 
Les deux avocats rappellent à Ban Ki-Moon que l’utilisation et la destination de ces Fonds destinés à la reconstruction d’Haïti suscitent depuis plus 2 ans de grandes préoccupations dans l’opinion publique internationale :

 L’article publié le 23 décembre 2012 dans le New-York Times et titré « « Where Did the Money Go? » », précise que  les fonds mobilisés après le 12 janvier 2010 par la Communauté Internationale en Haïti sont estimés à 9,5 Milliards de dollars américains et le journaliste américain Tim Padgett dans son émission du 12 janvier 2014 parle d’environ 11 Milliards de dollars américains mobilisés en Haïti après le 12 janvier 2010.

- L’article de Mary Anastasia O’Grady : « « Bill, Hillary and the Haïti Debacle » », publié dans le très prestigieux Wall Street Journal le 18 mai 2014 surenchérit en faisant état de présomptions de favoritisme voire de corruption dans l’attribution de certains contrats financés par ces Fonds.

Et les deux avocats de souligner le refus catégorique de Bill Clinton, Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies pour Haïti, de soumettre un rapport de ses 18 mois de sa gestion comme Co-Président de la CIRH malgré la sommation qui lui a été faite depuis le 13 octobre 2014.

Ce qui constitue un acte qui accroît sans cesse ces présomptions de corruption et de favoritisme et qui ne fait pas honneur à la réputation des Nations-Unies. Il en est de même des résultats enregistrés depuis 5 ans en Haïti après l’aide massive de la Communauté Internationale. 


Pour toutes ces raisons, Mes. Newton Louis ST JUSTE et André MICHEL  demandent au Secrétaire Général de l’ONU de :
Clarifier si Bill Clinton a passé ces 18 mois  à tête de la CIRH en tant  qu’Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies pour Haïti et s’il peut se prévaloir des privilèges et immunités consacrés par les instruments juridiques internationaux précités dans le cadre des poursuites envisagées contre lui pour les actes posés comme co-président de la CIRH relevant des Juridictions haïtiennes ou de celles des Pays, notamment les Etats-Unis, le Canada, la France, l’Allemagne,  dont les Citoyens ont voulu par leur taxes  voler au secours du Peuple Haïtien et non enrichir les profiteurs de toutes sortes. 
   
-  Préciser par voie de presse ou toutes autres voies si William Jefferson Bill CLINTON avait encore le Statut d’Envoyé Spécial des Nations Unies pour Haïti pendant les 18 mois de sa gestion comme Co-Président de la CIRH et de leur communiquer tous les documents y afférents.

 
Le 31 juillet 2014, les avocats Newton Louis St Juste et André Michel ont saisi les Parlements canadien, américain et français par une correspondance adressée aux parlementaires Noël A. KINSELLA , président du Sénat canadien, Andrew SCHEER, président de la Chambre des Communes du Canada, Patrick LEAHY, Président Pro Tempore du Sénat américain, John BOEHNER, Président de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, Jean-Pierre BEL, Président du Sénat français et Claude BARTOLONE, Président de l’Assemblée Nationale de la France pour solliciter la formation d’une Commission d’enquête sur  les taxes des Citoyens canadiens, américains et français  gérées par l’ancien Président américain Bill CLINTON et l’ancien Premier Ministre Haïtien Jean Max BELLERIVE, à travers la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).

Nouvelles du 5 janvier 2015
Des ambassadeurs du Conseil de sécurité seront en Haïti du 23 au 25 janvier  pour faire part au président Michel Martelly de la nécessité d'organiser des elections credibles en Haïti en 2015


Port-au-Prince, le 5 janvier 2015 – (AHP) - Des ambassadeurs du Conseil de sécurité vont mener une mission en Haïti du 23 au 25 janvier pour examiner la situation sur place à la suite de la réduction de la mission de l' ONU et encourager la tenue d'élections.

Le Conseil souhaite "réaffirmer au gouvernement haïtien le besoin urgent d'organiser les élections", a expliqué à la presse l'ambassadeur chilien Cristian Barros Melet qui préside le Conseil en janvier.

"Il y a unanimité au Conseil
pour dire que la priorité aujourd'hui pour le président haïtien est d'établir un calendrier crédible pour des élections", a-t-il souligné. Cette mission "devrait faire avancer ce processus".

Selon de nombreux secteurs de la communauté internationale, si le président Martelly n'arivait pas à organiser les électons et si des manifestations continuent d'être organisées, le chef de l'Etat pourrait avoir de sérieuses difficultés.

Haïti n'a tenu aucune élection depuis trois ans. Son président Michel Martelly a signé il y a une semaine un

accord avec le Parlement pour éviter un vide parlementaire et organiser des élections législatives au
premier trimestre 2015.

Cependant, cet accord est denoncé par l'opposition qui estime que le chef de l'Etat tente de rouler le pays dans la farine, en nommant unilatéralement un premier ministre sans consulter  les presidents des deux chambres, selon les propos du du président du Sénat, Simon Dieuseul Desras.

Selon cet accord, le mandat des parlementaires haïtiens, qui arrivait à expiration le 12
janvier, est prolongé jusqu'en avril 2015 pour les députés, et jusqu'en septembre pour les sénateurs. Cette decision est également denoncée par l'opposition qui  a annoncé 3 nouvelles journees de manifestations pour continuer de reclamer le depart du président Martelly.


3e et ultime phase de l’opération Burkina Faso dont l'objectif es de  provoquer la chute du président Michel Martelly: manifestations annoncées pour  les 8, 10 et 11 janvier

Port-au-Prince, le 5 janvier 2015 – (AHP) - La Table de concertation de l’opposition a annoncé ce lundi 5 janvier le lancement de la 3e et ultime phase de l’opération Burkina Faso dont l'objectif es de  provoquer la chute  du président Michel Martelly.

Les leaders et militants de l’opposition ont ainsi informé que 3 journées de manifestation seront organisées dans la capitale les 8, 10 et 11 janvier en cours, précisant que les parlementaires qui acceptent l'extension de  leur mandat, seront également concernés par cette phase de l’opération Burkina Faso.

Le coordonnateur de l’OTAN, Assad Volcy, a critiqué ces parlementaires qui, dit-il, ont renoncé au  mandat qu’ils ont reçu du peuple haïtien en acceptant de faire le jeu du président de Martelly.

Il a aussi dénoncé l’accord dit tripartite du 29 décembre dernier qui, selon lui, fait partie d’un plan qui viserait à laisser le champ libre  au chef de l’état pour continuer de liquider les ressources minières du pays.

Pour sa part, le leader du Mouvement de l'Opposition populaire (MONOP), André Fadot, a deploré la décision de l’ancien responsable de la KID Evans Paul qu'il estime s'être prostitué, en  acceptant dans les circonstances actuelles, un poste de premier ministre du president Martelly et de gâcher ainsi, son avenir politique.

Il a indiqué que cet acte loin de pouvoir apaiser la situation politique, ne fera que raviver les contestations.

De son côté, Serge Jean-Louis du Mouvement de l'Opposition démocratique (MOPOD) a réaffirmé la volonté des militants de l’opposition de rester mobilisés jusqu’à ce que le président Martelly quitte le palais national.

L’ancien sénateur Louis Gerald Gilles et le Docteur Schiller Louidor de Fanmi Lavalas, membres de "Bò  Tab Konsètasyon"  ont de leur côté banalisé la signature de l’accord du 29 décembre qu’ils qualifient d’anticonstitutionnel.

Ces dirigeants Lavalas précisent que la nomination d’Evans Paul au poste de premier ministre ne peut  en rien affecter la détermination de l’opposition d'exiger le départ du régime Tèt Kale.

Louis-Gérald Gilles et Schiller Louidor exigent de l’ancien premier ministre Laurent Lamothe, contraint à la démission le mois dernier, qu'il rende des comptes sur sa gestion à la tête du gouvernement pendant près de 3 ans.

La manifestation du 8 janvier prochain partira des ruines de  l’Eglise Saint Jean Bosco, pour passer devant le parlement, le parquet de port au prince et aboutir devant la faculté d’ethnologie aux champs de mars., à deux pas du palais national.

Les pro-guvernementaux annonce aussi leur propre manifestation. Et c'est l'activiste Rosemond Jean qui s'est signalé lors des violences ayant affecté le pays à la veille des élections du 26 novembre 2000, qui en a la charge.

Pour beaucoup, cette contre-manifestation risque  de faire dégenerer davantage la situation socio-politique  du pays.

Report sine die de l'instalation du premier ministre désigné par souci de poursuivre les démarches entamées dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement, selon le porte-parole de la présidence.:

Port-au-Prince, le 5 janvier 2015 – (AHP) – Le Porte-Parole de la présidence Lucien Jura a confirmé le report sine die de l’installation du premier ministre désigné Evans Paul  annoncé pour le lundi 5 janvier 2015.

Un cadre de la Confedération Unité democratique (KID), Enold Joseph, avait déjà annoncé la semaine dernière l'installation de M. Paul. Mais il se refuse aujourd'hui a toute déclaration, faisant savoir qu'il a reçu consigne en ce sens.

M. Jura affirme que le renvoi de la cérémonie s’explique par la nécessité que se poursuivent les démarches entamées dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement.

Il a fait savoir que  le chef de l’Etat et le P.M. désigné entendent contacter les secteurs concernés, y compris les 6 partis et regroupement politique de l’opposition, afin de former un gouvernement de consensus.

Echec d'une séance en assemblée nationale, faute de quorum
Port-au-Prince, le 5 janvier 2015 – (AHP) – La séance en assemblée nationale qui était prévue ce lundi 5 janvier n’a pu avoir lieu faute de quorum, seuls 13 sénateurs et 70 députés étaient présents à la salle de séance.
Six points figurent au menu de la convocation à l’extraordinaire, conformément à l’accord du 29 décembre, les parlementaires doivent plancher avant le 12 janvier sur le vote des amendements à la loi électorale et la ratification de la politique générale du premier ministre.

Ils devront également analyser et vérifier les rapports de la Cour des comptes de tous les grands commis de l’Etat ayant sollicité d’décharge de leur gestion auprès du parlement, exprimer et déclarer la nécessité de concourir à un amendement constitutionnel, voter tout budget rectificatif.

Des parlementaires ont fait savoir qu'une demande de décharge pourrait être formuléee en faveur de l'ancien premier miistre Laurent lamothe accusé de grave corruption

Les parlementairs  devraient également ratifier des instruments et accords internationaux et voter tout projet de loi déjà soumis ou à soumettre au parlement notamment le projet de loi portant création et organisation du Fonds national de l'Education (FNE).
Le président de l’assemblée nationale, Dieuseul Simon Desras n’a pu que constater que la séance ne pouvait avoir lieu et a annoncé son report au mercredi 7 janvier.
Dieuseul Simon Desras a aussi indiqué qu'une conférence des présidents devrait avoir lieu ce mardi.

Pour le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, présent au parlement mais qui n’a pas souhaité prendre part à la séance, les conditions n’ont pas été réunies pour sa tenue en bonne et due forme.

D’ailleurs ce n’est que ce lundi à la mi-journée que la lettre de convocation en assemblé nationale est arrivée au parlement, a-t-il fait remarquer, déplorant que le menu de la convocation ait été élaboré par l’Exécutif et de manière unilatérale.

Il a souligné que les membres du groupe des 6 dont il fait partie, n’avaient pas souhaité participer à la séance en raison des contraintes d’éthique et d’un manque de communication entre le Sénat et l’Exécutif.

Toutefois, le parlementaire s’est dit prêt à voter les amendements à la loi électorale  pourvu que le projet soit l’émanation d’un CEP mis en place suivant l’esprit de l’article 191.1 de la constitution.

" On ne peut nous demander de voter des amendements à la loi électorale, alors qu'il n'y a même pas encore de conseil électoral", s'est insurgé le sénateur du Nord-est, soulignant qu'un conseil électoral peut être mis en place dans 72 heures s’il y a de la volonté politique.



  Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé estime  que l’ancien dirigeant de la KID Evans Paul s’est fait piéger par le président Martelly; le sénateur Jocelerme Privert affirme de son côté n`être pas  lié à l'accord tripartite du 29 décembre
Port-au-Prince, le 5 janvier 2015 – (AHP) – Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé a estimé lundi que l’ancien dirigeant de la KID Evans Paul s’est fait piéger en acceptant le poste de premier ministre qui lui a été proposé par le président Michel Martelly.

" Tout ce que cherche et veut Martelly, c'est diriger par décret ,  a dit le parlementaire, faisant savoir que M. Paul est en train d'être roulé dans la farine et utilisé pour faire passer le temps jusqu'au 12 janvier, date de la fin du mandat du 2ème tiers du Sénat et de la chambre des deputés.

Jean-Baptiste Bien-Aiméplaide en faveur de la poursuite des pourparlers entre l`exécutif et l`opposition en vue de la désignation d`un premier ministre de consensus afin d`aboutir a  la formation d'un nouveau  gouvernement et d`un nouvel organisme électoral.

Pour sa part, le député des Gonaïves, Sadrack Dieudonné, assimile à un manque de respect, la demande du président Michel Martelly appelant les parlementaires à ratifier la politique générale du premier ministre nommé, alors que le document n’a même pas encore été rendu public.

Sadrack Dieudonné affirme que le moins que les parlementaires puissent promettre c’est un examen du document et de cette analyse découlera éventuellement la ratification du texte.

"Mais nous demander de nous engager à le ratifier  le ratifier avant même d’en avoir eu connaissance, constitue un impair, estime l’élu des Gonaïves.

Il a fustigé le comportement des présidents des deux branches du parlement qui ont paraphé l’accord du 29 décembre qu’il qualifie de mort-né.

Le député de Mirebalais/Boucan-Carré Abel Descolines (pro-gouvernemental) désapprouve de son côté l’attitude des parlementaires qui ont choisi de boycotter la séance de ce lundi, un comportement qu’il qualifie de chicanier, rappelant que le devoir de tout parlementaire est d’être présent aux séances.

Abel Descolines reste toutefois convaincu qu’avec de la volonté politique, il sera possible de trouver une issue à la crise.

La plateforme politique repons peyizan (pro-gouvernemental) exhorte le parlement à ratifier la déclaration de politique générale du premier ministre désigné  afin de faciliter le déblocage de  la situation,  rappelant que l’accord tripartite du 29 décembre qui devrait empêcher  la caducité du parlement, sera invalide si les  députés et sénateurs n’ assument pas leurs responsabilités avant le 12 janvier 2015.

Le secrétaire général de la plateforme, Fednel Monchery estime que l’exécutif a consenti de  grands efforts pour redresser la situation. De ce fait, croit-il,  le chef de l’Etat se trouvera dans l’obligation de diriger par décret si l’accord n’est pas respecté dans son intégralité.


Le sénateur Jocelerme Privert affirme de son côté n`être pas  lié à l'accord tripartite du 29 décembre, indiquant que la constitution l'emporte sur tout accord.

Le parlementaire en a profité  pour se prononcer sur la polémique autour de la nomination et l`installation avant ratification du premier ministre Evans Paul.

Selon lui, même si la constitution amendée simplifie certains aspects du processus de ratification du premier ministre, toufefois, le choix de celui-ci  doit-être examiné, pour savoir s'il réunit tout un ensemble de conditions pour occuper un tel poste.
 

Nouvelles du 29 décembre 2014

Port-au-Prince, le 29 décembre 2014 – (AHP) – Le président Michel Martelly, les président des deux branches du parlement ainsi que des représentants des partis politiques ont paraphé ce lundi 29 décembre au palais présidentiel, un accord tripartite dans la perspective de trouver une solution à la crise politique.

Les termes de cet accord prévoient un ajustement des mandats des parlementaires qui devraient en principe arriver à terme après le 2e lundi de janvier 2015. L’accord a été signé 4 jours après la désignation controversé
 de l’ancien leader de la KID, Evans Paul, au poste de premier ministre, en remplacement de Laurent Lamothe.


M. Paul, qui a déjà établi son quartier général à la résidence du premier ministre en face de la villa d’accueil à Bourdon, devrait être installé ce mardi à la Primature pour continuer à élaborer sa déclaration de politique générale et former son cabinet.

L’ancien secrétaire général du parti Konvansyon Inite Demokratik (Convention des unités démocratiques) devrait par la suite solliciter le vote du parlement en chambre séparée.

De nombreux secteurs de la vie nationale font déjà des yeux doux au nouveau premier ministre et lui demande de négocier avec tous les acteurs dans la perspective de la formation du prochain cabinet ministériel.

L’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince et allié d’Evans Paul lors des évènements politiques du début des années 2000 contre l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, Lucmane Délile, appelle les parlementaires à donner carte blanche à M. Paul.
Pour la première fois depuis la fin de la dictature en 1986, il va y avoir un homme politique, un militant à la Primature, s’est réjoui Me Délile qui presse la classe politique à saisir cette chance.

Il dit croire que M. Paul est un homme de bon commerce doté d’une longue et belle carrière politique et qui doit avoir la possibilité de montrer ce dont il est capable comme chef de gouvernement.

Le sénateur Edwin Zenny croit lui aussi que l’ancien leader de la KID peut très bien remplir la fonction de premier ministre dans le contexte actuel en raison notamment de sa connaissance du terrain politique.

Comme son collègue du G%, Wenceslas Lambert qui avait indiqué qu’il s’opposerait à la ratification du remplaçant de Laurent Lamothe à la primature avant de faire volte-face et d’annoncer qu’il est prêt à ratifier le nouveau premier ministre moyennant certaines garanties, Edwin Zenny s’est dit favorable à la ratification de M. Paul qui, dit-il, a la dimension d’homme d’Etat nécessaire pour mener à bien sa mission.

Il affirme n’avoir rien contre l’ajustement du mandat des parlementaires si cela peut aider à préserver la stabilité du pays.

Le secrétaire exécutif de la plateforme des organisations haïtiennes de droits humains, Anthonal Mortimé a souligné que la constitution amandée ne donne aucun pouvoir au président de la république de nommer seul son premier ministre.

Il rappelle qu’il y a un grand écart entre le fait de choisir ou de nommer un premier ministre.

La nomination devrait être faite en concertation avec les présidents des deux branches du parlement, a-t-il dit, affirmant toutefois n’avoir rien contre le personnage qui a été choisi, Evans Paul, qu’il considère comme quelqu’un qui peut favoriser un consensus entre les acteurs.

Le militant des droits humains a aussi indiqué que la nomination du premier ministre ne suffit pas à résoudre la crise et demande à l’exécutif de prendre en considération les revendications des différentes couches de la population.

Port-au-Prince, le 29 décembre 2014 – (AHP) - L’association des douaniers haïtiens presse le prochain premier ministre de nommer un nouveau patron à la tête de l’institution en remplacement de Fresnel Jean-Baptiste, en poste depuis mai 2012.

Ces douaniers critiquent la gestion de M. Jean-Baptiste comme directeur général de l’AGD. Ils sont notamment très critiques envers lui notamment suite à la disparition mystérieuse de plusieurs containers à la douane de Port-au-Prince.

Ils ont également souligné le récent scandale d’achat illégal d’armes qui auraient été autorisées à entrer sur le territoire alors que des agents douaniers auraient été arrêtés pour avoir tenté de bloquer la transaction.

Le porte-parole de l’association des douaniers haïtiens, Nelson Michelson assure qu’il est en train de monter une équipe d’avocats pour porter plainte contre M. Jean-Baptiste au Parquet de Port-au-Prince en vue de le forcer à rendre compte.
Il dit croire que Fresnel Jean-Baptiste avait réussi à garder son poste uniquement parce qu’il bénéficiait de la faveur du désormais ex-premier ministre Laurent Lamothe.

Port-au-Prince, le 29 décembre 2014 – (AHP) – De nouvelles manifestations sont annoncées à Port-au-Prince, le 30 décembre et 1er janvier, à l’initiative de la table de concertation dans le cadre de l’opération baptisée Burkina Faso.
La table de concertation entend poursuivre la mobilisation jusqu’à forcer le président Michel Martelly à la démission.
Les militants et dirigeants politiques de l’opposition notamment Assad Volcy de l’OTAN et André Fadot du MONOP, regroupés au sein de cette structure se félicitent de la participation des citoyens aux manifestations organisées les 24 et 28 décembre dernier et assurent que la mobilisation ne va pas s’arr6eter tant que le président Martelly sera au palais national.
Pour sa part, le porte-parole du MOPOD Serge Jean-Louis donne la garantie qu’il n’y aura pas aucune casse après le départ du président Michel Martelly. Le peuple a atteint un niveau de maturité tel que la transition se fera de manière pacifique.
Le MOPOD est prêt à assurer la relève une fois le président quitte le pouvoir, a dit Serge Jean-Louis ajoutant qu’au moment opportun, l’organisation donnera plus de précisions autour de l’identité des personnalités qui auront à prendre le relai.
 

Le Président Michel Joseph Martelly nomme Evans Paul premier ministre pour former un nouveau gouvernement: l'opposition qui a  manifesté mecredi pour réclamer le départ du président Martelly, annonce  de nouvelles manifestations pour les  26, 28, 31 décembre 2014 et les 1er et  2 janvier 2015

Port-au-Prince, le 25 décembre 2014 –(AHP) –Le Secrétariat Général de la Présidence a informé jeudi que "le Président Michel Joseph Martelly, conformément à la Constitution et  après consultation avec les Présidents  du Sénat et de la Chambre des députés,  a  nommé,  par Arrêté présidentiel,  en date du 25  Décembre 2014,  le citoyen Evans  PAUL,  Premier ministre, aux fins de  former un nouveau gouvernement,  par suite de la démission du Premier ministre Laurent LAMOTHE et de son gouvernement.

Le premier ministre désigné devrait maintenant présenter ses pièces au bureau des deux chambres pour  prouver qu'il est apte à devenir premier ministre et ainsi êytre autorisé à presener son exposé de politique générale devant les 2 chanbres séparées.

Selon l'article 157, pour être nommé Premier Ministre, il faut1) être haïtien d'origine et n'avoir pas renoncé à sa nationalité;
2) être âgé de trente (30) ans accomplis; 3) jouir de ses droits civils et politiques et n'avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante; 4) être propriétaire en Haïti ou y exercer une profession; 5) résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives  6) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics.

Toutefois, dans le contexte marqué par des manifstaions à répétitions pour reclamer la démission du chef de l'Etat, la ratification de l'exposé du nouveau premier ministre, s'il remplit les conditions  sus-citées, sera autant politique que constitutionnelle.

Des sources proches du gouvernement avaient évoqué mercredi, la possibilité de  l'extension du mandat des parlementaires au-delà de la date du 12 janvier 2015 ( date de la fin du mandat d'un 2ème tiers du senat). Cependant, ils devraient avoir voté auparavant, les amendements à la loi électorale pour favoriser l'organisation d'élections  génerales, principal mandat du gouvernement que présidera l'éventuel nouveau premier ministre. 

Ce dernier devrait avoir des arguments convaincants pour arriver à convaincre les sénateurs favorables  au départ du president, de voter lesdits amendements. D'autant que plusieurs d'entre eux avaient fait savoir que le dernier groupe des 5 pressentis au poste de premier minisre, n'étaient pas ceux qui étaient les plus persuasifs

Maintenant sur le terrain, mercredi encore,  l’opposition était  dans les rues de Port-au-Prince pour continuer d’exiger la démission suivie de l’arrestation du président Michel Martelly.

Plus d'un millier de  protestataires avaient battu le pavé en ce jour d’avant Noël dans le cadre de l’opération baptisée Burkina Faso. La manifestation avait débuté devant les ruines de l’ancienne église Saint-Jean Bosco à La Saline pour prendre fin au Champ-de-Mars, non loin du palais présidentiel.

Tout au long du parcours, les manifestants soulignaient que le contexte socio-politique actuel n’est pas favorable à la célébration des fêtes de Noël et du nouvel an. Ils ont réaffirmé leur volonté de capoter le régime du président Martelly.

La manifestation a pris fin devant le musée du panthéon national, MUPANAH au Champ-de-Mars. Les protestataires n’ont pas été autorisés à se rendre, comme ils le souhaitaient, devant le palais présidentiel.

De nouvelles manifestations sont anoncées pour les
26, 28, 31 décembre 2014 et les 1er et  2 janvier 2015,


La nouvelle ambassadrice du Canada à Port-au-Prince écrit au president de la chambre basse pour denoncer le port d'un fusil d’assaut par un députe en pleine conversation avec un agent de la Minustah de nationalité canadienne le 12 decembre dernier: des secteurs critiquent le fait que la diplomate n'ait pas dénoncé des tirs à hauteur d'hommess contre des manifstants par des casques bleus

Port-au-Prince, le 25 décembre 2014 –(AHP) –
La nouvelle ambassadrice du Canada à Port-au-Prince, Paula Caldwell St-Onge, a écrit au président de la chambre des députés, Stevenson Jacques Timoléon, pour l’exhorter à faire tout ce qui est en son pouvoir en vue de ramener à l’ordre, a-t-elle dit, les parlementaires qui ne respectent pas les lois haïtiennes.

La diplomate s’est montrée très critique vis-à-vis du député de Delmas/Tabarre Arnel Bélizaire, qui aurait été vu, fusil  en mains, en pleine conversation avec un agent de la Minustah de nationalité canadienne, lors d’une manifestation de l’opposition le 12 décembre dernier à Port-au-Prince.

Dans cette correspondance, dont une copie a été envoyée au président du Sénat Dieuseul Simon Desras, la diplomate soutient que le port illégal d’un fusil d’assaut par des élus lors de manifestations démocratiques, projette une image qui trouble la communauté internationale.

Il s’agit, écrit-elle, d’un manque de respect envers l’Etat de droit,  ajoutant que cela est susceptible de freiner l’intérêt des investisseurs et nuire au développement du pays.

La diplomate dit encourager tous ceux qui assistent à des manifestations démocratiques, à veiller à ce qu’il n’y ait aucun risque à la sécurité des manifestants, des autorités et surtout du peuple.

Le député Arnel Bélizaire avait indiqué qu’il ne participait pas à la manifestation avec un fusil mais qu’il l’avait récupéré pour défendre la population contre des agents de la MINUSTAH accusés de brutalité contre les manifestants.

En effet, lors de cette manifestation, un casque bleu jordanien a été filmé en train de tirer à hauteur d’homme sur la foule et d’agresser un caméraman. Il s'agit là d'une atitude hautement anti-democatique que la comunaute internationale se doit de denoncer et de punir", avait encore fait savoir le deputé.

 Les manifestants rapportaient pour leur part que les gaz lacrymogènes lancés par les casques bleus pour disperser la manifestation, l'ont éte  été avec une extrême violence.

Des parlementaires ont deploré que  la diplomate canadienne n’ait pipé mot sur le comportement des agents jordaniens de la MINUSTAH.

La porte-parole de la mission onusienne, Sophie Bouteau De La Combe a récemment annoncé l’ouverture d’une enquête autour de la vidéo mise en circulation sur le web et montrant cet  agent de la MINUSTAH en train de tirer à hauteur d’homme et d’agresser un journaliste lors d’une manifestation de l’opposition à Port-au-Prince.

Elle a indiqué que les agents onusiens qui se sont rendus coupables d’exactions seront poursuivis, jugés et punis mais de nombreuses voix se sont élevées pour questionner la nouvelle promesse faite par la porte-parole, compte tenu des promesses  antérieures faites par le passé,  et non suivies d'effets,  relatives à des brutalités et des abus sexuels commis par des agents de la mission onusienne.

Un activiste proche du pouvoir, Cyrus Sibert,  invite celui-ci à former une Coalition Nationale pour la Stabilité et le Progrès qui comprendrait l'OPL, AAA, RESPE, le FRN,  comme alliés

Cap-haïtien, le 24 décembre 2014 – (AHP) –
Un ativiste proche du pouvoir en place, Cyrus Sibert, a, dans une note en 7 points, dénoncé ce qu'il appelle  un projet de coup  d'Etat contre le président Michel Martelly

Après s'en être pris à l'oposition, particulièrement au groupe des 6 sénateurs qu'il accuse de vouloir renverser le president, M. Sibert invite le pouvoir à rassembler tous ceux qui n’acceptent pas, a-t-il dit, de marcher sous le leadership d’Aristide, en vue de former une Coalition Nationale pour la Stabilité et le Progrès.

Il estime en ce sens que des organisations politiques comme l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte), le FRN (Front pour la Reconstruction Nationale), AAA (Ayiti An Aksyon), RESPÈ et d’autres organisations de base, devraient être des alliés dans le cadre de cette démarche.

Sur le terrain, a-t-il dit, il existe plusieurs dizaines d’organisations, de leaders communautaires qui veulent aider. Mais, comment le faire quand tous les espaces du pouvoir sont envahis par des menteurs, des bluffeurs, des démagogues et mauvais coucheurs qui trompent le Président Martelly,

Ces derniers ne pensent qu'à se tirer d’affaire au lieu de construire un projet politique allant dans le sens du renforcement de l’Etat de droit et de la modernité, a fait savoir Cyrus Sibert



Nouvelles du
23 décembre 2014
Journée de réflexion de Fanmi Lavalas sur la situation socio économique du pays : la coordonarice du Comité exécutif déplore   la dégradation des conditions de vie des citoyens et les privations de toutes sortes à la veille de la Noël


Port-au-Prince, le 23 décembre 2014 – (AHP) –Le comité exécutif de l'organisation poliique  Fanmi Lavalas a organisé ce mardi une journée de réflexion sur la situation socio économique du pays à  l`occasion des fêtes de fin d'année.

Plus d'une centaine de dirigeants cadres et militants de l'organisation  y ont participé dans les locaux de la fondation Dr   Aristide à Tabarre.


La coordonatrice du comité exécutif de Fanmi lavalas, le Dr Maryse Narcisse a, à l'occasion transmis à la population les voeux, à l'occasion des fêtes de fin d'année,  du représentant national  de Fanmi lavalas, l'ancien président Jean Bertrand Aristide.

Elle
  déploré à l'occasion  la dégradation des conditions de vie des citoyens au cours de ces dernières années, tout en rappelant que la population vivait bien mieux quand Lavalas était au pouvoir.

Maryse Narcisse a souhaité « bon courage » à la population qui fait face, a--elle dit, à des privations de toutes sortes à la veille de la noël.

Elle réitèré la volonté de son organisation de reprendre démocratiquement le pouvoir pour améliorer la situation.

                                                                                                                                      
Fanmi Lavalas a réaffirmé par ailleurs   son soutien à la mobilisation anti-gouvernementale. La coordonnatrice du comite exécutif du parti, Maryse Narcisse a renouvelle la volonté de Fanmi lavalas  de rester aux cotés  du peuple haïtien dans ses différentes revendications.

Elle a toutefois rappelé  que le comite exécutif est toujours  ouvert au dialogue, particulièrement dans le cadre de la crise qui ronge actuelement le pays.

L`opposition a anoncé dans le cadre de la deuxième phase de l'organisation Burkina faso, des manifestations les 24, 26, 28, 31 décembre 2014 et les 1er et  2 janvier 2015, en vue de continuer d'appeler à la démission du président Michel Martelly.

Certains secteurs dont le Collectif 4 decembre  ont demandé une trêve à l'ocasion de la Noel. Mais la plateforme Pitit Dessalines a fait  savoir qu'il n'y aura pas de trêve dans la lutte pour pousser Martelly au départ, rappelant que certains, quand ils poursivent des objectifs  estimés justes, occupent la rue, même à l'occasion de la fête de l'Independance  du pays.


Dieudonne Saincy abandonne Inite; Asyisyen pou Ayiti écarté de la Plateforme « Pitit Desalin »: en cause, leur participation à des negociations jugées bancales  avec le president Martelly pour la désignation d'un nouveu premier ministre

Port-au-Prince, le 23 décembre 2014 – (AHP) – La plateforme « Pitit Desalin » (les enfants de Dessalines) a une nouvelle fois ce mardi rejeté toute idée de dialogue avec le président Michel Martelly qu’elle tient pour responsable de la complication de la situation politique du pays.

Le responsable de la plateforme, le sénateur Moises Jean Charles  a fait savoir  que  tout éventuel dialogue avec le président Martelly devrait  porter sur sa démission.

Il a du coup demandé à la population de rester mobilisée jusqu'au depart de M. Martelly

Le parlementaire informe, par ailleurs, que le parti politique « Asyisyen pou ayiti » a été exclu de sa plateforme pour avoir participé  à des négociations avec le président Martelly autour de l’application des recommandations de la commission consultative notamment, le choix d’un nouveau premier ministre.

Selon lui, toute négociation avec le chef de l'Etat ne peut que déboucher sur de nouvelles frustrations, car le chef de l'Etat ne pense qu'aux manoeuvres dilatoires  pour aboutir au 12 janvier 2015, date de la fin du mandat d'un 2 ème tiers de l'effectif constitutionnel  de 30 membres  du sénat.

L'un des porte-parole de laplateforme Inite, formée par l'ancien président René Préval, Dieudonne Saincy a annoncé oficielemnt  son depart de cette structure politique. Une décision personnelle, a dit M. Saincy qui explique dans le même temps ne  pas partager certaines des positions de cette organisation notamment l’idée d’entamer des négociations avec le chef de l’état.

Dieudonne Saincy qui n’a pas dit s’il compte fonder ou intégrer une nouvelle organisation se dit confiant quant à son avenir politique et promet de faire connaitre ses prochaines décisions au grand public.

Inite, Fusion , Ayisyen pou Ayiti participeraient actuellement à des négociation avec l'équipe du président Martelly dans le cadre des démarches qui viseraient la désignation d'un premier minisre, pour remplacer  Laurent lamothe recemment forcé à la démission.

Des sources proches des négociations ont fait savoir à l'AHP que tous les candidats au poste qui étaient susceptibles d'avoir l'aval du parlement, ont ete exclus de la liste des "premiers ministrables".

Des membres de l'équipe de négociation des partis sus-cités auraient menacé à plusieurs  reprises de quitter la table des discussions, estimant être en train d'être roulés dans la farine.



 
Crise politique:
Le président du CSPJ  s'accroche au poste, il est accusé de commettre entre temps des actes illégaux à motivations politiques 

Port-au-Prince, le 23 décembre 2014 – (AHP) –Le président du Conseil du pouvoir judiciaire (CSPJ), Anel Alexis Joseph dont la démission figure parmi les mesures  visant à favoriser le déblocage de la situation politique  n’a pas bougé de son siège. A-t-il une dernière mission à accomplir ?

En tout cas, son collègue, Max Elibert dénonce un ensemble de décisions unilatérales  prises ces derniers jours par  Me Anel Alexis Joseph dejà arrivé illegalement (âge dépassé) à la tête de la Cour de Cassation et par voie de conséquence au CSPJ, puisque le président du tribunal suprême est automatiquemen le président du Conseil supérieur.

Me Elibert a cité au nombre des impairs de M. Alexis, la remobilisation de plusieurs juges qui avaient  été mis en disponibilité par le Conseil. Il a également dénoncé des nominations pléthoriques dans les parquets.

Des nominations motivées par des intérêts politiques, a-t-il fait savoir, appelante le président du CSPJ et le ministère de la justice à arrêter cette hémorragie.


Il s'agit  d'un massacre du système judiciaire", a-t-il  encore lancé.


Pour l'oposition, le president du CSPJ n'a pas assez de caractère pour vouloir s'accrocher à son poste.  Il obéirait, selon l'oppostion, au pouvoir , particulièrement au Ministère de la justice.

Le porte-parole de la PNH dement que   l’ancienne directrice générale de la police ait eté assasinée, ou décedé  par strangulation
Port-au-Prince, le 23 décembre 2014 – (AHP) –L’ancienne directrice générale de la police nationale d'haïti (PNH), Jocelyne Pierre, n’a pas été assassinée, c’est du moins ce que soutient le porte parole de l’institution, Frantz Leurebours qui dément les allégations qui feraient croire à une mort par strangulation.

Il informe que les enquêteurs ont procédé à l’analyse du cadavre et ont conclu qu’il ne s’agit pas d’un assassinat.

Le commissaire Leurebours  indique que Mme Pierre,  décédée en sa résidence privée le 21 décembre dernier,  n’avait  jamais alerté la police d’une quelconque menace.

Le porte-parole a fait savoir par ailleurs qu'environ deux mille  policiers ont été mobilisés dans le cadre d’un plan visant à garantir la sécurité dans la zone métropolitaine à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Il a fait savoir  que les agents de l’ordre  seront plus nombreux dans les  environs des succursales des banque commerciale de la capitale en vue de créer un climat de confiance chez les citoyens qui vont effectuer des  transactions.


De nombreux clients ont éte assassines ces derniers temps après des transactions à la banque, malgré les promesses repétées de la police d'être plus presente dans les zones oùs des institutions bancaires  sont installées.

Nouvelles du 22 décembre 2014


De nombreux  membres  de l'opposition rejettent  la nomination, à titre intérimaire d'une ministre démissionnaire proche de la première dame pour remplacer Laurent lamothe, et appellent à la poursuite de la mobilisation


Port-au-Prince, le 22 décembre 2014 – (AHP) – Plusieurs membres de l’opposition ont rejeté lundi la nomination, à titre intérimaire de la ministre démissionnaire de la santé publique et de la population, le Dr Florence Duperval Guillaume, en remplacement du désormais ex-premier-ministre Laurent Lamothe.

Selon un communiqué signé dimanche par le secrétaire général du conseil de gouvernement, Enex Jean-Charles, le premier ministre Laurent Lamothe a démissionné pour raisons personnelles et, sur la base de l’article 165 de la constitution de 1987 amendée,. Il est remplacé pour un délai ne dépassant pas 30 jours, par la titulaire du MSPP.

Le sénateur Wetsner Polycarpe a indiqué que la désignation de la ministre de la santé comme première ministre intérimaire participe de la volonté du président Martelly de contrôler l’administration publique même après son départ.

Se disant convaincu que le président Martelly ne va pas indéfiniment résister à la mobilisation de l’opposition, le parlementaire rappelle que, selon l’article 149 de la constitution amendée, en cas de vacance présidentielle, c’est le premier ministre qui doit remplacer le chef de l’Etat.

" Il s'agit là d'une manœuvre  déloyale du président de la république pour contourner le parlement qui sera dysfonctionnel à partir du 12 janvier 2015. Le parlementaire appelle la population à rester -vigilante et mobilisée- en vue de pousser au départ Michel Michel.

Wetsner Polycarpe exige également que M. Lamothe rende compte de sa gestion à la tête du gouvernement.

Pour le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé, il est inconcevable que le président Michel Martelly choisisse un premier ministre intérimaire qui est l’amie personnelle de son épouse. C’est comme si le couple présidentiel dirigeait à la fois, le palais national et la primature, a-t-il dit.

Le porte parole de la présidence, Lucien Jura affirme cependant qu’il s’agit d’une décision visant  à assurer le bon fonctionnement des institutions suite à la démission de Laurent Lamothe. Ce dernier n`a pas voulu expédier les affaires courantes pour des raisons de convenances personnelles, a fait valoir M. Jura.

Le conseiller de la plateforme Inite, Paul Denis ne voit lui non plus aucun problème dans la designation de Florence Duperval Guillaume, faisant savoir qu’elle relève des prérogatives du chef de l’état de choisir un premier ministre intérimaire. Il a du coup fait savoir que la désignation du nouveau chef de gouvernement n’est pas la préoccupation majeue  de son organisation politique. Selon lui, les négociations portent plutôt sur un accord global.

Quoi qu'il en soit, des  parlementaires ont banalisé la publication d'une liste des 5 citoyens-  ministres démissionnaires et proches  du chef de l'Etat- ( Evans Paul, Jude Harvey Day, Charles Jean Jacques, Duly Brutus,  Wilson Laleau), pressentis pour occuper le poste de premier ministre, soulignant que pas un seul d’entre eux n’a une chance d’être ratifié au parlement.

Le sénateur pro-gouvernemetal Wencesclass Lambert appelle le président a faire preuve de vigilance dans le choix du nouveau premier ministre, affirmant que ce dernier doit être un  rassembleur capable d`apaiser la situation en vue de l`organisation des prochaines joutes électorales.

Des dirigeants politiques qui participaient ce lundi aux funérailles d’un militant tué de plusieurs balles lors d’une manifestation à Port-au-Prince le 13 décembre dernier, ont eux aussi rejeté la nomination de la ministre de la santé publique, le Dr Florence Duperval Guillaume au poste de première ministre par intérim.

Louis-Gérald Gilles de Fanmi Lavalas, Serge Jean-Louis du MOPOD et Assad Volcy de la plateforme PITIT DESSALINES jugent scandaleux que le couple présidentiel contrôle dorénavant le palais national et la primature.

Soutenant que la démission de Laurent Lamothe est en partie, due aux querelles de famille au sein de l’Exécutif, Ils ont réaffirmé leur volonté de continuer à se battre pour renverser le régime.

En effet, l'opposition appelle à manifester les 24, 26, 28, 31 décembre 2014 et les 1er et  2 janvier 2015, dans le cadre de l`opération Burkina Faso- Phase 3.


Funérailles d'un jeune homme de 19 ans tué lors d'une manifestation le 13 décembre: manifestation improvisée de centaines de personnes  à l'issue de la cérémonie, mais étouffée par la police:  des  chefs de l'opposition renouvellent à l'ocasion leur volonté d'obtenir le depart du chef de l'Etat


Port-au-Prince, le 22 décembre 2014 – (AHP) – C’est ce lundi 22 décembre qu’ont été chantées à Port-au-Prince, les funérailles du militant Jolin Nicolas, 19 ans, abattu lors d’une manifestation de l’opposition le samedi 13 décembre dernier.

Plusieurs militants et dirigeants politiques de l’opposition ont pris part à la cérémonie déroulée en l’église Saint-Antoine de Poste-Marchand.

C’était l’occasion pour le célébrant principal, le père Michel Briand de rappeler la nécessité de vivre en harmonie avec les principes sacrés, sachant que la mort peut frapper à tout moment.

Le religieux a également lancé un message de paix et d’unité, précisant que la voie de la confrontation et de la violence doit être rejetée par l’ensemble des parties concernées par la crise qui ronge actuellement le pays.

Pour le coordonnateur du MOPOD, l’agronome Jean-André Victor qui participait à la cérémonie, l’opposition se doit d‘être plus que jamais solidaire pour aboutir au renversement du président Michel Martelly.

Il a souligné que la disparition du jeune Jolin Nicolas doit être une source de motivation supplémentaire pour continuer à mener jusqu’au bout le combat en faveur du départ du régime Tèt Kale.

C’est le même discours qu’a tenu le sénateur Moïse Jean-Charles, également présent dans l’assistance et qui est intervenu à la tribune.

Appelant  les militants de l’opposition à rester mobilisés jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause, à savoir la démission du président Martelly, il a une fois de plus, renouvelé sa volonté de ne participer à aucune négociation dans la perspective de la mise sur pied du nouveau gouvernement.

Après la cérémonie religieuse, les militants ont improvisé une manifestation, au moment de conduire la dépouille de Jolin Nicolas au cimetière de Port-au-Prince mais ils ont été bloqués par des agents de la police nationale.

Les manitants ont, une nouvelle fois, fustigé le comportement des agents de l’ordre et renouvelé leur volonté à combattre le régime Tèt kalé.


Dossier Sonson Lafamilia: le directeur exécutif du RNDDH et l'avocat Newton Saint-Juste répondent aux question du juge  Sonel Jean-François

Port-au-Prince, le 22 décembre 2014 – (AHP) – Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance et l’avocat et militant de l’opposition Newton Saint-Juste étaient au cabinet d’instruction ce lundi à l’invitation du juge Sonel Jean-François qui instruit l’affaire Sonson Lafamilia, ce presumé trafiquant de drogue, accusé de responsabilte dans de nombreux cas d'enlèvements.

Roodly Ethéart est en prison depuis qu’il s’est  rendu, il y a un peu plus de six mois aux autorités judiciaires qui le recherchaient pour son implication présumée et dénoncée par la clameur publique, dans des actes d’enlèvement contre rançon.

Pierre Espérance informe avoir partagé avec le magistrat instructeur les informations dont dispose son organisation autour du fonctionnement du gang Galil dont Roodly Ethéard, dit Sonson Lafamilia aurait été le numéro un avant d’aller en prison.

Il appelle à la tenue d’un procès équitable contre M. Ethéard, rappelant qu’entre 2011 et 2014, le gang Galil est responsable de plus d’une quinzaine de cas d’enlèvement qui ont rapporté plus de 2 millions de dollars US de profits à titre de rançon, selon la PNH.

L’avocat et militant politique de l’opposition, Newton Saint-Juste continue pour sa part  de dénoncer la proximité entre le groupe criminel que dirigeait M. Ethéart et le régime Tèt Kale.

L’homme de loi a aussi fait état d’un plan qui viserait à assassiner M. Ethéard pour le réduire au silence. "Il faut que la justice fasse la lumière sur ce dossier", a martelé Me Saint-Juste qui assure que l’exécutif ne saurait nier les rapports privilégiés qui existaient entre la famille présidentielle et Sonson Lafamilia.

D’ailleurs, ajoute-t-il, le frère de la premières Dame, Charles « Kiko » Saint-Rémy continue de rendre visite  à M. Ethéard en prison, l'occasion pour les deux hommes de passer des heures à discuter, a-t-il dit.
 

Nouvelles du 18 décembre 2014

L'opposition continue de rendre la vie dure au president Michel Martelly: des miliers de personnes etaient de nouveau dans la rue jeudi pour reclamer sa démision, faisant savoir que tant qu'il sera là, les conditionas de paix nécessaires ne seront pas reunies pour l'organisation de bonnes elections


Port-au-Prince, le 18 décembre 2014 – (AHP) – Pour la 2e fois en moins de 48 heures, des responsables d’organisations de l’opposition ont mis des milliers de protestataires dans les rues à Port-au-Prince, pour continuer de réclamer le départ du président Michel Martelly. Ce dernier était à sa 2e journée de rencontres avec des personalités issues des principaux partis politiques  de l’opposition qui, jusque-là, n’avaient jamais accepté de discuter avec lui.

La manifestation déroulée sous haute protection des forces de l’ordre, malgré des attaques attribuées à des proches du pouvoir, était partie du Boulevard La Saline pour longer l’autoroute de Delmas, atteindre la commune  aisée de Pétion-Ville où réside le président Michel Martelly,  avant de redescendre au Centre-Ville où se trouve le palais presidentiel.

Tout le long du parcours, les manifestants ont scandé des propos hostiles au président Michel Martelly dont ils continuent de réclamer la démission, malgré l’annonce du retrait du premier ministre Laurent Lamothe qui n'aurait toujours pas remis sa lettre démission.

Ils se sont arrêtés devant la Radio Television Nationale d'Haïti où ils ont lancé des slogans hostiles au directeur général, Ernest Harisson accusé entre autres  de harcèlements sexuels

Ils ont par ailleurs appelé à l’élargissement de tous les prisonniers politiques et se sont démarqués des dirigeants politiques de l'opposition qu'ils ont mis en garde contre toute velléité de négocier avec le président Michel Martelly.

"Aucune négociation n’est possible avec le président Martelly, en dehors de discussions pour lui permettre de préparer son départ du palais présidentiel", ont indiqué des membrs de la Table de concertation.


Ils appellent à la formation d’un gouvernement de transition devant organiser des élections  génerales avec un nouveau conseil électoral provisoire et dans le meileur délai.

" Tant que Michel Martelly sera au palais,  la paix et la sérenité qu'il faut pour organiser de bones élections" ne viendront pas, ont-ils fait savoir.

Les proches du pouvoir ne sont pas restés inactifs: les manifstants ont  en effet essuyé des jets de pierres plusieurs fois sur le parcours, notamment au boulevard Jean Jacques Dessaline et  à Delmas 60..

Entretemps, le chef de l'Etat, rencontrait les responsables d’un groupe de formations de l’opposition dite modérée dont "Ansanm Nou Fò et Aimer Haïti .

Ils ont appelé le président Martelly à dialoguer également avec les leaders des partis qui continuent de manifester dans différentes régions du pays et à implémenter des programmes d’apaisement social à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Le président Michel Martelly a, en fin de journée, rencontré une délégation de l’Organisation du peuple en Lutte (OPL) conduite par son coordonnateur national Sauveur-Pierre qui aurait été invité à rejoindre le prochain gouvernement.

Ces rencontres ont fait suite au round de discussions la veille  entre des conseillers du président Martelly et des leaders de 4 des principaux partis et organisations politiques.

Il s’agissait en réalité d’une rencontre de suivi pour permettre de mieux implémenter les recommandations de la commission consultative présidentielle, ont indiqué Sorel Jacinthe et Paul Denis de la Plateforme INITE.

Ces derniers qui restent optimistes quant à une sortie de crise, assurent que, pour l’instant, aucun accord n’a été trouvé, précisant avoir passé en revue les différents points figurant dans les recommandations de la commission consultative notamment en ce qui concerne le Conseil du pouvoir judiciare ( CSPJ) et le conseil électoral provisoire.

Mardi, en fin de journée, le chef de l'Etat s'est entretenu séparément avec des responsables de Fanmi Lavalas, dont la coordonatrice du Comité exécutif, le Dr Maryse Narcisse . Celle -ci a indiqué qu'il s'agissait pour l'organisation d'écouter l'Executif, tout en ecoutant et accompagant les revendicatons de la population.

A une question d'un journaliste qui demandait pourquoi Fanmi Lavalas avait demandé à être reçu seul comme l'affirme le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, la coordonnatrice  a indiqué que la lettre d'invitation êst là et que s'il y a des gens qui ont choisi de ne pas dire la vérité, c'est leur affaire.

La plateforme "Pitit Desalin " (les enfants de Dessalines) a pour sa part  boudé une invitation du président Martelly qui demandait a rencontrer ses représentants ce jeudi autour de la crise politique.

L’un des représentants de la plateforme Assad Volcy a banalisé cette invitation ainsi que le type de démarches entreprises par le chef de l’état pour tenter de resoudre la crise.


M. Volcy indique que la Plateforme Pitit Desalin n’adhère pas à la formule de sortie de crise du chef de l’état et continue d’appeler à la démission de ce drenier

Et sur la question des consultations à n'en plus finir, , le sénateur Joel Joël Joseph  estime que l’heure n’est plus à faire passer le temps, mais à l’entame des négociations en vue de la nomination d'un nouveau premier ministre.

Le parlementaire dit croire que le successeur de M. Laurent Lamothe à la Primature, doit être une personnalité qui inspire confiance et qui soit en mesure de dégager un consensus dans la perspective de la formation du prochain cabinet ministériel.

Il déplore que, plus de 5 jours après l’annonce de son retrait, le premier ministre Laurent Lamothe n’a toujours pas acheminé au parlement sa lettre de démission.

L’élu du département de l‘Ouest affirme avoir également noté que le président Martelly n’a pas encore levé le voile sur l’identité de la personne susceptible de remplacer M. Lamothe et il banalise la mise en circulation d’une liste de 12 personnalités qui seraient en pole position pour succéder au premier ministre démissionnaire.

Pour beaucoup de secteurs qui sont intervenus ces derniers jours dans les différentes émissions radio, la plupart ds individus cités dont des membres du cabinet miniseriel demisionaire, sont des proches du president de la Republique, impliqués selon eux, dans de graves detournements de fonds, la mauvaise gestion du pays et le pillage du trésor public pour payer des lobbiyistes, particulièrement américains et britanniques, ces dernières années.


Le collectif 4 décembre demande une trêve à l’occasion de la noël.

Port-au-Prince, le 18 décembre 2014- (AHP) – Le collectif 4 décembre  appelle les acteurs politiques dans la crise à observer une trêve à l’occasion de la noël.

Le coordonnateur du collectif Jean Robert Argant appelle les responsables de l’opposition et les dirigeants à signer et respecter un accord de trêve afin de permettre à la population de bien jouir des fêtes de fin d’année.

M. Argant encourage le chef de l’Etat à continuer de dialoguer avec les différents acteurs concernés en vue de résoudre la crise. Il affirme  que c’est dans la Paix et la Sérénité que les protagonistes arriveront à  des solutions efficaces  capables de garantir un lendemain bien meilleur à  la nation.

De leur côté, des chauffeurs de transport public  menacent d’entrer en grève  pour presser les acteurs concernés de trouver une solution à la crise politique.
L’organisation dénommée Secteur Transport Terrestre Haïtien (STTH) s’indigne contre la perpétuation de la crise, déplorant le fait que ses membres sont souvent  victimes  de casses lors des manifestations de rues.

Le responsable des relations publiques au STTH, Marcelin Jean-Philippe, appelle la communauté internationale à mieux  accompagner les nationaux dans  la résolution de la crise.

M. Jean-Philippe appelle tous les secteurs de la vie nationale à rejoindre le STTH pour  travailler en faveur d’un climat serein et sécuritaire.


***L’association des Propriétaires et Chauffeurs Haïtiens (APCH) se réjouit d’une opération menée la semaine dernière  par la Direction Centrale de la Police Judiciaire qui a conduit au démantèlement d’un puissant  gang spécialisé dans des vols de véhicules, dont faisait partie un membre de l’association.

Le président de l’APCH, Méhu Changeux, a fait savoir qu’il n’existe aucun lien entre ce gang et l’association et dénonce la manipulation des institutions de l’Etat qui fournissaient, a-t-il dit, des documents légaux pour les véhicules volés. Il appelle  donc la DCPJ à poursuivre ses recherches.

Méhu Changeux appelle, par ailleurs, la direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR) à redoubler de vigilance sur les routes nationales  à l’occasion des fêtes de fin d’année pour éviter des accidents.                                                             

Journée internationale de la migration: plusieurs activités organisées à l'occasion, à l'initiative du GARR , de l'OIM et de l'ONM: le gouvernement  haïtien pressé d’élaborer une politique migratoire qui prenne en compte les besoins réels des migrants haïtien

Port-au-Prince, le 18 décembre 2014- (AHP) – La journée internationale de la migration a été célébré ce jeudi à Port-au-Prince, autour du thème : « Sauver la vie des migrants ».

De nombreuses activités ont, à cette occasion, été organisées.

Le groupe d’appui aux rapatriés et aux réfugiés  (GARR) en a profité pour demander, une nouvelle fois, aux dirigeants haïtiens d’élaborer une politique migratoire qui prenne en compte les besoins réels des migrants haïtiens vivant dans des pays où leurs droits sont systématiquement violés,

Le GARR cite entre autres la République dominicaine et des Bahamas et presse lle gouvernement haïtien de redéfinir ses relations diplomatiques avec ces pays afin que les intérêts des migrants soient mieux protégés.

Jean-Baptiste Azolin et Jean Thomas Philippe respectivement coordonnateur et président du conseil d’administration du GARR,  ont dénoncé des cas de violation des droits des migrants haïtiens dans des pays voisins.

L’organisation internationale de la migration et l’office nationale pour la migration ont également organisé des activités commémoratives au cours de cete  journée.

Un colloque a été organisé à Port-au-Prince sur la problématique migratoire touchant Haïti avec notamment des projections de  documentaires, des ateliers de réflexion et une conférence-débats sur les tragédies de la migration, au Karibe Convention Center.

Différents acteurs dont le gouvernement, la société civile, la diaspora et le monde des affaires ont été encouragés à jouer leur partition pour freiner la migration clandestine d’Haïtiens vers les pays de la région notamment, ont rapporté Grégoire Goodstein et Adelson Lorgeat respectivement chef de mission de l’OIM en Haïti et directeur technique et de recherche à l’ONM.

Le chef de mission de l’organisation internationale de la migration en Haïti Grégoire Goodstein a appelé les autorités dominicaines à renationaliser leurs citoyens d’origine haïtienne frappés d’apatridie suite à l’arrêt TC-168-13.

Ce sont des citoyens qui ont contribué dans le développement économique de leur pays, a dit M. Goodstein qui dit souhaiter que ces derniers restent en République Dominicaine.

De son côté, le directeur technique et de recherches de l‘organisation nationale de la migration Adelson Lorgeat assure que le gouvernement haïtien continue de suivre le dossier et d'accompagner ses ressortissants susceptibles de bénéficier du plan de régularisation de leur situation de l’autre côté de la frontière.