Nouvelles du 4 janvier 2012
Le
sénateur Moïse Jean-Charles affirme disposer de preuves selon
lesquelles le président Martelly et 3 membres du gouvernement
sont des ressortissants étrangers
Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 (AHP) - Le
sénateur Moïse Jean-Charles, initiateur de la commission sénatoriale
chargée d'enqueter sur la citoyenneté étrangère présumée des membres du
gouvernement a fait savoir mercredi, que suivant les éléments de preuve
dont il dispose, le président Michel Martelly, 3 ministres et un
sécrétaire d'Etat ont au moins la citoyenneté étrangère.
Selon
le parlementaires, ces éléments de preuves ne sont pas que des
soupçons. La chambre des députés se verra bientôt obligée de faire la
mise en accusation des personnes concernées pour permettre au Sénat de
se transformer en haute cour de justice afin de les juger.
Interrogé
sur l'identité des ministres et du secrétaire d'Etat concernés, le
parlementaire a indiqué qu'au moment opportun, il enlèvera le voile sur
l'identité de ces personnes mais pour l'instant, il exprime le souhait
qu'on demande des explications aux ministre des affaires étrangères
Laurent Lamothe, du tourisme Stéphanie Vildrouin Balmir et au secrétaire d'Etat de l'intérieur Georges Racine.
Selon
Moïse Jean-Charles, la Bolivie, le Canada, l'Italie et les Etats Unis
sont les pays dont ces hauts fonctionaires de l'Etat haïtien seraient
les ressortissants.
Le sénateur Jean-Charles a
également fait savoir qu'il va demander au président du Sénat de
convoquer les membres de la commission qui n'a organisé aucune
réunion depuis sa formation depuis environ 2 mois.
"Mes
collègues parklementaires, membres de la commission, sont actuellement
devant un fait accompli. Ils ne pourront pas faire marche-arrière même
s'ils sont des amis personnels du chef de l'Etat.
Des organisations de droits humains questionnent l'efficacité et l'honnêteté de la "commission indépendante d'experts" devant faire le jour sur des
grands dossiers de justice
Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 (AHP) - Des
organisations de droits humains se sont declarées pessimistes quant aux
résultats de la commission mise sur pied cette semaine par le ministre
de la justice pour faire le point sur sur des cas d'assassinat
remontant à plus de 10 ans.Un communiqué de presse
daté du 3 janvier et portant la signature du ministre Pierre Michel
Brunache, annonce la mise sur pied d'une commission indépendante
d'experts devant travailler sur les grands dossiers de justice et faire
la lumière sur plusieurs cas d'assassinat depuis celui du journaliste
Jean Léopold Dominique en avril 2000 jusqu'à celui de Guito Toussaint
l'an dernier.Pour le secrétaire exécutif du Comité
des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Me
Renan Hedouville, il s'agit d'une commission supplémentaire. Il exprime
des doutes sur la lattitude dont elle disposera pour mener en toute
indépendance ses enquêtes.Selon le rsponsable du
CARLI, le mieux que les autorités judiciaires puissent faire si
réellement elle veulent faire le point sur ces cas d'assassinait, c'est
garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux autres
pouvoirs et donner aux juges d'instruction les moyens devant leur
permettre de mener à terme leurs enquêtes.C'est
également l'avis de la secrétaire exécutive de la commission épiscopale
justice et paix (JILAP). Une commission de plus ne permettra pas à la
justice de faire le point sur les cas d'assissinat si les juges
d'instruction ne disposent pas de moyens pour aller jusqu'au bout de
leur travail, estime Jocelyne Colas.Elle rappelle
que l'histoire du pays regorge de commissions qui, dit-elle, n'ont pas
réellement permis d'avancer sur les dossiers pour lequels elles ont été
constituées. D'ailleurs, fait-elle remarquer, le plus souvent l'Etat
haïtien ne fait aucun cas de leurs recommandations.Chaque
fois qu'on met en place de telles commissions c'est dans le but de les
faire passer à côté de la réalité et empêcher que les parents des
victimes obtiennent justice et réparation, estime Jocelyne Colas.
Affaire Bélizaire: Début ce vendredi des séances d'audition de personnalités susceptibles d'y apporter des éclaircissements
Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 (AHP) - Le
président de la commission spéciale d'enquête et de suivi, chargée à la
chambre basse, du dossier Arnel Bélizaire, a informé mercredi qu'à
partir de ce vendredi débuteront les séances d'audition de personnalités susceptibles d'y apporter des éclaircissement.
Deputé
en fonction, Arnel Belizaire avait été arrêté puis brièvement
incarcéré, malgré son immunité au pénitencier national, alors qu'il
rentrait d'une mission officielle à Paris.
Plusieurs
responsables du gouvernement avaient été accusés d'implication dans
cette arrestation. Mais , seuls le ministre de la justice et le
commissaire du gouvernement d'alors rspectivement Josué Pierre-Louis et
Félix Léger ont fait les frais de l'acte arbitraire, en perdant leur
poste Le député de la circonscription de Léogane, Me
Danton Léger a informé que les correspondances ont déjà été acheminées
à toutes personnes concernées.
Il a cité entre autres,
le député Bélizaire, le directeur central de la police judiciaire
Godson Aurélus, les anciens commissaires du gouvernement Lionel
Bourgouin et Félix Léger,les employés de sureté de l'aéroport qui
avaient accusé le ministre de l'intérieur Thierry Marard-Paul, de
les avoir violentés, l'ancien ministre de la justice Josué Pierre
Louis, la doyenne du tribunal civil de Port-au-Prince Joceyne Casimir
et le ministre de la justice Michel Brunache.Michel
Brunahe,a-t-il souligné, sera auditionné à titre d'ex-secrétaire d'Etat
aux affaires étrangères, poste qu'il occupait au moment de
l'arrestation de l'élu de Delmas/Tabarre et aussi comme ministre "de
fait" de la justice. Il rappelle que, suivant une résolution de la
chambre basse, les députés ne reconnaissent plus l'autorité de M.
Brunache.Pour Jean Danton Léger, les députés
enquêteurs utiliseront le rapport de la commission sénatoriale qui
avait déjà enquêté sur le dossier.Le parlementaire a
fait savoir que les membres du gouvernement invités à répondre aux
questions des enquêteurs seront obligés de coopérer. Le gouvernement
étant l'émanation du parlement, s'ils ne répondent pas à nos
invitations nous prendrons les mesures nécessaires, a-t-il prévenu.Le
président de la chambre basse Sorel Jacinthe rappelle lui aussi que le
dossier Bélizaire sera bel et bien débattu à la prochaine session
parlementaire.
Il
a également cité d'autres dossiers qui y seront
traités notamment celui relatif à la mort du
député Dionald Polyte.
Le
vice-président de l'assemblée nationale a reconnu une fois de plus que
le bilan de la dernière session parlementaire a été très maigres pour
ce qui est du nombre de lois votées, mais sur le plan politique c'est
un bilan très riche, a-t-il dit.
Des Haïtiens traumatisés à
l'approche du 2ème anniversaire du séisme de janvier 2010: le Directeur
du bureau des mines et de l'Energie souligne qu'il n'y a aucune
relation de cause à effet entre un séisme et une date donnée
Port-au-Prince, le 4 janvier 2012 - AHP) -
De nombreux Haïtiens se disent traumatisés à l'approche du 2e
anniversaire du tremblement de terre de janvier 2010, une catastrophe
qui a causé la mort de plus de 300.000 personnes, particulièrement à
Port-au-rince, Leogâne, Petit-Goâve et Jacmel
Pour
beaucoup d'entre eux, le pire est que les autorités n'ont adopté
aucune disposition pour limiter les dégâts si une autre catastrophe
devait frapper le pays.
Ils ont dénoncé le fait que des constructions anarchiques se sont poursuivies ces deux dernières
années comme si rien ne s'était passé. Et dans la plupart des cas, les gens reconstruisent au même
endroit où se trouvaient leurs maisons détruites par le tremblement de
terre.
"
Ils reconstruisent au même endroit et avec des matériaux de mauvaise
qualité réccupérés pour une bonne partie dans les décombres, sans en
être empêches par les autorites incapables de leur offrir mieux, a
dénoncé un jeune ingénieur.
"Nous
qui avons perdu des parents, , des amis et le fruit de toute une vie de
travail. Nous qui avons passé des jours et des nuits sous les
décombres, nous ne saurions oublier cette date, a déclaré les yeux
pleins de larmes, Agnès Pierre qui a perdu son mari et et 3 de ses 4
enfants. Tout comme plusieurs autres personnes, elle redoute le 2ème
aniversaire du séisme.
Pour sa part, le Directeur du bureau des
mines et de l'Energie, L'Ing Dieuseul Anglade a fait savoir qu'il
n'existe aucune relation de cause à effet entre une date donnée et un
séisme.
"Il s'agit d'un phénomène aléatoire, dans ce sens que le
séisme aurait pu se produire avant ou après le 12 janvier", a-t-il
souligné.
L'Ing Anglade s'est réjoui de quelques progrès
réalisés en matière de constructions sécuritaires, mais estime que le
plus gros reste à faire. " Il y a lieu d'entreprendre une campagne
intensive sur les comportements à adopter à en cas deséisme", a-t-il
fait savoir.
Le Bureau des Mines et de l'Energie inaugure le
12 janvier 2012 un centre de données. Dieuseul Anglade évoque la
nécessité de procéder à un micro zonage sismique et se felicite du fait
que le pays sera bientôt doté d'un réseau de surveillance sismique.
Le
chancelier dominicain furieux contre des considérations d'un
journal canadien selon lesquelles la République dominicaine a changé sa politique
de citoyenneté en y incluant, et de manière rétroactive, la
discrimination contre les Haïtiens
Santo-Domingo,le 4 janvier 2012 - (AHP) - Le ministre dominicain des
affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso a accusé mardi un journal
canadien de vouloir dénaturer les relations qui existent entre Haïti et
la République Dominicaine.
Dans un récent éditorial, le journal
canadien "The Globe and Mail" estimait injuste que le gouvernement de Léonel Fernández refuse la
citoyenneté dominicaine à des Dominicains d'origine haïtienne.
Le
chancelier a estimé que les relations entre Haïti et son
pays sont normales, harmonieuses et étroites. Ces relations profitent
aussi, a-t-il dit, aux Haïtiens qui vivent et qui travaillent en
République Dominicaine. Selon lui, ces derniers sont protégés en
vertu des droits garanties par la constitution dominicaine.
Le
chancelier dominicain a envoyé une lettre au journal canadien
dans
laquelle il a fait savoir que l'annulation du document
d'identification, notamment les actes de naissance des descendants
d'Haïtiens nés sur le sol dominicain, ne pourrait être
considérée comme une violation des engagements internationaux relatifs
aux droits humains droits humains, si les personnes touchées ont droit
à une autre
nationalité.
Il affirme qu'on ne peut pas demander à la
République Dominicaine d'assumer le poids humain et économique de la
grave situation qui affecte Haïti, notamment les graves insuffisances
qui affectent l'Etat civil haïtien.
Carlos
Morales Troncoso a fait savoir que la République dominicaine est
libre de choisir sa propre politique de citoyenneté et
les règles de l'immigration dans les limites fixées par
le droit
international.
Il s'est élevé contre les
accusations du journal canadien selon lesquelles la République
dominicaine a changé sa politique
de citoyenneté en y incluant, et de manière
rétroactive, la
discrimination contre les Haïtiens.
Nouvelles du 3 janvier 2012
Nouveau commissaire au Parquet de Port-au-prince après la démisssion ou le renvoi de Me Lionel Constant Bourgoin dans le dossier des membres du conseil electoral dissous
Port-au-Prince, le 3 janvier 2012 - (AHP) - Le Parquet de Port-au-Prince a encore broyé son commissaire. Et cette fois c'est Me Lionel Constant Bourgoin qui affirme avoir démissionné samedi pour ne pas "pervertir la
mission du commissaire du gouvernement et par refus d'être le bras
armé d’un pouvoir d’inspiration autoritaire soucieux d’établir
son ordre" dans le dossier du conseil électoral provisoire recemment
dissous.
Si le ministre de la justice évoque le renvoi
du Me Bourgoin, celui-ci affirme avoir lui-même démissionné
suite à des pressions du pouvoir pour le porter à procéder à
l'arrestation de l'ancien président et d'un membre du CEP Gaillot
Dorsinvil et Ribel Pierre qui tentaient de quitter le pays.
C'est
Me Jean Renel Sénatus qui a prêté serment mardi comme nouveau chef du
Parquet de Port-au-Prince en remplacement de Me Bourgoin.
Ce
dossier vient reveiller celui d'Arnel Belizaire , ce
député en fonction arrêté malgré son
immubnité le 2
7
octobre 2011et que les députés promettent de traiter à leur façon à
l'occasion de la rentrée parlementaire la semaine prochaine.
Certains
évoquent entre temps la malédiction du Parquet consideré comme un
mangeur de commissaires. Ils rapellent que 4 s'y sont brûlés les ailes
en l'espace de 6 mois.
Me
Harrycidas Auguste a été d'abord renvoyé suite
à sa " participation" à l'interrogatoire
musclé du prévenu Serge Démosthènes battu
jusqu'à ce que mort s'en suive au commsariat de police de
Petion-Ville.
Sonel Jean-François révoqué pour excès de zèle, après
avoir convoqué et interrogé abusivement le minisre de l'ntérieur de René Préval, Paul
Antoine Bien-Aimé, dans le cadre d'un pseudo scandale de corruption.
Vint ensuite Félix
Léger échaudé dans l'affaire Belizaire dont il a
porte directement la responsablite de l'arrestation.
Des étudiants de l'UEH s'élèvent contre la position de ceux qui réclament une gestion autonome de
l’Université Roi Henri Christophe à Caracol
Port-au-Prince, le 3 janvier 2012 - (AHP) - Des
étudiants de l’université d’Etat d’Haïti ont dénoncé mardi la position
d’un
groupe de personnalités qui réclament une gestion autonome de
l’université Roi Henri Christophe dont l’inauguration est
prévue le 12 janvier 2012, date du 2ème anniversaire du tremblement de
terre qui a ravagé le pays et détruit la plupart de ses institutions
scolaires et supérieures.Des personnalités ont en effet signé une
pétition dans laquelle elles recommandent que l’université dont
la construction à Caracol (nord) est financée par la République dominicaine soit dotée
de ses propres organes de gestion.Les étudiants de l’UEH à
Port-au-Prince interrogés par AHP ont rejeté cette proposition
qu’ils qualifient de suspecte, de manoeuvre politicienne et
contraire aux dispositions légales sur le rôle assigné à
l’université d’Etat d’Haïti qui est de gérer l’enseignement
supérieur.Tout en admettant que le rectorat ne peut pas
s’enorgueillir d’une gestion satisfaisante, ces étudiants appellent les
autorités de l’UEH à se mettre à la hauteur de leur tache afin de
dissiper les doutes sur leurs capacités à gérer cette nouvelle entité
de formation supérieure.
Aussi, ont-ils invité l’Etat central
à fournir à l’université les moyens nécessaires à son
fonctionnement et à donner à cette institution sa vraie place dans la
société.
Un
étudiant en Anthro-Sociologie à la faculté
d’Ethnologie
estime que les dirigeants haïtiens sont souvent de
connivence
avec d’autres secteurs qui piétinent le prestige de
l'Université, rappelant de nombreuses occasions où le
principe de
l’inviolabilité des espaces a été
violé.
Le vice-recteur à la
recherche de l’université d’état d’Haïti, Fritz Deshommes a récemment
dénoncé une tentative de main mise dont l’université en construction à
Caracol fait l’objet de la part de politiciens haïtiens et
dominicains. Il a fait savoir que le choix de la région Nord pour
l’implantation de cette nouvelle entité de formation supérieure est venu du rectorat.
Le fonctionnement de l'université d'État
d'Haïti est encore régi par le décret du 16 décembre 1960. Des
dispositions de ce décret ont été abrogées par la Constitution
1987 qui attribue à l'UEH le statut d'institution indépendante
et la mission de réaliser l'évaluation des demandes
d'accréditation des universités privées.
Nouvelles du 29 décembre 2011
Les
ressortissants dominicains, colombiens et panaméens n'auront plus besoin de visa pour rentrer en Haïti à partir du 10 janvier 2012 s'ils disposent d'un visa
schengen, américain ou canadien
Port-au-Prince, le 29 décembre 2011 - (AHP) - Le
gouvernement haïtien a annoncé jeudi qu'à partir du 10 janvier 2012 les
ressortissants dominicains, colombiens et panaméens n'auront pas besoin
d'un visa d'entrée pour visiter Haïti pourvu qu'ils disposent d'un visa
schengen, américain ou canadien sur leur passeport valide.
Selon
le ministre haïtien des affaires étrangère, Laurent Lamothe, cette
décision a été adoptée en vue d'attirer les touristes et investisseurs
en provenance de ces pays. Une mesure qui a été prise, a-t-dit, en collaboration avec les ministères de l'intérieur et du tourisme.
Les
investisseurs panaméens, dominicains et colombiens auront, par cette
mesure, une étape en moins à franchir pour venir en Haïti, a encore
indiqué le ministre Laurent Lamothe.
A
propos de la Colombie, le ministre a fait remarquer qu'il n'y a
pas d'ambassade d'Haïti dans ce pays alors que son économie
est en pleine expansion.
"Les colombiens qui désirent visiter
Haïti pour faire du tourisme ou pour investir n'auront plus besoin
d'aller au Panama pour avoir un visa haïtien, a soulgné le ministre
Lamothe, expliquant que ce sont les présidents colombien et
panaméen qui avaient récemment sollicité du gouvernement haïtien qu'il
permette à leurs ressortissants de pouvoir visiter Haïti avec un visa
Schengen, américain ou canadien.
Pour
ceux-là qui n'ont pas ces visas, ils auront à payer 50
USD pour avoir un visa haïtien, a-t-il ajouté.
La
ministre du tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin a quant à elle fait
remarquer que depuis environ 2 ans, les ressortissants haïtiens qui ont
sur leur passeport un visa schengen, américain ou canadien n'ont pas
besoin de visa dominicain pour se rendre en République dominicaine.
Une mesure qui, dit-elle, permet à nos vosins dominicains d'attirer une
importante quantité de touristes haïtiens chez eux.
Mme Villedrouin
a aussi informé que plusieurs dispositions sont en train d'être
adoptées pour attirer les touristes et investisseurs dominicains vers
Haïti. Elle fait mention d'une campagne de sensibilisation auprès de
ces citoyens.
La
commission d'Etat d'organisation de la composante militaire de la force
publique remet un premier rapport au président Michel Martelly: la
coordination des militaires démobilisés presse le chef de l'Etat de
matérialiser cette promesse de campagne et affirment que l'armée sera
remobilisée de gré ou de force
Port-au-Prince, le 29 décembre 2011 - (AHP) - La
commission d'Etat d'organisation de la composante militaire de la force
publique a remis au président Michel Martelly un premier rapport
préliminaire sur le travail efectué depuis sa constitution le mois
dernier.
L'historien Georges Michel, membre de ladite
commission a fait savoir que dans ce rapport préliminaire, les
commissionnaires ont fait état des différentes étapes à franchir en vue
de la mise sur pied de la nouvelle force militaire haïtienne.
Le
professeur Michel, qui s'est refusé à fournir des détails sur le
contenu du rapport, a fait savoir que c'est au chef de l'Etat qu'il
revient d'en informer la nation dans le discours qu'il aura à prononcer
le 1er janvier prochain, à l'occasion de la célébration du 208e
anniversaire de l'indépendance d'Haïti.
Un deuxième
rapport préliminaire devrait être soumis au chef de l'Etat avant la
remise du rapport final en mai 2012, a informé Georges Michel qui
affirme que la commission travaille nuit et jour en vue de rester dans
le délai de 6 mois qui lui a été imparti et qui expire en mai prochain.
La
commission va maintenant rencontrer les différents acteurs de la
société notamment les églises, le parlement, le secteur des affaires et
même des diplomates dans le cadre de la deuxième phase de sa mission.
Les discussions, une fois synthétisées, seront envoyées au chef de
l'Etat dans un deuxième rapport préliminaire pour l'informer de
l'évolution du travail de la commisson, a ajouté Georges Michel.
Une
fois le rapport final remis, il reviendra au president Martelly de
materialiser sa promesse de reconstituer l'Armée, une nitiative que
certains pays dont les Etats-unis et le Canada ne semblent pas
partager, optant de préférence pour le renforcement de la police
nationale, compte tenu du passif de l'ancienne armée dissoute en
1995 et la pénurie de moyens financiers, suite au seisme devastateur de
janvier 2010.
Cependant, la coordination des
militaires démobilisés des forces armées d'Haïti (Conamid'h) appelle le
président Michel Martelly à rester attaché à sa volonté, exprimée
notamment lors de sa campagne électorale, de remettre sur pied l'armée
d'Haïti.
Selon David Dormé et Jean Fednel Lafalaise,
respectivement coordonnateur et secrétaire générale de la Conamid'h, il
y a des gens dans l'entourage du chef de l'Etat et qui ne veulent pas
que les forces armées d'haïti soient remobilisees: ce sont des
traîtres et des magouilleurs qui ont des intérêts dans la présence des
soldats onusiens sur le sol haïtien qui ne veulent pas le retour de
l'armée.
David Dormé et Jean Fednel Lafalaise ont
fait savoir qu'il y a aussi des étrangers, ceux-là même, disent-ils, qui
étaient derrière la dissolution des forces armées, qui tentent
aujourd'hui de dissuader le président Martelly de reconstituer l'armée.
L'Armée
sera rétablie de gré ou de force, et ceux, étrangers ou Haïtiens, qui
s'aviseront de se mettre en travers de cette démarche, doivent
s'attendre à en subir les conséquences, ont-ils averti.
Pour
attirer les investisseurs, Haïti a besoin de ses propres forces armées
pour sécuriser les vies et les biens des citoyens, croient encore savoir les
deux hommes.
Nouvelles du 28 décembre 2011
Une douzaine d'organisations annoncent une marche le 11 janvier pour aboutir devant le parlement en vue de présenter aux parlementaires un cahier de charges national sur
la problématique de la terre et du logement décent en Haiti
Port-au-Prince, le 28 décembre 2011 – (AHP) –Une douzaine d'organisations socio-profesionnelles et paysannes réunies au sein de la plateforme "Je nan Je" (les yeux dans les yeux) annoncent une marche à Port-au-Prince, qui devrait réunir environ 10 mille
personnes des 10 départements géographiques du pays pour aller
soumettre aux parlementaires un cahier de charges national élaboré sur
la problématique de la terre et du logement décent en Haiti.Baptisée
« En route vers le Parlement », cette marche qui se déroulera à la
veille du 2ème anniversaire du séisme meurtrier du 12 janvier 2010, vise entre autres à dénoncer le fait que 2 ans après le séisme, environ 600 mille personnes
vivent toujours sous des tentes, dans des conditions inhumaines, alors
que des acteurs engagés dans le processus de réponses aux urgences
post-séisme, affirment avoir déjà dépensé plus de 4 milliards de dollars
américains dans le cadre de leur travail en Haiti.La marche a aussi pour objectif de rappeler aux autorités étatiques qu’il est de leur devoir de garantir
le droit au logement décent à chaque citoyen haïtien, comme le prescrit
la Constitution de 1987, en son article 22, ainsi que des chartes et
conventions signées par Haïti, sensibiliser les parlementaires sur la nécessité de renforcer le cadre
légal régissant la question foncière en Haiti.
Les participants entendent également exiger des responsables gouvernementaux et autres acteurs impliqués
dans le processus de reconstruction d’Haiti qu'ils rendent compte à la
population sur la gestion des fonds reçus et dépensés jusqu’à date.La marcche devrait partir du Carrefour Nazon, longer la Rue Alix-Roy
, le Bois Verna, le Champs de Mars et aboutir devant le Parlement au Bicentenaire.
La
Plateforme Je nan Je comprend des organisations comme ActionAid
Haiti, l'Association des paysans de Vallue (APV), la Coalition
régionale
des organisations du Sud-Est (Kros), la Coordination pour des actions
en
santé et le développement d’Haïti (COSADH), Fanm deside, la
coordination
nationale des femms paysannes (KONAFAP); le Konbit paysan de la
Grande-anse (KPGA), le Mouvement des paysans de Papaye (MPP) ; Mouvman
peyizan nasyonal pou
konbit peyizan Papay (MPNKP), la Plate-forme des organisations de la
zone
métropolitaine de Port-au-Prince (COZPAM), le Réseau national haïtien
pour la souveraineté et la sécurité alimentaire (RENHASSA).
Les
rapports de deux instances de l'ONU sur les violations de droits
humains commises par la PNH jugés hypocrites et discriminatoires
Port-au-Prince, le 28 décembre 2011 – (AHP) – Le
responsable de la Direction Départementale de l’Ouest DDO) de la Police
Nationale d’Haïti (PNH), Michel-Ange Gédéon a réagi mercredi suite à la
publication de deux rapports des Nations Unies épinglant la PNH, en
accusant certains de ses membrs de s'être rendus coupables de graves
violations de droits de l'homme.
Le haut-commissariat
des Nations Unies pour les droits humains et le bureau des droits
humains de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
(Minustah) ont publié chacun un rapport faisant état d’actes de
mauvaise conduite dont les policiers haïtiens se sont rendus coupables
ces deux dernières années.
Pour le responsable de la
DDO, ces rapports ne sont pas une surprise, car les organisations de la
société civile haïtienne, notamment de droits humains n'ont jamais râté
une occasion pour dénoncer pareils actes.
Néanmoins,
le commissaire a souligné ce qu'il appelle "l’attitude positive et
responsable des hauts-gradés de la PNH" qui prennent toujours
a-t-il dit, des mesures adéquates pour sanctionner les agents qui
se rendent coupables d’actes répréhensibles.
Il n’y a jamais d’impunité pour ce genre de cas, a-t-il fait savoir.
De
1996 à nos jours, plusieurs mesures ont été adoptées pour permettre aux
agents de la PNH d’avoir un meilleur comportement vis-à-vis des
personnes qu’ils sont censé servir et protéger, a-t-il dit, affirmant
que les cas de violence sont moins nombreux ces dernières années.
Le
secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés
Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville a lui aussi denoncé les
actes de violence commis ces dernières années par des agents de la PNH.
Il a rappelé entre autres le cas du prévenu Serge
Démosthène torturé à mort dans un
commissariat de Pétion-ville.
Selon lui, les droits humains doivent être au centre des débats dans le processus de reconstruction du pays.
Mais,
s'est-il empressé d'ajouter: pour ce qui est des violations de
droits humains en Haïti, les policiers haïtiens ne sont pas les seuls à
pointer du doigt. Renan Hédouville rappelle que les casques bleus
de la MINUSTAH sont aussi des violateurs de droits humains.
Il
a cité entre autres, le cas d’un jeune garçon violé par cinq casques
bleus uruguayens à Port-Salut et d’un récent cas de bastonnade dont
trois jeunes ont été victimes de la part d’une patrouille nocturne
brésilienne de la Minustah.
Sans vouloir
commenter les mécanismes d’élaboration de ces rapports, Renan
Hédouville estime que la communauté internationale ne devrait pas
fermer les yeux sur les actes reprehensibles commis par de
nombreux casques bleus présents sur le sol haïtien.
Pour beaucoup d'autres secteurs, les auteurs des rapports des deux instances de l'ONU,
pour les rendre crédibles et sérieux, devraient d'abord faire le ménage
à la maison, faire etat des graves exactions dont les agents de la
MINUSTAH sont accusés d'avoir commises, dont des sévices
corporels et des abus sexuels, au lieu de chercher à les occulter.
Le directeur départemental de l’ouest de la PNH fait etat d'une baisse des
cas de meurtres dans le département de l'Ouest pour le mois de
décembre par rapport à l’année
dernière
Port-au-Prince, le 28 décembre 2011 – (AHP) – Le
directeur départemental de l’ouest de la PNH (Police Nationale
d’Haïti), Michel-Ange Gédéon, a fait état mercredi d’une baisse
considérable des cas de meurtre dans le département de l'Ouest pour ce
mois de décembre par rapport à l’année dernière.A
pareille heure en 2010, ont était à 74 tués par balle pour le seul mois
de décembre alors que cette année et à quelques jours de la fin du
mois, on en est à 27 cas dont un policier et 4 bandits tués dans
des affrontements avec les forces de l’ordre.Cette
performance, a-t-il dit, est due à la détermination des policiers de
mettre les bandits hors d’état de nuire, notamment grâce au
renforcement des mesures de sécurité adoptées par les responsables de
l’institution policière.Il reste toutefois
beaucoup à faire, reconnait Michel-Ange Gédéon qui a fait état de 31
policiers tués cette année dans le pays.Une
rencontre s’est d’ailleurs tenue ce mercredi à la DDO entre le
commissaire Gédéon et les responsables de plusieurs commissariats de la
juridiction en vue entre autres d’évaluer la situation sécuritaire de
la zone métropolitaine de Port-au-Prince et faire le point sur les
perspectives pour la prochaine année, a informé M. Gédéon.Le
responsable du commissariat de la Croix-des-Bouquets, Cadostin
Marc-André a informé pour sa part de l’arrestation d’un redoutable
kidnappeur nommé Beaugé Johnny.L'individu a été appréhendé ce mercredi à Santo 17 en compagnie de 2 autres personnes.Selon
lui, Johnny Beauge pourrait être impliqué dans
plusieurs cas d’enlèvement dans sa juridiction.Il
a aussi fait état d’une quinzaine d’interpellations effectuées pour le
mois de décembre dans la commune de Croix-des-Bouquets dans le cadre de
l’opération baptisée « Noël » mise en place pour cette fin d’année.
Nouvelles du 27 décembre 2011
L'année 2011, l'année du retour en Haïti, selon le politologue Mozart Déronette
Port-au-Prince, le 27 décembre 2011 - (AHP) -Le
politologue Mozart Deronette a qualifié mardi l’année 2011 qui tire à
sa fin « d’année du retour » sur le plan politique en Haïti. Il
estime que les événements les plus marquants sont "l’élection de
Michel Martelly à la présidence d'Haïti, le retour au pays de l'ancien
dictateurJean Claude Duvalier et celui de l'ancien president Jean
Bertrand Aristide, après respectivement 25 ans et 7 ans d'exil.
Baby
Doc a été chassé par la population en fevrier 1986, alors que le
president constitutionnel Jean Bertrand Aristide a plutôt été
conraint de quitter le pays par des secteurs de la commanauté
internationale suite à des mouvements violents declenchés par des paramilitaires.Ces
differents retours considérés dans leur contexte ont joué un rôle
important dans la vie politique du pays, selon M. Déronette qui estime
que l’accession de l’ancien chanteur à la présidence haïtienne est ce
qu’il appelle « le retour de la droite au pouvoir ». L’autre
aspect de l’élection de Martelly est qu’il ne faut pas négliger, selon
lui, le rôle qu’a joué la communauté internationale notamment par
le biais de l’OEA « qui a imposé ses choix en désignant les
compétiteurs du second tour sans que les résultats du premier tour
n’aient été présentés en chiffres ».L’analyste croit
bon de signaler le comportement abusif du président Martelly qui,
affirme-t-il, a tenté de diriger seul, après l’échec de son premier
premier ministre désigné, Daniel Rouzier, au parlement. Il en veut pour
preuve les activités baptisées semaines de l’agriculture, de
technologie, de la gouvernance, etc. qu’il a organisées de façon
unilaterale.Faisant remarquer que l’année 2011 a été
celle de l’instabilité politique, M. Deronett estime que le chef de
l’état manque de légitimité sociale quoi qu’il bénéficie d’une
légitimité populaire. Cette légitimité sociale doit se traduire par une
sorte de complicité avec tous les secteurs, en plus de se faire
accepter comme président, a souligné M Deronett.
Le
politologue considère que l’arrestation suivie de la brève
incarcération du député Arnel Bélizaire le 27 octobre dernier est un
événement qui a non seulement marqué négativement les premiers
mois au pouvoir de Michel Martelly mais qui influencera tout le
quinquennat du président, sans oublier les différentes altercations
avec la presse qui ont cessé après le tollé fait autour de l'affaire
Belizaire .
Il
fait remarquer le suspense entretenue autour de cette question, en
attendant le mot de la chambre des députés en vacances jusqu’au 9
janvier et estime que le chef de l’Etat devrait trouver une formule
pour désamorcer une nouvelle crise.
Outre
ce dossier qui devrait marquer les premiers jours de 2012, la question
de l’organisation des élections aura aussi une grande place dans la vie
politique, soutient Mozart Deronette qui croit que tout n’est pas
encore dit sur le nouveau conseil électoral ni sur les mécanismes
de sa mise en place.
Jean-Claude Duvalier est revenu
soudainement le 16 janvier 2011 dans le pays pour se faire
inculper entre autres de crimes contre l’humanité commis sous son régime. L'ancien
president à vie qui a dans un premier temps ete mis en residence
surveillée, circule desormais librement surtout depuis l'accession de
Michel Martelly à la presidence, au point d'avoir pu se faire désigner
parrain de la promotion sortante de la faculté de droit des
Gonaïves.
Quant à l'ancien president Aristide très discret depuis
son retour le 18 mars, il s'occupe, selon ses proches, de questions
liées à l'Education, notamment à la faculté de médecine de la Fondation
Docteur Aristide pour la democratie.
Mais
son organisation politique Fanmi Lavalas dont il est aujourd'hui un
conseiller, semble avoir été revigorée depuis son retour, après
avoir eté évincée abusivement du dernier processus
électoral, sous le régime de René Préval.
Promesse du président Martelly de promulguer le texte corrigé de la
constitution amendée: des hommes de lois divisés sur une telle
opportunité
Port-au-Prince, le 27 décembre 2011 - (AHP) - Les juristes
sont divisés sur la promesse du chef de l'Etat de faire publier dans
"Le Moniteur", la version corrigée de la constitution amendée.
.
Lundi, le vice-président de l'Assemblée Nationale, Sorel Jacinthe,
informait que le texte avait été paraphé par le président du Sénat
Rodolphe Joazile et lui-même ainsi que par les secrétaires des deux
chambres, ouvrant ainsi la voie à sa promulgation par le chef de
l'Etat dans le Journal oficiel Le Moniteur.
Le president Michel Martelly devrait avoir reçu le texte dans l'après-midi du 26
décembre.
Pour
Me Aviol Fleurant, il s'agit là d'une bonne décision,
rappelant que la loi constitutionnelle du 9 mai 2011 permettra au pays
d'avancer vers une meilleure vie
politico-sociale. Il a mentionné la possibilité qu'offre
la
constitution amendée de mettre sur pied la cour
constitutionnelle qui est la gardienne de la démocratie et de
l'Etat de
droit, puisqu'elle doit statuer sur la constitutionnalié des
lois.
Il
a aussi fait mention du Conseil Electoral Permanent dont la procédure
de mise sur pied sera allégée. Dorénavant, dit-il, personne ne pourra
prétexter de l'absence des collectivités locales pour mettre sur pied le
CEP permanent, puisque les 9 membres de cette structure, qui aura à
organiser les élections dans le pays, seront désignés par l'Exécutif,
le Législatif et le Judiciaire à raison de 3 membres chacun.
Me Aviol Fleurant a rappelé que depuis l'adoption de la constitution de 1987 qui
prévoyait la formation d'un CEP permanent, le pays a toujours connu des conseils
provisoires.
Pour ceux qui pensent que ce n'est pas le président
Michel Joseph Martelly qui aurait du faire publier le texte, le juriste
a fait savoir que le chef de l'Etat n'était pas encore en fonction
quand le texte de la constitution amendée a été voté au parlement.
La
loi dit que le président sous le gouvernement duquel l'amendement a eu
lieu ne peut en bénéficier mais il ne dit pas qu'il est de même pour le président qui a
publié le texte.
"L'amendement a eu lieu sous Préval (René) préval
en fonction de la théorie de la prise de date de la loi à partir de son
adoption par les deux chambres", a dit Me Fleurant, ajoutant que Michel Martelly publiera l'amendement donnant ainsi effet à la nouvelle constitution.
Ce
n'est pas l'avis de Me Camille Leblanc qui soutient que c'est le
président Préval qui aurait dû faire publier le texte. Ce qu'il avait
certes fait, reconnait le juriste qui rappelle néanmoins que le
président Martelly avait rapporté le texte puisque celui publié dans le
Moniteur n'était pas conforme à celui qui a été voté au parlement.
Il
assimile ces accros, que des parlementaires ont appelé des erreurs
matériels, à une tentative de coup-d'Etat perpétré contre la
constitution et dénoncé une manoeuvre de l'ancien président René Préval
avec la complicité de quelques parlementaires. L'homme de loi a dit
également regretter que les coupales n'aient pas été punis.
Pour
lui, la publication par le président Martelly de la version dite
corrigée de la constitution amendée sera une grossière plaisenterie
orchestrée par des autorités qui n'ont pas peur d'être ridiculisées.
Il
a aussi dénoncé un groupe de parlementaires qu'il a appelés la bande à
Lambert, du non d'un sénateur du Sud'Est Joseph Lambert qui est le chef
d'un bloc parlementaire, qui dit-il, veulent s'accaparer les prochaines
élections avec la complicité du président Martelly.
Pour
plusieurs parlementaires si les Haïtiens font aujourd'hui face à un
ensemble de problèmes de tous ordres, la faute ne peut en incomber qu'à
l'ancien président Préval qui se croyait un politicien plus intelligent
que tous et qui s'est évertué à rouler tout le monde et à détruire des
structures politiques, au profit d'intérêts personnels.
Bresil, 6ème économie mondiale: une grande récompense pour un pays qui a choisi de
rompre avec les politiques néolibérales et reprendre des espaces de souveraineté, selon l'économiste Camille Charlmers
Port-au-Prince,
le 27 décembre 2011 - (AHP) - Le secrétaire exécutif de la Plateforme
Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (Papda),
Camille Charlmers, a salué mardi la performance de l'économie
brésilienne qui a fait un bond de deux places, en devenant en 2011, la 6e économie mondiale, selon le
dernier bilan du Center for Economics and Business Research (CEBR).
Pour
M. Charlmers, il s'agit là d'une grande récompense pour un pays qui a choisi de
rompre avec les politiques néolibérales et dont les autorités sont
entrées depuis 2002 dans une dynamique de reprise des espaces de
souveraineté. Il a fait remarquer que les pays de l'amérique latine qui
résistent mieux à la crise économique mondiale sont ceux qui font justement des
efforts pour reprendre des espaces de souveraineté.
Haïti,
dit-il, peut certes s'inspirer du modèle brésilien, seulement si cette politique peut
s'insérer dans une stratégie haïtienne de développement du pays,
rappelant que le temps des modèles "prêts-à-porter" est révolu.
Nous
devons aussi divorcer d'avec le modèle de la dépendance qui, selon lui, ne
permettra pas au pays de créer son itinéraire de croissance et de
progrès.
"Il nout faut définir nos propres stratégies de
développement et cela passe par une récupération de nos espaces de
souveraineté. Cela doit se faire en fonction de notre histoire, de nos
ressources, de notre culture et de nos relations avec les autres
nations", a ajouté Camille Charlmers.
L'Etat haïtien, ajoute-t-il,
doit repenser ses relations avec la société civile, en développant de
meilleurs rapports et en étant proche de cette dernière qu'il doit
apprendre à écouter.
Nouvelles du 26 décembre 2011
Des
parlementaires rapellent au président Martelly sa promesse de
publication de la constitution amendée à la fin de l'Année: c'est la
publication de ce texte qui doit ouvrir la voie à la formation de
l'organisme électoral permanent, selon le président de la chambre
Port-au-Prince, le 26 décembre 2011 - (AHP) -La
version corrigée du texte de la constituion amendée a été paraphée par
les présidents des deux chambres du Parlement et devrait être
incessamment acheminée au chef de l’Etat en vue de sa publication dans
le journal officiel Le Moniteur.
Le président de la
chambre des Députés, Sorel Jacinthe qui a annoncé lundi la nouvelle, a
fait savoir que le texte final a été l’objet d’une vérification par les
parlementaires et qu’il s’agit, cette fois-ci, d’une version conforme à ce
qui a été voté à la fin du premier semestre de l’année parlementaire.
M.
Jacinthe s'est réjoui que le chef de l’Etat, Michel Martelly se soit
décidé à publier la version corrigée de la constitution amendée et a
dit s’attendre à que cette constitution entre sous peu en vigueur.
Il
a en même temps appelé les différents secteurs de la vie nationale à
continuer de mettre la pression sur les aurorités de manière à ce
qu’elles prennent des dispositions, conformément à la constitution
amendée, pour former le Conseil Electoral Permanent avec des
conseillers honnêtes et compétents.
Le Conseil
sortant qui avait été accusé d'être à la solde de l'ancien
président René Préval et qui avait decidé de façon cavalièe d'exclure
ou de garder des formations politiques dans le dernier processus
electoral, est finalement tombé dans son propre piège, ayant été forcé
par des secteurs de la communauté internationale, de publier dess
resultats qui n'ont pas refléte en tous points la réalité des urnes, au
grand dam de M. Préval.
Plusieurs personnalités dont des
parlementaires ont mis en garde ces derniers jours contre la formation
d'un organisme électoral provisoire ou permanent qui serait la copie
conforme du Conseil présidé par Gaillot Dorsinvil dont la plupart des
membres actuellement en cavale ont éte accusés de corruption.
Le
député de la circonscrition de Torbeck/Chantal Guy Gérard Georges, a
lui aussi salué la volonté exprimée par le président Michel Martelly de
publier dans le Moniteur, la version corrigée de la constitution
amendée. Il a rappelé que le chef de l’Etat avait donné la garantie que
le texte sera publié avant la fin de l’année.
Reconnaissant
qu’il y a eu des erreurs matériels dans l’ancienne version de la
constitution amendée, le parlementaire a souligné que ces erreurs ne
sont pas de nature à faire perdre au pays les acquis de l’amendement.
Grace
à ces amendements, a-t-il dit, plusieurs institutions pourraient
finalement voir le jour. Il a cité entre autres, le CEP permanent et le
conseil de la magistrature. La Constititution amendée ouvrira
aussi la voie à la multinationalité et à une plus large participation
des femmes dans la gestion de la chose publique.
Pour
Guy Gérard Georges, il n’y a aucune raison pour l’internationale
d'exercer des pressions pour la publication de la version corrigée de
la constitution amendée. "Il n’y a rien dans ce texte sur lequel les
parlementaires ont travaillé ds nuits entières, qui serait de nature à
nuire aux intérêts de la République.
La constitution
a été amendée à la fin de la dernière Législature mais n’a pu être
publiée en raison d’erreurs glissées dans le texte acheminé aux presses
nationales pour publication. Une publication interrompue suite aux
dénonciations de magouilles.
Les
distributions d'argent étendues aux parlementaires: le président de la
chambre basse affirme ne rien en savoir et souligne que la chambre
n'est pas concernée
Port-au-Prince, le 26 décembre 2011 - (AHP) -Le
gouvernement haïtien étend ses distributions d'argent
à des parlementaires à l’occasion des fêtes
de fin d’année.
Un
important groupe de députés a reçu des fonds du Ministère de
l’Intérieur, des collectivités territoriales et de la défense
nationale, selon le représentant de la circonscription de Léogane, Me
Danton léger qui a refusé d’indiquer le montant reçu.Le
parlementaire indique avoir mis sur pied un comité chargé de gérer ces
fonds qui seront dédiés, a-t-il dit, à des projets de développement en
faveur de ses mandants. Il a promis que le comité formé, publiera un
rapport détaillé de l’utilisation des fonds reçus.Me.
Léger affirme n'avoir mené aucune démarche auprès du ministère de
l’intérieur, arguant que sa fonction n’est pas compatible à la gestion
de deniers publics.Le parlementaire a laissé croire
que le fait d’accepter « cette subvention » ne constitue pas une
compromission. « Cela ne nous empêchera pas de remplir notre mission
sacro-sainte qui est de contrôler l’exécutif », a-t-il voulu rassurer. Le
président de la chambre, Sorel Jacinthe qui affirme n’avoir pas été
approché dans le cadre de cette distribution, précise que la
chambre ne doit pas être associée a cette démarche et que les
députes concernés ont agi seuls. Il suspecte cette
initiative de manœuvre du ministère concerné visant à « avilir » les
membres de la chambre.M. Jacinthe informe cependant
que le bureau de la chambre basse a décaissé un montant brut de
300.000 gourdes (270 mille net) à l’intention de ses membres pour
les fêtes de fin d’année.La
chambre des députés, en vacance, devrait se prononcer en
janvier sur la brève incarcération le 27
octobre dernier du député Arnel Bélizaire dont le ministre de
l’Intérieur des Collectivités territoriales et de la défense nationale,
Thierry Mayard Paul est tenu pour l’un des principaux responsables. Une
majorite de députés avaient en effet voté le 28 octobre dernier une
résolution dans laquelle ils avaient affirmé ne plus reconaitre 3
personnalites du gouvernement dont le ministre de l'Intérieur. La
célébration des fêtes de fin d’année sont marquées par des
distributions organisées par diverses autorités de l’état dont le chef
de l’état et son épouse. Des cadeaux allant d’enveloppes d’argent à des
voitures ont été offerts dans plusieurs villes du pays où la
population vivant dans la précarité, est encore en attente d’une
situation économique plus ou moins stable.Des
analystes politiques ont récemment questionné le programme de la
présidence qu’ils estiment vide de rationnalité en ce sens qu’il
ne correspond pas à la situation actuelle du pays et aux besoins de la
piopulation.Le Bureau de la Première Dame de la
République a procédé dimanche au tirage d'une rafle baptisée « Noël des
Universitaires » destinée à "faire des heureux parmi des étudiants de
l’Université d’État d’Haïti (UEH)". 130 coupons ont été tirés au
hasard, les gagnants ont bénéficié de téléviseurs, motocyclettes,
ordinateurs portables, réchauds, téléphones portables, enveloppes
surprises, etc.Interrogés lundi autour de cette
activité, des étudiants ont émis des opinions contraires. Certains ont
salué l’initiative mais ont soutenu que le gouvernement devrait surtout
penser à adresser les nombreux problèmes d’infrastructures et de
budget auxquels fait face l’UEH.D’autres ont dit
voir dans cette démarche une simple campagne de charme auprès de la
classe estudiantine. Selon cette catégorie, les distributions
occasionnelles sont loin de constituer une réponse aux graves problèmes
de l’université haïtienne en particulier et ceux de la population dont
une bonne partie croupit dans des tentes usées et nauséabondes 2 ans
aqprès le seisme meurtrier du 12 janvier 2010.D'autres
étudiants comme Jean Renel ont mis en garde contre toute mauvaise
utilisation des 400 millions de gourdes (10 millions de dollars US) qui
ont servi à offrir aussi des véhicules (pick-up) et des motocyclettes,
puisqu'ayant été tirés du trésor public.
Trois
individus dont un policier arrêtés en République dominicaine dans le
cadre de l'enquête sur l'agression perpétrée contre le ministre Daniel
Supplice
Santiago, 26 décembre 2011- (AHP)-La
Police dominicaine a informé lundi avoir procédé lundi à
l'arrestation de trois hommes, dont un agent de ce corps, liés à
l'attaque perpetrée jeudi contre le ministre des Haitiens vivant à
l'Etranger, Daniel Suplice, alors qu'il se rendait en compagnie de
membres de sa famille, à Santiago (nord) pour participer à un mariage.
Le
porte-parole de la Direction du Cibao central de la Police
Nationale, le colonel Lorenzo Morillo, a indiqué à des
journalistes que les individus arrêtés se déplaçaient dans le
même véhicule tout terrain qui avait été utilisé pour commettre le
forfait sur le tronçon Bonao-Santiago de l'Autoroute Duarte.
Les
détenus seraient un agent de la Police, Herodes
Bautista Matos, un ex agent de ce corps José Alberto Toribio
Hernández, et le nommé Robert Hernández Javier.
Les
chenapans avaient mis en joue le ministre avec des pistolets
avant de lui voler 3.000 dollars US, 15.000 pesos dominicains (389
dollars), des bijoux et d'autres objets de valeur .
Les
suspects, dont le chef était l'agent de la police ont été mis aux
arrêts au kilomètre 13 de l'Autoroute Duarte, à hauteur de
la Communauté de Puñal, province Santiago (nord), aindique la police.
Le
gouvernement dominicain, par le biais de son chancelier, Carlos Morales
Troncoso, a dit regretter cet incident et a assuré qu'il est en contact
avec le chef de la Policie, José Armando Polanco Gómez, pour s'informer
de l'évolution de l'enquête en cours.
" ; Je
regrette que ce soit justement M. Supplice, un ami
personnel du président (Leonel) Fernández, un ami à moi et
de la République Dominicaine qui ait éte victime",, a déclaré le
ministre dominicain.
Les autorites haïtiennes avaient
demandé vendredi aux autorités dominicaines d'adopter des mesures de
securité sur les routes de leur pays, suite aux attaques subies
par des voyageurs haïtiens et après la mesavenrure du ministre
Daniel Supplice.
Le
tourisme dominicain pourrait être affecté par la criminalité
grandissante, si des dispositions adéquates ne sont pas adoptées: la
Fondation Zile fait un ensemble de propositions aux gouvernements
haïtien et dominicain
Port-au-Prince, 26 décembre 2011- (AHP)-Durant
l' annee 2011 plus d' une vingtaine de touristes en provenance d' Haiti
parmi lesquels des diplomates etrangers, des hommes d' affaires et un
haut responsable haitien ont ete victimes de la criminalite
grandissante qui sevit en Republique Dominicaine et qui pourrait,
si des mesures adéquates ne sont pas prises, nettement réduire la
présence de cette categorie de visiteurs en République dominicaine, souligne la Fondation Zile.
Selon
la Fondaton dominico-haïtienne, il n'existe pas de données precises sur
la quantité de touristes et de commercants haïtiens, d'agents de la MINISTHA et d'autres membres de la communauté internationale
qui effectuent des voyages fréquents entre Haiti et la Republique
Dominicaine, mais une etude réalisée en 2005 estimait à plus de 100
millions de dollars les revenus générés en 6 mois par la presence de
visiteurs en provenance d' Haiti.
Les consulats dominicains sont toujours bondés à certaines époques de l'année, comme la Noel,
le Nouvel An, la Fête de Notre-dame d’Altagracia, le
Carnaval haïtien et les fins de semaine fériées.
Et à ces dates, les compagnies de transport assurant la liaison
entre les deux capitales renforcent leurs services avec d' autres
autobus, a fait savoir le Directeur de la fondation Zile, Edwin
Paraison qui souligne, d' autre part, qu' Haiti est restee en 2011 le
deuxieme marché pour les exportations dominicaines.
L'
importance donc d'Haiti dans l' economie dominicaine oblige que les
Haitiens migrants ou touristes soient mieux protegés, a-t-il reclamé,
ajoutant que la criminalité est aujourd'hui beaucoup plus grave en
territoire dominicain qu' en Haiti et affecte la population dominicaine
en general, touche deja de façon constante les visiteurs haitiens et
est en passe d'affecter le tourisme dominicain de façon plus globale.
Dans
ce cas precis, precise la Fondation Zile, il existe certes la police
touristique dont les patrouilles sont présentes à moto et en vehicule
sur les plages et les centres touristiques. Cependant, en ce qui a
trait aux visiteurs en provenance d' Haiti et qui utilisent les
routes frontalires, des mesures plus effectives devraient etre prises
pour renforcer, en plus des patrouilles sur certains troncons de
route, la protection de ces visiteurs, a-t-il conseillé.
Siuite
à l'attaque dont ont été victimes jeudi le ministre des Haïtiens vivant
à l'Etranger, Daniel Supplice et sa famille, des autorités policières
dominicaines auraient confié au quotidien El Nacional qu' il
existerait un accord entre des gangs haitiens et dominicains dans le
cadre de ces opérations criminelles, qui commencerait par la filature
des victimes à partir de Port au Prince.
Une
source officielle en Haiti a qualifié de "sans fondements" ces
affirmations, tout en faisant savoir qu'il s'agissait de manoeuvres
pour tenter de diminuer la respoinsabilite des autorités dominicaines.
Le
Ministere haïtien des Affaires Etrangères a plutôt averti que les
relations entre les deux pays pourraient être affectées si des suites
adéquates ne sont pas apportées aux requêtes haitiennes,
particulièrement à propos du dernier braquage dont a été victime M.
Supplice.
Deux
jours auparavant, l' homme d' affaires haïtien Jean Baptiste Louicène
tombait sous les balles de bandits de grand chemin dans la zone de San
Cristobal, sous les yeux de son épouse et de sa fille.
La
Fondation Zile a également fait un ensemble de recommandations
aux autorités haitiennes pour obtenir la protection des citoyens
haïtiens qui se rendent par la route en Republique dominicaine.
Elle a proposé dans
une lettre adressée à l'ambassadeur haitien en Republique
dominicaine, Fritz Cinéas, qu’ une demande de rencontre
urgente soit faite à la chancellerie dominicaine afin de
discuter
avec toutes les parties impliquées, (CESFONT, DNI, J-2, G-2,
Migration
et Douane), de l’ adoption immédiate d’ un
système de protection
pour les conducteurs –touristes haïtiens
.
Vu
que les chauffeurs de véhicules avec des plaques d'imatriculation
haïtiennes sont plus exposés et beaucoup plus ciblés que les
dominicains en raison du fait qu'ils sont censé être des touristes,
donc non armés et transportant de l'argent (dollars ou pesos), tenant
compte
du fait que jusqu' au km 15 de Azua il existe pas moins de 8 postes de
contrôle militaire dont le premier contrôle douanier effectué a Jimani et
considérant que les multiples attaques dont sont victimes des Haïtiens,
sont perpétrées dans l’axe pré-cité, il est impératif de déterminer,
selon la fondation Zile, un point final pour les contrôles comme par
exemple celui du km 15 de Azua pour le sud ou Navarette pour le Nord.
A
partir de ce dernier check point, un sticker visible de loin (fond
blanc par exemple, comme il est fait pour les compagnies de transport
tels que Caribe Tours, Capital Coach Line etc..) serait placé à
l’avant du véhicule pour qu’il ne soit pas arrêté jusqu' a sa
destination.
La Fondation Zile se
dit disposée à préparer un modèle à être soumis a l’appréciation des
autorités dominicaines et qu'il pourrait imprimer après
approbation, pour usage immédiat.
Il est entendu,
souligne l'organisation, que les autorités dominicaines devraient en
faire l’annonce publiquement et passer les instructions nécessaires à
toutes les forces armées.
La Fondation a
également suggéré d'autres mesures de protection speciale pour les
touristes haïtiens qui devraient être prises en compte à moyen terme par les deux parties dont la publication de l’emplacement graphique des check points formels sur les autoroutes desservant la frontière, l’implémentation
d’un système de contrôle de voyageurs fréquents n’ayant pas besoin de
se soumettre à 8 ou 10 contrôles sur les autoroutes et l'établissement par la partie haïtienne d'u
ne ligne d’information et d’assistance 24/24 pour les usagers de la frontière.
La Fondation Zile se propose pour être responsable d’une campagne d’information sur ce plan.
Nouvelles du 25 décembre 2011
Les
routes dominicaines infestées de bandits armés: des touristes
haïtiens attaqués regulièrement, le dernier en date le ministre
des Haïtiens vivant à l'Etranger; situation embarrassante pour les
autorités dominicaines
Port-au-Prince, 25 décembre 2011- (AHP)- Malgré
les attaques à repétition perpétréés quasi quotidiennement sur les
routes dominicaines, les Haïtiens s'y lancent par centaines toutes les
fins de semaine, souvent au peril de leur vie, puisque, malgré les trop
nombreux cas déjà enregistrés, les autorités dominicaines peinent
encore à trouver les solutions apropriées.
Après
l'assassinat la semaine dernière par des dominicains en tenue
militaire, d'un commerçant haïtien, c'est le ministre des
haïtiens Vivant à l'Etranger, Daniel Supplice et sa famille qui
ont faili laisser leur peau, dans un pays où le tourisme est la
première source de rentrée de devises américaines.
Ils
ont été interceptés, mis en joue et dépouillés de biens et argent
sur l’autoroute Duarte menant à Santiago de los Caballeros par hommes
armés de pistolets.
" Si ces hommes ne sont pas
réellement des militaires ou des policiers, mais pourquoi n'y a-t-il
pas une présence de vrais agents de l'ordre sur cete route où de
nombreux actes criminels sont commis régulièrement", s'interroge-t-on.
Pour
sa part, le chancelier haïtien Laurent Lamothe qui informe
avoir discuté de ce dosier avec son homologue dominicain, Carlos
Morales Troncoso, parle d'une situation susceptible de nuire aux bonnes
relations entre les deux pays.
Le ministre Supplice
annule une rencontre qu'il devrait avoir avec la presse ce lundi, pour
s'entretenir à la même heure avec des autorités dominicaines qui seront
en déplacement à Port-au-Prince.
En raison de
l'impraticabilité des routes haïtiennes et d'une grande précarité au
niveau des attractions touristiques, mais aussi par snobisme, les
Haïtiens prennent depuis un certain temps la route de l'Est pour aller
dépenser leur argent, les week-ends.
Il y a quand même des
destinations touristiques assez potables en Haïti, notamment la Cote
des Arcadins (nord), Jacmel (sud-est), Port-Salut, Camp-Perrin (sud),
la région du plateau central... Mais les prix , ne sont pas
compétitifs.
Les propriétaires ds Hotels de plage sur la côte
des arcadins, à Port-Salut ou ailleurs veulent être riches en un
jour et font ainsi fuir les touristes locaux qui n'attendaient que ça
pour expliquer leurs aventures sur les routes dominicaines.