Nouvelles du 8 février 2010
Le
président René Préval appelle les diffrents secteurs de la societé à se
mettre ensemble dans la solidarité et la discipline pour construire une
nouvelle Haïti
Port-au-Prince,
le 8 février 2010 – (AHP)- Le président René Préval a appelé
lundi les différents secteurs de la population haïtienne à
conjuguer leurs efforts dans la solidarite et la discpline pour
construre une nouvelle Haïti, à l'occasion de la fin prochaine le 12
février du mois de deuil 'décrété pour honorer la mémoire des
centaines de milliers d'Haitiens tués au cours du tremblement de terre
du 12 janvier 2010.
La
situation n'est facile ni pour la population qui souffre
ni pour le gouvernement qui travaille dans des conditions
extrêmement difficiles, a indiqué le chef de l'Etat dont le
gouvernement fait face à de nombreuses critiques à la fois de rescapés
et d'autres secteurs qui dénoncent son "inefficacité" et la
gestion de l'aide humanitaire par des ONG.
Insistant
sur le fait que c'est la plus grande catastrophe à avoir
frappé le pays, René Preval a demandé à la poplaion de faire
encore preuve patience, car Haïti ne périra pas.
Le
chef de l'Etat a aussi mis l'accent sur l'urgence de la
décentralisation du pays. Et pour que cette décentralisation se
matérialise, Port-au-Prince qui a perdu la plupatt des 250.000 maisons
et
bâtiments publics detruits, ne peut pas être reconstruite comme elle
était auparavant, a dit M. Preval, ajoutant qu'il faut créer de ce
fait des activites économiques dans le reste
du pays,
"Les
services sociaux
doivent également se développer dans les villes de province
pour que les habitants acceptent d'y aller ou d'y rester. C'est
pourquoi un ensemble de projets ont
éte signés après le 12 janvier dont la construction de ponts et
d' infrastructures routières, a souligné le chef de l'Etat qui a
demandé l'accélération des travaux qui avaient commencé avant le
séisme, dont la construction de la route Cayes/Jérémie.
A
la fin de la période de deuil qui se termine le 12 février, des
cérémonies religieuses seront organisées du 12 au 17 février dans
plusieurs regions du pays paticulièrement à Port-au-Prnce
pour honorer la mémoire des disparus et pour aussi célébrer la vie.
Le chef de l'Eat a ainsi remercié les repésentants de différentes confessions religieuses, les associations de
médias et des secteurs de la société civile qui se sont mis avec
le Ministère de l'Intrieur pour organiser ces manifestations religieuses .
Ce
sera l'occasion de chanter les funérailles de centaines de personnes
encore sous les decombrs ou qui ont été jetées dans des fosses sans
cérémonie.
Le
president a renouvellé ses condoleaces à tous ceux Haïtiens
et étrangers qui ont perdu des parents et des proches dans la
catastrophe.
Préval
a remercié la MINUTAH et tout le système des nations-Unis, ainsi que
tous les secteurs de la communauté internationale pour leur aide
inestimable, mais il rendu aussi un hommage appuyé aux Haïtiens qui ont
tout fait pour voler au secours de leurs et frères et soeurs en
difficulté Il a remercié les équipes qui se sont signalées dans
le nettoyage des rues, la disribution de la nourriture et de l'eau,
dans la fourniture de carburant, ou dans la mise en place des abris
provisoires et dans l'évaluation ds bâtiments détruits en vue de la
reconstruction qui devrait coûter plus de 3 milliards de dollars.
Nouvelles du 4 février 2010
Le ministre haïtien de l'Economie et des Finances devrait revenir ce jeudi à Port-au-Prince
Port-au-Prince,
le 3 février 2010 – (AHP) – Il y aurait plus de peur que de mal concernant le cas du ministre de l'Economie et des Finances
Ronald Baudin parti ce mercredi se faire soigner
en République dominicaine.
Des nouvelles faisaient savoir que M. Baudin pourrait avoir été victime
d'une attaque cérébrale.
En
réalité, le ministre qui avait reçu un choc au à la tête
lors du séisme, s'est rendu en République dominicaine pour y subir un
scanner afin de se fixer sur la naure d'une douleur.
" Heureusement, il y aurait plus de peur que mal, a indiqué à l'AHP un proche du ministre . Et Ronald Baudin devrait rentrer au pays ce jeudi ou vendredi. Ronald Baudin a perdu un fils dans la catastrophe du 12 janvier.
Nouvelles du 3 février 2010
Transparency international publie un manuel pour aider à combattre la
corruption dans la gestionde l'aide humanitaire en période de crise: la
Fondation Heritage qui travaille de concert avec avec TI denonce une
énorme lenteur dans la distributon de l'aide en Haïti
Il s'agit d'un document qui vise au moins à reduire le
fleau de la orruption qui empêche l'accès de l'aide à ceux qui en
ont réellement besoin, a fait savoir Mary B. Allien de la Fondation
Heritage qui travaille de concert avec Trasparency internationalMary
B. Allien denonce une énorme lenteur dans la distribution de l'aide,
qu'ele attriubue soit à un manque de personels, à une mauvaise
cordination ou à une certaine incompétence.Répondant
au fait que ce sont des ONG internationales qui sont en charge de la
distribution de l'aide, la responsable de la Fondation Heritage a fait
savoir que les organisations non gouvernementales ne peuvent pas
remplacer le gouvernement, mais doivent travailler de concert avec lui
pour obtenir des resultats."
Peut-être, ont-elles besoin d'un leadership qu'elles ne trouvent pas
dans le gouvernement haïtien", s'interroge Mary B. Allien, enchaînant
que sans ce leadership, chaque ONG fera ce que bon lui semble.Soulignant
que la Fondation heritage n'est pas impliqué dans la distribution de
l'aide, Mme Allien a indiqué que le travail de son organisation est de
travailler à la prévention de la corruption."
Nous ne pouvons que pousser les différents acteurs impliques dans la
distribution de l'aide à assumer consciencieusement leurs responsabilités
au profit d'une population en détresse.
3000
Haïtiens pourront bénéficier d’un programme de parrainage spécial,
selon la presse canadienne citant la ministre de l’Immigration et des
Communautés culturelles, Yolande James
Québec
ouvre un peu plus grandes les portes aux immigrants haïtiens sinistrés.
La ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Yolande
James, a dévoilé aujourd’hui des nouvelles mesures qui élargissent la
définition de famille en vue d’une réunificationl et qui soutiennent
les Haïtiens d’ici qui veulent accueillir des membres de leur famille.
Le
programme de parrainage humanitaire spécial, qui s’étendra du 17
février au 31 décembre, permettra l’immigration au Québec de 3000
Haïtiens qui n’auraient pas pu s’installer au Québec en vertu des
règles existantes.
Mme
James a soutenu que ce nombre, qui pourrait sembler modeste à première
vue, représentait la capacité d’accueil du Québec dans les
circonstances. «Si on a fixé ce plafond de 3000, c’est parce qu’on a
voulu être responsables. A partir du moment qu’on ouvre à plus que ça,
on ne serait pas capables de bien intégrer et on ne rend service à
personne en faisant cela.»
«Je
pense qu’il faut être conscient qu’on n’est pas en mesure, au Québec,
d’aider tout Haïti, a-t-elle ajouté. Il y a bon nombre de pays et
d’autres juridictions et États qui contribuent également. On fait notre
part avec le 3000.»
Ainsi,
la réunification des familles, qui était limitée aux parents,
grands-parents et enfants du résidant québécois ainsi qu’à tous les
enfants orphelins ayant un lien familial, sera élargie pour la durée du
programme aux enfants adultes, aux frères et soeurs et à leurs
conjoints et enfants.
Mme
James a cependant précisé qu’on ne procèderait pas à une sélection sur
la base du premier arrivé, premier servi, mais selon deux critères bien
précis. «C’est vraiment une question d’être capables de déterminer que
ce sont des personnes affectées par les événements du 12 janvier et,
deuxièmement, on va regarder le parcours, la capacité d’intégration de
la personne aussi, pour l’évaluer.»
Québec
a pris cette décision indépendamment de la volonté d’Ottawa, où le
ministre de l’Immigration Jason Kenny est demeuré sourd à des demandes
répétées en ce sens depuis le sinistre.
Par
ailleurs, les citoyens québécois d’origine haïtienne voulant parrainer
un proche mais qui n’ont pas les moyens de respecter les critères
financiers requis pourront tout de même le faire en obtenant un
cosignataire qui s’engagera à assurer l’autonomie financière du nouvel
arrivant.
L’an
dernier, 2000 Haïtiens ont immigré au Québec en vertu des règles
actuelles. Les mesures annoncées par la ministre mercredi pourraient
donc ajouter 3000 immigrants en provenance de ce pays mais n’ajouteront
pas au total d’immigrants que compte accueillir le Québec en 2010.
La
ministre James a été très claire à cet effet: le Québec respectera sa
capacité d’accueil mais fera une plus grande place aux Haïtiens à
l’intérieur de ses quotas.
Mme
James a par ailleurs annoncé que les quelque 350 étudiants étrangers
haïtiens qui fréquentent le collège ou l’université au Québec seront
exemptés de payer les droits de scolarité pour la session d’hiver 2010.
Les
droits dont ces étudiants sont exemptés comprennent les frais de
scolarité réguliers et les droits additionnels exigés des étudiants
étrangers, ce qui représente une somme d’environ 1,3 million $ pour le
gouvernement du Québec.
La
ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a invoqué, par voie de
communiqué, le fait que plusieurs étudiants haïtiens se retrouvaient
soudainement privés des revenus nécessaires pour payer leurs études au
Québec.
Le
consul d’Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir, a de nouveau
remercié le Québec pour son aide à Haïti et s’est fortement réjoui de
l’annonce de Mme James.
Bill Clinton voit ses fonctions d'envoyé spécial de l'ONU pour Haiti s'élargir
Port-au-Prince,
le 3 février 2010 – (AHP) – Le secrétaire genéral Ban Ki-Moon lui
a confié la tâche supplémentaire d'assumer la gestion de
tous les efforts deployés pour tenter de redresser le pays
frappé le 12 janvier par un tremblement de terre ayant causé la mort de
plus de 200.000 personnes.
Bill
Clntion qui a accepté cette charge s'en acquitera en
collaboration avec le gouvernement haïtien, afin "de parvenir à mettre
en oeuvre la vision que (les dirigeants haïtiens) ont pour leur pays".
L'ancien
président américain sera aussi chargé de coordonner les actions des
agences de l'ONU, des ONG, des pays donateurs et des donateurs privés.
M. Ban a affirmé à M. Clinton que ces fonctions requéraient "d'extraordinaires qualités de leadership".
La
leneur constatée juysqu'ici dans la distribution de l'aide humanitaire
gérée jusqu'ici par les ONG issues des pays donateurs commencent à
exaspérer la population qui exprime dejà son impatience et sa colère
dans la rue au moyen de manifstations, comme celles organisées mardi
devant le siège provisoire du gouvernement et devant la mairie de
Pétion-Ville
L'ancien president américain avait éte nommé en 2009 envoyé spécial de l'ONU pour Haiti par le secrétaire général.
Nouvelles du 2 février 2010
Le
premier ministre haïtien évoque la possibilité d'un changement de
strucure dans le gouvernement pour mieux faire face à la crise:
plus de 200.000 cadavres décomptés jusqu'à date, selon Jean Max
Bellerive
Port-au-Prince,
le 2 février 2010 – (AHP) – Le premier ministre haïtien Jean Max
Bellerive a évoqué mardi la possibilité de changer la
structure du gouvernement pour mieux faire face à crise née du
séisme du 12 janvier 2010
.M.
Bellerive qui intervenait lors d'une rencontre avec les sénateurs qui
l'avaient convoqué pour rendre compte de la gestion de la situation, a
fait savoir que le gouvenement dans sa composition acuelle, ne peut
faire face à la situation.Il
a offert comme alternative la formation d'un exécutif de crise avec une
redéfinition de la mission des ministres ou encore le maintien du
cabinet minuistériel avec la création d'un comité national de crise.Jean Max Bellerive a demandé aux sénateurs de refléchir sur les 2 propositions.Il
a precisé par ailleurs que plus de 200.000 cadavres avaient été
decomptés jusqu'à date, ajoutant que ce bilan ne prenait pas en compte
les corps encore sous les decombres et ceux inhumés par leur propre
famille.
Des
dizaines de personnes manifestent contre le gouvernement devant son
siège provisoire à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ)
Port-au-Prince,
le 2 février 2010 – (AHP) – Plusieurs dizaines de personnes ont lancé
madi des slogans hostiles au gouvernement dont elles ont reclamé le
départ pour "irresponsabilité et négligence dans la gestion de l'aide
internationale après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Elles
ont estimé que le gouvernement est inefficace et inexistant et n'a rien
fait pour alléger le sort des rescapés et pour retirer les corps encore
sous les décombres.
Les
manifestants en sont même arrivés à réclamer le départ du
président René Préval. C'est la 2ème manifestation organisée devant la
DCPJ depuis que le gouvernement y siège.
Le
premier ministre Jean Max Bellerive accuse les bailleurs qui donnent de
l'argent aux ONG n'ayant de compte à rendre à personne
c Le premier ministre Jean-Max
Bellerive a fait savoir mardi qu'il n'avait aucun problème avec les ONG
mais plutôt avec les bailleurs qui leur donnent de l'argent pour
faire du désordre.
"Ce
sont eux qui permettent aux Organisations non gouvernementales de
faire ce qu'elles veulent. Et ce sont eux qui n'exigent pas de ces ONG
qu'elles rendent des comptes au gouvernement", a indiqué le premier
ministre qui intervenait lors d'une rencontre avec les sénateurs
autour de la gestion de l'aide humanitaire après le tremblement de
terre du 12 janvier.
Ce
sont les ONG de chacun des pays donateurs qui gèrent l'aide accordée
par ces derniers. Et les autorités gouvernementales éprouveraient
beaucoup de difficultés à faire une bonne cordination de cette aide. (Ce qui provoque beaucoup de mécontentement jusqu'ici).
Toute
la force des ONG vient de ceux qui leur donnent de l'argent. Et au lieu
de me battre avec 4.000 ONG passées à 10.000 depuis le
tremblement de terre, je préfère parler avec 10 bailleurs principaux
qui donnent des moyens à un ensemble d'ONG qui font un certain niveau
de
désordre, a dit le premier ministre.
Il
a fait savoir que lorsqu'il discute avec les bailleurs
américains, français ou espagnols, ce n'est pas pour leur dire
de donner l'argent au gouvernement haïtien.
"L'important
est que nous sachions à qui ils donnent de l'argent, pour faire
quoi et où", a souligné le chef du gouvernement.
Le
premier ministre a indiqué par ailleurs que tous les soldats qui
se trouvent actuellement en Haïti sont sous la couverture légale et
juridique de la MINUSTAH et contribuent au maintien de la sécurité.
Il
répondait aux critiques selon lesquelles le pays serait sous le
contrôle des américains qui disposent actuellement 6100 soldats
sur le terrain.
'Tout
le monde s'interroge sur la présence des americains, mais personne ne
fait allusion aux près de1000 canadiens et de 1200 francais armés
actuelement dans le pays, a dit le chef du gouvernement pour qui
l'important est leur statut et la justification de leur présence.
Nouvelles du 1er février 2010
La
peur s'empare de Port-au-Prince après la mise en garde d'une
équipe de sismlogues americains aux autorites haïtiennes pour qu'elles
se prépare à un nouveau séisme de magnitude supérieure à celui du 12
janvier
Port-au-Prince,
le 1er février 2010 – (AHP) – Les travaux réalisés par une équipe de
sismologues dirigée par le professeur Eric Calais selon lesquels Haïti
pourrait être frappé par un séisme encore plus violent et plus
dévastateur que celui du 12 janvier (7 degrés) sont
venus raviver la peur dans le pays.
M.
Calais, professeur de géophysique à l'Université Purdue dans l'Indiana,
aurait prévenu les autorités haïtiennes de se préparer à
cet éventuel nouveau séisme dont le lieu ni la date n'a été
precisé. Toutefois, les Haïtiens sont aux abois, sachant depuis le 12
janvier ce que c'est qu'un séisme.
Le
tremblement de terre du mardi 12 janvier a fait au moins 200.000
morts, des centaines de milliers de blessés et des centaines de milliers
de sinistrés dont la plupart vivent encore dans la rue et sur des
places publiques.
Ceux
qui amorçaient un retour en douceur dans leur maison pas trop
fissurée, ont regagné la rue, pour y rester longtemps encore, à
l'annonce de cette très mauvaise nouvelle, ont-ils fait savoir.
L'équipe
d'experts qui se trouvait en Haïti la semaine dernière
recommande aux autorités de tenir compte de cette menace dans la
planification de la reconstruction du pays dont le coût devrait
s'élever à 3 milliards de dollars, selon le ministre du Tourisme ,
Patrick Délatour, président de la Commission de reconstruction.
Ce
qui rend la situation plus alarmante, c'est que les mêmes experts
dirigés par Eric Calais avaient, dit-on, prévu en 2008
qu'Haïti allait bientôt subir un tremblement de terre de forte
magnitude. Le gouvernement haïtien qui se prépare à clôturer la
période en cours de deuil national par des cérémonies allant
du 12 au 17 février, aurait alors répondu qu'il n'avait ni le
temps ni l'argent pour se préparer à une telle éventualité.
L
es visas de non-immigrants (touristes) suspendus provisoirement
et les citoyens haïtiens ayant accompagné des mineurs américains
devront revenir en Haïti, n'ayant bénéficié que d'un visa temporaire
Port-au-Prince,
le 1er février 2010 – (AHP) – Le Consul général des Etats-Unis Donald
Moore a fait savoir lundi que toutes les personnes n'ayant pas la
résidence permanente aux Etats-Unis qui ont accompagné des
ressortissants (es) mineurs américains dans le cadre de l'opération
d'évacuation après le tremblement de terre meurtrier du 12
janvier, devront revenir en Haïti.
Il a fait savoir que les accompagneurs n'ont pu bénéficier que d'un visa temporaire.Il a souligné par ailleurs que les dossiers des visas de non-immigrants (touristes) sont suspendus provisoirement."
Pour 'instant le Consulat général ds Etas-Unis ne traitent que les
dossiers de citoyens américains et ceux de visas d'immigrants", a
souligné M. Moore.
Le
gouvernement menace les voleurs et les vendeurs et de
l'aide humanitaire: une "servante de Dieu" prévient que tous ceux ,
haïtiens ou étrangers qui se livrent à cette pratique seront frappés de
mort
Port-au-Prince,
le 30 janvier 2010 – (AHP) – Le gouvernement haïtien a rappelé vendredi
que la vente de l’aide alimentaire est formellement interdite sur le
marché local.
La
ministre à la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a
indiqué que toute personne surprise en train de revendre l’aide
humanitaire sera punie par les autorités compétentes.
Signalons
que, dans plusieurs coins de la capitale haïtienne, l’aide destinée aux
personnes sinistrées est vendue souvent à des prix très élevé. Cette
aide revendue sur le marché provient généralement de cargaisons
détournées.
Madame
Lassègue a aussi réitéré l'appel à la prudence lancé à tous ceux
qui fuient les zones touchées par le séisme du 12 janvier.
Pour
réduire les risques d’accident de la circulation, elle a demandé aux
conducteurs de transport en commun assurant le va-et-vient entre la
capitale et les villes de province, à conduire avec prudence. Elle
demande aussi aux passagers de ne pas prendre place à bord d'autobus
surchargés.
D’autre part, la ministre de la communication
a rappelé les consignes du President Préval concernant les travaux
d’aménagement, de construction ou de reconstruction qui étaient en
cours avant le 12 janvier. Il s'agit notamment de la route
Cayes/Jérémie, Saint Marc/Gonaïves. Ces travaux ne vont pas
s’arrêter, a fait savoir la ministre
Le reste du pays doit
continuer à vivre, a ajouté la ministre précisant qu’ils sont nombreux
les rescapés fuyant les zones touchées pour se refugier dans d’autres
villes du pays.
Madame Lassègue a égalementrappelé que le gouvernement interdit
formellement aux particulier d’entreprendre des travaux de
reconstruction.
En
ce qui concerne la distribution des tentes, l a ministre a indiqué que
cette activité va continuer même si le gouvernement envisage d’autres
pistes de solution, notamment la construction de logements pour
relocaliser les victimes.
Nous avons déjà commencé à distribuer
les 5.000 tentes dont nous disposions et nous allons poursuivre la
distribution en prévision de la saison cyclonique.
Tout comme
pour les produits alimentaires, de nombreux secteurs ont denonce cs
derniers jours la vente de tents dstinées aux sinistrés.
Dans
une intervention jeudi sur Radio Solidarité, Ginou Brutus qui se
présente comme une "simple servrante de Dieu", et qui affirme avoir mis
en garde au prálable contre les dernières tragédies ayant fappé haïti,
a fait savoir que tous ceux, haïtiens ou étrangers qui volent l'aide
destineees aux victimes seront frappés de mort.
Madame Brutus
affirme avoir tenté en vain de rencontrer le chef de l'Etat avant
les ouragans de 2008 et avant le tremblement de terre du 12 janvier.
J'au
dû quitter le pays la veille (le 11 janvier ) face à l'entêtement des
dirigeants", a-t-elle fait savoir , prévenant que s'ils continuent de
se complaire dans leur fausse suffisance et le mepris des autres, ils
seront frappés avec la dernière rigueur.
Ginou Brutus a dit
toutefois que la population peut être épargnée si elle se démarque
de l'orgueil et du jusqu'auboutisme des dirigeants et observent 3 jours
de jeûne. Car le pire est à venir, avertit-elle encore.
A Port-au-Prince, des amputations par milliers..., selon le journal Le Monde
Port-au-Prince, envoyée spéciale
Ce
fut du jamais vu. Des amputations par milliers. A la chaîne. Bras,
mains, doigts, jambes. Sans radio préalable. Parfois sans anesthésiques
ni antalgiques. Le plus souvent à ciel ouvert. Ou sous le seul
éclairage d'une lampe frontale. Il fallait aller vite ; des milliers de
blessés attendaient, et chaque minute comptait. Il importait d'être
efficace ; on craignait la gangrène ; on savait qu'il fallait libérer
les places au plus vite ; on se disait qu'il n'y aurait pas de suivi
postopératoire.
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Dans
les rues, pour supporter les odeurs parfois nauséabondes de cadavres
gisant encore sous les décombres, les Haïtiens se bouchent le nez avec
des pelures d'orange ou s'étalent des "moustaches" de dentifrice sur la
lèvre supérieure.
Portfolio Haïti, survivre dans les décombres
Blog Les Haïtiens les plus vulnérables cibles des bandits
Témoignage "Miraculée" de Port-au-Prince : un médecin français témoigne
Point de vue Haiti : pour une mobilisation de la communauté scientifique internationale, par Justine Martin
Vidéo Les Haïtiens retrouvent un semblant de quotidien
Les faits La nouvelle miraculée d'Haïti, 15 jours après le séisme
Alors,
dans le chaos, dans l'improvisation vertigineuse des premiers jours
sans grand loisir pour réfléchir, on a jugé que sauver la vie méritait
bien de sacrifier un membre.
On a donc amputé. Certains,
aujourd'hui, pensent qu'on est allé trop vite. Et qu'on a trop "coupé".
On ne le proclame pas, bien sûr. Qui oserait critiquer les équipes
médicales venues de tant de pays ?
Mais quand on discute avec
des médecins, des infirmières, des aides-soignants, le sujet est
spontanément abordé, avec amertume, pour ne pas dire colère.
"LES AMÉRICAINS, FIERS DE CET ABATTAGE"
"Une
équipe de médecins texans, déjà repartie, a causé des ravages et fait
de la médecine de guerre", ose un médecin des pompiers de Paris,
interrogé entre deux soins dans la cour de l'hôpital du Sacré-Cœur,
encore encombrée de lits, perfusions, et tentes de repos.
Il ne
souhaite pas qu'on cite son nom – "on ne va pas déclencher un nouveau
conflit France-Amérique !" –, mais il lance le débat. "L'amputation est
un geste de sauvetage et de dernier recours, quand un membre est broyé
ou quand menace la septicémie. Mais les Américains l'ont rendue presque
systématique, sans prendre le temps d'imaginer une autre solution,
fiers de cet abattage leur permettant de se prévaloir de chiffres
impressionnants de patients."
Le docteur François-Xavier Verdot,
chirurgien orthopédiste au CHU de Saint-Etienne et travaillant sous la
bannière de Pompiers humanitaires français, ne désigne pas de
coupables. Mais il n'est pas loin de faire le même diagnostic. "J'ai vu
des fractures simples de bras, traitées par l'amputation, alors qu'on
aurait pu les réparer. J'ai vu le résultat des "guillotines amputation"
– c'est l'expression anglo-saxonne – et ces membres tranchés comme par
un coupe-cigare. Le risque infectieux est énorme alors, car l'os est à
découvert, et l'on n'a pas prévu une chirurgie secondaire pour modeler
un moignon sur lequel pourrait être fixée une prothèse."
Beaucoup
de blessés reviennent donc, avec une plaie nécrosée qui nécessite une
deuxième amputation. "Il faut alors couper plus loin, plus haut. C'est
désolant."
Sophie Grosclaude, une jeune chirurgienne
orthopédiste française, engagée dans la Chaîne de l'Espoir, opère à la
clinique Lambert, à Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince.
Elle non plus ne mâche pas ses mots. Elle revient "effarée" d'une
discussion avec un chirurgien américain rencontré à l'hôpital
israélien, qui pliait bagages. "Je lui racontais que pour réparer les
fractures, je faisais exactement comme en France, en posant des clous
et des fixateurs externes dont on dispose désormais en grand nombre."
Et alors ? "Il trouvait ça fou ! Il me disait: “A quoi bon ? Ce pays
est trop pauvre. Il n'y aura pas de suivi médical sérieux de vos
patients. C'est tellement plus simple de les amputer. C'est propre,
définitif…”"
La chirurgienne est bouleversée. "Il me parlait
d'une sous-population ! D'un peuple trop peu évolué pour mériter la
médecine des Occidentaux. Mais enfin, on ne tranche pas comme ça une
jambe ! Si on n'est pas obligé de la couper, il faut se battre pour la
garder. On n'est pas en guerre ! On peut revoir et suivre nos patients
!"
On peut surtout prendre le temps de la décision, bien plus
que dans les premières heures. On peut se permettre d'attendre une
prise en charge lourde (une greffe des tissus, par exemple) et un suivi
de pointe que peu de structures peuvent faire. "Ça vaut le coup, tout
de même, pour un enfant ou un adulte jeune, de refaire les pansements
tous les jours pour lui garder un membre et lui donner un avenir
social", dit avec conviction Denis Larger, médecin urgentiste chez les
marins pompiers de Marseille.
Certaines amputations sauvent bien
sûr une vie, comme celle qu'il a pratiquée le jour même de son arrivée
pour désincarcérer une jeune femme dont le bras était écrasé sous une
tonne de béto n. Conditions extrêmes d'intervention : "A plat ventre
dans un trou de souris, bras tendu pour atteindre la victime."
D'autres
amputations ne s'imposent pas. Et mardi soir, par exemple, refusant la
suggestion de leurs collègues américains d'amputer le bras d'une femme
dont la fracture s'était infectée, les pompiers français l'ont fait
transporter par hélicoptère sur le Siroco, le bâtiment français ancré
au large de Port-au-Prince, où elle a été soignée.
"IL FAUT UN SUIVI, TANT MÉDICAL QUE PSYCHOLOGIQUE"
Président
de Douleurs sans frontières (DSF), le docteur Alain Serrie, qui a
pourtant connu d'autres théâtres de catastrophes, est bouleversé par
l'incroyable dénuement des hôpitaux haïtiens et la perspective d'une
génération d'infirmes et de mutilés. Oui, dit-il, il y a eu des tas
d'amputés à la va-vite, remis à la porte de l'hôpital deux heures après
l'intervention.
"Où sont-ils aujourd'hui ? Il faut faire un
listing ! Beaucoup risquent nécrose, septicémie, et doivent être
recoupés. Il faut les retrouver. Il leur faut un suivi tant médical que
psychologique. Ils vont affronter les sensations bien connues des
“membres fantômes”. Beaucoup éprouveront des douleurs intolérables qui
peuvent rendre impossible l'installation d'une prothèse…"
DSF et
Handicap International réfléchissent à un programme d'appels à la radio
pour leur demander de se présenter dans les hôpitaux proches de chez
eux. Ils envisagent aussi la création de centres dans lesquels on
prendrait en charge ces souffrances si particulières.
Médecins
et infirmiers ont tous en tête des images de patients. Le docteur
Grosclaude se rappelle ce petit garçon qui disait : "Je ne m'en sortais
déjà pas avec mes deux bras. Alors avec un seul…" Le docteur haïtien
Johnny Miller pense à cette petite fille affolée à l'idée qu'après
avoir perdu sa main gauche, elle allait de nouveau se faire ôter trois
doigts : "Comment ferai-je la lessive ?"
Quant au docteur Vadot,
il songe au chant triste entonné par une jeune fille amputée, toujours
sous sédatif, sur la table d'opération : "Moi j'ai eu 18 ans, le jour
du tremblement ; et j'ai perdu ma petite sœur, le jour de mon
anniversaire ; ce fut le jour le plus terrible de ma vie ; ma maman, en
France, ne sait même pas qu'elle a perdu sa fille ; et je suis encore
là, amputée, 18 ans, le jour du tremblement…"
Annick Cojean