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Nouvelles du 8 février 2010
 Le président René Préval appelle les diffrents secteurs de la societé à se mettre ensemble dans la solidarité et la discipline pour construire une nouvelle Haïti

Port-au-Prince, le 8 février 2010 – (AHP)-  Le président René Préval a appelé lundi  les différents secteurs de la population haïtienne à conjuguer leurs efforts dans la solidarite et la discpline pour construre une nouvelle Haïti, à l'occasion de la fin prochaine le 12 février  du mois de deuil 'décrété pour honorer la mémoire des centaines de milliers d'Haitiens tués au cours du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

La situation n'est facile  ni pour la population qui souffre ni  pour le gouvernement qui travaille dans des conditions extrêmement difficiles, a indiqué le chef de l'Etat dont le gouvernement fait face à de nombreuses critiques à la fois de rescapés et d'autres secteurs qui dénoncent son "inefficacité" et  la gestion de l'aide humanitaire  par des ONG. 


Insistant sur le fait  que c'est la plus grande catastrophe à avoir  frappé le pays, René Preval a  demandé à la poplaion de faire encore  preuve patience, car Haïti ne périra pas.

Le chef de l'Etat a aussi mis l'accent sur l'urgence de la décentralisation du pays. Et pour que cette décentralisation se matérialise, Port-au-Prince qui a perdu la plupatt des 250.000 maisons et bâtiments publics detruits, ne peut pas être reconstruite comme elle était auparavant, a dit M. Preval, ajoutant qu'il faut créer de ce fait  des activites économiques dans le reste du pays,

 "Les services sociaux doivent également se développer dans les villes de   province pour  que les habitants acceptent d'y aller ou d'y rester. C'est pourquoi un ensemble de projets ont éte signés après le 12 janvier  dont la construction de ponts et d' infrastructures routières, a souligné le chef de l'Etat qui a demandé l'accélération des travaux qui avaient commencé avant le séisme, dont la construction de la route Cayes/Jérémie.

A la fin de la période de deuil qui se termine le 12 février, des cérémonies religieuses seront organisées du 12 au 17 février dans plusieurs regions  du pays paticulièrement  à Port-au-Prnce pour honorer la mémoire des disparus et pour aussi célébrer la vie.

Le chef de l'Eat a ainsi remercié les repésentants de différentes confessions religieuses, les associations de médias et des secteurs de la société civile qui se sont mis  avec le Ministère de l'Intrieur pour organiser ces manifestations religieuses .

Ce sera l'occasion de chanter les funérailles de centaines de personnes encore sous les decombrs ou qui ont été jetées dans des fosses sans cérémonie.

 Le president  a renouvellé ses condoleaces à tous ceux  Haïtiens et étrangers qui ont perdu des parents et des proches dans la catastrophe.

Préval a remercié la MINUTAH et tout le système des nations-Unis, ainsi que tous les secteurs de la communauté internationale pour leur  aide inestimable, mais il rendu aussi un hommage appuyé aux Haïtiens qui ont tout fait pour voler au secours de leurs et frères et soeurs en difficulté  Il a remercié les équipes qui se sont signalées dans le nettoyage des rues, la disribution de la nourriture et de l'eau, dans la fourniture de carburant, ou dans la mise en place des abris provisoires et dans l'évaluation ds bâtiments détruits en vue de la reconstruction qui devrait coûter plus de 3 milliards de dollars.

Nouvelles du 4 février 2010


Le ministre haïtien de l'Economie et des Finances devrait revenir ce jeudi à Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Il y aurait plus de peur que de mal concernant le cas du ministre de l'Economie et des Finances Ronald Baudin parti ce mercredi se faire soigner en République dominicaine.

Des nouvelles faisaient savoir que M. Baudin pourrait avoir été   victime d'une attaque cérébrale.

En réalité,  le ministre qui avait reçu un choc au  à la tête lors du séisme, s'est rendu en République dominicaine pour y subir un scanner afin de se fixer sur la naure d'une douleur.

" Heureusement, il y aurait plus de peur que mal, a indiqué 
à l'AHP un proche du ministre . Et Ronald Baudin devrait rentrer au pays ce jeudi ou vendredi.

Ronald Baudin a perdu un fils dans la catastrophe du 12 janvier.

Nouvelles du 3 février 2010  


Transparency international publie un manuel pour aider à combattre la corruption dans la gestionde l'aide humanitaire en période de crise: la Fondation Heritage qui travaille de concert avec avec TI denonce une énorme lenteur dans la distributon de l'aide en Haïti


Il s'agit d'un document qui vise au moins à reduire le fleau de la orruption qui empêche l'accès de l'aide à ceux  qui en ont réellement besoin, a fait savoir Mary B. Allien de la Fondation Heritage qui travaille de concert avec Trasparency international

Mary B.  Allien denonce une énorme lenteur dans la distribution de l'aide, qu'ele attriubue soit à un manque de personels, à une mauvaise cordination ou à une certaine incompétence.

Répondant au fait que ce sont des ONG internationales qui sont en charge de la distribution de l'aide, la responsable de la Fondation Heritage a fait savoir que les organisations non gouvernementales ne peuvent pas remplacer  le gouvernement, mais doivent travailler de concert avec lui pour obtenir des resultats.

" Peut-être, ont-elles besoin d'un leadership qu'elles ne trouvent pas dans le gouvernement haïtien", s'interroge Mary B. Allien, enchaînant que sans ce leadership, chaque ONG fera ce que bon lui semble.

Soulignant que la Fondation heritage n'est pas impliqué dans la distribution de l'aide,  Mme Allien a indiqué que le travail de son organisation est de travailler à la prévention de la corruption.

" Nous ne pouvons que pousser les différents acteurs impliques dans la distribution de l'aide à assumer consciencieusement leurs responsabilités au profit d'une population en détresse.

3000 Haïtiens pourront bénéficier d’un programme de parrainage spécial, selon la presse canadienne citant la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James


Québec ouvre un peu plus grandes les portes aux immigrants haïtiens sinistrés. La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, a dévoilé aujourd’hui des nouvelles mesures qui élargissent la définition de famille en vue d’une réunificationl et qui soutiennent les Haïtiens d’ici qui veulent accueillir des membres de leur famille.

Le programme de parrainage humanitaire spécial, qui s’étendra du 17 février au 31 décembre, permettra l’immigration au Québec de 3000 Haïtiens qui n’auraient pas pu s’installer au Québec en vertu des règles existantes.

Mme James a soutenu que ce nombre, qui pourrait sembler modeste à première vue, représentait la capacité d’accueil du Québec dans les circonstances. «Si on a fixé ce plafond de 3000, c’est parce qu’on a voulu être responsables. A partir du moment qu’on ouvre à plus que ça, on ne serait pas capables de bien intégrer et on ne rend service à personne en faisant cela.»

«Je pense qu’il faut être conscient qu’on n’est pas en mesure, au Québec, d’aider tout Haïti, a-t-elle ajouté. Il y a bon nombre de pays et d’autres juridictions et États qui contribuent également. On fait notre part avec le 3000.»
Ainsi, la réunification des familles, qui était limitée aux parents, grands-parents et enfants du résidant québécois ainsi qu’à tous les enfants orphelins ayant un lien familial, sera élargie pour la durée du programme aux enfants adultes, aux frères et soeurs et à leurs conjoints et enfants.

Mme James a cependant précisé qu’on ne procèderait pas à une sélection sur la base du premier arrivé, premier servi, mais selon deux critères bien précis. «C’est vraiment une question d’être capables de déterminer que ce sont des personnes affectées par les événements du 12 janvier et, deuxièmement, on va regarder le parcours, la capacité d’intégration de la personne aussi, pour l’évaluer.»

Québec a pris cette décision indépendamment de la volonté d’Ottawa, où le ministre de l’Immigration Jason Kenny est demeuré sourd à des demandes répétées en ce sens depuis le sinistre.

Par ailleurs, les citoyens québécois d’origine haïtienne voulant parrainer un proche mais qui n’ont pas les moyens de respecter les critères financiers requis pourront tout de même le faire en obtenant un cosignataire qui s’engagera à assurer l’autonomie financière du nouvel arrivant.
L’an dernier, 2000 Haïtiens ont immigré au Québec en vertu des règles actuelles. Les mesures annoncées par la ministre mercredi pourraient donc ajouter 3000 immigrants en provenance de ce pays mais n’ajouteront pas au total d’immigrants que compte accueillir le Québec en 2010.

La ministre James a été très claire à cet effet: le Québec respectera sa capacité d’accueil mais fera une plus grande place aux Haïtiens à l’intérieur de ses quotas.

Mme James a par ailleurs annoncé que les quelque 350 étudiants étrangers haïtiens qui fréquentent le collège ou l’université au Québec seront exemptés de payer les droits de scolarité pour la session d’hiver 2010.

Les droits dont ces étudiants sont exemptés comprennent les frais de scolarité réguliers et les droits additionnels exigés des étudiants étrangers, ce qui représente une somme d’environ 1,3 million $ pour le gouvernement du Québec.

La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a invoqué, par voie de communiqué, le fait que plusieurs étudiants haïtiens se retrouvaient soudainement privés des revenus nécessaires pour payer leurs études au Québec.

Le consul d’Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir, a de nouveau remercié le Québec pour son aide à Haïti et s’est fortement réjoui de l’annonce de Mme James.


Bill Clinton  voit ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU pour Haiti s'élargir


Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Le  secrétaire genéral Ban Ki-Moon lui a confié la tâche supplémentaire d'assumer la gestion de tous les efforts deployés pour tenter de redresser le pays frappé le 12 janvier par un tremblement de terre ayant causé la mort de plus de 200.000 personnes.

Bill Clntion qui a accepté cette charge s'en acquitera en  collaboration avec le gouvernement haïtien, afin "de parvenir à mettre en oeuvre la vision que (les dirigeants haïtiens) ont pour leur pays".

L'ancien président américain sera aussi chargé de coordonner les actions des agences de l'ONU, des ONG, des pays donateurs et des donateurs privés.

M. Ban a affirmé à M. Clinton que ces fonctions requéraient "d'extraordinaires qualités de leadership".

La leneur constatée juysqu'ici dans la distribution de l'aide humanitaire gérée jusqu'ici par les ONG issues des pays donateurs commencent à exaspérer la population qui exprime dejà son impatience et sa colère dans la rue au moyen de manifstations, comme celles organisées mardi devant le siège provisoire du gouvernement et devant la mairie de Pétion-Ville

L'ancien president américain avait éte nommé en 2009 envoyé spécial de l'ONU pour Haiti par le secrétaire général.


Nouvelles du 2 février 2010

Le premier ministre haïtien évoque la possibilité d'un changement de strucure dans le gouvernement pour mieux faire face à la crise:  plus de 200.000 cadavres décomptés jusqu'à date, selon Jean Max Bellerive

Port-au-Prince, le 2 février 2010 – (AHP) – Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive a évoqué mardi la possibilité   de changer la structure du gouvernement pour mieux faire face   à crise née du séisme du 12 janvier 2010.

M. Bellerive qui intervenait lors d'une rencontre avec les sénateurs qui l'avaient convoqué pour rendre compte de la gestion de la situation, a fait savoir que le gouvenement dans sa composition acuelle, ne peut faire face à la situation.

Il a offert comme alternative la formation d'un exécutif de crise avec une redéfinition de la mission des ministres ou encore le maintien du cabinet minuistériel avec la création d'un comité national de crise.

Jean Max Bellerive a demandé aux sénateurs de refléchir sur les 2 propositions.

Il a precisé par ailleurs que plus de 200.000 cadavres avaient été decomptés jusqu'à date, ajoutant que ce bilan ne prenait pas en compte les corps encore sous les decombres et ceux inhumés par leur propre famille.


Des dizaines de personnes manifestent contre le gouvernement devant son siège provisoire à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)


Port-au-Prince, le 2 février 2010 – (AHP) – Plusieurs dizaines de personnes ont lancé madi des slogans hostiles au gouvernement dont elles ont reclamé le départ pour "irresponsabilité et négligence dans la gestion de l'aide internationale après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Elles ont estimé que le gouvernement est inefficace et inexistant et n'a rien fait pour alléger le sort des rescapés et pour retirer les corps encore sous les décombres.

Les manifestants en sont même arrivés  à réclamer le départ du président René Préval. C'est la 2ème manifestation organisée devant la DCPJ depuis que le gouvernement y siège.

Le premier ministre Jean Max Bellerive accuse les bailleurs qui donnent de l'argent aux ONG n'ayant de compte à rendre à personne


c Le premier ministre Jean-Max Bellerive a fait savoir mardi qu'il n'avait aucun problème avec les ONG mais plutôt avec les bailleurs qui leur donnent de l'argent  pour faire du désordre.

"Ce sont eux qui permettent  aux Organisations non gouvernementales de faire ce qu'elles veulent. Et ce sont eux qui n'exigent pas de ces ONG qu'elles rendent des comptes au gouvernement", a indiqué le premier ministre qui intervenait lors d'une rencontre avec  les sénateurs autour de la gestion de l'aide humanitaire après le tremblement de terre du 12 janvier.

Ce sont les ONG de chacun des pays donateurs qui gèrent l'aide accordée par ces derniers. Et les autorités gouvernementales éprouveraient beaucoup de difficultés à faire une bonne cordination de cette aide. (Ce qui provoque beaucoup de mécontentement jusqu'ici).

Toute la force des ONG vient de ceux qui leur donnent de l'argent. Et au lieu de me battre avec 4.000 ONG passées à 10.000 depuis le tremblement de terre, je préfère parler avec 10 bailleurs principaux qui donnent des moyens à un ensemble d'ONG qui font un certain niveau de désordre, a dit le premier ministre.

Il a fait savoir que lorsqu'il discute avec les  bailleurs américains, français ou espagnols, ce n'est pas pour leur  dire de  donner l'argent au gouvernement haïtien.

"L'important est que nous sachions à qui ils donnent de l'argent,  pour faire quoi et où", a souligné le chef du gouvernement.

Le premier ministre a indiqué par ailleurs que tous les soldats qui se trouvent actuellement en Haïti sont sous la couverture légale et juridique de la MINUSTAH et contribuent au maintien de la sécurité.

Il répondait aux critiques selon lesquelles le pays serait sous le contrôle des américains qui disposent actuellement  6100 soldats sur le terrain.

'Tout le monde s'interroge sur la présence des americains, mais personne ne fait allusion aux près de1000 canadiens et de 1200 francais armés actuelement dans le pays, a dit le chef du gouvernement pour qui l'important est leur statut et la justification de leur présence.


Nouvelles du 1er février 2010

La peur s'empare de Port-au-Prince après  la mise en garde d'une équipe de sismlogues americains aux autorites haïtiennes pour qu'elles se prépare à un nouveau séisme de magnitude supérieure à celui du 12 janvier

Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Les travaux réalisés par une équipe de sismologues dirigée par le professeur Eric Calais selon lesquels Haïti pourrait être frappé par un séisme encore  plus violent et plus dévastateur  que  celui du 12 janvier (7 degrés)  sont venus raviver la peur dans le pays.

M. Calais, professeur de géophysique à l'Université Purdue dans l'Indiana, aurait prévenu  les autorités haïtiennes de se  préparer à cet éventuel nouveau séisme dont le lieu  ni la date n'a été precisé. Toutefois, les Haïtiens sont aux abois, sachant depuis le 12 janvier ce que c'est qu'un séisme.

Le tremblement de terre du mardi  12 janvier a fait au moins 200.000 morts, des centaines de milliers de blessés et des centaines de milliers de sinistrés dont la plupart vivent  encore dans la rue et sur des places publiques.

Ceux qui amorçaient un retour en douceur dans leur maison pas trop fissurée, ont regagné la rue, pour y rester longtemps encore, à l'annonce de cette très mauvaise nouvelle, ont-ils fait savoir.

L'équipe d'experts qui se trouvait en Haïti  la semaine dernière recommande  aux autorités de tenir compte de cette menace dans la planification de la reconstruction du pays dont le coût devrait s'élever à 3 milliards de dollars, selon le ministre du Tourisme , Patrick Délatour, président de la Commission de reconstruction.

Ce qui rend la situation plus alarmante, c'est que les mêmes experts dirigés par Eric Calais  avaient, dit-on,  prévu en 2008 qu'Haïti allait bientôt subir un tremblement de terre de forte magnitude. Le gouvernement haïtien  qui se prépare à clôturer la période en cours  de deuil national par des cérémonies allant du 12 au 17 février, aurait alors répondu qu'il n'avait ni le temps ni l'argent pour se préparer à une telle éventualité.


Les visas de non-immigrants (touristes)  suspendus provisoirement et les citoyens haïtiens ayant accompagné des mineurs américains devront revenir en Haïti, n'ayant bénéficié que d'un visa temporaire


Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Le Consul général des Etats-Unis Donald Moore a fait savoir lundi que toutes les personnes n'ayant pas la résidence permanente aux Etats-Unis qui ont accompagné des ressortissants (es) mineurs américains dans le cadre de l'opération d'évacuation  après le tremblement de terre meurtrier du 12 janvier, devront revenir en Haïti.

Il a fait savoir que les accompagneurs n'ont pu bénéficier que d'un visa temporaire.

Il a souligné par ailleurs que les dossiers des visas de non-immigrants (touristes) sont suspendus provisoirement.

" Pour 'instant le Consulat général ds Etas-Unis ne traitent que les dossiers de citoyens américains et ceux de visas d'immigrants", a souligné M. Moore.

le Conseil électoral provisoire travaille à la détermination d'une date propice pour les sénatoriales partielles, selon son president  Gaillot Dorsainvil


Port-au-Prince, le 1er février 2010 – (AHP) – Le président du Conseil electoral provisoire, Gaillot a fait savoir lundi qu'il guettait le moment propice pour organiser les élections devant permettre de renouveler  le tiers du Senat et l'ensemble des sièges de la chambre des députés.

le premier tour de ces elections qui aparaissait dejà très hypothétique avant le seisme meutrier du 12 janvier en raison des acusations de magouiles, était fixé au 28 fevrier

Le présient Rene Préval avait indiqué la semaine dernière qu'il n'y avait pas lieu de parler d'élections pour le moment après les 200.000 morts causés par la catastrophe du 12 janvier.

Gaillot Dorsainvil très critiqué pour "les pratiques d'exclusion  et de partisannerie du CEP",  a lui aussi admis que les élections ne sont pas l'ordre du jour, mais il a dit que l'organisme electoral était à l'oeuvre pour déterminer quand les élections pourront se tenir.

Contrairement aux déclarations du président du CEP, beaucoup de secteurs étrangers et haïtiens estiment qu'aucune election ne sera possible en Haïti pendant un bon bout de temps encore, vu l'etat lamentable du pays, au point que se pose la question de l'après-7 fevrier, date prévue pour le départ du président Préval

Il a fait savoir que l'organisme electoral avait perdu 6 employés au siège central de Delmas et plusieurs autres employés dans les autres departements.

Par ailleurs, des sources proches du Sénat ont fait savoir que si les sénateurs se trouvaient au bureau à cette heure le 12 janvier, c'est en raison des discusions houleuses entre deux groupes pour le contrôle du bureau du Senat dans la perspective des élections. Les échanges de coups et d'invectives  se seraient poursuivis entre deux sénateurs jusque sous les décombres  où au moins 2 parlementaires ont trouvé la mort.

Le gouvernement menace  les voleurs et les vendeurs et de l'aide humanitaire: une "servante de Dieu" prévient que tous ceux , haïtiens ou étrangers qui se livrent à cette pratique seront frappés de mort

Port-au-Prince, le 30 janvier 2010 – (AHP) – Le gouvernement haïtien a rappelé vendredi que la vente de l’aide alimentaire est formellement interdite sur le marché local.  

La ministre à la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue  a indiqué que toute personne surprise en train de revendre l’aide humanitaire sera punie par les autorités compétentes. 

Signalons que, dans plusieurs coins de la capitale haïtienne, l’aide destinée aux personnes sinistrées est vendue souvent à des prix très élevé. Cette aide revendue sur le marché provient généralement de cargaisons détournées. 

Madame Lassègue a aussi réitéré l'appel à la prudence  lancé à tous ceux qui fuient les zones touchées par le séisme du 12 janvier.

Pour réduire les risques d’accident de la circulation, elle a demandé aux conducteurs de transport en commun assurant le va-et-vient entre la capitale et les villes de province, à conduire avec prudence. Elle demande aussi aux passagers de ne pas prendre place à bord d'autobus surchargés. 

D’autre part, la ministre de la communication a rappelé les consignes du President Préval concernant les travaux d’aménagement, de construction ou de reconstruction qui étaient en cours avant le 12 janvier. Il s'agit notamment de la route Cayes/Jérémie, Saint Marc/Gonaïves. Ces travaux  ne vont pas s’arrêter, a fait savoir la ministre

Le reste du pays doit continuer à vivre, a ajouté la ministre précisant qu’ils sont nombreux les rescapés fuyant les zones touchées pour se refugier dans d’autres villes du pays.

Madame Lassègue a égalementrappelé que le gouvernement interdit formellement aux particulier d’entreprendre des travaux de reconstruction.

En ce qui concerne la distribution des tentes, l   a ministre a indiqué que cette activité va continuer même si le gouvernement envisage d’autres pistes de solution, notamment la construction de logements pour relocaliser les victimes.

Nous avons déjà commencé à distribuer les 5.000 tentes dont nous disposions et nous allons poursuivre la distribution en prévision de la saison cyclonique.

Tout comme pour les produits alimentaires, de nombreux secteurs ont denonce cs derniers jours la vente de tents dstinées  aux sinistrés.

Dans une intervention jeudi sur  Radio Solidarité, Ginou Brutus qui se présente comme une "simple servrante de Dieu", et qui affirme avoir mis en garde au prálable contre les dernières tragédies ayant fappé haïti, a fait savoir que tous ceux, haïtiens ou étrangers qui volent l'aide destineees aux victimes seront frappés de mort.

Madame Brutus affirme avoir tenté en vain de rencontrer le chef de l'Etat  avant les ouragans de 2008 et avant le tremblement de terre du 12 janvier.

J'au dû quitter le pays la veille (le 11 janvier ) face à l'entêtement des dirigeants", a-t-elle fait savoir , prévenant que s'ils continuent de se complaire dans leur fausse suffisance et le mepris des autres, ils seront frappés avec la dernière rigueur.

Ginou Brutus a dit toutefois que la population peut être épargnée si elle se démarque de l'orgueil et du jusqu'auboutisme des dirigeants et observent 3 jours de jeûne. Car le pire est à venir, avertit-elle encore.


A Port-au-Prince, des amputations par milliers..., selon le journal Le Monde


  
Port-au-Prince, envoyée spéciale

Ce fut du jamais vu. Des amputations par milliers. A la chaîne. Bras, mains, doigts, jambes. Sans radio préalable. Parfois sans anesthésiques ni antalgiques. Le plus souvent à ciel ouvert. Ou sous le seul éclairage d'une lampe frontale. Il fallait aller vite ; des milliers de blessés attendaient, et chaque minute comptait. Il importait d'être efficace ; on craignait la gangrène ; on savait qu'il fallait libérer les places au plus vite ; on se disait qu'il n'y aurait pas de suivi postopératoire.
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Dans les rues, pour supporter les odeurs parfois nauséabondes de cadavres gisant encore sous les décombres, les Haïtiens se bouchent le nez avec des pelures d'orange ou s'étalent des "moustaches" de dentifrice sur la lèvre supérieure.
Portfolio Haïti, survivre dans les décombres
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Alors, dans le chaos, dans l'improvisation vertigineuse des premiers jours sans grand loisir pour réfléchir, on a jugé que sauver la vie méritait bien de sacrifier un membre.

On a donc amputé. Certains, aujourd'hui, pensent qu'on est allé trop vite. Et qu'on a trop "coupé". On ne le proclame pas, bien sûr. Qui oserait critiquer les équipes médicales venues de tant de pays ?

Mais quand on discute avec des médecins, des infirmières, des aides-soignants, le sujet est spontanément abordé, avec amertume, pour ne pas dire colère.

"LES AMÉRICAINS, FIERS DE CET ABATTAGE"

"Une équipe de médecins texans, déjà repartie, a causé des ravages et fait de la médecine de guerre", ose un médecin des pompiers de Paris, interrogé entre deux soins dans la cour de l'hôpital du Sacré-Cœur, encore encombrée de lits, perfusions, et tentes de repos.

Il ne souhaite pas qu'on cite son nom – "on ne va pas déclencher un nouveau conflit France-Amérique !" –, mais il lance le débat. "L'amputation est un geste de sauvetage et de dernier recours, quand un membre est broyé ou quand menace la septicémie. Mais les Américains l'ont rendue presque systématique, sans prendre le temps d'imaginer une autre solution, fiers de cet abattage leur permettant de se prévaloir de chiffres impressionnants de patients."

Le docteur François-Xavier Verdot, chirurgien orthopédiste au CHU de Saint-Etienne et travaillant sous la bannière de Pompiers humanitaires français, ne désigne pas de coupables. Mais il n'est pas loin de faire le même diagnostic. "J'ai vu des fractures simples de bras, traitées par l'amputation, alors qu'on aurait pu les réparer. J'ai vu le résultat des "guillotines amputation" – c'est l'expression anglo-saxonne – et ces membres tranchés comme par un coupe-cigare. Le risque infectieux est énorme alors, car l'os est à découvert, et l'on n'a pas prévu une chirurgie secondaire pour modeler un moignon sur lequel pourrait être fixée une prothèse."

Beaucoup de blessés reviennent donc, avec une plaie nécrosée qui nécessite une deuxième amputation. "Il faut alors couper plus loin, plus haut. C'est désolant."

Sophie Grosclaude, une jeune chirurgienne orthopédiste française, engagée dans la Chaîne de l'Espoir, opère à la clinique Lambert, à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince. Elle non plus ne mâche pas ses mots. Elle revient "effarée" d'une discussion avec un chirurgien américain rencontré à l'hôpital israélien, qui pliait bagages. "Je lui racontais que pour réparer les fractures, je faisais exactement comme en France, en posant des clous et des fixateurs externes dont on dispose désormais en grand nombre." Et alors ? "Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays est trop pauvre. Il n'y aura pas de suivi médical sérieux de vos patients. C'est tellement plus simple de les amputer. C'est propre, définitif…”"

La chirurgienne est bouleversée. "Il me parlait d'une sous-population ! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la médecine des Occidentaux. Mais enfin, on ne tranche pas comme ça une jambe ! Si on n'est pas obligé de la couper, il faut se battre pour la garder. On n'est pas en guerre ! On peut revoir et suivre nos patients !"

On peut surtout prendre le temps de la décision, bien plus que dans les premières heures. On peut se permettre d'attendre une prise en charge lourde (une greffe des tissus, par exemple) et un suivi de pointe que peu de structures peuvent faire. "Ça vaut le coup, tout de même, pour un enfant ou un adulte jeune, de refaire les pansements tous les jours pour lui garder un membre et lui donner un avenir social", dit avec conviction Denis Larger, médecin urgentiste chez les marins pompiers de Marseille.

Certaines amputations sauvent bien sûr une vie, comme celle qu'il a pratiquée le jour même de son arrivée pour désincarcérer une jeune femme dont le bras était écrasé sous une tonne de béto    n. Conditions extrêmes d'intervention : "A plat ventre dans un trou de souris, bras tendu pour atteindre la victime."

D'autres amputations ne s'imposent pas. Et mardi soir, par exemple, refusant la suggestion de leurs collègues américains d'amputer le bras d'une femme dont la fracture s'était infectée, les pompiers français l'ont fait transporter par hélicoptère sur le Siroco, le bâtiment français ancré au large de Port-au-Prince, où elle a été soignée.

"IL FAUT UN SUIVI, TANT MÉDICAL QUE PSYCHOLOGIQUE"

Président de Douleurs sans frontières (DSF), le docteur Alain Serrie, qui a pourtant connu d'autres théâtres de catastrophes, est bouleversé par l'incroyable dénuement des hôpitaux haïtiens et la perspective d'une génération d'infirmes et de mutilés. Oui, dit-il, il y a eu des tas d'amputés à la va-vite, remis à la porte de l'hôpital deux heures après l'intervention.

"Où sont-ils aujourd'hui ? Il faut faire un listing ! Beaucoup risquent nécrose, septicémie, et doivent être recoupés. Il faut les retrouver. Il leur faut un suivi tant médical que psychologique. Ils vont affronter les sensations bien connues des “membres fantômes”. Beaucoup éprouveront des douleurs intolérables qui peuvent rendre impossible l'installation d'une prothèse…"

DSF et Handicap International réfléchissent à un programme d'appels à la radio pour leur demander de se présenter dans les hôpitaux proches de chez eux. Ils envisagent aussi la création de centres dans lesquels on prendrait en charge ces souffrances si particulières.

Médecins et infirmiers ont tous en tête des images de patients. Le docteur Grosclaude se rappelle ce petit garçon qui disait : "Je ne m'en sortais déjà pas avec mes deux bras. Alors avec un seul…" Le docteur haïtien Johnny Miller pense à cette petite fille affolée à l'idée qu'après avoir perdu sa main gauche, elle allait de nouveau se faire ôter trois doigts : "Comment ferai-je la lessive ?"

Quant au docteur Vadot, il songe au chant triste entonné par une jeune fille amputée, toujours sous sédatif, sur la table d'opération : "Moi j'ai eu 18 ans, le jour du tremblement ; et j'ai perdu ma petite sœur, le jour de mon anniversaire ; ce fut le jour le plus terrible de ma vie ; ma maman, en France, ne sait même pas qu'elle a perdu sa fille ; et je suis encore là, amputée, 18 ans, le jour du tremblement…"
Annick Cojean
 

Nouvelles du 28 janvier 2009
L'éducatrice haïtienne Lucie Tondreau dément les rumeurs laissant croire que des citoyens américains d'origine haïtienne et des résidents seraient autorisés à ramener d'Haïti 2 membres de leur famille


Miami, le 28 janvier 2009- (AHP) – L'éducatrice haïtienne Lucie Tondreau a mis  en garde jeudi contre des rumeurs  circulant dans la communauté haïtienne de Floride selon lesquelles les autorités américaines et l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-prince auraient autorisé des citoyens américains d'origine haïtienne et des résidents à ramener d'Haïti 2 membres de leur famille, suite à la tragédie du 12 janvier.

Un tremblement de terre de 7.0 sur l'échelle de Richter a causé la mort d'environ 200.000 personnes et causé des milliards de dollars de dégâts à Port-au-Prince et dans certains viles de Perovince dont Leogâne, Petit-Goâve et Jacmel.

De nombreux haïtiens et haïtiens-américains seraient sur le point de faire  des bêtises en entreprenant notamment des démarches pour rentrer en Haïti dans l'espoir d'en ramener ds proches

C'est totalement faux. Les autorites americaines n'ont pris aucune mesure en ce sens, a lancé Mme Tondreau, affirmant que ces rumeurs venues d'Haïti  paralysent de nombreux membres de la comunauté haïtienne et les empêche de se concentrer pour venir en aide à leurs proches en difficulté.

Lucie Tondreau a rappelé que les autorités américaines  compétentes à Pot-au-Prince ont fait savoir à plusieurs reprises ces derniers jours que  la priorité de leur gouvernement est l'evacuaton des cittoyens ameriocains dont lpus de 12.000 ont dejà eté rapatriés depuis le séisme du 12 janvier.

Elle a expliqué que même les accompagnateurs de mineurs  de nationalité americaine ne peuvent beneficier que d'un visa de 30 jours.

Le consul général des Etas-Unis avait avait réaffirmé mardi qu’aucune demande de visa d’entrée aux Etats Unis ne sera prise en compte jusqu’à nouvel ordre, alors que ceux qui disposent de la carte de résidence ou d'un visa devrait essayer de rentrer aux Etas-Unis à partir d'un pays tiers.

Les queues devant l'ambassade des Etas-Unis sur le boulevard du 15 octobre (Tabarre) constituées en grande partie de candidats à l'émigration ont beaucoup diminué, mais beaucoup gardent encore un certain espoir et pressent leurs proches aux Etats-Unis de venir les chercher.

Lucie Tondreau appelle les uns et les autres à ne pas se fier aux rumeurs et surtout à ne pas perdre la tête.


Le président Préval privilégie la reconstruction à l'installation des tentes pour les rescapés du tremblement de terre: la compagnie américaine ASH BRITT soumet au chef de l'Etat,  un plan de reconstruction  susceptible de générer  20.000  emplois


Port-au-Prince, le 28 janvier 2009- (AHP) – Le président de la compagnie américaine spécialisée dans les travaux de reconstruction ASH BRITT,  l'Ing. Randal Perkins, s’est entretenu ce jeudi avec le président René Préval autour du programme reconstruction dans les endroits ravagés par le séisme du 12 janvier dernier.
 
Selon M. Perkins, un plan de reconstruction a été soumis au président Préval et à son équipe, plan qui, dit-il, inclut la création d’au moins 20.000  emplois dans le domaine.
 
Il a fait savoir que les travaux seront réalisés avec la collaboration des entreprises haïtiennes de constructions qui auront à bénéficier de l’expérience et de l’expertise des américains  dans le domaine.
 
Les équipements qui seront utilisés dans le cadre de ces travaux resteront en Haïti à la disposition des entreprises haïtiennes, a-t-il ajouté.
 
Le chef de l’Etat, René Préval, a réitéré sa volonté de toujours informer la population des démarches visant à l’aider à faire face aux conséquences du séisme du 12 janvier.

Le chef de l'Etat qui avait préalablement demandé quelque 200.000 tentes en faveur des rescapés, semble privilégier aujoud'hui la reconstruction, en raison des emplois qu'elle peut génerer
 
Il a fait savoir que son équipe travaille  de manière à trouver ce qu’il y a de mieux pour venir en aide à la population.

Le président  Préval s’est également entretenu une nouvele fois avec l’ambassadeur des Etats Unis Kenneth Merten pour essayer de cerner ensemble les priorités du gouvernement pour un meilleur acompagnement .

Le diplomate américain a affirmé avoir compris que le gouvernement haïtien accorde  une importance particulière à la création de nouveaux emplois et a assuré  les haïtiens que les autorités américaines ont les compétences dans ces domaines et sont disposées à aider le peuple haïtien.
 
Il a aussi fait savoir que l’aide alimentaire continuera d’être acheminée aux personnes victimes.
 
De son côté, l’envoyé spécial de président Barack Obama pour Haïti et responsable de la coordination de l’aide humanitaire à travers l’Agence Américaine de Développement International (USAID), Lewis Lucke,  a indiqué que les partenaires étrangers du gouvernement haïtien qui sont sur le terrain sont à une phase avancée dans la distribution de l’aide humanitaire.
 
Il a cité en exemple la distribution de nourriture et d’eau potable à des milliers de sinistrés de manière régulière.
 
Il a aussi fait savoir que des dispositions sont en train d’être adoptées en vue de la mise sur pied d’un hôpital qui aura la capacité de recevoir des milliers de patients en vue d’améliorer la situation sanitaire.
 
En ce qui concerne le déplacement des personnes qui vivent dans les rues et sur les places publiques, M. Lucke estime que le mieux serait de construire de nouveaux logements au lieu de commander les 200 000 tentes qu’il faut pour  les protéger contre la saison cyclonique.
 
Nous avons environ 1.2 millions de personnes à loger et nous ne disposons pas des 200.000 tentes nécessaires, soutenant lui aussi que la construction de nouveaux logements devrait entrainer la création de plusieurs milliers d’emplois.
 
Une unité de coordination suggérée par l'ONU mais dirigée par les américains  devrait bientôt être installée à Port-au-Prince, avec l'aval du présient Preval pour gerer le programme de reconsruction.

Plusieurs médias ayant dépêche des journalistes en Haïti, estiment que le gouvernement en place n'avait pas les ressources nécessairs pour gerer un tel programme.



Les populations des zones touchées par le tremblement de terre du 12 janvier ne risquent pas de revivre des secouses aussi fortes, mais la region nord devra se préparer, avertit l’Ingénieur Claude Preptit

Port-au-Prince, le 26 janvier 2010 – (AHP) – Les populations des zones touchées par le tremblement de terre du 12 janvier dernier risquent encore de sentir des répliques jusqu’à la fin du mois de février.
 
C’est ce qu’a indiqué mardi, l’ingénieur Claude Preptit, invité par le gouvernement haïtien à intervenir à l’occasion d’une conférence de presse, donnée à la Direction Centrale de la Police Judiciaire, où siège  une bonne partie de l’exécutif depuis le 12 janvier dernier.
 
Selon l’ingénieur Preptit, il est possible que ces répliques continuent jusqu’en 2011, voilà pourquoi il recommande aux populations de ne pas entrer dans les maisons surtout celles qui sont fissurées, car, dit-il, les risques d’effondrement sont évidents.
 
Nous devrons nous habituer aux répliques dans les jours et mois à venir et ce, même s’il y a 2 à 3 mois d’accalmie, a dit M. Preptit, invitant les populations à rester encore sous les tentes pendant un certains temps.
 
Il a fait savoir que les populations des zones déjà frappées par le séisme du 12 janvier, ne risquent pas de revivre pareille secousse avec les mêmes violences. Mais n’est  malheureusement pas le cas pour celles vivant dans le Nord où une autre faille a été localisée, a-t-il averti.
 
Nous savions que la zone métropolitaine de Port-au-Prince allait être frappée par un tremblement de terre mais ne pouvions pas savoir quand  a dit l’ingénieur Preptit dont les avertissements n'avaient jamais ete pris au sérieux par les autorites étatiques

De même, il affirme affirme que les scientifiques ne peuvent pas prédire quand exactement le nord va être frappé.

 
Claude Preptit a cependant fait savoir que les autorités sont actuellement en train de prendre des mesures dans le nord, de concert avec le gouvernement central, de manière à limiter les dégâts  quand le sinistre se produira.
 
Des campagnes de sensibilisation et d’éducation sont en train d’être planifiés, a-t-il dit, invitant les populations à la prudence.

Le tremblement de terre qui a frappé Port-au-Prince ce 12 janvier a causé la mort d'environ 200.000 personnes alors que des centaines de milliers d'autrs ont été blessés et que plus d'un million sont sans abris.

Le Consulat général ds Etas-Uhnis en Haïti ne reçoit pas  de demandes de visas jusqu'à nouvel ordre, la priorité étant accordée à l'évacuation des ressortissants américains

Port-au-Prince, le 26 janvier 2010 – (AHP) – L’ambassade des Etats Unis à Port-au-Prince,  a confirmé mardi qu’aucune demande de visa d’entrée aux Etats Unis ne sera prise en compte jusqu’à nouvel ordre.
 
Le consul général américain par intérim Paul Mayer et le vice-consul Régine René, ont indiqué que pour l’instant la priorité du gouvernement américain c’est d’évacuer vers les Etats Unis les ressortissants américains qui le désirent.
 
Depuis le 12 janvier, les autorités américaines ont évacué rapatrié 12.000  citoyens américains accompagnés des membres immédiats de leurs familles.
 
Ils appellent les citoyens haïtiens qui se sont installoees depuis plusieurs jours  devant l’ambassade à quitter les lieux, car leurs demandes de visa n'ont aucune chance d'être prises en compte pour le moment.

Toutefois, ont precisé les responsables, un citoyen haïtien, détenteur d’un visa américain peut toujours se rendre aux Etats Unis via un autre pays, et s’il le désire, ils peut toujours solliciter, une fois arrivé aux Etats Unis, le statut de réfugié.



Nouvelles du 25  janvier 2010

Le ministre des travaux publics plaide pour la création d'un laboratoire anti-sismique et appelle les habitants à s'écarter de l'environnement des bâtiments de  grandes hauteurs, en attendant  les travaux d'expertise

Port-au-Prince, le 25  janvier 2010 – (AHP)- Le titulaire du Ministère  des Travaux publics Transports et Comunications Jacques Gabriel a indiqué lundi que son ministère travaille à l'identification et à l'evaluation d'une serie de maisons endommagées dans differents  quartiers de la capitale, notamment dans les artères les les plus fréquentées du centre-ville.

Pour ce qui est des edifices publics, il a estime que le Palais national en cours d'évaluationest récupérale bien  que le dôme principal se soit effondré. L'edifice peut être reconstitué, à partir, a-t-il dit, de techniques avancées, puis que sa base n'est pas totalement detruite .

Il en est de même pour le Ministère des travaux  publics et le Ministère de l'Economie et des  Finances, les deux ministères qui n'ont pas été soit totalement detruites ou gravement endommagés.

Le ministre des travaux publics a fait savoir que  les télecommunications d'haïti SA   (Téléco) reclame une expertise particulière en raison de son importance. Il faut des appareils spéciaux pour travailer sur ses poutres. Il a invité les habitants des quartiers où se trouvent des biatiments de grandes  hauteurs à évacuer leur environement, en attendant leur évaluation.

M. Gabriel n'est toutefois pas en mesure de donner des précisions sur la date à laquelle commenceront les operations d'expertise.

La Teleco etait en phase de modernisation ou de privatisation avec la cession contestée de 70% de ses actifs à  la compagnie vietmanienne Viettel Corporation  pour 59 milions de dollars

Le ministre gabriel a fait savoir par aileurs  que laboratoire national du batiment et des travaux publics créé dans les années 1970 a repris ses activités après le tremblement de terre  du 12 janvier.

Mais ses activités se limitent à prodiguer  des conseils dans le cadre de la construction de routes, de chaussées. de ponts  et de fondations.

En terme de prévention, Il a fait savoir  qu'il n'y avait pas d'observatoire anti-sismique, un laboratoire permettant de détecter les failles

L'Etat , a-t-il dit, doit pouvoir créer un tel laboratoire et placer le long des zones de failles des capteurs de manière à detecter les mouvements, avec des techniciens disposant d'une formation leur permettant d'interpreter les données et faire des pronostics.

Il a souligné que la faculté des sciences de l'Université d'Etat d'haïti (UEH) dispose depuis l'effondrement il y a un an du Collège Promesse Evangelique, d'un laboratoire de cartographie géotechnique des zones à risque, grâce à un fond de la Belgique. Ce qui leur a permis de faire des études limitées. Il appelle l'Etat `a renforcer la capacité de ce laboratoirepour qu'il puisse permettra de determiner les zones à risques. et le type de constructions à effectuer.


Une quinzaine de bâtiments suscitent de nombreuses inquiétudes parmi la population de Port-au-Prince quant à des risques d'effondrement: au nombre de ces bâtiments: la Téléco du Pont Morin et l'Exagone de Petion-Ville

Port-au-Prince, le 25  janvier 2010 – (AHP) –Une quinzaine de bâtiments de grande envergure abritant des   enttreprises  tant  publiques que privées que publiques menacés d'effrondement , représentent de véritables dangers  pour leur environnement immediat.

Ces bâtiments présentent de graves  fissures dont on ignore jusqu'ici la dimension . A date, aucune expertise n'a été réalisée sur ces buildings dont certains accusent entre  5 et 10 étages. 

Il  est donc impossible de se fixer sur leur sort  d'autant que selon certains experts en construction, chaque secousse peut provoquer une aggravation des dommages déjà enregistrés
.

Selon les meme experts, il n'existe en Haiti que 5 ou 6  locaux construits selon les normes antisismiques. En  depit du fait  que le grand bâtiment administratif de la Teleco au Canapé-Vert tient encore debout,   les nonbreux dommages qu'il a subis, suscittent de vives inquitéutes chz les riverains qui regardent  avec beaucoup de frayeur ce gigantesque établissement public. Il  en est de meme pour les locaux, de l'Exagone à Pétion Ville,  de plusieurs sucursales de banques et d'hôtels du Centre Commercial (grand-Rue) .

Les fissures  et les éclats de blocs qu'ils ont subis soulèvent de nombreuses interrogations quand a leur capacite de resister à de nouvelles répliques sismiques.  

D'autres immeubles privés abritant des établissements scolaires  devraient egalement faire  l'objet d'une expertise rapide pour eviter le pire.

Les autorités haïtiennes sont invitées à informer la population dans le meilleur délai sur les démarches en cours pour éviter de nouveaux drames et pour rassurer la population dejà si cruellement frappée.



Nouvelles du 20  janvier 2010


Le secteur privé des affaires annonce la reprise progressive de ses activités et salue les efforts entrepris pour gérer la situation née du tremblement de terre meurtrier du 12 janvier


Port-au-Prince, le 20  janvier 2010 – (AHP) –  Le secteur privé des Affaires  a fait part  mercredi tout un ensemble de dispositions  pour aider à l'amélioraion de la  situation après le tremblement de terre meurtrier du  12 janvier dernier.

Lors d'une conférence de presse des leaders de ce secteur autour du slogan " Ensemble aujourd'hui, ensemble demain", ils ont présenté leur vision  de la situation post-crise, tout en se felicitant de l'accompagnement qui sera fournie par la mission onusienne et la police nationale en matière de securite.

L'Association professionnelle des banques (APB) de concert avec la banque de la République d'Haïti (BRH), a annoncé la reprise progressive des succursales de banque.

Le président du Conseil d'Administration de l'APB, Maxime D. Charles  a  indiqué que la reprise se ferait le mercredi  21 janvier dans la plupart des villes de province et à partir du 23 janvier dans la zone métrpolitaine de Port-au-Prince.

" Les heures d'ouveture à la clientèle seront de 9 heures AM à 2Heurs PM et les guichets des banques seront ouverts exceptionellement le dimanche 24 janvier afin de servir un maximum de clients", a fait savoir M. Charles, expliquant que dans le but de fournir un service équitable à la clientèle , les limites de tirage en espèces sont fixées provisoirement à 100.000 gourdes et 2500 dollars américains par jour et par client.

Des disopositions seront prises , a-t-il dit, pour gérer des situations particulières tel le cas de clients ayant perdu leurs pièces d'identité ou celui  de personnes qui veulent récupérer l'argent de parents decédés au cours  du séisme.

Le président de l'Association nationale ds produits pétroliers (ANADIPP), Randolph Rameau, a fait savoir que 30% des stations d'essence fournissent un service à la clientèle. Il invite toutes les pompes qui n'ont pas été affectées à recommencer à  travailler dans la tranche horaire 7 heures  AM/4 heurs PM. Il a donné la garantie qu'il y a du carburant disponible,
que des tankers sont en route pour Haïti et qu'il n'y aura pas de hausse de prix.

Un des responsable de l'Association des Industries d'Haïti, Richard Coles, a également fait savoir qu'il n'y a aucune raison pour que les prix des produits alimentaires augmentent et qu'il a  des stocks disponibels pour encore plusieurs semaines.

Pour ce qui concerne l'industrie du textile , il a informé qu'il s'agit du secteur le moins touché.

Des 28.000 employés de ce secteur, 22.000 pourront reprendre leurs activités dès la semaine prochaine.

Le président de Digicel  Haïti, Martin Boot, qui parlait également  au nom de Comcel/Voilà et de Haitel a estimé que le système de communication trasvaile à 80% de sa capacité et que ds equipes sont à pied-d'oeuvre pour lui permettre de fonctioner à plein rendement.

Il encourage les employés à se rendre à leur poste pour favoriser la performance du service à la clientèle.

Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald Boulos, a souligné quant à lui que le secteur privé n'a demandé aucune faveur au gouvernement en fait de réduction des droits de douane ou de taxes à l'importation.

" Nous faisons plutôt notre part en aidant les autorités établies à faire face à la situation pour mieux voler au secours de la population durement affectée", a t-il souligné, ajoutant que plusieurs chefs d'entreprises, ont déjà commencé à aider leurs employés, en leur fournissant des produits alimentaires, alors que d'autre sont prêts à leur verser 2 mois de salaires en janvier.
Le president de la CCIH en profite pour condamner toutes les tentatives de marché noir et fait savoir que le secteur privé est solidaire de tous les efforts du gouvernement pour gérer la crise.

Le Conseil national des telécommunications (CONATEL) informe pour sa part  que suite aux degats causés à ses différents locaux, une celule a été installée au No 97 de l'Avenue panaméricaine à Pétion-Ville dans le but d'assurer la continuite de ses services.

Le Conseil comnique ls telephones suivants: (509) 3454-0541-  25160000- 37021414



Versement initial par le Canada de 5 millions de dollars en aide humanitaire Le 13 janvier, la ministre Oda a annoncé que le gouvernement du Canada accorderait immédiatement un montant initial de 5 millions de dollars pour fournir des abris d'urgence, des services médicaux, de la nourriture, des éléments de première nécessité, de l'eau, des services d'assainissement et de la protection aux victimes du séisme qui a frappé Haïti. Tout ce financement a déjà été utilisé pour des mesures prioritaires urgentes.

Tout d'abord, en réponse à l'appel lancé par la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR) pour Haïti, l'ACDI a versé 2 millions de dollars à la FICR afin qu'elle puisse offrir des secours d'urgence aux populations les plus touchées. Ces fonds permettront de fournir des services essentiels, des abris temporaires, des installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement restaurées et des soins médicaux à plus de 10 000 familles.

De plus, l'ACDI a accordé 1,7 million de dollars pour la prestation et l'envoi rapide de fournitures d'urgence aux Haïtiens touchés par la catastrophe.

L'ACDI a par ailleurs donné 800 000 dollars pour l'envoi d'un hôpital de campagne et de 10 professionnels de la santé canadiens en Haïti. L'hôpital mobile est une installation cofinancée par les sociétés canadienne et norvégienne de la Croix-Rouge et qui peut fournir des soins chirurgicaux et médicaux essentiels à un maximum de 300 personnes par jour. Il est muni comme des modules de chirurgie, de premiers soins et de triage, une aile contenant 70 lits, un service de santé communautaire et un service de soutien psychosocial. L'hôpital, pleinement opérationnel, est actuellement déployé à Port-au-Prince.

Enfin, l'ACDI a affecté 500 000 dollars en fonds supplémentaires à CANADEM afin de déployer 10 spécialistes canadiens en aide humanitaire chez des partenaires humanitaires tels que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (BCAH) des Nations Unies, l'UNICEF, le Programme alimentaire mondial et d'autres organismes des Nations Unies.


Renseignements importants concernant les visas et l'immigration au Canada

L'ambassade du Canada a été endommagée par le tremblement de terre et les services qu'elle offre sont extrêmement limités.

L'ambassade ne peut accepter de nouvelles demandes de visas à l'heure actuelle, car elle n'a pas la capacité nécessaire pour traiter de telles demandes. Dans certaines circonstances exceptionnelles, les membres de la famille immédiate accompagnant des citoyens canadiens évacués peuvent se voir accorder un visa.

Nous demandons aux personnes prévoyant présenter une demande de visa de quitter l'ambassade jusqu'à ce que nous soyons en mesure d'accepter des demandes.

Nous travaillons à la reprise des services à un nouvel endroit et nous fournirons prochainement de l'information à propos du lieu où vous pourrez présenter une demande ou poser des questions.

Les mesures d'immigration spéciales récemment annoncées ne s'appliquent qu'aux époux/épouses, aux enfants, aux parents, aux grands-parents et aux enfants adoptés de citoyens et de résidents permanents canadiens. Le membre de la famille canadien doit parrainer la demande.

À l'heure actuelle, les demandeurs ne doivent pas se présenter à l'ambassade, mais plutôt communiquer avec leur répondant au Canada, à qui on demande d'aviser le Télécentre de CIC par téléphone, au 1-888-242-2100 (au Canada seulement, de 7 h à 19 h [HNE], du lundi au vendredi), ou par courriel, à question-Haiti@cic.gc.ca.

Haïti/séisme/insécurité: la secrétaire d'Etat américaine demande au président Préval de laisser débarquer 3500 soldats pour accompagner la MINUSTAH et la PNH: deuil national et état d'urgence sur le point d'être decrétés

Port-au-Prince, le 16 janvier 2010 – (AHP) – La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton aurait demandé au chef de l'Etat haïtien René Préval l'autorisation de laisser  débarquer en Haïti quelque 3500 soldats pour accompasgner la MINUSTAH et la police nationale dans le  travail de securite et de maintien de la paix, 4 jours après le séisme dévastateur qui a ravagé la capitale haïtienne (Port-au-Prince) et qui pourrait avoir causé plus de 150.000 morts.

Le chef de la diplomatie américaine aurait fait cette proposition au chef de l'Etat haïtien lors d'une visite de quelques heures  effectuée samedi en Haïti où 1500 sauveteurs américains sont déjà à l'oeuvre.

Le president haïtien n'aurait pas encore donné son mot à la secretaire d'Etat et chercherait à trouver  au préalable le soutien de différents secteurs avant de s'engager.

La MINUSTAH décapitée avec la disparition de ses chefs dont le représentant spécial du secrétaire géneral Hedi Annabi, et la police nationale tout aussi durement éprouvée par le séisme, sont incapables , à elles seules, de répondre aux exigences des commerçants, des banquiers, des responsables de supermarchés et de stations service qui hésitent encore à reprendre leurs activités, en raison de nombreux cas de pillage, dont celui subi vendredi par la Auto plaza, un concessionaire de véhicules déjà frappé la catastrophe.

Les autorites ont egalement fait état de nombreux actes de banditisme commis au cours de ces derniers jours à port-au-prince,  particulièrement la nuit à la faveur de l'absence totale d'électricité, en raison du dysfonctionnement de l'Electricite d'Haïti.

Et la quasi-totalité de la population qui dort désormais dans la rue et sur les places publiques est ainsi exposée à l'insecurité. De fait,,  des tirs nourris d'armes de gros calibre sont entendus tous les soirs dans plusieurs quartiers de la capitale.

Un maire qui réagissait à la propositon de Mme Clinton, lors d'une réunion organisée samedi soir par le chef de l'Etat au local de Direction centrale de la police judiciaire non loin de l'aeroport international, a fait savoir qu'il l'appuyait à condition que le mandat des soldats américains soit défini dans le temps et qu'il soit non renouvelable. Un autre maire s'est declaré d'accord pourvu que le président Préval soit le commandant en chef de ces troupes.

Un 3ème  maire a fait savoir qu'on n'a pas besoin de se voiler la face puisque  l'Etat s'est effondré et que le gouvernement ne contrôle rien ni n'est  en mesure d'asssumer ses responsabilités en matière de sécurité.

En effet, c'est l'armée américaine qui gère l'Aéroport de Port-au-Prince suite au dysfonctionnennement de ses installation de guidage et de sa tour de contrôle.

Et cette totale prise en charge par l'armée americaine a dejà été la cause d'un incident avec les autorites françaises. Le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet s'est vu signifier qu'il devait faire atterrir en territoire dominicain un avion transportant un hôpital de campagne, en raison de l'embouteillage qui prevaut à l'Aéroport Toustaint Louverture où des dizaines d'avions transportant de l'aide humanitaire débarquent  tous les jours.

Le secrétaire d'Etat à la production animale, Michel Chancy, responsable d'un comité de travail mis en place par le chef de l'Etat a deploré l'absence de contrôle des autorites haïtiennes sur la nature de ce qui est debarqué à l'aéroport ni sa destination, parce la douane haïtienne n'en aurait aucun contrôle.

Depuis vendredi, des rencontres sont organisées avec des secteurs internationaux pour régulariser la situation, a-t-il assuré.

Par ailleurs, oûtre les plus de 150.000 morts qu'aurait causés le tremblement de terre de mardi qui pourrait être l'un des 10 séismes les plus violents de l'histoire, 300.000 blessés pourraient être dénombrés, 80 % des  constructions et 90% des écoles de la municipalité de Pot-au-Prince auraient été détruites, selon l 'un des assesseurs de la mairie de Port-au-Prince.

Le gouvernement se preparerait donc à décreter un mois de deuil national du 17 janvier au 17 février,- ce qui implique l'annulation officiel du Carnaval qui était prévu du 14 au 16 février- et l'état d'urgence pour une période de 15 jours, sans devoir faire appel au parlement dont la chambre basse est pratiquement dysfonctionnelle.
















 




Ministère de la sécurité intérieure
Déclaration de la ministre Janet Napolitano
 
« Dans le cadre des efforts continus du ministère visant à aider Haïti à la suite du séisme dévastateur de mardi, j'annonce la désignation du Statut temporaire de personne protégée (Temporary Protected Status, TPS) pour les ressortissants haïtiens qui se trouvaient aux États-Unis au 12 janvier 2010. Il s'agit d'une catastrophe de dimension historique et cette désignation permettra aux ressortissants haïtiens admissibles qui se trouvent aux États-Unis de continuer à y vivre et à y travailler pendant les 18 prochains mois. La fourniture d'un asile temporaire aux ressortissants haïtiens qui se trouvent actuellement aux États-Unis et dont la sécurité personnelle serait mise en danger par leur retour en Haïti fait partie intégrante des efforts incessants de notre gouvernement en vue de soutenir le redressement d'Haïti.
 
En ce moment de grande tragédie en Haïti il est tentant, pour les gens qui souffrent des conséquences de ce séisme, de chercher refuge ailleurs. Toutefois, toute tentative de quitter Haïti maintenant ne ferait qu'infliger encore plus d'épreuves à la population et à la nation haïtiennes. La communauté internationale s'est ralliée afin d'expédier des secours à Haïti. Beaucoup sont déjà arrivés et on en attend encore beaucoup plus. Le peuple haïtien ne se laissera pas abattre, c'est un peuple résolu dont le rôle face à la crise qui frappe sa patrie sera essentiel à l'avenir d'Haïti.
 
Il est important de noter que le statut TPS ne s'appliquera qu'aux personnes qui se trouvaient aux États-Unis au 12 janvier 2010. Celles qui tentent de se rendre aux États-Unis après le 12 janvier 2010 ne seront pas admises à ce statut et seront rapatriées.
 
Le ministère de la sécurité intérieure continue d'exprimer sa sympathie envers nos voisins haïtiens et soutient de toutes les manières possibles l'opération mondiale de secours qui a été entreprise. Quatre navires des garde-côtes des États-Unis sont arrivés en Haïti, en sus de diverses ressources des garde-côtes qui étaient déjà dans la zone, afin de prêter main-forte au contrôle aérien militaire, de mener des évaluations des dommages et de sauver les gens qui ont besoin d'assistance. L'Agence fédérale de gestion des crises (FEMA) continue de collaborer étroitement avec l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et avec le département d'État - qui sont à la tête des organismes fédéraux pour cette opération - tout en coordonnant le déploiement des équipes étatiques et locales de recherche et de sauvetage en milieu urbain qui convergent de tout le pays sur Haïti et en se tenant prêt à expédier des vivres, de l'eau et d'autres ressources en tant que de besoin. Le Service des douanes et de la protection des frontières (Customs and Border Protection, CBP) a mis à disposition des aéronefs à l'appui des opérations d'aide.
 
Les Haïtiens aux États-Unis qui sont admissibles à demander le statut de TPS doivent consulter le site d'Internet http://www.uscis.gov ou téléphoner à l'USCIS à son numéro vert (800)375-5283.


Nouvelles du 13 janvier 2010

Les cadavres jonchent les rues à Port-au-prince: ils pourraient finalement se compter par dizaines de milliers

Port-au-Prince, le 13 janvier 2010 – (AHP) – Les cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince,  24 heures après le séisme dévastateur qui a ravagé la capaitale haïtienne.

De nombreuses institutions publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de nombreux employés, étudiants ou clients à l'intrieur. C'est le cas notamment du  palais national, du parlement, du Ministère de l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la police nationale    et de  plusieurs commissariats, la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés, des écoles et universités.

Chaque heure qui passe apporte son lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami, et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.

C'est quasi chaque famile qui est frappé de près ou de loin par une ou des pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas étonnant que les morts et disparus se comptent par dizanes de milliers. Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup de gens, la partie encore visible de  la catastrophe, le pire étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.

Le pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les agents de la police nationale et  de la Mission des Nations-Unies pour stabliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.

Plusieurs batiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH dont l'Hotel Montana se sont effondrés faisant des morts et des blessés.
 
Le représenant special du secrétaire général, Hedi Annabi est ainsi décédé (selon Préval), alors que son adjoint Da Costa etait encore porté disparu mercredi matin.

Situation également compliquée pour pour la PNH, ce qui qui a rendu la mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol

Autres aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont éte épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les recevoir. Même cas pour eux  qui ont un cadavre sur le bras, car la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.

Il n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.

Ils sont  aussi des milliers les gens dont les maisons ont été démolies ou pas,  à avoir dormi mardi soir dans les rues ou dans de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles congréganistes. 

Des  centaines d'hommes et femmes dont les maisons ont été démolies ont eté  rencontrées ce mercredi  avec des enfants sur le bras et des sacs sur la tête, à la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de combat.

Tous, gens aisés ou démunis sont egalement confrontés à la tragédie qui vient de frapper un pays dejà fragilisé et mal en point.

Autre fait important à signaler: jusqu'à la mi-jounée de mercredi, les grands axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des biatiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications téléphoniques n'existent presque pas.

Mardi soir, seuls les abonnés de la compagnie de téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de communiquer entre eux.

Pour de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les décombres.

Qui pis est, les cadavres von bientôt entrer en putréfaction avec leur lot d'épidémies.

Dans sa première intervention  en début d'après-midi, le president René Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à le contacter (pobablement pour lui demander ce dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.

Le chef de l'Etat  s'est dit très concerné et a promis que le gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre de cette catastrophe naturelle.

Parallèlement, un comité formé notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à l'aeroport international de Pot-au-Prince pour identifier les besoins.

Mais en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une economie dejà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui vient d'êrtre si durement frappée.


C'est un peu la fin du monde pour Haïti, a commenté un citoyen  qui a appelé le président Preval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés ou  qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller rejoindre leurr famille
.

Nouvelles du 11 janvier 2010



Autorités de la chancellerie et de American Airlines se rencontrent pour discuter  de nouvelles mesures de sécurité à  l'Aéroport: les participants à la rencontre ne sont pas entrés dans les détails de l'incident impliquant le président de l'assemblé nationale, selon un cadre du MAE

Port-au-Prince, le 11 janvier 2010 – (AHP) – Une rencontre s’est tenue lundi à la Chancellerie haïtienne entre les autorités du Ministère des Affaires étrangères (MAE) et des responsables de la compagnie américaine de transport aérien, American Airlines, autour des nouvelles mesures de securité à adopter à l'Aéroport international de Port-au-Prince.

C'est  l’incident du 6 janvier à l'entrée de la salle de départ d'American Airlines où président de l'Assemblée Nationale, Kély C. Bastien avait été contraint d'enlever ses chaussures pour passer le détecteur métallique, qui a provoqué cette rencontre

Le  parlementaire qui avait exprimé vivement son mécontentement avant d'optempérer  estimait qu'en tant que président du Sénat de la République, il n'aurait pas dû être soumis à une telle exigence.

Un haut cadre  de la chancellerie qui a pris part, aux côtés de la ministre des affaires étrangères, à la rencontre de ce lundi avec les deux plus hauts responsables locaux de American Airlines, a fait savoir qu'il s'agissait d'une réunion tout à fait courtoise au cours delaquelle les discussions ont porté sur  les nouvelles  mesures  à adopter pour renforcer la sécurité à l'Aéroport.

" Nous ne sommes pas entrés dans les details de l'incident de mercredi. Nous n'avons non plus pas convoqué mais invité AA pour  surtout faire le point sur le dosssier de la securité, en rapport avec les nouvelles mesures adoptéees au niveau international particulièrement aux Etats-Unis", a souligné ce responsable, ajoutant: nous attendons à présent les nouvelles directives prises par la "Transportation Security Agency (TSA) pour arrêter les disposotions qui s'imposent pour que chacun sache à quoi s'attendre quand il va prendre un avion.

Il a également fait savoir que le point a été fait sur le fonctionnement
du salon diplomatique, les catégories de personnes hablitées à l'utiliser et les types de privilèges dont peuvent jouir ses usagers.

Une première rencontre avait eu lieu vendredi avec les responsables de l'autorité aéroportuaire nationale (AAN) sur le dossier de la sécurité.

Les autorités américaines  très pointues sur la question de la sécurité dans les aeroports depuis les évènements du 11 septembre 2001, sont passées à de nouvelles phases dans les mesures de securité depuis l’attentat avorté du 25 décembre 2009 à bord d'un avion de la Northwest qui assurait la liaison Amsterdam/Detroit.

Nouvelles nominations dans l'administration publique : Luc Eucher Joseph remplacé par Aramick Louis à la secrétairerie d'Etat à la Sécurité publique; 2 directeurs genéraux adjoints au Ministère de l'Economie et des Finances

Port-au-Pince, 11 janvier 2010- (AHP)- Une douzaine de hauts  cadres de l'adminisration publique ont été nommés ce 11 janvier directeur général  ou directeur général adjoint ou encore maintenus à leur poste  comme sécrétaire d'Etat,  au niveau d'un ensemble de Ministères.

le citoyen Aramick Louis, un ancien haut cadre de la police nationale, a été nommé secrétaire d'Eta à la sécurité publique en remplacement de M. Luc Eucher Joseph.

L'ancien commissaire du gouvernement, Claudy Gassant qui a été ces derniers mois conseiller spécial  du président René Preval en matière de justice, est nommé secrétaire d'Etat à la justice chargé des Affaires pénales.

M. Pierre Erold Etienne qui a été directeur du Trésor puis directeur général adjoint au Ministère des Finances, est nommé directeur général à ce même ministère. Son collègue Grey Ronald Décembre qui fut direceur de l'Inspection fiscale devient directeur genéral adjoint au MEF tout comme le citoyen Michelet Comeau qui fut responsable de toutes les directions départementales du MEF.

Le citoyen Frantz Yves Joseph est appelé au nouveau poste de secrétaire d'Etat au Ministère des Travaux publics, transports et communications.

Plusieurs hauts cadres ont conservé leur poste. Le secretaire d'Etat Sylvain Lafalaise est maintenu à son poste de secretaire d'Etat aux Finances; le secretaire d'Etat Carol Joseph est re-nommé secrétaire d'Etat à l'Alphabetisation, Michel Péan conserve son poste de secrétaire d'Etat à l'Intégration des persones handicapées.

C'est également  le cas pour les citoyens Jean Claude Délicé  et Michel Chancy qui ont été reconduits secrétaires d'Etat  respectivement a la production végétale  et à  la production animale au Ministère de l'Agriculture.

Signature d'un protocole d'accord entre le ministère de la Culture et la mairie de Port-au-Prince pour l’organisation des festivités carnavalesques de 2010: le ministère décaisse une première tranche  de 19 millions de gourdes sur les 40 millions affectés par l'Etat
Port-au-Prince, le 11 janvier 2010 – (AHP) – La ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue et le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason, ont signé lundi le protocole d’accord portant sur l’organisation des festivités carnavalesques de Port-au-Prince prévues les 14, 15 et 16 février 2010.

Ces festivités seront organisées par le bureau permanent du carnaval récemment constitué, avec l’appui du ministère de la culture, a soulignét Madame Lassègue qui a une fois de plus, plaidé pour la non utilisation du corps de la femme.

L'Etat finance l’édition 2010 du carnaval de Port-au-prince à hauteur de 40 millions de gourdes et un premier décaissement de 19 millions de gourdes a été fait ce 11 janvier.

Une deuxième tranche sera décaissée d’ici 15 jours, a dit la ministre ajoutant que le deuxième chèque devra permettre au bureau permanent d’être en mesure d’assumer ses responsabilités.

Pour sa part, le maire principal de Port-au-Prince,  Jean Yves Jason  a fait savoir que les 40 millions de gourdes qui seront décaissées par le gouvernement pour l’organisation du carnaval constituent un peu plus du tiers du montant global nécessaire au financement de cet événement, soit 115 millions 405 mille  605 gourdes 30.

Il dit compter sur la location des espaces pour la construction des stands ainsi que sur d’autres partenaires financiers  pour compléter son budget. La location des espaces débutera à partir du 18 janvier, a dit le maire ajoutant qu’à cette date, les locataires pourront commencer à construire leurs stands.

Le maire s'est réjoui par ailleurs du fait qu’il n’y ait eu aucun incident le premier jour des festivités pré-carnavalesques le dimanche 10 janvier, information qu’il affirme avoir obtenue de la direction de la protection civile de la municipalité. .

Il a exprimé le souhaiterque toute la période carnavalesque se déroule de la même façon.

Le budget national pur le Carnaval 2010 s'elève à 76 millions de gourdes.


Un groupe d'étudants empêché d'accéder à l'espace de la Faculté de médecine et de pharmacie: ils promettent de revenir à la charge mercredi


Port-au-Prince, le 11 janvier  2010 – (AHP) – Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie ont tenté  en vain ce lundi  de pénétrer dans l’enceinte de ladite  Faculté où la reprise des activités bloquées depuis avril 2009 étaient censé reprendre le même jour.

Massés devant le local de ladite faculté, ces étudiants se sont heurtés contre un dispositif de sécurité renforcé. Des unités spécialisées de la police nationale y monte en efet la garde nuit et jour pour  en empêcher l’accès aux étudiants suite à de nombreuses manifestaions suivies  de l'occupation de l'espace par un groupe d'etudants pour rclamer le depart des membrs du décanat jugés incompétents.

Un des porte-parole des étudiants, Martial Bénêche, a estimé anormal que les portes d’une faculté restent fermées et gardées par des gens en armes.

Ce mercredi (13 janvier),  nous allons pénétrer au péril de notre vie, dans l’enceinte de la faculté pour favoriser la reprise des cours et nous verrons s’il y a un dirigeant qui pourra nous faire faire marche-arrière après 10 mois d’inactivité, a déclaré Martial Bénêche.

Lors des manifestations débutées en avril et qui ont duré des mois, des scènes de violences ont ete enregistrées de la part des etudiants qui ont erigé des baricades enflammés, cassant  des  pare-brise de vehicules et endommageant ds bureaux à l'aide de jets de pieres, mais  la police a aussi fait sa part en lançant des gaz lacrynogène qui ont indisposé des enfants dans les hôpitaux et dans les écoles du quartier des facultés dans le centre de la capitale.

Des étudiants ont egalement été bastonnés, arrêtes  et incarcerés plusieurs semaines au Penitencier national.

Beaucoup estiment aujourd'hui qu'il est plus que temps que les protagonistes trouvent un compromis acceptable en consentant des sacrifices pour favoriser la reprise des activités, si leur objectif est effectivement le bon fonctionnement de la fac de médecine et de pharmacie.

La commission de facilitation qui avait eté nommée par le president Preval et aujourd'hui caduque a remis depis plus d'un mois son rapport au chef de l'Etat.

"C'est au chef de l'Etat qu'il appartient de faire le suivi des recomandations qui y sont contenues" a récement fait savoir un membre du comité.

Nouvelles du 8 janvier 2010

Le président de l'assemblée nationale mécontent d'avoir été contraint d'enlever ses chaussures pour passer le détecteur métallique à l'entrée de la salle de départ d'American airlines: les responsables locaux de la compagnie aérienne seraient convoquées pour explication par la chancellerie haïtienne

Port-au-Pince, 8 janvier 2010- (AHP)-  Les responsables locaux de la compagnie aérienne American Airlnes seraient convoqués à la chancellerie haïtienne pour fournir des explications autour d'un incident survenu mercredi à l'entrée de la salle de départ de la compagnie, impliquant le président de l'assemblée nationale, le sénateur Kély C. Bastien.

Selon les informations, le parlementaire accompagnait son collègue senateur Mélius Hippolite qui devait être évacué vers Miami après avoir été victime d'une crise aigüe de tension (AVC).

Il a alors été enjoint d'enlever ses chaussures pour passer le détecteur metallique donnant accès à la salle de départ. Le senateur a  refusé d'obtempérer et les employés de la compagine lui auraient alors fait savoir qu'il  ne pourrait pas prendre place dans l'avion, s'il ne se plie pas à cette exigence. Il s'en est  suivi de vifs ehanges  entre les employés et le parlementaire.

On ne sait pas si le sénateur s'est finalement plié à la demande de AA ou si la compagnie a renoncé à son injonction, mais Kély Bastien a quand même pu prendre l'avion.

Quoi qu'il en soit les responsables locaux de la compagnie américaine sont convoqués la semaine prochaine au Ministère des Affaires  étrangères pour explications, selon une source gouvernementale.

De nombreux commentaires ont été faits et de nombreuses questions posées autour de cet incident: s'agit-il d'une mesure à laquelle tous les passagers, diplomates, parlementaires et simples citoyens sont tenus de se plier?.

Des sources proches du parlement affirment que les diplomates étrangers en poste en Haïti n'auraient jamais été forcés d'enlever leurs chaussures. Et les palemenaires et diplomates haïtiens n'auraient jamais eu non plus à le faire dans les aéroport des Etats-Unis et d'ailleurs.

L'ancienne première première ministre haïtienne Michèle Pierre-Louis aurait été confrontée à un exercice similaire à l'aéroport de Port-au-Prince peu après le vote de censure du Sénat de la République.

Les mesures de contrôle et les fouilles sont aujourd'hui plus strictes aux Etas-Unis surtout après l'attentat manqué le 25 décembre contre un avion de la Northwest qui assurait la liaison Amsterdam/Detroit


Nouvelles du 7 janvier 2010


Haïti/ financement élections: le représentant du secrétaire général des Nations-Unies promet que  l'international commencera bientôt à décaisser les fonds promis, même étant inférieurs à ceux espérés: Hedi Annabi plaide pour des élections crédibles et non partisanes


Port-au-Pince, 7 janvier 2010- (AHP)- Le chef civil de la MINUSTAH, Hedi Annabi a fait savoir  jeudi  que les fonds promis par la communauté internationale pour le financement des prochaines législatives seront probablement inférieurs à ceux espérés mais seront quand même substantiels.

Les différents secteurs de la communauté internationale dont les Etas-Unis, l'Union européenne et le Canada avaient promis au préalable un montant de 18 millions de dollars des 25 millions nécessaires à l'organisation de ces joutes.

 "Il est vrai que les bailleurs n'ont pas encore annoncé publiquement leur contribution , mais elle sera substantielle, même etant  inférieure à celle attendue', a fait savoir le responsable de la MINUSTAH qui dit attendre les décaissements avant longtemps.

Ces précisions ont été apportés par Hedi Annabi au moment où de nombreux secteurs émettent des doutes sur l'impartialité   du conseil électoral et de sa  capacite à organiser des élections crédibles et non partisanes.

Il a  dit croire que des élections honnêtes, crédibles et démocratiques, reflétant la volonté des haïtiens exprimée à travers les urnes  peuvent avoir un impact positif sur le processus de stabilité dans le pays.

Le représentant spécial du secrétaire général a appelé en ce sens les différents acteurs impliqués dans le processus électoral à être vigilants, leur rappelant que la réussite de ces élections  est une responsabilité citoyenne.

"Si la réussite du processus électoral peut permettre au pays d’entrer dans un cycle vertueux où la stabilité et le développement peuvent se renforcer, son échec aura pour conséquence, l’aggravation de la méfiance et de la suspicion et risque de remettre en questio les progrès réalisés dans le pays ces dernières années",  a-t-il prévenu.

Il a plaidé en faveur d’un dialogue franc et ouvert entre les différents acteurs et réaffirmé la volonté de la mission onusienne d'apporter tout le soutien technique et logistique du système des nations unies  en vue de contribuer à la réussite du processus électoral


Haïti/élections: toujours pas d'appel d'offres pour choisir la firme devant s'occuper de la campagne d'éducation civique: des sources proches du conseil électoral dénoncent des manoeuvres visant à  accorder le contrat à une firme dirigée par un proche d'un haut responsable du CEP



Port-au-Pince, 7 janvier 2010- (AHP)- A moins de 2 mois du 28 février 2010, date retenue pour l'organsation d'élections en vue du renouvellement d'un tiers du Sénat (10+1) et de la totalité des sièges de la chambre basse ( 99), la campagne d'éducation civique est au point mort.

Alors que  la campagne aurait dû débuter depuis fin décembre, selon le calendrier électoral, même le processus d'appel d'offre qui doit conduire au choix de la firme devant s'en occuper, n'a pas encore été lancé.


Entre temps, des sources proches de l'organisme électoral ayant requis l'anonymat affirment que la lutte bat son plein parmi les conseillers électoraux pour le contrôle de la campagne d'éducation civique pour laquelle 1.2 million de dollars sont censés être alloués.

De fait, selon les mêmes sources, c'est une firme basée à l'étranger et dirigée par un certain Dorsainvil, proche d'un haut responsable du CEP qui devrait obtenir le contrat.

Ce qui fait augmenter les remous  et les frustrations au sein d'un organisme électoral dejà fragilisé et en panne de crédibilité.

Mais ce n'est pas tout, les autorités électorales annoncent le début des opérations d'impression des bulletins de vote pour  fin janvier, alors que le nom de la compagnie qui aurait gagné l'appel d'offre (s'il y en a eu) est toujours gardé secret.

Plus inquiétant encore, la communauté internationale qui a promis de financer les législatives à hauteur de 17 à 18 millions de dollars (sur 25 millions), n'aurait encore décaissé un seul sou, (
la balance devrait être apportée par l'Etat haïtien)

Des secteurs de la communauté internationale paticulièrement les américains exigeraient des explications sur l'existence  de certains équipements et matériels dont des motocyclettes, dejà financés lors des dernières élections, et pour lesquels  le CEP reclamerait de nouveaux financements.
 
Parallèlement, deux organisations ayant bouclé cette semaine une mission en Haïti; Coalition Solidarité Amérique latine et Haïti Action Network ont reclamé de la comunauté internatioale qu'elle gèle l'aide aux élections de février 2010 et de ne pas envoyer d'observateurs pour les superviser.

Il est reproché au CEP de pratiquer une politique confuse faite paticulièrement d'exclusion

Les deux organisations dénoncent egalement d'autres formes de violation de droits humains commis à travers le pays notamment par des soldats de la mission onusienne.

Des parlementaires pressent le CEP de lancer en toute transparence et dans le plus bref délai la campagne d'éducation civique


Port-au-Prince, le 7 janvier  2010 – (AHP) – Le premier secrétaire de la chambre des deputés, Fransnert Dénius,  a estimé jeudi indispensable que le Conseil Electoral Provisoire (CEP) mette les bouchées doubles en vue du lancement de la campagne d'education civique et  de sensibilisation des électeurs dans la perspectives des législatives fixées au 28 février 2010.


"Tout retard enregistré dans la mise en branle de ce processus ne peut que nuire à l’engouement  et l’enthousisme des électeurs et diminuer considérablement le taux de participation", a fait savoir M. Denius, relevant que si le CEP s'était montré très peu enclin à proroger même de deux jours la periode d'inscription des partis politiques et des électeurs, pourquoi croit-il pouvoir diminuer le nombre de jours impartis pour la campagne d'éducation civique. 

Le député Ronald Oscar a lui aussi appelé les conseillers électoraux à assumer leurs responsabilites  pour éviter  une faible  participation  aux prochaines joutes, ce qui risquerait de poser un veritable problème de légitimité des élus, a-t-il souligné.

Entre 2 et 3% d'electeurs avaient pris part aux deux tours des sénatoriales d'avril et de juin 2009
 
Selon M. Oscar, l’organisme electoral qui déjà n’inspire pas confiance, devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour respecter le calendier électoral

Le représentant du secretaire général de l'ONU presse les autorités haïtiennes et particulièrement le chef de l’Etat de nommer le président de la Cour de Cassation

Port-au-Prince, le 7 janvier 2010 – (AHP) – Le chef civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, Hédi Annabi, a appelé une fois de plus jeudi , les autorités haïtiennes et particulièrement le chef de l’Etat à nommer le président de la Cour de Cassation et à favoriser ainsi la formation et l’installation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).

Cette cour est dirigée par son vice-président depuis mars 2004 après que son président Boniface Alexandre eut éte propulsé à la presidence de facto  suite au depart forcé du président Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004.

Mercredi, l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) a donné 17 jours au chef de l’Etat pour qu’il nomme le président de la Cour de Cassation.  Son président  Durin Duret, a prévenu que dans le cas contraire, les juges entreront en grève de manière répétitive.

Hédi Annabi dit croire que la nomination du président de la Cour de cassation et l’installation du CSPJ, de même que le lancement du processus de certification du personnel de la Police nationale d’Haïti (PNH) traduiront la volonté politique des autorités haïtiennes de faire avancer le processus de réforme et de renforcement de l’Etat de droit.

La crédibilité et l’indépendance du système judiciaire sont, a-t-il ditl,  une dimension de la stabilité et un facteur d’encouragement important pour les investisseurs dont le pays a tant besoin pour se développer.

M. Annabi a salué la réouverture, au début de l’année 2009, de l’école de la Magistrature. Il s'est egalement félicité de la décision des autorités haïtienne d’assurer, au cours des prochaines semaines, le démarrage de la formation initiale pour une nouvelle génération de magistrats 

De plus, Hédi Annabi a exprimé sa satisfaction de la collaboration PNH/Minustah qui a permis en 2009 aux forces de l’ordre de contenir les actes  criminels notamment cette vague de violences qui menaçait au début du mois de décembre  de perturber les fêtes de fin d’année. 

1200 nouveaux agents de la PNH ont été formés en 2009, rappelle Hédi Annabi, plaidant du même coup en faveur du démarrage au plus vite de la formation d’une nouvelle promotion d’officiers de police en vue d’obtenir une réduction supplémentaire de la criminalité et le renforcement du sentiment de sécurité dans la population, tant dans les zones urbaines que rurales.


Le président de la chambre basse confirme que les députés resteront en fonction jusqu'à mai 2010 pour éviter que le président dirige par decret; mais ces deputes n'auront aucun pouvoir de contrôle et de convocation


Port-au-Prince, le 7 janvier 2010 – (AHP) – Le président de la chambre des Députés, Levaillant Louis Jeune a indiqué jeudi que ses collègues vont rester en fonction jusqu’au 2ème lundi du mois de mai,  date qui coïncidera avec l’entrée en fonction de la prochaine législature.

Rien ne va se passer, a-t-il dit, le 11 janvier prochain, 2ème lundi du mois, date à la quelle cette législature devrait céder sa place à la 49ème.

Il est clair que la prochaine législature ne pourra pas entrer en fonction lundi puisque les élections n’ont pas encore été réalisées. Et de plus, ,  c’est une législature qui en chasse une autre, a indiqué M. Louis Jeune, rappelant qu'une  clause avait éte introduite dans la loi électorale, stipulant que si les législatives n'ont pas lieu avant le  11 janvier,  les députés resteront en fonction jusqu’au mois de mai 2010.

Il a également estimé qu’il n’y a pas lieu de parler de prolongation du mandat des députés puisque ces derniers avaient pris investiture en mai 2006.

"Sans les députés, le Sénat ne peut pas fonctionner et le chef de l’Etat ne pourra gouverner que par décret", a-t-il dit, ajoutant que c’est ce vide que les députés sont appelés à combler jusqu'à mai 2010.

Cependant, on relève que même en restant en fonction jusqu'à cette date, les deputés seront considéres comme édentés n'ayant  aucun pouvoir de contrôle et de convocation.

Dans ce sens, le depute de Pétion-Ville, Steven Benoit a fait savoir qu'il est possible qu'il se retrouve à la chambre pour voter des lois et conventions restées en suspens dans le cadre de la session extraordinaire, mais il se dit contre toute prorogation du mandat des députes jusqu'à mai.

Le président Rene Préval avait également pris fonction en mai 2006, alors qu'il aurait dû être investi 4 mois plus tôt soit le 7 février 2006


Aucune confirmation de la part du gouvernement haïtien de la visite du président Préval au debut de ce mois en République dominicaine: les autorités dominicaines se mettent à douter

Santo-Domingo, 7 janvier 2010- (AHP)- Les autorités dominicaines attendent toujours la confirmation par le gouvenement haïtien de la visite du président Rene Préval en République dominicaine.

C'est  le secrétaire dominicain de l'Economie te de la Planification, Temistocles Montas qui avait rapporté la nouvelle  à l'issue d'une rencontre le 18 décembre 2009 à Port-au-Prince avec M. Préval et le premier ministre Jean-Max Bellerive.

En l'absence de toute precision supplémentaire de la part des autorites haïtiennes, le doute s'installe à Santo Domingo autour de la tenue  effective de cette visite prévue pour le debut  ce mois de janvier et qui devrait favoriser entre autre  la reactivation de la commision mixte bilatérale.

Les discussions devraient également toucher la mesure en vigueur d'interdiction d'importation d'oeufs et de poulets de la République dominicaine vers Haïti, prise par le gouvernement haïtien suite à la découverte  il y a 2 ans dans ce pays  du virus de la grippe aviaire.

Le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso a fait savoir qu'il serait de bon ton que la rencontre entre les deux chefs d'etat attendu depuis juin 2009 se tienne le plus tôt possible.
Signature d’un contrat avec la firme “UCE” pour la construction d’un tronçon de route de 8,48 kilomètres sur la nationale #3: un plus pour la promotion du tourisme dans cette région, selon els ministrs des travaux publics et du tourisme


Port-au-Prince, le 7 janvier  2010 – (AHP) –  Le ministre des Travaux Publics Transports et Communications (TPTC), Jacques Gabriel, a procédé ce jeudi à la signature d’un contrat avec la firme “UCE” pour la construction d’un tronçon de route de 8,48 kilomètres.

Ce travail sera réalisé sur la route national #3 , entre les localités “ Kafou Lanmò (Carrefour de la mort) et Barrière Battant.

Selon l'Ing.  Gabriel,  le coût de ces travaux s’élève à plus de 8 millions de dollars américains et devraient  permettre de promouvoir le tourisme dans cette région où se trouve des richesses naturelles et touristiques notamment la citadelle Laferrière classée patrimoine mondial.

Il a fait savoir que le gouvernement est détermine à réaliser des travaux d’infrastructures routières à travers le pays étant donné, qu’ils sont indispensables au développement du tourisme.

Le ministre du tourisme, Patrick Délatour qui assisttait à cette ceremonie de signature a jugé importante la construction de ce tronçon de route qui entre a-t-il expliqué dans le plan directeur du tourisme.

Selon M. Délatour, le département du Nord constitue l’une des grandes priorités en matière de développement.

Le site touristique Labadie compte recevoir un million de visiteurs pour l’année 2010 et la construction de l’aéroport du Cap-Haïtien va ouvrir de nouvelles perspectives , a souligné Patrick Délatour..

Augmentation du nombre d'arrestations et d'affaires traitées en 2009 mais baisse spectaculaire de 60% du nombre de cas de kidnapping par rapport à 2008

Port-au-Prince, le 7 janvier 2010 – (AHP) – Le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Frantz Leurebourg, a indiqué jeudi que le nombre d’arrestations effectuées et d'affaires traitées en 2009 a progressé respectivement de 8.3% et 4% par rapport aux chiffres enregistrés en 2008.

Le département de l’Ouest, dit-il, arrive en tête de cette liste avec 7368 arrestations pour 7487 cas constatés, soit plus de 45% du nombre total

Il y a également une baisse spectaculaire de 60%  des cas d’enlèvements enregistrés. Le nombre est passé de 214 en 2008 à 86 l’an dernier, affirme Frantz Leurebourg, soulignant que, parmi les les personnes enlevées 9 ont été libérées par la PNH, 11 ont pu s’échapper, 13 ont été libérées sans rançons et 41 libérées contre rançon. 

Le nombre d’arrestations pour cause d’enlèvement a aussi baissé de 10% passant de 1763 à 1785 pour les mêmes periodes, a dit Frantz Leurebourg. 

Pour ce qui est du trafic illicite de stupéfiants, le nombre de cas enregistrés et d’arrestations effectuées ont également baissé par rapport à 2008, selon le porte-parole de l’institution policière qui ajoute que 8.89 kg cocaïnes et 1086 Kg de marijuana ont été saisis.

23 champs de marijuana ont été détruits et 3 trafiquants de drogue, 2 haïtiens et 1 colombien ont été arrêtés puis transférés aux Etats Unis d’Amérique. 

Selon  le commissaire Leurebourg, 16 312 affaires ont été traitées sur l’ensemble des départements du pays en 2009 contre 14590 en 2008. Le nombre d’arrestation a également progressé passant de 17950.

Nouvelles du 3 janvier 2010

René Preval promet des élections honnêtes pour fevrier 2010, mais ne fait aucune allusion à la mise à l'écart de 15 formations politiques


Gonaïves, 3 janvier 2010- (AHP)-Le président haïtien René Préval a promis  que les législatives fixées au 28 février 2010 seraient honnêtes et démocratiques.

M. Préval a fait ces declarations  le 1er janvier aux Gonaïves (nord) à l'occason du 206 ème aniversaire de l'Independance d'Haïti après la victoire de l'armée indigène sur l'armée napoléonienne.

Dans son discours prononcé  devant les membres du cabinet ministériel, les autorites locales et des centaines de membres de la population, le chef de l'état n'a toutefois fait aucune allusion à la disqualification jugée abusive par le Conseil électoral d'une douzaine de partis politiques.

Il n'a pas non plus évoqué les critiques émises sur la question par des secteurs étrangers ni la position de l'opposition qui réclame le départ des membres  de l'organisme electoral pour soumission à l'Executif.

L'opposition accuse en effet la présidence de forcer le CEP à favoriser la nouvelle plateforme présidentielle Inite (Unité). Parallèlement une douzaine de parlementaires ont réclamé dans une lettre au chef de l'Etat une suspension du processus électoral, le temps de régler le cas du CEP jugé trop servile.

Dans un micro-trottoir réálisée par l'AHP, plusieurs membres de la population port-au-princienne ont interpellé la communauté internationale sur la nature des législatives qu'elle souhaite voir realisées en Haïti en février 2010 après les élections contestées  d'avril et juin 2009.

Selon eux, le comportement et le jusqu'auboutisme du CEP et du pouvoir dans le dossier des partis politiques exclus augurent dejà de ce que seront les résultats

Dans son discours du 1er janvier, le chef de l'Etat a promis de mettre l'accent au cours de la dernière année de son mandat sur le renforcement du système agricole, des infrastructures routières et électriques.

Il a également promis que le nombre d'emplois dans le secteur de la sous-traitance passerait à  50.000 au cours de l'année 2010 et et à 100.000 en 2011

Préval a insiste sur le rôle néfaste de l'instabilité politique qui a retardé ou empêché un ensemble de réálisations au cours de ces dernières années.


Plus de 200 présumés illégaux haitiens rapatriés de la République dominicaine


Dajabón, le 3 janvier 2010 - (AHP)-Plus de 200 Haïtiens jugés illégaux ont été rapatriés ces derniers jours de la République dominicaine après avoir été détenus par  des membres du Corps de sécurité frontalière (CESFRONT) et de l'Armée dominicaine

Ces Haïtiens qui revenaient de leur pays pour les fêtes de fin d'année, auraient ramené avec eux d'autres compatriotes. Ils ont été détenus alors qu'ils tentaient de passer la frontière.

Des centaines d'Haïtiens ont essayé sans succès de traverser la fronière haïtiano dominiaine au cours de ces derniers jours, ce qui a obligé les forces militaires à redoubler de vigilance.

Selon la presse dominicaine, des milliers d'Haïtiens vivant illégalement en republique dominicaine voyagent généralement dans leur pays pour y passer  les fêtes de fin d'année avec leur famille.


Hommes d'affaires haïtiens et dominicains vont se réunir à la fin du mois de Janvier 2010 en l'absence des représentants de leur gouvernement respectif


Port-au-Prince le 3 janvier 2010 - AHP- Des hommes d'affaires haïtiens et dominicains vont se réunir à la fin du mois de Janvier 2010 pour accélérer l'agenda de compétitivité et le développement durable dans deuxpays, en vertu de l'accord de partenariat économique CARIFORUM-Union européenne, APE.
 
Les hommes d'affaires des deux pays ont convenu de se réunir  sans la présence de représentants dedeux  gouvernements car leurs intérêts sont axés sur le commerce et le développement économique, indépendamment des questions diplomatiques


La rencontre vise en vue entre autres  à identifier les obstacles à l'investissement en République Dominicaine et en Haïti, pour ensuite formuler des recommandations et propositions qui vont contribuer à court et à moyen terme à augmenter les oportunites d'affaires.
 
Cette réunion, prévue pour les 28, 29 et 30 janvier 2010, vise àgalement à stimuler la compétitivité et le développement économique bilatéral.
 
Au cours de cette réunion, seront débattues entre autres des questions relatives au cadre juridique règlementaire, les opportunités d'affaires et l'examen des conclusions des études sur les entreprise
 
Haïti est l'un des principaux partenaires commerciaux de la République dominicaine, en raison entre autres de leurs frontières terrestres qui permettent aux produits de traverser à des prix compétitifs.
 
Par ailleurs, la Fédération des Chambres de Commerce (Fedocamaras) a plaidé en faveur dela réactivation de la commission mixte haïtiano dominicaine.
 
La Fedocamaras préconise que les relations entre les deux pays soient fondées sur des principes favorisant le développement harmonieux d'HAïti et de la république Dominicaine.
Que l'année 2010 soit celle de la réactivation de la commission mixte bilatérale, tel est le souhait de la Fedocamaras.
 
Le président du conseil d'administration de la Fedocamaras, Oliviero Espaillat a, dans un communiqué, dit espérer qu'en 2010 les deux pays utilisent la commission mixte bilatérale pour aborder des questions fondamentales qui concernent les deux peuples, notamment dans les domaines des échanges commerciales.
 
Les deux pays peuvent ensemble tirer profit de l'Accord de Partenariat Economique (APE) avec l'Union Européenne, dit-il dans ce comuniqué, ajoutant qu'Haïti et la république Dominicaine doivnt penser à étendre leurs relations comerciales.

Le chef du gouvernement promet de tout faire pour améliorer les conditions de vie de la population et pour clarifier la gestions des 197 millions du fonds d'urgence post-cyclonique

Port-au-Prince, le 3 janvier 2010 – (AHP) – Le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive promet que toutes les dispositions ont été adoptées en vue de l’amélioration des conditions de vie de la population via une utilisation équitable des fonds prévus dans le budget  national.

Ma plus grande préoccupation, c’est de tenir mes promesses et les réaliser dans le délai imparti, a déclaré le chef du gouvernement qui se dit jusqu’ici sur la bonne voie.

M. Bellerive en veut pour preuve, l’état d’avancement des travaux de construction et de réaménagement entrepris dans la ville des Gonaïves.

La marche de ces travaux   est de nature, selon lui, à  pousser la population à recommencer à faire confiance aux   autorités haïtiennes sujettes à des critiques acerbes depuis de nombreuses années.

Le chef du gouvernement  a d’un autre côté donné la garantie que lumière sera faite sur l’utilisation des fonds provenant de l’accord Petro Karibe, notammentdes 197 millions de dollars américains qui avaient été débloqués en faveur des victimes  des 4 derniers ouragans ayant ravagé le pays en 2008.

Il y va de la crédibilité d’Haïti  et du gouvernement  et  cela nous mettra dans une situation confortable pour mieux utiliser les fonds de Petro Karibe, a estimé M. Bellerive .

Il a invité  tous les ministres ayant participé à la gestion de ces fonds à soumettre un rapport spécifique  pour faciliter le travail des auditeurs de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux  Administratif.

En ce qui concerne le financement des partis politiques, Jean Max Bellerive a annoncé le déblocage, cette semaine, de 55 millions de gourdes, au niveau du ministère de l’économie et des finances pour régler cette affaire.

Selon lui, toutes les mesures ont été prises pour appuyer financièrement le Conseil Electoral, les partis politiques et assurer la sécurité de la population, à l’occasion de ces joutes.

Jean Max Bellerive  a annoncé également la réalisation d’un ensemble de travaux dans différentes régions du pays, à partir de janvier 2010, ce qui servira certainement à la creation de nouveaux emplois dans le pays, a-t-il dit.

Selon lui, les négociations seront maintenues avec les partenaires étrangers pour qu’ils soutiennent les projets d’envergure telles les infrastructures routières, électriques et sociales vu a-t-il fait remarquer, que le budget national est financé au 3/4 par l’internationale.

Jean Max Bellerive dit compter sur la participation et la compréhension de tous les secteurs notamment la presse pour  permettre que les  résultats soient au rendez-vous.

Il en a profité pour se féliciter une fois de plus de la signature de l’Accord de Partenariat Economique (APE). C'est, selon lui, l’une des actions positives de son gouvernement


La compagnie vietmanienne Viettel corporation probable futur propriétaire de la Teleco à 70%, pour 59 milions de dollars


Port-au-Prince, le 3 janvier 2010- (AHP) - La compagnie de téléphonie vietmanienne Viettel corporation en bonne position pour  remporter l'appel d'offre lancé par la compagnie nationale de télephone "Les telecommunicaqtions d'haïti SA (Téléco) en vue de sa "modernisation'.

La compagnie vietnamienne a ainsi offert 59 millions de dollars US pour l'acquisition de 70% des actions de la Téléco. La Banque de la République d'Haïti (BRH) avait pourtant offert 60% des actions de la Teléco .
 
Un membre du comité d'évaluation des propositions acheminées au Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques (CMEP) dans le cadre de cet appel d'offre, Alix Richard a admis que l'offre de Vietel ne correspond pas au document d'appel d'offre.
 
Cepandant il a fait savoir que les deux autres compagnies qui avaient soumis des propositions avaient été disqualifiées en raison de la non conformité de leurs offres techniques.
 
Le comité d'évaluation des propositions recommande au CMEP de commencer au plus vite les négociations avec la compagnie étrangère de manière à finaliser la transaction.
 
Pour sa part, un membre de l'organisation des employés révoqués de la téléco, Gassandy Brave, a vivement critiqué le processus de modernisation de la compagnie.
 
Il dénonce  un manque de vision des dirigeants qui ont fait cadeau de la teléco pour une pitance. Il doit y avoir angille sous roche, a dit M. Brave qui dit croire qu'il n'y a aucune nécessité de vendre la compagnie nationale de téléphone à des étrangers.


Nouvelles du 30 décembre 2009
Le CEP en nette synchronisation avec le calendrier électoral et  4.3 millions d'électeurs devraient participer aux élections de février et mars 2010,  selon son porte-parole

Port-au-Prince, le 30 décembre 2009- (AHP) -  Le porte-parole du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Richardson Dumel, a estimé mercredi que la machine électorale marche actuellement à plein rendement.

Les différentes activités prévues dans le calendier électoral présenté le 13 novembre dernier sont réalisées dans les délais impartis, a déclaré M. Dumel, ajoutant qu'actuellement le CEP est en train boucler le processus de recrutement des membres des bureaux de vote (MBV).

Il a indiqué que la plupart des partis politiques qui ont des candidats habilités à prendre part aux prochaines compétitions électorales, ont déjà acheminé au CEP la listes de leurs membres appelés à être des MBV.

 Pour ce qui est des partis retardataires, Richardson Dumel les appelle à presser le pas sinon, a-t-il, le CEP fera appel à d'autres citoyens.
 
Le porte-parole a informé par ailleurs qu'une population de 4.3 millions d'électeurs devraient participer aux élections de février et mars 2010, suite à la fermeture du registre électoral, le 28 décembre dernier.

La population globale du pays est d'environ 9 millions d'habitants
 
Les potentiels électeurs seront répartis, a-t-il dit dans 10 mille bureaux de vote sur toute l'étendue du territoire.
  
M. Dumel confirme que le CEP est en train de préparer les maquettes des bulletins de vote dont un premier draft seraprêt d'ici au 4 janvierpour êtreprésenté aux partis politiques le 15 janvier. C'est une entreprise haïtienne dont il s'est refusé à  citer le nom qui a remporté, a-t-il dit, l'appel d'offre pour préparer les buletins de vote.
 
En ce qui concerne le financement des partis politiques, Richardson Dumel confirme la reception par l'institution électorale d'une enveloppe de 55 millions de gourdes qui seront distribuées aux partis suivant le nombre de candidats qui porteront leur banière lors des  prochaines élections.
 
M. Dumel réitère la mise en garde du CEP lancée récemment aux partis qui sont ouvernement en campagne alors que la date prévue  dans le calendrier électoral pour le début de la campagne électoraleest  le 26 janvier.

Il a également fait savoir que l'institution électorale n'a pas eu à se prononcer sur le dossier relatif aux dénonciations faites par le Front national pour le changement et la démocratie (FNCD)  (aujourd'hui inactif), accusant le regroupement "Ansanm nou fò" d'avoir volé son emblème, le coq de combat (kòk kalite) utilisé lors de la presidentielle du 16 decembre 1990 gagnée par le père Jean Bertrand Aristide.
 
Richardson Dumel a indiqué que le CEP pourra statuer sur le cas si  les dirigeants du FNCD l'en informent  de façon formelle


Le congresswoman américaine Maxine Waters qualifie de coup dur pour la democratie la mise à l'art d'un groupe d'organisations politiques du processus électoral, dans une lettre au president Preval: l'administration Obama termine une évaluation de sa politique à l'égard d'Haïti


Port-au-Prince, le 28 décembre 2009 – (AHP) – La congresswoman américaine Maxine Waters a critiqué la décision du Conseil électorale provisoire d'exclure des prochaines compétitions électorales plus d'une douzaine de partis politiques, selon des informations communiquées  par lejournal dominicain Listin Diario dans son édition du 27 décembre.
 
Le journal dominicain fait état d'une lettre envoyée mercredi par Maxine Waters au président René Préval, pour lui faire part de ses préoccupations et exprimer le souhait de voir le CEP fournir des explications sensées sur sa décision d'interdire à plusieurs organisations politiques de prendre part aux joutes de 2010.

Au nombre de ces organisations  figure   Fanmi Lavalas écartée pour une afaire de mandat qui ne serait pas authentique, selon le CEP
 
La lettre de la représentante démocrate, qui aurait été envoyée par le biais l'ambassade d'Haïti à Washington, soutient  les  revendications  des formations politiques victimes  de la décision du conseil électoral  dont les neuf membres sont nommés par le président de la République.

"Je crains que ces exclusions ne violent les droits des citoyens haïtiens à participer à des élections libres et équitables, et ce serait un coup dur pour l'avenir de la démocratie en Haïti», aurait écrit Waters,.

Le CEP dont la plupart des membres ont participé à la réalisation des élections contestées d'avril et juin 2009 est accusé d'essayer d'aider  la plateforme présidentielle "Inite" (Unité) à obtenir une majorité au Parlement dans le but de favoriser le vote d'un ensemble d'articles  que l'exécutif veut introduire dans  la nouvelle constitution, notamment sur le renforcement  de son pouvoir par rapport au législatif et le processus de réduction ou de suppression de partis politiques dejà enclenché.
 
Le bureau de presse du président Préval contacté par le Listin Diario aurait déclaré n'avoir pas connaissance de la lettre de maxine Waters. De son côté, un porte-parole du Département d'État américain, contacté par le journal dominicain, a affirmé que le gouvernement du président Barack Obama achève actuellement un examen de sa politique à l'égard d'Haïti et que les résultats seront connus au début de l'année prochaine.
 

Le président de la chambre basse dresse un bilan mitigé de l'action gouvernementale en 2009; le député Steven Benoit estime que le pays est encore loin de trouver la stabilité souhaitée en raison d'erreurs  grossières des autorités gouvernementales


Port-au-Prince, le 28 décembre 2009 – (AHP) – Le président de la chambre des député, Levaillant Louis Jeune, a dressé ce lundi un bilan mitigé des réalisations du gouvernement  pour l’année 2009.

Selon M. Louis Jeune, peu de chose ont été réalisées en vue de l’amélioration des conditions de vie de la population.

Toutefois, il estime que des avancées considérables ont été enregistrées sur le plan politique.

Il y a aujourd’hui, une tendance au dialogue de la part des hommes politiques, on est en train de vivre une certaine stabilité, a-t-il estimé.

Cependant, Levaillant Louis Jeune dit croire que davantage d’efforts devraient être consentis par les autorités gouvernementales pour chercher à trouver une issue à la crise universitaire.

Il invite les étudiants à chercher `a trouver les solutions à leurs problèmes à l’université et non dans la rue.

La faculté de médecine est dysfonctionnelle depuis avril dernier. Les étudiants reclament le départ des membres du décanat. Et à la suite de manifestations souvent violentes des étudiants pour arriver à leurs fins, manifestations  ayant aussi provoqué des actions repressives de la police, des arrestations et des incarcérations, le décanat a decide de radier une douzaine d'etudiants et fermé officiellement la faculté

Levaillant Louis Jeune en a profité par ailleurs  pour annoncer pour ce mardi, la tenue d’une séance en assemble nationale en vue de la ratification de l’accord passé entre les gouvernements haïtien et vénézuélien  pour la construction de l’aéroport du Cap-Haïtien.

Il invite tous les parlementaires à participer à cette séance vu, a-t-il souligné, l’importance de cet accord pour l’économie haïtienne.

Pour sa part, le deputé Steven Benoît,  a  estimé qu’on est loin de trouver la stabilité tant souhaitée pour le pays compte tenu a-t-il dit, des fautes grossières que les autorités gouvernementales ne cessent de commettre.

M. Benoît  a cite en exemple, le vote de censure infligee abusivement à l'ex-premiere ministre Michèle Pierre Louis et la mise à l’écart de manière injustifiée de la formation politique Fanmi Lavalas des compétitions électorales.

Le parlementaire appelle tous les secteurs à la sagesse pour chercher à sortir Haïti du gouffre

Nouvelles du 22 décembre 2009


 
La Plateforme Alternative  en sit-in devant les locaux du CEP pour réclamer le départ des conseillers jugés incapables d'organiser des élections honnêtes et non partisanes
Port-au-Prince, le 22 décembre 2009 – (AHP) – La Plateforme Alternative  a organisé ce mardi un sit-in devant le local du Conseil Electoral Provisoire (CEP) pour réclamer le départ des conseillers accusés d'être à la solde de la plateforme presidentielle Inite (Unité) et de n'avoir pas la laitude d'organiser ds elections non partisanes.

Pour le professeur Victor Benoît, ces conseillers ne sont pas dignes de confiance puisqu’ils violent même la loi électorale, a-t-il déploré.

M. Benoît a critiqué également les conseillers d’avoir agi arbitrairement en mettant à l’écart en ensemble de partis politiques  qui jouissent d'une forte popularité, sans fournir d'explications convancantes et d'avoir organisé un tirage au sort nettement partisan lors de l'attribution ds numeros.

Ces conseillers n’ont leur place dans un aucun processus  visant à renforcer  l’établissement d’un Etat de droit en Haïti, a-t-il estimé.

Un autre membre de l'Alternative, Evans Paul, a de son côté expliqué que ce sit-in a été planifié en signe de solidarité avec les partis politiques écartés arbitrairement de la course électorale par le CEP.

Il a accusé les conseillers de s'être mis au service du chef de l'Etat  qui  poursuit, a-t-il dit, des objectifs anti-démocratiques  et  de renforcement dupouvoir perrsonnel

Nous n’avons aucun problème avec l’institution électorale, mais avec les conseillers eux-mêmes qui sont en train d’exécuter un plan anti-démocratique, a lancé Evans Paul.

Il invite toutes les institutions et organisations notamment les églises catholique et protestante ainsi que les vodouisants, les femms , les handicapés  à rappeler leurs représentants du CEP si elles n’entendent pas cautionner  les  pratiques de corruption de l’organisme électoral.

Selon Evans Paul, les prochaines législatives ne seront organisées qu’après le départ des conseillers.

La sénatrice Edmonde S. Bauzile, a elle aussi dénoncé la partialité des conseillers électoraux qu’elle a qualifiés de corrompus.

Selon la parlementaire, aucune élection credible n’est possibles avec les conseillers électoraux actuellement en fonction.

Elle appelle à une mobilisation générale en vue d'obtenir leur départ.

Le sénateur Jean William Jeanty appelle lui aussi à la mise à pied des conseillers électoraux.

"La société dans son ensemble doit se mobiliser à cette fin", a souligné  le parlementaire, qui croit lui aussi qu’aucun scrutin sérieux n’est possible avec des conseillers non crédibles.

Selon lui, ce que les membres du conseil electoral sont en train de preparer ne peut que déboucher sur une dangereuse crise.

D'autres participants au sit-in de la plateforme Alternative ont dénoncé des conflits d'intérêts liés à des avantages matériels qui mineraient le CEP. C'est ce qui expliquerait entre autres le retard constaté  dans la mise en branle de la campagne de sensibilisation et d'éducation civique que certains conseillers sont accusés de vouloir réduire à leur plus simple expression.

L’Evêque des Cayes, Monseigneur Guyre Poulard, pour sa part, estimé que les prochaines élections tels que de nombreux signs l'indiquent, seront organisées dans l’unique but de chercher à consolider le pouvoir en place, dans l’intérêt de ses partisans.

Je doute que pareilles   joutes puissent aider à marquer des points dans le cadre de la lutte pour l’instauration de la démocratie en Haïti, a dit Mgr Poulard.

Selon le prélat, les conseillers électoraux devraient être libres et indépendants si ce sont  réaliser des élections libres, honnêtes et démocratiques que l'on veut vraiment organiser.

Il a rappelé que  dans ce message de Noel 2009 de la Conférence épiscpale, il est clairement dit que toutes les actions doivent être poseés pour chercher à sauver  Haïti.

D’autres secteurs dont la presse doivent  également jouer leur partition en réveillant la conscience de tous ceux- là qui dorment ou qui sont lents à comprendre ce qui se passé dans le pays, a encore souligné le prélat.
 
Nouvelles du 21 décembre 2009


Le premier ministre et le chef de la MINUSTAH promettent des mesures drastiques pour  freiner la montée des actes de criminalité

Port-au-Prince, le 21 décembre 2009 – (AHP) – Le premier ministre haïtien Jean Max Bellerive, a donné lundi la garantie que toutes les mesures ont étee prises par son gouvernement  pour chercher à freiner la montée des actes de criminalité dans le pays notamment  durant les fêtes de fin d’année.

Nous ferons tout pour mettre les bandits hors d’état de nuire et ramener ainsi le climat de stabilité et de paix qui commençait à poindre à l’horizon, a assuré M. Bellerive.

Le numéro un de la mission onusienne en Haïti, Hedi Annabi, a lui aussi indiqué que des dispositions ont été adoptées en vue de la mise en place d’un dispositif de sécurité plus musclé pour contrer l’action des bandits.

Ces nouvelles mesures seront maintenues aussi longtemps que possible pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations, a encore fait savoir M. Annabi.

Une douzaine de personnes avaient éte tuées en 8 jours à Port-au-Prince au cours de la 2ème semaine du mois de décembre

Dans le Nord du pays (, une dizaine de cas d’enlèvement ont  été enregistrés depuis le début du mois de décembre 2009.

Des hommes armés ont fait irruption la semaine dernière chez une infirmière travaillant  à l’hôpital Justinien Ils ont  enlevé une fillette de 8 ans, après avoir violé l'infirmière

Cette situation plonge la population capoise dans la peur et la consternation.

Toutefois, selon des informations, plusieurs présumés kidnappeurs auraient déjà été arrêtés.

La police appelle à la collaboration de la population capoise pour aider à enrayer ce phénomène.

A l'issue d'une convocation le 18 décembre au Sénat de la République , le ministre de la justice Paul Denis et le Directeur général de la police nationale ont promis d'adopter des mesures drastiques pour  neutraliser les bandits.

Ce sont les hommes à moto qui sont le plus ciblés dans le cadre de la lutte contre la criminalité, la plupart des crimes enregistrés dans la capitale ayant éte commis par des momotocyclistes, selon différents témoignages.

De fait, de nombreuses motos ont été confisquées par la police dans le cadre de cette lutte.

Reactions en Haïti et en République dominicaine après l'annonce de la visite du president René Préval

Port-au-Prince, le 21 décembre 2009 – (AHP) – Des dirigeants politiques et des membre de l’Eglise catholique dominicaine ont estimé opportune la visite annoncée  pour début janvier 2010 du président haïtien  René Préval  en République dominicaine,   afin de s’entretenir avec son homologue Leonel Fernandez sur des sujets concernant les relations entre Haïti et la République Dominicaine.

Ils ont toutefois estimé vital  que des règles claires concernant l’immigration et le commerce soient établies  entre les deux pays pour éviter qu l’un ou l’autre des deux peuples ne tombe dans l’illégalité.

Le président du parti dominicain pour le changement, Eduardo Estrella, a exprimé le souhait que   les dirigeants des 2 pays ailent au-delà de leurs relations personelles travailer effecivement au  au benefice  des deux peupls.

Selon le porte-parole du bloc des députés du parti de la libération dominicaine, Alejandro Montas,  les thèmes haïtiens et régions frontalières doivent  être pris au sérieux, compte tenu de leur importance dans les relations haïtiano-dominicaines.
Il a jugéexcellente la décision du président René Préval de s’asseoir avec son homologue Léonel Fernandez pour discuter entre autres, de la réactivation et l’installation dela commission mixte bilatérale.

De son côté, monseigneur Bénito Angeles croit que le plus important à attendre  de la visite de René Préval ce sont des accords favorisant le retour  de l’harmonie entre haïtiens et dominicains, tout en fixant les responsabilités politiques, économiques. Sociales et culturelles de chacun des deux peuples.

La rencontre des deux chefs d’Etat devrait ouvrir  la voie à un dialogue interactif  qui puisse déboucher sur la définition des politiques d’immigration et d’émigration dans le respect mutuel, a souligné le prélat.

Du côté haïtien, la coordonnatrice du Groupe d’Appui au Rapatriés et Réfugiés (GARR), Colette Lespinasse, a exprimé le souhait que la relance de la commission mixte haïtiano-dominicaine, ne reste pas comme un simple slogan mais se fasse avec la participation d’hommes et de femmes qui connaissent bien les dossiers.

Elle estime que la commission ne devrait pas se contenter de réágir sur des dossiers ponctuels indispensable, mais devrait avoir  un secrétariat permanent pour recevoir des dossiers et des recommandations. Et le gouvernement haïtien devrait définir des politiques claires  pour permettre à la commission de mieux faire son travail, a fait savoir Mme Lespinasse.

Le président René Préval devrait  cette fois-ci rencontrer la communauté haïtienne en République dominicaine,  a souhaité Mme Lespinasse qui a mis lechef de l'Etat en garde contre des déclarations susceptibles de mettre en danger les organisation qui luttent en faveur du respect des droits  des migrants et suceptibles aussi de démobiliserles Haïtiens au lieu de les rassurer,

Mme Lespinasse a dit par ailleurs déploré le fait qu’il n’y ait pas de réciprocité de la part du président Leonel Fernandez après 5 voyages de son homologue René Préval en République Dominicaine.

La dernière visite de Léonel Fernández en Haïti  remonte à 2005 sous le regime interimaire de Gérard Latortue. Des individus reputés proches de ce regime avaient réservé un accueil musclé au président dominicains dont le véhicule a même éte la cible de jets de pierres, sous prétexte de defendre les droits des migrants.

"Haïti au Marché international de Noël tropical

La foire Marché international de Noël tropical s'est ouverte, le vendredi 18 décembre 2009, à la grande halle de La Villette, à Paris. Haïti est l'invitée d'honneur de cette foire qui se tiendra jusqu'au 20 décembre dans la capitale française.

Au stand d'Haïti, de nombreuses activités sont organisées : expositions de photographies, vente-signature d'ouvrages, de CD et de DVD, spectacle de conte et causeries littéraires.

L'écrivain haïtien Louis Philippe Dalembert, l'historien et universitaire français Marcel Dorigny et le chercheur haïtien Élie Lescot Jr seront en signature sous le stand d'Haïti, lors du Marché international de Noël tropical de Paris, les 19 et 20 décembre.

Anne Lescot, coauteur du « Guide de la Caraïbe culturelle » avec Karole Gizolme, sera aussi présente. Des causeries sont prévues autour de « Koze mande chita », un ouvrage coédité par Vents d'Ailleurs et Gens de la Caraïbe et qui paraîtra en février 2010.


Marché international de Noël tropical réunira pour la première fois plus de 150 exposants de plus de 45 pays d'Afrique, des Caraïbes, et des îles ultra-marines et présentera des produits allant de l'artisanat à la gastronomie, en passant par le stylisme ou encore les voyages."

Nouvelles du 20 décembre 2009

Le président René Préval annonce une visite en République dominicaine au cours de la première semaine de janvier 2010: la réactivation de la commission mixte bilatérale  au menu des décisions à prendre


Port--au-Prince, 20 décembre 2009- (AHP)-  Le président haïtien René Préval visitera la République dominicane  au cours de la première semaine de janvier 2010 pour aborder des thèmes bilatéraux avec son homologue Léonel Ferneandez dont l'institutionalisation de la Commision mixte bilaterale haïtiano-dominicaine.

C'est le secretaire dominicain de l'Economie et de la planification et du développement Témistocles Montas qui a rapporte l'information à l'issue d'une renconre vendredi à Port-au-Prince avec le président Préval  et le premer ministre Jean-Max Bellerive.

M. Montas a sejourné  en Haïti vendredi et samedi sur invitation du premier ministre haïtien avec qui il a discute en compagnie de l'ambassadeur dominicain Ruben Silié.

L'officiel dominicain a souligné que dans le cadre  de la visite de Preval, il st prévu la relance de la Commission mixte bilaterale qui a jouee un rôle de premier plan dans les discussions et solutions autour de dossiers blatéraux durant la première administration des deux presidents.

Outre le premier mnistre Jean-Max Bellerive la nouvelle épouse du président Préval, Elizabeth Débrosse Préval a également participé aux discussions avec  le ministre dominicain

Durant la rencontre, il a été question de la mesure en vigueur d'interdiction d'importation d'oeufs et de poulets de la République dominicaine vers Haïti, de la nécessité de relancer une série de programmes communs dont un accord en matière d'interéchange académique,   ainsi que  des progtammes de coopération en cours enre la République dominicaine et Haïti

L'ambassadeur dominicains a fait savoir que  qu'au cours de la rencontre, l'accent a été mis sur la nécessité  de maintenir les conversations entre les ministres de l'agriculture des deux pays afin d'arriver à normaliser les expoertations des produits avicoles sur le marché haïtien, sans toutefois faire état la reaction du chef de l'Etat haïtien

Haïti est aujourd'hui le 2ème partenaire commercial de la République domininicaine après les Etats-Unis, bien qu'il n'existe aucun traité de libre commerce formel entre les deux pays.


La PAPDA presse les parlementaires de ne pas ratifier l'APE
Port-au-Prince, le 19 décembre 2009 (AHP) – La Plateforme de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) et la Coalition Nationale Bare APE, ont appelé vendredi les parlementaires haïtiens à ne pas ratifier l’Accord de Partenariat Economique signé le 10 décembre dernier entre le gouvernement haïtien et l'Union européenne.

L'APE se donne pour objectifs de   lever de manière progressive, les obstacles au commerce entre les deux régions (Caraïbes et Union Européenne UE), de créer des conditions permettant aux deux régions de travailler étroitement sur les questions relatives au commerce, faciliter le commerce des biens et services et attirer plus d’investissement entre les deux régions dans un cadre légal plus ouvert et plus transparent.

Selon le secrétaire exécutif de la PAPDA, Camille Charlmers, cet accord risque de plonger le pays dans une situation économique encore plus précaire qu’elle ne l’est aujourd’hui.

Il a estimé que les autorités haïtiennes qui, dit-il, ont signé cet accord sous la menace de la communauté internationale et en particulier l’Union Européenne, sans consulter les secteurs imporants  de la vie nationale.

" Le gouvernement haïtien a cédé aux pressions de l’Union Européenne qui menaçait de suspendre son aide au développement à Haïti si s'il ne  signe l’accord.

L’économiste Camille Charlmers, a souligné: non seulement il est impossible   que l’EU suspende son aide économique à Haïti dans le contexte actuel, mais le pays a beaucoup moins à perdre dans la suspension de l’aide qu’il reçoit de l’UE  qu’il n'a d’intérêt dans l’APE.

De plus, a-t-il dit, il y a  des années que nous recevons cette aide et quelles en sont les résultats obtenus jusqu'ici.

Pour sa part, le responsable de programme de la PAPDA, Ricot Pierre Louis a indiqué que le gouvernement a mis a nu  son vrai visage en signant cet accord qui, dit-il, est une violation des droits économiques, sociaux et culturels des citoyens haïtiens, le jour même de la célébration de la journée mondiale des droits humains, le 10 décembre dernier.

Les deux responsabls de la PAPDA appellent les parlementaires à ne pas ratifier cet accord paraphé par le gouvernement haïtien.


Le secrétaire exécutif de la PAPDA juge peu suffisants les efforts deployés par le gouvernement haïtien et la Communauté internationale pour aider haïti à se remettre  de la difficile année 2008


Port-au-Prince, le 19 décembre 2009 (AHP)
 Le secrétaire exécutif de la Plateforme de Plaidoyer pour un Développement Alternatif  a jugé vendredi peu suffisants, les efforts entrepris cette année tant par la communauté internationale que par le gouvernement haïtien en vue d’aider le pays à se refaire une santé économique après la difficile année 2008..

En 2008, le pays a été frappé par une série de crises notamment les "émeutes  de la faim" provoquées par une fortes hausse des prix produits de première nécessité mais également par une succession de cyclones et tempêtes qui ont fait un millier de morts.

Les vraies victimes ne sont pas celles qui ont véritablement bénéficié de l’aide qui était disponible à ce moment-là, a-t-il fait savoir  précisant que l’économie haïtienne ne s’est pas véritablement remise des coups encaissés en 2008.

L’année 2009 a été également marquée par une offensive spectaculaire de la communauté internationale pour venir en aide à Haïti avec notamment la réalisation de plusieurs conférences de bailleurs tant en Haïti qu’à l‘étranger mais, affirme-t-il, ces offensives ont tout l'air de n'avoir  été que des shows médiatiques.

Les débats sur le salaire minimum ont aussi montré l’absence de vision du gouvernement haïtien, selon Camille Charlmers qui estime que le gouvernement s’était contenté de se positionner envéritable défenseur d’une partie de la classe des affaires.

De nombreux   haïtiens ont également été frappés par la crise immobilière aux Etats Unis qui, rappelle-t-il, a des conséquences néfastes pour l’économie d’Haïti notamment pas une baisse considérable des transferts vers Haïti.

L’économiste appelle les autorités haïtiennes à arrêter des mesures pouvant les aider à faire face à toute  éventuelle crise  en 2010 qui pourrait être une année extrêmement difficile, selon Camille Charlmers qui souligne que  les pertes enregistrées en 2008 représentaient environ 15% du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays alors que les efforts déployés ont été largement insuffisants par rapport à l’ampleur des dégâts provoqués par ces crises.

Le premier ministre Jean Max Bellerive juge très positive et productive sa visite  au Canada


Port-au-Prince, le 18 décembre 2009 (AHP) –
Le premier ministre Jean Max Bellerive, rentré vendredi d'un voyage au Canada a qualifié de fructueuse cette visite qui avait pour objectif de  rétablir des liens profonds avec les principaux partenaires du gouvernement.

Jean Max Bellerive affirme également avoir eu des rencontres productives avec des membres de la diaspora haïtienne autour notamment de la question relative à la double nationalité figurant dans le processus d'’amendement de la constitution haïtienne.

Dans le domaine de la justice et de la sécurité ainsi qu’en ce qui concerne entre autres, les zones frontalières, le premier ministre affirme avoir eu des promesses des officiels canadiens pour une augmentation de l’aide à Haïti de l’ordre de 15 millions de dollars américains.

Il annonce la visite prochaine dans le pays du ministre canadien des affaires étrangères qui, a-t-il-dit, sera en Haïti en janvier 2010.

Il a qualifié qu’extrêmement positif ce voyage dont les retombées seront bientôt visibles, a-t-il dit.

Jean Max Bellerive, qui a fait escale à l’aller comme au retour à New York, a aussi indiqué avoir rencontré des investisseurs américains qui qui ont des projets d’investissement dans le pays.

Monsieur Bellerive a aussi fait le point sur  la présence de Monsieur Luc Eucher Joseph dans la délégation qu’il a dirigée.

Monsieur Joseph n’a pas voyagé à titre de secrétaire d’Etat à la sécurité publique mais en tant que représentant du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique.

Plusieurs personnalités avaient dénoncé la présence de M Joseph dans cette délégation arguant qu’il n’était plus habilité à représenter le pays à titre de secrétaire d’Etat à la sécurité publique poste qu'il ne peut plus occuper, selon elles, depuis  le renvoi du gouvernement dont il faisait partie.

Aucune nomination ni confirmation n’a été faite au niveau des secrétaireries d’Etat, plus d’un mois après le renvoi du gouvernement de Michèle D. Pierre Louis

17 décembre 2009


L'ancien ministre de l'Interieur et actuel  candidat au Sénat fustigent des personnalites et organisations de droits humains qui tentent de questioner sa participation aux prochaines legislatives au nom d'un prétendu massacre


Port-au-Prince, le 17 décembre 2009 – (AHP) – L’ancien ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Jocelerme Privert, s'e4st élevé  jeudi  le contre  les récentes déclarations faites par certaines personnalités ou organisations de droits humains critiquant le fait que le Conseil électoral provisoire  l'a autorisé à participer ,aux législatives de février 2010 arguant de  sa participation à un presumé massacre qui aurait été organisé en février 2004 dans dans le quartier de la Scierie à Saint-Marc (nord).

Jocelerme Privert, qui est actuellement candidat au Sénat dans  le département des Nippes (Sud-Ouest) sous la bannière de la plateforme présidentielle Inite (Unité), avait en effet  été incarcéré pendant plus d'un an sous le régime interimaire de Gérard Latortue.

M. Privert se demande aujourd'hui  où se trouvaient ces "personnalités et organisations dites de défense  des droits humains quand j'ai été enlevé de mon domicile à 2 heures du matin pour ensuite passer 13 mois en détention sans avoir jamais été déféré par devant un juge"

"Pourquoi cette grave violation de mes droits et libertés n’avait jamais attiré l’attention de ces prétendus « défenseurs des droits de l’homme et du citoyen », pouquoi cette politique de 2 poids 2 mesurs dans le dossier des droits de l'homme", s'interroge M. Privert

L'ancien ministre de l'Interieur sous le 2ème gouvernement du président Aristide a fait savoir que de tous ces citoyens qui ont été à tort accusés d’implication dans un massacre qui n’a jamais eu lieu, il a été  le premier à être libéré.

Le juge qui s'occupait du dossier, Me Hugues Saint Pierre allait reconnaitre en 2008 qu'il avait été traité  de manière partiale.

Jocelerme Privert, en a profité pour accuser  le  ministre de la justice du gouvernement de facto, Bernard Gousse, d'avoir abusé de son pouvoir pour le faire séquestrer injustement et pendant 13 mois au pénitencier national dans l'indiff´rence de certains personalites et organisations de droits humains.

Selon les représentant de plusieurs organisations internationales  de droits humains qui se sont rendus à l'époque à la Scierie, aucun masacre n'y a été perpétré , il y avait plutôt selon eux, des affrontements en tre 2 bandes rivales RAMICOSM (opposition) et Balewouze (pro-lavalas) qui se disputaient le contrôle du très juteux port de Saint-Marc.

Mais plusieurs citoyens dont le militant Ronald Dauphin sont aujourd'hui encore en prison au nom de ce supposé massacre

Nouvelles du 16 décembre 2009

Las Conférence épiscopale haïtienne estime alarmante et préoccupante la situation en Haïti et réaffirme  sa détermination d'accompagner le peuple haitien

Port-au-Prince, le 16 décembre 2009 – (AHP) – La Conférence des Evêques haïtiens a réaffirmé mercredi sa détermination d'accompagner le peuple haitien particulièrement les pauvres et les déshérités du sort,  dans sa marche difficile mais inéluctable vers un lendemain meilleur.

La CEH a fait savoir que l'un des passages obligés vers ce mieux-être est la tenue d'élections où chacun puisse librement exprimer son choix.

Il importe à cet égard que celui ou celle qui se porte candidat et sollicite le suffrage des électeurs, offre la garantie morale nécessaire d'honnêteté, de compétence et de probité, ont fait savoir les evêques dans leur message de Noël 2009, à l'issue d'une  reunion en assemblée ordinaire.

Les evêques affirment que la dérive sociopolitique est préocupante et la situation alarmante. " Nous ne sommes pas en présence de vritables partis politiques organisés pour prendre en main la gestion de la chose publique, nous assistons plutôt à l'émergence de regroupements de circonstance.

Plusieurs regroupements politiques on été formés dans la perpective des legislatives annoncées pour le 28 fevrier dont la nouvelle plateforme présidentielle Inite (Unité).

Questionant l'avenir du pays, les evêques se demandent comment  on en est arrivé à  faire d'Haïti une nation sous tutelle de gouvernance et de souveraineté.

Veut-on en faire un marche-pied pour autrui, interrogent encore les prélats qui réclament un peu de respect pour Haïti, tout en redoutant une marche à coup sûr vers le renversement des institutions et des valeurs si nous ne nous ressaisissons pas.

La CEH appelle à "eviter les erreurs du passé, corriger celles d'aujourd'hui,et  renoncer aux non-dits pleins de ruse, aux mensonges et aux égoismes, aux rancunes et aux haines , toutes ces fautes qui sont  la cause de nos malheurs". Ils appellent dans le même sens à  mettre fin  à la corruption et à  l'hypocrisie pour se tourner vers la verité , l'integrité et la transparence.

La conférence des  evêques catholiques affirme par ailleurs assister à une veritable dégradation de la qualite de la vie. " La famile est banalisée, les valeurs sont foulées aux pieds, les enfants sont éduqués dans un environement de méfiance et de mensonge et vivent dans une atmosphère de corruption, de confusion , de perte du sens de la vie", ont-ils indiqué, ajoutant, sans les citer nommément, que certains organismes, insuffisamment éclairés, veulent saper  les bases naturelles du mariage et perturber les foyers en prônant une législation de déraison.

La CEH reitère sa volonté de participer à la protection de l'environnement et encourage tous les secteurs à intensifier l'effort dejà consenti en ce domaine. Elle appelle à l'organisation d'une campagne de reboisement en y impliquant les paroissses , les écoles , les organisations caritatives et les mouvements d'actions catholiques.

Les évêque  font savoir que notre pays  n'est pas une terre de désolation et  de désesperance. " Notre sous-sol renferme des richesses qui n'attendent que d'être mises en valeur pour le plus grand bien de la population", ont-ils assuré, affirmant qu'Haïti ne doit pas mourir et ne mourra pas.

Pour cela, il s'agit de l'engagement vrai de ses enfants , de leur abnégation, de leur patriotisme, de la bonne gouvernance de ses dirigeants.

" Ceux qui veulent contribuer à son relèvement, aux côtes des Haïtiens d'ici et d'ailleurs, les partenaires étrangers, en paticulier, tous sont bienvenus dans le respect mutuel et veritable, respect de notre dignité de peuple, respect des personnes, de notre patrimoine et de nos institutions, insistent les évêques.

Plusieurs milliers de membres et partisans de Fanmi Lavalas manifestent à Port-au-prince pour réclamer le retour de l'ancien président Aristide, le départ du CEP et l'organisation d'élections inclusives


Port-au-Prince, le 16 décembre 2009 – (AHP) – Plusieurs milliers de membres et partisans de Fanmi Lavalas ont manifesté ce mercredi à Port-au-prince pour réclamer le retour de l'ancien président Jean Bertrand Aristide, le départ du CEP et l'organisation d'élections inclusives.

Cette manifestation qui s'est déroulée de façon pacifique et sans incidents sous l'oeil vigilant de nombreux agents de la police nationale et de la mission des Nations-Unies, a été organisée à l'occasion du 19 ème anniversaire de la première élection de M. Aristide à la présidence d'Haïti.

Dans son message devant le siège de l'organisme électoral dans le quartier de Delmas, la responsable du Comité exécutif  de Fanmi Lavalas, Maryse Narcisse, a dénoncé la politique d'exclusion du CEP qu'il a accusé d'êre à la solde de la présidence et de la plateforme Inite (Unité) et ainsi  incapable d'organiser des élections honnêtes  et crédibles.

Des élections législatives qui doivent précéder et conditionner les travaux sur la réforme constitutionnelles sont fixées aux 28 février et 3 mars 2010 pour renouveler 11 postes  de sénateurs sur 30 et la totalité des membres de la chambre basse (99 députés).

Le Dr Narcisse a également accusé des secteurs de la communauté internationale de cautionner l'exclusion, en finançant des élections dont sont exclues les candidats et les électeurs de la plus importante organisation politique, pour des motifs purement politiciens. Elle a également estimé que ces secteurs ne veulent pas la paix en Haïti.

Tout au cours de la manifestation, les milliers de participants partis du quartier populaire du Bel-Air ont lancé des slogans hostiles aux membres de l'organisme électoral. Ils ont accusé le chef de l'Etat de complot contre Fanmi Lavalas et de  n'avoir rien fait pour les masses défavorisées.

Les manifestants ont également diffusé tout le long du parcours de larges extraits de l'interview accordée récemment à Radio Solidarité par le président Aristide dans laquelle il a confirmé avoir donné mandat à Mme Narcisse pour la représenter devant le CEP .

Ils ont aussi renouvellé leur réfrain/serment "de ne jamais trahir  leur sang, leur sang étant celui d'Aristide", chef d'Etat forcé au départ le le 29 févrierr 2004 et vivant exil en Afrique du Sud.

Plusieurs membres et anciens candidats de Fanmi Lavalas ont rejoint la plateforme Inite. D'autres se sont inscrits  pour les prochaines élections  sous la bannière d'autres partis politiques, pour ne pas, ont-ils dit, laisser le champ libre à la formation présidentielle.

"Avec cette démonstration de force, nous prouvons une fois de plus que nous sommes les plus forts malgré l'exclusion et les manoeuvres de destablisation et  que nous serons chaque jour  plus nombreux dans les rues, ", a promis une manifstante qui croit qu'il n'y aura pas d'élections avec l'actuel CEP.

A l'issue de la manifestation, quelques individus ont été appréhendés par la police sous l'accusation d'avoir volé ou tenté de voler des marchandises de petits commerçants.
 

Recrudescence de l'insécurité à Port-au-Prince: le ministre de la justice invité pour explications vendredi au Sénat en compagnie du directeur général de la police nationale
Port-au-Prince, le 16 décembre 2009 – (AHP) – Le ministre haïtien de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, est attendu ce vendredi au sénat de la république en compagnie du directeur gén´ral de la police nationale, mario Andrsol, a fait savoir le président du grand corps, Kély C. Bastien.

Selon M. Bastien, Paul Denis devra fournir des explications sur le climat d’insécurité que se développe  au  Centre-Ville et faire part des mesures adoptées pour freiner cette cfette vague.

La semaine dernière a éte particulièrement meurtrière avec une douzaine d'asassinats.

Les discussions devraient également porter sur le plan de sécurité à adopter dans le cadre des prochaines législatives prévues en février 2010, a encore fait savoir le sénateur Bastien.

Kély C. Bastien a d’un autre côté lié la fragilité de la stabilité politique  au fait  que des mesures sociales et économiques n’ont pas été envisagées pour chercher à soulager la misère de lapopulation.

Il estime également que des mesures devraient être prises par le gouvernement lui-même pour équiper  convenablement les agents de la police nationale.
 
Le président du sénat de la république, Kély C. Bastien, a annoncé par ailloeurs le déblocage de 310 millions  pour  la réhabilitation des rues de la ville du Cap-Haïtien.

Selon M. Bastien, l’accord de construction de l’aéroport de la deuxième ville du pays devrait également être signé ce mercredi. Les travaux devraient démarrer au cours du premier trimestre 2010, a-t-il dit.

Des dispositions seront également prises en vue de la reconstruction de la route nationale #1, ce qui favorisera le développement  de cette région considérée  comme un pôle touristique et économique important, a fait savoir le parlementaire qui croit qu'on ferait mieux de surseoir à la construction de routes secondaires pour  accorder la priorité à la nationale #1. (Port-au-Prince/Cap-Haïtien)

 Concernant la question électorale, le président du Sénat a appelé mercredi les autorités gouvernementales à définir dans le meilleur délai, des critères pouvant aider à répartir les 40 millions de gourdes qui avaient été mises à la disposition des partis politiques, par le gouvernement Préval/Pierre Louis.

Cette decision facilitera la tâche aux partis politiques et éviterait un ensemble de problèmes qui pourraient occasionner le déblocage tardif des fonds, a-t-il estimé.

Il a fait savoir que les partis politiques devraient bénéficier également des fonds débloqués par la communauté internationale pour l’organisation des élections.

Le sénateur a attiré également l’attention sur le fait que les fonds ne devraient pas être remis aux candidats mais aux partis politiques pour avoir entrepris eux-mêmes les démarches pour l’inscription de leurs candidats.

76 millions de gourdes pour l'organisation du Carnaval 2010, dont 40 millions pour les festivites de Port-au-Prince annonce la ministre de la Culture et de la Communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue (1US$= 42 gourdes)
Port-au-Prince, le 16 décembre 2009 – (AHP) – 76 millions de gourdes ont ete votées par le parlement pour l'organisation du Carnaval 2010 en Haïti,: la ministre de la culture et de la communication Marie Laurence Jocelyn Lassègue annonce aussi le deblocage de 20 millions de gourdes pour l’organisation d'activités un peu partout à travers le pays.


La ville de Touristique de Jacmel sera la deuxième plus grosse bénéficiaire avec une enveloppe de 5 millions de gourdes. Viennent ensuite Cap Haïtien avec un million de gourdes, Pétion Ville 500 mille gourdes, Petit Goâve, Hinche et les Cayes avec 300 mille gourdes, alors que Fort-Liberté, Miragoane et Porte-de-Paix recevront 200 mille gourdes.

Sur demande du premier ministre, un projet a été déposé à la Primature pour permettre à chaque commune outre celles à forte tradition carnavalesque, d'organiser ds festivités  carnavalesques, a souligné la Ministre Lassègue.

"Ces fonds devraient être disponibles à temps pour permettre à tous de profiter pleinementdes ambiances carnavalesques", a assuré la ministre  qui en a profité pour appeler au respect de la tradition qui veut que le carnaval débute après les Rois soit le 6 janvier.

Les médias ne devraient pas diffuser des chansons de carnaval avant cette date, a-t-elle dit, plaidant une fois de plus au respect de l’autre et du corps des femmes tant dans les textes comme dans les vidéos de carnaval.

Pour ce qui est des fêtes de fin d’année, la ministre Lassègue a fait savoir qu’une enveloppe de 20 millions de gourdes est disponible pour l’organisation d'activités un peu partout à travers le pays.

Elle a fait savoir que la zone métropolitaine de Port-au-Prince se verra allouée 45 % de cette enveloppe et le reste ira dans les autres villes du pays.

Ces activités seront réalisées pour la plupart sur les places publiques dont le Champs de Mars, la place des Nations Unies, Carrefour, Fontamara entre autres au bénéfice de tous, jeunes et vieux, a encore précisé la ministre Lassègue, ajoutant que les comités d’organisation de ces activités comptent chacun au moins 30 % de femmes.

Elle a fait savoir que plusieurs emplois seront crées au cours de cette période et en particulier dans les regions où les activités seront organisées. Au nombre de ces activités, annonce madame Lassègue, il y aura enre autres des villages culturels, des concerts de Noel, des théâtres de marionnettes, de manière à transformer le pays en un véritable village culturel à l’occasion de la Noel.


Nouvelles du 15 décembre 2009

Le Canada  promet de verser 15 millions de dollars supplémentaires à Haïti en marge de la visite du premier ministre haïtien


Port-au-Prince, le 15 décembre 2009 – (AHP) – Le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, en visite au Canada cette semaine, a obtenu mardi des autorités canadiennes que ce pays  verse 15 millions de dollars supplémentaires à Haïti au cours des deux prochaines années.

C’est le ministre canadien des affaires étrangères, Lawrence Cannon qui en a fait l'annonce ce mardi, en marge du premier voyage à l’étranger du chef du gouvernement haïtien, environ un mois après son installation.

Le Canada prévoit de décaisser 4.4 millions de dollars pour la construction d’un centre de détention alors que plus de 4 millions de dollars seront investis dans l’achat de cinq biateaux de police et l’aménagement de la base navale de la Police nationale d’Haïti (PNH).

M. Cannon a estimé que la bonne gouvernance ainsi que la stabilité politique sont cruciales pour s’assurer de la durabilité des gains réalisés.

Pour sa part, le premier ministre Jean Max Bellerive a promis que la situation ne cesse de s'améliorer dans le pays. Il a toutefois souligné  que les besoins du pays sont énormes alors que ses moyens sont très limités.

L’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) a également versé 555 millions de dollars à Haïti sur une période de 5 ans, qui doit prendre fin en 2011.

Après l’Afghanistan, Haïti est le deuxième plus grand bénéficiaire de l’aide internationale du gouvernement canadien.


Le résident permanent de la Banque Mondiale en Haïti  confirme l’octroi de deux nouveaux dons au gouvernement haïtien pour un montant total de 24.5 millions de dollars: Eustache Ouayoro exprime le souhait que ces dons tout  comme les ressources nationales, soient utilisés de manière efficiente


Port-au-Prince, le 15 décembre 2009 – (AHP) – Le résident permanent de la Banque Mondiale en Haïti, Eustache Ouayoro, a confirmé mardi l’octroi de deux nouveaux dons au gouvernement haïtien pour un montant total de 24.5 millions de dollars.

Selon M. Ouayoro, ce montant qui devrait être décaissé sous peu, viendra en support aux efforts que déploie le gouvernement haïtien dans le domaine de la gouvernance économique et la réhabilitation de plusieurs axes routiers.

Ces fonds seront affectés à des domaines prioritaires comme l’éducation, la santé mais également des secteurs générateurs de croissances comme les infrastructures et l’électricité.

Une première tranche de 12.5 millions de dollars contribuera à réduire les lacunes du pays dans le secteur de l’électricité et améliorer la gestion des finances publiques de manière à créer et à utiliser d’une façon transparente et efficace les ressources dont dispose le pays.

La deuxième tranche de 12 millions de dollars, sera utilisé pour la réalisation de projets de développement et de transport territorial. Elle consistera de ce fait au financement d’une série de travaux de reconstruction d’infrastructures endommagées ou détruites durant le passage successif des Ouragans et tempêtes de 2008 sur Haïti.

"C’est le gouvernement haïtien qui aura à gérer ce montant qui répond aux besoins et préoccupations des autorités haïtiennes", .a indiqué le representant permanent de la BM, exprimant le souhait que ces dons tout  comme les ressources nationales, soient utilisés de manière efficiente en vue d’aboutir à de très bons résultats.

Il a  affirmé que les efforts entrepris dans ce domaine par les autorités haïtiennes sont très appréciés tant par la banque Mondiale que par les autres bailleurs de fonds internationaux.


La mise en place de l’inspection générale des finances est particulièrement bien accueillie a souligné M. Ouayoro.

L’octroi de ces dons a été approuvé par le conseil d’administration de la Banque Mondiale le 8 décembre dernier, a rappelé M. Ouayoro qui se dit satisfait du partenariat entre  la banque Mondiale et Haïti.


Haïti a encore beaucoup à faire pour arriver à exploiter les avantages offerts par  l’Accord de Partenariat Economique (APE), selon le president de l'AEH
Port-au-Prince, le 15 décembre 2009 – (AHP) – Le président de l’Association des Economistes Haïtiens (AEH), Eddy  Labossière, a estimé mardi qu’Haïti a très peu de possibilités pour le moment d'exploiter les avantages offerts par  l’Accord de Partenariat Economique (APE) signé le 10 décembre dernier par les autorités haïtiennes.

Selon M. Labossière, cette initiative participe d’un processus enclenché dans les années 70 avec les accords de Lomé I, II, III  et IV et l’accord de Cotonu en 2000.

L’accord comprend trois grands volets : stimuler l’exportation de biens et services, attirer les investissements directs de l’étranger, aider au développement des pays Afrique/Caraïbe/Pacifique (ACP), a-t-il précisé.

Or, pour bénéficier de ces avantages, Haïti devrait  penser d’abord à chercher à résoudre certains problèmes, a fait remarquer M. Labossière citant la faiblesse du système de production haïtien,  l’instabilité politique ponctuée par des actes de criminalité et l’irrespect des normes de production internationales.

Il a fait remarquer également qu’il s’agit d’un accord construit sur une base de non réciprocité où de grands pays industrialisés jouiront des mêmes possibilités d’exportation que des pays sous-développés comme Haïti.

Selon lui, les produits qui seront exportés en Haïti par les européens y arriveront  à des coûts extrêmement bas par rapport à ceux fabriqués en Haïti même, compte tenu a-t-il expliqué des facilités d’exportation offertes par l’accord.

Eddy Labossière a d’un autre côté fait allusion à la Loi Hope II pour chercher à mieux se faire comprendre.

Selon lui, il a été prévu  qu’environ  100,000 emplois soient crées en Haïti au cours des deux premières années d’exécution de ladite loi alors qu’on en est jusqu’ici à seulement 25,000 emplois, a-t-il souligné.

Les dirigeants haïtiens devraient  d’abord mettre leur devoir au propre avant la signature de l’AEP, a estimé M. Labossière.

Les ordonnateurs  haïtien et dominicain satisfaits de l'avancement  du Programme de l’Environnement Transfrontalier (PET)
Port-au-Prince, le 15 décembre 2009 – (AHP) – Les ordonnateurs  haïtien et dominicain, se sont  adressé mardi un satisfécit pour la bonne marche du Programme de l’Environnement Transfrontalier (PET) entre Haïti et la République dominicaine.

L'ordonateur national  Price Paddy,  qui intervenait en marge d’une réunion de travail réalisée à Port-au-Prince avec son homologue dominicain, Domingo Jiménez pour faire le point autour de la question a fait savoir que  le Programme de l’Environnement Transfrontalier qui vise particulièrement l’amélioration des bassins versants communs aux  deux pays contribue déjà à leur amélioration physique pour prévenir les catastrophes.

Il a également cité des interventions réalisées dans la reforestation de la forêt des pins et des activités éco-touristiques.

L’ordonnateur national dominicain, Monsieur Domingo Jiménez, s’est lui aussi montré satisfait de l’état d’avancement du PET.

C’est un programme qui donne également aux autorités des deux pays la possibilité d’améliorer, sinon de renforcer  leurs relations, a estimé M. Jiménez qui dit croire que ce programme  réalisé avec l’appui de l’Union Européenne,  aide les deux pays à solutionner ensemble des problèmes communs liés à la protection de l’environnement.

Renforcement de la surveillance à la frontière avec la Répblique dominicaine pour combattre la contrebande de poulets et d'oeufs dominicains

Ouanaminthe, 15 décembre 2009- (AHP)-  Les autorités haïtiennes ont renforcé la surveillance à la frontière avec la République dominicaine pour combattre la contrebande de poulets et d'oeufs, ont informe mardi des commerçants cités par l'agence EFE.

Le porte-parole des commerçants du Nord-d'Haïti, Raoul Joseph, a fait savoir qu'au cours de ces 3 derniers jours , la police et les inspecteurs du département de santé animale et végétale du Ministère  haïtien de l'agriculture ont procedé à la saisie de 1000 unités de poulets et d'oeufs achetés en territoire dominicain.

Les autorités haïtienes avaient interdit en 2007 l'entrée de produits avicoles de la République dominicaine après l'apparition de plusieurs cas de grippe aviaire dans ce pays.

Cependant, la contrebande de poulets et d'oeufs vers Haïti s'est poursuivie, ce qui a poussé les autorités haïtiennes à adopter de nouvelles mesures pour freiner ce trafic.

Selon l'agnce EFE, le porte-parole des commerçants haïtiensaurait considéré comme injuste la décision des autorités haïtiennes, affirmant que le poulet et l'oeuf constituent la principale diète alimentaires des gens pauvres et de la classe moyenne d'Haïti et que la mesure qui intertdit l'entrée de ces produits en Haïti aurait créé beaucoup de mecontentement.

Lundi, au marché binational de Dajabon, les oeufs et les poulets étaient absents , en raison de l'interdiction des autorités haïtiennes.

Le porte-parole de l'Association dominicaine des aviculteurs, Wilfredo Cabrera a fait savoir que les producteurs dominicains entendent se reunir avec le président haïtien René  Préval et des fonctionnairs haïtiens pour leur faire savoir qu'il n'y a dans leur pays plus aucun problème qui pourrait empêcher la reprise de l'exportation des  produits avicoles.

Nouvelles du 14 décembre 2009

De bonnes élections et la passation pacifique des pouvoirs, meilleure garantie de stabilité pour Haïti, selon l'envoyé spécial de l'ONU Bill Clinton: l'ancien president des Etas-Unis annonce la tenue de 2 forums en Haïti au cours de l'année 2010

Port-au-Prince, le 14 décembre 2009 – (AHP) – L'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti , Bill Clinton estime que la passation des pouvoirs dans la paix est la meilleure garantie de statbilité pour Haïti

"La stabilité dépend de l'organisation d'élections crédibles et transparentes et de la transmision des pouvoirs dans la plus parfaite harmonie, a indiqué l'ancien président des Etats-Unis cité par des sources proches de l'organisation des Nations-Unies, 4 jours après l'organisation mercredi d'une rencontre sur la situation  en Haïti.

Selon les mêmes sources, l'envoyé spécial a fait part, au cours de cette rencontre, de la nécessité d'adopter des mesures adéquates pour que tout se passe dans la plus parfaite transparence.

En dépit du fait que plus de 923 candidats ont été agréés sur les 960 inscrits, pour participer aux législatives annoncées pour février 2010, plusieurs secteurs continuent de réclamer le départ  des membres de l'organisme électoral qu'ils estiment à la solde du  pouvoir exécutif et de la nouvelle plateforme presidentielle Inite (Unité).

L'envoyé special a également évoqué certaines décisions et  prises  de position  dans le cadre du processus electoral, mais il a affirmé qu'il ne lui appartient pas de prendre position pour l'une ou l'autre partie par souci de ne pas jeter de l'huile sur le feu.

(Le CEP a décidé d'exclure plus d'une douzaine de formations politiques du processus électoral, et dans le  cas de de Fanmi Lavalas, il a tenté d'expiquer son rejet par une question de mandat qui ne serait pas authentique, en dépit du fait que  celui qui a délivre le mandat , l'ancien president Aristide, l'a endossé publiquement et que, selon de nombreux juristes, le mandat n'avait pas besoin d'être authentique en pareille matière).

Toutefois, l'expert en droit de l'homme des Nations-Unis Michel Forst a pris fait et cause pour le CEP, bien qui'il affirme ne pas disposer de de tous les élements qui ont poussé  le conseil électoralà sévir contre les partis politiques sanctionnés .

Le president Clinton aurait aussi fait valoir au cours de la rencontre du 9 décembre la nécessité d'empêcher que des gens qui ne sont pas en état de grâce ou qui seraient impliqués dans des trafics illicites d'aller chercher l'immunité au parlement.

Il a par ailleurs fait part de l'organisation de 2 forums  en Haïti en 2010. Le premier devrait se réaliser  en mars pronchain sur le dossier des préparatifs à la saison cyclonique, notamment la protection des bassins versants. Le second au milieu de l'année 2010, devrait concerner des domaines comme la santé, l'éducation et la justice.

Les thèmes retenus pour ces forums  ont été choisis  par souci d'équilibre, les premières actions  et interventions de l'envoyé special ayant éte axées sur  l'économie.


Le parti Konbit pou Bati Ayiti prévoit que des élections avec l'actuel CEP va provoquer la plus grave crise que le pays ait jamais connue
Port-au-Prince, le 14 décembre 2009 – (AHP) – Le scrétaire général du parti Konbit pou Bati Ayiti (Konba), le sénateur Jean William Jeanty a appelé lundi  au départ au plus vite du Conseil électoral provisoire, estimant que les membres de cet organisme électoral vont provoquer la plus grave crise jamais enregistrée au pays en voulant organiser des élections partisanes.

Il a accusé le responsable du CEP de préparer un vaste briganda ouvrant la porte à ceux qu'ils nomment  des bandits,  issus notamment, a-t-il dit, de la plateforme Inite  qui cherchent réfugent au parlement.

"La crise qui va éclater au pays fera l'affaire de certains secteurs de la comunauté internatiole qui cherchent toujours des prextes pour permetre  à la MINUSTAH de rester au pays, a estimé le sénateur William Jeanty qui apelle à l'organisation d'élections libres et inclsives pour favoriser la paix et l'entente dans le pays.

Il a fait savoir que ceux qui foncent  tête baisée dans des élections avec ce CEP, doivent savoir à l'avance qu'ils vont s'en mordre les doigts.

L'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti , Bill Clinton avait estimé le 9 décembre lors d'une réunion sur Haïti au siège de l'ONU à New-York  que l'organisation de bonnes élections et  la passation des pouvoirs dans la paix sont la meilleure garantie de statbilité pour Haïti

Fanmi Lavalas annonce une "grande mobilisation" le 16 décembre pour réclamer le retour de l'ancien prsident Aristide, le départ du CEP et l'organisation d'élections inclusives

Port-au-Prince, le 14 décembre 2009 – (AHP) –L'organisation politique Fanmi Lavalas a appélé lundi à une grande mobilisation pacifique à travers les 10 départments géographiques du pays à l'occasion du 19 ème anniversaire de la première élection du père Jean Bertrand Aristide à la présidence d'Haïti le 16 décembre 1990.

" C'est le 16 décembre 1990 que la majorité a joui pour la première fois de son droit de vote et  c'est  un 16 décembre 1990 qui a charrié les revendications de la majorité du peuple haïtien, dont les droits à la santé à l'education, au travail  et celui de vivre dans la dignite", a fait savoir un des responsables du comité exécutif de l'organisation, le Dr Maryse Narcisse


On ne peut pas  acheter votre conscience et votre conviction,  a-telle encore  lancé, dans une declaration pre-enregistrée, citant les  habitants de nombreuses regions de la province  et de la capitale,  avec  une mention speciale pour le Bel-air d'où partira le mouvement de mobilisation de ce mercredi .

Maryse Narcisse a  invité des ressortissants de Fanmi  Lavalas tentés , a-t-elle dit, par d'autres aventures ainsi que d'autres secteurs du mouvement démocatique qui veulent les accompagner à l'occasion du 16 décembre, à les rejoindre pour réclamer le retour de l'ancien president Aristide et pour dénoncer le pouvoir et la comunaute internationale accusés "d'organiser les élections/sélection du 28 février 2010"

Ce mouvement de mobilisation vise également, a-t-elle dit, à réclamer le départ du Conseil électoral Dorsinvil pour favoriser l'organisation d'élections inclusives, honnêtes et démocratiques auxquelles Fanmi Lavalas peut participer.

L'organisation politique  Fanmi lavalas a été exclue du processus électoral au motif que le CEP n'aurait pas reçu l'original du  mandat délivré par le représentant national (l'ancien président Aristide) au Dr  Maryse Narcisse.

Lors des élections d'avril 2009, le CEP d'alors dont la plupart des membres sont reconduits dans l'actuel organisme avaient expliqué le premioer rejet de Lavalas par le fait que 2 entités auraient présenté des candidats .


Le ministre des Haïtiens vivant à l’étranger choisit la République dominicaine pour son premier déplacement officiel à l'étranger: rencontre avec des  entrepreneurs haïtiens, des ONG et des étudiants: le ministre discute ce lundi avec  des  officiels dominicains

Port-au-Prince, le 14 décembre 2009 – (AHP) – Le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, séjourne depuis le vendredi  11 décembre , en République dominicaine dans le cadre d’une série de visites officielles en compagnie de cadres de son ministère, un mois après son installation à la têtre du MHAVE.

Nous avons rencontré des entrepreneurs haïtiens dans le but de la création d’un fonds du secteur privé haïtien installé en République dominicaine, a fait savoir lundi  M. Paraison depuis la République voisine .

"L’idée c’est de chercher à encourager l’intégration de ces hommes et femmes d’affaires aux différents programmes et actions visant le développement  et le progrès d’Haïti, à l'instar des hommes et femmes haïtiens ou d'origine haïtienne installés dans d'autres regions du monde.

Ces compatriotes se sont montrés tellement intéressés qu’ils ont déjà mis sur pied un noyau chargé d’étudier les possibilités de création de ce fonds, a encore fait savoir M. Paraison.

Il a indiqué qu'avec des Organisations Non Gouvernementales (ONGs), il a  été abordé avec sérieux la question de la mendicité haïtienne et  du dossier des femmes avec enfants sur les bras déambulantdans les rues de Santo Domingo.

Nous avons envisagé  une sorte de volontariat  entre toutes les ONGs dirigées par des Haïtiens ou des dominico-haïtiens pour chercher à résoudre ce problèmes, a expliqué M. Paraison, soulignant que les personnes concernées sont de véritables victimes du trafic d’être humain.

"Tous ont compris qu’il faudra une action concertée pour faire cesser cette pratique que beaucoup de gens perçoivent comme  une forme d’exportation de la pauvreté haïtienne en République  Dominicaine.

Edwin Paraison a d’un autre côté fait savoir que des rencontres ont été réalisées avec une quinzaine de dirigeants d’organisations d’étudiants à Santiago qui représentent entre  2000 et 3000 étudiants.

La délégation a  rencontré ce lundi  le ministre dominicain de l’intérieur responsable de l'Immigration pour lui proposer que le plan de régularisation de la migration envisagé pour la mi-janvier par les dominicains soit réalisé de concert avec les autorités haïtiennes, en vue d’une meilleure prise en compte des compatriotes haïtiens en République dominicaine.

Le plan de régularisation de la migration qui va entrer en vigueur à partir de l'approbation totale de la nouvelle constitution dominicaine  à la mi-janvier. Le plan de régularisation devrait commencer en mars.

 Et pour que les Haïtiens  installés en RD puissent en bénéficier il faut qu'ils disposent de documents haïtiens

Je devrais rencontrer également mon homologue dominicain, Alejandro Santos, qui dirige le Conseil  National des Dominicains Vivant à l’Extérieur, un organe créé 15 ans après l’existence du MHAVE.

"Il nous faudra chercher ensemble à mieux encadrer les deux diasporas en vue de la projection d’une meilleure image et du renforcement des relations entre les deux peuples, a indiqué Edwin Paraison.

Il a également fait état de la   visite d'un hôpital à la Romana fondé par un pasteur haïtien, feu Luc Phanord qui a réalisé, a-t-il dit, un travail extraordinaire en République Dominicaine.

Edwin Paraison a souligné que   75% des patients du centre hospitalier “ Bon samaritain" sont des dominicains.

Le ministre a exprimé le souhait que les dominicains puissent apprécier le travail positif réalisé par les Haïtiens en faveur de la communauté dominicaine et comprendre également qu’il ne faut pas chercher à mettre uniquement en évidence le comportement négatif des Haïtiens.

Plus de 800.000 Haïtiens ou de dominicains d'origine haïtienne résident en République dominicaine


La ministre à la condition féminine et aux droits de la femme à la 3ème assemblée générale de l’AFLIDEPA à Limonade: Marjorie Michel rend hommage au courage des femmes et   renouvelle l’engagement de son ministère à continuer d'œuvrer en faveur du respect des droits des femmes


Port-au-Prince, le 14 décembre 2009 – (AHP) – La 3ème assemblée générale de l’AFLIDEPA, une association de femmes basée à Limonade,  a été marqué le week end dernier par la présence de la ministre à la condition féminine et aux droits des femmes, Marjorie Michel, qui en a profité pour offrir des  outils de travail dont 10 machines à coudre.

Plusieurs centaines de femmes ont pris part à cette activité. Leur courage, leur esprit créatif et leur participation au  développement économique du pays ont été salués par la ministre Michel qui a renouvelé l’engagement du MCFDF à continuer d'œuvrer en faveur du respect des droits des femmes.

Elle a fait savoir que cet engagement devra se traduire par l’accompagnement des femmes notamment celles appartenant à des structures organisées.

 La 3ème assemblée générale de l’AFLIDEPA a également été l’occasion pour les participants participants et le  public de visiter les stands où des produits artisanaux et agricoles étaient exposés.

Les activités ont pris fin avec  des échanges entre la ministre et des participantes qui en ont profité pour plaider en faveur de la mise sur pied de programmes de formation en leur faveur de manière à les rendre plus productrices.

Elles ont également plaidé en faveur d’une plus large participation des femmes aux affaires publiques.
L'ANASPOD) organise  sa première journée de vulgarisation scientifiquesur la thématique population et développement en Haïti: objectif:  mettre l’accent sur l’utilité des variables population dans le développement  durable en Haïti
Port-au-Prince, le 14 décembre 2009 – (AHP) – L’Association Nationale des Spécialistes en Population et Développement  (ANASPOD), a organisé ce lundi sa première journée de vulgarisation scientifique, à l’Hôtel Le Plaza, sur la thématique population et développement en Haïti.

Selon Le président de l’ANASPOD, Dieutès Démosthènes, l’accent a été mis sur l’utilité des variables population dans le développement  durable en Haïti.

Cette journée a surtout été realisée dans le but de chercher à provoquer chez les décideurs un plus grand intérêt pour les données démographiques qui constituent un atout majeur dans le développement du pays, a fait savoir M. Démosthènes.

Pour sa part, le coordonnateur du Centre en Population et Développement (CEPODE), Fritz  Pierre Joseph, a émis le souhait que l’ANASPOD puisse organiser également des activités de recherches, d’intervention et meme de sensibilisation couvrant toute la problématique population et développement.

Selon M. Joseph, de telles activités pourraient porter les bailleurs et les décideurs à adopter des mesures susceptibles de favoriser une meilleure intégration de la variable population dans les plans et projets de développement.

La représentante du Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA), Tania Patriota, a  salué l’initiative de l’ANASPOD et invité les responsable à mettre l’accent sur des exemples concrets et des approches pragmatiques.

Le représentant du ministère de la planification et de la coopération externe, Louis Michelot  Pierre, a lui aussi applaudi cette démarche de l’ANASPOD, une initiative qui rencontre, a-t-il dit, la vision de son ministère.

L’ANASPOD a été fondée le 19 décembre 2008 par un groupe de professionnels formés au Centre  en Population et  Développement  (CEPODE) de la Faculté des Sciences Humaines de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH).


Nouvelles du 12 décembre 2009


La situation économique globalement difficile dans les régions du Sud, du Sud-Est et de l'Artibonite au cours de l'année 2009: les les chambres de Commerce se veulent optimistes pour l'année à venir

Port-au-Prince, le 11 décembre 2009 – (AHP) – Le président de la Chambre de Commerce du Sud-est Roland Zenny a fait savoir jeudi que  les ¾ des commerçants de cette région sont en faillite, la situation politique n’étant pas favorable à l’investissement et  les institutions bancaires reticentes quant à l’octroi de crédits.

Les entrepreneurs se voient obligées de se tourner vers des entreprises de micro crédit qui leur prêtent de l’argent à des taux d’intérêts très élevés, a déploré M. Zenny, soulignant que le secteur privé peine à tenir le coup.

Roland Zenny a expliqué que les commerçants du Sud-est ont vécu des moments difficiles notamment suite au passage des cyclones de 2008 qui ont détruit la production agricole du département alors que rien n’a été réellement entrepris, a-t-il dit, pour aider les secteurs concernés à se remettre.

Pas de crátion d'emplois, baisse considérable du pouvoir d’achat des citoyens, en raison aussi de la baisse des transferts dans ce département, les habitants du Sud-est sont très affectés, a souligné le président de la chambre de commerce qui fait ses suggestions: 

Valoriser effectivement la production nationale, sécuriser et renforcer la réforme agraire, planifier des programmes de décentralisation et développer les infrastructures routières, sont des sentiers qui méritent d’être explorés avec beaucoup de serieux.

Il a exprimé le souhait que des efforts soient entrepris pour encadrer les micros entreprises, encourager le crédits dans un système de crédit fiable,concevoir des politiques de développement agricole qui soient en mesure offrir au secteur du tourisme des avantages fiscaux afin qu’ils puissent favoriser la création d’emplois.

La situation économique a été tout aussi difficile dans le département du Sud au cours de l'année 2009. Et les raisons sont pratiquement les mêmes à quelques diférences près.

La baisse des transferts internationaux, l’augmentation du prix du kilowatt/heure, l’augmentation des taxes sur certains produits importés ainsi que l’accroissement du chômage suite à l’application de la loi sur le salaire minimum ont contribué dans la reduction du  pouvoir d’achat des citoyens, a fait savoir le vice-president de la chambre de commerce du Sud Jude Marie Banatte.

Voilà pourquoi, a-t-il dit, l’amélioration observée dans la production agricole de la région n'a pas eu vraiment d'impact sur la vie des citoyens de la région

Il a formule le souhait que les travaux  d’infrastructure routières en cours dans le Sud et la réhabilitation de la plage de Port-Salut génèrent des profits tant pour les entreprises que pour les travailleurs.

M. Banatte a fait savoir par ailleurs que la chambre de Commerce du Sud  renouvelle son engagement à accompagner la communauté des affaires dans le cadre des plaidoyers avec les pouvoirs publics et à renforcer son rôle social au niveau de la communauté.

Il a souligné que pour arriver à ces objecifs, la chambre travaille au renforcement de sa capacité d'encadrement du secteur privé de la région qui doit parler d'une seule voix pour mieux défendre ses interêts.

Pour sa part, le président de la chambre de commerce du Haut Artibonite, Dorvil Nahoum, a indiqué que la situation économique n’a pas été facile dans le département de l’Artibonite, mais elle aurait pu être catastrophique en raison des grandes epreuves qu'a connues cette région après les ouragans d'aout/septembre 2008.

C’est le secteur commercial qui a le plus souffert durant l’année écoulée mais il a affirmé qu'à  ce niveau, les gonaïviens ont pu bénéficier de l’appui du gouvernement grâce  à un programme de crédit entrepris par le ministère du commerce qui a permis à environ 150 commerçants des Gonaïves de bénéficier de crédits allant de 100.000 à un million de gourdes.

"Le gouvernement a déployé des efforts considérables en vue d’aider la population à faire face à la période difficile ayant suivi les intempéries de 2008, ce qui nous a permis d’avoir un minimum d’auto suffisance alimentaire", s'est-il felicité,  rappelant que ce département, le plus grand du pays en tèrme de superficie et le deuxième en nombre, est considéré comme le grenier de la République.

Dorvil Nahoum formule  le souhait que l’organisation des élections ne vienne pas perturber  les activités pour que les conditions de vie des habitants connaissent une nette amélioration au cours de  l'annee 2010 .


Nouvelles du 11 décembre 2009


Meurtres spectaculaires en plein jour à Port-au-Prince: l'homme d'affaires Jean Michel Ligondé tué avec deux autres personnes dont son épouse au centre-ville  de Port-au-Prince

Port-au-Prince, le 11 décembre 2009 – (AHP) – L'homme d'affaire Jean Michel Ligondé  a ete tué ce vendredi par des hommes armés circulant à moto qui le pressaient de leur remettre la recette du la journée.

M. Ligondé a été abattu à la Rue des Casernes au Centre-Ville de Port-au-Prince, en compagnie de deux autres personnes alors qu'il était venu fermer son magasin de produits alimentaires.

Il s'agirait de son épouse Maryse Lindor et d'un employé, Blanc ainsi connu.

L'homme d'affaire qui serait originaire du nord-ouest n'aurait rien à voir avec un homonyme originaire, lui, du Sud et qui fut ministre du commerce

Ces 3 nouveaux meurtres sont venus s'ajouter à une serie noire enregistrée depuis l'assassinat samedi dans le quartier de Delmas  du journaliste italien Francesco Fantoli qui venait d'effectuer une transaction dans une banque commerciale.

Une dizaine de personnes ont ainsi été tuées en une semaine.

Cette nouvelle vague de violences enregistrée en plein processus électoral n'est pas pour rassurer les investisseurs qui comptent faire affaire en Haïti, alors que l'envoyé spécial de l'Onu pour Haïti Bill Clinton a organisé mecredi une réunion sur l'état de la situation en Haïti

 La police a toutefois  annoncé  des dispositions spéciales pour prévenir les actes d’assassinat dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince surtout durant les fêtes de fin d’année







Nouvelles du 10 décembre 2009
Lancement à Port-au-Prince  de la deuxième édition du festival Etonnants Voyageurs avec la participation d'écrivains et de journalistes étrangers


Port-au-Prince, le 10 décembre 2009 – (AHP) –
L’Association "Etonnants Voyageurs Haïti" a lancé jeudi, la deuxième édition du festival Etonnants Voyageurs qui se tiendra du 14 au 17 janvier 2010 à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province.

Le président de cette association, l'écrivain  Lionel Trouillot, a fait savoir que 28 écrivains haïtiens et une vingtaine d’écrivains étrangers francophones prendront part aux différentes activités qui seront réalisées dans le cadre de ce festival.

Au nombre de ces activité figurent des table-rondes, des débats, des rencontres, des ventes d’ouvrage et des cafés Littéraires, a-t-il annoncé.

Les activités seront organisées dans les jardins du Ministère de la Culture et de la Communication, au Rex Théâtre, à a Fondation "Connaissances et libertés ( Fokal), à l’Institut Français d’Haïti et à l’Hôtel karibe à Port-au-Prince.

Pour ce qui est des villes de province qui accueilleront la 2ème édition de ce festival du livre et de  littérature, les activités seront réalisées dans les alliances françaises de Jacmel (sud-est), des Cayes (sud), de Jérémie (sud-ouest), des Gonaïves, de Port-de-Paix et du Cap-Haïtien (nord).

Les centres de Lecture et d’Animation Culturelles (CLAC) de Cabaret, de Verrettes et de Plaisance ainsi que la bibliothèque Georges Castra au Limbé recevront  également les auteurs qui prendront part au festival Etonnants Voyageurs.

Lionel Trouillot a aussi annoncé que les écrivains qui participeront au festival Etonnants Voyageurs visiteront  également visiter une cinquantaine d’établissements scolaires où ils s’entretiendront avec plus de 3500 écoliers autour de la littérature,k de manière à leur  insuffler  sinon augmenter en eux  le désir de la littérature.

Pour sa part, la directrice nationale du livre, l’écrivaine Emelie Prophète, a rappelé que l’avenir de la littérature se trouve entre les mains des plus jeunes, "voilà pourquoi il est important d’aller vers eux dans le milieu scolaire à l’occasion du festival".

Elle a fait savoir que ce festival sera réalisé chaque 2 ans dans le pays et et exprimé le  souhait que toutes les grandes villes d’Haïti aient la possibilité de l’accueillir lors de la 3ème édition dans deux ans.

"Etonants voyageurs" est un festival supporté financièrement par l’Etat haïtien,  l’Etat français et certaines institutions ou personnalités du pays, a indiqué Mme  Prophète, soulignant qu’il est encore tôt pour déterminer son coût.

S’exprimant au nom du gouvernement français, le Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle à l’Ambassade de France, Alain Sauval, a souligné que c’est avec un immense plaisir que son pays supporte la réalisation de ce festival.

"Haïti est connue partout à travers le monde pour son état de pauvreté mais peu de gens connaissent la richesse de sa littérature",  a relevé M. Sauval.

Il a exprimé le souhait que la participation d'auteurset de journalistes étrangers à ce festival puissent contribuer à projeter une image positive du pays sur la scène internationale.

Un  autre ancien haut-cadre de la compagnie nationale de téléphone arrêté, en passe d'extradition aux Etats-Unis


Port-au-Prince, le 10 décembre 2009 – (AHP) –Robert Antoine, ancien responsable des liaisons inernationales, a éte appréhendé mercredi par des agents  de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) dans la région de Delmas.

Selon des sources proches de la DCPJ, il devrait être être livré incessamment à la justice américaine  pour les mêmes faits reprochés
à l’ancien directeur adjoint de la compagnie de télécommunication, Jean René Duperval, arrêté  et extradé le week-end dernier vers les Etats-Unis.

Tout comme M. Dupoerval, il est accusé  de complicité de blanchiment d’argent
 
 L’Ambassade des Etats-Unis s'était felicitée mercredi de la coopération du gouvernement haïtien dans le cadre de l’arrestation et l’extradition vers les Etats-Unis de Jean René Duperval, un ancien officiel de la compagnie haïtienne des Télécommunications (TELECO). 

"Ces opérations résultent d’une fructueuse collaboration entre le Ministère de la Justice, le Bureau des Affaires Financières et Economiques (BAFE), le Département de la Justice Américaine et le Service des Recettes Internes qui ont mené des investigations sur l’implication dans des cas de corruption des officiels de la TELECO par des particuliers et des compagnies américaines", indiquait l'ambassade dans une note de presse.

 Soulignant que la corruption est extrêmement préjudiciable pour Haïti et les Etats-Unis», l'ambasadeur Kenneth Merten faisait savoir que  les Etats-Unis, de concert avec les autorités haïtiennes, ont réuni des preuves contre d’anciens cadres d’une compagnie américaine de télécommunications, contre un agent intermédiaire de nationalité  américaine et contre M. Duperval pour association de malfaiteurs, corruption et blanchiment d’argent.
 
Des agents du BAFE ont procédé à l’arrestation de M. Duperval  après que les Etats-Unis eurent émis un mandat d’arrêt contre lui, l’inculpant de blanchiment d’argent.  Il  est inculpé  d’un chef d’accusations pour complicité au blanchiment d’argent et de douze autres chefs d’accusations pour blanchiment d’argent. 

Selon les documents juridiques,  précise le comuniqué de presse, de novembre 2001 à mars 2005, M. Duperval et un autre ex-officiel de la TELECO ont reçu une somme de plus de 800.000 dollars d’une compagnie de télécommunications américaine à travers des compagnies bidons. 

En échange, M. Duperval aurait fourni de nombreux avantages à cette compagnie, incluant des tarifs préférentiels de télécommunications, des paiements réduits et des crédits sur les montants des dettes. Ces actes ont occasionné des pertes de revenus importants pour la République d’Haïti.
 
Selon la justice américaine, la complicité dans des cas de blanchiment d’argent est passible d’une peine maximale de 20 ans de prison et d’une amende équivalant à plus de 500.000 dollars ou au double de la valeur de la transaction. 

 Chaque chef d’accusation de blanchiment d’argent est passible d’une peine maximale de 20 ans et d’une amende équivalant à plus de 500.000 dollars ou au double de la valeur de la transaction.  Les accusés, s’ils sont reconnus coupables, devront restituer les fonds qui seront remis à la compagnie haïtienne des Télécommunications (TELECO).


Lutte contre la corruption: des parlementaires parlent de lutte ciblée et affirment ne voir aucune volonté de faire la lumière sur la gestion  des 197 millions du fonds d'urgence post-cyclonique

Port-au-Prince, le 10 décembre 2009 – (AHP) – Le député Steven Benoit a une nouvelle fois estimé jeudi  qu’il n’y a aucune volonté réelle de la part des autorites gouvernementales de faire la lumière sur le dossier relatif à la gestion des 197 millions de dollars américains débloqués dans le cadre du programme d’urgence post-cyclonique 2008.

Plusieurs secteurs de la société civile et de nombreux parlementaires ont à plusieurs reprises appelé les autorités haïtiennes à faire le jour sur la gestion de cette importante somme tirée des Fonds Petro Caribe,   débloqués pour venir en aide aux victimes de 4 tempêtes et ouragans sucessifs qui se sont abattus sur le pays en août et septembre 2008 .

 Steven Benoit qui intervenait au lendemain de la journée mondiale de lutte contre la corruption,  a fait savoir   que ce n’est pas sans raison que le pays est perçu comme l’un des plus corrompus du monde puisque, les autorités  ne font rien pour démontrer leur volonté de changer l’image du pays.

Il a cité à titre d'exemple le cas d’un grand nombre de parlementaires n’ayant pas fait la déclaration de leur patrimoine alors que cela fait deux ans qu’une loi a été votée en ce sens.

Ce sont ceux-là mêmes qui ont voté la loi contre la corruption  qui la piétinent et ce faisant ils envoient un très mauvais message tant aux haïtiens qu’aux étrangers", a déploré Steven Benoit qui estime que si la lutte contre la corruption a commencé en Haïti, elle n'est guidée jusqu'ici que par des motivations politiques

"Ce sont peut-être des raisons politiques qui maintiennent en prison l’ex-directeur général de l’ONA, Sandro Joseph, quand on sait que plusieurs autres personnalités  indexées pour leur implication dans la coruption, ne sont l'objet d'acune action en justice", a déploré le deputé, actuelement candidat au Sénat pour la plateforme Alternative.

Pour sa part, le sénateur Andrice Riché a estimé qu’entre les discours sur la corruption  et les actes posés, il existe tout un abîme. Il a  lui aussi souligné  la volonté d'occulter le  dossier des 197 millions en dépit de l'appel lancé avant son depart par la première ministre Michèle Piere-Louis  pour la réalisation d’un audit croisé autour de ce dossier.

Répondant aux critiques selon lesquelles Michèle Pierrre-Louis a attendu la dernière minute,  à la veille de la fin du mandat des deputés pour remettre un rapport  jugé peu convainquant sur les 197 millions (dont les plus grands parts ont eté confiées au Ministère de l'Agriculture et au ministère ds travaux publics/CNE), des proches de l'ancienne première minitsre affirment qu'elle  n'avait aucune latitude

Selon M. Riché, il n'y a pas lieu  de parler de lutte contre la corruption en Haïti, car  il n’y a aucune volonté effective de la combattre, mais il y a certainement une volonté  de persécuter des adversairs politiques, a-t-il fait remarquer.

Il a cité pour sa part, le cas  du PDG de la Haitel, Franck Ciné,maintenu 2 ans en prison  sous l'accusation de responsabilité dans la faillite présumée de la Socabank.

Il faudrait mettre des structures en place pouvant permettre de lutter de manière juste et équitable contre la corruption sous toutes ses formes et sans discrimination,  a dit Andrice Riché.


L’ancien premier ministre Rosny Smarth accuse le premier ministre de faute grave en laissant "la présidence manipuler le processus électoral


Port-au-Prince, le 10 décembre 2009 – (AHP) – L’ancien premier ministre Rosny Smarth, a critiqué jeudi  la passivité du gouvernement  en matière électorale.

"Le premier ministre a  pour obligation de favoriser le déroulement d' élections democratiques et en toute indépendance, a rappelé le rsponsable de la plateforme Alternative, soulignant que le gouvernement commet une très grave faute, en laissant la présidence manipuler les élections à sa guise, prétextant que le Conseil Electoral Provisoire est indépendante.

Rosny  Smarth a encore souligné que d’après la loi, le chef du gouvernement fait éxecuter les lois

"Lorsque j’étais premier ministre, sous le premier mandat Préval, je savais contester les élections, a declaré M. Smarth soulignant que c'est la première fois qu’il assiste à pareille situation.
Nouvelles du 8 décembre 2009


L'excès en tout nuit

Quand en février 2006, le Conseil électoral présidé par Max Mathurin et Jacques Bernard (directeur général) était accusé de vouloir manipuler les résultats des presidentielles au détriment du candidat René Préval, des centaines de milliers de personnes en grande majorité issues de l'élctorat de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues  pendant 4 jours pour dénoncer "l'opération frauduleuse".

Tout Port-au-Prince et plusieurs villes de province étaient paralysés et les manifestants dont les protestations étaient relayées par  de nombreux médias  se sont même même permis un gentil petit bain à "Montana Beach" où le CEP tenait un bureau et où le prix nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu de passage en Haïti, résidait.

M. Préval avait alors refusé de demander aux manifestants de rentrer chez eux, puisque disait-il, ces derniers étaient dans leurs bons droits de réclamer le strict respect de leur vote.

Et ce sont, dit-on, les pratiques jugées déloyales et clairement serviles du CEP/ Mathurin qui ont valu son renvoi lors des joutes d'avril 2009. Ce qui sous-entendait que son remplaçant ne se laisserait pas manipuler ni que personne ne chercherait à le dompter

Mais si l'on en croit tout ce qu'on entend, Max Mathurin, Jacques Bernard et autre Frantz Gérard Verret  seraient de petits saints que les nouveaux venus auraient vite fait oublier.

Si le CEP 2006 n'avait trouvé aucun prétexte pour écarter de la course des organisations comme Fanmi Lavalas qui participent depuis une douzaine d'années à des joutes électorales et qui sont capables de faire augmenter de façon substantielle  la participation à une élection,  le CEP Verret et le CEP replâtré ont trouvé le fameux prétexte du mandat que tout le monde, nationaux et internationaux, sait farfelu et lié à des motivations politiques.

On n'est justement pas sûr que le président René Préval ait un problème profond avec Fanmi lavalas ou avec l'ancien président Aristide, ni que les responsables ou membres de Fanmi lavalas soient jugés reprochables.

En effet, Pour les proches des deux hommes jadis des "jumeaux", tout est lié à une question de popularité et d'électorat.
"Comprenne qui veut"disent-ils

Ils expliquent quand même que si Fanmi Lavalas va aux élections, il y a des objectifs à venir qui risqueraient à coups sûrs d'être compromis. Car Inite tout comme Lespwa (l'Espoir) hier,  ne connait d'autres électorats que celui de Fanmi Lavalas

Beaucoup constatent aussi que  plusieurs membres, anciens parlementaires ou cadres de Fanmi Lavalas auxquels on avait collé dans un passé encore récent l'étiquette  "mauvaise réputation",  sont devenus soudain des gens de bien, quand, en raison de leur popularité, on les utilise sous d'autres bannières.

L'excès en tout nuit, dit-on.

Il est aujourd'hui reproché aux autorités politiques  et électorales leur superbe et leur mepris insolent. Ils sont, de fait, accusés de  tout faire sans se sentir obligés de donner la moindre explication, au mepris de la loi, , assurés qu'ils sont que la MINUSTAH est là pour les couvrir  même dans l'accomplissement  des actes les plus  anti-démocratiques.

'incident du vendredi 4 décembre au Club international quand le CEP et la plateforme Inite ont éte accusés de fraude et de magouille au cours du tirage au sort pour l'attribution des numeros, est venu relancer les graves suspicions qui pèsent sur le'organisme électoral.

Pour de nombreux observateurs, même quand l'attribution du No1à Inite (Unité) était effectivement un pur hasard, il est difficile d'y croire, compte tenu des antécédents et des soupçons de fraudes

Les patis politiques contestataires affirment que si des secteurs de la communauté internationale et la MINUSTAH acceptent de collaborer et d'ignorer de légitimes revendications, et si elles continuent de croire que l'exclusion ne peut avoir aucun impact sur la légitimite d'une élection, certains, faisant flèche de tout bois,  iront  a coups sûrs jusqu'au bout de leurs objectifs, mais le pays, croient-ils, n'en sera que plus fragilisé et les espoirs de lendemains meilleurs qui pourraient naître d'investissements massifs en Haïti, risqueraient de n'être qu'un grand leurre,  rien de sérieux et de durable ne pouvant se construire sur du sable, sur l'injustice et l'abus d'autorité.

En fin de compte, il est important de reconnaitre que les politiciens haïtiens sont en gande partie responsable de la situation à laquelle le pays fait face, ayant toujours été insatisfaits, ayant toujours été à la recherhe d'un roi, utilisant à outrance l'arme du coup d'état.

Mais c'est loin d'être une raison pour partir d'un extrême à un autre, car l'excès en tout nuit. Même lorsqu'on estime avoir les plus grands supports du monde. Et  les exemples sont légions.

Ne dit-on pas que tout mur érigé en dehors des normes, sans armature et dans l'empressement n'a d'autre avenir que l'écroulement
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Inauguration du nouveau mur d’enceinthe de la prison civile de Port-au-Prince: si cette consctruction participe de la stratégie de modernisation du système carcéral haïtien, elle ne résout pas  le problème de surpopulation carcérale


Port-au-Prince, le 8 décembre 2009 – (AHP) –
La direction de l’Administration Pénitenciaire Nationale (APENA) de concert avec le Programme des Nations Unies pour le Développement  et la Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (MINUSTAH), a procédé ce mardi à l’inauguration du nouveau mur d’enceinthe de la prison civile de Port-au-Prince, le pénitencier national.

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, a fait savoir que la consctruction de ce mur entre dans le cadre de la stratégie de modernisation du système carcéral haïtien.

"Ce projet vise aussi le renforcement des infrastructures et l’augmentation de l’espace en vue de  l’amélioration des conditions de détention , du respect de la dignité humaine et de la garantie de sécurité des citoyens", a fait savoir M. Joseph, soulignant que cette réalisation devrait aider à mettre un terme aux évasions à repetition de détenus.

Environ 230 mètres carrés d’espace et deux blocs sanitaires sont désormais accessibles aux détenus qui pourront profiter également de différentes activités d’occupation de temps libres.

Pour sa part, la résidente du PNUD  en Haïti, Kim Bolduc, a ajouté que si cette construction contribuera à l’amélioration des conditions de détention des prisonniers et des conditions de travail des agents, elle ne résoudra pas  le problème de la surpopulation carcérale.

Le plus grand centre de détention  du pays compte à lui seul la moitié de la population carcérale soit environ 4,400 détenus dans un espace prévu pour un peu plus de 1000 prosonniers, a-t-elle deploré.

La construction du nouveau mur d’enceinthe du pénitencier national financée par les fonds pour la consolidation de la paix à hauteur de 800,000 dollars américains, devrait également servir à la réintégration des détenus dans la société.

Première conférence hebdomadaire de ministres du nouveau gouvernement à la primature: réalisations et projets en perspective  ont été présentés à l'occasion

Port-au-Prince, le 8 décembre 2009 – (AHP) – Plusieurs ministres ont présenté mardi un ensemble de réalisations et des  projets en cours de réalisation ou en  perspective  dans le cadre de la conférence hebdomadaire initiée par le gouvernement  Préval / Bellerive.

Le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, a fait savoir que plus de 468 millions de gourdes ont déjà été mobilisées pour la réalisation des travaux d’adoquinage, de bétonnage et de construction de caniveaux dans différentes villes et communes du pays.

Il a particulièrement mis l’accent sur l’état d’avancement des travaux qui se réalisent actuellement sur environ 5 kilomètres de rues aux Gonaïves et 6 kilomètres à Ouanaminthe.

Des mesures ont également été prises en vue du nettoyage et d'’améliorer le système d’éclairage de la ville des Gonaïves, a-t-il encore fait savoir.

De son côté, le ministre de l’Agriculture, Joanas Gué, a indiqué qu’Haïti dispose actuellement de 70,000 hectares de terres irriguées sur une potentialité de 400,000, a-t-il précisé.

Selon M. Gué,  des actions concrètes ont été poseés pour la réalisation du programme de subvention d’engrais et de semences, la mise en route du système de mécanisation agricole et la réparation de certains périmètres endommagés avec des fonds du trésor public.

D’autres réalisations ont été rendues possibles avec le support la coopération externe. Ces programmes ont concerné la réhabilitation des systèmes d’irrigation dans les département du Nord-Ouest et du Nord’Est, l’augmentation de l’offre de service agicole, la mise en valeur de la plaine irriguée de Torbeck, a fait savoir M. Gué.

Des démarches sont également en cours en vue de la mise en place d’un système de crédit et d’assurane en faveur des agriculteurs, a-t-il encore fait savoir.

Le ministre du tourisme, Patrick Délatour, s’est félicité de la révision du plan directeur du tourisme  et la promotion du développement des produits locaux.

Nous avons également envisagé  un cycle d’inaugurations dont celle  du quai de Labadie (nord) considéré comme la première destination balnéaire de la région, a expliqué M. Délatour.

Il a egalement fait état de l'inauguration d'un musée, ce qui a permis de présenter un exposition de l’évolution du tourisme en Haïti.

Toutes cs rálisatons ont permis à Haïti de recevoir le plus grand parquebot du monde, s’est réjoui Patrick Délatour.

La ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a quant à elle, salué l’engagement du gouvernement  dans la mise en place d’une structure d’accueil pouvant faciliter les investissements étrangers dans le pays.

Ces investissements favoriseront certainement la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie de la population, a estimé Mme Lassègue qui invite  tous les secteurs à conjuguer leurs efforts pour y parvenir.

Des chefs de police de 11 pays dont Haïti participent à une rencontre en République dominicaine pour définir de  nouvelles stratégies de lutte contre le narco-trafic


Santo Domingo, 8 décembre 2010- AHP-
Les chefs de police de 11 pays de la région dont Haïti et la République dominicaine  participent ce mercredi  à une réunion dans la localité touristique de Boca Chica en République dominicaine pour définir entre autres aspects, de nouvelles stategies pour renforcer la lutte conte le narco-trafic.

Les autres  pays qui prennent part à cette rencontre sont  la
 
Colombie, Porto Rico, Bélise, Honduras, le Salvador, le Guatemala, le Panamá, le Nicaragua et le  Méxique.

Ce sommet  a comme autres objectifs  d'identifier de nouveaux moyens pour combattre le crime organisé et les délits connexes et renforcer également à tous les niveaux, les relations entre les responsables ds polices de la région en vue de contrer les différentes manifestations du crime organisé.

Des thèmes comme la prévention de la contrebande, le blanchiment d'argent, le trafic illicite ds imigrants, la traite de personnes, les vols de banque et de véhicules seront debattus  dans le cadre des discussions.

Une rencontre préparatoire à ce sommet a été organisée mardi entre ds cadrs des differentes polices
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POSITION DU CARLI, DE NEHRO ET  DE L’UPEPH A L’OCCASION DU 61EME  ANNIVERSAIRE DE L’ADOPTION DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME ET DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME.
 
PLAIDOYER POUR LE RESPECT DE TOUS LES DROITS HUMAINS EN HAITI


 
Ce jeudi 10 décembre, ramène le 61ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) qui coïncide avec la journée internationale des Droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies. C’est donc une date importante pour l’humanité en général et les ONG des droits humains en particulier car la DUDH constitue, à bien des  égards, le corpus juridique international des Droits de l’Homme. Texte de référence dans le domaine des droits humains, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme embrasse à travers ses 30 articles toute une série de prescrits ou de principes relatifs aux droits de la personne humaine. Citons entre autres, la liberté d’expression, l’égalité devant la loi, la présomption d’innocence, l’interdiction de l’esclavage et toutes formes de mauvais traitement, le droit à l’information, etc.
 
Toutefois, force est de constater que les prescrits reconnus par la DUDH continuent d’être violés tant sur le plan national qu’international.

A titre d’exemple, il importe en premier lieu de citer la décision du Conseil Electoral Provisoire (institution étatique apparemment indépendante) d’écarter de la course électorale certains partis politiques sans aucune forme de procès. N’est-ce pas une violation flagrante des droits civils et politiques reconnus par la DUDH et le pacte international relatif aux droits civils et politiques (document additionnel à la DUDH).
 
En effet, l’article 25 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques ratifié par Haïti stipule : « Tout citoyen a le droit et la possibilité, sans aucune  discrimination et sans restrictions déraisonnables :
 
       De prendre part à la direction des affaires publiques, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis ;
       De voter et d’être élu, au cours d’élections périodiques, honnêtes, au suffrage universel et égal et au scrutin secret, assurant l’expression librement de la volonté des électeurs ;
D’accéder, dans des conditions générales d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.
 
Qui plus est, cette atteinte aux droits civils et politiques comme à l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud est justifiée par
Michel FORST “l’expert indépendant” des Nations Unies chargé de la question des Droits de l’Homme pour Haïti.
 
Ce dernier, il faut noter, qui poursuivait peut être un autre objectif, n’a jamais rencontré les ONG de droits humains nationales pour une évaluation réelle de la situation des droits humains en Haïti, mais a décidé plutôt d’appuyer par ses déclarations inexactes une institution électorale souffrant de plus en plus de légitimité et de crédibilité et en conséquence incapable d’organiser des élections honnêtes, libres et transparentes conformément aux exigences démocratiques et des principes élémentaires de Droits de l’Homme.
 
Par ailleurs, toujours dans le tableau des droits civils et politiques, des centaines de citoyens croupissent dans des prisons notamment au Pénitencier National, dans des conditions inhumaines, infrahumaines et dégradantes, en violation des principes de la protection des droits de toutes personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement.
  
Dans le registre des droits économiques, sociaux et culturels, la situation reste préoccupante quant à une amélioration des conditions d’existence des catégories sociales les plus vulnérables, à la veille des élections annoncées pour l’année 2010. Aucun signe, ne nous montre que l’Etat est prêt à ratifier le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels comme l’expression de sa volonté d’améliorer les conditions de vie en Haïti.
 
A l’occasion de la commémoration du 61ème anniversaire de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), le New England Human Right Organization (NEHRO) et l’Union des Parents d’Elèves Progressistes Haïtiens (UPEPH) renouvellent leur engagement en faveur du rspect de tous les droits garantis par la DUDH et d’autres documents additionnels.
 
Recommandent aux autorités haïtiennes le respect scrupuleux de tous les droits fondamentaux de la personne humaine avec une attention spéciale pour les catégories vulnérables particulièrement les enfants, les compatriotes des bateys en République Dominicaine, les personnes infectées et affectées par le VIH / SIDA (PVVIH) etc.
 
 Exigent des autorités haïtiennes l’amélioration de la situation dans les centres carcéraux du pays et la libération  avant la noël de tous les prisonniers (particulièrement Ronald Dauphin emprisonné depuis mars 2004) injustement incarcérés et enfin réclament des autorités politiques la ratification du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels dans la perspective d’une prise en compte des besoins primaires de la population.

 
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     Renan Hédouville, av                                          Josué Renaud
Secrétaire Général CARLI                                   Ms, MED NEHRO
 
 
____________________
                                                Litholu Léo                                   
Secrétaire Général UPEPH

 
                                                                                                  

Nouvelles du 7 décembre 2009


Réalisation avec succès en Haïti de la première greffe rénale: le patient le docteur Jean Boisrond invite les Haïtiens à faire confiance à la médecine haïtienne
Port-au-Prince, le 7 décembre 2009 – (AHP) – Le directeur Général  du ministère de la Santé Publique et de la population (MSP), le Dr Gabriel  Timothée s’est félicité lundi de la réalisation, le samedi 30 novembre dernier en haïti  de la première greffe rénale par des spécialistes haïtiens, au Centre de Diagnostic et de Traitement Intégré (CDTI).

Cete première expéroience a ete faite sur la persone du Dr Jean Boisrond. Et c'est  sa nièce le Dr Lovely  Boisrond qui lui a fait don de l’un de ses reins

Selon le directeur général du MSPP, cette réalisation prouve que beaucoup de choses d’envergure  peuvent  se réaliser en Haïti.

Avec un outillage moderne et des équipements appropriés, nos compétences peuvent  réaliser tout ce qui se fait ailleurs étant donné que la médecine est une science universelle et également un art, a fait remarquer Dr Timothée soulignant qu’il n’y a pas de rapport entre le savoir d’un peuple et sa possibilité de réaliser de grandes choses.

Désormais, nos patients haïtiens pourront avoir la possibilité de se faire opérer su place si l’éligibilité est documentée ou si le cas répond aux critères définis en matière de greffe rénale, a-t-il encore souligné.

Gabriel Timothée  a fait savoir que toutes les procédures seront entreprises pour qu’au niveau de l’Etat haïtien, la date du 30 novembre soit déclarée journée nationale de la greffe rénale.

Pour sa part, le chef de l’opération, Dr Jacques Jeudy, a souligné  que l’on peut vivre avec le quart d’un seul rein sans aucun danger.

Il a cite en exemple l’expérience faite avec les vétérans de la 2è guerre mondiale qui ont vécu pendant près de 90 ans dans ces conditions.

En ce qui concerne le coût d’une telle intervention,  le Dr Jeudy a fait savoir que toutes les dispositions seront prises pour qu'il  ne dépasse pas celui de la dialyse qui s’élève à entre 25.000 et 30.000 dollars américains pour une année. Il a toutefois  préciséque la greffe rénale dans les grands pays coûte environ 300,000 dollars américains.

Le patient, le Dr Jean Boirond, a de son côté assuré qu'il se sent  en forme suite à l’intervention.  Il a expliqué qu’il s’agit d’une longue expérience qui a débuté en l’année 2002 et qu'il a dû subir pendant 5 ans des séances de dialyse de 4 heures et 3 fois par semaines.

Jean Boirond a invité les Haïtiens à faire confiance à la médecine haïtienne, soulignant que "nous avons de riches potentialités.

Entente entre le gouvernement et l'ANADIP sur le dossier des marges de profit


Port-au-Prince, le 7 décembre 2009 – (AHP)- L’Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANADIPP) a annoncé lndi avoir trouvé une entente avec le gouvernement haïtien sur l’élargissement des marges de bénéfice des détaillants.

Selon le secrétaire général de l’ANADIPP, José Dalencourt, la marge de bénéfice des distributeurs va augmentée de 3 gourdes par gallon à partir du nouvel arrivage.

Une augmentation qui, dit-il, ne va pas répercuter sur les prix des produits pétroliers puisqu’elle sera absorbée par l'Etat 

C’est la ministre du commerce et de l’industrie,  Jocelyne Colimon Féthière, qui  en a pris l’engagement au nom du gouvernement, a indiqué M. Dalencourt qui affirme cependant que l’ensemble des revendications des distributeurs ne sont toujours pas satisfaites.

L’Etat droit prendre des mesures pour assainir le système de distribution,  en ce qui concerne notamment la vente illicite des produits pétroliers, a-t-il dit.

L'ANADIPP avait décidé en octobre dernier et pendant 10 jours de réduire à 8 heures  le nombre d'heures de travail dans les stations service, pour faire face face aux  "coûts trop élevés de fonctionnement".

Des sources proches du gouvernement soulignaient récemment que le problème des marges de profit pour les distributeurs etait la conséquence directe du nombre trop élevé de stations services dans la capitale.

Ces sources n'écartaient pas la possibilité pour l'Etat d'adopter des mesures pour geler la construction de nouvelles stations service.

L'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti organise une rencontre mercredi à New-York sur la situaton haïtienne

Port-au-Prince, le 7 décembre 2009 – (AHP) –L'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clnton a convoqué une renconre pour ce mercredi au siège de l'ONU à New-Yok pour faire le point sur la siuation en Haïti.

Le processus électoral en cours en Haïti devrait être en bonne place au menu des discussions, en raison notamment des réactons provoquées par la décision de l'organisme électoral d'interdire à  un groupe de formations politiques de paticiper aux législaives fixées au 28 fevrier 2010.

Bill Clinon chercherait à savoir si la façon dont évoluent  les choses en Haïti peut aider à faire le suivi de la rencontre des  insvestisseurs organisée en octobre dernier à Port-au-Prince

Selon des sources proches de l'ONU à New-York, l'ancien president american aurait invité des membres de son bureau en Haïti à prendre part à cette rencontre.

Le Secrétariat privé de la présidence haïtienne informe du mariage du président René Préval avec Mme Elizabeth Débrosse DélatourElizabeth Préval devient la première dame de la Republique



Port-au-Prince, le 7 décembre 2009 – (AHP) – Le Secrétariat privé de la présidence haïtienne a informé lundi dans une "note informative que le  président René Préval (65 ans) et Madame Elizabeth Débrosse Délatour (47 ans) se sont unis dans les liens du mariage le dimanche 6 décembre.

Ce mariage s'est déroulé dans la plus sricte intimité lors d'une cérémonie dans leur résidence de Furcy (hauteurs de Kenskoff), présidée par l'officier d'Etat civil de la commune de Kenskoff, Madame Marianne Valéus.

La note  précise que cette annonce tient lieu de faire-part aux amis du couple et à la population haïtienne.


C'est le 3 ème mariage du chef de l'Etat haïtien qui est père de 2 filles qu'il a eus de son premier mariage avec Madame Solange Lafontant, longtemps avant son union avec Jeri Benoit, la soeur du deputé Steven Bemoit .  

Elizabeth Débrosse Préval, la nouvelle première dame, est mère quant à elle de deux garçons qu'elle a eus de l'ancien ministre des finances feu Leslie Délatour.

Au cours de la cérémonie de dimanche qui s'est déroulée  presqu'exclusivement en présence de membres immediats des deux familles, les deux époux étaient tout de blanc vêtus.

Nouvelles du 6 décembre 2009

Décès à Port-au-Prince de Francesco Fantoli des suites de blessures par balles

Port-au-Prince, le 6 décembre 2009 – (AHP) – Le chronqueur sportif  italien bien connu qui réside depuis quelques années en Haïti, est decédé  dans la nuit de samedi à l'Hôpital de Médecins sans frontières.

M. Fantoli avait été grièvement blessé par balles  dans la matinée par des individus à moto alors qu'il sortait d'une banque commerciale dans la banlieue de Delmas (Port-au-Prince).

Passionné de football, il réalisait régulièrement des interviews avec des grands du footal italien pour la televisn nationale où il animait egalement une chronique et paticipait avec des commentaires appropriés à la retransmission des matchs de gala notamment du championat italien.

Il venait également de lancer une école de football à Jacmel (sud-est).

Francesco Fantoli qui avait une grande passion pour Haïti collaborait  entre autres avec l'agence en ligne Haïti Press Network.

La disparition brutale et violente de  Francesco Fantoli vient rappeler aux Port-au-Princiens qu'ils doivent rester sur leurs gardes, particulièrement à l'occasion des fêtes de fin d'années  au cours desquelles les bandits n'hésiteront pas à sortir de leur tanière

Nouvelles du 5 décembre 2009

Le CEP de nouveau sur la sellette

Port-au-Prince, le 5 décembre 2009 – (AHP) –  Un groupe de partis et regroupements politiques ont estimé une nouvelle fois samedi qu'il n'y avait rien à attendre de l'actuel Consel électoal provisoire et ont même réclamé son départ , estimant qu'il était exclusivement au service de la plateforme presdentielle Inite (Unité).

Ces organisations dont la  Plateforme Alternative pour le progrès et la démocratie et la Plateforme des patriotes haïtiens  ont fait ces déclarations à l'issue d'une rencontre pour donner une réponse à l'octroi frauduleux, selon elles, du No 1 à Inite lors d'un tirage au sort avorté vendredi.

Les partis contestataires ont réclame un autre CEP capable d'organiser des elections credibles et non partisanes.

Le CEP ayant organisé les sénatoriales d'avril et juin 2009 et présidé par Frantz Gerard Verret avait été acuse de falsification de résultats.

La plupart de ses membres dont l'actuel président Gaillot Dorsinvil ont été reconduits dans le nouveau CEP.

On apprend que le tirage au sort avorté vendredi se serait déroulé samedi et la plateforme Inite s'en serait sorti cette fois avec le No 10

Nouvelles du 4 décembre 2009

Avortement d'un tirage au sort pour l’attribution des numéros aux partis politiques: le représentant de la plateforme Inite accusé d'avoir eu son numéro dans la poche bien avant le début des opérations en complicité avec le CEP

Port-au-Prince, le 4 décembre 2009 – (AHP) – Le tirage au sort pour l’attribution des numéros aux partis, groupements et regroupements de partis politiques qui prendront part aux prochaines législatives de 2010, a fini en queue de poisson  vendredi au Club international.

Les délégués des organisations politiques qui participaient au tirage ont fait savoir  qu'une vaste fraude a entâché l'opération et accusé le CEP particulièrement  le responsable des opérations du CEP, Jean Marie Louiner qui procédait à l’organisation du tirage de magouilles au profit de la plateforme presdentielle Inite (Unité).

Selon eux, tout a été mis en place pour permettre à Inite d'obtenir  le numéro un (1) qu’il avait lors des dernières élections (à l’époque il s’appelait Lespwa), ce qui a provoqué la colère des délégués.

Suivant les règles fixées au préalable par le CEP, chaque représentant de parti, groupement ou regroupement devrait tirer de l’urne une enveloppe cachetée et retourner à leur place avant de revenir sur l’estrade pour ouvrir l'enveloppe et  dévoiler le numéro .

Selon les responsables de partis, l’enveloppe décachetée par le délégué de Inite n’était pas celle  tirée de l’urne, mais plutôt une enveloppe qu'il avait dejà en sa possession et qu'il a pu faclement utiliser dans la confusion créée par les va-et -vient dans la salle.

Ils ont alors accusé les membres du conseil électoral  d’avoir participé à ce "coup bas" y voyan le début ds pratiques frauduleuses en faveur de la plateforme présidentiele .


Une accusation rejetée par le délégué de Inite qui affirme avoir tiré  au hasard  de l’urne le même numéro qu’avait Lespwa lors des élections de 2006.

Le responsable des operations électorale snie lui aussi ces accusations et informe que les membres du conseil électoral allaient se réunir pour déterminer quelle suite donner aux incidents de vendredi.

Les responsables des partis politiques se sont pour leur part donné rendez-vous ce samedi 5 décembre pour trouver d’un commun accord la réponse à  donner à ce complot qu’ils affirment avoir  fait avorter.

Certains d’entre eux ont même fait savoir qu’ils n’ont nullement l’intention de poursuivre cette aventure avec l’actuel CEP déjà décrié et qui n'aurait plus aucune credibilité  pour s'être mis, selon eux, aveuglément au service du pouvoir

Pour Himmler Rébu, membre de la Plateforme des patriotes Haïtiens (PLAPH, les débats viennent de dépasser le cadre électoral. C’est une question politique qui mérite d’être abordée politiquement, a-t-il dit.

Nouvelles du 3 décembre 2009

Législatives 2010/exclusion: Michel Forst "partisan", selon des dizaines de citoyens et des organismes de droits humains

Port-au-Prince, le 3 décembre 2009 – (AHP) – Une vingtaine de personnes interrogées jeudi à Port-au-Prince ont fait savoir qu'elles ne comprenaient pas ce qui a pu pousser l'expert des Nations-Unis pour les droits de l'homme en Haïti à se ranger derrière le Conseil électoral provisoire après qu'il eut exclu de façon jugée arbtaire une  quinzaine de partis politiques de la Course électorale, dont l'organisation politique Fanmi Lavalas.

Deux étudiants en droit interrogés au Champ-de-mars ont fait savoir que "M. Forst n'était pas en mission de droits de d'homme mais en mission commandée pour supporter une cause clairement injuste et anti-démocratique".

L'un d'entre eux, Eloi Paul, a estimé que M. Forst a suffisamment de connaisances en droit pour savoir que le mandat delivré par l'ancien president Aristide au Dr Maryse Narcisse n'avait pas besoin d'être authentique.

Lors d'une conférence donnée mardi dans les locaux de la MINSTAH, l'expert des droits  de l'homme  a pris fait et cause pour le CEP bien qu'il eut reconnu qu'il ne disposait pas de tous les éléments ayant poussé le CEP à exclure Fanmi Lavalas

Un jeune cadre de la Direction generale des impots (DGI) a fait savoir que cette atitude de "mouton de panurge" ne fait honneur ni à l'ONU ni à M. Forst lui-même.

Plusieurs autres personnes interrogées ont estimé que l'expert de l'ONU s'est laissé sciemment manipuler et que cette prise de position risque de compromettre le caractère présumé neutre de son travail en Haïti.

Les flèches contre Michel Forst émanent aussi d'organismes de droits de l'homme. Maitre Renan Hédouvile du CARLI estime que par ses déclarations, l'expert indépendant prouve qu'il y a des dosiers qu'il ne maitrise pas.

Même position exprimée par le RNDDH qui affirme que Michel Forst est le seul à voir quelque chose de légal dans la décision du CEP condamnée par de nombreux hommes de loi et des organismes de droits humains.


Le président de la CNDDR et des parlementaires jugent osées et deplacées les declarations du president dominicain apelant au maintien deb la MINUSTAH pour 10 années supplémentaires



Port-au-Prince, le 3 décembre 2009 – (AHP) –
Le président de la Commission Nationale de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (CNDDR), Alix Fils Aimé, a jugé jeudi osées les déclarations faites à Paris par le président dominicain, Leonel Fernandez, selon lesquelles la force onusinnes devrait rester en Haïti au moins 10 années suplémentaires pour assurer sa stabilité.

M. Fils Aimé a fait savoir que  la stabilisation d’Haïti ne dépend  pas de la MINUSTAH  mais des haïtiens.

Il a cité un ensemble de plaies dont la criminalité, les conditions de vie difficiles et précaires des Haïtiens, la dégradation de l’Environnement,  comew étant les principales causes de l’instabilité dans le pays.

Il revient à tous les secteurs de la vie nationale d’oeuvrer à la résolution de ces problèmes pour chercher à sortir Haïti de ce carcan, a estimé Alix Fils Aimé.

Le député Denis St-Fort,  a lui aussi jugé déplacées les déclarations de Léonel Fernández.

M. St-Fort, estime urgent que les dirigeants haïtiens travaillent à l’amélioration des conditions  de viede la population pour éviter ce type d'ingerence dans les affaires internes du pays.

Abondant dans le même sens, le député, Fransner Dénius, a estimé que  tous les secteurs de la vie nationale devraient au-delà de toute sensibilité politique,  s’entendre pour chercher à résoudre les problèmes ayant occasionné la présence d’étrangers sur le terrotoire national.

Les déclarations de Léonel Fernández ne sont pas nouvelles, puisque des responsables onusiens ont à maintes reprises fait savoir que la MINUSTH doit encore rester quelques années en Haïti pour ne pas avoir à revenir après son départ.

Le président du CNDDR a  d’un autre côté annoncé la mise sur pied d’un ensemble de projets dans les 10 départements géographiques du pays pour mieux combattre la violence en Haïti.

Ces projets concerne notamment la mise en terre  d’arbres fruitiers par des individus  impliqués dans le programme de désarmement et de reinsertion.

Le président dominicain contre toute idée de fusionnement avec Haïti: Haïti est un pays gravement affecté par la désertification et  la déforestation, a-t-il dit
Port-au-Prince, le 3 décembre 2009 – (AHP) – Le président dominicain, Leonel Fernandez, a rejeté jeudi toute idée de fusion entre Haïti et la République dominicaine.

Le chef d’Etat dominicain a fait ces déclarations au cours d’une interview à Radio France internationale.

Selon lui, Haïti et la république dominicaine sont deux Etats souverains avec chacun des caractéristiques distinctes.

En tant que chef d’Etat, pareille proposition ne m’a jamais été faite, dans le cas contraire je m’y serais opposé, a declaré Leonel Fernandez.

Il y a longtemps  que cette idée circule dans l’opinion publique dominicaine : certains pays développés seraient en faveur d'un fusionnement entre Haïti et la République dominicaine afin de venir à bout des difficultés que connait la partie occidentale de l’île, a-t-il révélé.

Leonel Fernandez a fait remarquer qu’Haïti est un pays gravement affecté par la désertification et  la déforestation, avec une perte importante de sa couverture végétale, un pays qui risque, a-t-il dit, de ne pas avoir accès à l’eau potable, ce qui nuirait à la République dominicaine.

Il a proposé l’installation d’entreprise fraçaises en Haïti pour aider à la creation d’emplois et éviter le flux migratoire vers la République dominicaine.

Le président dominicain a également proposé un renforcement de la sécurité à la frontière pour combattre le narcotrafic et contrôler le flux migratoire.



Hommage aux volontaires de la mission onusienne en Haïti pour leurs efforts en faveur de la protection de l’environnement


Port-au-Prince, le 3 décembre 2009 – (AHP) –
C’est sous le thème «  Volontaire en faveur de notre planète » que sera célébrée ce 5 décembre  la journée mondiale des volontaires des Nations Unies.

En Haïti, le thème retenu pour la célébration de cette journée est « Engager les jeunes dans le volontariat pour la protection de notre environnement ».

Une cérémonie a été organisée à Port-au-Prince au cours delaquelle M. Luiz Carlos Da Costa, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a salué les efforts déployés par les volontaires de la mission onusienne en Haïti en faveur de la protection de l’environnement.

Monsieur Da Costa a rappelé que les pays développés ont un grand rôle à jouer dans la protection de l’environnement ajoutant que si rien n’est fait en ce sens, ce sont les pays les plus pauvres qui auront à payer le prix.

En Haïti, dit-il, nous avons vécu l’an dernier au cours de la saison cyclonique, les graves conséquences d’un environnement dégradé.

Actuellement, ils sont au nombre de 224 les volontaires des nations unies qui participent aux activités ayant rapport avec les objectifs de la mission onusienne dans le pays, notamment la réduction de la violence communautaire, a indiqué M. da Costa.

Le ministre haïtien de l’environnement, Jean-Marie   Claude Germain qui participait à cette cérémonie a rappelé pour sa part que le ministère continue d’encourager les jeunes à œuvrer en faveur de la protection de l’environnement.

Il a fait savoir qu’entre 2008 et 2009, des jeunes de toutes les couches du pays du pays, scolarisés ou non, ont aidé à mettre en terre plus de 2 millions de plantules sur les bassins versants dans plusieurs régions du pays dont Port-au-Prince, Léogane, Saint Jean du Sud, Gonaïves et Les Anglais.

Ce sont, a-t-il dit, des jeunes qui se sont engagés dans toutes actions entreprises en faveur de la protection de l’environnement et ses manifestations les plus visibles que sont le réchauffement climatique, la déforestation, le déboisement et la montée du niveau de la mer.


Législatives 2010: des centaine d'inscrits attendent la liste des agréés dont la publication est fixée au 11 décembre: le Parti de l'Unité annonce une action en justice conte la plateforme Inite (Unité)

Port-au-Prince, le 3 décembre 2009 – (AHP) – Le processus d’inscription des candidats briguant des sièges au parlement a pris fin mercredi avec environ une centaine d’inscrits dans chacun des Bureaux Electoraux Départementaux (BED) du pays

La nouvelle plateforme présidentielle de l’Inité (Unité), Ansanm Nou fò, Alternative sont les formations politiques à avoir fait inscrire le plus grand nombre de candidats.

Ce sont maintemant des centaines d'inscrits qui attendent la publication de la liste des agréés promise pour le 11 decembre

Dans la foulée, les responsables du Parti Unité Nationale (PUN) ont annoncé une action en justice contre les dirigeants de la  plateforme présidentielle Inite (Unité) dejà comparée au CONAJEC de Jean-Claude Duvalier,  pour avoir fait inscrire leur organisation sous la même dénommination que le parti  duvaliériste
.

***"Oasis of the Seas" le plus gros bâteau de croisière du monde a fait escale jeudi à Labadee (Nord d'Haïti) avec à
 bord  4800 touristes et 2400 membres d’équipages.

Nouvelles du 2 décembre 2009


Le président dominicain réclame le maintien de la MINUSTAH  pour une période de 10 ans supplémentaires et plaide pour réforme constitutionnelle en Haïti qui privilégierait un régime présidentialiste


Port-au-Prince, le 2 décembre 2009 – (AHP) – Le président dominicain Léonel Fernández a demandé mardi à Paris une nouvele extension de 10 ans de la présence de la mission militaire onusienne en Haïti (MINUSTAH), comme moyen de garantir la stabilité politique.

Il a également estimé nécessaire une réforme constitutionelle qui puisse solutionner le problème de la réalisaton d'élections consecutives et qui définisse clairement les rôles du premier ministre et du président de la République.

La nouvelle constittitution dominicaine qui sera promulguée en janvier 2010 ouvre la voie à un retour de Léonel Fernández après  les prochaines presidentielles pour un 3ème mandat en 2016. Toutefois, differents secteurs de la societé dominicaine n'ecartent pas la possibilité qu'il lance entre temps son épouse Margarita de Fernández  dans la course pour la  la presidentielle de 2012.

Selon le president dominicain, la réalisation d'elections consecutives perturbe le travail d'un gouvernement qui a besoin de temps pour faire des plans de dévevelopement susceptibles d'ameliorer la qualité de vie des citoyens.

Devant la commission des relations extérieures et des membres du Groupe Amitié France/République dominicaine, Fernández a fait savoir qu'aucun gouvernement n'a pu garantir la stabilité politique d'Haïti, à l'exception de ceux présidés par M. René Préval.

Il a  laissé entendre qu'au cours de conversations avec des leaders haïtiens qu'il n'a pas cités nommément, ces derniers ont fait valoir l'urgence de reformer la constitution pour renforcer les organes de pouvoir.

Le président dominicain a indiqué que certains dirigeants haïtiens ont avancé l'idée que la constitution haïtienne passe d'un regime semi-parlementaire et presidentialiste à un régime présidentialiste comme dans son pays,

C'est de retour d'une visite en République dominicaine en 2007 que le président René Préval a annoncé pour la première fois à la frontière son projet de réforme constitutionnelle.

Selon des sources dominicaines dignes de foi, les autorités haïtiennnes bénéficieraient d'une assistance dominicaine dans leur projet de réforme constitutionelle.

Questionné par des parlementaires français sur  la situation socio-politique d'Haïti, le chef de l'Etat dominicain s'est prononcé pour le maintien des casques bleus pour 10 années de plus.

Concernant les narco-trafiquants qui utilisent, a-t-il dit, le territoire haïtien comme base de leurs opérations, Fernández a sollicité la collaboration du gouvernement français pour combattre ce fléau à la frontière haïtiano-dominicaine.

Sur le problèmes des sans papiers haïtiens, le président dominicain a souligné la nécessité de régulariser leurs statuts pour que les autoritees dominicaines puissent les identifier, savoir où ils vivent et à quoi ils s'adonnent.

Léonel Ferrnández s'est félicité des  services fournis par la sociéte dominicaine aux immigrants haïtiens en matière d'éducation, de santé et d'emploi.

Il a soiuligné qu'en dépit du fait qu'Haïti et la République dominicaine partagent des élélements historiques et un même teritoire, les deux pays ont une différence de langue et de culture.

Les présidents Fernández et Préval d'excellentes relations. Et le chef de l'Etat haïtien s'est gardé jusqu'ici d'émettre des critiques contre les autorités dominicaines, notamment dans le dossier du traitement des migrants haïtiens en République dominicaine.


Michèle Pierre Louis ne serait-elle plus très douée

Il y a tout juste une semaine , l'ambassadeur des Etats-Unis Kenneth Merten déclarait lors d'une réception organisée par la Hamcham pour lui  souhaiter la bienvenue, que le pays était dirigé par un président  dévoué,   une première ministre douée et un parlement  qui joue son rôle de manière responsable.

Personne n'avait  alors rien trouvé à redire.

Alors que s'est-il passé pour que seule Michèle Pierre-Louis ne meriterait plus soudain l'élogieux qualificatif qui lui a été attribué  au point qu'une demi-douzaine de sénateurs  pour la plupart des nouveaux venus décident de l'interpeller.

Qu'est-ce qui peut  expliquer cette hostilité vis-à-vis de gens doués pendant que les dévoués restent  bien viscés à leur place, alors que les uns et les autres font partie d'une même équipe, censés également responsables de tout ce qui arrive de bien ou de mal au pays.

Ne dit-on pas aussi qu'on ne change pas les gens doués et devoués surtout dans un pays qui souffre cruellement d'une carence de femmes et d'hommes compétents.

C'est pourquoi beaucoup se demandent s'il n'y aurait pas des subtilités  et des jeux plitiques que des profanes n'arriveraient pas à percer en cette periode pré-electorale où tous les coups même les plus cyniques sont permis.

Autrement, pourquoi cet acharnement contre Michèle Pierre-Louis de la part de palementaires et de politiciens censés issus de la même chapelle politique qu'elle.

On reproche au chef du gouvernement  l'orientation néo-liberale de la politique gouvernementale: Mais depuis quand en Haïti, un premier ministre pouvait seul définir la politique à suivre, à moins que le chef de l'Exécutif ne soit un president fantoche (pope twèl). Ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui.

On en veut également à la première ministre  pour sa  pseudo mauvaise gestion de la chose publique et surtout des 197 millions décaissés dans le cadre du plan d'urgence post-cyclonique 2008.

Peut-être, a-t-on  d'autres griefs légitimes contre la première ministre? Mais pour ce qui est des 197 millions qui se seraient envolés en fumée, il faudrait éviter de recourir au jeu de  boucs émissaires, mais accepter de désigner ceux qui se sont livrés à un tel gaspillage dans un pays qui n'a jamais disposé d'un coup et depuis très longtemps, d'un montant d'une telle envergure. (Même quand on nous promet des centaines de millions, ils sont décaissés généralement par tranches de 10, 15 et 20 millions).

Il faudrait aussi chercher à savoir quels secteurs ont décidé du mode de répartition des 197 millions: on sait dejà que les plus grosses parts ont été distribuées aux ministères de l'Agriculture et des Travaux publics Transports et communications. Mais les responsables des TPTC avaient-ils le plein contrôle du montant qui lui a été alloué officiellement.

Autres questions à se poser: Est-ce la première ministre Michèle Pierre-Louis qui a décidé de traîner les pieds pour que le rapport sur la gestion des près de 200 millions soit soumis à la fin du mandat des députés,  quand ces derniers n'avaient plus aucun pouvoir de convocation.

Beaucoup estiment que si le gouvernement de Michèle Pierre-Louis devait être renvoyé jeudi, ce serait une manière de couvrir et de décharger de toute responsabilites ceux  qui doivent rendre des comptes.

D'autre part, plusieurs secteurs estiment avec raison qu'à  part une amelioration substantielle de la situation sécuritaire à partir de 2006, les conditions d'existence de la population se sont détériorées depuis 2004. Le depart forcé  le 12 avril 2008 du premier ministre Jacques Edouard Alexis n'a pas été la "fin de tous les problèmes", malgré le programme très mediatisé de baisse des prix du riz annoncé le même jour au palais national

Le pourissement aujourd'hui de la  situation ne saurait en incomber exclusivement à Michèle Pierre-Louis.

Il est vrai que la population réclame sans succès  depuis mai 2006 du sang neuf dans la diplomatie et au niveau des délégations departementales, il est vrai aussi qu'il réclame depuis un bon bout de temps sa mi-temps, comme promis,  mais le renvoi  intempestif de Michèle Pierre-Louis à environ 1 an de la fin de la présidence de René Préval pourrait apporter bien plus de problèms qu'il n'en résolve.

Aucun dirigeant n'est indispensable, mais il ne faudrait pas que des décisions précipitées viennent remettre en question tout un ensemble de projets gérés par le premier ministre et son gouvernement dont ceux de la route Cayes/Jérémie et la construction du pont sur les 3 rivières.

Dans ce pays, on se sait jamais.... la première ministre même renvoyée pourrait expédier les affaires courantes pendant des mois peut-être jusqu'à fin 2010, si elle n'a pas d'autres agendas. Jacques Edouard Alexis était resté à la primature 5 mois après le vote de censure au Sénat.

Toutefois, tout n'est pas encore dit. Bien que les sénateurs hostiles à Michèle Pierre-Louis (s'ils le sont vraiment) soient plus nombreux, le projet de son renvoi ne fait pas l'unanmité dans la societé civile haïtienne et parmi les  représentants de la communauté internationale.


Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé

Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  ont pris une deuxième fois le mercredi 9 septembre  le contrôle de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention de la police..

Les activités restent paralysées non seulement à la FMP fermées officielement,  mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission

  
Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés  vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et a proximité de la Faculté d’Ethnologie.


Des jets de pierres ont été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu a coups de gaz lacrymogène.

Le Rectorat avait  pour sa part, été la cible de jets de pierres.

Plusieurs entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.

Mais c’est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

Au cours de cette intervention policière, 22 étudiants ont été arrêtés puis libérés après avoir été conduits puis fiches au commissariat de Port-au-Prince.

Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.

Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de l’UEH.



Nouvelles du 31 août 2009
La crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie, est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?


Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont  l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés du cursus.

Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3, ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles de classe avant le début de toutes négociations.

Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des manifestations.

Ils vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés: chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.

Des patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des patients dont des enfants  qui reçoivent des soins à l'Hopital de l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par le rectorat mais démentie par la mission onusienne.

Le mouvement prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés, ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors, revendications d'étudiants et  revendications d'ouvriers pour un salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.

Devant l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences dénoncées  par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) pour justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.

Les deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.

Mais, après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des inscriptions à la fac de médecine,  les étudiants  dénoncent un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.

Chats et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est  la crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le mieux s'attirer  la sympathie de l'opinion.

En tout cas, vendredi soir, 11:30/minuit,  profitant d'un relâchement des étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté de médecine dont elle prend le contrôle  à la demande du Conseil exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...

La première réaction est  que la crise à la faculté de Médecine, la seule faculté de médecine de l'Etat,  avait trop duré, alors que des centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.

La première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination sociale.

Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants de la nécessité du dialogue.

Le président du sénat Kély Bastien qui s'est porté sur les lieux  vendredi minuit n'y est pas allé par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine nuit,  renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce aussi les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient projeté de mettre à exécution.
 
Daniel Supplice appelle à un dialogue  franc avec des concessions de part et d'autres, pour qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.

De fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui ont les moyens de faire autrement  pourraient désormais craindre d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.


En lieu et place de toute manifestation de force et  du déversement abusif  de propos blessants et offensants, des mesures d'un autre genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués de  ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au bout du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.

Et sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que suivre  le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase, qu'ils ont bien  pratiqué dans un passe récent et dont ils ne pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.



Nouvelles du 13  juillet 2009

L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système judiciaire

S'il y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de tous, pourvoyeur d'emplois,  propriétaire de la plus ancienne compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de façon  éloquente les faiblesses et contradictions criantes d'un système judiciaire..

 Franck Ciné vient d'être remis en liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il était accusé   d'implication dans la faillite présumée de l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de crédit (BNC).

On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait été  emprisonné pour dettes, alors que la loi  haïtienne ne reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.

Quoi qu'il en soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard .

Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier, arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation, ont eté remis peu après, en liberté.

A la même époque, plusieurs autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés, après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au créneau en leur faveur.

Mais dans le cas Ciné, beaucoup de gens ont relevé que l'acharnement  de la "justice" à vouloir le garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un règlement de comptes.

La justice haïtienne a la réputation d'une justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison, qu'importe s'ils sont innocents.

Et pire, tout cela  est considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois quand certains en abusent.

La grande loi est que tous sont créés pour vivre libres: De ce fait, lorsque  des gens oeuvrent à faire  sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus que louable.

Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression, pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux juges, au ministère de la justice et au gouvernement.

De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on doit frustrer un commissaire.

Quant aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.

On dit même qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui  doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.

Voyez avec quelle célérité  on a décidé de jeter  en prison Sandro Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).

C'est ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet d'accusations et qui sont  à la disposition de la justice, comme l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois  après son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son dossier.

Voyez aussi quel traitement est infligé, dans l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin, incarcéré  sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente  de réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement  de leur autorité.

Même Justice et Paix, une organisation de l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus pour lesquels une intervention s'avère urgente.

On se perd à trouver les  raisons qui  expliquent des traitements différents dans la conduite de dossiers  similaires, les raisons pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef d'accusation, pendant qu'on couvre et  protège un autre citoyen faisant l'objet des mêmes accusations.
 
Dans notre pays, on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant  qu'aucune mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même situation.

On peut persécuter et harceler  des citoyens pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) 

Le fonctionnement boîteux de la justice avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,

 Cette conduite jugée partisane  de l'appareil judiciaire et la jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la distribution de cette justice, pourraient avoir des conséquences  néfastes  sur l'avenir même du pays.

Nouvelles du 5 juin 2009

Vouloir occulter  l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance

Les funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de problèmes respiratoires et cardiaques  après une leucémie attrapée en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami.  Mais des veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger: Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.

L'action et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde sentent le besoin et la nécessité de s'associer  aux cerémonies et aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche partisan du respect des principes et des  lois et qui répondait toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait  de voler au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa reconnaissance.

Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce 21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait fait du bien dans le passé.

Mais, il a été assailli par des individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui assénant  des coups partout, utilisant des méthodes honteuses pour éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre, comme un mouton cerné dans l'abattoir,  a encaissé et souffert sans mot dire et sans opposer aucune résistance.

Et comme tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais on sait et tout le monde sait que l'objecif était de  le jeter quelque part où, élément gênant,  il ne soit plus capable de "nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie s'est déclarée.

Si un petit groupe d'irréductibles  dont certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion, mais ses amis haïtiens et  étrangers sont 1.000 fois, 100.000 fois  plus nombreux.

Et de fait, de partout, en Haïti comme à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour  banaliser les tentatives de salissure et  remercier le père Jean-Juste pour tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:  ceux qui t'aiment,  ils sont très nombreux,  savent que ta mission était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont battu, en raison de tes convictions  politiques,  pour te barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.

A la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas aidé mes parents à régulariser  leur situation", écrit Ronald J. Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .  

Un citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".

Elanor Oscar  de West Palm Beach écrit:  le nombre de ceux qui t'en veulent est si insignifiant  et le nombre de ceux qui t'aimernt si important   que personne ne pourra jamais banaliser ton action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires les plus coriaces  ont béneficié d'une façon ou d'une autre  de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.

Le père Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien, assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.


Nouvelles du 22 janvier 2009

La misère haïtienne, un produit qui se vend bien


Nul ne peut contester le support fourni par certaines organisations étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en Haiti.

Sans leur précieuse aide,  sait-on jamais  combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu enclin  à assumer ses responsablités.

Il y a malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses, qui  utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards des quartiers deshérités à des fins commerciales.

Elles sont 20, 30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont légales.

En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous sauver, car c'est par elles que transitent  la majeure partie de l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide à l'agriculture.

Malheureusement, on déplore que les fonds "gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source. Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.

Il y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos taudis  et des quartiers déshérités pour prendre les photos les plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont la chance de faire recette.

En effet, c'est à l'aide de ces photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger de l'urgence de faire quelque chose  pour sauver des vies. Que leur importe, si elles présentent toute  Haïti  comme un vaste bidonville où  tous et toutes vivent dans la boue et la crasse.

Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à peine un centième  sera peut-être utilisé effectivement à des fins humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera irréparable, car  qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher dans un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.

L'Unicef, (organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.

Malheureusement, on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de vie des enfants haïtiens.

Il s'agit d'une photo présentée comme la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti  pour l'UNICEF par la photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés dans le cadre d'un concours international de photos  réalisé par le Fonds des nations-nies pour l'enfance.

On y voit une petite fille de blanc vêtue, au milieu  d'une mare de boue remplie de fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan  des taudis de la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.

Il est vrai que notre pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas service. Elle ne nous fait que du mal.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9 ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.

Nous ne croyons pas que c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal est fait. Il mérite réparation, à la fois pour  la petite fille dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays  qui mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni dérangées ni concernées.


Nouvelles du 8 décembre 2008

Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale

Nous ne pourrons, même en partie, mesurer  notre niveau de démocratie et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un président élu peut entamer son mandat et le terminer  sans la couverture d'une force internationale.

Il n'est un secret pour personne que le régime intérimaire  de Gérard Latortue n'aurait pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la MINUSTAH après le 29 février 2004.

Les proches du régime intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2 ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne. Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de laxisme et de complicité  quand ils estimaient que la mission n'y allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".

On n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le gouvernement même élu  du président René Preval aurait dejà longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie démocatique, est encore bien vivant.

Ce n'est certainement pas  le président Préval qui demandera clairement le départ de la MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience du  8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande, inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants contre la faim.

Cependant, des déclarations faites le 18 novembre dernier par le président Préval questionné sur la compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de questions

En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH qui  aide, a-t-il dit, la police nationale à se professionnaliser, M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.

Beaucoup estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser qu'à la securité de sa propre présidence.

Il est clair que si la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de toute la communauté internationale. On pourrait  alors accuser la mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.

Il est tout aussi clair  que dans l'état actuel des choses, paticulièrement sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui puisse  tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il est sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers font un travail  appréciable pour séparer le bon grain de l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de l'Institution.

Ce n'est pas assez, parce que la police nationale est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle doit assumer, en l'absence d'une autre force.

Pas de folklore! Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle pagaille,  la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant  que jamais sur tous les plans, au point que même quand une école s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.

Ce n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de dollars  versés à grands renforts de publicité dans cet océan de besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti, l'aideront à se remettre  sur les rails, lors même que la plus gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres frais administratifs  par des ONG venues d'ailleurs.

Regardez comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100 millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les derniers ouragans

Malgré la crise financière mondiale, si la communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour  la Géorgie en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres millions.

On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local, beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent, quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et quand très peu de gens y voient un problème

Comment comprendre aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique, toujours en quête d'opportunités

Ce sont aussi pratiquement les mêmes directeurs généraux, les mêmes délégués départementaux qui sont en poste depuis 2004.

Si Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer et de croire en des lendemains meilleurs.

Il n'y aura donc vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,  pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale


Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives


Depuis l'effondrement meurtrier  du Collège La Promesse évangélique ( 7 novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes vivent dans une psychose proche de la paranoia.

Des secteurs divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de la construction:

En effet, des gens construisent n'importe où et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des rivières,  sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.

Nos maisons sont construites généralement  dans des zones sans système de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système d'évacuation  pour les eaux usées. Et que dire de la solidité des constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents

Toute cette réalité se réveille soudain, comme si  elle datait seulement d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors normes après le drame de Nérette.

Les mairies et d'autres instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des écoles vétustes, supposées  représenter des dangers, de les consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront aux frais des propriétaires.

Il est en effet, urgent de prendre des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus amer que le mal que l'on afirme vouloir  éradiquer.

Mais comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que l'Etat a laissé  construire pendant des décennies dans le plus grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés, dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font courir de graves dangers.

Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter  des centaines de milliers de gens  dans la rue.

Mais comment faire le choix entre celles  qui doivent être renforcées, démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince

Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières inonnondations.

Comment démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à leurss proprietaires ou à ceux  qui les habitent par ces temps de grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider ces maisons  pour n'avoir pas été à la hauteur de ses responsablités pendant des dizaines d'années.

Les autorités ont pour devoir de protéger la population du danger,  mais doivent éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait imprévisibles.


Nouvelles du 19 novembre 2008


Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au pire

Environ 800.000 haïtiens résident en République dominicaine contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents René Préval et Léonel Fernández.

Et pourtant, il y a tellement d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.

Les deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire  et la commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.

Entre temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes-  se multiplient dans différents points  du pays (RD) - et  récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se passe  pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens  tués ou dont les droits sont foulés aux pieds.

Les informations rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.

Alors que les images de ces actes de violence  largement diffusées à la télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et observent le plus grand mutisme. Certains disent même  qu'on peut  être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux  organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au haïtiens.

Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat haïtien sur un dossier aussi crucial?

On relève  qu'en près de 10 rencontres entre les  présidents Préval et Fernández, aucune décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.

Beaucoup en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop embarassante  et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est ce qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.

Et c'est ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à réactiver   la Commission mixte dont  un sous -groupe devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières

Jusqu'ici, seules deux  ententes mineures ont ete signées dans le cadre de la question migratoire. La première ( juin 1998) concerne  les modalités de recrutement des travailleurs saisonniers haitiens  et les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes sphères d'activités

La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des Haïtiens.

Aucune des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent à des opérations de  recrutements clandestines et sans contrat et les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient favoriser l'immigration régulière.

Beaucoup estiment qu'en enterrant le dossier migratoire et en ignorant  les nombreuses exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser quelques violations  déranger son amitié avec  Fernández.

En effet, les atrocités perpétrées  contre les haïtiens en République dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et  son tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon officielle

Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour  le silence de Préval?
Pourrait-il lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait sous  Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?

Pour faire une telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.

Dans des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que  Fernández aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.

 Car après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois peuvent  inciter les Haïtiens à rester chez eux.

Il faut être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie, aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international, qui  attire des investisseurs étrangers, qui crée des structures pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et déambuler aux abords des hôtels.

Si les autorités haïtiennes au premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite  ne sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore, trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin  d'agir en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les haïtiens  les plus vulnérables commencent à rester chez eux,  il faudra s'attendre à la poursuite  du processus de   mépris et de rejet  des haitiens et à de nouveaux drames.

 Nous continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre, chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.


Nouvelles du 16 novembre 2008

Quand la démobilisation vient d'en haut

Nous avons fait l'expérience  de ces présidents ou de ces premiers ministres dont le fort était  les grandes promesses jamais tenues, les grands rendez-vous toujours manqués.

En effet, promettre la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité 24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la démagogie et de l'irespect pour une population.

Mais d'aucuns disent que certains de  nos dirigeants ont le don des extrêmes: ou bien ils font des promesses totalement illusoires  qu'ils savent irréalisables, pour  tromper ou dans le meilleur des cas pour entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et le découragement le plus révoltant.

En effet, s'il faut éviter de créer de fausses attentes et  de pousser à des rêves sans lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés être des leaders, des modèles.

Il est   inadmissible de leur distiller   le poison du laxisme, de la nonchalance et du découragement

Cette fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire un type de vérité au peuple, du genre  "quoi que tu fasses, tu n'iras nulle part",  est dévastateur et contre-productif.

Si le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir d'en haut.

Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle doit accepter  la situation comme elle est. C'est comme leur dire que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si les rues sont sales et remplis  de fatras, c'est notre réalité et c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre géneralisé.

Et de fait, comme si  le fatalisme prôné avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en cascades et effondrement meurtrier d'écoles.

Le défaitisme semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est  élu pour dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise, mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.

On a connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une réalité nocive, à un système désuet,  laissant pourrir des situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.

Aujourd'hui, beaucoup sont  à se demander pourquoi certains, pour ne pas citer leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la première et si les rivalités sont  en train d'entraver le minimum qu'on pourrait espérer.

Beaucoup estiment qu'au lieu de  persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons n'est imputable qu'aux anciens dirigeants,  les actuelles autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la loi .


Pauvres mais propres

Nul ne doit avoir honte de porter des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.

Haïti est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.

Malheureusement, vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".

On les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du palais présidentiel.

C'est dans ce quartier que cet homme d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.

Ce passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et pisse,  Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?

Les pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.

Au milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de la politique.

Celui-ci trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont vite envahis par de nouveaux marchands  

Les mairies n'ont presque  plus aucune autorité pour interdire les marchés de rue. Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent pas  très préoccupées  par cette situation.

C'est dans ce contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand les fatras sont à nos portes.  

Nous n'avons pas le droit de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.

Il nous faut avoir des rues propres, des routes saines et  bien construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008


Aux Haïtiens de se prendre en main


Pays le plus pauvre,  le plus corrompu,  le plus dangereux, le plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations paradent,  font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer des miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et renforcer sa démocratie avec des reliefs.

En effet, 5, 10, 20, 30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers de  tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve, d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très court,  à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1 million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les assauts de 4 ouragans.

Et pourtant des milliards de dollars sont dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti. Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".

Haïti doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie de toutes les "transparency" internationales

Il faut l'admettre,  nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les détracteurs étrangers d'Haïti.

Mais, nous faisons la plus grave erreur, de croire  que l'etranger fera notre travail à notre place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction de notre pays.

Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a eu  qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble être en train de connaitre le même sort.

Ainsi donc, si l'ONU n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes, mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre son potentiel en valeur.

Beaucoup dénoncent en effet le fait que l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit gérée   par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne partie de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence, dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien), retourne malheureusement à sa source.

Beaucoup, haïtiens et etrangers, estiment que si certains pays de la communauté internationale  refusent de se défaire de l'idée que le dévelopement peut se construire à coups de  miettes, s'ils refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de droits de l'homme.

En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à la cause d'Haïti.

Le radio-téléthon du 14 septembre, les différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.

Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et porte fruit.

Car en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire. L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.


Nouvelles du 14 avril 2008

Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?

Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz.

La vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Il y a également eu, selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75 gourdes)

C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8 avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à ternir davantage l'image du pays.

Mais le plus surprenant dans tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire, est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait un bouc-émissaire.

Et tout aussi surprenant, on dit que le programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ, comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a fait état la semaine dernière.

Bien évidemment, il ne peut s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier ministre.

Des gens avancent d'autres argumentations pour expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position pour préparer 2011.

D'autres disent que le premier ministre était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la coruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et autres..., le président Préval parlant très peu.

Et lors des premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui, natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.

Autres motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être fixé, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs pourraient avoir joué un rôle dans son départ.

Quoi qu'il en soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.

Mais quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de politique générale.

Quant aux émeutes de la faim et surtout la terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus d'ici et là.

Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés, attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr pris au tout début une part active.

Il y a également ceux qui sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le black-out, comme dit la chanson.

C'etait la période de toutes les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment, la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les pillages.

Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.

... Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le grandir.

Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.

Si les fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu l'urgence de la situation.

Les autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus d'opérer les changements réclamés ou de trop d'excès de confiance.

C'est vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.

Les autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre la vie chère.

Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la rapacité de certains gros commerçants.

En effet, au nom de la rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler, voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.

" S'ils refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des objectifs économiques.

Concernant le dossier des pillages enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres types de violences, à ce moment, les adversaires politiques, principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce fait, ne sont plus aptes à diriger.

Et l'internationale ne perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.

Si les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action, en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour "claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de gros mots.

Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop longtemps stagné.

Cependant, des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs, mettent en péril des vies et des biens.

En fait de respect de droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle violer des prérogatives constitutionnelles.

Aux cayes, on relève qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.

Les choses allaient plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit qu'ils étaient en mission.

De fait, invité à réagir sur les interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée, alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme ce fut le cas dans les banlieues françaises.

Mais, le gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus vous donnez plus on vous en demande.

Et de plus, beaucoup relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses: manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages, paralysie des activités, augmentation abusive des prix.

Il va falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Il faut aussi que les autorités légitimes sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans, arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès de fausse suffisance.

Nouvelles du 26 février 2008

Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la vie une arme politicienne

Après le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le poste de premier ministre.

Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.

En effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie: si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté, il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international. Peut-être ne le savent-ils même pas.

La position de ces députés est à rapprocher avec la conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.

Après avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.

Hier, dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud en Haïti.

Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux braves et courageux députés.

Peu importe si l'objectif poursuivi peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel est que le job soit libre et disponible.

Et déjà, une demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés contre ce dernier.

Mais l'unanimté est loin d'être faite autour de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant, mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir l'utiliser à des fins injustes et personnelles.

Les opposants à la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.

Plus encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent.

Ce sont ces gens défavorisés comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles considèrent comme un " simulacre".

Mais, des députés tentent de s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.

Apparement plus en colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait pour mettre un terme à la cherté de la vie.

Mais, les députés à la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des pretextes.

En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.

Si des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier ministre avaient declaré prioritaires.

Où sont passées les luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.

On dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck Ciné se retrouvvent en prison pour corruption présumée.

Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas question de donner un blanc-seing au gouvernement.

S'il y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines complications.

Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.

Tout en reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme sur lequel il avait axé sa campagne.

Mais, comment le faire quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.

De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent reconnaitre leurs erreurs.

Il se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient détenteurs.

De fait, même si le ton du président et du premier ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en Haïti et à l'echelle mondiale.

La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs.

En ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150 gourdes par jour.

Et si les députés croient pouvoir changer les choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps, car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir les ministères et les directions générales en quête d'avantages personnels.

Et si les populations des différentes régions du pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la chambre et en faveur de leur communauté?


Nouvelles du 25 septembre 2007

CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie

Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.


Nouvelles du 22 août 2007

Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.


Reviser les stratégies

Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.
29 février: un anniversaire gênant à célébrer...
...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!

Nouvelles du 9 novembre 2003

De quel pays venons-nous?

 
Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme.

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses.

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères.

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour.

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous?

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?.

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?.

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens.

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous?

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy".

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne.

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous?

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il n'y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas.

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes.

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé.

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire.

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction.

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété".

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.


Nouvelles du 4 avril 2003
Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels.

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal.

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés.

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin.

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister.

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis.

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile.

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient.

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti.

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique.

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes.

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice.

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé.

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.