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Nouvelles du 16 mai 2012
Multiplication et guerre des sondages à 4 jours de la presidentielle dominicaine: le reseau des electeurs chretiens stime que beaucoup de firmes d'enquête vont perdre leur crédibilité après les elections
Santo-Domingo, le 16 mai 2012 - (AHP) - Les sondages se multiplient et se font la guerre à 4 jours de la présidentielle dominicaine fixée au 20 mai.
La
firme Hamilton accorde 52% des intentions de vote à Danilo Medina du
parti de la libération dominicaine(PLD) contre 43% au candidat du parti
revolutionnaire dominicain, Hipólito Mejia. Cependant que " Centro Económico octroie un 50.4% au candidat du PRD contre 47% à celui du PLD.
Pour
sa part, le reseau des electeurs chretiens estime que beaucoup de
firmes d'enquête vont perdre leur credibilité après les élections, pour
avoir publié des résultats qui ont creé beaucoup de confusion.
"
Nous allons assister à grand questionnement sur les motivations des
enquêtes", a assuré le coordonnateur du Reseau, Luis Díaz. Il a fait
savoir que 90% des Dominicains a déjà decide pour qui il va voter,
ajotant que la veritable enquête se réalisera le 20 mai.
Entre
temps, de nombreuses personnes continuent de rechercher une copie
de leur carte de vote (sedula) qui aurait été égarée.
Le président Martelly installe le nouveau gouvernement dirigé par le premier ministre Laurent Lamothe: le
chef de l’Etat s'estime sur la bonne voie, malgré les difficultés des
premiers moments et demande des résultats rapides
Port-au-Prince, le 16 mai 2012 - (AHP) - Le
président Michel Joseph Martelly a procédé mercredi à l’installation du
nouveau gouvernement ayant à sa tête un de ses proches, Laurent Lamothe.
La
cérémonie d’investiture s’est déroulée au palais présidentiel en
présence des présidents des deux chambres du parlement et des
représentants du corps diplomatique entre autres.Le chef de l’Etat a renouvelé sa confiance en son ami, Laurent Lamothe qu’il a présenté comme un homme laborieux et déterminé,
capable de l’aider à réaliser ses promesses de campagne.Cette population qui, selon Michel Martelly
s’est montrée, patiente, conpréhensible et mûre, en raison du fait que
les choses ne se sont pas passées comme elle l’aurait voulu. Michel
Martelly a renouvelé son engagement à travailler à l’amélioration des
conditions de vie des citoyes, à protéger leurs droits et à défendre
leurs intérêts.
Le
chef de l’Etat s'estime sur la bonne voie, malgré les difficultés des
premiers moments. "Tout le monde reconnait que nous avons respecté
notre engagement, a lancé M. Martelly, plaçant l’investitutre du
nouveau gouvernement sous le signe de la continuité, de la cohésion et
de l’obligation des résultats.
Michel
Marletty a remiercié le premier ministre sortant Garry Conille et les
membres de son gouvernement qui n’ont pas été reconduit. Il annonce que
certains d’entre eux seront affectés à d’autres fonctions pour
continuer à servir la population.
Il
appelle la nouvelle équipe gouvernementale à se serrer les coudes, dans
un esprit de cohésion pour l’aider à affirmer l’autorité de l’Etat, à
augmenter le niveau des services de base offerts à la population.
Le
premier ministre Laurent Lamothe a pour sa part renouvelé sa volonté de
travailler avec le chef de l’Etat pour l’aider à changer les conditions
de vie des citoyens haïtiens. Il affirme que les expériences acquises
ces 12 derniers mois vont l’aider à aller plus vite sur la voie de la
reconstruction.“Fòk
pèp la jwenn” (Il faut que le peuple trouve en créole), a martelé le
nouveau chef de la primature, renouvelant sa volonté d'aider à sortir
le pays de la pauvreté extrême et l’aider à faire face aux grands défis.
Dans cette perspective, il a dit croire que le dialogue sera un outil indispensable à son équipe gouvernementale.
"Le
changement promis par le chef de l’Etat n’était pas une simple promesse
de campagne, mais s’inscrit dans sa volonté et son engagement à
améliorer le sort des citoyens, a dit Laurent Lamothe qui remercie le
président de lui avoir donné l’opportunité de servir le pays et
contribuer aux efforts visant à le sortir du gouffre.
La
nouvelle équipe gouvernementale compte 22 ministres dont 7 femmes, un
ancien sénateur et plusieurs ministres reconduits alors que de nouveaux
postes ministériels ont été créés.
C’est
le cas des ministères aux affaires paysannes, à la défense nationale,
aux droits de l'Homme et à la lutte contre la pauvreté extrême.
Le Ministère ministères de la culture et de la communication a été scindé en deux.
Si
plusieurs secteurs ont salué la volonté du président Martelly et de
son premier ministre Laurent lamothe d’offir une place de choix aux
femmes dans ce gouvernement en leur accordant 7 postes ministériels,
d’autres ont vivement critiqué leur décision de créer des ministères
dont ils affirment ne pas voir l’économie.
C’est
le cas par exemple du ministère à la paysannerie. L’un des leaders du
mouvement paysan en Haïti, Chavannes Jean-Baptiste (Du MPP Mouvement
des Paysans de Papaye) dit ne pas voir la nécessité de mettre sur pied
une telle institution.
Il
y a, a-t-il dit-, les ministères de l’agriculture et de l’environnement
qui ont pour mission de veiller sur le secteur, a-t-il rappelé,
dénonçant de surcroit le fait par l’administration Martelly/Lamothe de
n'avoir pas consulté le secteur pour connaitre ses attentes avant la
mise sur pied d'un tel ministère.
Il affirme n’attendre absolument rien de ce nouveau ministère.
La
séparation de la culture et de la communication n’est pas mieux vue par
l’ancien titulaire de ce porte-feuille sous la présidence Préval
(René), Olsen Jean Julien.
Il
a indiqué que les moyens de communication devraient être considérés
comme un moteur de promotion de la culture si ce n’est n’est en soi un
élément culturel. "La culture et la communication devraient être toutes
deux des vecteurs de développement économique et social",
Un
gouvernement qui voit dans la culture quelque chose de symbolique et la
communication comme un moyen de propagance aurait sans doute tendance à
les separer, a dit Olsen Jean Julien, affirmant qu’on ne saurait
séparer les arts médiatiques de l’industrie culturelle.
Pour ce qui est de la création du ministère à la défence nationale, nouvellement créée et que dirigera Jean Rodolphe Joazile, ancien
président de l’Assemblée Nationale et ancien capitaire de l’armée (FAdH
Forces Armées d’Haïti), l’ancien colonel Himmeler Rébu dit y voir une
porte ouverte sur le départ de la Minustah (Mission des Nations Unies
pour la Stabilisation d’Haïti).
Il
est clair qu’une armé doit être remplacée par une autre armé et s’il
faut penser et préparer le départ des casques bleus de l’ONU du pays,
il faut mettre sur pied notre propre armée, a-t-il dit, estimant que le
ministère de la défense pourrait aider à avancer dans cette direction.
Le leader de la KID met en garde contre la mise en place d'un Conseil Electoral Permanent (CEP), en dehors des dispositions de la constitution
Port-au-Prince,
le 16 mai 2012 – (AHP) – Le leader de la Convention Unité Démocratique
(KID, Konvansyon Inite Demokratik), Evans Paul a mis en garde mercredi
contre toute tentative de la nouvelle équipe gouvernementale de mettre
sur pied un Conseil Electoral Permanent (CEP), en dehors des
dispositions de la constitution, dans la perpective de l’organisation
des prochaines élections.Le
premier ministre Laurent Lamothe a promis lundi, devant l’Assemblée des
députés, que les prochaines compétitions électorales seront organisées
avant la fin de l’année et que le président Martelly devrait bientôt
publier la version amendée de la constitution de 1987.Pour
Evans Paul, le premier ministre a outrepassé ses attributions
constitutionnelles en fixant la date des élections qui, rappelle-t-il,
est une prérogative d’un CEP indépendant qu’il soit provisoire ou
permanent.Un
CEP permanent ne peut qu’accoucher des élections partisanes pendant les
10 prochaines années et cela, a-t-il dit, ne peut que favoriser des
crises dans le pays.
M.
Paul a dit croire que le mieux serait de mettre sur pied un ultime
conseil électoral prpvisoire devant organiser les prochaines élections
en attendant que les conditions soient réunies pour la mise sur pied du
CEP permanent.
Pour
ce qui est de la volonté du président Martelly de publier la version
corrigée de la constitution amendée, Evans Paul estime que cela ne
devrait pas se faire. Il faut plutôt que l’administration
Martelly/Lamothe prenne des dispositions pour qu’à la fin du quiquénat
on puisse reprendre le processus d’amendement, a-t-il souligné.Le
responsable de la KID rappelle que le chef de l’Etat avait fait
clairement savoir qu’il n’allait pas publier l’amendement de la
constitution après avoir écouté plusieurs personalités dont la
constitutionaliste et ancienne candidate à la présidence Mirlande H.
Manigat.
S’il choisit de publier à présent l’amendement c’est qu’il se contredit lui-même, affirme Evans Paul.
LES DÉCÈS MATERNELS ONT BAISSÉ DE MOITIÉ EN 20 ANS, MAIS IL CONVIENT D’ACCÉLÉRER LES PROGRÈS
Nations
Unies, New York, 16 mai 2012 --- Le nombre de femmes qui meurent des
complications de la grossesse et de l’accouchement a diminué de moitié,
selon de nouvelles estimations publiées ce 16 mai par l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
(UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et la
Banque Mondiale. “C’est
encourageant de constater cette diminution du nombre de femmes qui
meurent pendant la grossesse et l’accouchement. Cela montre queles
efforts considérables des pays, avec le support de l’UNFPA et d’autres
partenaires de développement, fonctionnement bien. Mais nous ne devons
pas nous arrêter là. Nous devons continuer notre travail pour faire en
sorte que chaque grossesse soit désirée et chaque accouchement sans
danger”, a déclaré Dr Babatunde Osotimehin, Directeur Exécutif de
l’UNFPA, le Fonds des Nations Uniespour la Population. Le
rapport intitulé “Tendances de la mortalité maternelle” montre que,
entre 1990 et 2010, le nombre de décès maternels par an a diminué de
plus de 543,000 à 287,000, soit une réduction de 47%. Alors que dans
presque toutes les régions, on a réalisé des progrès importants, il y a
de nombreux pays, notamment en Afrique Subsaharienne, qui n’atteindront
pas l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)
relatif à la réduction des décès maternels de 75% entre 1990 et 2015. Toutes
les 2 minutes, une femme meurt des complications de la grossesse; et
les 4 causes de décès les plus fréquentes sont: les hémorragies graves
après l’accouchement, les infections, l’hypertension pendant la
grossesse et l’avortement réalisé dans de mauvaises conditions. 99% des
décès maternels surviennent dans des pays en développement; la plupart
d’entre eux auraient pu être évitées grâce à des interventions
efficaces par du personnel qualifié. “Nous
savons exactement ce qui est nécessaire pour prévenir les décès
maternels: améliorer la planification familiale volontaire, investir
dans la formation des travailleurs de la santé qui dispensent des
connaissances pratiques aux sages femmes, et assurer l’accès aux soins
obstétricaux d’urgence en cas de complications. Il est prouvé que de
telles interventions sauvent des vies et accélèrent les progrès vers
les Objectifs du Millénaire pour le Développement 5”, a déclaré Dr
Osotimehin. “Ces
nouvelles estimations montrent comment des progès ont été réalisés dans
le monde en matière de santé maternelle et des améliorations ont été
constatées en termes de qualité des données. Elles montrent aussi
comment le Système des Nations Unies est uni dans l’action pour
améliorer la situation des femmes et des filles à travers le monde”, a
déclaré Dr Osotimehin.
Nouvelles du 14 mai 2012
Un ex-sénateur reconnait l'existence d'un deal mais pas d'argent, lors de la ratification de la politique générale du premier ministre Laurent Lamothe au Sénat
Les
Cayes, le 14 mai 2012 - (AHP) - L'ancien sénateur Yvon Buissereth, a
reconnu dimanche que ses collégues et lui-même qui ont accordé le 8 mai
un vote favorable au premier ministre Laurent Lamothe lors de la
présentation de son énoncé de politique générale, l'ont fait en
échange d'avantages négociés.
L'ex-parlementaire
qui présentait le bilan de son mandat au Sénat, a indiqué que pas un
député, ni un sénateur n'a voté en échange d'argent.
Nous l'avions fait en échange d'avantages négociés au profit, a-t-il dit, de la population.
"Il y en a qui ont voté sur
la base de promesses que des projets allaient etre realisés dans leurs
anciennes circonscriptions ou dans leurs départements, d'autres en retour de garanties du premier ministre que le gouvernement
allait appuyer leur campagne dans la perspective d'un retour au
parlement.
Yvon
Buissereth n'a toutefois pas dit par quels moyens, le gouvernement de
M. Lamothe compte donner son appui à la campagne de ceux qui l'ont
aidé, par leur vote, à atteindre la Primature.
Selon
M. Buissereth, les sénateurs qui n'ont pas voulu que la séance ait lieu
le 8 mai, date qui marquait la fin du mandat d'un tiers du Sénat,
voulaient profiter de leur deépart pour négocier a leur propre
profit.
L'ancien
sénateur a, par ailleurs, pris le contrepied de ceux qui disent que le
premier ministre Lamothe n'est pas éligible en raison des doutes pesant
sur sa nationalite ou qui avancent que la séance n'aurait pas dû avoir
lieu, car le document traitant de la poltique générale de M. Lamothe,
aurait du être distribué au moins 48 heures a l'avance.
L'ancien
senateur a indiqué qu'a l'époque Bellerive (Jean Max, ex premier
ministre de René Préval), le texte avait été distribué au moment même
du vote et que l'exigence de la nationalité n'a pas toujours été
respectée.
Si des secteurs questionnent à tort ou à raison
le parcours de l'actuel ministre des Affaires étrangères pour atteindre
la primature, le rejet de l'ancien sénateur Kély Bastien qui se voyait
dejà ministre de l'environnement, semble faire l'unanimité, même si
c'est pour des raisons différentes.
Mines
d'Or en Haïti: Le Directeur du Bureau haïtien de l'énergie et des mines
confiant que l'on s'avance vers la phase d'exploitation: Dieuseul
Anglade insiste cependant sur la nécessité du renforcement de
l'autorité minière haïtienne
Port-au-Prince , 14 mai 2012- (AHP)- Le
Directeur du Bureau haïtien d'énergie et des mines Dieuseul Anglade, a
indique lundi que des compagnies d'exploration minière sont
parvenues à de nouvelles découvertes dans le Nord-est du pays où une
importante quantité d'or serait enfouie dans le sol, et qu'on s'avance
vers la phase de l'exploitation.
Dans un article publié dimanche, le Huffington Post a revelé que des forages
exploratoires entrepris l'année dernière ont permis de decouvrir
des métaux précieux d'une valeur potentielle de $ 20 milliards de
dollars, dans les montagnes du nord-est du pays.
Il s'agirait d'un gisement de 23 millions d'onces, d'une valeur totale de 40 milliards de dollars, dans lequel la République dominicaine voisine serait egalement impliquée.
Haïti a signé en 1997
des contrats avec 3 sociétés minières canadiennes et americaines dont
la SOMINE, pour produire des études de faisabilité. "Il y
aura probablement des résultats concluants et des mines sur lesquelles
on travaille qui seront soumises à exploitation, a garanti Dieuseul
Anglade.
Concernant
les risques que certains pays étrangers s'accaparent de nos
ressources, Dieuseul Anglade a dit ne pas considérer un tel risque. "
Ce sont les compagnies avec lesquelles nous avons signé des
contrats, que nous devons avoir à l'oeil", a-t-il dit.
Il a ainsi fait voir la nécessité pour l'Etat de renforcer l'autorité minière haïtienne afin de protéger les intérêts du pay dans le cadre des opérations d'exploitation.
Le
Directeur du Bureau des mines a insisté sur le fait que ce renforcement
ne concerne pas seulement le bureau des mines , mais aussi les
ministères de l'environnement, du Commerce et de l'Industrie et de
l'Economie et des Finances.
Nouvelles du 13 mai 2012
Le
sous-sol d'Haïti contiendrait la cle du changement des conditions de
vie de la population haïtienne: des gisements d'or d'une valeur totale
de 40 milliards de dollars enfouis sous les montages du Nord-est
d'Haïti et aussi en république dominicaine
Trou du Nord , 13 mai 2012- (AHP)- La
terre d'Haïti détient la clé du changement des conditions de vie
de ses habitants meurtris par des siècles de pauvreté, de
catastrophes et de maladies: une importante quantité d'or serait
enfouie dans les montagnes du Nord-est du pays ainsi que des
mines de cuivre et d'argent.
Des forages
exploratoires entrepris l'année dernière ont permis de decouvrir
des métaux précieux d'une valeur potentielle de $ 20 milliards de
dollars, sous les montagnes du nord-est du pays, selon un
article publié ce dimanche 13 mai par le Huffington Post.
Une
société minière dont le nom n'est pas cité cherche aujourd'hui à
déterminer la meilleure façon d'extraire ces métaux précieux.
Mais, on ne dit pas quelle compagnie haïtienne travaille la sociéte
minière étrangère pour veiller au grain, si on a localement la capacité
de le faire.
De l'autre côté de la frontiète, en République dominicaine,
on prévoit de débuter l'année prochaine les travaux d'extraction
de l'un des plus grands gisements d'or au monde, qui serait d'une
quantité de 23 millions d'onces, d'une valeur totale de 40 milliards de dollars qui devraient être divisés en deux : 20 pour haïti et 20 pour pour la République voisine.
Mais l'article ne dit pas qui a évalué la quantité du gisement, sur quel critère le partage a eté fait ni par qui.
Mais
l'auteur de l'article MARTHA MENDOZA rappelle que le budget annuel de
l'Etat haïtien pour 2011/2012 est de 1 milliard de dollars, et que plus
de la moitié de ce montant est fournie par la communauté
internationale.
Le plus grand apport financier vient de l'extérieur d'Haïti. L'an dernier, les Haïtiens vivant à l'étranger ont envoyé quelque 2 milliards de dollars au pays.
Ainsi
donc, une partie de cette richesse obtenue de l'exploitation des mines,
pourrait financer la construction des routes, des écoles, l'eau potable
le drainage au profit des 10 millions d'habitants du pays, dont
la plupart vivent avec environ 1,25 $ par jour. Et Haïti n'aurait plus
besoin de tendre son bol aux quatre coins du monde, pour quémander
"Si
les compagnies minières venaient exploiter cette richesse de façon
honnête et que le gouvernement haïtien était vigilant, alors, la
solution serait trouvée pour faire avancer le pays», a déclaré le
directeur du Bureau des Mines, M. Anglade Dieuseul cité par le Huff
Post.
De fait, souligne encore l'article de Mme Mendoza, les Haïtiens ne connaissent pas l'étendue de ce
trésor enfoui. Les espaces miniers ne sont pas identifiés, et le travail
de forage est souvent effectué sur des sites accessibles uniquement par
des chemins de terre en mauvais etat et très éloignés de la capitale.
Mais,
des
investisseurs américains et canadiens auraient dépensé plus de 30
millions
de dollars ces dernières années pour des forages exploratoires, la
construction de nouvelles routes d'accès, de bureaux et
pour des études de laboratoire sur les
échantillons prélevés.
Entre temps, des centaines de
milliers de familles vivent aujourd'hui encore dans des conditions
infra-humaines, 28 mois après le seisme devastateur du 12 janvier 2010,
attendant le debut de la reconstruction annoncée.
Le
président Martelly dément avoir promis le poste de ministre de
l'environnement à l'ancien sénateur Kély Bastien, contrairement aux
déclarations de l'interessé et de ses proches à la chambre basse
Port-au-Prince, 13 mai 2012- (AHP)-Le président Michel Martelly a démenti samedi avoir promis le portefeuille du ministère de l’environnement à l’ancien sénateur Kély Bastien, comme le prétendent certains parlementaires (et l'intéressé lui-même).
Un
groupe de députés a refusé la veille de prendre place dans la
salle ou était prévue la séance de présentation de l’énoncé de
politique générale du premier ministre pour protester contre ce qu’ils
considèrent comme un manque de respect de l’exécutif envers l’ancien
sénateur du Nord, celui-là qui, le mois dernier, avait questionné la maladie du président (embolie pulmonaire).
Ils ont dénoncé l'evincement de Kely Bastien
24 heures après qu'il eut reçu la garantie de sa nomination, le 8 mai,
jour du vote de l'enoncé de politique generale du premier ministre
Laurent Lamothe au sénat.
La réaction des députés pro-Bastien
a occasionné le report sine die de cette ultime étape du parcours
de M Lamothe vers la primature.
Outre le groupe de deputés
proches du sénateur Bastien, ce dernier était convaincu d'avoir le
poste au point qu'il avait commencé à faire part de de son plan
environnemental. Les mauvaises langues ont même affirmé qu'il s'était
fait acheter de nouveaux costumes.
En tout cas, dans une
interview samedi à radio Signal FM, le chef de l’état s’est présenté
comme un homme de parole, en indiquant que cela lui arrive très
rarement de manquer à ses engagements.
« A aucun
moment je n'ai pris une telle décision… ça n'a jamais ete le cas
» a déclaré le chef de l’état, faisant savoir qu’il était plutôt
convenu lors d’une réunion tenue jeudi soir avec des députes que ces
derniers voteraient en faveur de la validation de la déclaration de
politique générale de son premier ministre et qu’il ne comprenait pas
encore les motifs du report de la séance.
Michel Martelly qui se
voulait convaincant a expliqué que contrairement au cas Kély Bastien il
a accepté que l’ancien sénateur Rodolphe Joazile dirige le prochain
ministère de la défense. Evoquant les expériences de l’ancien capitaine
des Forces armées d’Haïti, il a affirmé que son profil pourra servir à
aider à la création de la nouvelle force publique, à garantir la
sécurité du pays et a résoudre la crise des hommes en treillis
militaires.
Selon des sources bien informées, l'idée de la création d'un ministère de la défense ne serait pas très populaire dans des
secteurs de la communauté internationale qui y voient l'intention nette
et claire du président Martelly de ressusciter l'Armée d'Haïti, au
détriment du renforcement de la police nationale.
La
finalisation du processus de ratification du premier ministre Laurent
Lamothe est aujourd'hui suspendue à une convocation a l’extraordinaire
de la chambre basse, étant donné que les députés partent en vacances ce
lundi 14 mai, selon ce qu’a rappelé vendredi, le président de ladite
assemblée Levaillant Louis Jeune.
" La séance de
ratificaion ne pourra avoir lieu lundi en raison de la
clôture de la première session de l’année législative prévue à
cette date", a indiqué le parlementaire qui s'est à l'occasion
declaré très affecté par l'humliation subie par le docteur
Kély Bastien, tout en rappelant aux jeunes loups ambitieux, que la
colonne vertébrale est trop importante pour l'ensemble du squelette
humain pour qu'ils la detériore avec des courbettes .
Pour
beaucoup, le processus de ratification de l'énoncé de politique
générale de Laurent Lamothe est caractérisé par un ensemble de
controverses qui font présumer qu’on n’est pas près de sortir de
l’auberge. Tant au niveau de l’exécutif que du législatif, ce sont
des conflits d’intérêts qui marquent le parcours du proche ami du
chef de l’état vers la primature.
On n’oubliera pas les
graves dénonciations dans les rangs de parlementaires s’accusant
de corruption ou de manque de loyauté, des réunions houleuses
caractérisées par de vifs échanges entre des dignitaires. Le flou
et les hésitations sont évidents au point que la liste de
ministres soumise au sénat ferait l’objet de controverses, certaines
personnalités dont les noms y figurent seraient en disgrâce
auprès de puissants secteurs.
La question se pose:
est-ce que le chef de l'Etat va investir son premier ministre sans la
ratificaton de son exposé de politique générale à la chambre basse.
Nouvelles du 12 mai 2012
Dernier sprint des candidats pour la présidentielle dominicaine du 20 mai
Santo-Domingo, 12 mai 2012- (AHP)- Les
candidats à la présidentielle du 20 mai en République dominicaine,
particulièrement Hipolito Mejia du parti de la Revolution dominicaine
(PRD) et Danilo Medina du parti de la liberation dominicaine (PLD) au
pouvoir, mettent les bouchées doubles pour sensibiliser leurs partisans
et tenter de convaincre les indécis.
A
une semaine de ces joutes
marquées par une chaude campagne et aussi des exhibitions de gros
moyens notamment du PLD, l'Eglise catholique a appelé les
candidats et leurs partisans au calme.
Le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez leur a demandé de rester calmes
et de se preparer à recevoir cer que le peuple aura décidé par la voie
des urnes" parce que dans la nervosité, en lançant ds insusltes des
pierres nous n'allons rien solutionner, a déclaré l'archevêque de
santo-Domingo.
Il
a considéré l'actuel processus électoral comme une soupe dans laquelle
il y a de tout: bonnes paroles, insultes, trivialité, violences et
autres.
" Je dis que maintenant, ce qu'il y a lieu de faire, c'est
se préparer sereinement au verdict des élections et que chacun aille
déposer son bulletin avec respect.
La
junte centrale électorale (JCE) a initie samedi une opération de
motivation au vote avec la distribution de plus de 3000 bulletins
educatifs dans les médias et les centres commerciaux
Entre temps, le candidat du parti Alianza País, Guillermo Moreno, a declaré samedi disposer d'informations selon lesquelles dans certaines loicalités de Santo Domingo, des points d'achat de cartes électorales seraient mis en place.
Il
a demandé aux responsables de la JCE de prendre des dispositions pour
découvrir ces points d'achat et adopter des mesures contre les
coupables.
Le chef de la police nationale, le major général José Armando Polanco Gómez,
a donné vendredi la garantie que les élections du 20 mai se derouleront sous forte
sécurité.
Il a fait ces déclarations lors d'une réunion avec les 13
directeurs régionaux du pays, les 7
directeurs centraux et les 60 commadants de zone et le chef de la police
électorale pour passer en revue la stratégie de sécurité arrêtée.
Le chef de la police s'est egalement entretenu avec le ministre ds Forces armées, le general Joaquín Virgilio Pérez Félix, autour du thème de la sécurité électorale.
Comme pour donner un coup de pouce au parti de la liberation dominicaine, à l'avant-veille du premier anniversaire (14 mai) de ses premiers 12 mois de pouvoir au bilan très mitigé,
le president haïtien Michel Martelly est revenu sur le scandale de
corruption haïtiano-dominicain dénoncé par la journaliste Nuria Piera.
Il a nié samedi, dans une interview à l'agence espagnole
EFE, avoir reçu de l'argent (2.5 millions de dollars) du sénateur
PLdiste, Felix Bautista.
Ce scandale avait mis à mal le parti de la liberation
dominicaine, au point qu'on croyait qu'il pourrait influencer la
présidentielle, vu que M. Bautista est un haut cadre du parti et un
proche ami du président Léonel Fernández.
Tout en démentant
avoir reçu ces millions, le président haïtien, a ajouté: si j'ai reçu
de l'argent pour la campagne, quel mal y a-t-il? Pendant la campagne
electorale, tout le monde recherche de l'argent, si j'avais reçu de
l'argent, je l'aurais utilisé pour la campagne", a-t-il affirmé.
L'agence EFE n'a pas dit s'il a réagi pour la somme dont la journaliste dominicaine a dit qu'il a reçu après son election.
Martelly d'ajouter: j'ai reçu de l'argent, mais pas de cette équipe".
Mais il a dit dans le même temps ne rien savoir des millions dont on
parle, car tout serait faux, a relevé EFE.
Cette
election présidentielle se déroulera, alors que la République
dominicaine qui se targue d'être le sauveur d'Haïti est considéré comme
"un pays en mal-développement" où la pauvreté refuse de reculer, en dépit du fait que sa croissance est l'une des plus élevées d'Amérique latine.
Dans
un article publié dans la dernière édition du journal français " le
Monde", Michel Caroit relève que "la nécessité de changer de modèle de
développement et de mieux redistribuer les fruits de la croissance est
l'un des seuls points sur lesquels s'accordent les candidats à
l'élection présidentielle du 20 mai en République dominicaine.
Il
souligne que derrière les plages bordées de cocotiers qui attirent 4
millions de touristes chaque année, plus de 40 % de la population
vivent sous le seuil de pauvreté.
"La misère a à peine reculé,
bien que le taux de croissance du pays soit parmi les plus élevés
d'Amérique latine et des Caraïbes depuis vingt ans (4,5 % en 2011)."
Côté santé et éducation: Les taux de mortalité infantile et d'exclusion scolaire sont parmi les plus hauts de la région.
Mais,
ce n'est pas tout, " la République dominmicaine, importante plaque
tournante de la cocaïne sud-américaine vers l'Europe et l'Amérique du
Nord, est en proie à une criminalité croissante. La corruption de
nombreux juges favorise l'impunité des criminels, qui bénéficient
souvent de la complicité de policiers".
L'article
du Monde informe que les inégalités se sont creusées entre les masses
appauvries des campagnes ou des bidonvilles et la caste liée au pouvoir
qui exhibe des richesses souvent mal acquises.
"Au centre d'un
scandale de corruption qui s'est étendu en Haïti, au Panama et au
Pérou, le sénateur Félix Bautista est l'archétype de cette accumulation
vertigineuse. Sans le sou il y a seize ans, ce proche du président
Leonel Fernandez est aujourd'hui à la tête d'une fortune dont il dit
ignorer le montant.
Les
accusations de corruption, l'achat de responsables de l'opposition et
la dénonciation de complots imaginaires sur la base d'écoutes
téléphoniques illégales ont marqué la campagne, sur fond de caravanes
rivalisant de décibels. Le Parti de la libération dominicaine (PLD,
centre droit, au pouvoir) et le Parti révolutionnaire dominicain (PRD,
social-démocrate) n'ont cessé de s'accuser de mener " une sale campagne
", où les " boules puantes " ont remplacé l'exposé des programmes.
A
ce jeu, le candidat du PLD, Danilo Medina, a bénéficié des ressources
de l'Etat et du soutien actif du président Fernandez, qui a multiplié
les inaugurations de chaussées fraîchement asphaltées. Ne pouvant se
représenter à un troisième mandat consécutif - il a été président trois
fois, 1996-2000 puis 2004-2008 et 2008-2012 -, il a imposé son épouse,
Margarita Cedeno, comme candidate à la vice-présidence du PLD. Grâce à
l'important budget de son " Bureau de première dame ", la candidate
s'est construit une popularité fondée sur l'assistanat aux plus pauvres".
L'ancien
sénateur Kély Bastien avili et roulé dans la farine?: des députés font échouer
la séance de ratification de l'énoncé de politique generale du premier
ministre Lamothe
Port-au-Prince, le 12 mai 2012 - (AHP) -
Des groupes de députés n'ont pas permis vendredi à l'assemblée de
réunir le quorum qui devait permettre de voter sur l'énoncé de
politique générale du premier ministre Laurent Lamothe dont le choix
avait pourtant été validé haut la main le 3 mai par les mêmes
deputés , mais dans une ambiance de dénonciation de versement de pots
de vin et d'autres formes de corruption.
Les députés accusent le
président Martelly et son premier ministre d'avoir renié la promesse de
nommer d'anciens sénateurs dont celui du Nord Kély Bastien à des postes
ministériels.
Les
députés sont surtout furieux du fait que le
pouvoir aurait roulé Kély Bastien dans la farine après lui avoir promis
le portefeuille de l'envionnement. Et ils ne tarissent pas de
qualificatifs et de mots pour taxer l'affront: camouflet,
Kély, la risée; pied-de-nez à l'ancien sénateur du Nord
"C'est une gifle, une grave
insulte à Bastien et un reniement de la promesse de faire de lui un des
ministres du prochain gouvernement", s'est indigné le député Jean
Tolbert Alexis (Croix-des-Bouquets, ouest).
En effet, alors que
le sénateur Bastien votait le 8 mai en faveur de l'énoncé de politique
genérale de Laurent Lamothe, son nom figurait sur une des listes du
nouveau cabinet.
Kély Bastien et ses 9 autres collègues alors en
fin de mandat, sont accusés d'avoir permis la violation de l'article 78
des règlements internes du Sénat qui stipule que des copies de l'énoncé
doivent être transmises à tous les sénateurs, 48 heures avant la tenue
de la séance. Ce qui ne semble pas avoir été fait.
Dans les
milieux proches du parti Inité dont l'ancien sénateur est censé faire
partie, on affirme que M. Bastien a voté contre la ligne de sa
formation et n'a pas respecté les consignes données.
Et dans les
rangs de ses 8 anciens collègues qui ont boudé mardi, la partie de la
séánce consacrée à l'énonce de politique genérale, on estime que
kély Bastien n'a que ce qu'il merite. Et, si, ont-ils dit, des députes
empêchent l'atteinte d'un quorum parce qu'on aurait mis Kely Bastien au
rancart, prouve que son vote du 8 mai etait conditionné par une
récompense.
Plusieurs autres anciens sénateurs dont Rodolphe
Joazile (nord-est) devraient être recyclés par leur intégration sans
transition dans le futur gouvernement
Toutefois, selon
differentes sources, la liste communiquée dans la soirée du 8 mai
pourrait avoir été un "fake", ne serait-ce qu'en partie, puisque des
discussions se seraient poursuivies jusqu'à vendredi en vue de la
formation du véritable cabinet.
C'est au cours d'une de ces
discussions houleuses jeudi soir qu'il aurait été décidé d'évincer
certaines personnalités préalablement mentionnées, dont l'ancien
sénateur Kély Bastien.
Un problème de confiance et de frivolité
aurait été posé: "si certains ont pu trahir leurs anciens camarades,
pourquoi ne nous trahiraient-ils pas?"
Lors de la seance avortée
de vendredi et reportée sine die, des députés ont reclamé le départ du
ministre chargé des relations entre l'exécutif et le législatif accusé
de mouchard qui épie les moindres gestes des parlemenbtaires pour en
faire rapport au chef de l'Etat.
Nouvelles du 11 mai 2012
La lutte contre la
pauvreté ne peut se faire uniquement par la création d'un ministère, mais par des mesures
structurelles adéquates et par la croissance économique, selon deux experts haitiens
Port-au-Prince, le 11 mai 2012 - (AHP) - Le
spécialiste en sciences du développement Dr Fritz Dorvilier salue
l’intérêt manifesté par le premier ministre Laurent Lamothe d’engager
son gouvernement dans la lutte contre la pauvreté mais croit que des
résultats satisfaisants ne peuvent être obtenus dans ce domaine qu'à
une politique publique et à des mesures structurelles adéquates. Intervenant sur Radio Solidarité autour de la création du ministère de la lutte contre la pauvreté,
l’enseignant-chercheur à l’université d'Etat d’Haïti, a rappelé que
plus de la moitie de la population haïtienne (soit 56%) vit dans une
pauvreté extrême. Selon lui, ce ne sont ni les projets comme Aba
Grangou ni des initiatives isolées qui vont solutionner les problèmes
structurels de pauvreté et d’inégalités sociales. Le
programme de lutte contre la faim intitulé Aba Grangou (à bas la faim)
initié par la première dame Sophia Martelly, projette de réduire
substantantiellement le nombre d’Haïtiens souffrant de la faim d’ici
2016. M.
Dorvilier recommande aux autorités de puiser des données de la carte de
la pauvreté élaborée en 2004 et également du document de stratégie
nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP)
préparé en 2007 pour mieux orienter leurs interventions. De
son coté le président de l’association des économistes Haïtiens, Eddy
Labossière estime que la situation difficile du pays sur le plan
financier n’est pas propice à l’augmentation des ministères déjà
nombreux et budgétivores. Selon
lui, cette décision du nouveau premier ministre est loin de constituer
une solution au problème de la pauvreté qui est, selon lui, très grave.
Il indique en effet que selon des données fiables, près de 2 millions
d’Haïtiens vivent avec moins de 2 dollars américain par jour.
L’économiste
souligne à l’intention des dirigeants que la croissance économique est
la vraie voie à emprunter pour lutter contre la pauvreté, toutefois,
a-t-il insisté, il doit s’agir d’une croissance bien distribuée.
« Comment peut-on combattre la pauvreté si le pays ne produit pas », s’est-il demandé.
Le
président de l’AEH dit constater avec regret que les annonces des
différents dirigeants qui se sont succédé au pouvoir n’ont même pas été
suivies de dispositions visant le renforcement de l’agriculture.
Même une banque de crédit agricole n’a pas été créée, a-t-il déploré.
Le
nouveau ministère chargé des droits de l’homme de la lutte contre la
pauvreté extrême sera dirigé par Marie Carmelle Roxanne Auguste.
Le
premier ministre Laurent Lamothe a annoncé lors de la présentation de
son énoncé de politique générale au sénat que son gouvernement ferait
de la lutte contre la pauvreté extrême l’une de ses grandes priorités.
D’où son slogan : « Fòk pèp la jwenn » (il fauit que le peuple trouve).
La Unibank SA inaugure une direction spécialisée dans le financement des micro-entreprises:toute entreprise participant à des activités légales, peut trouver du crédit à la Unibank, selon le président de son conseil d’administration, Carl Braun
Port-au-Prince, le 11 mai 2012 – (AHP) –
La Unibank SA a inauguré vendredi, dans sa succursale située à l’angle
des rues John Brown et Lamarre, une direction spécialisée dans le
financement des micro-entreprises, en leur offrant un crédit adapté à
leurs besoins.
Il s’agit d’un programme additionnel, à coté de
la direction de crédit de l’institution et de sa filiale « Microcrédit
national», en vue d’aider les micros, petites et moyennes entreprises à
faire face aux difficultés liées au manque d’accès aux crédits.
La
responsable de cette nouvelle direction, Martine De Catalogne, a fait
savoir que, s’il est vrai que les PME jouent un rôle important dans la
croissance du produit interieur brut (PIB) des pays en développement,
en Haït,i la plupart d’entre elles font face à de sérieuses
difficultés, notamment l’accès aux crédits, pour grandir, prospérer et
demeurer.
Madame De Catalogne a indiqué qu’à travers cette
nouvelle direction, la Unibank entend continuer de se rapprocher des
clients qui ne sont pas considérés, selon elle,
comme des acheteurs de services de crédit mais comme de véritables
partenaires qui trouvent à l’institution, des conseillers qui les
aident à faire prospérer leurs avoirs.
Le président du conseil
d’administration de la Unibank, Carl Braun a souligné que la mise
sur pied de cette nouvelle direction, va permettre la circulation de
plus d’argent dans l’économie, ce qui aura pour effet de
favoriser la creation davantage d’emplois, l'augmentation des revenus,
de la croissance et un meilleur développement.
Quelque soit l’entreprise qui participe à des activités légales, peut trouver du crédit à la Unibank, a dit M. Braun.
Il
rapelle que la Unibank (fondée en novembre 1992) est présente dans
14 villes de province et dans toutes les régions de Port-au-Prince.
"Nous offrons certes du crédit depuis notre fondation mais la création
de cette nouvelle direction nous permettra de donner plus d’attention à
notre clientèle intéressée par les services de crédit, a assuré M.
Braun.
Inauguration du nouveau siège social de l’Office National d’Assurance Vieillesse à Pétion-Ville et lancement du centre d’opération d’ONA-PAM, en présence du chef de l'Etat
Port-au-Prince, le 11 mai 2012 – (AHP) –
Les nouveaux locaux abritant le siège social de l’Office National
d’Assurance Vieillesse (ONA) ont été inaugurés vendredi à Pétion-ville
en présence du président de la République, Michel Joseph Martelly.
Cette
cérémonie a été marquée par l’inauguration du centre d’opération
d’ONA-PAM, un programme de microcrédit dédié spécialement aux petites
bourses. Le chef de l’Etat a salué la mise en place dudit programme
qui, dit-il, va aider son administration à lutter de manière plus
efficace contre la pauvreté dans le pays.
Il appelle en ce sens
les différents salariés à s’acquitter de leurs obligations de payer
leurs contributions à l’ONA pour lui donner les moyens de continuer à
offrir un service de qualité à la population.
"LONA est résolument tourné vers la relance des activités économiques", a lancé le chef de l’Etat.
Le
président Martelly a égalementredit sa volonté de voir toutes les
institutions pu pays se mettre, de manière efficace, au service des
citoyens haïtiens.
Il affirme participer à l’inauguration du
nouveau siège central de l’ONA avec la ferme conviction d’amener le
changement dans l’administration publique. Il inscrit cette cerémonie
dans la droite ligne du processus de développement et de
modernisation de l'Institution.
Le directeur général de l’ONA,
Bernard Dégraff a, pour sa part, fait l’éloge des bonnes performances
de l’institution depuis sa prise de fonction. Il informe qu'au cours de
ces 6 derniers mois, l’ONA a enregistré une augmentation de recettes de
plus de 30 %.
Les fonds de l’ONA doivent servir d’outils pour
combattre la pauvreté, a poursuivi M. Dégraff qui informe qu’à partir
de la semaine prochaine, la livraison des livrets ne sera plus un
casse-tête. "Le livret sera remplacé par une carte digitalisée qui sera
livré au plus tard deux semaine après la formulation d'une
demande par le contribuable", a-t-il promis.
Le DG de
l’ONA informe également que désormais la pension versée aux assurés
sera calculée sur la base de son salaire des 10 dernières années à
hauteur de 50%. Il a précisé que si ce calcul n’atteint pas au moins
70% du salaire minimum, l’ONA aura à ajouter la différence.
Bernard
Dégraff a aussi fait remarquer que, contrairement à ce qu’ont fait
savoir , a-t-il dit, ces prédécesseurs, l’ONA avait enregistré des
pertes de plus d’un milliard de gourdes pour ces trois dernières
années. Ils ont voulu faire passer les cotisations des assurés pour des
bénéfices, dénonce le directeur général qui promet d’assurer une bonne
et saine gestion des ressources de l’institution en vue de la mettre au
service de la collectivité.
Nouvelles du 10 mai 2012
Johnny
Jean identifie, devant un juge à Montevideo, les
casques bleus onusiens qui l'ont violé à Port-Salut
Montevideo,
le 10 mai 2012 – (AHP) – Le jeune port-salutain a éte entendu
jeudi par le juge uruguayen Alejandro Guido et
a identifié devant la cour, les casques bleus qu'il accuse de l'avoir
violé dans une base de la mission ds nations-Unies en Haïti, à
Port-Salut (sud)
A
present, la Cour dispose d'un délai de deux mois
pour decider si le cas merite que les casques bleus passent en justice
Un
des avocats américains qui acompagnent le jeune homme a indiqué à l'issue l'audience aux
journalistes, qu'il y a bien eu viol et qu'il y a une
video et une évidence medicale pour le prouver
Johnny
Jean était arrivé mercredi à Montevideo en compagnie de sa mère, de ses
avocats et de l'ambassadeur itinérant uruguayen Romero Rodríguez,
avait révélé avoir eté sodomisé par les soldats de la mission des
nations-Unies en septembre 2011, après que le film de l'acte eut
commencé à circuler sur le net.
La MINUSTAH qui
s'était montrée reticente à faire cas de ce dossier au point de
rapatrier aussitôt les accusés, avait dû en tenir compte suite à
des pressions et des manifestations organisées un peu partout et
particulièrement dans le Sud.
Le gouvernement du président José
Mujica a fait savoir par le biais du Ministère des Affaires etrangères,
sa détermination à faire le jour sur ce dossier.
Depuis
son arrivée dans la capitale uruguayenne, le lieu où est
logé Johnny Jean, est tenu secret pour, selon les autorités urugyennes, le proteger de tout harcèlement de la presse.
Le
gouvernement uruguayen a donné des garanties de sécurité à la presumée
victime ainsi qu'à ceux qui l'accompagnent. Et les coûts de son voyage
et de son séjour sont payés par le gouvernement, selon un communiqué
officiel cité par l'agence espagnole EFE.
L'audience
devrait commencer à 2heures (heure uruguayenne). Les présumés violeurs
sont pour l'instant en "liberté conditionnelle", jusqu'à ce
qu'aboutisse la procédure judiciaire. Et le témoignage de Johnny Jean
est vital dans ce dosier.
Des casques bleus sont
accusés dans de nombreux autres cas de viols et de sévices
sexuels contre des mineurs filles et garcons dans de nombreuses
autres regions du pays dont les Gonaïves.
Mais
Dams la plupart, de ces cas, les accusés sont soit couverts, soit
envoyés dans leurs pays ou font l'objet de jugements-bidon organisés
par des militaires de l'a MINUSTAH.
Le
premier ministre Laurent Lamothe à la dernière étape de sa marche vers
la primature: le vote de son énoncé de politique generale dejà assuré
même si certains députés font semblant de le conditionner à
certaines exigences
Port-au-Prince, le 10 mai 2012 - (AHP) - Le
premier ministre Laurent Lamothe se prépare à franchir la dernière
étape de sa marche vers la primature, ce vendredi à la chambre
des députés où il est attendu pour défendre son énoncé de politique
générale après l'avoir fait mardi au Sénat.
Le député
de Léogane, Jean Danton Léger a ainsi fait savoir que
l'enoncé de politique generale du premier ministreLaurent
Lamothe pourra bénéficier du vote des députés de la plateforme Ansan m
nou fò (Unis nous sommes forts ) moyenant certaines garanties dont
la mise en place des nouvelles forces armées d'Haïti, la
résolution du problème des sinistrés de janvier 2010 vivant encore sous
les tentes et le traitement des bassins versants.
Un
autre représentant de la région des palmes, stevenson Jacques Thimoléon
(Petit-Goave) réputé prohe de l'Executif, a lui aussi indiqué
qu'il n'aurait pas de problème à voter en faveur de M. Lamothe.
Selon différents secteurs, même si les deputés font semblant
de conditionner leur vote à un ensemble d'exigences auxquels le premier
ministre devrait satisfaire, en realité leur vote est dejà acquis,
à
la manière du vote du 3 mai qui a éte l'objet de nombreuses critiques.
Au cours de cette séance, les députés à couteaux tirés, se sont accusés
mutuellement d'avoir reçu des pots-de-vin pour canaliser leur vote dans
un sens ou l'autre
Le
député de Croix-des-Bouquets/Thomazeau, Jean Tholbert Alexis a ainsi
fait remarquer que si ses collègues sont cohérents, ils voteront en
faveur de la politique générale de M. Lamothe.Le
vote, a-t-il dit, ne devrait pas être différent de ce
qu'il a été lors de la ratification de son choix.
Le
parlementaire a dit par ailleurs accueillir favorablement la décision
du PM de confier les caisses du pays à des femmes, rappelant que
les ministères de la planification et de l'économie ont été attribués à
des femmes.Il
a plaidé en faveur de l'intégration de plus de jeunes dans
l'administration, notamment en qualité de ministres, comme
c'est le cas avec Stéphanie Balmir Vildrouin au tourisme.Plusieurs
membres de la chambre basse disent néanmoins relever des inconhérences
entre les projets insérés dans le progrmme du PM Lamothe et le budget
déjà voté pour l'exercice en cours.
C'est
le cas du questeur de la chambre, Cholzer Chancy qui questionne
les voies et moyens qui permettront à Laurent Lamothe de concrétiser
ses promesses, le budget ayant déjà été voté.
Il se dit très peu persuadé qu'Haïti sera réellement en chantier.
Le député
Lesly Guirand abonde dans le même sens. "La plupart des promesses de M.
Lamothe ont déjà été faites par plusieurs anciens premiers ministre.
Voilà pourquoi j'attends de voir M. Lamothe à l'oeuvre pour le juger".
Fritz
Chéry de la circonscription de Gros-morne affirme n'avoir pas encore
fait sa décision. Il a même fait savoir qu'il n'avait pas encore lu le
document que va défendre M. Lamothe.
Le senateur Andrice Riché inquiet de l'avenir du Grand corps après son amputation de 10 de ses membres
Port-au-Prince, le 10 mai 2012 - (AHP) - Le
sénateur Andrice Riché prédit des jours sombres pour son assemblée,
désormais amputée du tiers de ses membres après le départ des 10
sénateurs dont le mandat est arrivé à terme mardi dernier.
Le
parlementaire croit savoir que des collègues seraient pressurés, voire
menacés pour rendre le Sénat dysfonctionnel par leur absence.
Il
dit attendre la séance de lundi qui consacrera la fin de la session
parlementaire pour savoir lesquels de ses collègues vont rester des
sénateurs et ceux qui vont devenir des valets de l'Exécutif.Il
est des hommes qui sont prêts à vendre leur personalité, rien que pour
des miettes. Certains sénateurs oublient qu'ils ont été élus pour
servir les intérêts de la nation et pas les leurs, a dénoncé M. Riché.De
son côté, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
(Minustah) a, dans une conférence de presse ce jeudi, dit prendre note
de l’échéance du mandat de 10 sénateurs, le 8 mai dernier.Le
Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Haïti,
M. Mariano Fernández Amunátegui, qui a salué les sénateurs pour
"leur travail aux cours des six dernières années", a dit reconnaitre
que le Sénat se retrouve à présent confronté à une situation délicate.La
porte-parole de la mission onusienne, Sylvie Van den Wildenberg s'est
declarée pour sa part confiante que les sénateurs restants sauront
faire preuve de la sagesse politique nécessaire pour assurer la
continuité de cette importante institution.La
mission invite les pouvoirs publics à faire en sorte que les élections
législatives et municipales se tiennent le plus tôt possible et que le
calendrier électorial soit, à l'avenir, respecté.Les
sénateurs qui ont fini leur mandat mardi continuent de faire l'objet de
nombreuses critiques, pour "avoir notamment violé les règlements
internes du grand corps lors de la séance de mardi". Les funérailles
symboliques de certains d'entre eux ont même éte chantées lors d'une
manifstation mercredi à Jacmel (sud-est).Le
sénateur Joseph Lambert a particulièrement ete critiqué pour son "
manque de discipline de parti", allant d'un cvourant à l'autre. Les
manifstants n'ont pas non plus été tendres vis-à-vis des deux
anciens sénateurs devenus mijnistres. Kély Bastiden (nord) et Rodolphe
Joazile votaient mardi soir en faveur de l'énoncé de politique
generale, alors qu'ils étaient dejà sur la liste des ministres. Les
8 sénateurs qui ont boudé la partie de la séance de mardi consacrée
à l'analyse de l'énoncé de politique générale, ont accusé le président
du Sénat, Simon Dieuseul Desras, d'avoir favorisé la violation des
règlements interieurs du grands corps. Certains de ces sénateurs
n'écartent pas la possibilité de chercher à le destituer.
Le
secrétaire genéral du PLD accuse le candidat du PRD d'incontinence
verbale après sa dénonciation du comportement partisan des militaires: Mejia appelle ses partisans à ne pas se laisser intimider
Santo-Domingo, le 10 mai 2012 – (AHP) – Le
candidat du parti révolutionaire dominicain, l'ancien president
Hipolito Méjia avait accusé mercredi les miitaires de préparer un plan
pour empêcher les électeurs favorables à son parti de voter le 20 mai
prochain, le jour de l'election présidentielle.
Le secrétaire genéral du parti de la libération dominicaine (au pouvoir)Pared
Pérez a rétorqué en taxant de basse manooeuvre la denonciation de
Mejia qui ne vise, selon lui, qu'a étouffer la verité.
Il a indiqué que son parti ne
peut pas recourir à ce type de pratique parce que son candidat Danilo
Medina, dispose, selon lui, d'un avantage oscillant entre 8 et 12
points.
Il soutient que la brèche entre Danilo et
Hipolito, comme le signalent les enquêtes, est la conséquence des
erreurs commises ces dernièrs semaines par le candidat du PRD qui
souffre, selon lui, de diharrée verbale
Dans
un sondage rendu public mercredi, la firme Newlink accorde 54.2% des
intentions de vote à Danilo Medina contre 42.6% à Hipolito Mejia.
Mais
le candidat du parti de la révolution dominicaine a demandé à ses
partisans de ne pas se laisser intimider par les militaires et les
policiers qui se proposent de les empêcher d'accéder aux
urnes le 20 mai.
Il a
fait savoir qu'en tant qu'ancien président de la République, il dispose
d'informations precises sur le comportement des secteurs militaires et
policiers qui cherchent à faire peur aux Prdistes
"
Ils ont dejà commencé dans certains endroits à semer la peur. Et nous
en avons informé l'OEA et d'autres organisations", a dit Mejia.
Nouvelles du 9 mai 2012
Le sénateur Moise Jean-Charles avertit que le nouveau gouvernement que dirigera Laurent Lamothe sera dans le collimateur de la commission sur la nationalité
Port-au-Prince, le 9 mai 2012 – (AHP) – Le
président de la commission sénatoriale spéciale chargée d’enquêter sur
la nationalité des membres du gouvernement et du chef de l’Etat, a
informé mercredi que le nouveau gouvernement que dirigera Laurent
Lamothe sera dans le collimateur de ladite commission."Nous
envisageons de demander que les membres du cabinet ministériel
replâtré, déposent leurs documents de manière à ce que nous puissions
faire le point sur leur nationalité", a dit Moïse Jean Charles,
regrettant que l’assemblée des sénateurs n’ait pas eu assez de temps
pour analyser le dossier de chaque membre de l’équipe gouvernementale.Le
parlementaire a d’ailleurs indiqué que des ministres
reconduits sont déjà soupçonnés
d’avoir plusieurs citoyennetés.Moïse
Jean Charles a fait savoir que de nouvelles données vont figurer dans
le rapport final qui sera bientôt soumis à l’appréciation des sénateurs
qui, rappelle-t-il, auront à se prononcer sur la question.
Le
parlementaire campe sur sa position selon laquelle, plusieurs membres
de l’équipe sortante et aussi de celle qui
s’apprête à la remplacer ont la nationalité
étrangère.
La
question de la nationalité du chef de l’Etat et des membres du
gouvernement, notamment le chancelier démissionnaire et actuel premier
ministre Laurent Lamothe, la ministre du tourisme Stéphanie Balmir
Villedrouin, étaient au coeur de l'actualité ces derniers mois.
Michel
Martelly et plusieurs ministre et secrétaires d’Etat sont accusés
d’avoir plusieurs citoyennetés. Après un bras de fer avec le Parlement,
le chef de l’Etat avait finalement accepté de remettre, via Religions
pour la Paix, ses documents de voyage au Sénat.
Deux rapports
préliminaires ont été remis à l’assemblée et à chaque présentation, les
pro et anti-Martelly se sont affrontés à coup d’arguments pour défendre
leur position.
Le
sort des Ministères du Commerce et des Haïtiens vivant
à l'Etranger toujours incertain: les ministres Wilson Laleau et Daniel Supplice n'auraient pas été contactés jusqu'ici
Port-au-Prince,
le 9 mai 2012 – (AHP)- Jusqu'à mercredi à la mi-journée, les ministres du Commerce et des Haïtiens vivant
à l'Etranger (MHAVE, dans le gouvvernement de Garry Conille, Wilson Laleau et Daniel Supplice n'avaient pas eté informés de leur sort.
Les
titulaires de ces postes ministériels n'ont pas été mentionnés dans la
liste publiée mardi soir avant le vote sur l'énoncé de politique
generale du premier ministre Laurent Lamothe.
Ces portefeuilles ont-ils été supprimés ou leur cherche-t-on encore des titulaires?
En
tout cas, selon des informations, aucun haut responsable de l'Exécutif
n'aurait pris contact avec MM Laleau et Supplice qui etaient
toutefois à leur poste ce mercredi.
Si le Ministère du Commerce
n'était pas au nombre des ministères à supprimer dans le gouvernement
Conille. Tel n'a pas eeté le cas pour le MHAVE
dont le maintien n'a été obtenu que giace aux pressions des Haïtiens
vivant à l'Etranger qu envoient au pays plus de 2 milliards l'an, mais
qui sont toujours exclus des Affaires du pays et privés du droit de
vote.
Dans une lettre adressée au premier ministre par le
chairman de la coalition des haïtiens américains et du groupe de
travail des haïtiens de la diaspora, Jean-Robert
Lafortune, il a été demandé que ce soit les Haïtiens de la
diaspora qui guident le choix d'un responsable pour ce poste ministériel.
Dans
une lettre adressée au président du Senat, l'ancien
ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger, Edwin Paraison, a fait savoir que la
nouvelle vision prônée pour le Ministère, c’est d’en faire un organe
avec des scientifiques et spécialistes de la diaspora attelés à la
refondation de l' État haïtien dans divers domaines.
Ces experts
seraient incorporés, a-t-il dit, a l' UNITE DE PROGRAMMATION ET D' ETUDES du
Ministère à partir d’ un programme permanent de transfert de
compétences.
Le MHAVE serait l' espace de convergence des multiples
actions des associations communautaires ou civiles de l’ extérieur se
constituant en une structure purement technique pour faciliter la
coopération inter-haïtienne. 1:30PM
"Haïti : 1000 adolescentes vont bénéficier dune formation technique pour
faciliter leur insertion sur le marché du travail
PORT-AU-PRINCE, 9 mai 2012 La Banque mondiale a annoncé, aujourdhui, lextension en Haïti de lInitiative pour les adolescentes, un programme mondial public-privé visant à promouvoir lautonomie économique de 12000 jeunes filles et jeunes femmes âgées dans huit pays.
En Haiti, ce sont 1000 adolescentes âgées de 17 à 20 ans qui bénéficieront dune formation technique non-traditionnelle dispensée dans un ensemble de centres de formations certifiés.
Les jeunes filles recevront par ailleurs une formation à la vie professionnelle (éthique de travail, confiance en soi, bonnes pratiques de comportement dans un environnement professionnel, etc.). Une bourse leur sera également versée via un système de banque mobile afin de couvrir les frais de transport et autres coûts associés au suivi de la formation au cours de laquelle, ou au terme de celle-ci, les bénéficiaires du projet seront mises en relation avec des employeurs par le biais dun stage, idéalement considéré comme une première étape à l'emploi.
Cette formation prendra directement en compte les besoins des employeurs partenaires de l'initiative.
Pour Sheyla Durandisse, chef de cabinet de la ministre de la condition féminine et au droit des femmes, l'Initiative pour les adolescentes en Haïti intègre les dimensions communautaires, éducatives et professionnelles afin de prendre en compte lensemble des défis auxquels les jeunes filles haïtiennes doivent faire face pour améliorer durablement leur situation sociale et économique .
Mise en place à Port-au-Prince, et ciblant de manière prioritaire les quartiers défavorisés, la formation sera dispensée en deux phases. 500 jeunes filles seront formées en 2012 et 500 en 2013.
En Haïti où la proportion des moins de 30 ans atteint environ 70 % de la population, les adolescentes et les jeunes femmes issues de foyers pauvres, comme dans de nombreux pays en développement, ont, au même niveau détudes, plus de difficultés, que les garçons, à s'insérer dans la vie active après l'école.
Or le dernier Rapport sur le développement dans le monde montre que les investissements en faveur des adolescentes permettent de rompre le cycle de la pauvreté entre les générations. A titre dexemple, les jeunes filles participant a Progama Joven, en Argentine, ont vu leurs revenus augmenter significativement ainsi quune hausse de lemploi dans leur groupe de 9 à 12 point de pourcentage. Au Pérou, les jeunes filles bénéficiaires du projet ProJoven ont vu leur salaire augmenter de 92% après 18 mois de formation.
Pour Alexandre V. Abrantes, envoyé spécial de la Banque mondiale en Haïti, à lenseignement technique est un aspect essentiel du développement du capital humain en Haïti. Il est à la croisée des chemins des défis de lemploi et de la croissance du pays dans les cinq prochaines années et au delà.
L'annonce du lancement de l'Initiative pour les adolescentes à Haïti intervient à l'occasion d'une journée de conférences et débats organisés pour présenter l'initiative et ainsi que les innovations et les réalisations des programmes de développement destinés aux adolescentes des pays en développement.
L'Initiative a été lancée au Libéria en 2008, dans le cadre du Plan d'action pour la parité hommes-femmes du Groupe de la Banque mondiale ᆱ La parité hommes-femmes, un atout pour l'économie ᄏ afin de faciliter aux adolescentes le passage de l'école à l'emploi productif.
Dotée jusqu'à présent d'un financement de 22 millions de dollars, l'Initiative est déjà présente en Afghanistan, en Jordanie, au Libéria, au Népal, en République démocratique populaire, au Rwanda et au Sud-Soudan.
Nouvelles du 8 mai 2012
La
politique générale du premier ministre Laurent Lamothe
ratifiée au sénat après des discussisons houleuses
avant son arrivée
Port-au-Prince,
le 8 mai 2012 – (AHP)- 20 sénateurs dont 10 en fin de mandat ont voté
tard mardi soir en faveur de l'énoncé de politique génerale du premier
ministre Laurent mathe. Aucun sénateur n'a voté contre ni ne s'est
abstenu.29 sénateurs étaient présents au tout début de la séance
Mais
plus d'une demi douzaine ont quitté la salle avant l'arrivée du premier
ministre pour signifier leur opposition à l'introduction de
l'examen de sa politique générale dans l'ordre du jour.
Le
sénateur Moïse Jean-Charles (nord) et plusieurs autres sénateurs
avaient en effet fait valoir la necessité de respecter l'article 78
dès règlements intérieurs du sénat qui prévoit que des copies de
l'énoncé de politique générale doivent être soumises aux aux sénateurs
48 heures avant la séance. Ce qui ne semble pas avoir été fait.
Dans son enoncé le premier ministre a promis de mener une politique d'ouverture et de participation.
Il a également promis de relancer la reconstruction du pays ravagé par un violent séisme en janvier 2010.
Le
successeur de Garry Conille a garanti que des élections (législatives
et municipales) seront organisée dans le meilleur delai sans donner de
date, des elections qui pourraient coûter jusqu'à 60 millions de dollars.
Sur
le dosier des soldats Onusiens prsents depuis debut 2004 en Haïti, le
premier ministre a indiqué qu'ils ne pouvaient pas partir sans que ds
dispositions prealable soient prises poiur pour combler le vide qu'ils
vont laisser dans le domaine de la sécurité.
Laurent Lamothe se
trouvait en compagnie de la plupart de ses ministres au moment de son
énoncé, alors que des changements ont été opérés au sein du
cabinet, notamment au niveau du ministère des affaires sociales,
de la culture et de la Commnication, de l'Intérieur, des Colectivités
teritoriales et de la Defense. Des changement operés aussi au Mnistère des
Finances, de la Planification, de l'Environnement, des sports, de
l'Agriculture.
De
nouveaux portefeuilles ont été créés dont
celui des droits de l’homme et de la lutte contre la
pauvreté extrême.
Deux sénateurs en fin de mandat: Kély Bastien et Rodolphe
Joazile ont
intègré le gouvernement et de ce fait ont voté
pour leur propre personne en votant en faveur de l'énoncé
de politique générale.
L'énoncé
de politique générale doit également être
presenté à la chambre basse probablement vendredi.
Un aperçu du cabinet ministeriel
Le premier ministre Laurent lamothe garde le porte-feuille ds Affaires etrangères et des Cultes
. Ministre de l’économie et des finances, Marie-Carmelle Jean Marie
.
Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Thierry
Mayard Paul, également chef du cabinet particulier du Président de la
république (reconduit)
.Ministre de la culture, Mario Dupuy, actuel conseiller du Président
Michel Martelly
. Ministre de la défense nationale, l'ancien capitaine des FADH, Rodolphe Joazile, Sénateur sortant
.
Ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Renel Sanon.
Il est actuellement le secrétaire général de la Présidence.
Ministre de la planification et de la coopération externe, Josépha
Raymond Gauthier, actuelle directrice générale du Fonds d’assistance
économique et sociale (FAES)
. Ministre de l’environnement, Sénateur sortant Kély Bastien
.
Ministre de la communication et de l’information, Ady Jean Gardy,
actuel chef de cabinet de Laurent Lamothe à la chancellerie
.Ministre de la santé publique et de la population, Dr Florence Duperval Guillaume (reconduite)
. Ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Réginald Paul (reconduit)
. Ministre des travaux publics, transports, communications et de l’énergie, Jacques Rousseau (reconduit)
. Ministre de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural, agronome Thomas Jacques
. Ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin (reconduite)
.
Ministre des affaires sociales et du travail, Ronsard St-Cyr (actuel
directeur général au même ministère)
. Ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique, Pierre Poitevien
. Ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Yanick Mézile (reconduite)
.
Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée des droits de
l’homme et de la lutte contre la pauvreté extrême, Roxane Auguste,
. Ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano (reconduit).
On
ne sait pas si MM Wilson Laleau et Daniel Supplice conservent ou
non respectivement les portefeuilles du Commerce et des Haïtiens
vivant à L'EtrangerToutefois des
Haïtiens et des organisations d'Haïtiens de la diaspora ccherchent à
faire nommer un des leurs au MHAVE. A ce sujet une
correspondance de l'ancien ministre des haïtiens vivant à
l'Etranger, Edwin Paraison, aux autorités
"Au
retour a l’ordre constitutionnel en 1994, les autorités compétentes
ont pris la juste décision de créer un organe de gestion des rapports
entre Haïti et sa diaspora. Le Ministère des Haïtiens vivant a l’
étranger est donc pour nos expatries la première instance de
représentation et de liaison de l’ État haïtien dans cette autre partie
de la nation éparpillée dans plus de 25 pays du monde et dont le nombre
est estime a plus de 4 millions d’ âmes.
Sans probablement le
concevoir ainsi a l' origine, les dirigeants haïtiens avec ce ministère
ont crée une opportunité pour la diaspora de s' intégrer de façon plus
directe et permanente au développement du pays. Paradoxalement, le
MHAVE aprés 18 ans d’ existence n’ a pas reçu l’ appui nécessaire
pour son usage optimal en tant qu’ outil de développement. Force est de
constater que le tremblement de terre de janvier 2010 a non seulement
démontré le rôle capital de la diaspora dans la vie nationale mais
aussi l’ importance d’ un tel organisme
.
Dans ce contexte, la
nouvelle vision prônée pour le Ministère, c’est d’ en faire un organe
avec des scientifiques et spécialistes de la diaspora attelés a la
refondation de l' État haïtien dans divers domaines. Ces experts
seraient incorpores a l' UNITE DE PROGRAMMATION ET D' ETUDES du
Ministère a partir d’ un programme permanent de transfert de
compétences.
Le MHAVE serait l' espace de convergence des multiples
actions des associations communautaires ou civiles de l’ extérieur se
constituant en une structure purement technique pour faciliter la
coopération inter-haïtienne.
Cette nouvelle approche qui mise
également sur le volume des transferts ayant atteint pour l’ année 2011
plus de 2 milliards de dollars serait, d’ un cote, apte a réduire la
dépendance financière d’ Haïti de l’ aide internationale et, de l’
autre, renforcer notre politique extérieure en utilisant sciemment la
disposition et volonté des élus et officiels d’ origine haïtienne des
pays d’ accueil de notre émigration et des organismes
internationaux, en dehors, des limitations de nos missions
diplomatiques.
Au moment de la présentation de la politique générale
du nouveau gouvernement Lamothe-Martelly, nous voulons donc attirer
votre attention Monsieur le président sur la nécessité de la
définition d’ une action gouvernementale claire dans la gestion des
rapports avec la diaspora. De même, il serait juste, que le MHAVE soit
dirige par un représentant actif de l’une de nos communautés de l’
extérieur selon le vœu exprime par des participants a la Journée
Nationale de la Diaspora en République Dominicaine le 20 avril passe.
Avec
nos salutations distinguées, recevez nos remerciements de votre
attention a la présente et l’expression de notre haute considération.
Nouvelles du 7 mai 2012
L'assemblée
des sénateurs rejettent une proposition du président de l'assemblée
visant à donner une rallonge aux collègues en fin de mandat, jusqu'à
l'organisation des prochaines législatives
Port-au-Prince, le 7 mai 2012 – (AHP)- Deux
importantes décisions ont été adoptées ce
lundi lors de la conférence des présidents au
Sénat de la République.Il
s’agit dune part, de la confirmation de la date du 8 mai pour la tenue
de la séance au cours de laquelle, le premier ministre ratifié Laurent
Lamothe fera son énoncé de politique générale devant les senateurset,
d’autre part, le rejet de la proposition du président de l’Assemblée
Simon Dieuseul Desras qui souhaitait que ses 10 collègues dont le
mandat arrive à terme ce mardi restent à leurs postes jusqu’aux
élections de leurs remplaçants.Cette
proposition a été contestée par plusieurs senateurs dont Moïse
Jean-Charles qui dit voir dans le départ de ces 10 futurs ex-collègues,
une bénédiction pour l’Assemblée.Le
2e sénateur du Nord reproche aux sortants leur manque de volonté
de mettre leurs compétences au service de la population.
Qualifiant
même de démons certains des dix sénateurs qui partent ce mardi, le
parlementaire estime que ces derniers ont davantage profité de leur
statut que de faire bénéficier au pays de leur capacité. Ils ont
grandement contribué à la mise du Sénat au service de l’Exécutif
et vendu leur âme pour la réelection et d'autres avantages, a-t-il
accusé.Le sénateur du Cap-haïtien (nord) croient que sans eux le Sénat va pouvoir désormais, fonctionner comme un corps digne de ce nom, espère Moïse Jean-Charles.
La
plupart des sénateurs dont le mandat arrive à terme ce 8 mai et qui se
trouvaient au Sénat ce mardi, se sont octroyés un satisfécit et ont
réaffirméleur désir de revenir, arguant que le travail n’est pas achevé.C’est
le cas par exemple du sénateur Evallière Beauplan (nord-ouest). Il
affirme avoir fait œuvre qui vaille, étalant au menu de ses
réalisations le fait d’avoir initié ou voté des lois et des conventions
susceptibles de permettre une amélioration des conditions de vie des
citoyens.Il
a cité entre autres, la loi sur les ONG, l’interdiction de vendre de
l’alcool aux mineurs, dont le suivi doit être désormais fait par le
sénateur Wenceslass Lambert.Evallière Beauplan a
affirmé que c’est sur demande de ses mandants qu’il reviendra au
Parlement. Je suis certes fatigué après 12 années au grand corps
mais je dois entendre les appels de la population qui m’a promis de
m’accompagner", a dit le sénateur en fin e maqndat.Le
sénateur Kély C. Bastien tient à peu près le même discours. La loi sur
les frais scolaires, celle portant sur la liquidation des affaires
courantes sont entre autres, dans le cahier des réalisations dont le
sénateur s'enorgueillit.Il reconnait toutefois que les lois ne suffisent pas pour faire avancer les choses dans un pays comme le nôtre.Le
sénateur Nenel Cassy est lui aussi, sûr de revenir au Parlement. Il en
parle d’ailleurs comme une obligation de sa part, brandissant une
vingtaine de lois qu’il affirme avoir votées ou proposées.Je
viens de passer 6 ans de dur labeur au Sénat et le bilan est vraiment
positif, a-t-il dit, regrettant toutefois de n’avoir pu faire mieux.
Avec
l'échéance du mandat d'un tiers du Sénat ce 8 mai , le chef de l'Etat
perd plusieurs de ses fidèles alliés dont le sénateur Joseph Lambert
(sud-est), Youri Latortue (Artibonite, nord), Michel Clérié
(Grande-Anse, sud-Ouest) et Yvon Bissereth (Sud)
Johnny
Jean et ses avocats en Uruguay pour affronter les casques bleus
accusés de l'avoir violé en juillet 2011 à Port-salut (sud)
Port-au-Prince, le 7 avril 2012 – (AHP) – La
mère de Johnny Jean et un émissaire du gouvernement haïtien devrait
avoiravoir laissé le pays ce lundi à destination d’Uruguay en vue
de prendre part à l’enquête préliminaire dans l’affaire opposant son
fils à 5 casques bleus uruguayens qu'il accuse de l'avoir violé.La
victime présumée Johnny Jean, un de ses avocats Gervais Charles et un
accompagnateur Fritz Dorzaire, devront eux, laisser le pays mardi pour
rejoindre la première partie de la délégation qui prendra part à
l’enquête préliminaire, selon M. Charles.L’ancien
bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince a fait savoir que la
délégation, suite à sa participation à l’enquête préliminaire, sera de
retour dans le pays ce jeudi.Me
Charles a indiqué que le gouvernement uruguayen avait dépêché un
émissaire à Port-au-Prince en vue de faciliter le voyage de la
délégation haïtienne et son séjour dans le pays.La
délégation comprendra également deux avocats américains qui auront,
eux, à faire le voyage à leurs propres frais. Tous ces avocats
seront présents, a-t-il dit, à l'audition dans le cadre de l’enquête
préliminaire.Selon
des temoignages concordants, le jeune port-salutain a été victime en
juillet 2011 d’un viol collectif perpétré dans une base de la mission
onusienne. Ett fiers de leur acte, les presumés violeurs ont fait circuler le film sur le net.
Nouvelles du 4 mai 2012
Tentative
d'installation du premier ministre avant la présentation de son énoncé
de politique genérale et avant la notification officielle de sa
ratification par la chambre basse
Port-au-Prince,
le 4 mai 2012 – (AHP) - La cérémonie d’installation du premier ministre
ratifié Laurent Lamothe à laquelle la presse était conviée ce vendredi, a
été reportée sine die. Le chef de protocole du palais national,
l’ambassadeur Jean-Yves Mazile, qui avait lancé les invitations
aux journalistes pour la couverture de ce surprenant évènement, à la demande de ses supérieurs, n'était pas en mesure de fournir des explications sur cette annulation
Le
premier minisdtre a été ratifié jeudi par les députés dans une ambiance
malsaine faite de dénonciations, les uns accusant les autres d'avoir
reçu des pots-de vin en retour de leurs votes. Non seulement, le bureau
de la chambre n'avait pas encore notifié officiellement la présidence
des résultats du vote de jeudi soir, , le premier ministre ratifié doit
faire approuver au Senat et à la chambre, son énoncé de politique
générale avant d'être investti dans sa nouvelle fonction.
Mais l'exécutif qui, le 4 mai,
a publié un arrêté présidentiel nommant M. Lamothe premier
ministre, a aussi tenté de l'installer le même jour sans
l'accomplissement des 2 étapes sus-mentionnées.
Ce
vendredi, les journalistes avaient dans un premier temps été invités à
la primature. C'est arrivés sur place, qu'ils ont appris que la
cérémonie aurait lieu au Palais. Ils devaient finalement
apprendre que cette cérémonie a été reportée sine die.
Le
secrétaire général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Sauveur
Pierre Etienne estime que la tentative de l’Exécutif d’installer le
premier ministre ratifié avant même d’être informé du vote de la
chambre basse, traduit sa volonté de diriger le pays en dehors de la
loi.
Il a fait savoir que le chef de l’Etat a de
mauvais conseillers et c’est pour cela que "nous avançons de scandales
en scandales".
Sauveur Pierre Etienne salue
le geste du premier ministre ratifié qui, dit-il, n’est pas entré dans
le jeu, même si sa ratification la veille a eu lieu, a-t-il dit, dans
des circonstances confuses.
De fait, 62 députés ont voté en faveur de la ratification de M. Lamothe, 3 contres et 2 se sont abstenus.
Ce
vote ne fait pas honneur aux parlementaires qui ont pour devoir
de défendre les intérêts de leurs mandants, a dit le coordonnateur de
l'OPL qui a appelé par ailleurs à une meilleure organisation des partis
politiques, tout en redisant que l’OPL restera dans l’opposition
constructive.
Le leader de la Convention Unité
Démocratique (KID, en créole) a dénoncé pour sa part, une séance de
l'indécence qui confirme celle de la honte déroulée quelques semaines
plus tôt au Sénat de la République.
C’est dommage, a-t-il
dit, que des parlementaires inventent un concept de vote politique pour
violer la constitution. Aucun parlementaire ne devrait approuver le
dossier d’un aspirant à la primature si son dossier n’est pas correct.
Il
a salue la position "des rares députés" qui ont pris, a-t-il dit,
position en faveur de la constitution. Evans Paul dit attendre, pour le
prestige de la chambre, que l’Unité de Lutte Contre La corruption
(ULCC) et l’UCREF fassent toute la lumière sur les accusations du
député Fritz Gérald Bourjolly.
En effet, le député
d'Aquin/Saint-Louis du Sud a dénoncé jeudi soir, ses collègues
pro-Lamothe d’avoir monnayé leur vote. Selon le parlementaire, qui
appelle à la fin de la corruption, les députes auraient reçu chacun 3.5
millions de gourdes à travers de projets dits fictifs, pour
ratifier M. Lamothe.
Déjà
au Sénat, plusieurs secteurs avaient dénoncé des
versements de pot-de-vin pour que Laurent Lamothe puisse être
ratifié.
Le
député Luckner Noël rejette les accusations de son collègue Bourjolly
qu’il a, à son tour accusé, d’avoir tenté de négocier son vote à coup
de millions.
L’ancien président de la chambre, Saurel
Jacinthe a qualifié d’inconstitutionnel le vote de la majorité. Il
estime que cet acte aura de graves conséquences sur le pays à l’avenir.
Le
député Vikens Dérilus, rapporteur de la commission qui était chargée
d’étudier le dossier Lamothe reconnait qu’il y a eu des irrégularités
dans ce dossier mais précise que la commission n’était pas en mesure de
prouver la véracité des suspicions.
Il
affirme que la commission a, malgré tout, recommandé
à l’Assemblée de voter en faveur de la ratification
de M. Lamothe.
Le
ministre démissionnaire chargé des relations avec le parlement Ralph
Téano s’est réjoui du vote de jeudi soir. Il a redit que Laurent
Lamothe est éligible au poste de premier ministre.
C’est
quelqu’un qui a payé ses impôts, qui a résidé dans le pays ces 5
dernières années contrairement à ce qu’ont voulu faire savoir certains
députés.
Il informe que l’énoncé de politique générale de M. Lamothe ne devrait pas tarder.
L’intéressé
qui se présente comme un proche ami du président Michel Martelly, dit
croire qu’il forme une bonne équipe avec le chef de l’Etat.
Il
a promis de mettre sur pied un gouvernement d’ouverture. Il annonce
aussi l’exécution de plusieurs projets d’infrastructures et le
lancement de la reconstruction.
Laurent Lamothe a
évoqué également parmi ses priorités, la publication de l’amendement
constitutionnel, l’organisation cette année des prochaines élections,
la mise à jour du cadre légal sur les affaires et le redressement de la
situation environnementale.
Parallèlement,
des rumeurs se font persistantes autour de la formation de camps
au sein du pouvoir, des factions pro et anti Lamothe qui seraient à
couteaux tirés.
La
République dominicaine confirme son leadership dans la
région caraïbe, en matière d'investissements
directs étrangers
Santo-Domingo, le 4 mai 2012 –
(AHP) –La
République dominicaine a confirmé sa position de leader de la région
caribbéenne pour ce qui est des investissements directs étrangers
(IDE), selon les conclusions d’une analyse faite par la Commission
Economique pour l’Amérique-latine et les Caraïbes (CEPALC) pour l’année
2011. Sur les 4 milliards 443
millions de dollars US investis par les secteurs étrangers dans la
région l’an dernier, la République dominicaine a réussi à attirer
plus de 53.3% soit 2 milliards 371 millions de dollars US. En
Amérique Centrale, c’est le Panama qui occupe cette
position avec un total de 2 milliards 790 millions de dollars US
d’IDE. Le
rapport de la CEPALC publié jeudi soir montre que les investissements
directs étrangers ont augmenté de 36% par rapport à l’année précédente
(2010) mettant en évidence les fonds attirés par le Panama (2\
milliards 790 millions), le Costa Rica (2,104 millions) et le Honduras
(1,014 millions). Dans les Caraïbes, les
rentrées de capitaux ont augmenté de 20% par rapport à l'année
précédente. La secrétaire exécutive de la CEPALC, Alicia Barcena
a fait savoir que malgré l'incertitude qui règne encore dans les
marchés financiers mondiaux, les économies d'Amérique latine et des
Caraïbes ont attiré d'importantes quantités d'IDE en 2011, les montants
resteront élevés en 2012", a-t-elle prévu. Bien
que ce montant historique pourrait être dépassé cette année,
l'agence régionale met en garde contre le rapatriement de plus en plus
des bénéfices des sociétés transnationales dans leur pays d'origine.
Un nouveau sondage attribue 53.2% des intentions de vote à Medina contre 44.8% à Mejia à 15 jours de la présidentielle
Santo-Domingo, le 4 mai 2012 –
(AHP) –Le
candidat du PLD (Parti de la Libération Nationale), Danilo Medina est
toujours en tête des intentions de vote avec 53.2%, devant son
principal adversaire Hipolito Mejia, du PRD (Parti Révolutionnaire
Dominicain) avec 44.8%, selon un sondage d’Asisa Research dont
les résultats ont été publiés jeudi.
Danilo
Medina arriverait avec plus de 50% des suffrages dans 24 des 31
provinces de la république Dominicaine alors que Mejia aurait cette
performance dans seulement 5 provinces que sont La Altagracia, El
Seibo, San Jose de Ocoa, Mgr Nouel et Dajabon.
À
Santiago, Mejia l'emporterait avec 48,3% contre 47,8% pour
Médina. L'étude indique que dans cette région, le PLD capte plus de 50%
des intentions de vote notamment dans les provinces de La Romana, San
Pedro de Macoris, Hato Mayor et Monte Plata.
Le
directeur des affaires de la firme Asisa Research, Danilo Guzman,
affirme que 36 418 personnes ont été consultées.
Le premier tour de la presidentielle est fixée au 20 mai.
Nouvelles du 3 mai 2012
Journée
mondiale de la liberte de la presse: le président haïtien invite les
directeurs des médias, mais affirment ne pas écouter leurs radios
Port-au-Prince, le 3 mai 2012 – (AHP)
–
Le président Michel Martelly a renouvelé jeudi sa volonté d’accompagner la presse dont il a dit bien
accueillir les critiques dans la perspective de la
construction d’un meilleur pays.
Il
a fait ces déclarations en presence d'un parterre de directeurs de
médias qu'il a invité au palais national à l'occasion de la journée
mondiale de la liberté de la presse. Mais Michel Martelly a dit dans le
même temps
qu’il n’écoutait pas la radio pour ne pas perdre son
temps,puisqu'il dispose de moyens de s'informer directement.
"
J'ai les bonnes nouvelles. Je n'ai pas besoin d'une radio pour me dire
ce qui se passe", a lancé M. Martelly qui a dit être partout,
dans tous les recoins du pays, avec la population. I
l
a également déclaré se ficher des critiques
portées contre lui, mais c'est mauvais pour le pays, a-t-il dit.Le
president estime aussi que la presse n'avait pas à rapporter les
déclarations de certaines personnalités par rapport à sa maladie:
Alors que je souffrais d'une embolie pulmonaire, certains affirmaient
que je n'étais pas malade, s'est un peu emporté le chef de l'Etat
qui s'est demandé s'il fallait que son coeur s'arrête pour qu'il
soit malade.
De
façon tout aussi contradictoire, le président a dit
reconnaitre l’importance et la nécessité
qu’il y ait
une presse libre, car sans cette presse libre, je ne serais pas
où je suis
aujourd’hui". Il admet aussi que, dans ses rapports avec les
médias depuis sa prise de fonction, il y a eu des
malentendus et des mésinterprétations.
"Je
respecte profondément la presse haïtienne mais il faut reconnaitre que
chacun a son style, sa manière de faire et d’agir, a dit Michel
Martelly, ajoutant que malgré les critiques dont il fait l’objet, il n’y
a jamais eu atteinte aux droits des journalistes. " Mon
administration est la plus critiquée mais la plus respectueuse de la liberté de la presse pendant ces
25 dernières années" , revendique-t-il.
Au
chapître des " recommandations", le chef de l'Etat a
plaidé en faveur de la mise sur pied d’un comité
d’éthique
pouvant élaborer un code d’éthique pour les
professionnels de la presse.
Il encourage les medias à s’unir, à
s’organiser et monter le projet
d’une école de journalisme professionnel pour que la
presse
puisse mieux jouer son rôle de formation d’éducation
de motivationet de
conscientisation.
"Haïti ne peut être construite sans votre participation ni
votre implication citoyenne, a-t-il dit.
Nouvelles du 2 mai 2012
19ème journée mondiale de la liberté de la presse: "De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés"
Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) – A l'occasion de la 19ème
journée mondiale de la liberté de la presse, le
secretaire genéral des Nations-Unie Ban Ki-moon et la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, ont publié un message conjoint dans lequel ils ont rappelé que "la liberté d’expression est un de nos droits les plus précieux".
"Elle sous-tend toutes les autres libertés et constitue un des fondements de la dignité humaine. Des médias libres, pluralistes et indépendants sont indispensables à l’exercice de cette liberté", ecrivent les deux responsables, ajoutant que la liberté des médias implique la liberté d’opinion et le droit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit, comme indiqué à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Cette liberté est essentielle pour toute société saine et dynamique, ont souligné ban Ki-moon et Irina Bokova.
La Journée mondiale de la liberté de la presse 2012 a pour thème "De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés.
L’Organisation
internationale de la Francophonie (OIF) a fait savoir pour sa part que
le renforcement de la liberté d’expression et la consolidation de la
démocratie passent par ‘’la reconstruction des paysages médiatiques
dans les pays en transition.
Son
secrétaire general Abdou Diouf estime que la situation de la liberté de
la presse s’est améliorée dans certains pays de l’espace francophone.
‘’Si
les garanties juridiques et l’effectivité de la liberté de presse ont
connu des avancées positives dans plusieurs de nos pays membres et si
les situations régressives constatées ici et là tendent à diminuer,
elles demeurent cependant un sujet majeur de préoccupation pour notre
Organisation’’, a-t-il dit dans un message rendu public à la veille de
la célébration.
Il a fait savoir que la ‘’liberté de la presse
n’est pas seulement une liberté individuelle, mais aussi une composante
essentielle de la vie démocratique’’. A ce compte, l'OIF déploie,
a-t-il dit, une série d’actions pour que cette liberté soit garantie
dans ses Etats-membres’’..
La présidence haïtienne
dont les relations ont été tendues avec la presse au cours de ces
derniers mois, en raison de certaines remarques et propos jugés
inappropriés du chef de l'Etat, a invitles
directeurs de medias à une rencontre au palais national ce jeudi 3 mai.
La
Journée mondiale de la liberté de presse a
été instaurée par l'Assemblée
générale des Nations Unies en 1993.
C'est
le journaliste azerbaïdjanais et militant des droits de l’homme,
Eynulla Fatullayev, qui a été désigné lauréat du Prix mondial de la
liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2012 par la Directrice
générale de l’UNESCO. Il a été choisi par "un jury international
indépendant".
Un
sénateur s'effondre et perd connaissance en pleine seance, mais
plus de peur que de mal pour Andrice Riché, selon son collègue -médecin,
Francisco De La Cruz
Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) – Le
sénateur Andrice Riché (Grande-Anse, sud-ouest), a eu un malaise en
pleine séance mercredi et s’est effondré. M. Riché venait d’intervenir
sur plusieurs dossiers dont le vote du projet de budget de l’exercice
en cours et la relocalisation du parlement qu'il estimait se faire de
manière hâtive. Après avoir repris
ses sens, le parlementaire a été prié de regagner son domicile. Une
délégation composée entre autres, de sénateurs-médecins, devait lui
rendre visite après la séance qui s’est terminé par le vote du projet
de budget 2011/2012 (121 milliards de gourdes). C’est le sénateur/'medecin Francisco De La Cruz qui a été appelé pour se pencher sur le cas. L’élu
du Centre a indiquéqu’il s’agissait d’un état passager voire
transitoire qui aurait pu être causé par le stress, compte tenu de la
fougue avec laquelle le parlementaire s’exprime generalement. Selon
Francisco de La Cruz, il n’y aurait rien d’alarmant,
l'état de santé de son colègue ayant
évolué de manière positive. Le
sénateur De la Cruz a précisé que son collègue ne s'est pas effondré
mais se serait allongé volontairement en ressentant le malaise qui
serait coutumier.
Les
dirigeants du parlement haïtien invitent des représentants des
différentes composantes de la société à une causerie-débat sur la
crise politique et d'autres défis auxquels fait face le pays
Port-au-Prince, 2 mai 2012 – (AHP) – Les
présidents des deux chambres du parlement haïtien, Simon Dieuseul
Desras (Sént) et Levaillant Louis Jeune (chambre des députés) invitent
des personnalites issues des différentes institutions du pays à une
rencontre ce 4 mai, en vue d'échanger sur la crise politique et de
rechercher sur la base d'une responsabilité partagée, les idés de
solution pouvant aider au renforcement de la démocratie.
Dans
une lettre conjointe adressée à une trentaine de personnalités
d'horizons divers dont l'Eglise, le secteur privé, l'Université,
les droits humains, les femmes, la presse, les partis politiques, le
corps législatif, le CORE-Group...., les dirigeants du parlement expliquent
qu'Haïti fait face depuis les élections de 2010/2011, à une crise
politique aigüe qui s'est accentuée avec notamment des conflits à
répétition entre les pouvoirs exécutif et législatifs depuis 10 mois.
"
Les engagements pris par les autorités haïtiennes, en particulier le
président de la République, pour l'établissement d'un état de droit en
Haïti, restents sans suite", écrivent les présidents des deux chambres,
ajoutant que le pays fonctionne aujourd'hui sans un agenda legislatif,
sans conseil électoral, sans le conseil supérieur du pouvoir judiciaire.
De
plus, ont-ils sopuligné, les élections pour le renouvellement du tiers
du Senat et les collectivités territoriales, indispensables au
renouvellement du personnel politique et à la consolidation de la
stabilité, sont de plus en plus incertaines pour cette année.
Simon
Dieuseul Desras et Levaillant Louis Jeune s'inquiètent aussi du fait
que "sur le plan politique, le pays fait face à une recrudescence de
l'insécurité dans une ambiance où des civils se faisant passer pour des
anciens militaires, circulent avec des armes automatiques".
" Le pays s'enfonce
de plus en plus dans une crise socio-économique et humanitaire:
ressurgence du choléra, augmentation du coût de la vie, menace sur
certaines communautés vulnérables avec la saison des pluies, méfiance
du côté des investisseurs dans un environement politique caractérisé
par l'incertitude", déplorent encore les dirigeants du parlement, qui
soulignent que "la crise est aussi d'ordre moral et constitutionnel,
beaucoup de suspicions pesant sur certains de nos dirigeants quant à
leur intégrité et leur capacité à diriger le pays".
Le pouvoir
législatif qui se sent, dit-il, interpellé, pose la question suivante:
que faire, tout en respectant les lois et les institutions
républicaines.
Et Voilà le sens de l'invitation lancée aux
differentes personnalités de la société pour une causerie le vendredi 4
mai à l'Hotel Montana à Port-au-Prine, répondent les présidents des
deux chambres.
Recrudescence
des cas de choléra dans plusieurs regions du pays: le directeur
général du MSPP impute cette augmentation aux récentes
pluies et à un certain relâchement dans le
respect des pratiques d’hygiène; 20 000 personnes déjà vaccinées sur les 100 000 prévues dans le cadre la campagne pilote contre le choléra
Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) - Le
directeur général du Ministère de la Santé Publique et de la Population
(MSPP), le Dr Gabriel Timothée, a indiqué mercredi que la campagne
pilote de vaccination contre le choléra, lancée le 12 avril dernier,
est sur une très bonne voie.
Selon M. Timothée, plus
de 20 000 personnes ont déjà été vaccinées sur les 100 000 qui doivent
l’être dans des localités des départements de l’Ouest et de
l’Artibonite à raison de 50 000 par département.Gabriel
Timothée a fait savoir que les populations touchées ont jusqu’ici bien
réagi. De plus, Il n’y a pas eu d’effets secondaires indésirables,
s'est-il réjoui, soulignant que cela ouvre la voie à l’extension du
programme de vaccination à l’échelle nationale.
Pour
cela, nous sommes en train de chercher les ressources nécessaires pour
pouvoir vacciner plus de gens sur l’ensemble de territoire national, a
dit le docteur Timothée.Gabriel Timothée a par
ailleurs fait savoir que l’augmentation des cas de choléra enregistrée
ces dernières semaines dans le pays est due à des facteurs multiples.
Il a cité entre autres, les récentes pluies qui se sont abattues sur le
pays et un certain relâchement dans le respect des pratiques d’hygiène.Cependant,
Gabriel Timothée a précisé que la situation n’est pas alarmante, ni
dramatique. Jusqu’au 30 avril, seulement 1100 cas ont été répertoriés
sur l’ensemble du territoire, a-t-il dit, ajoutant le nombre de 6
personnes décédées de la maladie.Les départements
les plus touchés sont le Nord avec 135 cas avérés et 2 morts, l’Ouest
avec 3 morts, le Sud et une partie de l’Artibonite.Nous
avons un système de surveillance épidémiologique très performant qui
nous fait voir l’évolution de la situation minute par minute, a dit
Gabriel Timothée.Selon des données en provenance des
Nippes, le bilan des deux dernières semaines est de 4 morts dans la
localité Abraham, et un mort à Petit trou de Nippes. De plus, 21
personnes sont soignées à l’hôpital Armée du Salut (Miragoane) et plus
d’une dizaine d’autres à l’hôpital Sainte-Thérese.
Le
bureau local de la protection civile dit manquer de moyens, mais
affirme poursuivre la campagne de sensibilisation et continue de
distribuer du chlore aux populations touchées.
L'UNASUR fait un don de 1 million de dollars en soutien au Programme national de cantine scolaire
Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) –
Le représentant de l’Union des Nations Sud-américaines (Unasur) en
Haïti, Rodolfo Matarollo, a remis mercredi aux autorités haïtiennes, un
chèque de 1 million de dollars US en soutien au Programme National de
Cantine Scolaire (PNCS). L’ambassadeur Matarollo a fait savoir que ce don fait suite à une demande du chef de l’Etat, faite
en mars dernier, pour permettre au PNCS de se poursuivre sans
interruption. Il a réaffirmé la volonté de son organisation de
continuer à appuyer le gouvernement haïtien dans la réalisation de
plusieurs projets notamment le renforcement des institutions publiques. Le
chancelier haïtien Laurent Lamothe, qui a reçu le chèque au nom du
gouvernement haïtien s’est réjoui, a-t-il dit, de la volonté de l’Unasur d’être
toujours aux cités du peuple haïtien. Ce geste traduit
la volonté des nations sud-américaines de continuer à aider le pays.
Une contribution favorablement accueillie par l’Etat haïtien, a-t-il
dit. Laurent
Lamothe, candidat à la succession de Garry Conille au poste de premier
ministre, a souligné que la faim constitue un
handicap majeur au rendement scolaire. C’est le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui aura à gérer ce fond. Son
coordonateur logistique en Haïti, Graan Jaff, informe que ce montant
de 1 million de dollars va permettre d’acheter plus de 600 tonnes
métriques de riz (local), au bénéfice de plus de 60 000 écoliers dans
les départements de la Grande-Anse, des Nippes et du Sud.
L’éclairage des rues serait il une nouvelle filière d’enrichissement
Par Ives Marie Chanel
Savez vous que depuis quelques temps certains ménages ont ajouté une nouvelle rubrique à leur budget. Désormais l’éclairage des rues a un coût pour les citoyens
préoccupés pour leur sécurité et
intéressés à l’aménagement de leur environnement immédiat.
L’investissement de base se chiffrerait à 500 gourdes environ pour les bas revenus et à plus de 7,500 gourdes pour les ménagers moyens.
Les premiers font des choix artisanaux et se dotent d’ampoules domestiques recouvertes d’un morceau de plastique ou de tôle tandis que les seconds tentent de respecter les normes techniques en utilisant des lampadaires domestiques achetés à 2,500 gourdes chez des fournisseurs locaux.
Les premiers alimentent leurs lampes directement sur le réseau public tandis que les seconds les branchent sur leur transformateur privé ou sur leur maison induisant ainsi une augmentation de la facture mensuelle d’électricité.
Circuler la nuit dans les rues de la capitale est donc chose difficile pour les automobilistes et les piétons. Conduire la nuit devient donc très pénible.
Imaginez un croisement avec un véhicule ou une de ces motos sans phare sur la dangereuse route du Canapé Vert dépourvue d’éclairage et de signalisation, parsemée de matériaux de construction et carcasses de véhicules. Un véritable tombeau à ciel ouvert. Difficile aussi de circuler sur la route de l’aéroport international alors qu’on parle de développement touristique. Difficile donc de voir et de circuler la nuit sur la prolongation de Delmas 33 à partir de l’intersection communément appelée Gérald Bataille.
Le Ministère des travaux publics s’est habitué à construire de nouvelles voies sans les équiper de lampadaires, de panneaux et de feux de signalisation. La prolongation de Gérald Bataille, la route du Canapé Vert, la route des rails en sont des exemples. Le Ministère de la Planification quant à lui ne fait pas la supervision des firmes qui installent comme bon leur semble les sémaphores et les lampadaires solaires.
La leçon donnée par les taïwanais lors de la reconstruction de la route de l’aéroport
ci devant Ave Hailé Sélassié n’a pas
été apprise. Les lampadaires installés en 1999 sur ce qui est devenu le Boulevard Toussaint Louverture, de même que ceux installés sur le nouveau tronçon de l’Avenue Mais Gâté conduisant à Tabarre ne sont plus fonctionnels. Les câbles sous terrains endommagés ou volés n’ont jamais été réparés et remplacés.
Le nouveau pouvoir a choisi une solution de « facilité » en installant quelques pilonnes en bois équipées de lampadaires solaires à l’entrée de l’aéroport et dans
le périmètre des Trois Mains. Misérable ! Grave
entorse à l’esthétique d’une capitale déjà sale et hideuse. Cette décision nous laisse croire que la réparation des circuits électriques alimentant ces lampadaires reviendrait plus chère à l’Etat haïtien.
Selon nos informations une entreprise proche du pouvoir aurait ainsi bénéficié d’un contrat gré à gré pour l’installation de ces lampadaires montés sur des pilonnes en bois.. Paradoxe ! le président Marthely lui-même ne se plaignait il y a quelques mois que des lampadaires solaires nouvellement installés par la firme Axium sur la route de Kenscoff étaient dysfonctionnels. Le président a aussi intérêt à se tourner vers l’aéroport pour voir en ces nouvelles installations une autre expression de notre misère, notre manque de vision et notre incapacité à choisir la modernité et l’esthétique.
Ce qui compte c’est en fait c’est de gagner de l’argent à travers un contrat intéressant. Qu’importe le pays, qu’importe la réputation de la firme exécutante et de ses promoteurs.
Sur cette même avenue le Président Martelly est convié à visiter le statut de Toussaint Louverture. Piteux ! Lamentable ! Sans commentaires j’invite ici les lecteurs à faire la comparaison entre cette statue de Toussaint et celle installée en première loge sur l’Avenue Las Americas de Santiago de Cuba.ou encore celle installée à la vieille Havane. Quelle honte ! Fermons la parenthèse.
L’éclairage des rues est il une nouvelle source d’enrichissement ? Cette question peut trouver une réponse dans les faits. En 1999, René Préval, président a financé le remplacement et l’installation de la majorité des lampadaires à la capitale.
Huit années après, le même Préval au pouvoir pour un second mandat refait le même geste et moins de deux ans après les rues retombent dans le pénombre. Il n’est point besoin d’être un fin spécialiste dans le domaine pour constater deux faits : 1) la qualité des lampes installées est douteuse car la majorité des lampes installées sont d’utilisation domestique.
2) les lampes ont été installées sans être testées de nuit car de nombreuses lampes nouvellement installées n’ont jamais fonctionné.
Si on remonte dans le temps, les lampadaires installés par l’EDH à Port-au-Prince et au Cap-Haitien par exemple dans les années 70 et 80 étaient adaptés et résistaient aux intempéries.il suffisait uniquement de remplacer au moment opportun une ampoule défectueuse. Les lampes installées aujourd’hui en Haiti ne sont utilisées à cette fin dans aucune des capitales de la Caraibes. Serait-on devenu si pauvre pour ne pas être en mesure de renouveler des lampadaires de nos rues. Doit on attendre que l’étranger comme il est de coutume depuis quelques temps nous en offre quelques uns.
Difficile de croire que les rues de Port-au-Prince ne soient pas éclairées obligeant ainsi les habitants de cette ville fantôme à les fuir la nuit et
donnant ainsi carte blanche aux bandits de tout acabit.
Les premières remarques que me font régulièrement des amis étrangers de passage à Port-au-Prince s’adressent au mauvais état du réseau routier, la noirceur des rues, l’état de délabrement des maisons non revêtues d’une couche de peinture et les immondices.
Qui est en charge aujourd’hui de l’éclairage de nos rues et de nos routes ? A qui doit on adresser ces nouvelles factures ? L’éclairage des rues est une simple question de budget ou de volonté ? Autant de questions donc auxquelles il faudra répondre…. Mais répondre par l’action en chassant l’inertie. Soyons visionnaire.
Nouvelles du 1er mai 2012
Le
président Martelly crée un malaise à Miami dans le cadre de la course
au congrès en endossant un candidat d'origine haïtienne: Robert
Maguire attribue son interférence "à sa naïveté et à son manque d'expérience» et l'appelle à être plus prudent dans ses déclarations à l'étranger
Miami, 1er mai 2012 – (AHP) – Le
président haïtien, Michel Martelly est accusé d'avoir semé la confusion
à Miami dans le cadre de la primaire pour la course au congrès, en
endossant la candidature de l'haïtien-americain Rudy Moise face à
l'afro-américaine républicaine Frederica Wilson, provoquant un choc
diplomatique et relancant potentiellement les tensions entre
communautés ethniques locales, a écrit le Miami Herald dans son édition
du 30 avril 2012.
Dans une interview la semaine
dernière à une station haïtienne de Miami, Radio Mega, le président
Martelly qui se remettait d'une embolie pulmonaire, avait appelé les
Haïtiens à s'unir pour appuyer Rudy Moise, un médecin qui avait échoué
en 2010 face à Frederica Wilson, en raison de la dispersion des votes
des Haïtiens, quatre Haitiens-Americains ayant été en lice pour le même
siège.
"Il est aujourd'hui très important d'aider Haïti à se
tenir derrière Rudy Moise. Et quand je dis Haïti, ce sont les Haïtiens
en Haïti et les Haïtiens de la diaspora" a lancé Martelly.
Frederica
Wilson n'a pas perdu de temps pour s'attaquer à Martelly, disant
qu'elle n'a pas apprécié ce qu'elle appelle "les efforts de diviser ma
circonscription en opposant Haïtiens-américains et Africains
américains"."
Elle n'en est pas resté là: avec la myriade de
problèmes que connaît Haïti en ce moment, il est étonnant que le
président Martelly trouve le temps, l'énergie et les ressources
nécessaires pour s'introduire dans la vie politique en Floride,"a dit
Wilson au Miami Herald.
Le docteur Moïse qui possède une
clinique médicale à Miami a tenté de tempérer, en faisant savoir qu'il
ne s'agit pas d'un appui officiel du président d'haïti, mais plutôt
celui d'un ancien patient et ami de longue date. "Il me connaît et il a
fait un commentaire pour m'aider, sans se mêler de la vie politique
americaine " a expliqué le Dr Moise .
Cependant, l'affaire que
l'on considère comme un nouveau faux pas diplomatique du président
Martelly a eu des échos à Washington..
Un fonctionnaire du
departement d'Etat s'est demandé ce que Martelly veut dire exactement
quand il s'est déclaré "prêt à aider (Moise) par tous les moyens à sa
disposition." "Je vais l'appuyer et inciter à l'appuyer d'une façon ou
d'une autre,"avait dit Martelly, ancien chanteur populaire arrivé en
2011 à la première magistrature de l'Etat.
Dans le meilleur des
cas, il s'agit d'une violation du protocole. commente le Miami Hertald.
La Loi américaine interdit aux ressortissants étrangers et aux
gouvernements de contribuer aux campagnes politiques - une mesure de la
Commission électorale fédérale qui a été adoptée en vue de "réduire les
interventions étrangères dans les élections américaines."
Robert
Maguire, une expert du dossier haïtien et directeur du "Latin
American and Hemispheric Studies Program" à l'Université George
Washington, a fait savoir que que M. martelly devrait être plus prudent
dans ses déclarations à l'étranger.
«Je
suppose que cet impair peut, à certains égards, être attribué à sa
naïveté, son manque d'expérience», a déclaré M Maguire qui dit
croire qu'il ferait mieux de s'améliorer rapidement..."
Le
chef de l’Etat haitien avait le 4 février dernier,
lors d'une visite aux Bahamas, embarrassé le premier ministre Hubert Alexander Ingraham,
en demandant aux Haïtiens-bahaméens de voter pour le parti
politique susceptible de défendre leurs intérêts. Ces déclarations
avaient été considérées comme une ingérence dans les affaires
internes des Bahamas.
Et l’opposition avait même demandé au
premier ministre de remettre sa démission, l'accusant d'avoir cautionné
un aussi grave écart.
Nouvelles du 30 avril 2012
Le
président de la chambre basse doute du sérieux du rapport produit par la commission chargée d’étudier le dossier du
premier ministre désigné
Port-au-Prince, le 30 avril 2012 – (AHP) – Le
président de la chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune, a questionné lundi la
rapidité avec laquelle la commission chargée d’étudier le dossier du
premier ministre désigné, a produit son rapport..
Faisant remarquer que les commissaires n’ont mis que
48 heures pour préparer le rapport déposé au bureau, M. Louis Jeune se demande si ces derniers ont eu le
temps de faire les recherches qu'il faut, pour soumettre un document plus ou moins objectif.
"Ce
n’est que jeudi dernier qu’ont été acheminées les lettres adressées
aux différentes institutions où les
commissaires devraient enquêter pour se prononcer sur l’authenticité des pièces du PM
désigné, a informé Levaillant Louis-jeune qui dénonce la legèreté de ses collègues.
Il
a souligné que dans un contexte de suspicions
généralisées, la rapidité avec laquelle les membres de la commission
ont pondu ce rapport ne fait que conforter dans leur position, ceux-là
qui ont
une msauvaise opinion des parlementaires.
"Cela ne va pas favoriser le parlement dans sa quête d'une meilleure
image dans l’opinion publique. "L’acte est certes posé par 7 députés,
mais il aura des répercussions sur toute l’assemblée, a-t-il regretté, deplorant que le bureau n’a pas de recours, sinon encaisser le coup.
Il a toutefois souligné que malgré l'empressement affiché par le camp du premier ministre
désigné pour que le dossier aille vite, c'est à l'assemblée qu'il reviendra de se prononcer sur la recevabilité du rapport et de decider du sens du vote.
Le président
la commission Stevenson Jacques Thimoléon, affirme que, contrairement
aux déclarations du président de la chambre basse, ses collègues ont pris
11 jours pour faire leur travail.
Stevenson
Jacques Thimoléon a indiqué que la commission a produit un rapport
basé sur l’analyse des pièces déposées par l’intéressé, (Laurent Lamothe).
C’est
également la position d’un autre commissaire, Almétis Saint-Fleur
Junior. Le député de Cité Soleil estime que la commission a accompli sa
mission dans un délai raisonnable, malgré les critiques du
président de l’assemblée.
"La
commission s’est fait aider par un groupe d’experts qui lui ont permis
de préparer un rapport équitable", a-t-il fait savoir.
La
ratification par le Senat le mois dernier du premier ministre designé
avait également été l'objet de critiques de la part de plusieurs
secteurs qui avaient dénoncé ce qu'ils appellent un "vote monnayé".
Selon
les informations qui circulent dans les couloirs du parlement, la
rapidité constatée est due au fait que les pro-PM désigné voudraient
que tout se fasse avant la fin prochaine du mandat d'un tiers du Sénat
dans lequel le pouvoir en place compte plusieurs de ses partisans.
Secousse
sismique à Port-de-Paix et dans plusieurs communes du Nord'Ouest:
panique dans ces régions: au moins 10 blessés soignés à l'hopital
Port-de-paix, le 30 avril 2012 – (AHP) – La
ville de Port-de-paix (nord-ouest) et plusieurs autres communes du
département dont Anse-à-Foleur, Saint-Louis du Nord, Chansolme,
Bassin-Bleu, Baie-de-Henne, Môle Saint-Nicolas et Jean-Rabel. ont
vecu lundi des moments de panique, en
raison d'une secousse sismique de 4.6 de magnitude qui a duré moins de
3 secondes et ressentie vers les 2heures 10PM..
10
personnes blessées dont en majortité des elèves du lycée François
Capois qui ont été soignées à l'Hopital Immaculée
Conception.
Selon la Protection civile, à
Saint-Louis du Nord, un professeur de l’école Jean Jacques
Dessalines s’est cassé une jambe en courant.
Un peu plus
tôt, vers les 2h00 pm, un séisme de faible magnitude a secoué les
principales communes côtières du département du Nord (Cap-Haïtien,
Bas-Limbé, Port- Margot) et les communes intérieures de Limbé,
Grande-Rivière, Plaisance, Pilate et Borgne ;
Une
secousse a également été ressentie au niveau de Gros-Morne et
dans la partie Nord des Gonaïves (Gattereau, Bienac). Des employés de
la Base de la MINUSTAH aux Gonaïves auraient été pris de panique au
moment de cette secousse.
Selon le Maire de Cerca La
Source, des résidents du quartier de Saltadère (1re section
communale d’Acajou Brûlé) ont affirmé avoir ressenti une faible
secousse.
Dans tous les cas, les
blessés l'ont eté en quitant précipitamment leur domicile ou en se
laissant tomber de l'étatge de leur maison, école ou lieu de travail.
Les
Haïtiens sont toujours paniqués à chaque secousse sismique depuis le
tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a tué plus de 300.000
personnes à Port-au-prince et dans d'autres villes de
province comme Léogane, Petit-goâve (ouest) et Jacmel (sud-est) et jeté
plus d'un million d'autres à la rue.
500.000
d'entre elles vivent jusqu'ici dans des tentes et autres abris de
fortune. Alors que la reconstruction annoncée et tant attendue reste un
leurre jusqu'ici.
Le
président Martelly de retour au pays après avoir
éte traité pendant deux semaines pour " une embolie
pulmonaire" à Miami
Port-au-Prince, le 30 avril 2012 – (AHP) –
Le président Michel J. Martelly est de retour à Port-au-Prince au terme
d’un voyage santé de deux semaines aux Etats Unis. Le chef de
L’Etat, s’est voulu rassurant sur son état de santé et s'est dit prêt à
continuer de travailler dans le sens de l’amélioration des
conditions de vie des citoyens.
Lors d’un point de
presse donné au salon diplomatique de l’Aéroport international
Toussaint Louverture, le chef de L’Etat a aussi, et une fois de plus,
sollicité l’appui de tous les Haïtiens pour l’aider à apporter le
changement souhaité. Michel Martelly a également redit que les trois
pouvoirs doivent collaborer et lever ensemble les défis.
Il
s'est également adressé à la presse à laquelle il a demandé de jouer
son rôle dans la construction d’un Etat de droit. A la communauté
internationale, Michel Martelly a demandé de continuer à aider le
pays dans le processus de renforcement de ses institutions. Il a dit
reconnaitre que les faiblesses des institutions haïtiennes ont été la
cause des troubles de la semaine dernière.
Des
policiers avaient observé un mouvement de grève suite a l'assassinat
d'un policer (Walky Calixte). Une situation de tension allait aussi
régner dans plusieurs quartiers de la capitale avec des barricades
enflammées, des jets de pierres et des rafales d'armes,
principalement dans la région de Carrefour (sud de la capitale) où
réside la famille du policier.
Le chef de l’Etat a
aussi remercié tous ceux qui lui ont manifesté leur solidarité ces
derniers jours. "Je suis reconnaissant envers Dieu de m’avoir permis de
rester en vie pour continuer à travailler et répondre aux attentes de
la population", a-t-il dit..
Michel Martelly a par
ailleurs remercié le Sénat pour avoir ratifié le premier ministre qu’il
a désigné en remplacement de Garry Conille, actuel chef du gouvernement
démissionnaire.
Il dit souhaiter que la chambre des
députés poursuive le processus de ratification avec la même
diligence de manière à ce que le prochain gouvernement puisse être
installé dans le meilleur délai.
Avec l’installation
d’un nouveau gouvernement, un nouveau budget pourra être voté, des
projets seront réalisés, des infrastructures seront construites,
Port-au-Prince sera en chantier, la décentralisation sera une réalité,
la porte s’ouvrira sur les élections pour combler les vides et avancer
sur la voie du développement, espère Michel Martelly.
A
la chambre basse, la commission chargée d’analyser les pièces du
premier ministre désigné a promis de remettre son rapport ce lundi au
bureau de l’Assemblée. L’un des membres de ladite commission, Vikens
Dérilus, assure que tous les commissaires ont paraphé le rapport même
si tous ne sont pas d’accord avec les recommandations.
Nous
avons travaillé dans le sens du respect de la majorité, mais au moment
opportun, ceux qui ont des reserves, pourront les formuler à
l’Assemblée, a declaré le parlementaire qui s’est gardé de
discuter du contenu du rapport, affirmant qu’il appartient à présent au
bureau de décider de la date à laquelle, il sera soumis à
l’appréciation de l’Assemblée.
Presidentielle dominicaine: une
bouteille lancée contre la caravane du président Fernández: il n'etait
pas en danger, selon la police
Santo-Domingo, 30 avril 2012 – (AHP) –
Le porte-parole de la police dominicaine, le général Máximo
Báez Aybar, a indiqué lundi que le président Leonel Ferneandez n'était
pas en danger au cours de l'incident de la veille, lorsqu'une bouteille en verre a été
lancé contre la caravane du parti de la libération dominicaine (PLD)
dans le secteur de Villas agricolas à Santo-Domingo.
La
caravane effectuait une parade d'appui aux candidats à la presidence
Danilo Medina et à la vice-presidence, Margarita Cedeño de Fernandez,
son épouse
"Il
s'agissait d'un incident isolé et de plus, la bouteille
n'était pas destinée au chef de l'Etat", a
souligné M. Aybar, faisant savoir que le président n'a été à aucun moment en danger. Il
estime que c'était une agression contre l'activité et non contre M. Fernández.
Máximo
Báez Aybar a tenu à préciser que Virgilio Liriano Hernández, le cadre du PLD
blessé par l'impact de la bouteille, se trouvait à distance de Leonel
Fernández.Il a ensuite beneficié de soins medicaux avant de
réintégrer la caravane.
Toutefois, deux individus ont arrêtés dans le cadre de l'incident. Il s'agit de Olmedo Paula Martes (47 ans) et Julio César Mate, (42).
Le
PLD a condamné l'incident qu'il considère comme un acte de désespoir
face, a-t-il dit, aux mouvements de sympathie dont le president
et les candidats du PLD sont l'objet.
Par
ailleurs, une enquête de la firme américaine rendue publique ce lundi
accorde 51% des intentions de vote a Danilo Medina (PRD) et 44% à
Hipólito Mejía du pati de la révolution dominicaine (PRD). Les
candidats Guillermo Moreno (Alianza Pais) et Eduardo Estrella (parti réformiste social chrétien) seraient
credités chacun de 1% des intentions de vote. Et 4% de la population en
iage de voter serait jusqu'ici indécis.
De plus, selon l'enquête, 56% des sondés auraient fait savoir qu'il n'y aura pas de second tour. Le president Fernández beneficierait de 50% d'opinion favorable de la población, contre 49% de désapprobation.
Pour
sa part, le candidat du PRD a mis en garde dimanche le president de la
junte centrale électorale Roberto Rosario contre toute intention de "
se faire complice du du PLD, se disant au courant que la JCE recoit des
pressions du palais national pour que les décisions électorale aillent
dans le sens des exigences du parti au pouvoir lors des élections du 20 mai.
"
"la
responsabilité de la junte centrale est très grande pour la garantie de
la transparence de ces elections", a-t-il dit, réclamant la
normalisation de la "Participation citoyenne", organoisme qui doit
recevoir de la soci´rté tout son aval pour une bonne observation des
élections. Il s'agot-a-til dit d'une institution expérimenté et
credible, compte tenu de ses perfomances du passé
Nouvelles du 29 avril 2012
Le président de la CCIH salue la décision du président Martelly de ne plus considérer le centre commercial de Port-au-Prince comme une zone d’utilité publique
Port-au-Prince, le 29 avril 2012 – (AHP) –
Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH),
Hervé Denis, a salué vendredi la décision annoncée par le chef de
l’Etat de ne plus considérer le centre commercial de Port-au-Prince
comme une zone d’utilité publique, tel que décidé par le gouvernement
Préval/Bellerive dans un arrêté presidentiel en date du 2 septembre
2010. Selon M. Denis,
cette mesure va permettre, aux commerçants du bas de la ville, de
pouvoir utiliser leurs biens immobiliers et faire rouler leurs
capitaux, rappelant que le centre ville est une zone hautement
commerciale. Il a fait savoir que la
décision annoncée par le président Martelly fait suite à un plaidoyer
de groupes de pression qui avaient demandé à l’actuelle administration
de rapporter l’arrêté du gouvernement Préval/Bellerive. Hervé
Denis appelle à présent à des mesures d’accompagnement, reconnaisant
que c’est une prérogative du gouvernement d’adopter ces mesure. le
president de la CIH a toutefois ses idées. Il parle par exemple de
rabattements fiscaux pendant une période de temps et aussi de questions
hypothécaires. C’est sur Radio Méga
de Miami où il se remet d’une embolie pulmonaire, que Michel Martelly a
annoncé mercredi que le centre-ville de Port-au-Prince ne serait plus
considéré comme zone d’utilité publique. Toutes
les propriétés qui se trouvent dans l’espace considéré, ne sont plus
sujettes à être utilisées par l’État pour édifier le nouveau
centre-ville de Port-au-Prince, les propriétaires de maison et/ou de
terrains du centre-ville peuvent désormais être en paix, a-t-il rassuré.L'arrêté
presidentiel du 2 septembre 2010 pris par le gouvernement
Preval/bellerive et remis en question par le président Michel Martelly
insistait sur la nécessité d’un nouvel aménagement du centre-ville de
Port-au-Prince suite au séisme du 12 janvier 2010 et la nécessité de
réorganiser spatialement la région métropolitaine de Port-au-Prince.
L'article
6 de l'arrêté qui insistait sur son entrée en vigueur immediate,
faisait valoir l'obligation de l'Etat de relocaliser les Institution
Publiques et de disposer de terrains suffisants pour réaliser cette
relocalisation et ce nouvel aménagement.
En vertu du
même arrêté presideniel, l'expropriation des propriétaires de
terrains retenus dans le cadre du projet et des détenteurs de
titres légaux justifiant leur droit légitime d’occupation ou la reprise
des biens donnés à bail par l’État ou occupés indûment, devait se faire
conformément aux dispositions des Lois du 5 septembre 1979 sur
l’expropriation pour cause d’Utilité Publique et du 28 juillet 1927 sur
les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les
particuliers. Mais le president
Martelly vient de faire savoir qu'ils ne sont plus interdits
d'entreprendre des constructions, précisant toutefois que
son administration va tout de même poser des conditions pour les
construction et que, si celles-ci ne sont pas respectées, les
propriétaires seront contraints de vendre leurs propriétés à des
particuliers qui sauront répondre aux exigences.
La
MINUSTAH annonce le départ imminent en Uruguay du jeune haïtien qui
accuse des casques bleus de l'avoir violé, l'avocat de la victime tempère: Johnny Jean n'a même pas un visa
Port-au-Prince, le 29 avril 2012 – (AHP) – Alors
que la porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation d’Haïti (Minustah), Sylvie Van den Wildenberg, avait
informé la semaine dernière que la mission onusienne avait donné un
accompagnement financier à Johnny Jean pour lui permettre de voyager en
Uruguay pour témoigner par devant une cour de ce pays dans l’affaire
qui l’oppose à des ex-casques bleus qu’il accuse de l’avoir violé, son
avocat Gervais Charles informe que le dossier n’est pas du tout
clair. L’ancien bâtonnier de l’ordre
des avocats de Port-au-Prince a fait savoir qu’actuellement son client
ne dispose même pas d'un visa uruguayen pour se rendre dans ce pays. De
plus, a-t-il dit, il n’est pas au courant de ce qui va se faire en
Uruguay, s’il va s’y rendre pour le procès ou pour une enquête
approfondie. "Nous ne savons même pas devant quelle cour nous devons
aller, a-t-il dit, appelant le gouvernement haïtien à mettre à sa
disposition les différentes correspondances échangées avec les
autorités uruguayennes. Gervais
Charles a fait remarquer que si Johnny doit aujourd’hui se rendre en
Uruguay, c’est la faute du gouvernement haïtien pour qui a couvert les
casques bleus, alors que l'immunité ne devrait pas être un brevet
d’impunité, a-t-il dit. Aussi, il
appelle le gouvernement à jouer, de manière pleine et entière, un rôle
plus proactif de manière à ce que justice soit rendue à son client. le
gouvernement haïtien doit s’impliquer dans l’affaire car il est «
partie » de la question et pas un simple facilitateur. La
Minustah doit aussi reconnaitre qu’il doit y avoir des conséquences
pour violations des doits civils de son client et qu'il doit être
réparé pour les préjudices qui lui ont été faites. Le
secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de
Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé appelle lui aussi, et une fois
de plus, l’Etat haïtien à jouer un rôle actif dans le dossier. Il faut
que l’Etat accompagne Johnny, ses avocats, ses parents et autres
potentiels témoins, de manière à ce qu’ils puissent se rendre en
Uruguay. Il faut aussi que la
défense soit renforcée pour que la peine soit proportionnelle au crime
qui a été commis, a-t-il dit, soutenant qu’une justice rendue en faveur
de Johnny serait un moyen de porter les Haïtiens à avoir un autre
regard sur la mission onusienne dont les membres sont impliqués dans
plusieurs actes répréhensibles dont des vols, des viols, bastonnade et
introduction et propagation du choléra en Haïti.
Nouvelles du 27 avril 2012
La presidence haïtienne annonce le retour du chef de l'Etat pour le lundi 30 avril
Port-au-Prince, le vendredi 27 Avril 2012- (AHP)-
Le Bureau de Communication de la Présidence a informé vendredi que
le président Michel Joseph Martelly, sera de retour le lundi 30 avril
en Haïti, après deux semaines d’absence du pays pour des raisons de
santé. Alors qu'une delegation de 3 sénateurs acompagnés par
le le ministre des Affaires étrangères et premier ministre designé
Laurent lamothe, devrait lui rendre visite ce vendredi.
Le
chef de l'Etat a souffert d'une embolie pulmonaire, selon les
informations communiquées par la présidence. Mais son état de santé est
désormais stable, selon son équipe médicale citée par le bureau de
communication de la la présidence.Dans des
interventions depuis Miami où il est en convalescence, le chef de
l'Etat a fait savoir que cette maladie a failli lui ôter la vie, mais
qu'il est desomais en bonne forme et impatient de rentrer en Haïti.
Toutefois,
la maladie du présiednt a fait et continue de faire l'objet de
polémiques. Plusieurs personnalités dont au moins 2 sénateurs-médecins
ont émis des doutes sur la thèse de l'embolie pulmonaire. Le senateur Wetzner Policarpe a évoqué plutôt mercredi "l’embolie gazeuse", une
maladie généralement causée, a-t-il dit, par une intoxication au
stupéfiant.
Concernant
l'impatience du chef de l'Etat, le sénateur Edwin Zenny (sud-est) a
fait savoir jeudi que le président Matelly aurait "l'intention de se
sauver" sans attendre l'autorisation de ses médecins. Le
parlementaire proche du president a du coup déploré cette attitude,
appelant M. Martelly à prendre sa santé au serieux, vu-a-t-il dit,
l'important travail qu'il a à faire en Haïti
Le retour du chef de l'Etat est prévu pour lundi matin 7:45. Et
les médias sont invités au Salon Diplomatique de
l’Aéroport International Toussaint Louverture pour un point de presse.
Hipólito Mejia assure qu'il a 8 points d'avance sur Danilo Medina
Santo-Domingo, le 27 avril 2012 - (AHP) - A
quelque 3 semaines de la présidentielle dominicaine fixée au 20
mai, la guerre des sondages fait rage en République dominicaine
Le candidat du parti révolutionnaire dominicain (PRD), Hipólito Mejía minimise l'importance des resultats d'une enquête Gallup lui octroyant 44.6% et quelque 50.6% à son rival Danilo Medina du parti de la libération dominicaine (PLD).
Il a dit plutôt s'en tenir à ses propres enquêtes qui lui donnent une avance de 8 points sur le candidat du (PLD).
Haïti a été rarement aussi presente dans la campagne électorale dominicaine, surtout avec les scandales de corruption ayant éclaboussé des dirigenats des deux côtés de l'l'île.
Ces
scandales ont rapport avec des financements de campagne de responsables
politiques haïtien ou avec d'éventuels versements de pot-de-vin à des
dirigeants des deux côtés de l'ile, suite à l'octroi de contrats jugés
suspects à des compagnies dominicaines, dans le cadre de la reconstruction d'Haïti.
Ils
auraient, affirme-t-on, écorné le parti de la libération dominicaine à
un point tel que des responsables de cette formation sont accusés
d'avoir recours à la thèse du complot pour arriver à renverser la vapeur (supposé complot pour renverser le président Martelly, ou pour assassiner Nuria Piera) .
Mejía
a fait savoir qu'il est habitué à la stratégie des coups bas. Et
concernant l'enquête Gallup, il a dit que ce n'est pas la première
fois. Nous faisons face à ces pratiques depuis l'année 2000,
(lors de la campagne pour sa première accession à la magistrature
suprême), a-t-il indiqué.
Le candidat du PRD a fait
ces déclarations suite à la signaure d'un accord avec la societé
civile, selon lequel il a promis que s'il est élu toute
l'infrastructure du pays sera contruite avec la main-d'oeuvre locale.
Il
a fait savoir que c'est une erreur grave et un mauvais investissement,
le fait que les communautés participent si peu dans l'actuelle gestion
du pays et a promis de donner des oportunités aux groupes sociaux dans
son eventuel prochain gouvernement.
Las plupart des
contrats sigtnés dans le cadre de la reconstruction d'Haïti ravagée par
un séisme en janvier 2010 on béneficié à des compagnies dominicaines,
les compagnies haïtiennes étant taxées de poids plume.
Par
ailleurs, s'il se dit que des membres du secteur privé
haïtien contribuent souvent au financement de la campagne de certains
candidats étrangers, on n'a pas de precisions sur leur implication dans
le financement de candidats en Republique dominicaine.
Cependant,
l'argent dominicain est toujours présent dans les campagnes en Haïti.
La journaliste Nuria Piera a révelé dans une enquête le mois dernier
que le sénateur Félix Bautista, un haut cadre du PLD et proche du
présient Léonel Fernandez, a au moins financé la campagne du candidat
Michel Martelly et de sa rivale Myrlande Manigat.
Le nom du
candidat de la plateforme Inite n'a pas été ou pas encore. Toutefois,
des sources dignes de foi, affirment qu'il (ils) n'aurait (aient) pas
eté traité (s) en parents pauvres.
Selon des sources
généralement bien informés, après avoir promis aux dominicains que
l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis serait le candidat de
la plateforme, le président René Préval les aurait ensuite assurés
que ce serait le premier ministre Jean-Max Bellerive, avant de fixer
son choix sur le directeur (d'alors) du centre national des équipements
(CNE).
Nouvelles du 26 avril 2012
Des
inondations dans différentes régions du pays font une dizaine de morts,
au moins deux disparus et des dégats materiels importants
Port-au-Prince, le 26 avril 2012 - (AHP) - Les
averses qui s'abattent sur Haïti depuis au moins 4 jours, ont déjà fait
une dizaine de morts et au moins deux disparus et provoqué des
inondations et des dégats matériels importants particulièrement dans le
grand Sud et dans l'Ouest.
La directrice de la
protection civile, Alta Jean Baptiste a fait savoir que la plupart des
victimes sont mortes en essayant de traverser des rivières en crue et
dans des glissement de terrain.
Elle affirme que ces
pertes en vies humaines auraient pu être évitées si les victimes
avaient suivi les consignes de ne pas s'aventurer dans les rivières en
crue et avaient quitté les zones vulnérables aux dangers météos comme
le leur avaient conseillé la DPC( Direction de la Protection Civile).
Madame
Jean-Baptiste informe également que plusieurs partenaires nationaux et
internationaux dont les ministères de l'intérieur, des travaux publics
et l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) se sont
évertués à apporter secours et assiatance aux victimes.
"Nous
continuons de suivre l'évolution de la situation de manière à apporter
les réponses appropriées, a-t-elle indiqué, rappelant que les averses
vont continuer de s'abattre sur le pays au cours des prochains jours.
Dans
le département des Nippes (sud-ouest), les inondations ont fait
3 morts alors que 4 autres personnes ont succombé au choléra qui
connait un regain de forme au cours de la saison pluvieuse.
En
plus de ces pertes en vies humaines, des dégâts matériels importants
ont été enregistrés, notamment des jardins dévastés, du bétail emporté
et des infrastructures routières sérieusement affectées.
Dans
le Sud, 2 morts ont été enregistrés dans la commune des Anglais (côte
sud), des dégâts importants ont été enregistrés à Aquin (sud). Le
responsable local de la DPC Renel Jean appelle les populations à la
vigilance, reconnaisant les risques d'innondation et de glissements de
terrain.
A Port-de-Paix, le maire Guyler Salvador
lance un SOS aux autorités sentrales soulignant que rien n'a été fait
depuis le début de la saison pluvieuse pour prévenir les dégâts en
dépit des promesses faites en ce sens par le ministre de l'intérieur,
Thierry Mayard-Paul.
Le directeur du CNM (Centre
National de Météorologie), Ronald Sémelfort, appelle lui aussi les
citoyens à rester sur leurs gardes, notamment ceux qui
habitent dans les zones sensibles inondations, ébroulements et
glissement de terrain.
Les pluies sont dues à un
front quasi-stationnaire sur la partie centrale de la Caraïbe, a-t-il
dit, rappelant qu'en raison de la saturation du sol, les moindres
pluies peuvent causer des inondations importantes.
Plusieurs
parlementaires sont montés au créneau pour attirer l'attention sur la
situation difficile des citoyens pendant la saison pluvieuse.
Pierre
Francky Exius du Sud appelle les autorités à agir
promptement car la situation est précaire et fragile.
Les
différentes institutions gouvernementales ont le devoir d'intervenir
pour secourir les populations en difficulté et éviter le pire, a-t-il
dit.
Pour sa part le permier sénateur de l'Ouest, Steven
Benoît a fait savoir que les communes de Ganthier, De Fonds-Verrette et
de Thiotte sont pratiquement coupées du reste du pays, en raison des
inondations.
Il informe que d'importants dommages ont été enregistrés sur les voies publique.
Steven Benoît presse les responsables concernés d'intervenir en urgence afin de redresser la situation dans ces communes.
Le
parlementaire déplore en outre la vulnérabilité de l'environnement dans
la zone métropolitaine de Port-au-Prince où des pluies insignifiantes
peuvent causer de grands dégâts.
Un autre sénateur du département de l'Ouest John Joël Joseph affirme
avoir alerté les autorités concernées sur la
situation qui prévaut dans les communes sus-mentionnées, disant
regretter que cette partie du département qu'il
représente au Sénat soit encore victimes
d'intempéries.
Il
a aussi lancé un appel au calme aux populations concernées, leur
demandant d'attendre les résultats des démarches qu'il affirme avoir
entammées en leur faveur.
Maladie du président: le sénateur Edwin Zenny lance des flèches contre son collègue Wetzner Polycarpe pour avoir mis en doute l'embolie pulmonaire et réclamé un rapport mdical
Port-au-Prince,
le 26 avril 2012 – (AHP) – Le sénateur Edwin (Edo) Zenny (Sud-est), s'en est sevèrement pris jeudi à son collègue du Nord, Wetzner Polycarpe,
après que ce dernier eut fait part la veille de son refus de
croire que le président Joseph Michel Martelly a réellement souffert
d'une embolie pulmonaire.
Intervenant sur Radio Solidarité, le
sénateur, médecin et président de la commission Santé du Grand corps, a
également révélé son intention de demander au bureau du Sénat qu'il
réclame de la presidence un rapport médical complet sur la maladie du
président.
Le sénateur Zenny, un proche du chef de l'Etat, a rejeté la demande de Wetzner Polycarpe, estimant que le chef de l"Etat n'a pas de compte à rendre au Senat dans ce dossier.
"
S'il a pour devoir d'informer la polulation sur sa maladie, par contre,
le chef de l'Etat n'a pas de compte à rendre aux sénateurs", s'est-il
indigné, renvoyant du coup les médecins, particulièrement le docteur
Polycape, aux études.
Il a fait savoir que la plupart des
médecins haïtiens font de mauvais diagnostics, ne traitant
pas leurs patients pour la maladie dont ils souffrent réellement.
"
On ne peut pas être médecin depuis 25, 40 ans et se contenter de ce
qu'on a appris dans le passé. La science avance. Il faut sans cesse se
recycler pour être à jour et comprendre certains dossiers",
a voulu conseiller le sénateur Zenny qui dit croire que le
président n'a aucun intérêt à mentir sur sa maladie.
Il a fait
savoir que c'est une équipe de 5 medecins haïtiens qui ont
traité le président Martelly . Ce sont eux que "les parlementaires qui
font de l'opposition à la maladie, doivent interroger", a dit Edo Zenny.
Wetzner Policarpe avait priorisé mercredi la thèse de l’embolie gazeuse. Une
maladie généralement causée, a-t-il dit, par une intoxication au
stupéfiant, une overdose.
Le
senateur Zenny demande quant à lui aux parlementaires, particulièrement
ceux qui sont clairement , a-t-il dit , dans l'opposition, de cesser de
brasser dans les ministères. Il faut faire de l'opposition jusqu'au
bout", a-t-il lancé.
Une
délégation composée des senateurs Edwin Zenny, Kély Bastien, John
Joël Joseph devrait rendre visite ce vendredi au cef de l'Etat à Miami.
Le premier ministre désigné, Laurent Lamothe, devait egalement
accompagne cette delegation formée à l'initiative du president du
Sénat, Simon Dieuseul Desras.
, Mercredi, M.
Martelly avait admis avoir frôlé la mort, tout en affirmant qu'il est
maintenant en pleine forme et qu'il n'attend que l'autorisation de son
equipe médicale pour rentrer au pays.
Nouvelles du 25 avril 2012
La revue catholique la Vie rend hommage au travail du Frère Armand Francklin, fondateur de la congrégation
des petits frères et petites soeurs de l'Incarnation
Port-au-Prince,
le 25 avril 2012 – (AHP) – Dans
un très long article paru début avril 2012, la revue catholique la
Vie rend hommage au frère Armand Francklin qu'elle présente comme l'homme qui fait
jaillir l'eau des montagnes.
Fondateur en 1976
de la congrégation des petits frères et petites soeurs de l'Incarnation (PFI-PSI),
le Frère Armand (65 ans), a réalisé des oeuvres,
particulièrement dans le plateau central, qui sont
devenues un modèle de développement dans toute la
caraïbe, relève La
Vie.
Le
religieux a surtout changé la donne dans cette région
par l'aménagement des lacs artificiels et des systèmes d'adduction
d'eau. Les paysans qui vivaient autrefois dans une pauvreté absolue au
cours de
la saison sèche, d'octobre à mars, peuvent aujourd'hui cultiver
toute l'année, a rapporté la Revue dont une équipe a réalisé un
reportage complet sur le travail des PFI-PSI.
Depuis, la fin des années 90, ce sont donc plus de 80 lacs collinaires qui ont été creusés.
L'eau
de pluie récoltée sur les bassins versants y est retenue grâce aux fonds
argileux. Une usine de filtration d'eau permet d'approvisionner plus de
5000 personnes en eau potable.
Le fondateur des petits frères et petites soeurs de l'Incarnation a expliqué que
l'épidemie de choléra qui sevit en Haïti depuis octobre 2010, a rendu la
problématique de l'eau encore plus cruciale.
Ici, des bassins de
piscicultures peuplés de tilapias et de carpes. Là, des étangs où
s'abreuve le bétail. D'autres lacs profitent aux femmes et aux
enfants pour la toilette et le bain.
Les
petites filles qui, traditionnelement n'allaient pas à
l'école afin d'assurer la corvée d'eau, en sont
aujourd'hui libérées.
Les lacs fixent aussi la végétation, font revenir les oiseaux et attirent les nuages.
Pour
le frère Armand Francklin, le maitre-mot est la formation. De fait, en plus de 8
écoles primaires, de 2 collèges-lycées, il a créé une école agricole.
Les
jeunes ruraux en sortent après deux ans avec un bagage technique et un
crédit pour monter leur petite entreprise dans l'objectif objetif de freiner
l'exode rural, contrtibuer à remettre sur pied une agriculture détruite par des
décenies de politiques néo-libérales imposées à Haït.
Mais, ce n'est pas tout.
A
Port-au-Prince , les petits frères et petites soeurs de l'Incarnation ont repris l'ancien village
SOS-enfants, qui accueille aujourd'hui plus de 650 orphelins et enfants
des rues dans le quartier de Petite place Cazeau (nord de la capitale).
Ce sont egalement les PFI-PSI qui gèrent le Centre d'accueil de Carrefour depuis l'année 2006.
Actuellement,
ils ont la charge dans le Centre de Carrefour de 336
garçons, 72 garçons à Petite Place Cazeau et
212
filles à Dos-palais dans le Plateau Central.
Le président de la commission Santé du Sénat affirme douter que le président Michel Joseph
Martelly souffrait réellement d’une embolie pulmonaire:
Wetzner Polycarpe
envisage de demander au bureau du grand corps de réclamer
officiellement de la présidence, le diagnostic précis de la maladie du
chef de l’Etat
Port-au-Prince, le 25 avril 2012 – (AHP) – Après
le docteur Kély C. Bastien, un autre sénateur lui aussi médecin,
Wetzner Polycarpe, refuse d'admettre que le président Michel Joseph
Martelly souffrait réellement d’une embolie pulmonaire comme l’affirme
le bureau de communication de la Présidence.Le
parlementaire egalement president de la commission santé du Senat, qui demande à voir le diagnostic complet du
chef de l’Etat, préfère prioriser la thèse de l’embolie gazeuse. Une
maladie généralement causée, a-t-il dit, par une intoxication au
stupéfiant, une overdose.Le docteur Polycarpe soutient que c’est souvent le cas pour certains musiciens et hommes
politiques qui veulent gérer la fatigue et le stress quotidiens."On ne rétablit pas du jour au lendemain d’une embolie pulmonaire", a affirmé Wetzner Polycarpe qui
envisage de demander au bureau du grand corps de réclamer
officiellement de la présidence, le diagnostic précis de la maladie du
chef de l’Etat.Le
docteur Kély C. Bastien, 3e sénateur du Nord, qui avait
demandé lui aussi à
voir le rapport médical du chef de l'Etat, avait
affirmé qu'il lui etait difficile de croire à
l’embolie pulmonaire.Il avait fait remarquer que si le chef de l’Etat souffrait
d’une embolie pulmonaire, son équipe médicale n’aurait pas pu le
laisser prendre l’avion sans une assistance medicale et son
rétablissement ne serait pas aussi rapide. Une analyse partagée par
plusieurs autres professionnels de la santé.Réaffirmant
que le chef de l’Etat souffrait bel et bien d’une embolie pulmonaire et
que son etat de santé s'etait nettement ameliorée, son porte-parole
Lucien Jurat avait fait savoir en debut de semaine que ce sont des
individus mal intentionnés qui tentent de faire croire le contraire.En effet, des rumeurs de toutes sortes continuent de circuler à Port-au-Prince dont celle de la blessure.Quoi
qu'il en soit, dans un 2e message rendu public mardi soir, le chef de
l’Etat a affirmé qu’il se remet de sa maladie et n'attend plus que
l’aval de son équipe médicale pour rentrer en Haïti.Michel
Martelly a réitéré sa volonté de venir se
remettre au service du développement de son pays.
Journée mondiale de lutte contre la malaria: en Haïti, le coordonateur du programme national de lutte contre la malaria et la filariose lymphatique, renouvelle la volonté de son équipe d'éradiquer cette maladie d’ici 2020
Port-au-Prince,
le 25 avril 2012 – (AHP) – Le coordonateur du programme national de lutte contre la malaria et la filariose lymphatique, le Dr Roland Oscar, a
renouvelé mercredi la volonté de son équipe d'éradiquer d’ici 2020
cette maladie dont on célèbre ce 25 avril la journée mondiale de lutte.
Le Docteur
Oscar a fait savoir qu’actuellement le programme de lutte contre la malaria
s’appuie sur plusieurs axes dont le dépistage et la prise en charge
gratuite dans tous les centres de santé publique du pays, la lutte
anti-vectorielle basée entre autres sur la distribution de
moustiquaires imprégnés, la communication sur les comportements à
adopter et la coopération avec la République Dominicaine.
Le
spécialiste a fait remarquer qu’Haïti et la République Dominicaine sont
les deux seuls pays de l’hémisphère où la maladie existe
actuellement.
Suivant les statistiques basées sur les données
recueillies en 2007, la prévalence de la maladie en Haïti, pays de près
de 10 millions d’habitants, est de 4.7%, affirme le docteur Oscar.
C’est
l’ONG PSI Haïti qui distribue gratuitement les moustiquaires
imprégnés aux familles haïtiennes. 3.4 millions de moustiquaires devraient être distribués sur toute l’étendue du territoire, a-t-il fait savoir.
Roland Oscar a rapelé
que le Service National pour l’éradication de la Malaria,
ci-devant service national des endémies majeures(SNEM)
avait déployé de nombreux efforts, au point que les
autorités avaient crié
victoire sur la maladie vers la fin des années 60, mais le
manque de
financement et l’arrivée de plusieurs cyclones
provoquant des inondations, ont occasionné une recrudescence du
paludisme.
Depuis 2003, le Fonds Mondial appuie le programme de
lutte contre la malaria en Haïti où la maladie existe officiellement
depuis 1958.
En Haïti, la journée nationale de lutte contre la malaria, est célébrée le 28 juin.
En
2010, près de la moitié de la population mondiale, soit près de 3, 3
milliards de personnes, était exposée au risque de paludisme.
Chaque
année, environ 216 millions personnes contractent la maladie et près de
655 000 en meurent. Les habitants des pays les plus pauvres sont les
plus touchés.
La Journée mondiale de lutte contre le paludisme -
instituée par l'Assemblée mondiale de la Santé lors de sa 60e session
en mai 2007 - a pour but de faire prendre conscience de l'effort
mondial nécessaire pour lutter efficacement contre le paludisme.
Nouvelles du 24 avril 2012
Assassinat policier: le député Rodriguez Séjour comparait au cabinet d'instruction
Port-au-Prince, le 24 avril 2012 – (AHP) – Le
député Rodriguez Séjour, accompagné de son avocat Carlos Hercule, du
président de la Chambre Basse Levaillant Louis-Jeune et du ministre
chargé des relations avec le parlement Ralph Théano, a répondu mardi
aux questions du juge instructeur Jean Wilner Morin pour son
implication présumée dans l’assassinat du policier Walky Calixte.Sans
donner plus de précision, Me Hercule a seulement fait savoir que son
client a répondu aux questions du juge instructeur et affirme que
l’instruction s’est bien déroulée.Pour
sa part, le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune
a indiqué que son collègue sera toujours disponible pour la justice. Il
affirme que sa présence au cabinet d’instruction était un signe de sa
foi dans l’état de droit mais également pour souligner sa solidarité
avec le député Séjour qui jouit de la présomption d’innocence tant que
sa culpabilité n’aura as été démontrée.Pour
ce qui est de la levée éventuelle de l’immunité du député de la
première conscription de Port-au-Prince, Levaillant Louis-Jeune informe
que « nous ne sommes pas encore là » car, a-t-il précisé, son collègue
n’a jusqu’ici pas été inculpé.Walky
Calixte avait été tué par balles le 17 avril dernier. Certains de ses
frères d’armes accusent le parlementaire Séjour d'implication dans son
assasinat pour avoir, soutiennent-ils menacé l’agent quelques heures
avant sa mort.Des
policiers avaient observé un arrêt de travail mecredi pour reclamer
justice pour la victime et l'arestation du député incriminé.
Des
habitants de la région de Carrefour devait emboîter le pas dès le
lendemain et pendant 3 jours pour bloquer la circulation dans cette
zone où réside la famile du policier assasiné.
C'est surtouit
lundi que la situation était la plus tendue, la protestation
ayant gagné d'autres zones de la capitale avec des barricades
enflammées, des jets de pierres et des tirs d'armes à feu. Tout
cela en l'absence de la police ou avec la complicité de certains
policiers accusés d'avoir fait la grève.
Le
président de l'assemblée nationale dénonce un vide de pouvoir en Haïti
et un manque de leadership au niveau de la police nationale
Port-au-Prince, le 24 avril 2012 – (AHP) –Le
président de l’Assemblée Nationale, Simon Dieuseul Déras estime qu’il y
a un manque de leadership au sein de l’institution policière.Appelant la population au calme, le parlementaire demande aux responsables de la PNH d’assumer ou de rendre le tablier.Le
sénateur Desras qui dit comprendre les frustrations des policiers,
plaide en faveur de la satisfaction de leurs revendications mais il les
appelle à les exprimer autrement que par le désordre, l’anarchie et les
mouvements de grève.D’autre
part, le sénateur Desras a denoncé un vide à la tête de
l’Exécutif. A son avis, le premier ministre démissionnaire n’a aucun
contrôle sur l’appareil étatique, étant boycotté par les membres du
gouvernement.
Une
convocaton la semaine dernère de Garry Conille au ministres pour
un conseil de gouvernement dans le dossier des hommes armés qui se
balladent partout, a été boudée.
Le
premier ministre désigné Laurent Lamothe n'a
été ratifié jusqu'ici que par le Sénat. I
l
lui reste l'étape de la ratification à la chambre basse
et l'exposé de sa politique générale dans les deux
chambres.Le
president de l'Asemblée nationale révèle
également que le chef de l’Etat avait anticipé une
première
sortie d’hôpital en Floride où il est
soigné pour une embolie pulmonaire, lorsque le premier ministre
Garry Conille avait
fait savoir qu’il était prêt à assumer ses
responsabilités en l’absence
du président.La
présidence avait annoncé le retour du president pour cette semaine,
mais son premier ministre désigné Laurent Lamothe a fait
savoir qu’il ne rentrera que vers la fin de la semaine prochaine, même si son état de santé évolue de manière satisfaisante.Dieuseul Simon Desras assimile à de la mesquinerie le fait que le chef de l’Etat ait dit avoir le
contrôle du pays qui,à son avis, est en train de sombrer.
Pour
beaucoup d'autres secteurs, la situation socio-économiqiue du pays a
été rarement aussi difficile. Selon eux, si l'argent circule, c'est dans
un seul sens et à un seul niveau.
Les dépots dans les banques
se rarifient. Les dettes ne sont pas payées au niveau de l'Etat. En
gros, les affaires ne vont pas du tout bien. La population vit mal. Et
il y a bien plus de paroles que d'actions, a résumé mardi sous couvert d'anonymat un economiste qui dit craindre un raz-le-bol.
Nouveau policier assassiné dans la région
métropolitaine de Port-au-Prince: le policier qui revenait d'une banque
commerciale a eté dépossédé d'une somme d'argent et de son arme de
service
Port-au-Prince, le 24 avril 2012 – (AHP) –Un
nouveau policier, Jean Hilaire Milot, agent 2 affecté au pénitencier
national a été tué mercredi par des bandits armés circulant à moto dans
la localité d’Ona-ville, dans la commune de la Croix-des-Bouquets
(notd).L’agent Milot avait intégré l’institution policière en 2001.
3
policiers ont eté assassinés la semaine
dernière dans la région métropolitaine de
Port-au-Prince.
L'assassinat de l'un d'entre eux Walky Calixte, a provoqué de vives tensions dans la capitale et la colère des policiers.
Le
porte-parole de la PNH (Police Nationale d’Haïti), Garry Desrosiers, a
fait savoir qu’une enquête est ouverte en vue de faire la lumière sur
ce nouveau cas d’assassinat de policier.Les
bandits qui l'ont attaqué lui avait auparavant intimé l’ordre de
donner l’argent qu’il venait de retirer d’une banque alors qu’il était
en civil.
Ce qui pourrait laisser croire qu'il s'agit d'un crime crapuleux.
Cependant,
les bandits ont emporté son arme de service et blessé trois autres
personnes qui se trouvaient dans le véhicule de transport en commun,
rapporte le porte-parole de la PNH.
Un
candidat à la présidence en République dominicaine demande au
président Martelly de rendre la dinstinction reçue du président
Fernandez
Santo-Domingo, le 24 avril 2012 – (AHP) –Le
candidat à la présidence du parti « Alianza pais » Guillermo Moreno, a
demandé mardi au président haïtien Michel Martelly de remettre la
distinction reçue du gouvernement dominicain.
Dans
une lettre envoyée par le biais de la Chancellerie dominicaine, le
candidat à la présidence de "Alianza pais" considère que le chef de
l’Etat haïtien n’a pas qualité pour être le récipiendaire d’un honneur
aussi exclusif en raison des scandales de corruption dans lesquels il
est accusé d’implication.
Selon une enquête réalisée
par la journaliste Nuria Piera, le chef de l'Etat haïtien aurait reçu
un montant de 2.5 millions de dollars du sénateur dominicain, Félix
bautista , un proche du president Léonel Fernández. Une partie de ce
montant aurait été recu après son élection à la présidence, selon Mme
Piera.
Michel
Martelly avait été décoré le mois dernier par le président Léonel
Fernandez de l’ordre Duarte Sanchez y Mella, la plus grande
distinction decernée par la République Dominicaine à un chef d’Etat
étranger.
"Quelqu’un
qui reçoit un prix créé à la mémoire de Juan Pablo Duarte doit le
mériter, or, nous considérons qu’en raison des scandales de corruption
au centre desquels se retrouve le président haïtien, il ne mérite pas
un tel honneur, a déclaré le leader de Alianza.
Moreno
questionne aussi le fait que le président Martelly ne soit pas, une
seule fois, intervenu avec des preuves pour démentir la complicité dont
il est accusé avec le sénateur Pldiste, Félix Bautista, dont les
compagnies ont été favorisées, a-t-il dit, dans l’octroi de contrats
pour la reconstruction d’Haïti.
Le
president Martelly est actuellement soigné à Miami pour une embolie
pulmonaire. Il devrait bientôt rentrer au pays, son état de santé
s'etant beaucoup améliorée, selon la presidence.
Le sénateur PLdiste Wilton Guerrero fait marche-arrière arrière et affirme ne pas disposer de preuves sur le supposé complot pour assasiner Nuria Piera
Santo-Domingo, le 24 avril 2012 – (AHP)- Le senateur PLdiste de la province de Peravia,
Wilton Guerrero, a indiqué mardi qu'il ne disposait pas de preuves pour
soutenir la dénonciation qu'il a faite la veille, selon laquelle le
narco-trafic international et un secteur du parti révolutionnaire
dominicain (PRD) veulent assassiner la journaliste Nuria Piera.
Le sénateur avait pourtant fait savoir lundi qu'il était en possession de preuves convaincantes sur le complot. Il affirme aujourd'hui que c'est une source de grande crédibilité qui lui a fourni l'information
Il
y a 3 semaines, le gouvenement pldiste dominicain avait également fait
état d'un complot pour assassiner le président haïtien, Michel
Martelly, une information qui avait éte prise au sérieux au niveau
gouvernemental haïtien, mais totalement banalisée par les secteurs de
droits humains et de la société civile qui l'ont située dans le
contexte d'une démarche pour occulter les denociations de corruption
faies par Nuria Piera, impliquant de hauts responsables haïtiens et
dominicains à la veille des élections dominicaines du 20 mai.
Wilton
Guerrero a fait ces nouvelles declarations à sa sortie mardi du
siège de la police où il s'est entretenu avec le major general, José Armando Polanco Gómez, pendant plus d'une heure.
"Nous
n'avons parlé ni de preuve ni de documentation. J'ai souligné que la
source qui m'a transmis l'information, m'a toujours fourni par le passé
des informations crdibles et objectives", a-t-il voulu convaincre.
Le
sénateur du parti au pouvoir a indiqué en outre que la gravité de cette
information méritait qu'elle soit connue de l'opinion publique et des
autorités. Il a ensuite expliqué qu'un narco-traficant colombien, un
mexicain et plusieurs dominicains étaient impliqués dans le
supposé complot. Et que tout est conçu dans le cadre du
projet présidentiel de Hipolito Méjia.
Par ailleurs, le colonel retraité Pedro Julio Goico Guerrero (Pepe Goico) accusé d'implication dans le supposé complot pour renverser Martelly a ete auditionné lundi au Parquet du district national de
santo-Domingo en compagnie de son avocat Ramon Pina Acevedo.
Goico
a présenté le même jour un recours en
inconstitutionnalité pour le piratage de ses conversations
télephoniques,
Il
a ainsi demandé une indemnisation de plus de cinq millions de
pesos pour violation de sa vie privée et pour atteinte à son honneur.
Nouvelles du 23 avril 2012
Meurtre d'un policier: nouvelle journée tedndue à Port-au-Prince particulièrement sur la route de Carrefour
Port-au-Prince, le 23 avril 2012 – (AHP) – Des
barricades de pneus enflammés par ci, des carcasses de véhicules et des
jets de pierres par là, des tirs et peu de gens dans les rues et
circulation réduite au minimum: la tension était palpable pendant la
plus grande partie de la journée de lundi dans la Capitale haïtienne,
Port-au-Prince.De Mariani à Martissant (sud de la
capitale) et dans plusieurs autres quartiers de la capitale dont le
centre-ville Delmas, Carrefour-Feuilles: la population s’est
réveillée dans un climat de grande inquietude au 5e jour des
protestations suite à l’assassinat du policier Walcky Calixte.
Ce
sont d'abord des policiers qui avaient donné le ton en organisant une
journée de grève mercredi pour réclamer justice en faveur de leur
collègue et l'arrestation du deputé Rodriguez Séjour accusé
d'implication dans ce meurtre.C'est dans la commune
de carrefour, particulièrement sur la route ds rails où réside la
famille du policier assassiné que le climat était le plus tendu:
la circulation automobile était paralysée jusqu’en
début d'après-midi par des baarricades de pneus
enflammés.
Des véhicules arrivés de la région Sud etaient confisqués pour servir de barrage
Elèves,
professionnels et autres résidents de cette zone, ont été contraints à
rester à la maison, faute de transport en commun. La situation n’était
pas totalement différente au cœur de la capitale. Les embouteillages
constatés géneralement à longueur de journée pratiquement dans tous les
quartiers de la capitale, cédaient la place à une circulation fluide.A
Delmas, notamment au niveau de l’intersection Martin Luther King/Route
de l’aéroport, communément appelée carrefour de l’aéroport, des tirs et
des jets de pierres ont été enregistrés.
Toute cette situation
avait cours en l'absence de la police dont très peu d'agents (qui ne
travaillaient pas) étaient remarqués dans les rues, une forme de soutien pour le moins tacite au mouvementEn
effet, des tracts circulaient depuis la veille, annonçant un arrêt de
travail des policiers, en signe de protestation à l’assassinat de
Walcky Calixte. Un tract disait entre autres que la rue serait
abandonnée aux parlementaires et aux banditsLe
parlementaire incriminé dans le meurtre du policier est accusé
d'avoir menacé de mort l’agent qui était affecté au service de la
circulation (DCPR), moins de 3 heures avant son assassinat.Les
gardes du corps du député n’auraient pas apprécié l’arrestation d’un
proche qui, selon la version des policiers, avait été arrêté
en possession d’une arme apparemment illégale. Walcky Calixte
était à la tête de l’équipe qui avait appréhendé le chauffeur du
parlementaire qui est aussi son cousin.
Un appel au calme lancé aux policiers protestataires.Le
porte-parole de la PNH, Garry Desrosiers, a lancé un appel au calme au
policier les assurant que la RCPJ (Direction Centrale de la Police
Judiciaire) et la police font tout pour faire la lumière sur le meurtre
de l’agent Calixte.
Les policiers ne sont pas
autorisés à faire la grève, a rappelé Garry Desrosiers, demandant
aux agents de la PNH de se présenter à leurs poste et ce, a-t-il dit,
quelque soient les circonstances.Garry Desrosiers a
aussi rappelé le rôle important joué par les policiers dans le maintien
d’un climat calme et sécuritaire dans le pays, à titre de protecteurs
des vies et des biens.Le
secrétaire d’Etat à la sécurité
publique, Réginald Delva, a appelé les policiers
à garder leur calme.M.
Delva confirme que des dispositions ont déjà été adoptées en vue
d’accompagner les parents du policier tué dans l’organisation des
funérailles.Il rappelle lui aussi que les règlements de la PNH interdisent tout mouvement de grève.Selon
des informations de sources concordantes, le député Séjour, à couvert
depuis l’assassinat mercredi du policier, est invité à se présenter au
Parquet de Port-au-Prince mardi pour répondre aux questions du juge en
charge du dossier. Mais tout dépendra de la décision de
l'assemblée des députes, si le parlementaire ne decide pas de le faire
de son propre chef, étant couvertt par l'immunité.
Plusieurs policiers ont manifesté leur intention de se rendre eux-aussi au Parquet.Le
secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés
Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville, estime que le mouvement des
policiers était prévisible.Selon lui, les droits
sociaux de ces derniers sont souvent violés, a-t-il dit, soulignant la
complexité du mouvement des policiers.Aussi, le
responsable de droits humains appelle les autorités politiques à
entreoprendre des pourparlers avec le haut commandement de la PNH afin
de parvenir à une normalisation de la situation.
Plusieurs
secteurs de la clase politique ont appelé le chef de l'Etat à entrer en
dialogue avec les différerents forces du pays, etan donné la
grande fragilité de la situation qui dénote une absence totale de
contrôle.
Mais le président est malade à l'Etranger. Le
porte-parole de la présidence, L:ucien Jurat, a indiqué ce lundi que
son état de santé s'est nettement amelioré et qu'il rentre cette
semaine au pays, mais s'est gardé de donner une date.
Le premier ministre designé dépose son dossier à la chambre basse: Laurent
Lamothe dit vouloir laisser les députés faire leur boulot avec professionnalisme et patriotisme.
Port-au-Prince, le 23 avril 2012
– (AHP) – Le premier ministre désigné, ratifié au Sénat, Laurent
Lamothe a soumis lundi, un lot de 59 documents au bureau de la chambre
des députés dans la perspective de sa ratification.Laurent Lamothe,
également ministre démissionnaire des affaires étrangères a remis aux
députés, les mêmes documents qu’il avait donné aux sénateurs et dont
l’analyse lui avait valu, non sans contestation, un vote favorable.Se refusant
catégoriquement à répondre aux questions relatives à sa confiance dans
ses chances de franchir cette 2e étape du processus de sa ratification,
Laurent Lamothe a plutôt fait savoir qu’il attendait que les députés
fassent leur travail avec professionnalisme et patriotisme."J’ai
fait ce que j’avais à faire, il appartient à présent aux parlementaires
de faire leur travail, a-t-il dit, précisant qu’il allait les laisser faire
leur boulot.Le président de la chambre basse, Levaillant
Louis-jeune, confirme la réception des pièces du premier ministre
désigné ce lundi. Il affirme que le dossier sera immédiatement
transféré à la commission qui, dit-il, devrait tout de suite, se mettre
à l’œuvre.M. Louis-jeune a réitéré la volonté du pouvoir législatif de travailler
de concert avec l’Exécutif en vue de l’amélioration des conditions de
vie de la population.Laurent
Lamothe avait été ratifié par 19 senateurs, 3 avaient voté contre et un
s'etait abstenu, lors d'une séance, il y a 2 semaines.
A la suite de cette séance, des secteurs politiques avaient dénoncé un vote favorable contre
argent et mis en garde les députés contre toutes sortes de
compromission. Des accusations qui avaient ete rejetées par des senateurs.
Nouvelles du 20 avril 2012
Réunion
du CSPN jeudi soir avec la participation de secteurs de la communauté
internationale pour prendre une decision sur le dossier des hommes armés:
Rien de concret ne serait sorti de cette rencontre
Port-au-Prince, le 20 avril 2012 - (AHP) - Une
réunion s'est tenue jeudi soir entre des représentants du Conseil
supérieur de la police nationale (CSPN) et de la communauté
intenationale, 48 heures après l'irruption au parlement en pleine
séance, d'un groupe de dizaines d'individus armés, en treillis
militaires, alors que les deputés mettaient en place une commision
pour étudier les dossier du premnier ministre désigné Laurent Lamothe.
Le
Ministre de la justice tout comme la porte parole de la MINUSTAH a
confirmé la l'organisation de cette renconre, sans toutefois fournir
des details. Le ministre Pierre-michel Brunache joint au telephone par
radio Solidarité a indiqué que rien de concret n'est sorti de cette
rencontre.
En attendant, la
chambre basse sursoit à toute séance jusqu'à la clarification du
dossier des hommes armés se réclamant des anciennes forces armées
d'Haïti dissoutes de fait depuis 1995 et le dépot des pièces du premier
ministre désigné Laurent Lamothe a été reporté à la semaine prochaine
La
décision de convoquer le CSPN semble avoir été prise par le premier
ministre démisionnaire Garry Conille qui s'est declaré mercredi profondément consterné par l’incident survenu le
mardi 17 avril au Palais Législatif.
Dans un communiqué, il a dit condamner avec la dernière
rigueur l’irruption d’individus armés se faisant appeler « militaires
démobilisés » et troublant le fonctionnement serein de la
Chambre des Députés.
"Des
instructions claires ont été passées au Ministre de la Justice
Michel Pierre Brunache, ainsi qu’au Directeur Général de la
Police Nationale, Mario Andrésol, en vue de corriger cet état
de fait attentatoire à la paix publique.
Un
Conseil de Gouvernement convoqué mercredi a toutefois été boudé
par la totalité des ministres presents à Port-au-Pince, une attitude
qualifiée de rébellion par les senateurs Kély Bastien et John Joel
Joseph.
Le premier ministre demissionnaire avait egalement demandé au Ministre de la
Justice de réunir en urgence le CSPN en vue de prendre toutes les
dispositions visant à garantir l’ordre et la paix publics", informe le communiqué.
L'incident du parlement a provoqué de nombreuses reactions de colère. La plupart d'entre elles relèvent que la latitude dont
jouissent ces individus vient compliquer davantage une situation
socio-économico-politique déjà sulfureuse. Et de plus, on ne sait pas
qui peut reellement persuader ces individus qui disposent de tous les
moyens, de respecter la loi.
De fait, des mesures de
déguerpissements ou visant à les faire vider les rues, annoncées par
toutes les instances du pouvoir, n'ont jamais été suivies d'effet.
Pour l'instant les autorités se perdent en condamnations.
" Le
Président de la République condamne le déploiement des individus en
treillis militaires devant le Parlement", titre un comuniqué de la
presidence datée du 18 avril.
"La Présidence veut que l’ordre et la paix publique
soient maintenus sur toute l’étendue du territoire national et
rappelle, encore une fois à tous, que la constitution d’une nouvelle
force publique ne peut se faire que dans l’ordre, la discipline et le
respect des lois en vigueur. Tout contrevenant subira les rigueurs de
la loi", ajoute le communiqué.
C'est avec véhemence que Le
Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale (MICTDN), dit pour sa part, condamner la présence
d’individus en treillis militaires, devant le parlement haïtien, le
mardi 17 avril 2012.
Le
Ministère de l’Intérieur, informe tout un
chacun que sous aucun
prétexte, le gouvernement ne tolérera qu'en marge de la
loi, des
individus armés continuent impunément de troubler la paix
publique, indique une note, dans laquelle le ministère se dit onscient
des problèmes d’ordre social
et économique rencontrés par les anciens militaires, et
réitère la volonté arrêtée des
autorités de prendre toutes les
dispositions en accord avec la loi afin de répondre à ces
besoins.
Mais au parlement, on dénonce la tolerance, l'e manque d'autorité ou mieux la complicité. "Si
la présence des hommes armés n'inquiète pas
l'exécutif c'est parce qu'il se sent confortable, dit
Kély Bastien.
Son
collègue Andrice Riché croit qu'il y a une main cachée derrière les
actions de ces hommes qui se réclament des anciennes forces armées.
Aucune force paramilitaire ne saurait exister sur le territoire en
dehors de la bénediction du pouvoir en place, a dit Andrice Riché
estimant que la démocratie est en danger.
A la chambre
basse, les députés ont annoncé qu'ils observent un arrêt de
travail jusqu'à ce que l'exécutif fournisse des explications.
Le
premier secrétaire de la chambre, Jude Charles Faustin a fait savoir
que tant que les explications ne seront pas fournies, aucun travail ne
sera réalisé à la chambre.
De
fait, le dépot des pièces du premier ministre désigné (ratifié au
sénat) qui avait eté prévu pour ce jeudi à la chambre basse, a été
reporté à la semaine prochaine.
Mais Laurent Lamothe a réaffirmé mercredi ses convictions
démocratiques dans le plein exercice des attributions du pouvoir
législatif et a déclaré qu`il ne cautionne en aucun cas le
comportement des hommes en tenue militaire.
Des
questions se posent maintenant sur l'attitude jugée impassible de la
MINUSTAH face à la présence des hommes armés dans l'environnement
immediat des députés, alors que le pire aurait pu arriver, la MINUSTAH,
elle-même contestée, mais dont l'un des rôles assignés par le conseil
de sécurité est de promouvoir et protéger la démocratie.
Haïti
de plus en plus au coeur de la campagne presidentielle dominicaine:
Pelegrin Castillo accuse Mejia d'avoir appuyé le coup d' Etat contre
le président constitutionmel Aristide: une source proche du PRD
indique à l'AHP que Mejía prépare une réponse pour ce vendredi
Santo-Domingo, le 19 avril 2012 - (AHP) - Le
deputé Pelegrin Castillo, de la Force Nationale Progressiste, parti
minoritaire d' extrême droite, a accusé jeudi Hipolito Mejia, candidat
du parti révolutionnaire dominicain (PRD) d' avoir appuyé le 2ème coup
d' Etat contre le président Jean Bertrand Aristide en février 2004.
Ce
deputé dont le discours clairement hostile aux migrants haitiens et
Haiti, est de notoriété publique, a fait savoir que l' ancien
président, a nouveau candidat pour le PRD, avait toléré la preesence en
territoire dominicain d'anciens militaires dont Guy Phillipe et de
Louis Jodel Chamblain de l'ancien groupe paramilitaire (FRAPH) qui ont
orchestré le coup d' Etat de 2004.
Selon castillo,
Mejîa en tant que président de la Republique dominicaine, a profté du
rôle qu'il jouait dans la destabilisation du gouvernement Aristide
pour négocier à son profit l'acccord commecial special "DR-Cafta" avec les Etats-Unis.
"
Je suis bien au courant que Mejía fut averti par les autorites
haitiennes que Guy Philippe et Louis Jodel Chamblin préparait un complot
pour destabiliser le gouvernement Aristide avec un appui officiel
depuis la republique dominicaine sous la direction d'un haïtiano américain influent Stanley Lucas
que Mejia connait bien, a ajouté Castillo dans une déclaration publique reproduite par le journal El Nacional.
Et
ce complot a éte conclu quand ces personnages se sont joints à ce
mouvement qui a abouti au renversement d'Aristide, a dit Castillo
Le
vice-president et deputé du FNP a catégoriquement fait savoir que Méjia
et son gouvernement ont obtenu des avantages, ainsi que des secteurs
des affaires utlisés pour envenimer la crise haïtienne, ce qui est
illégal , a dit Castillo qui a mis en garde contre la tendance des
dirigeants de la classe politique à vouloir exercer une hégemonie ou
une tutelle sur haïti
"
L'une des raisons pour lesquelles la communaute internationale n'assume
pas ses responsablités vis-à-vis d'haïti, c'est l'espoir d'une solution
dominicaine aux problèmes des Haïtiens, a estimé le deputé du FNP qui
reaffirme qu'Haïti est un etat en faillite, qui a perdu la capacité de
s'auto-gouverner, mais qui n'acceptera jamais d'être sous tutelle de la
république dominicaine.
Joint au
telephone jeudi après-midi, un proche du PRD a fait savoir que le
Hipolito Mejía prépare une reponse qui sera rendue publique ce vendredi.
Le deputé Stevenson
Jacques Timoléon explique le report du depot des pièces du premier
ministre désigné par les accusations pesant contre un membre de la
commission d'analyse dans le dosier de l'assasinat d'un policier
Port-au-Prince,
le 19 avril 2012 - (AHP) - Contrairement à ce qui avait été annoncé, le
premier ministre désigné (ratifié au Sénat), Laurent Lamothe n'a pas
fait le dépot de ses pièces jeudi à la chambre des députés.Le
président de la commission qui aura à analyser ses pièces, Stevenson
Jacques Timoléon, a fait savoir que des modifications ont été apportées
dans l'agenda des parlementaires suite à l'affaire Séjour.
Nous
avons un député, de surcroit membre de la commission, qui est en
difficulté et nous avons convenu que le premier ministre désigné vienne
faire le dépot de ses pièces à la chambre basse lundi et nous
commencerons aussitôt à travailler, a-t-il dit.Le deputé fait l'objet de suspicions dans le dossier de l'assassinat du policier Walcky Calixte, Pour
sa part, le député de Delmas-Tabarre, Arnel
Bélizaire revendique à demi-mots, son intégration
dans la commission."La
commission doit réfléter toutes les tendances à la chambre et
chaque fois qu’on met sur pied une commission spéciale, il doit
y avoir un député indépendant, a-t-il dit, rappelant qu’il est le seul
à avoir ce statut actuellement.M. Bélizaire a aussi indiqué que la séance
organisée pour mettre sur pied la commission n’a pas encore pris fin,
car le président Levaillant Louis-jeune avait demandé la suspension
de la séance qui aurait du être reprise le lendemain.
"Il n'y a pas de
procès-verbal car la séance n'a pas encore pris fin", a lance le parlementaire quipromet de faire
respecter les règlements de la chambre basse lundi.
Le responsable de la DCPR annonce des dispositions pour permettre à la justice de faire la lumière sur les
circonstances du decès du policier Walcky Calixte: Will Dimanche menace cependant de sanctions des policiers impliqués dans un
mouvement de grève de solidarité
Port-au-Prince,
le 19 avril 2012 - (AHP) - Le responsable de la Direction de la
Circulation et de la Police Routière (DCPR), le commissaire Will
Dimanche a informé jeudi que des dispositions sont en train d'être
prises pour permettre à la justice de faire la lumière sur les
circonstances du decès du policier Walcky Calixte, tué mardi
soir.
Le commissaire Dimanche a fait état de la disponibilité de
plusieurs indices et affirmé que le policier abattu a été, quelques
heures auparavant, menacé de mort. .
Mardi
soir, l'agent Walcky Calixte a été assassiné de
plusieurs balles alors qu'il regagnait son domicile. Il aurait pris
part à l'arrestation d'un neveu du député de la
première circonscription de Port-au-Prince Rodriguez
Séjour.
Des
collègues du policier tué accusent M. Séjour d'implication
dans cet assassinat vu qu'il aurait menacé de mort
le policier suite à l'arrestation de son cousin et chauffeur.
Mercredi, un groupe
de policiers en colère s'étaient rendus devant les locaux d'une station
de radio privée de la Capitale où le parlementaire donnait une
interview expliquant sa version des faits. Les policiers menaçaient
d'arrêter le parlementaire.
Une vive tension a régné dans devant le batiment de caraïbes FM dans le quartier de la rue Chavanne.
Les agents affectés à la DCPR ont observé un arrêt de
travail partiel mercredi en signe de protestation contre l'assassinat
de leur collègue. Une attitude condamnée par le responsable de la DCPR
qui annonce des sanction contre les policier impliqués dans ce
mouvement.
Si Will Dimanche dit comprendre la colère et
l'indignation des policiers, il rappelle que les règlements de
l'institution interdisent pareil mouvement. .
Le Chef de l’Etat informe de son
retour au pays la semaine prochaine et remercie le gouvernement et le
peuple haïtien de leur support
Le
Bureau de Communication de la Présidence informe
que sur demande de ses médecins et suite aux nombreux
progrès réalisés
dans le cadre de son processus de récupération, le
Président Michel Joseph Martelly, a pu quitter,
mercredi
soir, le centre hospitalier où il était gardé en
observation depuis ce
lundi 16 Avril (pour une embolie pulmonaire).
Le Chef de l’Etat remercie les membres
du gouvernement, de la société civile, les parlementaires, les
organismes religieux et le peuple haïtien tout entier pour leur support
inconditionnel et renouvelle sa détermination à faire davantage
d’efforts pour reprendre au plus vite son travail au profit du
bien-être de la population.
Le Bureau de communication de la
Présidence s’engage une fois de plus à maintenir la population informée
de l’état de santé du Chef de l’État.
Le
scandale des millions en République dominicaine et en Haïti
empoisonne maintenant la vie politique au pérou
Pérou, le 19 avril 2012 - (AHP) - Le scandale de corruption dans lequel
de hautes personnalites politiques dominicaines et haïtienns sont
accusées d'implication, empoisonne maintenant la vie politique au Pérou.
Les
résultats d'une enquête réalisee par la journaliste dominicaine Nuria
Piera revèle que de hauts rsponsables politiques des deux côtés de la
frontière auraient reçu des financements et des pots-de vin, de la part
du sénateur Felix Bautista, haut cadre du parti de la liberation
dominicaine et grand ami du president Leonel Fernández.
Dans
cette même enquête Piera avait aussi fait etat du financement de la
campagne de l'ancien president Alejandro Toledo au Pérou.
Cette affaire rebondit aujourd'hui avec force dans ce pays après des investigations en profondeur.
La
presse péruvienne s'est également mise de la partie et aurait découvert
que "l'homme politique dominicain Felix Bautista accusé d'avoir amassé
de facon illicite une fortune colossale, a bien finance la campagne de
M. Toledo".
Les dons ont éte faits à travers des
entreprises dirigées par M. Bautista et des personalités sous son
contrôle, selon des journalists péruviens.
En Haïti, des
entreprises dirigées par le sénateur pldiste ont obtenu des contrats
jugés suspects pour un montant de près de 400 millions de dollars, dans le cadre
des fonds décaissés pour la reconstruction du pays ravagé par un
puissant séisme en janvier 2010.
Et suite à ce scandale qui
semble mettre le parti du président Fernández dans une position
embarrassante, les autorités de ce pays ont fait croire à leurs homologues
haïtiennes qu'un acien colonel dominicain, Pedro Julio Goico
Guerrero, proche du parti revlutionnaire dominicain, tramait de concert avec des personnalités haïtiennes dont Pierre Kanzki,
un complot dont l'objectif serait de renverser le président Michel Martelly.
Des
déclarations banalisées par la quasi-totalité de la clase politique
haïtienne et des secteurs de la socité civile haïtienne qui y voient
des objectifs politiciennes, à 1 mois du premier tour de la
presidentielle dominicaine fixée au 20 mai.
Un sondage publié mardi par la firme américaine Bendixen y Amandy a attribué 53.5% des intentions de vote au canidat du PRD, Hipólito Mejía, et 43.12% à Danilo Medina du PLD.
Le PRD obtient comme parti, 34.12% et le PLD 38.8%, selon l'enquête.
Nouvelles du 17 avril 2012
Inquiétudes
sur l'état de santé du president Martelly: la présidence rassure:
son état de santé est stable: le cardiologue Roudolphe Malbranche
explique que l'embolie pulmonaire peut aller de bénigne à très grave
Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) – Les
inquiétudes sur l'état de santé du président haïtien Michel
Martelly a limenté les conversations tout au cours de la journée du 17 avril après qu'il eut laissé en trombe Port-au-Prince lundi en début
d’après-midi suite à d'atroces douleurs.
C’est à l'Hôpital Mount Sinai de Miami qu'il est soigné pour une embolie pulmonaire.
Michel Martelly était rentré au pays jeudi dernier de Miami où
il a subi une intervention chirurgicale. mais il avait dû annuler
un voyage en Colombie où se tenait samedi et dimanche le sommet des
Ameriques.
Les dernières informations dont on dispose, sont
celles communiquées mardi matin par le bureau de communniation de la
présidence faisant savoir que l'état de santé du chef de l'Etat est
stable. Il a assuré que la population e ra informe de l'évlution de la
situation et de la date de son retour du président au pays pour
continuer à servir la population.Interrogé sur les
rumeurs selon lesquelles le président aurait perdu connaissance lundi,
creant ainsi la peur dans son entourage, Lucien Jurat plutôt voulu
rassurant, invitant la population à s’en tenir aux faits: le
chef de l’Etat reçoit les soins que nécessite son
cas et pour le moment son état de santé est stable,
a-t-il dit.Interrogé par l'AHP, le
docteur Roudolph Malebranche a indiqué qu'on parle d'embolie pulmonaire
lorsqu'un caillot circulant dans le sang va boucher l'artère
pulmonaire.
Elle est née de
complications qui arrivent suite à une stase prolongée, en cas par
exemple d'alitement de plusieurs jours, quelle que soit la cause
(maladie, intervention chirurgicale...). Un voyage assis pendant
plusieurs heures peut être suffisant.
L'embolie pulmonaire peut aller de bénigne à très grave, a fait savoir le docteur Malbranche.
"Il y a des embolies qui passent de manière inaperçue et qui n’ont même
pas besoin de traitement. Il y en a qui sont de gravité moyenne
provoquées par un caillot sanguin relativement gros. Le patient atteint
d'un tel type d’embolie peut être rétabli moyennant des traitements
appropriés, a précisé le praticien qui dit souhaiter que c’est le cas du président..
Le docteur Malebranche
a également fait savoir qu'il y a des embolies qui sont graves et
même très grave, là cela devient compliqué car le patient peut y
laisser sa vie, a-t-il indiqué.
En ce qui
concerne les risques encourus par le président Martelly, le cardiologue
a prévenu que quelqu’un qui est atteint d’une embolie pulmonaire peut y
laisser la vie dépendamment de son état de santé
avant d'être atteint et de la grosseur du caillot
bloquant son artère et provoquant l’embolie.
Mais,
a-t-il rassuré, le patient bien traité a la possibilité de se rétablir
et la première phase du traitement peut durer une dizaine de jours.
Sous
un traitement bien conduit, l'embolie pulmonaire peut guérir sans
séquelle, mais il peut subsister un essoufflement plus ou moins
invalidant.
Les avocats de Pierre
Kanzki rejettent les information en rapport avec un
présumé complot contre le gouvernement Martelly: Me
Fritzo Canton et Camile Leblanc affirment que s'il y a une enquête à
mener, elle dot tourner plutôt autour des accusations de
corruption
Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) – Les
avocats du citoyen Pierre Kanzki, accusé par le gouvernement haïtien de
comploter contre la sûreté de l’Etat ont dénoncé mardi deux
interventions qu’ils jugent illégales, du commissaire du gouvernement
de Port-au-Prince au bureau de leur client.
Selon Me
Fritzo Canton, le chef du Parquet Jean Renel Sénatus, s’est
présenté les vendredi 13 et lundi 16 avril au bureau de Pierre
Kanzki accompagné de policiers cagoulés, perpétrant ce qu’il qualifie
de «perquisition illégale».
Il n’y a jamais eu et il
n’y a aucun complot, a lancé Me Canton, rappelant que, selon le code
pénal haïtien, pour qu’il y ait complot il faut entre autres des actes
matériels suite à une concertation frauduleuse entre plusieurs
personnes.
Selon lui, l’administration Martelly ne
cherche qu’à sacrifier son client et l’offrir en sacrifice au président
dominicain Léonel Fernandez, dans le but de masquer la vérité sur le
scandale politico-financier impliquant les autorités des deux pays, à
un mois des élections présidentielles en République dominicaine.
Il
appelle à des clarifications et demande au président
Martelly de prouver autrement qu’il n’est pas corrompu.
Me
Camille Leblanc a lui conditionné la comparution de son client par
devant le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince à des garanties
de sécurité judiciaire, notamment l’annulation du mandat d’amener émis
à son encontre et la levée des mesures restrictives de ses libertés.
Ce
n’est pas parce qu’il a eu une conversation avec un citoyen dominicain
dans laquelle il a commenté le reportage de la journaliste
dominicaine Nuria Piera qui a révélé un
scandale de corruption, que mon client complote contre la sureté de
l’Etat, a dit Me Leblanc, soulignant qu’à ce moment là il faudrait
accuser Transparency international pour avoir placé le pays, dans ses
différents rapports annuels, parmi les plus corrompus de l’hémisphère.
Personne ne devrait chercher à fuir la question relative à la corruption, a dit l’homme de loi.
En République dominicaine, Nuria Piera continue d'éplucher ses documents, tout en promettant de nouvelles révélations.
Dans
sa sortie du week-end dernier, elle a une fois de plus épinglé
l'ancienne candidate à la présidence, Mirlande Manigat accusée d'avoir
reçu une 2ème tranche de 300.000 dollars du senateur Felix Bautista
après une première tranche de 250..000, laissant ainsi tout le
monde sans parole, rappelant aussi que la corruption est plurielle en
Haïti et n'est pas la chasse gardée d'un secteur.
Des
hommse armés en treillis militaires perturbent une séance à la chambre
basse: les députés réclament du pouvoir des explications sur le statut
de ces individus
Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) – Le
mouvement des hommes armés, en treillis militaires se réclamant des
ex-FAd’H (Forces Armés d’Haïti) , a pris une autre tournure.
Mardi,
alors que les députés tenaient une séance pour mettre sur pied la
commission devant analyser le dossier du premier ministre désigné
Laurent Lamothe, un groupe d’hommes armés ont fait irruption au
parlement, perturbant ainsi la séance..
Le président
de la chambre basse, Levaillant Louis-jeune a du mettre prématurément
un terme à la séance. Il a réclamé du gouvernement des éclaircissements
sur le statut de ces hommes qu’il a présenté comme des bandits armés.
Pour
sa part, le député de Chantal/Torbeck Guy Gérard Georges, a fait savoir
que ses collègues n’ont pas du tout digéré l’attitude de ces hommes
armés, même à la chambre basse, ils ont toujours plaidé, a-t-il dit, en
faveur de la mise sur pied d’une force armée professionnelle en support
à la PNH (Police Nationale d’Haïti).
Le désordre et
l’anarchie ne sont pas ce dont nous avons besoin, affirme Guy Gérard
Georges qui dit souhaiter que le gouvernement prenne des
dispositions pour mettre de l’ordre face à cette forme d’instabilité.
Il
a toutefois fait remarquer que la commission qui aura à travailler sur
le dossier du premier ministre désigné a tout de même été mise sur
pied. Il comprend Jules Léonel Artilus, Rodriguez Séjour, Abel
Descollines, Stevenson Jacques Timoléon, Luc Théophile et Francener
Dénius.
Peu avant la formation de la commission, le
député Abel Descollines avait exprimé lesouhait de voir ses
collègues travailler de manière célère pour doter le pays d’un nouveau
premier ministre dans le meilleur délai.
Le
parlementaire, membre du bloc dénommé Regroupement Parlementaire pour
le Changement (RPC) a aussi plaidé en faveur du respect de la
constitution.
Il dit croire que le rapport de la
commission devrait être favorable à la ratification de Laurent Lamothe
à moins que des preuves claires de son inéligibilité.
Pour
sa part, le député de Thomassique/Cerca-la-Source, Rony Célestin
informe qu’il est prêt à voter en faveur du premier ministre désigné
pourvu que ce dernier adopte un agenda tenant compte des problèmes de
la population de sa circonscription.
M. Célestin
affirme que le profil du ministre démissionnaire des affaires
étrangères et des cultes devrait correspondre aux exigences de la
constitution pour qu’il accède à ce poste.
Le
parlementaire souligne les problèmes urgents du pays, qui expliquent,
a-t-il dit, la nécessité de l’installation, dans le meilleur délai,
d’un nouveau gouvernement.
Au Cap-Haïtien (nord), les
opinions des citoyens divergent sur le traitement à accorder au dossier
du premier ministre désigné, Laurent Lamothe.
Si
certains pensent que les députés devraient corriger ce qu’ils appellent
les manquements des sénateurs, d’autres encouragent la chambre basse à
aller dans le même sens que le grand corps.
Laurent
Lamothe est l’actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères et
des cultes. Connu pour son amitié profonde avec le chef de l’Etat
Michel Martelly, Laurent Lamothe est appelé à remplacer le docteur
Garry Conille qui avait démissionné suite à des divergences avec le
chef de l’Etat.
Désigné par Michel Martelly depuis
plus d’un mois, Laurent Lamothe a été voté la semaine dernière par les
sénateurs avec 19 voix pour, 3 contre et une abstention.
Rejet quasi-général des dénonciations
haïtiano-dominicaines de complot contre la sûrete de l'Etat en Haïti:
le parquet de Port-au-Prince dement avoir lancé des mandats dans le
cadre de ce dossier; le procureur general de la RD nomme un juge
Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) - Les
dénonciations des gouvernements haïtien et dominicain sur un éventuel
complot contre la sureté intérieure de l’Etat d’Haïti continuent de
susciter des réactions.
Le
1er représentant du département de l’Artibonite au Grand Corps,
François Annick Joseph, n’est pas allé par quatre chemins pour
dénoncer ce qu’il qualifie de farce et de grosse blague.
"C’est
un scénario de mauvais goût écrit par un amateur, a-t-il dit, estimant
que les gros moyens du gouvernement auraient pu lui permettre de se
payer les services d’un meilleur scénariste, d’un meilleur réalisateur,
à l’instar de Steven Spielberg, a-t-il ironisé.
Le
parlementaire estime que l’administration du président Michel Martelly,
qui a ses deux pieds dans une seule chaussure, est en train de voir
comment occuper les esprits des citoyens, mais il ferait mieux, a-t-il
conseillé, de chercher autre chose.
Le
sénateur juge regrettable qu’une menace sur la sureté intérieure de
l’Etat intéresse le ministre de la justice alors que c’est son collègue
de la sécurité publique qui aurait dû s’y intéresser. Il s’agit, selon
lui, d’une bataille politique en république Dominicaine, qui a des
ramifications en Haïti.
Le président de l’Assemblée Nationale, Simon Dieuseul Desras,
se demande lui pourquoi c’est seulement aujourd’hui que la République
Dominicaine dénonce un complot qui viserait à renverser le gouvernement
haïtien et qui serait parti de leur territoire.
Le
parlementaire rappelle que, généralement les auteurs des coups d’Etat
contre des gouvernements haïtiens ( y compris celui de 2004 contre le
president Aristide) ont toujours utilisé le territoire de la République
Dominicaine pour préparer et orchestrer leurs forfaits.
Le
sénateur Dieuseul a souligné qu’actuellement le terrain n’est pas
propice à d'évetuels putschistes qui envisageraient de perpétrer un
coup d’Etat contre le président Martelly.
S’il devait laisser le pouvoir, ce serait pour autre chose, a dit Simon Desras Dieuseul.
M.
Desras met toutefois en garde le gouvernement contre un éventuel retour
aux anciennes pratiques consistant à accuser des citoyens de fomenter
des complots contre la sureté de l’Etat aux fins de les boucler.
Le
commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus a
démenti lundi toutes informations selon lesquelles le Parquet serait en
train de poursuivre des citoyens pour « complot contre la sureté de
l’Etat ».
Vendredi,
alors qu’il dénonçait le citoyen Pierre Kansky dans un complot contre
la sureté de l’Etat, le ministre de la justice Pierre Michel Brunache
avait fait savoir que le Parquet de Port-au-Prince avait été saisi du
dossier.
Nous
n’avons pas engagé de poursuite pour complot contre la sureté de
l’Etat, a-t-il dit, mais il n’était pas en mesure de confirmer que
Pierre Kansky était sur la liste de personnes contre lesquelles sont
décernés des mandats pour toute sorte d’infraction dont des viols, des
vols et association de malfaiteurs.
Les
responsables d’organisations de droits humains affirment, elles aussi
ne pas voir clair dans ce dossier et demandent des explications.
Le
directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains
(RNDDH), Pierre Espérance, dit voir dans la dénonciation des
gouvernements haïtien et dominicain une manœuvre visant à manipuler
l’opinion publique.
C’est
quelque chose d’invraisemblable, a-t-il dit, se demandant comment un
général dominicain à la retraite peut penser renverser un gouvernement
haïtien protégé par une force onusienne d’occupation.
Il
s’agit, selon lui, d’une tentative de manipulation de
l’opinion publique en vie de persécuter des opposants
politiques.
Le
secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations de Droits
Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, a dit lui aussi douter de la
véracité de la dénonciation des gouvernements des deux pays.
Cela
ressemble, selon lui, à une manœuvre de nature à détourner l’attention
des populations de ses vrais problèmes. Ce n’est pas le moment, a-t-il
dit, de créer des évènements pour occuper l’esprit de la population
mais celui de le servir.
Depuis
11 mois déjà, on avance de scandale en scandale. Ceci est regrettable,
juge le défenseur de droits humains qui appelle les dirigeants à faire
preuve de plus de responsabilité. S’ils ont des informations claires
qu’il y aurait un complot contre la sureté de l’Etat, que la justice
agisse, dit Anthonal Mortimé.
Le citoyen Pierre E. Kanzki, accusé de complot contre le président Joseph Michel Martelly, a rejeté toutes les accusations jugées injustes portées contre sa
personne spécialement celle de comploter contre la Sureté de l’ État
Haïtien.
"J’ai
participé activement aux cotés de notre ami mutuel Wyclef Jean, à
l’élection du Président Martelly, et je me vois difficilement du jour
aul endemain me retourner contre notre candidat pour qui j’ai déployé
tant d’efforts et avec tant d’enthousiasme", a indiqué dans une note de
presse Pierre E. Kanzki .
Il a expliqué
qu'ayant résidé en République Dominicainpendant plus de 10 ans, il a
développé des liens privilégiés avec différents secteurs de la
République Dominicaine dont le Général retraité Pedro Julio Goico (dit
Pepe Goico).
"Pepe est comme moi un passionné de motocyclettes
et depuis lors, on se côtoie amicalement sur une base régulière et nous
entretenons des conversations mondaines au téléphone", a encore fait
savoir, M Kanzki, estimant évident que "ces
accusations fantaisistes sont beaucoup plus en rapport aux questions
internes liées à la prochaine élection Présidentielle Dominicaine,
dominée de nos jours par une campagne surchauffée entre les candidats
du PRD (Hippolito Mejia) et du PLD (Danilo Medina) qui doivent se tenir
le 20 Mai prochain".
En Republique dominicaine, le
procureur general a nommé le juge Yeni Berenice Reynoso pour mener "des investigations
profondes" sur le dossier afin d'être en mesure de répondre à la demande
des autorités haïtiennes dans le cadre de l'enquête annoncé sur le
supposé complot
Nouvelles du 13 avril 2012
Autorités
dominicaines et haïtiennes dénoncent un complot visant à destabiliser
et renverser le gouvernement Martelly: en Haïti comme en Republique
dominicaine, on exige une enquête approfondie et des preuves
Port-au-Prince, le 13 avril 2012 – (AHP) - Les
gouvernements haïtien et dominicain dénoncent cette semaine un complot
qu’auraient orchestré des ressortissants des deux pays et qui viserait
à déstabiliser le gouvernement du président haïtien Michel Martelly
dans le but de le renverser.
Une conference de presse a
été donnée en ce sens jeudi à Santo-Domingo par des représentants
des deux gouvernements. Les ambassadeurs Ruben Silié et et Fritz
Cineas y ont egalement pris part. Un communiqué de presse a été lu a
l'occasion par le directeur de presse de la présidence dominicaine,
Rafael Nuñez.
"....Les 2 gouvernements informent que, selon les
informations fournies par les agences de sécurité de la République
dominicaine, le
colonel retraité dominicain Pedro Julio Goico
Guerrero a fomenté un complot dans le but de destabiliser le
gouvernement démocratiquement élu du président
Michel Martelly", indique le communiqué, faisant savoir que
l'ancien militaire
aurait dans ses manœuvres instruit le citoyen haïtien Pierre
Kanzki
d’initier une campagne de discrédit contre la personne du
chef de
l’Etat haïtien, qui repose sur une accusation fausse et sans
fondement
contre l’honneur et l’intégrité du
président Martelly. Les autorités des deux pays ont également présenté deux enregistrements
d’écoutes qui auraient ete interceptés par les agences de sécurité dominicaines comme
fondement de la dénonciation. Dans ces enregistrements, les
journalistes ont pu entendre des voix attribuées aux présumés
comploteurs évoquant le récent scandale des millions qui auraient été
versés au président Martelly par le sénateur pldiste, Félix Bautista.Dans
une déclaration similaire lue ce vendredi à
Port-au-Prince par Frantz
Bellerice, directeur de cabinet du ministre de la justice Pierre
Michel Brunache, les gouvernements des deux pays ont fait savoir que,
selon les indications de l’ex-colonel Pepe Goico, Kanzki
Pierre
devrait entrer en relation avec d’autres secteurs haïtiens
pour exécuter son plan dans l’objectif d’arriver
à
destabiliser le gouvernement haïtien.Le ministre Brunache a indiqué pour sa part que le
gouvernement prend très au sérieux les informations dont il est en
possession. Il souligne que toute accusation mensongère tendant à
discréditer le président Martelly et à ternir son image ainsi que celle
du pays sur la scène internationale est de nature à créer une
instabilité dans le pays et décourager par la même occasion les
potentiels investisseurs.Il a prévenu que les différentes institutions concernées
notamment le Parquet de Port-au-Prince, ont été touchées par la
question et réagiront en temps et lieu.Du côté dominicain, le
président du Sénat et secrétaire général du PLD (Parti de la
Libération dominicaine), Reinaldo Pared Perez a fait savoir qu’il
ne s’agit pas d’une dénonciation de son parti mais des gouvernements
haïtien et dominicain, sur la base de documents dont des enregistrements
téléphoniques.Les représentants des principaux
partis politiques dominicains, qu’il s’agisse de Marino Collante du
Parti Réformiste Social chretien (PRSC) de Ruben Maldonado du Parti de
la Libération Dominicaine (PLD) ou de Julio Encarnacion du Parti de la
Révolution Dominicaine (PRD) estiment qu’une enquête approfondie
doit être diligentée sur la question pour déterminer la véracité ou non
des faits denoncés.
Pour M. Encarnacion qui
banalise ces accusations, il s’agit d’un acte de désespoir du PLD qui
constate que les sondages placent Hypolito Mejia en tête des intentions
de vote avec un pourcentage confortable.
De
son coté, Collante parle d’accusations graves qui ne
devraient pas être ignorées mais étudiées en
profondeur.
Pour
Maldonado, Hypolito Mejia et Pepe Goico devraient être incarcérés. Il
dit avoir relevédes incohérences dans les actions et les paroles du
candidat du PRD.
Une
dizaine de personnes interrogées au hasard dans la rue ont appelé le
gouvernement à éviter de se laisser contaminer par le virus des
complots cher au régime des Duvalier. D'autres ont fait savoir que les
accusations portées par les 2 gouvernements sont si graves qu'elles
nécessitent une enquête approfondie et des preuves. D'autres encore se
demandent si l'objectif de cette affaire n'est pas de detourner
l'attention de l'opinion publique haïtienne et dominicaine du "scandale
des millions" révélé par la journaliste dominicaine Nuria Piera .
De
nombreux secteurs relèvent que la dénonciation du présumé complot
coïncide avec l'apparition sur de nombreux murs de la capitale,
notamment dans le quartier de Bourdon, de graffitis accusant nommément
des membres des secteurs de la presse et des affaires.
Nouvelles du 12 avril 2012
Manifestation convoquée ce jeudi en République dominicaine pour obtenir la révision ou la suppression d'une
résolution de la JCE visant à retirer la
nationalité aux cititoyens dominicains d'origine haïtienne
Santo-Domingo , 12 avril 2012.- (AHP)- Plusieurs
organisations citoyennes et de défense de droits humains en République
dominicaine convoquent ce jeudi une journée de protestation en
face de la junte centrale électorale (JCE) contre la résolution
dite no 12 qui enlève la nationalité aux dominicains d’origine
haïtienne.
Les
imnitiateurs du mouvement cherchent à obtenir la révision ou la
suppression de cette disposition de la JCE qui a la responsabilite de
dépouiller le registre civil de ses irrégularités.
La
résolution #12 empêche les citoyens d’origine haïtienne de jouir
d'un ensemble de droits que l’état est tenu de leur garantir
comme celui a l’identité, à l’éducation, au vote, etc.
Des élections présidentielles doivent se dérouler en République dominicaine le 20 mai 2012.
Cette
journée de protestation est convoquée par le Mouvement de Femmes
dominico-haïtiennes fondé par la défunte Sonia Pierre, le Collectif
Femme et Santé et plusieurs autres entités intéressées a la défense des
droits humains en république dominicaine.
Nouvelles du 11 avril 2012
Réactions
autant negatives que positives après la ratification de Laurent Lamothe
au Sénat: la chambre basse attend la transmission du dossier
Port-au-Prince, le 11 avril 2012 – (AHP) –
Une pluie de réactions est tombée mercredi suite à la ratification la
veile au soir du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, par
l'assemblée des senateurs.
Le
chancelier démissionnaire a été plébiscité par 19 sénateurs sur 23 au
terme d’une séance qui a duré plus de 7 heures d’horloge, passant ainsi
avec succès la première étape de sa marche vers la Primature.Le
président Michel Joseph Martelly a, par la voix de son porte-parole
Lucien Jurat, salué le vote, estimant que les sénateurs ont démontré
qu’ils ont compris la nécessité de doter le pays, dans le meilleur
délai, d’un nouveau gouvernement suite à la démission du premier
ministre garry Conille.Renouvelant
sa volonté de continuer à travailler sans le sens de l’amélioration des
conditions de vie des citoyens, il a appelé les députés à emboiter le
pas aux sénateurs.
Même
réaction de la part de l’ambassadeur français accrédité à
Port-au-Prince. Didier Lebret estime que le vote des sénateurs est une
bonne nouvelle pour la communauté internationale. C’est un message
d’espoir, a estimé le diplomate, exprimant le souhait que les députés
confirment le vote des sénateurs.
Du coté du Sénat, les pro et les anti-Lamothe ont également réagi au vote de mardi soir.Le
sénateur Joseph Lambert, réputé être l’un des plus proches du
president Martelly, s’est réjoui du fait que M. Lamothe ait reçu un
vote favorable de la part de 19 sénateurs alors que ses prévisions,
a-t-il dit, étaient de 18 voix pour.Il
a redit que M. Lamothe est bel et bien éligible pour occuper le
poste pour lequel il a été désigné.Le
ministre chargé des relations avec le parlement, Ralph Théano, a fait
savoir que le vote des sénateurs démontre que le dossier de M.
Lamothe est correct et sera sous peu soumis à la chambre basse où nous
espérons qu’il aura le même traitement, a-t-il dit.Du coté de la classe politique, les opinions sont partagées.Dans
un communiqué, la coordination de la Plateforme INITE s'est déclarée
surprise et indignée face à la position de certains de ses sénateurs à
la séance du 10 avril en violation des décisions adoptées ensemble
suite à de longues et laborieuses discussions.INITE dit condamner avec fermeté de tels agissements qu’elle juge inacceptables.
Le
leader de la Convention Unité Démocratique (KID), Evans Paul parle de
vote de la déception, estimant que M. Lamothe n’était pas
éligible.
Il a fait part de
la nécessité que le pays soit dirigé par des hommes et des femmes
raisonnables et appelle les citoyens à faire une meilleure gestion de
leur droit de vote au moment de choisir leurs représentants.
La
responsable du Rassemblement des Démocrate Nationaux Progressistes
(RDNP), Myrlande H Manigat, estime, elle, que le vote de mardi soir
était correct mais certainement politique.
Elle
affirme n’avoir été ni surprise ni étonnée de voir les sénateurs
accorder un vote dans le sens de leurs intérêts politiques. Madame
Manigat qui fait remarquer que la constitution n’est pas assez claire
en ce qui concerne les critères exigés d’un chef de gouvernement,
indique qu’il faut des lois d’application a la charte fondamentale du
pays.A la chambre basse, le president Levaillant Louis Jeune a critiqué
l’organisation de la séance de mardi qui, selon lui, était un
spectacle dégoutant.
Il
a indiqué par ailleurs que la commission devant analyser le
dossier de M. Lamothe pourrait être mise sur pied mardi prochain.
Le
parlementaire a indiqué que jusqu’à mercredi en fin de journée, il
n’avait toujours pas reçu la lettre du Sénat pour informer
son assemblée de sa décision.
Lancement d'une campagne-pilote de vaccination contre le choléra: 100 000 personnes devraient être touchées
Port-au-Prince, le 11 avril 2012 - (AHP) –
La campagne de vaccination contre le choléra, annoncée depuis plusieurs
mois, a finalement été lancée ce mercredi par le Ministère de la Santé
Publique et de la Population (MSPP).
Il
s’agit d’une campagne pilote qui sera réalisée dans les départements de
l’Ouest et del’Artibonite, a rappelé la titulaire du MSPP,
Dr Florence Duperval Guillaume.
Dans
l’Artibonite, elle sera réalisée en partenariat avec l’organisation
Zanmi Lasante (Les amis de la Santé) alors qu’à Port-au-Prince, c’est
le centre Gheskio qui sera le principal partenaire du MSPP pour
réaliser la campagne pilote dans deux quartiers pauvres de la Capitale,
Cité de Dieu et Cité de L’Eternel.
100
000 personnes devraient être touchées par cette campagne, a informé la
ministre de la santé qui indique que cette campagne devrait permettre à
son administration de faire une analyse des couts opérationnels d’une
extension du programme à l’échelle nationale.
Il
s’agit aussi d’un vaccin oral sans effet secondaire qui donne une
immunité contre le choléra pour 2 ou 3 ans et qui a été fourni
gracieusement par des partenaires.
La
ministre Guillaume a renouvelé la volonté du gouvernement
d’éradiquer le choléra d’ici à 10 ans et meme arriver à le contrôler
au plus tard en 2015, conformément aux engagements pris conjointement
avec la République dominicaine.
Le virus du choléra qui a fait au moins 7000
morts en Haïti, a été introduit au pays en octobre de 2010 par un
contingent de casques bleus népalais établis dans le plateau central,
selon differentes études réalisés par des experts internationaux.
LA BANQUE INTERAMERICAINE DE DEVELOPPEMENT S’ASSOCIE A UNE COMPAGNIE HAITIENNE DU SECTEUR PRIVE POUR LA PREMIERE FOIS
AIC investira des fonds pour étendre les produits et services d’assurance
Port-au-Prince, 11 avril 2012. Alternative
Insurance Company S. A. (AIC), une compagnie d'assurance multi ligne, a
annoncé aujourd'hui l’approbation d'un prêt subordonné de deux millions
de dollars de la Banque Interaméricaine de Développement à la AIC. Ce
prêt est le premier partenariat du genre, approuvé par la BID pour une
entreprise privée haïtienne et un puissant signe de support de
l'engagement stratégique de la AIC à offrir des produits d'assurance à
tous les haïtiens et à la population la plus vulnérable du pays, par
l'intermédiaire de produits traditionnels et ceux du marché de masse.
Le
partenariat de la BID avec la AIC représente sa conviction que
l'entreprise offre une gamme de produits adéquats pour l’amélioration
de la qualité de vie de tous les Haïtiens. Ce partenariat reflète aussi
la certitude du profond engagement de la AIC, au développement et à la
commercialisation des produits innovants pour les familles en
besoin. « Un produit d'assurance peut positivement influencer la
capacité des familles à faible revenu à faire face à des situations
difficiles et comme nous le savons, 80 % de la population
d'Haïti est vulnérable », explique Olivier Barrau, PDG de l'AIC.
L’année
2012 était cruciale pour toute l’industrie de l’assurance, car elle
faisait face à un événement déterminant de toute une génération : le
tremblement de terre du 12 janvier. Grâce à la bonne gouvernance, la
AIC a été en mesure d'honorer toutes ses réclamations après le
tremblement de terre de 2010. Durant les deux dernières années, la
compagnie s'est engagée à accroitre son volume d’affaire, pour les
produits traditionnels aussi bien que les produits innovants, ciblant
tous les haïtiens, afin de mieux les préparer aux chocs futurs.
Le
partenariat de la BID et son investissement catalyseront la croissance
de la AIC et renforceront la capacité de recherche et développement
pour les produits traditionnels, aussi bien que les produits innovants.
«
Nous nous estimons récompensés que les haïtiens découvrent l'assurance
comme un instrument de bien-être », a déclaré le PDG, Olivier Barrau. «
Mais surtout, nous apprenons tous qu'une culture de prévention nous
renforce dans un environnement fortement exposé au risque. Le prêt de
la Banque Interaméricaine de Développement nous aidera à accomplir
notre promesse de protection à ceux qui en ont le plus besoin », a
déclaré M. Barrau.
Dix ans à offrir des outils aux haïtiens pour créer un filet de sécurité
Fondée
en 2001, la AIC a commencé ses opérations avec un portefeuille
d'assurance traditionnelle, incluant l’assurance Automobile, Entreprise
et Habitation. « Cependant, dès le début, nous avions une vision de
transformer l'industrie de l'assurance en Haïti », a déclaré le PDG,
Olivier Barrau.
« Nous croyons profondément que
l’assurance agit comme un pilier pour le développement économique et
social du pays, surtout lorsqu'il est offert avec la vision de rendre
l'assurance accessible à toute la population, particulièrement à ceux
qui vivent dans des conditions d'extrême pauvreté ».
Au
cours de cette décennie, AIC a été fidèle à cette vision et à introduit
des changements importants à l'industrie, en créant des produits
d'assurances appropriés pour tous les Haïtiens. En 2004, la société a
introduit Médicarte, un produit qui permet aux clients de répondre
immédiatement à leurs besoins de soins de santé à moindre débours,
fournissant à l'assuré une option de réseau de prestataires de soins de
santé préférentiels tout en gardant les coûts réduits. En 2006, AIC a
introduit les produits d’assurance vie à son portefeuille, ciblant les
clients à moyen et faible revenus, ainsi qu’un produit de
micro-assurance.
Avec l'avènement de la micro-assurance, le
rêve de rendre l’assurance disponible à l'ensemble de la population
haïtienne est devenu réalité. Le portefeuille de micro-assurance de la
AIC à couvert à ce jour, plus de 106 000 prêts. AIC a lancé, en 2009,
Protecta, un produit d'assurance funéraire qui, malgré la destruction
de plusieurs points de distribution lors du tremblement de terre, a
vendu à date plus de 10 000 contrats, incluant un nombre important à
des assurés à moyen et faible revenus.
Enfin, AIC a
développé 28 points de distribution dans 13 villes en alliance avec les
banques et les institutions de micro finance, atteignant plus de 98 000
clients. Quatorze de ces points de distribution sont situés dans les
Départements autres que le Département de l’Ouest et 14 points
supplémentaires sont situés dans la région métropolitaine. AIC a
créé 89 emplois directs en Haïti et a investi plus d’1 million de
dollars dans la recherche et développement, des nouveaux systèmes
d’information et des programmes de formation pour son personnel. La AIC
s'engage à atteindre ses clients là où ils sont, avec ses produits
traditionnels et des produits innovants pour le marché de masse.
A propos de la AIC
Alternative
Insurance Company S. A. (AIC) est une compagnie d’assurance multi
ligne, fondée en 2001 offrant des produits d’assurances à tous les
segments de la population. La AIC offre une variété de produits visant
à répondre aux besoins de tous les haïtiens. Nos lignes de produits
incluent l’assurance Automobile, Entreprise, Habitation, Vie, Santé
groupe, Funéraire et Micro assurance, supportées par un réseau de
distribution solide et une historique de bonne gouvernance et de
sensibilité aux besoins de nos clients.
Le Senat ratifie le choix de Laurent Salvador Lamothe au poste de premier ministre
Port-au-Prince, le 10 avril 2012 -(AHP) – L'assemblée
des sénateurs a ratifié mardi par 19 voix pour ,
3 voix contre et 1 abstention, le
choix du premier ministre désigné Laurent lamothe.
Le vote a
eu lieu peu avant 11 heures PM après des heures de houleuses
discussions au cours desquelles de nombreux doutes ont éte exprimés sur
la nationalité haïtienne de M. Laurent Lamothe.
3 sénateurs avaient quitte la salle avant le vote.
Le
rapport de la commission senatoriale ayant travaillé sur le dossier de
M. Lamothe, sera soumis dès mercredi à la chambre des députés qui
doit elle ausi se prononcer sur le choix du ministre demissionnaire des
affaires étrangères.
Des individus armés en treillis militaires débarquent à Jacmel: le groupe Vital Délouche Front Sud-est, menace de sensibiliser la population contre ces hommes
Jacmel, le 10 avril 2012 -(AHP) – Un
groupe d’hommes et de femmes armés et en treillis militaire sont
arrivés ce mardi, à la mi-journée dans la ville de Jacmel et ont paradé
dans plusieurs rues de cette ville du Sud-est.Ces
individus se réclamant des anciennes forces armées d’Haïti ont fait
savoir qu’ils sont venus dans la ville dans le but de se familiariser
avec la population jacmélienne. L’un de leurs porte-paroles, le sergent
Aubin Larose a été très critique vis-à-vis des casques bleus de la
Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti dont il a
réclamé le départ. Ce sont, a-t-il dit, des agents
qui se sont rendus coupables de nombreux actes répréhensibles
notamment des viols, sur filles et garçons, des meurtres par pendaison,
des vols, en plus d’avoir introduit le choléra dans le pays.Aubin Larose affirme
que ses hommes sont dans le Sud-est, dans le cadre d’une tournée
nationale dans les 10 départements du pays, en vue de se famiiariser
avec la population.
Cependant, le porte-parole de l’organisation "Front Sud-est", Vital Délouche,
très hostile aux anciens militaires a jugé arrogante
la présence de ces hommes et femmes armés dans la ville.Il
a dit noter qu’aucun d’eux n’est de Jacmel et promis de mobiliser la
population contre ces hommes et femmes qui selon lui appartiendraient à
une milice rose.
"Il ne s’agit pas de militaires mais de milices proches du gouvernement", estime Vital Délouche.A
Petit Goave, des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre
(UDMO) appuyés par des policiers administratifs venus de
Port-au-Prince, ont empêché un groupe d’hommes en treillis militaires
d’occuper un bâtiment désaffecté qui appartenait à la famille Biamby
sous la dictature des Duvalier.
Un nouveau directeur à la douane de Miragoâne paralysée pendant des mois par des manifestations
Miragoane, le 10 avril 2012 – (AHP) -
Un nouveau directeur régional a été installé ce mardi à la douane de
Miragoane. Il s’agit de Vladimir Thermilus qui remplace à ce poste Jean
Edner Rivière transféré environ six mois après sa prise de fonction.La
douane fonctionnait au ralenti depuis l’entrée en fonction de M.
Rivière qui était très contesté. Son successeur se présente comme un
homme de dialogue et promet de travailler avec tous les secteurs pour
permettre à la douane de Miragoane de jouer pleinement son rôle dans
l’économie nationale.
Le bureau de la douane de
Miragoane a été l’objet de vandalisme suite à l’incendie qui s’était
déclaré, la semaine dernière, sur le bateau commercial "Sea flower",
causant la perte de plusieurs dizaines de milliers de dollars de
marchandises.
Les autorités judiciaires ont émis une
dizaine de mandats d’arrêt contre des individus accusés d’implication
dans ces actes de vandalisme.
Nouvelles du 9 avril 2012
La
présentation du rapport de la commision travaillant sur le dossier du
premier ministre désigné attendu ce mardi devant l'assemblée des
sénateurs
Port-au-Prince, le 9 avril 2012 – (AHP) –
Le rapport de la commission sénatoriale qui a travaillé sur le dossier
du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, devrait être
présenté ce mardi à l’assemblée,
près d’une semaine après qu’il eut
été déposé au bureau du grand corps, sans
la signature de 3 des 7 membres de la commission qui jugeaient cette étape prematurée.La
décision de mettre ce point à l’ordre du jour etait au menu de la
conférence des présidents de ce lundi. Mais dejà, des sénateurs jugés
pro-Lamothe sont favorables à ce que la séance de ratification
ait lieu ce mardi.Le président du Sénat, Simon
Dieuseul Desras a d’ailleurs fait remarquer que des collègues avaient
souhaité que la séance se tienne depuis jeudi dernier, en pleines fêtes
de paques."Il y a eu énormément de pressions pour
que j’organise la séance jeudi dernier mais je ne l’ai pas fait en
dépit du fait que le rapport m’ait été soumis la veille.Le
parlementaire a expliqué que le Sénat avait à ce moment-là été
amputé de plusieurs de ses membres qui étaient soit en voyage soit
convalescents. En plus, a-t-il dit, jamais dans l’histoire du Sénat, je
n’ai vu de séance en plein week end pascal.Le
sénateur Dieuseul a par ailleurs appelé le premier ministre désigné à
continuer de dialoguer avec les différents groupes de manière à
s’assurer d’un vote favorable."S’il est vrai que M.
Lamothe compte beaucoup de sympathisants au Sénat, le vote n’est pas
encore acquis", a-t-il dit, soulignant que tout peut basculer au moment
des discussions.
Entre temps, Steven Benoît, l’un
des membres d’une autre commission sénatoriale qui travaille sur le
dossier de la nationalité des membres du gouvernement démissionnaire
auquel appartient M. Lamothe, a exprimé le souhait que la séance de
ratification du PM désigné se tienne après la présentation du deuxième
rapport préliminaire de sa commission.Il a souligné
que ledit rapport devrait être soumis à l’assemblée ce mardi et soutenu
qu’il serait logique qu’il soit présenté d’abord compte tenu du fait
que des données qui figurent dans ce rapport pourraient être d’une
grande utilité pour ses collègues qui travaillent sur le dossier du
premier ministre désigné.
Le
parlementaire a toutefois reconnu que plusieurs sénateurs
savent déjà dans quel sens ils vont voter.
Interdiction à partir du 9 avril aux conducteurs de véhicules de transport en commun de
transporter des passagers en même temps que des marchandises et du
bétail: une mesure consécutive aux derniers accidents meurtriers de la route
Port-au-Prince, le 9 avril 2012 – (AHP) –
Le responsable de la Direction de la Circulation et de la Police
Routière, le commissaire divisionnaire Will Dimanche, a informé qu'à
partir du lundi 9 avril, il est interdit aux conducteurs de véhicules
de transport en commun de transporter des passagers en même temps que
des marchandises et du bétail. Selon
Will Dimanche, cette pratique serait l’une des causes des teribles
accidents de la circulation enregistrés sur les routes nationale. En
effet deux accidents enregistrés en l'espace de deux jours la semaine dernière,
sur la nationale # 2 à hauteur de Morne Tapion ont fait
près de 30 morts et une soixantaine de blessés. Il
a aussi souligné que la police routière, dont il est le commandant,
fait face à une carence de ressources humaines et matérielles, n’ayant
pas de budget pour faire face à de telles dérives.La
formule est la suivante : « un homme, une mission et des moyens »,
a-t-il dit et d’ajouter que la volonté est là mais nous avons
très peu de moyen, c’est anormal, a-t-il deploré, compte tenu de
l’énormité du travail et du mauvais état du réseau routier. Il
rappelle que la police routière travaille actuellement avec
seulement 50% de sa capacité et plaide en faveur d’une prise de
conscience collective, pour éviter pareil drame. La
semaine dernière, deux accidents survenus en l’espace de 2 jours, à
Morne Tapion sur la nationale # 2, ont fait une trentaine de morts et
environ 60 blessés. Le plus grave
des deux accidents s’est produit le samedi 7 avril faisant 25 morts et
46 blessés. Il s’agit, pour la plupart, de commerçantes qui
transportaient vers le Sud, en provenance de Port-au-Prince, des
marchandises et du bétail. Un
grand nombre de blessés ont été transportés à l’hôpital Notre Dame de
Petit-Goâve qui, de son coté, fait face à de sérieux problèmes,
notamment un manque de matériels et de médecins.
Des
médecins en provenance de Port-au-Prince et des villes avoisinantes ont
dû faire le déplacement pour apporter une aide à leurs confrères de
Petit-Goâve.
Nouvelles du 8 avril 2012
Sérieux
doutes sur des accusations d'abus sexuels portées par un jeune du centre
d'accueil de Carrefour contre un petit frère de l'Incarnation: de
nombreux témoignages évoquent la manipulation
Port-au-Prince, le 8 avril 2012 – (AHP) – Des
messages de sympathie affluent dans les différents centres où
travaillent les Petits frères et Petites soeurs de
l'Incarnation (PFI-PSI) à la suite des
accusations d'abus sexuels jugées intéressées, portées contre un Petit
frère travaillant au centre d'accueil de Carrefour, banlieue sud de la
capitale (Port-au-prince).
En effet, le 8 mars 2012, un jeune du
Centre d’Accueil a accusé le frère de l'avoir abusé sexuellement.
Cependant, le certificat médical exigé par le Commissaire du
Gouvernement de Port-au-Prince n'a revelé « rien d’anormal » selon la
conclusion du Médecin examinateur qui a été claire et
précise.
Les responsables de la congrégation affirment
aussi disposer d'une copie de ce certificat, ainsi que celle d'un
rapport du Juge de Paix de Carrefour qui, lui également, après
avoir interrogé les employés du Centre d’Accueil de Carrefour, a
affirmé n'avoir rien trouvé pouvant étayer les allégations du jeune
homme.
Les responsables des Petits Frères et Petites soeurs de
l’Incarnation sont encore allés plus loin, en confiant le dossier
à un avocat, Maître Axène Joseph, puis se sont présentés deux fois en
compagnie de ce dernier au Parquet du tribunal civil de Port-au-Prince,
en l'absence du jeune qui ne s’est jamais présenté. Son avocat devait
dire par la suite qu’il n’était pas arrivé à le
trouver.
Toutefois, la semaine dernière, le
Commissaire du
Parquet de Port-au-Prince informait que le jeune et son
avocat venaient de déposer une plainte. Le Petit Frère
s'est alors precipité au Parquet pour y faire aussi sa déposition en
compagnie de son avocat et de ses supérieurs .
Après quoi,
Maître Axène Joseph faisait savoir que le Commissaire avait ordonné que
les parties rentrent chez elles, le dossier ayant été
confié, à un Juge d’Instruction.
Mais aussitôt après avoir
quitté le Parquet, le jeune a eté canalisé vers une station radio
de la capitale (Port-au-Prince), pour se plaindre et y porter des
accusations jugées abracadabrantes.
Il a déclaré en substance «
qu'à deux heures du matin, le Petit Frère l’a entraîné dans sa chambre,
le forçant à s’exécuter. Et suite à des hésitations, il l''aurait
braqué d'un révolver pour le porter à accepter … »
Toutefois,
des employés du centre et d'autres jeunes interrogés émettent de
sérieux doutes sur la véracité des faits. Ils expliquent que le petit
frère accusé vit dans une chambre tout à côté de celle de l’Aumônier et
de deux autres Frères.
Un autre élément qui discrédite les
accusations du jeune est l'évocation de l'utlisation d'un
révolver. De plus, selon les mêmes temoignages, tous les jeunes,
à partir de dix heures du soir sont en dortoir. Alors, comment
expliquer la présence du jeune sur la cour ?
Selon d'autres
temoignages recueilis dans le voisinage du centre, la presumée victime
a, à coups sûrs, été manipulée. Certains font état de chantage d'un
secteur pour faire de l'argent, alors que d'autres parlent de
manoeuvres visant à la prise de contrôle du centre jugé en bonne santé
économique sous la direction des Petits frères et Petites soeurs de
l'Incarnation.
Selon les mêmes temoignages, quand l'Etat, il y a
6 ans, a confié la gestion du centre d'accueil de Carrefour à la
Congrégation religieuse, il pouvait être comparé à une
poubelle avec plus d’employés que d’enfants et un budget de famine, au
point qu'il a dû être fermé provisoirement pour des travaux
d'assainissement.
Aujourd'hui, grâce à l’aide de plusieurs
Organismes Internationaux, le Centre est considéré comme un joyau
. Et après tout un plaidoyer pour qu'il emarge du budget national, le
centre bénéficie d'un appui annuel de 30 millions de gourdes gérés en
grande partie par le Ministères des Affaires sociales et du travail
(MAST). Car, pour beaucoup de gens, c'est une nécessité que la Nation
prenne en compte ses enfants des rues, véritable bombe à retardement
dans le pays.
Selon des témoignages dignes de foi, tout ce
scandale serait bien ficelé et motivé par des intérets financiers, au
détriment des jeunes qui béneficient de la bonne santé actuelle du
Centre d'Accueil
Actuellement, les Petits frères et
Petites soeurs de l'Incarnation ont la charge dans le Centre de
Carrefour de 336 (trois cents trente six) garçons, 72 (Soixante
douze) garçons à Petite Place Cazeau et 212 (deux cents douze)
filles à Dos-palais dans le Plateau Central.
La plupart des
messages de soutien envoyés aux PFI-PSI, se déclarent persuadés que
toute la verité va éclater dans cette affaire.
Les responsables
de la Congrégation qui se refusent à réagir aux accusations dont l'un
des leurs est victime, croient plutôt nécessaire de laisser faire
la Justice, vu que le dossier est confié à un Juge d’Instruction.
"Malgré
cette épreuve que nous espérons passagère, nous continuons à faire
notre travail avec le même engouement et le même amour", s'est contenté
de dire l'un des responsables, ajoutant: les adultes d’aujourd’hui qui
tuent, violent, volent sont les enfants d’hier à qui nous avons refusé
l’encadrement ».
Nouvelles du 5 avril 2012
Scandale de corruption en République dominicaine?: Nuria
Piera et d'autres personnalités de la presse
soupçonnées de l'avoir aidée dans son travail,
sous pression
Port-au-Prince, le 5 avril 2012 – (AHP) –La
journaliste dominicaine d’investigation, Nuria Piera, auteure du
documentaire intitulé « La route des millions » dans
lequel elle fait
état du versement de millions de dollars au président
haïtien Michel Martelly et d'autres personnalités
dominicaines et haïtiennes par le sénateur dominicain
Félix Bautista, a fait
savoir mercredi que des membres du service d’intelligence
dominicain ont perquisitionné sa maison à la recherche de
documents et
matériel qu’elle a utilisés dans le cadre de son
enquête.Elle
ne serait pas la seule à être dans le collimateur: 4
policiers lourdement armés se sont présentés cette
semaine au domicle de la journaliste Helen Gil, sans un mandat de la
justice. Ayant été pendant 12 ans, la collaboratrice de Nuria Piera, elle est soupçonnée d'avoir aidé celle-ci dans son travail
Helen Gil qui travaille pour la station de Zol,
a déclaré que les quatre agents lui ont signifié que son véhicule était
impliqué dans une tentative d'enlèvement lundi dernier aux environs de
9 heures du soir.Nuria Piera
se dit préoccupée, redoutant que des personnes n'ayant rien à voir
avec le dossier soient injustement persécutées et arrêtées. "Il ne faut pas
créer de l’anxiété et persécuter des familles dans le cadre des
démarches du gouvernement dominicain visant a identifier les personnes
qui m'ont fourni des documents et des numéros de compte m'ayant
permis de faire mon travail de journaliste", a mis en garde la journaliste, avant d'ajouter:Je ne comprends pas
pourquoi ces enquêteurs sont à la recherche de documents et matériel
qui ont servi à faire un travail dont il présente les resultats comme nuls. Elle a
fait savoir que c’est la première fois qu'un dossier qu'elle publie suscite tant de panique et
répression.Elle a aussi indiqué que dans les documents qu’elle
a reçus, il y a des informations qui n’ont pas encore été
publiées dont des frais de 400 000 pesos versés à des journalistes.
La
journaliste estime que la justice de son pays peut toujours mener une
enquête sérieuse sur les actions du sénateur
Bautista. C'est l'avis de plusieurs autres
personalités qui croient que la démarche des
autorites devraient être orientés vers la justice,
si elles croient le travail de Piria diffamatoire.
Le
sénateur Bautista proche du président Fernández et
qui nie avoir financé la campagne du president Martelly,
avait indiqué en début de semaine qu'il attendait
la fin des élections pour trainer ses détracteurs et ses
accusateurs devant la justice. En Haiti comme en République
dominicaine, on estime que si le parlementaire a une action en justice
à lancer, c'est bien maintenant qu'il doit le faire pour tenter
de diminuer l'impact que le dossier de corruption denoncé
pourrait avoir sur sa propre campagne et celle du PLD dont il est un
responsable influent du bureau politique.
Nouvelles du 3 avril 2012
La
presse étrangère s'empare du scandale de corruption présumée dans
lequel de hauts dirigeants haïtiens et dominicains sont accusés
d'implication: le démenti de la présidence haïtienne fait la une ce
mardi de la presse dominicaine
Port-au-Prince, le 3 avril 2012 – (AHP) –La
note de presse de la presidence haïtienne dementant
l'implication du président Michel Martelly dans un scandale de
corruption, a fait la une des principaux quotidiens
dominicains.
La première réaction est venue de Nuria Piera au bulletin de nouvelles
de la chaine 11.
"Ce
n' est pas notre travail qui est fantaisiste, c est
de préference la note du gouvernement haitien. Notre equipe ne s'
attendait pas bien entendu à ce que, malgré les données concrètes
que nous avons presentées, la presidence haitienne
assume ses reponsabilites", a dit la journaliste dominicaine qui a
révélé ce que beaucoup considèrent en Republique dominicaine comme le
scandale de ces dernières décennies".
"Nous, nous
avons fait notre travail en tant que journaliste en présentant des
faits et élements concrets et reels après vérification des informations
reçues". Il s' agit d' un fonctionnaire dominicain corrompu qui a donné
de l'argent à la campagne du candidat et au president Martelly et qui a
obtenu des contrats en Haiti", a rappelé Nuria Piera .
Pour
l' animatrice du programme "El dia" de la chaine 11, la note
presidentielle est simplement "decevante". Patricia Solano souligne que
le president haitien a le droit de se defendre de ces accusations, mais
il doit répondre clairement et point par point à toutes les questions
concernant
ce dossier, s' il veut retablir la confiance sur sa gestion".
Une
organisation politique juvenile du nom de "La multitude"qui appuie la
candidature de Hipolito Mejia, a demandé pour sa part au peuple dominicain de juger
dans les urnes le senateur Felix Bautista et le PLD qui en complicité
avec le president Martelly exploitent les faiblesses du peuple haitien.
Pour ce mouvement, une espece de mafia dirige actuellement le pays.
Selon
l' agence en ligne Espacio de comunicacion Insular, "la route des
millions" du nom du reportage de Nuria Piera qui a fait éclater le plus
grave scandale de courruption des dernieres années dans l' ile, n' est
pas destiné a attaquer Martelly contrairement a ce qu' affirme la
presidence haïtienne. Le reportage couvre des operations entrepreneuriales,
notamment au Panama et au Perou, d'un influent senateur indexé pour
corruptionqui a également tissé des liens importants avec des dirigeants
haitiens apres le tremblement de terre.
Le
Listin Diario a titré pour sa part: Martelly nie avoir
reçu des fonds de la République dominicaine pour
sacampagne.
Cependant, une
nouvelle etape a été franchie dans cette affaire: le procureur général de la
Republique, Rhadames Jimenez, a instruit lundi le titulaire de la
Direction de lutte contre la Corruption Administrative (DPCA) d'
initier une enquête.
En remettant le dossier à Hotoniel Bonilla Garcia,
le procureur a affirmé, selon le Listin Diario, que "le peuple dominicain a
l' assurance que s' il y a des preuves qui compromettent le parlementaire
il sera referé devant un tribunal".
Quoi qu'il en soit, le présumé corrupteur n'entend pas tomber seul, puisqu'il a enregistré les noms de tous les bénéficiaires de ses
transactions
financières.
"LE MINISTERE DE L’INTERIEUR ET LA BID SE RAPPROCHENT AFIN DE FACILITER LA DECENTRALISATION
Port-au-Prince, le mardi 3 avril 2012. Le
Ministre de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale, Me Thierry MAYARD-PAUL, a rencontré le
Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Edouardo
Martes Almeida, le lundi 2 avril 2012. Cette rencontre s’inscrit dans
le cadre de l’exploration des possibilités de rapprochement entre la
BID et le Ministère de l’Intérieur de manière à prendre le leadership
des pôles de développements gouvernementaux élaborés de concert avec
les organismes internationaux.
Me
MAYARD PAUL a fait savoir qu’obtenir de la BID le financement
nécessaire pour le paiement des experts en matière de décentralisation
et des Collectivités Territoriales est incontournable pour
l’institution qu’il dirige. De ce fait, il invite le président de la
BID à se rapprocher des objectifs de son ministère afin de contribuer
pleinement dans le processus de développement durable prôné par
l’administration MARTELLY depuis son entrée en fonction.
Le
Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale œuvre afin d’accroitre les coopérations locale et
internationale susceptibles d’apporter des transformations concrètes et
positives pour la réalisation de la vision du Président de la
République qui est un développement durable pour le pays."
Nouvelles du 2 avril 2012
Multiplication
des reactions suite au scandale de corruption dans lequel le president
Martelly est accusé d'implication: la présidence haïtienne dénonce un " lynchage
médiatique faisant partie d’une campagne d’intoxication visant à salir l’image du chef de l’Etat":
la presse etrangère s'empare du dossier: le démenti de la
presidence fait la une de tous les journaux dominicains ce matin
Port-au-Prince, le 2 avril 2012 – (AHP) – Les
réactions n’ont pas mis du temps à affluer suite à la diffusion d’un
reportage de la journaliste dominicaine d’investigation, Nuria Piera, dans lequel
elle révèle que le président Martelly et son ancienne rivale à la
dernière présidentielle Mirlande H. Manigat auraient reçu des montants d'argent
d’un sénateur et homme d’affaires dominicain Félix Bautista.
Dans
un communiqué de la Présidence, lu par son porte-parole Lucien Jurat,
l’administration Martelly dit rejeter de manière catégorique les
allégations selon lesquelles le chef de l’Etat serait mêlé à un
scandale de corruption impliquant des firmes et des personnalités
dominicaines.
Selon la présidence, ce «lynchage
médiatique » fait partie d’une campagne d’intoxication auprès de
l’opinion publique pour salir l’image du chef de l’Etat et ternir sa
réputation en vue de faire obstacle à sa politique de changement et de
modernisation de l’Etat.
Interrogé sur les suites que
compte donner la présidence à ces accusations, Lucien Jurat affirme
qu’aucune possibilité n’est à écaeter mais qu’aucune décision n’a
encore été adoptée.
Selon la
journaliste d'investigation Nuria Piera, le
chef de l'Etat haïtien aurait reçu de Felix Bautista un montant de 2.5
millions de dollars dont une bone partie après qu'il eut été investi
president. Il aurait recu de l'argent notamment en mars et novembre, de l'annee derniere, Selon Piera . Quant à Mirlande Manigat, elle aurait beneficié de
250.000 dolars,.
Celle-ci s'est toutefois déclarée surprise, stupéfaite et indignée que son nom soit
associé à une affaire de corruption et de pot-de-vin.
Quand
j’ai entendu la nouvelle, j’ai cru à un poisson d’avril, a dit Mirlande
Manigat, ajoutant que tous ceux qui la connaissent savent qu’elle ne se
serait jamais impliquée dans pareil dossier.
Elle reconnait avoir des relations avec des personnalités politiques
dominicaines notamment le président Léonel Fernandez, le sénateur
Bautista et le ministre des affaires étrangères tout comme elle
reconnait que son équipe de campagne, et pas elle directement, avait
sollicité un appui financier tant en Haïti qu’à l’étranger, notamment en
République Dominicaine.
Elle affirme qu’elle n’a
jamais exigé ni promis quoique ce soit en retour à ses donateurs. "Je
n’ai rien à voir dans ce scandale et personne, ni en Haïti ni à
l’étranger ne saurait dire que je lui ai promis quoi que ce soit.
L'encienne
candidate du RDNP avait bien avant de la dernière campagne électorale
été accusée d'avoir reçu un montant d'argent du president d'alors René
Preval. ce qu'elle avait egalement démenti.
Le
sénateur haïtien, Jean-Baptiste Bien-aimé
(nord-est), estime dommage que le nom du président
Michel Martelly soit associé à un nouveau scandale, les
scandales étant le trait caractéristique du chef de
l'Etat, a dit le
parlementaire.
Il
a demandé à M. Martelly de donner des explications à la nation,
ajoutant qu’il serait
difficile de démentir la journaliste, réputée pour sa crédibilité,
d'autant qu'elle a fourni un luxe de details, y compris des copies de
chèques qu’aurait reçus M. Martelly.
Il
rappelle que la loi électorale dit clairement qu’aucun candidat ne
devrait recevoir un montant supérieur à 2 millions de gourdes de la
part d’un particulier. Il estime surprenant que la personne qui aurait
donné 2.5 millions de dollars à M. Martelly ait par la suite bénéficié
de contrats pour plus de 300 millions de dollars dans le cadre du
processus de reconstruction d'Haïti.
Une
enquête Greenberg-Diario Libre octroie 49% des intentions de vote
à Hipolito Mejia et 46 % à Danilo Medina
Santo-Domingo, le 2 avril 2012 –(AHP)- les
candidats a la présidence Hipolito Mejia et Danilo Medina
continuent de se livrer une bataille très serrée à deux mois des
élections et aucun des deux ne peut prétendre pouvoir gagner les
élections au premier tour.
Selon le sondage
conduit par Greenberg-Diario Libre, le candidat du PRD Mejia a une
avance de trois points sur son rival Medina. L’enquête indique
cependant que si les élections devaient se dérouler le jour même du
sondage, chacun des deux candidats obtiendrait 49% des intentions de
vote sur 72% de l’électorat ayant manifesté son intention d’aller aux
urnes. Les indécis représentent 1%.
L’enquête prévoit une
victoire de Medina avec 50% des intentions de vote au second tour.
Greenberg Quinian Rosner Research , une firme
internationale d’enquêtes basée à Washington D.C. a conduit et
analysé l’enquête sur un échantillonnage de 1,003 potentiels
électeurs interviewés entre les 17 et 22 mars dernier. 717
personnes sont considérés comme de potentiels électeurs . La marge
d’erreur est estimée entre 3.1 et 3.7 % respectivement avec une marge
de confiance de 95%.
Le changement et la continuité sont les
deux thèmes dominants de la campagne. Mejia a capitalisé sur le
désir des électeurs de voir le changement. 53%
des dominicains pensent que le pays s’oriente dans une mauvaise
direction. En dépit du fait que 61% des dominicains soient satisfaits
du travail accompli par le président au pouvoir Leonel Fernandez, il
existe une forte déconvenue sur des thèmes particuliers liés aux
problèmes de sécurité et à la situation économique.
88%
des dominicains – à peu près 9 sur 10 personnes- pensent que la
situation des drogues et le narcotrafic deviennent de plus
en plus critiques dans le pays. Une majorité de 87% affirment que la
délinquance et le crime se sont aggravés. Les préoccupations
économiques sont très fortes. La majorité des dominicains estiment que
le coût de la vie a augmenté. 65% d’entre eux estiment que la situation
du chômage s’est détériorée.
La raison la plus importante
soulevée pour appuyer Mejia est simplement que celui-ci apportera
le changement . 20% des sondés estiment que la situation était
meilleure quand Mejia était au pouvoir. Cependant le désir de
changement n’est pas ressenti à tous les niveaux . Même si
beaucoup de gens ne voient pas de progrès dans le contrôle du crime et
dans l’économie, d’autres par contre relèvent des améliorations
dans les domaines sociaux. 59% des dominicains voient des améliorations
dans le domaine de l’éducation . 53% pensent que le secteur de la santé
a progressé.
En conséquence, nombre de partisans de Danilo
Medina estiment que l’une des plus importantes raisons pour l’appuyer
est la nécessité de poursuivre avec l’œuvre du président Leonel
Fernandez. Beaucoup d’entre eux voient la présence de la première
Dame Margarita Cedeño de Fernandez, comme
candidate à la vice présidence, comme un signal de cette
continuité. 45% des femmes qui appuient Medina trouvent la
présence de Margarita Cedeño de Fernandez comme raison justifiant leur
choix. ( tr. Fra/IMC/ 02/4/12)
Martelly
accusé d'implication dans le scandale de corruption le
plus grave de ces dernières années en RD, touchant directement les
dirigeants des deux pays: le président haïtien aurait reçu d'un
sénateur 2.5 millions de dollars et Mirlande Manigat 250.000, selon la
journaliste d'investigation Nuria Piera
Santo-Domingo, le 2 avril 2012 –(AHP)- Quelques
jours après avoir reçu la plus haute distinction du gouvernement
dominciain, le chef de l'Etat haïtien est acusé d'im implication dans
l'un des plus graves scandales de corruption éclaté en République
dominicaine, dont le personnage central est le sénateur Felix Bautista,
haut responsable du parti de la Libération domnicaine (PLD) et ami
personnel du président Léonel Fernández.
Selon
les résultats d'une enquête révélés samedi dans son programme
"Nuria en 9" par la journaliste senior, Nuria Piera, des données
diffusées depuis l'année dernière en Haïti, ont été confirmées comme
des faits réels dont la responsabilité incombe aux dirigeants des deux
pays, selon l’ agence en ligne Espacio de Comunicion Insular.
Ainsi,
il aurait été constaté que, de manière déloyale, en utilisant des
prête-noms pour certaines de ses entreprises, Bautista a
pris part à un appel d'offres restreint où ses firmes ont remporté des
contrats pour la construction de plusieurs ouvrages en Haïti,
pays desvasté par un violent tremblement de terre en janvier
2010. Dans ce cas particulier, certaines autorités haïtiennes ont
prétendu qu'elles ne savaient pas qu'il s'agissait d'une seule et
même personnalité, sous le manteau de trois sociétés.
Néanmoins,
des informations ont laissé entendre que d'autres responsables haitiens
impliqués dans les appels d’offres, étaient au courant et
maintenaient directement des contacts avec le sénateur ou avec
ses représentants.
L'enjeu, dans l'immédiat est un pactole de US$
385 millions, montant de contrats qui seraient remportés
frauduleusement pour des travaux en Haïti par les entreprises HADOM
Rofi, et Constructora Mar dont le principal actionnnaire est Bautista
qui travaille en association avec la Firme RMN.
À
cet égard, un chroniqueur du quotidien El Nacional et commentateur
politique de la station Z-101 Juan Tavares Hernandez, estime que même
pour l'Université Henri Christophe de Limonade, le chantier assigné, à son
avis, de facon irregulière à « Constructora Mar » pour un montant
équivalent à environ 30 millions de dollars, ne devrait plus être
considérée comme un don du peuple dominicain au peuple haïtien. "Ce
projet fait partie de sombres negoces d'entreprises apartenant à des secteurs
liés au gouvernement" (dominicain) a écrit dans un article, le
journaliste qui a aussi affirmé être «embarrassé et attristé" par les
actions des dirigeants de son pays en Haiti.
Il se dit que que la grille des pots de vins
payés aux fonctionnaires corrompus des deux cotés de l’île sur des
contrats ou des operations financières est de l'ordre de 10 a 15%.
À
Port-au-Prince, ce qui n’ était cependant pas connu, c’ est le fait par
Bautista
d’ enregistrer les noms de tous les beneficiaires de ses
transactions
financières, copiant ainsi le modele de corruption de Rafael
Leonidas Trujillo, ce dictateur qui a ordonné le massacre de milliers
d'Haïtiens en 1937, tout en soumettant à ses objectifs, des
dirigeants
haitiens à travers de gracieux pots de vin. En imitant cette
strategie, Bautista explique qu'il n'est pas question qu'il
tombe seul, selon des analystes.
Selon
les documents présentés a la television et disponibles sur le reseau
internet Piera a travers plusieurs comptes à la Banque de réserves
dominicaine et une banque haïtienne en espèces ou par chèque, directement
ou via les intermediaires Ricardo Jacobo et Victor Reynoso, Martelly aurait
recu de Felix Baustisa, de ses entreprises et de ses amis, des sommes
totalisant plus de US $ 2. 5 millions .
Chaque opération est
enregistrée avec le nom du président Haïtien ou de l'intermédiaire.
Selon l'enquête, les
pots de vins ou contributions ont commencé depuis la campagne
électorale. Dans ce sens, Bautista a aussi versé une somme US$ 250,000
à
Mirlande Manigat, secrétaire gen´rale du RDNP et candidate
malheureuse à la dernière présidentielle . Par ailleurs, les deux
candidats avaient été invites a prononcer des conferences a la capitale
Dominicane, par la FUNGLODE, une organisation pro-gouvernemental
créé
par le Président Fernández, qui considère le senateur Bautista
comme
un fils.
Comme pour tenter d'expliquer que les
contrats passés avec les compagnies étrangères notamment dominicaines
sous le gouvernement Préval/Bellerive, étaient honnêtes et aussi dans
le souci de faire taire les accusations, l'ancien
Premier ministre Jean Max Bellerive, avait récemment bien pris
soin de préciser que le présdent Martelly et son
équipe ont été consultés pour l'obtention de la ratification des contrats millionnaires.
Martelly arrivé au
pouvoir en mai de l'année dernière,
a toujours été présenté comme un anti-système, qui a promis, lors
de la campagne électorale de 2010-2011, d’en finir avec les les
pratiques de
corruption connues dans la fonction publique haïtienne.
Cependant,
l'enquête relève que le nouveau president a accordé
son autorisation, malgré la réticence
et les questionnements de Daniel Rouzier, son ami et premier
candidat
pour le poste de chef de gouvernement dont la nomination a
été rejetée par le parlement.
Plus tard, le Premier ministre Garry Conille
dont la demission motivée par des raisons politiques internes, lié pour
la plupart au dossier des contrats suspects, a créé une
commission d'enquête, révélant de
graves irrégularités et un traitement contraire aux intérêts
nationaux
dans ces contrats.
Le gouvernement dominicain, sans arriver à
convaincre l'opinion publique insulaire, a dementi avoir exercé des
pressions sur Port au Prince pour obtenir la démission de Conille.
La constitution
haïtienne et la loi électorale de 2010 ne prévoit pas les cas de
financement étrangers des candidats haïtiens. En plus, les articles 130 à 135 de
la loi électorale font références à une exigence pour le candidat ou
son parti, de 30 jours après la publication des résultats d'envoyer au Conseil électoral provisoire, la
liste des contribuables qui ont versé plus de 100.000 gourdes (environ
US $ 2.380). Il est interdit par la loi
à recevoir des dons d'unemême source, pour plus de 2 millions de
gourdes (environ US $ 48.000).
La violation de ces obligations est passible de 10 à 15 jours de prison.
La presse dominicaine relève qu'après seulement 10 mois au pouvoir, le
président haïtien est engagé dans
plusieurs conflits avec le parlement, les secteurs influents de la
classe politique, la société civile et la presse haïtienne, en raison
de questionnements sur sa veritable nationalité, sa
véritable identité et les tendances autoritaires de sa gestion, ce qui
conduit deux parlementaires, le sénateur Moïse Jean Charles et le
deputé Arnel Belizaire, a brandir la possibilité de sa mise en
accusation.
Pour Jean-Michel
Caroit, correspondant du journal Le Monde sur
l'île, interrogé dans son programme
par Piera, au-delà des
contributions contraires à l'éthique à la campagne électorale
haïtienne, le fait de retracer des transactions financières de Bautista
avec le nom de Martelly , après avoir assumé la présidence, "on se
retrouve ainsi confronté à des cas évidents de paiements de pots
de vins » .
La
presse dominicaine relève aussi que la décoration par le president
Leonel Fernandez de son homologue haïtien lors de la visite officielle
de ce dernier dans la capitale dominicaine le 26 Mars dernier, a
été très critiquée dans l’opinion publique au milieu
de ces scandales et du fait que selon le manuel des honneurs aux
personnalités etrangeres, le recipiendaire n’ a officiellement réalisé
aucun «service distingué digne de reconnaissance» par l’
l’Etat dominicain.
Le geste de Léonel Fernández a conduit
beaucoup de gens à penser qu’ il ne s’ agissait pas
d’ une simple ceremonie protocolaire, mais d'une décision mue par
d’autres intérêts.
la prese dominicaine a denoncé le
fait que Fernandez en soit venu à dire que, Martelly a été le premier
mandataire a recevoir le pouvoir d un autre elu. En fait, la première
passation de pouvoir entre presidents démocratiquement elus a été
faite en février 2001 entre Jean Bertrand Aristide et René Préval .
Dans
differents milieux politiques dominicains, le soutien politique au
président haïtien semble être justifié d'abord, par la nécessité pour
la République dominicaine d’ assurer le maintien des contrats,
contrairement aux recommandations de suspension de la commission
d'enquête Conille, deuxièmement, pour assurer la participation continue
des entreprises du sénateur Bautista dans la reconstruction d'Haïti,
particulièrement, en cas de défaite du Parti de la Libération
Dominicaine, lors des élections de mai prochain en République
dominicaine.
Le sénateur, qui est également
secrétaire du PLD (parti au pouvoir), bien qu'il ait une mauvaise image
dans la société dominicaine, mais à cause de ses importantes
contributions à sa famille politique, a reçu un appui public du
comité central du parti, qui s’est étendu au Sénat de la République
dominicaine. Parmi d’ autres defenseurs apparaît un collègue et
ancien consul général en Haïti et également proche de Fernandez, qui
aurait reçu des largesses de Bautista, 250.000 $ deposés sur un
compte à Port au Prince, selon Nuria Piera.
Dans cette même banque, selon Acento.com, un site dominicain géré par Piera,
un partenaire du sénateur Bautista, et président de la société Rofi
SA, gère un compte personnel ouvert depuis Octobre 2010 avec une
somme millionnaire et qui ne semble pas destiné à des engagements de la
société. Des informations non confirmées relayées par la presse
dominicaine, suggèrent que ces fonds seraient disponibles pour
corrompre des parlementaires qui s'opposeraient aux contrats.
L'AHP
a tenté en vain d'obtenir la reaction de la presidence haïtienne sur
cette affaire. Quant à Mirlande Manigat , elle a démenti les
affirmations de Nuria Piera contenues dans un rapport détaillé.
Nouvelles du 1er avril 2012
Le
rapport de la commission sénatoriale travaillant sur le dossier du
premier ministre désigné attendu ce lundi au bureau du grand corps: des
démarchs en cours pour qu'il soit presenté à l'asemblée
avant le congé pascal
Port-au-Prince, le 1er avril 2012 –(AHP)- La commission sénatoriale chargée du dossier du premier
ministre désigné Laurent Lamothe a mis la dernière main à son rapport final au cours du week-end.
Et
les posibilités que le rapport soit soumis lundi au bureau du
grand corps et présenté à l'assemblée le lendemain pour ratification
sont evoquées, après que des doutes eurent été émis sur ces
éventualités.
D'apres
discussions auraient eu lieu entre les pour et les contre Lamothe au
sein de la commission, en raison des doutes qui planent sur sa
nationalité et sur le dossier de sa résidence en Haïti au cours
de ces 5 dernièrs années.
Le
secrétaire-rapporteur de la commission, Lucas Saint-vil a
toutefois indiqué que le document a été
rédigé sur la base d’analyses faites des
différentes pièces que le
premier ministre désigné a remises aux parlementaires", a
indiqué le parlementaire du Nord-ouest.
Il
a aussi fait savoir que les informations ont été recueillies auprès de
la commission sénatoriale qui travaille sur le dossier de la
nationalité des membres de l’Exécutif, dont Laurent Lamothe, actuel
ministre démissionnaire des affaires étrangères.
Se
refusant à donner des précisions sur les conclusions et
recommandations du rapport, Lucas Saint-vil a souligné que la
commission n’ira pas au-delà de ses responsabilités et du délai qui lui a été imparti.
"Les deux sous-commissions, résidence et nationalité,
ont remis leurs rapports préliminaires, ce qui nous a permis de rédiger
un rapport final, a-t-il dit, soulignant que le rapport préliminaire de
la sous-commission sur la nationalité sera comparé avec les
informations recueillies de la commission sénatoriale qui enquête sur
la nationalité des membres du gouvernement, incluant Laurent Salvador
Lamothe.
De
son coté le sénateur Mélius Hyppolytefaisait remarquer vendredique,
même si le
rapport est remis au bureau du grand corps au début de la
semaine , il ne sera pas soumis à l’appréciation de l’Assemblée
avant
le congé pascal.
Le
parlementaire a expliqué que la plupart des sénateurs, seront en
voyage au cours de cette période, alors que d’autres devront se rendre dans leurs
départements respectifs pour participer à la traditionnelle fête populaire des « Rara ». Mais cette donne pourrait avoir changé au cours de ces dernières 72 heures.
Dans
une brève déclaration fait vendredi, le chef de l’Etat Michel Joseph
Martelly a dit attendre avec impatience le rapport de la commission
d’analyse des pièces de son premier ministre désigné.
Il
dit voir en M. Lamothe, un homme capable de l’aider à mettre en
application son programme de gouvernement. Tout le monde sait que M.
Lamothe est un homme dynamique, moi j’ai fait mon travail en le
désignant, les parlementaires qui analysent son dossier doivent faire le leur", a-t-il dit
Laurent
Lamothe fait partie de l’actuel gouvernement démissionnaire que dirige
le docteur Garry Conille. Ce dernier a choisi de démissionner,
il y a tout juste un mois, en raison d’une série de divergences avec le chef de l’Etat.
Nouvelles du 29 mars 2012
Des
milliers de personnes dans les rues de Port-au-prince pour réclamer le
respect de la constitutuion : des manifestants ont appelé le chef de
l'Etat à faire le jour sur sa nationalité
Port-au-Prince,
le 29 mars 2012 – (AHP) –Pusieurs
milliers de personnes ont manifesté jeudi à Port-au-Prince à l’appel de
l’organisation populaire Force Patriotique pour le Respect de la
Constitution (Foparc) pour marquer le 25e anniversaire de la
constitution voteee le 29 mars 1987..
Des
manifestants ont déploré que, 25 ans après son adoption, la
constitution n’ait toujours pas été appliquée. Ils ont dénoncé ce qu’ils appellent les dérives du président Michel Martelly et réclamé sa mise en
accusation pour avoir violé la
constitution de 1987.A
ce sujet, le coordonateur de la Foparc, André Fadot, a demandé
au chef de l’Etat de fournir des explications sur son identité. "S’il
s’avère qu'il possède une double identité, il doit démissionner",
a-t-il dit.Pour
André Fadot, Michel Martelly est un citoyen américain qui est
entré au palais national en violation de la constitution.
Voilà pourquoi, il affirme ne plus reconnaitre son autorité et lance un
appel à la mobilisation pour obtenir son départ.Il
s'agisait de la 2ème plus grande manifestation organisée depuis un
bout de temps dans la capitale après celle du 18 mars qui marquait le
premier aniversaire du retour d'exil de de l'ancien opresident Jean
bertrand Aristide.
Même si Fanmi Lavalas n'a ni organisé ni appuyé cette manifestation, la
plupart des participants étaient des ressortisants de cette
organisation politique toujours très populaire, selon plusieurs d'entre eux.
Plusieurs
autres activites ont été organisées ont été organisées au cours de
cette journée pour sensibiliser autour du respect de la loi-mère.Le
directeur exécutif de l’ISC (Initiative de la Société Civile), Rosny
Desroches a dressé un bilan mitigé pour ce qui est du respect de la
constitution haïtienne 25 ans après son adoption.Si
M. Desroches se réjouit des progrès observés sur le plan politique,
évoquant l’alternance politique et les libertés d’expression et
d’association, il fait cependant remarquer que certains prescrits
constitutionnells font l’objet de mépris de la part de certains
dirigeants qui se sont succédé a au pouvoir ces 25 dernières années.Il a entre autres cité les mauvaises relations entre les différentes branches du pouvoir.Pour
sa part, le principal responsable du CONHANE (Conseil Haïtien des
Acteurs Non Etatiques), Edouard Paultre a déploré ce qu’il appelle le
dysfonctionnement de la justice et sa dépendance par rapport au pouvoir
exécutif au cours de 25 dernières années.M.
Paultre s’est apitoyee sur le sort du pouvoir judiciaire qu’il
considère comme le grand absent du processus démocratique.Il
a également souligné les tergiversations empêchant la mise en lace du
CSJP (Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) et du CEP (Conseil
Electoral Permanent).
Des
parlementaires ont plaidé pour leur part en faveur du la
publication du texte corrigé de la constitution amendée.Le
député de la circonscription de Borgne/Port-Margot, Jude Charles
Faustin, fait l’éloge de la constitution haïtienne qui garantit,
selon lui, le respect d’un ensemble de droits et de libertés
individuelles.Le
premier secrétaire de la chambre basse a dit cependant regretter que
les principaux acquis de la loi-mère soient foulés au pied par
les dirigeants du pays.Le
parlementaire attire l’attention sur les lacunes qui mériteraient
d’être comblés dans le cadre de l’application de cette constitution.Pour
sa part, le sénateur Wencesclas Lambert se prononce en faveur de la
promulgation de l’amendement de la constitution. La constitution
amendée a été rapportée pour être publiée, a dit le parlementaire
qui estime qu'il s'agit d'une nécessité.Selon
lui, la publication du texte corrigé de la constitution amendée
conduira le pays vers les réformes auxquelles aspiraient les
constituants.
Le
president de l'Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras, s'est
également prononcé pour la publication du texte corrigé de la
constitution amendée.
Grosse
panique au Cap-Haïtien: manifestants pro-constitution croisés par des
hommes armés en uniforme qui réclamaient le retour de l'l'Armée
Cap-Haïtien, le 29 mars 2012 –
(AHP) – A
l'initiative du chef des hommes armés du nord, Marcel
Daniel, des individus en uniforme militaire vert
olive, ont
gagné les rues jeudi au Cap-haïtien (nord), alors qu'une manifestation
rassemblant des centaines de personnes se tenait pour réclamer le
respect de la constitution à l'occasion du 25ème anniversaire de son
adoption..
Les hommes
armés se
réclamant des anciennes forces armées d'Haïti (FADH) qui avaient le support de l'ancien chef
rebelle de 2004, Guy Philippe, réclamaient le
retour de
l'armée dissoute de fait depuis 1995, tel que promis par le
candidat Michel Martelly, lors de la dernière campagne électorale pour
la présidentielle.
La présence des manifestants pour le
respect de la constitution et celle des hommes armés ont provoqué une
grosse frayeur dans la ville, paticulièrement dans la région de
Vertières où les hommes en uniforme voulaient traverser l'autre
manifestation qui protestait également contre le retour de l'armée. Des
coups d'armes en l'air ont été tirés probablement par les
hommes
en vert olive, mais aucune victime ne semble avoir
éte enregistrée.
Sous
protection de la police, la manifestation pour la constitution a
poursuivi son parcours qui s'est terminé devant la
delégation departementale où elle a été rejointe par le sénateur
Moïse jean-Charles. Le parlementaire a promis de
continuer à travailler pour le respect de la constitution et en faveur
de
la population.
Ls
hommes en vert olive ont pour leur part promis de gagner les rues quand
bon leur semble, minimisant les déclarations des ministrees
de
l'Intérieur et de la justice qui les somment de vider les sites qu'ils
occupent ou qui les taxent d'usurpateurs de titres.
Ils
étaient en effet, également dans les rues de la capitale
pour produire la même revendication: la reconstitution de l'Armée.
Les hommes en vert olive tantôt sommés de quitter les anciennes bases
des ex-FADH qu'ils occupent, tantôt menacés de déguerpissement ou
interdits de gagner les rues en treillis militaires, paradaient ce
jeudi à quelqus mètres du siège de la presidence, devant l'ancien
quartier général de l'Armée, dans le centre de la capitale.
Carel Alexandre remplacé à la tête de l'Unité de securité présidentielle
Port-au-Prince, le 29 mars 2012 – (AHP) – Le
nouveau responsable de l'USP se nomme Pierre Léon Saint-Rémy Junior, un
proche parent de la première dame, Sophia Saint-Rémy Martelly.
Pierre Léon Saint-Rémy
a été nommé coordonnateur de USP chargée de la sécuité du
Président . Il remplace à ce poste Carel Alexandre.Des
informations laissent croire que le chef de l'Etat aurait ete soumis
à des pressions de la comunaute internationale, notamment
des Etats-Unis,, pour opérer ce changement, en l'absence de raisons
officielles.
Le nom de M. Alexandre figurait sur une liste
dressée par le Réseau national de defense des droits humains (RNDDH)
dans une lettre adressée en juin 2011 au president Michel Martelly.
Le
RNDDH disait croire dans cette lettre "qu'il est de son devoir
d'attirer votre attention sur le fait que plusieurs ex-policiers à la
moralité douteuse, se retrouvent aujourd'hui dans votre
entourage........ après avoir intégré votre service de sécurité alors
qu'il pèse sur eux de sérieux doutes quant à leur implication présumée
dans le trafic illicite de stupéfiants, la violation des droits humains
et autres actes répréhensibles".
Le
chef de l'Etat n'avait pas donné suite à ces graves
accusations, mais avait plutôt réclamé des preuves.
Nouvelles du 28 mars 2012
Le
dossier des contrats pour la reconstruction d'Haïti entre dans la
campagne électorale dominicaine: le PRD demande au candidat du PLD de
se prononcer sur les accusations de corruption contre le sénateur Félix
Bautista
Santo-Domingo, le 28 mars 2012 – (AHP) – Le
Directeur de campagne du parti révolutionnaire dominicain (PRD) a
demandé mercredi au candidat du parti de la libération dominicaine
(PLD), Danilo Medina, de faire savoir clairement à la nation sa
position sur les dénonciations de corruption qui pèsent sur le
senateur Felix Bautista, un proche du président Leonel Fernandez.
Dans
un document rendu public par le Directeur de campagne du PRD
Emmanuel
Esquea Guerrero, et dont le Listin diario a fait état, le nom du
sénateur de San Juan de la Maguana est associé à au moins 17 cas de
corruption.
Le
document a cité entre autres un contrat pour 130 millions de
dollars et un autre de 293 millions qui auraient éte obtenus de manière
confuse sous le gouvernement Préval/Bellerive en Haïti.
"
Monsieur Medina, le pays attend votre réponse claire et précise sur ces
cas de corruption de Felix Bautista, votre compagnon au
comité
politique du PLD, principal ontributeur de votre campagne et homme de
confiance du président de la réoublique", indique le document, ajoutant
que le refus de fixer votre position sur ces cas de
corruption,
en ferait du candidat Medina un complice automatique et notre pays ne
pourrait continuer d'être gouverné par des gens indifférents à la
corruption.
Le nom du sénateur Bautista est également cité dans
le cadre d'un versement de US$ 1, 200,000.00 au
president Alejandro Toledo du Pérou pour sa campagne
électorale,
selon le document du PRD.
Le Sénat dominicain avait exprimé
mardi son soutien au représentant de San Juan de la Maguana
qui a
affirmé que la construction de trois mille maisons qu'exécutent ses
entreprises en Haïti, est réalisée en toute honnêteté
L’Ingénieur
Félix Bautista a expliqué avoir remporté des appels d’offre sous la
présidence de René Préval et que, par la suite, le président Michel
Martelly et l’ex co-président de la CIRH (Commission Intérimaires pour
la Reconstruction d’Haïti) Bill Clinton, les avaient eux aussi examinés.
Il
a affirmé détenir des documents juridiques pouvant étayer ses
affirmations et qu’il était prêt à les montrer en temps et lieu. Il
s'en est aussi pris à ceux qui, dit-il, essaient de
discréditer
ses entreprises, en faisant croire qu’il avait gagné les appels d’offre
suivant des procédures frauduleuses au lendemain du
tremblement
de terre de janvier 2010.
Il a= également lancé des flèches
contre des membres du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD)
qui,
dit-il, sont paniqués, saachant que "nous allons gagner les élections
dès le premier tour" (en mai prochain).
Le député
Arnel Bélizaire affirme disposer de suffisamment d’informations pour
demander une mise en accusation du chef de l’Etat
Port-au-Prince, le 28 mars 2012 –
(AHP) – Le
député de Delmas Tabarre, Arnel Bélizaire a fait savoir mercredi qu’il
détient suffisamment d’informatis pour demander une mise en accusation
du chef de l’Etat Michel J. Martelly pour faux, usage de faux et abus
de confiance.
Le
parlementaire qui revient d’une mission aux Etats Unis d’Amérique a
fait savoir qu’il y a obtenu des documents liant Michel J. Martelly à
Michael Martelly, ce qui est considéré comme un usage de faux
dans la législation haïtienne, a-t-il fait savoir.
Selon
Arnel Bélizaire, vuque ces documents ont été
obtenus dans des tribunaux, on ne peut ainsi douter de leur
authenticité.
Soulignant
ant que ses collègues députés avaient de sursoir à la mise en
accusation du président jusqu’à ce qu’ils trouvent des documents
convaincants, il afirme que ces qu'il a rapportés ds Etats-Unis, sont
maintenant disponiblesoir rapporté.
Arnel
Bélizaire a par ailleurs fait savoir que la ministre du tourisme,
Stéphanie Balmir Vildrouin est elle aussi une citoyenne
américaine. Tous ceux qui le veulent sont en mesure de vérifier qu’elle
a réellement pris part aux élections aux Etats Unis.
Pour
ce qui est du président Michel Martelly, il affirme qu'il y a un lot de
documents qu’il a remis à la commission qui enquête sur sa
nationalité, qui prouvent qu’il a au moins une double
identité.
"La
question de la nationalité de Michel Martelly ne m’intéresse pas car je
sais sur quel front l’attaquer. Avoir une double identité est
puni par la législation haïtienne et c’est ce dont M.
Martelly
dispose", a lancé Arnel Belizaire qui avait été arrêté et incarcéré une
nuit au pénitencier national en octobre 2011, à l'instigation du chef
de l'Etat, selon les conclusions d'un du rapport de la
commission
de la chambre basse qui enquêtait sur ce dossier.
Le
parlementaire rappelle également que le chef de l’Etat l’avait accusé
d’avoir fraudé ce qui avait été, a-t-il dit, le pretexte de son
arrestation. Aujourd’hui c’est au parlement qu’il doit être jugé,
conformément à la constitution, a ajouté Arnel Bélizaire.
Manifestations
et marches pacifiques à Port-au-Prince à l'occasion des
25 ans de la constitution, à l'initiative de la Force
Patriotique pour le Respect de
la Constitution et du RAMIS
Port-au-Prince, le 28 mars 2012 –
(AHP) – Au
moins "deux manifestations de rue et une marche pacifiques" sont
prévues à Port-au-Prince pour marquer le 25e anniversaire de la
constitution, ce 29 mars.
Une
première manifestation partira devant les ruines de l’Eglise catholique
Saint-Jean Bosco au centre-ville de Port-au-Prince, à l’initiative de
la Force Patriotique pour le Respect de la Constitution (Foparc).
Son
coordonateur général, André Fadot informe que la manifestation
traversera plusieurs quartiers populaires avant de se terminer sur la
place de la constitution au Champ-de-Mars.
Il
informe que sur tout le parcours et devant ce qui reste du palais
présidentiel, les manifstants s’arrêteront pour délivrer des
messages à l’intention des autorités notamment du chef de
l’Etat,
Michel Joseph Martelly.
Nous
allons, une fois de plus, dénoncer les différentes violations de la
constitution haïtienne, les menaces sur la liberté d’expression et la
démocratie, 25 ans après l’adoption de la loi mère, annonce André Fadot
qui estime que la constitution est particulièrement foulée aux
pieds par ceux-là qui n’avaient pas œuvré à son adoption.
Il
a ausi dénoncé ceux qui veulent instaurer une dictature dans le pays.
Il faut que tous ceux qui se ressemblent s'assemblent pour faire échec
à ce projet.
André
Fadot appelle les démocrates et les patriotes à placer les intérêts du
pays au-dessus des leurs, indépendamment de leur appartenance politique.
Une
autre manifestation sera organisée à l’initiative
de "Rassemblement des Militants Sensés" (Ramis), ce 29
mars.
Le
porte-parole de cette organisation populaire, Pierre Joseph informe que
cette manifestation sera organisée pour exiger elle ausi le respect de
la constitution. "Si on se réconcilie avec la loi mère, c’est le pays
tout entier et particulièrement les couches les plus défavorisées qui
en bénéficieront, a-t-il dit, plaidant en faveur de la fin de ce qu’il
appelle l’insécurité sociale généralisée.
Parallèlement
à ces deux manifestations, une marche dite de mobilisation pacifique
sera également organisée à l’occasion du 25e anniversaire de la
constitution.
Cette
marche sera organisée par le collectif des propriétaires victimes du
séisme de janvier 2010 (copov 12). Son objectif
est ede
plaider en faveur du respect par l’Etat haïtien, du droit au logement
décent, tel que garanti par l’article 22 de la constitution haïtienne.
Le
coordonateur général du Copov 12, Arland Laguerre, dénonce ce qu’il
appelle l’irresponsabilité des autorités haïtiennes vis-à-vis des
propriétaires victimes du tremblement de terre d’il y a deux ans.
Il
a également dénoncé
les différents incendies jugés suspects qui ont frappé ces
derniers mois les populations des camps de déplacés aujourd'hui
menacées par la saison pluvieuse.
"Les pluies qui
s'abattent sur la capitale ont déjà fait de nombreux dégâts
dans
les camps. "Certains d’entre nous ont tout perdu, dans l’indifférence
des autorités, a-t-il dénoncé.
Adoptée
le 29 mars 1987, la constitution haïtienne a été la cible de secteurs
divers qui l'ont foulée aux pieds. L’ancien président René Préval qui a
effectué deux quinquennats sous l’égide de cette constitution l’avait
qualifié de « source d’instabilité ».
Son
amendement prononcé et publié dans le Moniteur (journal officiel) à la
fin de son mandat, en mai 2011 a été rappelé par l’actuel président
Michel Martelly suite aux nombreuses dénonciations de parlementaires et
d'autres secteurs qui ont fait savoir que le texte amendé n’est pas
celui qui a été publié.
Michel
Martelly qui avait mis sur pied une commission pour réviser le texte et
qui avait promis de le publier dès le début de son mandat ne
l’a
toujours pas fait près d’un an plus tard.
Le commissaire du gouvernement de
la Croix-des-Bouquet affirme être l'objet de menaces de mort
Croix-des-Bouquets,
le 28 mars 2012 – (AHP)- Le
commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquet, Me Mario Beauvoir
a informé mercredi être l’objet de menaces de mort depuis la
saisie, le 24 février dernier, d’une importante quantité de
drogue d’une valeur de plus de 2 millions de dollars US dans une maison
privée à Tabarre (nord de la capitale).
Affirmant
que "sa tête a été mise à prix par des autorités et pas des moindres", Me
Beauvoir a fait savoir
qu’il allait porter plainte contre X.
La justice
ne vit pas de scandales, c’est pourquoi je me garde de
citer des noms, a
indiqué le commissaire, faisant savoir q'une enquête est
en cours et que ceux qui doivent être arrêtés, le
seront.
Mario
Beauvoir a confirmé dans le même temps que le maire de Tabarre, Jean
Frantz Théodat, est toujours sous le coup d’une interdiction de départ
dans le cadre de l’enquête sur l’origine de l’incendie du marché de
Tabarre.
Le
chef du Parquet de la Croix-des-Bouquets a affirmé que
l'incendie
du marché de Tabarre fait suite à la saisie des 300 kilos de cocaïne
dans cette commune.
Ce
vaste marché a été ravagé par un incendie d''origines criminelles,
selon Me Beauvoir qui informe que 21 personnes sont actuellement
écrouées pour leur implication présumée dans ce forfait.
Parmi
elles, des membres du personnel de la sécurité du marché, un policier
et des gens ayant une appartenance politique, a-t-il dit..
Si
le dossier suit son cours au cabinet d’instruction, il affirme
cependant que le parquet ne se dessaisira jamais complètement d’une
affaire.
"
S’il y a des plaintes, si la clameur publique dénonce quelqu’un, le
parquet saura se montrer à la hauteur de sa tache", a-t-il dit..
Le
24 février dernier, les responsables de la Direction Centrale de la
Police Judiciaire (DCPJ), des agents du Bureau de Lutte Contre les
Trafics de Stupéfiants (BLTS), avec le support des agents américains de
la DEA (Drug Enfoncement Administration) ont procédé à la
saison
de 300 kilogrammes de cocaïne entreposés dans une maison située à
Tabarre.
Des
armes à feu et des chargeurs ont été confisqués alors qu’au moins deux
personnes, Charitable compère, un haïtien et un colombien du nom de
Jairo James Pañuela ont été appréhendées.
L’opération
s’était déroulée en présence entre autres du commissaire du
gouvernement de la Croix-des-Bouquets et du délégué départemental
Gonzague Day.
Pour
le chef de la police judiciaire, le commissaire divisionnaire Godson
Aurélus, il
s’agissait de l’une des plus grandes opérations du genre réalisées dans
le pays depuis 2008.
Dans
la soirée, le marché de Tabarre allait être ravagé par un incendie
laissant des centaines commerçantes les bras ballants. Ces pères et
mères de famille ne cessent depuis, de solliciter l’appui des autorités
compétentes pour les aider à amorcer le processus de recapitalisation
de manière à faire vivre leur famille.
Des dizaines de personnes manifestent à Saint-Marc pour protester contre le parachutge de gens venus d'ailleurs à la tete de l'administrtion publique de la ville
Saint-Marc, le 28
mars 2012 – (AHP)- Plusieurs
dizaines de personnes ont une
nouvelle fois, manifesté mardi à Saint-Marc, à l’initiative
de
Rassemblement des Militants Conséquents de Saint-Marc (Ramicos) en vue
de forcer le chef de l’Etat puiser dans les ressources
locales,
dans le cadre du processus de redynamisation des institutions publiques
dans cette région.
Ce mouvement de
protestation se tient
particulièrement devant le Parquet de la ville où les activités sont
paralysées depuis le début du mouvement, le week end dernier.
Les
protestataires dénoncent la façon dont le chef de l’Etat procède à des
changements dans l’administration publique dans la ville et ont fait
savoir qu’ils n’ont pas l‘intention d’assister les bras croisés que le
pouvoir central débarque à Saint-Marc avec ses hommes pour les placer
dans les institutions.
Nous
avons des professionnels qualifiés et compétents qui peuvent intégrer
l’administration et nous réclamons notre participation dans la gestion
de la chose publique, ont-ils dit.
La
plupart d’entre eux se sont présentés comme des partisans du chef de
l’Etat, Michel Martelly, affirmant qu’ils ont travaillé à le placer là
où il est et qu’ils attendent maintenant le retour de l’ascenseur.
Nouvelles du 27 mars 2012
La
commission travaillant sur le dossier du premier ministre
désigné ne devrait pas rendre son rapport avant la
semaine pascale
Port-au-Prince, le
27 mars 2012 – (AHP) – Contrairement
à ce qui avait été annoncé, le premier ministre désigné Laurent
Salvador Lamothe ne connaitra pas son sort au Sénat cette semaine et
pourrait même attendre la fin de la période pascale.
Plusieurs
sénateurs membres de la commission d’analyse des pièces de l’actuel
ministre des affaires des étrangères l’ont fait savoir ce mardi,
expliquant qu'il s'agit d'un dossier complexe.
Pierre Francky Exius a informé que la commission devait
organiser sa 3e séance de travail ce mardi.
"Nous
avons beaucoup de documents à analyser et le dossier comporte des
ambigüités. Aussi, nous ne serons pas en mesure de soumettre notre
rapport jeudi, a-t-il ajouté, soulignant qu’en plus de la question
relative à la nationalité de l’intéressé, les parlementaires doivent
également plancher sur celle ayant rapport avec sa résidence.
Le
parlementaire a souligné que ses collègues ne veulent que s’assurer que
le dossier de M. Lamothe est conforme aux prescrits de l’article 157 de
la constitution pour ce qui est des exigences faites à tout citoyen qui
aspire à la primature, et soutient qu’il n’y aura pas de compromis
politique.
Le
sénateur Jean William Jeanty, également membre de la commission estime
pour sa part que ses collègues doivent prendre le temps qu’il faut pour
analyser le dossier Lamothe, d’autant plus que ce dernier fait partie
d’un gouvernement démissionnaire dont les membres sont sous enquête
parlementaire pour leur nationalité.
Il
dit croire qu’il serait mieux qu’on cherche à poser les vrais
problèmes du pays en vue de trouver la personne qui puisse le mieux
aider à les résoudre.
Quant au
premier ministre désigné, il dit attendre dans la sérénité sa
ratification.
Il
y a une commission sénatoriale qui travaille, a dit M. Lamothe, se
disant confiant que les sénateurs vont agir avec professionnalisme,
patriotisme et sérieux.
Des
hommes armés en treillis militaires dédfilent en plein
coeur de Port-au-Prince , malgré les mises en garde du
gouvernement
Port-au-Prince, le
27 mars 2012 – (AHP) – Plusieurs
hommes armés, montés à bord de 4 véhicules
pick-up ont déambulé mardi en plein cœur
de la capitale (Port-au-Prince), encouragés par quelques
individus scandaient «Vive l’armée ».
Ces
hommes qui se réclamaient des anciennes forces armées
dissoutes de
fait depuis 1995, ont ainsi lancé un sévère camouflet au secrétaire
d’Etat à la sécurité publique qui indiquait
récemment que
les anciens militaires et alliés ne devraient plus circuler armés et en
uniforme à travers
les rues, en attendant la résolution de la crise.
Il
s'agit aussi d'une réponse au ministre de la justice qui a
taxé les
individus se réclamant des ex-FADH d'usurpateurs de titres et
dont il a
reeclamé le délogement des sites qu'ils occupent
illégalement, par la police nationale.
Une
commission gouvernementale travaille sur l'opportunité de la formation
d'une nouvelle force publique. Cependant, d'anciens membres de
l'ancienne armée associés à des groupes de jeunes hommes ont entrepris,
sous la poussée dit-on de certains secteurs, d'investir des
bases
de l'ancienne armée ainsi que des bâtiments publics, comme pour forcer
le chef de l'Etat à respecter l'une de ses principales promesses de
campagne.
Le
coordonateur du bureau de gestion des militaires démobilisés Jacques
Abraham a appelé mardi le chef de l’Etat à intervenir en vue
de
solutionner le problème.
Il
a fait remarquer que la structure qu’il dirige avait pour mission non
seulement de faire dédommager les anciens militaires et d'obtenir la
liquidation de leur pension, mais aussi d’obtenir des prêts en faveur
de leurs épouses pour leur permettre de faire vivre leur famille.
A date,
a-t-il fait savoir, deux des trois tranches du montant de leur
dédommagement ont été versés.
Pour
ce qui est des jeunes remarqués aux côtés des hommes armés, M Abraham a
indiqué que, selon ses régistres, les plus jeunes des militaires
devraientt être aujourd’hui âgés de 45 ans au moins.
Il
estime anormal qu’un groupe armé puisse exister en dehors des forces
légales. L’armée existe certes, se lon la constitution, mais
pas
les individus, a-t-il fait savoir.
Réagissant
à cette nouvelle demonstration de force des hommes armés, des secteurs
affirment: ou bien ils bénéficient de l'aval du gouvernement ou de
certains secteurs gouvernementaux ,ou bien ces derniers n'ont aucune
autorité pour les contraindre à vider les sites et à rentrer chez eux.
Un 3ème secteur croient que que le chef de l'Etat pourrait
avoir été piégé pour le mettre au pied du mur, vu que le
projet de
la formation d'une nouvelle armée, est très impopulaire parmi une bonne
partie de la population haïtienne et de la communauté
internationale qui privilégie le renforcement de la police nationale
Nouvelles du 26
mars 2012
Le
président Michel Martelly entré sans passeport
lundi en République Dominicaine, selon des responsables de
l’aéroport
international Las Americas et les services de renseignement cités par des
médias dominicains: le bureau de communication de la presidence
haïtienne dément..
Santo-Domingo, le
26 mars 2012 – (AHP)- Le
président d'Haïti, Michel Joseph Martelly est en visite ce
lundi en République Dominicaine pour discuter de
sujets
relatifs à la coopération entre les deux pays,
particulièrement de la reactivation de la commision mixte
bilatérale.
Il
a éte reçu aussitôt après son arrivée
par le président Léonel Fernández..
Selon
des journaux dominicains dominicain dont le Listin Diario et
Diario
Libre, le chef de l’Etat haïtien qui est arrivé
un peu avant midi dans la capitale dominicaine, n'était pas en
possession de son passeport, tel que l'exigent les lois sur
l'immigration.
Un
membre du personnel de l’immigration a été
obligé de s'entretenir au téléphone avec les
autorités compétentes qui par la suite auraient autorisé M.
Martelly à entrer dans le pays à titre
d’invité spécial du président Lionel
Fernandez
Le
président haïtien aurait fait savoir qu'il a été
autorisé à entrer sans problème dans le pays, par
autorisation spéciale du président, selon les
journaux dominicains.
Le
journal Listin Diario a informé avoir tenté, en vain, de
vérifier l’information auprès du directeur de
l’immigration José Ricardo Tavares, mais soutient que
l’information avait déjà été
confirmée par les responsables de l’aéroport
international Las Americas et les services de renseignement.
Toutefois,
les membres de la délégation du président ont tous
remis leurs documents au personel du Salon diplomatique
Le bureau de
communication de la présidence haïtienne a démenti
lundi en debut de soirée que M. Martelly soit entré en
territoire dominicain sans passeport et utilisant un permis
spécial qu'aurait
émis en sa faveur le gouvernement dominicain.
Enrique
Martí, directeur de communication de la présidence
haitiaenne, a assuré que Martelly a utilisé son passeport
pour acceder au territoire dominicain. “J'insiste que le
président Martelly est entré en République
dominicaine avec ses documents de voyage en règle", a
déclaré M. Martî de nationalité
américaine.
Le
président Martelly accusé d'avoir les nationalités
américaine et italienne fait l'objet d'une enquête
de la part d'une commision sénatoriale. Il avait remis au
Sénat par le biais d'une plateforme interreligieuse un lot de 8
passeports, dont certains presenteraient des anomalie, selon
la
comisssion.
Ces passeports ont
depuis eté rendus, mais les senateurs auraient exigé des documents
supplémentaires.
Martelly et
Fernández signent 7 accords de coopération à Santo-Domingo
Santo Domingo, 26
mars 2012- (AHP)- Les
presidents dominicain et haïtien, Leonel Fernández et
Michel Martelly ont signé lundi sept accords de
coopération y compris un protocole appuyé par le
Venézuela pour financer des projets de reconstruction en
Haiti.
Les
acccords portent notamment sur les secteurs du commerce, du tourisme,
du transport frontalier et de la sécurité, entre autres.
Les
deux honmes ont paraphé ces documents à l'occasion de la
visite du président haitien à Santo Domingo, où il
s'est réuni avec M, Fernéndez pour discuter des relations
bilatérales.
Ils
ont également discuté de la Commission Mixte
Bilatérale qui a pour objectif de travailler ensemble en
matière de commerce, tourisme, environnement, politique
migratoire et de la securité
La
commission, créée en 1996 vise à renforcer les
relations bilatérales en vue d'un dévelopement
económicque et social ppour les 2 pays.
Les
chanceliers des deux pays Laurent Lamothe et Carlos Morales Troncoso
ainsi que d'autres membres des deux gouvernements ont
également pris part à la rencontre.
Le nouveau
vice-recteur aux affaires académiques de l’UEH en faveur de l’harmonisation
du curriculum et l’exonération des étudiants de
l’exigence de mémoire de sortie faite dès le
premier cycle
Port-au-Prince,
le 26 mars 2012 – (AHP) –Le
nouveau vice-recteur aux affaires académiques de
l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Jean
Poincy, s'est déclaré lundi déterminé
à contribuer à surmonter les obstacles entravant le
fonctionnement de cette institution qui fait face à de
graves problèmes notamment sur les plans organisationnel et
académique.
M
Poincy qui intervenait samedi sur Radio Solidarité a
dévoilé son plan visant à rendre
l’université plus performante. L’un des plus
grands axes de sa stratégie concerne l’harmonisation
du curriculum et l’exonération des étudiants de
l’exigence de mémoire de sortie faite dès le
premier cycle.
En
effet, beaucoup d’étudiants même après
avoir accumulé l’ensemble des crédits
exigés dans certaines facultés de l’UEH ne
reçoivent pas leur diplôme, en raison de leurs
difficultés à préparer leur mémoire de
sortie, ne disposant pas dans la plupart des cas d’outils ni de
moyens essentiels.
« Cette
exigence de mémoire qui constitue un
véritable obstacle à l’obtention des diplômes, n’est
plus nécessaire. Il existe d’autres méthodes plus
pratiques d’évaluation et d’initiation à la
recherche que l’on pourrait appliquer pour permettre une
meilleure assimilation des notions enseignées et éviter
que l’université ait d'éternels étudiants
» a affirmé le professeur d’économie à
l’INAGHEI.
M
Poincy dit s’engager à œuvrer de manière
à parvenir à un relèvement du niveau de la
formation dispensée par l’université. Il croit
qu’il y a lieu de chercher des sources de financement
auprès du secteur privé et que l’UEH devrait jouer
mieux son rôle notamment en faisant des propositions aux
dirigeants dans le sens du développement du pays.
Economiste
et gestionnaire de formation, Jean Poincy siègera au conseil
exécutif du rectorat de l’UEH aux cotés de Jean
Vernet Henri, recteur et de Fritz Deshommes, vice- recteur à la
recherche.
Les
élections avaient d’abord eu lieule
10 février, mais les résultats donnant Ronald Jean
Jacques comme vice-recteur aux affaires académiques ont fait
l’objet de contestations de la part des étudiants
siégeant au conseil dit des 33 qui avaient boudé le vote
auparavant. Les opérations ont dû être reprises
le 20 mars avec la
participation de ces derniers..
M. Poincy
remplace Wilson Laleau aujourd’hui ministre démissionnaire du
Commerce et de l’Industrie.
Le
ministre de la justice affirme que dès le début de la
crise, la PNH avait comme instruction de déloger les
anciens militaires: le RNDDH y voit un piège tendu au Directeur
général de la police
Port-au-Prince,
le 26 mars 2012 – (AHP) – Plus de trois jours
après la publication, dans la presse, d’une correspondance
du ministre de la justice adressée au DG de l’institution
policière lui demandant de déloger les hommes
armés et en treillis militaires des sites qu’ils occupent,
rien n’a été fait alors que les soldats et leurs
jeunes alliés disent attendre de pieds fermes ceux-là qui
pensent pouvoir les forcer à vider les lieux.
Le
ministre de la justice et de la sécurité publique, Pierre
Michel Brunache, a indiqué lundi que dès le début
de la crise, la Police Nationale d’Haïti avait comme
instruction de prendre les mesures nécessaires pour faire
respecter la constitution.
Le
garde des sceaux de la République informe qu’environ une
dizaine de réunions ont été organisées avec
le haut commandement de la PNH (Police Nationale d’Haïti) et
à chaque fois, les mêmes instructions ont
été passées, a-t-il dit.
Il
a reconnunéanmoins que le directeur général
de la PNH n’avait pas participé à ces rencontres
pour «cause de maladie ».Pierre Michel
Brunache a
redit qu’il appartient aux forces de l’ordre de prendre les
mesures pour déloger les hommes armés occupant des
anciens sites des ex-FAd’H (Forces Armées
d’Haïti) de manière illégale.
"Il
faut que l’on sache que nous ne sommes pas en train de
négocier avec des militaires démobilisés. Ce sont
des hommes en uniforme, pour la plupart armés et qui
fonctionnent dans l’illégalité. Ce sont des
usurpateurs de titre, a lancé Pierre Michel Brunache qui dit
toutefois prioriser le dialogue pour résoudre le problème.
Il
a fait savoir que du point de vue politique, le gouvernement fait tout
ce qui est possible pour résoudre le problème de
manière pacifique.
"Des
contacts ont été établis avec les têtes de
ponts de ce mouvement et nous sommes en train d’écouter
leurs revendications en vue de faire la décantation entre ce qui
est possible et ce qui est chimérique, a-t-il dit.
Le
directeur exécutif du Réseau National de Défense
de Droits Humains (RNDDH) Pierre Espérance assimile à un
piège la correspondance adressée au DG de la PNH. Pour
plusieurs secteurs, le gouvernement n'a pas , gouvernement
n'a
pas une réelle volonté de déguerpir les occupants
des anciens sites militaires, se reférant aux
déclarations contradictoires et et aux ultimatums restés
sans suite.
D'autres s'interogent sur la capacité de la
PNH de faire face aux hommes en treilis militaires qui
disposeraient de tous types d'armes, sans le soutien de la
force
onusienne qui n'a pas été sollicitée
Piere
Espérance a dit détenir des informations selon
lesquelles, le ministre de la justice aurait sommé Mario
Andrésol de démissionner.
C’est
une situation qui pourrait démobiliser les agents de la PNH et
donner lieu à une augmentation des cas
d’insécurité dans les prochains jours. Il appelle
le chef de l’Etat à apporter publiquement son soutien
directeur Andrésol afin de rétablir la confiance au sein
de la PNH.
Nouvelles du 22 mars 2012
Le premier ministre
désigné appelé à chercher lui-même une majorité au
Parlement: démarches en vue de la formation d'une nouvelle majorité au
Sénat
Port-au-Prince,
le 22 mars 2012 – (AHP) – Le
sénateur John Joël Joseph (ouest) a appelé jeudi le premier ministre
désigné, Laurent Lamothe, à chercher lui-même à dégager une majorité au
Parlement dans la perspective de sa ratification, arguant que le chef
de l’Etat n’est pas en mesure de la lui garantir.
Le
parlementaire a expliqué que le président Michel Joseph Martelly
entretient des relations conflictuelles avec le parlement dont il
refuse de reconnaitre l’autorité et n’a pas cherché à
bénéficier
de la confiance.
Il
a donc dit voir mal Michel Martelly dans la peau d’un chef d’Etat
cherchant à dégager une majorité au Sénat pour un premier
ministre.
John
Joël Joseph a informé qu’actuellement plusieurs sénateurs issus de
formations politiques différentes dont l’OPL (Organisation du Peuple en
Lutte), l’Alternatie et Inite sont en discussion en vue de la mise sur
pied d’un bloc dont la mission ne consistera pas uniquement à ratifier
ou à rejeter le choix d’un quelconque premier ministre.
Ce
bloc devrait être constitué pour permettre aux parlementaires d’avoir
un espace pour débattre de questions relatives aux
difficultés
auxquelles le pays face actuellement, a-t-il dit, rappelant que les
divisions ne mèneront nulle part.
Le
sénateur Francisco De la Cruz a confirmé les démarches en
cours pour la constitution d'une
nouvelle majorité au Sénat.
Ce
ne sera pas une majorité constituée dans la perspective de la
ratification du premier ministre désigné mais nous voulons débattre des
grands dossiers de l’Etat, a affirmé Francisco De la Cruz qui estime
qu’il y a actuellement une urgence d'avoir un nouveau
gouvernement.
Il
estime que la différence de tendances ne sera pas un obstacle à la
constitution de ce bloc au contraire, ces différences sont en soi, une
bonne chose, a-t-il dit.
Pour
sa part, le député Guy Gérard Georges, appelle le premier ministre
désigné à bien mener les négociations avec les différents blocs
politiques en utilisant entre autres, ses connaissances du terrain
acquises après plus de 8 mois au sein du gouvernement.
L’élu
de Chantal/Torbeck dit croire que les négociations en politique ne
devraient pas avoir au départ une connotation péjorative. Les
négociations positives sont une obligation mais elles ne devrait pas
avoir comme finalité le partage du « Gâteau ».
Le
responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conhane),
Edouard Paultre conseille au premier ministre désigné de dialoguer avec
les dirigeants des différents partis politiques représentés au
parlement
en vue de faciliter sa ratification.
Il
estime cependant que la commission d’enquête sur la nationalité
devrait remettre son
rapport autour de la nationalité de l’actuel ministre des affaires
étrangères et premier ministre désigné.
Les
conclusions de la commission sur la nationalité de Laurent Salvador
Lamothe,
doivent être présentées avant même la tenue de la séance de
ratification, a fait savoir M. Paultre.
Le
premier ministre Garry Conille ne comprend pas qu'on questionne sa
décision de faire auditer les contrats post-séisme passés par son
prédécesseur et pointe du
doigt des " politiciens malintentionnés"
Port-au-Prince,
le 22 mars 2012 – (AHP) – Le
premier ministre de Haïti, Garry Conille, a indiqué
mercredi qu'il
n'avait pas pour le moment des raisons de croire que toutes les
entreprises dominicaines aient violé les lois du pays, en
référence
aux contrats obtenus par plusieurs compagnies
étrangères sous le gouvernement de Jean-Max Bellerive au
cours de
la période d'urgence qui a suivi le séisme de
janvier 2010 et qui font
aujourd'hui l'objet d'audit.
Garry
Conille qui aujourd'hui
expédie les affaires courantes après avoir démisionné en février
dernier,
a assuré que les entreprises dominicaines « ont travaillé et continuent
de travailler de manière satisfaisante » en Haïti,
et
qu'il revient aux organismes publics haïtiens chargés de superviser les
appels d'offres de déterminer si dans ces cas il y a eu des infractions.
Dans
une lettre adressée au directeur du quotidien dominicain Listin Diario,
Miguel Franjul, le premier ministre haitien a
critiqué «
certains politiciens malintentionnés » qui ont questionné sa décision «
saine » de réviser les contrats signés après le séisme,
mesure conforme, a-t-il dit, aux « règles universellement admises de
transparence et
de bonne gouvernance».
"
Ma decision de former la commission d'audit a été
prise de bonne foi".
. « Comme le confirmeront les
conclusions du rapport d'audit
préliminaire, qui sont encore confidentielles, les entreprises
étrangères n'ont pas été spécifiquement ciblées, a dit Conille,
affirmant qu'au
contraire, il leur a été conseillé de travailler conjointement avec
les entreprises haitiennes ».
Il a dit condamner de manière énergique
les allégations de certains politiciens malintentionnés qui qualifient
«
d'incitation xénophobe poussée par la haine, et d'attaque raciste » sa
décision, complètement saine, de reviser les contrats signés
pendant la période d'urgence qui a suivi le séisme du 12
janvier le
2010.
M. Bellerive écrivait début mars, dans une lettre au Journal
Hoy qu'en Haiti, comme en
République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui
questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière. Mais
fier d'etre haitien et assumant une position nationaliste
cohérente, j'ai toujours plaidé pour un dialogue politique
clair
et permanent entre nos deux societés.
C'est
la première fois que M. Conille se réfère publiquement à la révision
des
contrats signés par son prédécesseur, Jean Max Bellerive.
Jean-Max
Bellerive, lors d'une visite dans les locaux de ce même quotidien,
avait défendu la transparence des contrats. Il avait assuré que tout a
été fait sur la base des pouvoirs que lui a
conférés le Parlement haitien pour les signer sans appel d'offres en
raison des problèmes auxquels était confronté le pays suite
au
tremblement de terre.
D'un
autre côté, le premier ministre Conille a précisé dans sa lettre que sa
décision
de renoncer à son poste il y a quatre semaines, « n'a été
suggérée, ni
sollicitée, ni exigée par personne », en Haïti ou en
République dominicaine, comme l'ont suggéré certains
secteurs.
Il
a fait savoir qu'il s'agit d'une décision personnelle motivée par
des points de désaccord avec d'autres membres du pouvoir sur des
affaires qui compromettaient ses convictions et sur des
valeurs comme le respect des lois et des institutions, la
consolidation de ll'État de droit à Haïti, le fonctionnement
d'une administration basée la
bonne gobernance et l'obligation de bons résultats
Contrats remis en question: l’ancien
premier ministre Jean Max Bellerive dénonce un « lynchage
médiatique » contre sa personne et
promet de se défendre
Port-au-Prince,
le 22 mars 2012- (AHP) – L’ancien premier ministre Jean Max Bellerive a
dénoncé dans une lettre rendue publique mecredi ce qu’il
appelle
un « lynchage médiatique », une « campagne d’intoxication »
orchestrés, selon lui, à dessein autour de contrats de travaux publics
ou de services engageant sa signature avec des firmes haïtiennes et
dominicaines.
Disant
vouloir rétablir les faits dans l’intérêt de la vérité, Jean Max
Bellerive a rappelé qu’une loi d’urgence, votée par le parlement,
autorisait le gouvernement de recourir à des procédures
exceptionnelles, incluant la passation de marché.
L’ancien
patron de la Primature a également souligné qu’il était aussi sous la
couverture d’une période d’urgence, ce qui l’autorisait à
engager
l’Etat en recourant à des procédures de passation de marchés publics
dont le gré à gré et les appels d’offres restreints.
Et
pour donner une idée sur les retombées de ces contrats, Jean Max
Bellerive a fait savoir que la majorité des inaugurations présidées par
l’actuelle administration, porte sur des chantiers initiés ou laissés
par son gouvernement et il en sera de même, dit-il, pour les 12 à 14
prochains mois.
Jean
Max Bellerive qualifie de ridicules les vices de formes signalé dans le
rapport préliminaire de la commission d’enquête mise sur pied par son
successeur Garry Conille, dans le but de faire la lumière sur
les
contrats signés par l’administration Bellerive.
L’ancien
premier ministre qualifie justement ce rapport préliminaire, de
« document, non signé, publié dans les
médias ».
Il
a indiqué qu’à date aucune compagnie haïtienne ou étrangère n’a pu
démontrer que les tarifs accordés pour les différents contrats ont été
surévalués. Toutefois, il fait remarquer qu’il était impossible de
respecter la nécessité qu’une compagnie justifie de 5 ans de pratique
dans le pays, alors qu’il était établi que le pays avait besoin de
nouvelles compagnies qui puissent répondre aux appels d’offre.
Pour
ce qui est des fautes typographiques et des incorrections
grammaticales, Jean Max Bellerive les juge regrettables mais soutient
qu’elles ne sont pas de nature à léser les intérêts de l’Etat.
L’ancien
premier ministre a aussi démenti vouloir privilégier les firmes
dominicaines au détriment des compagnies haïtiennes ou immatriculées
ailleurs dans le monde. M. Bellerive justifie le choix des compagnies
voisines par, d’une part, la saturation des firmes haïtiennes aux
carnets de commande remplis en raison de leur taille et ceci bien avant
le tremblement de terre et d’autre part, par la proximité géographiques
des firmes dominicaines avec Haïti ce qui leur permettait de se
mobiliser rapidement pour exécuter les chantiers dans les délais.
Jean
Max Bellerive a aussi souligné que les compagnies dominicaines
travaillaient dans le pays, bien avant le tremblement de terre de
janvier 2010 exécutant des projets pour le compte de l’Etat haïtien et,
poursuit-il, la qualité de leurs travaux est unanimement acceptée.
"
Le chef de l'Etat et son équipe étaient d'accord avec le financement
des travaux entrepris par ces compagnies", a-t-il fait savoir.
L’ex-chef
du gouvernement a aussi rejeté les déclarations selon
lesquelles
la démission du premier ministre Conille serait liéeà la formation de
ce qu’il appelle « la partisane commission d’enquête » qu’il a mise en
place. Une approche qui, selon Jean Max Bellerive est insultante pour
lui et pour l’ensemble des institutions haïtiennes notamment la
présidence, le parlement, la cour supérieure des compte qui
refuseraient dans ce cas de lutter contre la corruption.
Enfin
Jean Max Bellerive informe qu’il n’a pas l’intention d’assister, les
bras croisés, à une tentative qu’il juge ignoble voulant
faire de
lui un corrompu, un apatride pour l’assassiner politiquement.
Aussi,
affirme-t-il avoir constitué un cabinet d’avocats pour réviser les
différentes déclarations qui ont circulé dans les médias. Il a aussi
demandé au ministère de la planification, qu’il avait dirigé durant le
quinquennat du président Préval, de faire la lumière sur les procédures
et les conditions des contrats passés sous sa signature.
Il
dit aussi rester à la disposition des institutions haïtiennes pour
répondre à toutes les accusations qui ont été proférées à son endroit
et fait savoir qu’il ne se sent nullement concerné par les conclusions
d’une commission qu’il qualifie d’illégale et incompétente mais qui a
été, selon lui, créée dans le seul but avoué de lui nuire.
Il
qualifie de « mercenaire anonymes et grassement rémunérés les
auteurs, tous, amis ou collaborateurs du premier ministre
démissionnaire qui,, n’ont pas eu le courage de signer leur forfait".
Selon des extraits du rapport préliminaires cités mardi par le senateur
Youri Latortue,
après
analyse par les
auditeurs
de 41 contrats paraphés par le premier
ministre Jean-Max Bellerive pour un total d’un
demi-million de dollar US, avec notamment des compagnies
dominicaines, il ressort que les procédures de passation de
marché n’ont pas été respectées, comme le craignait l’actuel chef du
gouvernement démissionnaire, Garry Conille. Doute qui l’avait poussé à
mettre sur pied la commission d’enquête, selon le parlementaire.
Nouvelles du 21 mars 2012
La
longue liste des victimes de l'insécurite se renforce: le
peintre Burton Chenet tué chez lui et sa sa femme blessée
Port-au-Prince,
le 21 mars 2012 – (AHP) – Une
nouvelle victime s'est ajoutée à la longue liste des assasinats dus à
l'insécurité qui s'abat depuis plus d'un mois sur la région
métropolitaine de Port-au-Prince.
Le peintre Burton
Chenet (55ans) a éte tué par balles dans la nuit de mardi par un
individu armés qui a egalement blessé sa femme,dans le
quartier
résidentiel de Turgeau à Port-au-Prince.
Produit d'une
americaine et d'un haïtien, Burton Chenet qui est né aux Etas-Unis est
le fruit de deux cultures. Il a étudié les beaux-arts aux Etats-Unis,
mais habitait depuis un certain temps
en Haïti
où il avait choisi de s'installer.
Sa curiosité esthétique l'a
mis en contact avec différentes écoles du pays. Et sa
peinture
est devenue très riche au frottement de toutes ces cultures.
S'il
n'a pas totalement mis de côté l'influence
des peintres
américains, il a clairement revendiqué ses racines haïtiennes ses
racines haïtiennes dans ses
dernières peintures.
Ses
peintures sont, surtout, un regard sur son environnement artistique,
sur certains peintres qui ont marqué leur temps et qui ont
beaucoup influencé les jeunes peintres modernes.
La
violente disparition de ce peintre de renom a jeté
une grande consternation dans la comunauté des artistes.
Au moins 130 personnes ont ete tuées par balles pour la courte
période de janvier à
mi-mars, selon un rapport dressé par l'ONG haïtienne de droits de
l'homme, RNDDH.
Nouvelles dénonciations du mouvement
des groupes armés: le responsable de la MINUSTAH
estime la prise d'assaut d'anciens sites des ex-FADH
de nature à nuire à
l’image du pays sur la scène internationale
Port-au-Prince,
le 21 mars 2012 – (AHP) – Le secrétaire exécutif de la Plateforme des
Organisations Haïtiennes de Droits Humains, Anthonal Mortimé, a appelé
mercredi le gouvernement à fournir des explications sur la provenance
des moyens logistiques dont disposent les groupes se réclamant des
anciennes forces armées d’Haïti, qui occupent, depuis plusieurs mois,
plusieurs de ses anciens sites.
Pour
le responsables de droits humains, la population a vraiment soif de ces
informations à un moment où l’insécurité gagne du terrain dans la zone
métropolitaine de Port-au-Prince.
S’il
est vrai qu’il n’y a pas d’indice pouvant lier directement les anciens
militaires et leurs alliés à la recrudescence de l’insécurité, la
détention par eux d’armes lourdes, constitue un problème, voire une
menace pour la sécurité publique, estime Anthonal Mortimé.
Selon
lui, il ne suffit pas de leur demander de déposer des armes qu'ils
pourraient récupérer à tout moment. M. Mortimé qui opte pour
une
solution durable a estimé qu’aucune solution à l’amiable ne
devrait être prioriseée par l'Etat qui est en train de traiter le
dossier avec légèreté et irresponsabilité.
Dans
un communiqué publié mardi par le ministère de l’intérieur, des
collectivités territoriales et de la défense nationale, il est demandé
une nouvelle fois aux individus armés occupant de manière illégale
d'anciennes casernes et des sites appartenant à l’Etat haïtien, de les
quitter.
Le
ministère demande également aux détenteurs d’armes illégales, en
treillis militaires, circulant dans plusieurs localité du pays et
exerçant des activités illégales, de cesser ces activités.
"Aucun
paiement d'arriérés ou d'émoluments n'aura lieu tant que les concernés
n'auront pas quitté les sites illégalement occupés. Leur départ de ces
édifices dans l'ordre, la discipline et le calme est une condition sine
qua non à tout dédommagement", précise encore le communiqué.
Pour
ce qui est des jeunes qui se réclament des anciennes FAd’H, le
ministère le demande de se démarquer de ce mouvement et de postuler
pour les services de maintien de l’ordre et de la sécurité que sont
entre autres la PNH (Police Nationale d’Haïti) et la Direction de la
Protection Civile (DPC).
La
presidence et le Ministère de l'Intérieur et de la defense
avaient dejà lance un ultimatum aux hommes armés, ultimatum qui a échu
le week-end dernier, sans qu'aucune disposition n'ait été prise.
De
son coté, le chef civil de la Mission des Nations Unies en Haïti
(Minustah), Mariano Fernandez Amunatégui s’est dit préoccupé par la
présence des hommes armés dans les anciennes casernes des ex-FAd’H.
Selon
lui, cette situation est de nature à nuire à l’image du pays sur la
scène internationale à un moment où son fonctionnement dépend
en
grande partie de la coopération externe.
Le
représentant du secrétaire général de
l’ONU en Haïti dit souhaiter qu’une solution pacifique
soit trouvée à ce problème.
Avis
du Ministère de la Planification et de la Cooperation externe suite à
la publication du rapport préliminaire de la commission d’enquête sur les contrats
signés durant
la
période d’urgence post-séisme, rapport que le Ministèsre affirme
n'avoir pas reçu
AVIS
Le
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE)
informe le public en général et ceux que la question intéresse, en
particulier, qu’il n’a, à date, reçu aucun rapport de la « commission »
mise en place par le Premier Ministre pour réviser les contrats liant
le Ministère à des entreprises privées.
Perplexe
face à cette volonté de stigmatiser une institution qui, ces cinq
dernières années, est devenue progressivement l’un des principaux
moteurs nationaux de la décentralisation et de l’aménagement du
territoire, le Ministère réitère cependant sa disponibilité, comme à
l’accoutumée, pour donner des explications pertinentes à toutes les
institutions compétentes sur l’octroi desdits contrats dans le cadre de
la loi d’Urgence votée par le Parlement au lendemain du séisme
meurtrier du 12 janvier 2010.
Ne
pouvant répondre spécifiquement à un document
administrativement
inexistant, le MPCE signale, cependant, que les accusations qui lui ont
été rapportées, démontrent simplement une totale ignorance de
l’environnement de l’époque, des procédures administratives appliquées
dans le cadre de la loi d’Urgence.
Ces accusations ne font
qu’occulter les bénéfices et les retombées positives des travaux
entrepris sous son égide pour la population haïtienne.
Le
Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, tout en
saluant les légitimes préoccupations concernant la transparence et la
lutte contre la corruption, souhaite que le débat serein et nécessaire
sur ces questions ne se résume pas à un instrument de déstabilisation à
visée exclusivement politique, n’ayant que pour objectif les intérêts
personnels.
Jude Hervey DAY
Ministre
Bureau de
Communication de la Présidence
Le Bureau de la
Première Dame n’exige aucun frais pour l’admission au Programme Aba
Grangou
Port-au-Prince,
lundi 19 Mars 2012 : Le Bureau de la Première Dame de la
République informe la presse en particulier et la population en
général, qu’aucun frais n’est exigé
pour l’admission au Programme Aba Grangou. Ce Bureau recommande
aux bénéficiaires de ne confier aucun montant à
quiconque afin d’intégrer ce programme qui est totalement
gratuit dans les zones où il est déjà effectif,
à savoir les départements de la Grand'Anse et du
Nord-Ouest.
Le Bureau de la Première Dame de la
République compte sur la vigilance de tout un chacun pour faire
échec à cette initiative venant d’individus
malintentionnés. Plus que jamais, il entend, en collaboration
avec les autres partenaires, travailler de manière à
réduire d’ici à 2016 de 50% la faim en Haïti
avant de l’éliminer totalement en 2025.
Ce Bureau
réitère, par ailleurs, sa volonté
d’œuvrer, aux cotés du Président de la
République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, à
l'amélioration des conditions matérielles
d’existence du peuple haïtien.
Nouvelles du 20 mars 2012
Le
rapport préliminaire de la commission
d’enquête ayant audité des contrats suspects
signés par Jean-Max Bellerive durant
la période d’urgence post-séisme, lève le voile sur d'autres
accords troublants passés après 2008, selon le senateur Youri Latortue
Port-au-Prince,
le 20 mars 2012 – (AHP) – Le sénateur Youri Latortue a indiqué mardi
que le rapport préliminaire de la commission d’enquête mise sur pied
par le chef du gouvernement, Garry Conille, peu avant sa démission, et
chargée d’auditer des contrats signés par l’Etat haïtien durant la
période d’urgence post-seisme, devrait ouvrir la voie sur le
scandale des contrats troublants signés suite aux cyclones de 2008 .
Les
auditeurs, après analyse de 41 contrats paraphés par le premier
ministre de Rene Preval (Jean-Max Bellerive) pour un total
d’un
demi-million de dollar US, avec notamment des compagnies
dominicaines, ont confirmé que les procédures de passation de
marché n’ont pas été respectées, comme le craignait l’actuel chef du
gouvernement démissionnaire, Garry Conille. Doute qui l’avait poussé à
mettre sur pied la commission d’enquête.
Le
sénateur Youri Latortue a fait savoir que les contrats audités par la
commission Conille ne sont pas les seuls à avoir été passés dans des
conditions qui ne respectent pas les procédures de passation de marché.
"C'etait
déjà été le cas pour les 197 millions des fonds Petro Caribe après les
graves intempéries de 2008, et ce fut également le même scandale
pour les 163 autres millions en provenance de ces mêmes fonds
et
rien n’a été fait pour punir les coupables", a deplore M. Latortue.
Ce sont les Ministères de
l'Agriculture et des Travaux publics qui avaient reçu la part du lion
de ces montants
"Le
rapport préliminaire sur l’utilisation des fonds de la reconstruction
durant la période d’urgence devrait nous donner l’occasion de vérifier
l’ensemble des contrats signés par le gouvernement haïtien
depuis
2008.
Pour
sa part, le sénateur Steven Benoît appelle la commission
anti-corruption des deux chambres à assumer leurs responsabilités suite
à la publication du rapport préliminaire sur l'utilisation des fonds de
la reconstruction.
"C’est
un rapport qui montre à quel point le pays a été pillé, que les
dominicains en sont, avec la complicité des Haïtiens, les grands
bénéficiaires, alors que les victimes de la tragédie du 12 janvier 2010
en faveur desquelles les fonds ont spécialement été débloqués en sont
les grandes perdantes.
La
commission d’audit composé du juriste Stanley Gaston, de l’auditeur
sénior Uder Antoine et de Paul Rachel a révélé des irrégularités
concernant 6 contrats en appel d’offre restreints pour un total de 348
millions de dollars mais également des irrégularités en ce
qui
concerne 35 contrats de gré à gré signés entre le premier mministre de
René Préval et 14 firmes pour un total de 83 millions de
dollars
américains.
Pour
beaucoup de secteurs en Haïti, c’est la formation de cette commission
qui a précipité la chute du premier ministre Garry Conille.
Dans
des milieux dominicains, on affirme même que les autorités dominicaines
auraient fait pression sur l'Executif haïtien pour qu'il presse Garry
Conille de rentrer sa commission. Des informations démenties
à la
fois par l'ancien premier ministre Bellerive qui a une residence en
République dominicaine et par l'ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben
Silié.
Une
cinquantaine d'anciens militaires et alliés prennent position dans un
bâtiment public du Cap-Haitien et auraient exercé des pressions sur la
mairie pour leur donner des moyens: ils devraient être rejoints par un
millier d'autres
Cap-Haïtien,
le 20 mars 2012 – (AHP)- Les anciens militaires et leurs alliés
poursuivent leur marche vers les différentes ville d’Haïti, dans
l’indifférence presque totale des autorités politiques et
sécuritaires du pays.
Lundi,
peu avant la tombée de la nuit, une cinquantaine d’hommes armés, en
treillis militaires, ont investi les locaux abritant la direction
départementale Nord du Ministère de l’Agriculture, des Ressources
Naturelles et du Développement rural, à l’entrée de la ville dans un
local qui, autrefois, appartenait aux anciennes forces arméees
dissoutes en 1995.
Ces
hommes armés, pour la plupart des jeunes, se réclamant de l'ancienne
armée ont fait savoir que leur intention est de contribuer à protéger
la ville et forcer les autorités à leur payer leurs primes de
révocation, ajoutant qu’ils ont été illégalement renvoyés de l’armée et
qu’ils ont subi toutes sortes d’humiliations ces 17 dernières années.
Ce
mardi, les hommes en armes auraient même exercé des pressions sur les
autorités municipales pour qu'elles leur donnent des moyens
de
subsistance, notamment des vivres.
Des
membres de la population très anxieux de la présence de ces individus
armés et en treillis militaires, ont préféré quitter les lieux par
crainte de nouveaux developements.
Le
délégué départemental du Nord, Yvon Altéon, n’était pas en mesure
mercredi matin, de dire quelle dispositions allaient être adoptées
devant l’imposante présence des anciens militaires et de leurs jeunes
alliés.
M.
Altéon informait que la décision devrait être prise au plus haut
niveau, renvoyant sans le dire la balle au pied du ministère de
l’intérieure et de la défense nationale et des responsables de la
sécurité publique.
Il
a affirmé cependant avoir discuté avec l’un des chefs de la troupe, un
certain « commandant Moïse ». "Il m’a dit que l’intention de
ses
collègues est de revendiquer leur droit de faire respecter le
territoire national et réclamer leurs arriérés de salaires entre autres.
Yvon
Altéon croit savoir que ces hommes qui s’entrainaient
depuis plusieurs mois à Grande Rivière du Nord, pourraient
être
rejoints par environ un millier de « frères d’armes »
Il
estime que la population ne devrait pas craindre ces hommes-
quoique armés- puisqu'ils ont promis de rester «
sages ».
L’un
des sénateurs du Nord, Moïse Jean-Charles, qui dès le début accusait le
chef de l’Etat de mettre sur pied un groupe paramilitaire « Milice rose
» a fait savoir que ces hommes armées ont l’intention de marcher de
ville en ville comme il l’avait prédit.
Le
parlementaire, opposant convaincu au président Michel
Martelly
qu’il accuse d’avoir la nationalité étrangère, promet de porter la
question au Sénat de la république, à la prochaine conférence des
présidents, prévue ce mardi, arguant que le problème des anciens
militaires constitue une menace pour la sécurité publique.
Lundi,
la responsable de l’information de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation d’Haïti (Minustah), Eliane Nabaa avait fait savoir que
casques bleus de l’ONU ne pouvaient intervenir pour désarmer et
déloger ces paramilitaires, sans la demande des autorités
En
dépit de l'ultimatum de 15 jours donné par la présidence et le
Ministère de l'Intérieur et qui a échu le week-end dernier, pour
quitter les sites occupés , les anciens militaires et alliés y sont
toujours et leur entrée dans la deuxième ville du pays montre qu’ils
n’ont pas l’intention d’abdiquer. malgré la fin de l’ultimatum des
autorités gouvernementales.
La
présence des hommes armés dans des installations qui appartenaient à
l’armée s’imposent dans un contexte marqué par une nette recrudescence
des actes de criminalité, une remontée de l’insécurité diversement
interprétée par ldifférents secteurs de la population.
Si
certains pointent directement du doigt les anciens militaires, d’autres
estiment que cette situation confuse est exploitée par des bandits qui
en profitent pour semer le deuil dans les familles.
Une
organisation de défense de droits humains, le RNDDH (Réseau National de
Défense de droits Humains) a publié la semaine dernière des
statistiques selon lesquelles, de janvier à la mi-mars, plus de 130
citoyens ont été tués par balles.
Le
president Martelly satisfait de sa tournée aux Côtes -de
-fer, promet de faire de la décentralisation une
réalité
Côtes de Fer,
le 20 mars 2012 – (AHP)- Le
président Michel Martelly a participé a la fête
patronale des Cotes de Fer (Sud’Est) où
il a
séjourné environ cinq jours. Le chef de l’Etat
était
accompagné de son épouse Sophia Martelly, de plusieurs de ses alliés au
parlement et des membres du gouvernement démissionnaire.
Michel
Martelly a profité de sa visite dans la ville natale de son
père
pour inaugurer plusieurs réalisations dont une salle
multimédia a
l’école nationale de la commune et distribué des outils de travail a
des cultivateurs.
Il a dit se réjouir des opportunités
qu’a permis son sejour pour la ville qui regorge, selon lui,
de
potentiels touristiques et économiques.
Le
chef de l’état s’est particulièrement félicité du projet de
construction de la route de Cote Fer qui rendra, selon lui, plus
accessible cette ville aux touristes et investisseurs. « Ce projet
devrait s’achever d’ici un peu plus d’un an et devrait contribuer au
relèvement économique de la zone, a déclaré, enthousiaste, le chef de
l’état.
Il
a situé sa visite dans le cadre du projet national de décentralisation
qu’il se dit engagé a concrétiser. Le président Martelly a souligné
qu’il se déplace régulièrement dans plusieurs régions du pays, c’est
selon lui une façon de mieux se rendre compte des besoins et des
ressources de chacune d’elles.
La
ville de Cotes de Fer, située à la limite occidentale du département du
Sud Est à 51 km à l'ouest de la ville Jacmel, chef-lieu dudit
département, a célébré sa fête patronale (St Joseph) le 19 mars.
Le
chef de l’état, de retour à Port-au-Prince devrait s’occuper de
plusieurs dossiers dont la ratification de son
premier
ministre désigné, Laurent Lamothe.
La population attend
également des garanties des plus hautes
autorités sur
sa sécurité surtout à un moment ou le banditisme
connait une recrudescence inquiétante dans la
capitale,
alors que la situation devient de plus en plus confuse avec
des
groupes armés qui occupent d’anciennes bases des ex FAD’H
dans
plusieurs villes du pays.
Repeuplement anarchique des quartiers
de Villa Rosa
Par Kendi Zidor
Gravement
endommagé lors du séisme de 2010, le quartier de Villa Rosa, sur les
hauteurs de Canapé-Vert, symbolise à lui seul l’absence de l’État
haïtien dans le processus de reconstruction. Pas étonnant que les
sinistrés prennent les choses en main, au risque de reproduire les
erreurs du passé.
Nicolas
Joazard habite depuis toujours le quartier de Villa Rosa, un bidonville
accroché au flanc de l’un des mornes qui dominent Port-au-Prince. Comme
beaucoup de ses voisins, il a perdu sa modeste maison lors du séisme du
12 janvier 2010. Après deux ans d’efforts, le sexagénaire a réussi,
sans l’aide de personne, à remettre sur pied sa demeure qui s’élève sur
une pente au sol friable qui menace à tout moment de s’effondrer.
Le
vieil homme ne croit plus depuis belle lurette aux promesses de
reconstruction venant de l’État haïtien. << Ce ne sont
que des
paroles en l’air, grommelle-t-il. Au rythme où vont les choses, la
situation n’aura pas encore changé dans 50 ans ! >>
On
peut le comprendre. Monsieur Joazard affirme n’avoir encore vu aucun
employé de l’État venir se rendre compte sur place des besoins des
milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont tout perdu lors du
tremblement de terre. Encore moins venir les conseiller sur les
meilleures techniques de construction alors que, depuis deux ans, la
classe politique et la communauté internationale ne parlent
que
de reconstruire le pays sur de nouvelles bases. « Personne ne nous a
visité et les gens construisent comme ils veulent, affirme-t-il. Moi,
je n’avais pas d’autre choix, j’ai dû me débrouiller tout seul et
reconstruire sur ce terrain, même si nous savons tous que c’est
dangereux. De toute façon, on n’a pas interdit les reconstructions et
tout le monde le fait… »
Un
coup d’œil suffit en effet pour constater que le quartier Villa Rosa a
aujourd’hui des airs de vaste chantier. Et que l’apparente anarchie qui
caractérisait l’habitat et le peuplement avant le séisme a laissé la
place à… une apparence d’anarchie. Le quartier est en effet engorgé par
de nombreux camions benne transportant à longueur de journée sable,
pierres, barres de fer et ciment. Un peu partout, sur des terrains
minuscules à peine débarrassés des débris du séisme, des groupes
d’ouvriers sont à l’œuvre, reconstruisant sans plan d’ensemble – et
sans que jamais leurs propriétaires n’aient pu parler aux autorités –
le bidonville détruit. Dans leur grande majorité, les travaux sont
conduits par des « bòs mason », en absence d’ingénieurs qualifiés.
Le
quartier Villa Rosa, dont une partie est visible de la route menant
vers Pétion ville, était habité avant le séisme par des milliers de
personnes, dont une bonne partie s’est réfugiée tout près sur la place
du Canapé-Vert. À mesure que les gens reconstruisent leurs masures, le
quartier se repeuple. Plusieurs secteurs aux limites insaisissables et
imprécises – Balanyen, Impasse Guercy ou Nan Tif, etc. – constituent ce
bidonville en voie de recomposition.
Habité
par des centaines de personnes, le secteur de « Nan Tif » porte bien
son nom. << Les Haïtiens appellent ce type de sol ‘’tè
tif’’,
explique le géologue, Lee Stanley Boyer, spécialiste des mines. C’est
en raison de ses similitudes apparentes avec des morceaux désagrégés
d’une roche calcaire. Dans certains endroits le terrain est
constitué d’une accumulation de colluvions (fin dépôt de
sédiments résultant d’un remaniement voisin, ndlr), d’où un très
mauvais sol. >> D’autres qualifient carrément la nature
de ce sol
instable de « tè savon », une épithète imagée qui rend bien ses
propriétés mais il n’y a aucun rapport entre ce type de sol et la roche
volcanique dénommé « tuff » .
Les
masures du secteur de Balanyen, qui longe une ravine insalubre
dégageant une odeur pestilentielle, donnent de loin l’impression de se
superposer et de ne tenir qu’à un fil. Les habitants vivant près de la
ravine se rappellent les dernières inondations. Ils redoutent une
nouvelle catastrophe : << Les voies de drainages sont
littéralement obstruées, disent-ils. Que va-t-il se passer aux
prochaines grosses pluies ? >>
Chose
certaine, rien ne risque de distinguer le nouveau Villa Rosa de celui
d’avant le séisme. << J’avais espéré que mon quartier
allait être
réaménagé et que nous en avions fini avec ces corridors exigus, comme
le promettaient après le 12 janvier les politiciens qui parlaient de
construire enfin des logements sociaux >>, se désole
Pierre
Richard Mathurin,qui est né dans la localité.
Ce
jeune homme dans la vingtaine regrette de devoir vivre dans les mêmes
conditions ayant causé la mort de tant de ses
compatriotes.<<
Cela nous révolte de vivre dans cette situation, s’indigne-t-il. Nous
aimerions habiter un quartier accessible où il y a des services
disponibles mais hélas nous sommes retournés à la même situation
qu’avant le séisme. Les gens construisent comme ils le veulent en
dehors de toute norme et dans la passivité totale des autorités
constituées. >>
L’aide
internationale n’a pas totalement oublié les résidents du quartier de
Villa Rosa. Grâce au projet Gestion de débris du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD), plusieurs personnes ont pu faire
déblayer gratuitement leurs maisons détruites et disposent aujourd’hui
d’un terrain débarrassé de ses gravats. Une économie de centaines de
dollars pour chacun de ces particuliers… Financé par le Fonds pour la
reconstruction d’Haïti et planifié par les Nations Unies, le projet
comporte en principe trois volets, dont seul le premier – le déblayage
des débris sous l’égide du PNUD – a jusqu’ici fait l’objet de travail
concret sur le terrain.
À
l’Impasse Guercy comme à Balanyen, aucune des personnes interrogées n’a
entendu parler de planification communautaire, tel qu’endossée par
ONU-Habitat, et encore moins du recyclage des débris supposé créer des
emplois, que promettait pourtant le Bureau international du travail…
L’agent
de liaison de la mairie de Port-au-Prince affecté au projet du PNUD,
Obenne Derisier, dit ne rien pouvoir faire pour contrer le retour des
sinistrés sur des terrains dangereux. << L’État est
faible et la
situation dans ces quartiers est très compliquée, dit-il, comme pour
justifier l’inaction des autorités. On n’a pas assez de moyens pour
empêcher les constructions anarchiques. On peut passer le matin et ne
voir aucune construction mais quand on retourne le soir, on constate
qu’on a eu le temps d’ériger une maison. »
Afke
Boostman, directrice du projet Gestion des débris du PNUD, se dit aussi
au courant du problème mais affirme que l’action de son organisme se
limite au déblaiement. << Si vous voulez parler de
reconstruction, adressez-vous à ONU-Habitat, responsable de la
planification communautaire >>, a-t-elle declaré
Ce
volet est apparemment le moins concret du projet car, sur le terrain,
aucun indice ne laisse croire qu’un quelconque travail de réaménagement
urbain est en cours. Contactés, les responsables d’Onu-Habitat qui
n’ont voulu répondre de question qu’à distance ont indiqué que les
travaux de cartographie sont encore en cours et des focus groupes ont
débuté en vue de la restructuration des quartiers pour la zone de
Turgeau comprenant Villa Rosa et d’autres quartiers.
Il y a
lieu de s’interroger sur la stratégie de restructuration de ces espaces
où les propriétaires, n’ayant apparemment pas d’écho d’un quelconque
plan reconstruisent avec les moyens du bord et à un rythme aussi
accéléré.
Cordaid
par contre, une ONG hollandaise spécialisée dans l’aide d’urgence avec
des ramifications dans 36 pays, peut se vanter d’avoir fourni des abris
permanents à plus d’une centaine de familles vulnérables du quartier
Villa Rosa. << Notre programme qui a débuté en novembre
2010 a
été transformé en cours d’exécution, explique Gubert Saint-Fleury,
responsable du projet de relogement à Port-au-Prince pour Cordaid. Nous
avons dû laisser la phase d’urgence pour passer à celle des abris
permanents en raison des nouvelles réalités. »
Les
dimensions des maisons offertes gratuitement aux sinistrés varient de
15 à 22 mètres carrés. Selon Gubert Saint-Fleury, il n'était pas
possible d’offrir des maisons plus grandes en raison notamment de
l’irrégularité des parcelles. Félix Saint-Victor, un bénéficiaire
rencontré dans sa maisonnette de 16 mètres carrés en construction,
vivra bientôt dans cet espace réduit avec sa famille de 7 personnes. Il
se dit content malgré tout. « Je n’avais pas d’argent pour reconstruire
ma maison, raconte-t-il. Mais à défaut de pouvoir obtenir ce qu’on
désire, on ne peut que se résigner ! >>
Il
faut dire que les maisons de Villa Rosa ne comportent aucune
installation sanitaire. Marie-Ange Fleurisca, qui y vit avec ses deux
enfants, en sait quelque chose. Elle partage avec d’autres voisins une
latrine qui déverse une odeur fétide à plusieurs mètres à la ronde. «
La nuit, nous devons nous déplacer avec nos enfants s’ils veulent faire
leurs besoins, dit-elle. C’est difficile pour tous. »
Ce
retour massif des sinistrés dans leur ancien quartier accroît d’autant
la pression sur l’environnement. Le problème, c’est que si le
repeuplement anarchique du quartier Villa Rosa se fait à un rythme
accéléré, l’État haïtien, lui, va beaucoup moins vite en besogne.
<< Le travail de réaménagement des quartiers n’en est
encore
qu’au stade de la réflexion, admet Alfred Piard, directeur général du
ministère des Travaux publics, Transport et Communication. Une carte
des risques que présente chaque endroit est en cours d’élaboration.
>> En d’autres mots, plus de deux ans après le séisme
destructeur, l’État haïtien n’est même pas parvenu à identifier les
zones les plus dangereuses..
Ce
dernier est de plus en plus mal placé pour faire la leçon à la
communauté internationale, à laquelle il reproche de ne pas décaisser
assez rapidement les fonds promis. L’État haïtien, censé assurer la
coordination des projets et de fournir les directives, est à court
d’idées. En effet, plus de 100 millions de dollars sont disponibles sur
le compte du Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH), dont les
responsables attendent toujours les demandes de financement de nouveaux
projets de la part du gouvernement haïtien…
Josef
Leitmann, le gestionnaire du FRH, affirme que sur les quelque 396
millions de dollars mobilisés par la communauté internationale, 275 ont
été alloués à la réalisation de 17 projets. « Dans un premier
temps le gouvernement a exigé que les projets soient approuvés et
soumis par la CIRH mais étant donné qu’il n’y a plus de CIRH cette
tache a été laissée au bureau du premier ministre », a-t-il déclaré.
M
Leitmann s’inquiète du fait que depuis plus de 7 mois, soit depuis août
2011, aucune demande de financement n’a été présentée par l’État
haïtien.
«
L’argent est là pour financer la reconstruction, mais il n’y pas de
proposition formelle de l’État haïtien, soupire Josef Leitmann. En
attendant, les fonds restent en banque et ne sont pas alloués dans
l’intérêt des citoyens. Il n’y a pas de quoi être fier !»
Ce
texte est réalisé avec le support du Fonds d’investigation pour les
journalistes en Haïti (FIJH)
(www.journalismeinvestigationhaiti.blogspot.com)
Nouvelles du 19 mars 2012
"La
MINUSTAH prête
à intervenir pour désarmer et déloger les groupes armés occupant d'
anciennes bases des ex-FADH, mais c'est en appui à la PNH, à
la
demande du gouvenement"
Port-au-Prince,
le 19 mars 2012 – (AHP) – La responsable de l’information de la Mission
des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Elianne
Nabaa, a indiqué lundi que les casques bleus sont prêts à intervenir
pour désarmer et déloger les groupes armés qui occupent plusieurs
anciennes installations des ex-forces arméees d'Haïti
dissoutes
de fait depuis 1995.
Dans une
interview à radio Solidarité, Mme Nabaa a souligné
que la MINUSTAH ne peut intervenir
qu'en appui à la PNH (Police Nationale
d’Haïti), et son aide doit être sollicitée par
les forces haïtiennes.
La
fonctionnaire onusienne a aussi indiqué que la Minustah ainsi que des
acteurs de la communauté internationale essaient de faire voir au
gouvernement haïtien les risques qu’il y a de tolérer que des groupes
armées, en dehors de la PNH, occupent plusieurs installations dans le
pays, une situation qui risque, redoute-t-lle, de déboucher sur des
conflits.
Nous sommes
là disponibles et disposés, prêts à coopérer s’ils sollicitent
l’assistance de la Minustah, mais c’est à la
PNH qu'il incombe de passer à l'action, a rappelé la responsable de
l’information de la MINUSTAH.
Madame
Nabaa estime quand même que des actions concrètes devraient être
entreprises au lendemain de l’ultimatum qui avait été donné (notamment
par
la presidence et le ministère de l'Eterieur et de la defense) à ces
groupes paramilitaires, délai qui a expiré le week-end écoulé.
Plusieurs
secteurs auxquels appartiennent entre autres des parlementaires et des
membres de la société civile critiquent ce qu’ils appellent le laxisme
des autorités compétentes dans le dossier des groupes armés.
Le
directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains
(RNDDH), Pierre Espérance, a dénoncé ce qu’il appelle le
manque
de fermeté des autorités, un comportement qui pourrait être consideré
comme une preuve que le gouvernement est en train de constituer un
groupe paramilitaire.
"
C'est une situation que ni les parlementaires, ni la population ne
devraient accepter, a dit Pierre Espérance qui y
voit
un mauvais précédent et un grave danger pour la population.
Le
président de la chambre des députés, Levaillant Louis-jeune, appelle
pour sa part la police nationale à traquer ceux qu'il
considère
comme des bandits pour garantir un climat de paix dans le pays, sans
pression politique ni position partisane.
Le
parlementaire qui se déclare très préoccupé par la recrudescence de
l’insécurité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, estime que
cette situation pourrait être la conséquences des conflits entre les
différents pouvoirs de l’Etat notamment l’Exécutif et le Législatif.
De
son coté le député Ronald Larèche, membre de la commission justice et
sécurité publique de la chambre basse, estime que la Minustah ne
devrait pas attendre l’autorisation du gouvernement pour désarmer et
déloger les groupes qui occupent les anciennes bases des ex-FAd’H
(Forces Armées d’Haïti).
Travailler
au renforcement de la democratie fait partie de l'agenda defini par le
conseil de securité pour la MINUSTAH et la presence des paramilitairs
est une entorse à la démocratie.
Selon
M. larèche, la recrudescence de la criminalité dans le pays est une
conséquence des confusions que crée la présence de groupes armés dans
les anciennes bases militaires.
C’est
anormal, dit-il, qu’en présence des troupes onusiennes, il y ait des
bandes armées qui, au vu et au su de tous, s’entrainent dans plusieurs
coins du pays. Il y a, poursuit-il, des bandits qui en profitent pour
prendre d’assaut la population et garder la société en otage.
Le
secretaire d'Etat à la Sécurité publique,
Réginald
Delva, avait fait savoir vendredi que, "suivant un accord
avec
les autorités, ces
citoyens ne seront pas contraints de vider les lieux, mais
n’auront pas, pour l’instant, à circuler en tenue
militaire et
armés". Les négociations se poursuivent, disait-il
encore, en même temps qu’un inventaire
est en train d’être fait pour connaitre les ressources
humaines qui
sont disponibles au niveau de ces camps.
Il
est possible de saisir les opportunités qu’offre cette crise, a déclaré
Delva, estimant que parmi les jeunes qui s’entrainent actuellement, il
y en a qui ont choisi de ne pas intégrer des bandes armées, affirmant
plutôt attendre, selon lui, la remobilisation de l’armée pour pouvoir
servir leur pays.
Plusieurs
autres parlementaires ont estimé
que la présence des hommes armés dans les anciens sites militaires
ouvre la voie à la formation de tous autres groupes. Et la
MINUSTAH se doit d'agir avec ou sans l'aval du gouvernement.
De
fait, des hommes armé en treillis militaires, et autres militairs
démobilisés ou descendants occupent depuis lundi matin un local du
Ministère de l'Agriculture au Cap-Haïtien (nord).
Le
député Larèche estime par ailleurs que le DG de la PNH, Mario Andrésol,
devrait prendre des mesures drastiques contre tout membre de
l’institution policière qui refuserait d'obéir à ses ordres.
Les
rumeurs circulant à tout bout de champ selon lesquelles des changements
seront opérés incessamment à la tête de la PNH, visent à affaiblir
l'institution policière et à pousser des subalternes à se rebeller,
selon des parlementaires.
Nationalité:
Des déclarations du ministre Théano viennent remettre le feu aux
poudres; Le président de la chambre des députés presse la
commission sénatoriale d'enquête sur la nationalite d'achever ses
investigations sur le président Michel Martelly
Port-au-Prince,
le 19 mars 2012 – (AHP) – Levaillant Louis-jeune a indiqué lundi que
les déclarations de l'ambassadeur des Etats-Unis ne peuvent et ne
doivent en aucun
cas
court-circuiter une enquête conduite par des
parlementaires Haïtiens.
La population haïtienne a le droit de savoir si son president est
haïtien ou d'une nationalite étrangère,
a lancé le president de la chambre qui répondait ainsi à des
déclarations faites le week-end dernier par le ministre
chargé
des relations entre l'executif et le parlement.
Ralph
Théano avait indiqué lors d'un déplacement dans la Grande-Anse
(sud-ouest) que l'ambassadeur des Etats-unis avait mis fin aux débats.
Lors
d'une cérémonie le 8 mars au palais national au cours delaquelle le
chef de l'Etat remetait ses documents de voyage à la plateforme
oecuménique Religions pour la paix, le diplomate américain, enplus
d'avoir affirmé que que le president Martelly n'est pas pas
citoyen
americain, il ajoutait: le president Martelly est un haïtien.
Pour
beaucoup de secteurs, le 2ème membre de cette affirmation du diplomate
en fin de mission en Haïti voudrait dire que dès qu'on n'est pas
américain, on est forcément haïtien
Le
député Louis-Jeune a invité la commission d'enquête à faire son
travail.
Et s'il se revèle que le chef de l'Etat a une nationalité etrangère,
américaine ou italienne, il se doit de démissionner. Sinon, a-t-il
dit,la chambre devra le mettre en acusation et le sénat
s'érigera
en haute cour de justice.
Le
jeune Johnny Jean en instance de départ pour l'Uruguay où il doit
témoigner
contre 5 casques bleus qu'il accuse de l'avoir violé et
sodomisé
Port-au-Prince,
le 19 mars 2012 – (AHP) – Le jeune Port-salutin, Johnny qui a accusé
des casques bleus de l’Uruguay de l’avoir violé s’apprête à laisser le
pays à destination de ce pays de l’Amérique du Sud en vue de témoigner
par devant les tribunaux uruguayens.
Il
s’agit là d’une avancée dans la bonne direction, selon la responsable
de l’information de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation
en Haïti (Minustah). Elianne Nabaa rappelle qu’en absence du témoignage
de Johnny Jean, le procès a dû être interrompu.
"Maintenant
qu’il s’apprête à se rendre là-bas, le
procès va pouvoir reprendre et arriver à terme", a-t-elle
assuré.
En
juillet dernier, Johnny Jean affirmait avoir été violé par 5 casques
bleus uruguayens alors qu’il revenait d’un match de football. Une vidéo
allait être par la suite mise en circulation sur
internet,
montrant l’adolescent dans une situation gênante avec des
casques
des militaires uruguayens cantonnés à Port-salut.
Ces
soldats qui ont été par la suite rapatriés pour être poursuivis en
justice dans leur pays, ont démenti avoir violé l’adolescent tentant de
faire croire qu’il ne s’agissait que d’une plaisanterie.
En
plus d’être accusés d’avoirintroduit le choléra dans le pays,
les
casques bleus sont aussi pointés du doigt pour des actes de violence ou
des abus sexuels. 15 cas d’abus majeurs sont à mettre à leur
actif, selon le president de la commission justice et sécurité publique
du Senat, Youri Latortue.
Parmi
les cas énumérés, figure le viol du jeune Roudy Jean dans l’Artibonite.
Un procès a même eu lieu récemment dans cette ville d’Haïti
et
deux des 3 soldats pakistanais accusés de ce viol ont été reconnus
coupables, renvoyés de l’armée pakistanaise, condamnés à six mois de
prison, une peine jugée dérisoire par Amnesty International.
Le programme de scolarisation
gratuite et obligatoire aurait du plomb dans l'aile au Hap-haïtien: vague de
protestations à la fois au niveau de directeurs d'écoles, d'élèves
et de professeurs
Cap-Haïtien,
le 19 mars 2012 – (AHP) – Le programme de scolarisation gratuite et
obligatoire cher au président Michel Martelly qui en a fait une de ses
priorités tarderait à se matérialiser et porter ses fruits dans la
deuxième ville du pays, le Cap-haïtien (nord).
Comme
c’est le cas dans plusieurs régions du pays, des responsables
d’institutions scolaires mais surtout des élèves et des professeurs
d’école du cap, appellent l’administration Martellyà respecter ses
engagements vis-à-vis des écoles partenaires du programme.
La
deuxième ville du pays a été durant le week end dernier, le théâtre de
vives protestations, alors que la première dame Sophia Martelly s’y
trouvait.
Les
protestataires ont même verrouillé, pendant un certains temps, les
portes de la direction départementale Nord de l’éducation nationale
pour forcer les responsables à changer leurs fusils d’’epaule quant à
leur gestion du programme.
Des
manifestations, des notes de presse, des journées de réflexions sont
entre autres, les moyens utilisés par les capois dans l’objectif
d’atteindre les responsables du programme dit de scolarisation gratuite
et obligatoire dans un département où le nombre d’enfants non
scolarisés semble avoir augmenté ces derniers temps.
Les
professeurs qui travaillent dans les écoles où le programme est censé
se réaliser disent qu’ils ne sont pas rémunérés et menacent de faire la
grève.
Parmi
les protestataires, il y en a qui accusent le délégué départemental de
magouilles dans la perspective, disent-ils, de pouvoir soutirer des «
commissions » de la part de responsables d’’ecole qui, au départ
n’étaient pas concernés par ce programme.
Nouvelles du 16 mars 2012
Le
premier ministre désigné fait le
dépôt de ses pièces au Sénat : Laurent Salvador Lamothe estime
repondre aux exigences constitutionnelles
Port-au-Prince,
le 16 mars 2012 – (AHP) – Le premier ministre désigné, Laurent Salvador
Lamothe, a fait vendredi le dépôt de ses pièces au Sénat dans
la
perspective de sa ratification comme nouveau chef du gouvernement en
remplacement du docteur Garry Conille.
M.
Lamothe affirme avoir déposé un lot de 58 pièces par devant la
commission sénatoriale qui aura à les analyser. Estimant répondre aux
pré-requis constitutionnels, le premier ministre designé se
déclare prêt à mettre au service de la Primature, le même
dynamisme qui le caracterise à la chancellerie.
L’actuel
ministre démissionnaire des affaires étrangères a toutefois
souligné que, seul, il ne pourra pas faire de miracles, aussi
lance-t-il un appel à tous les acteurs notamment les parlementaires
pour l'aider, s'il est ratifié, à améliorer avec son gouvernement, les
conditions de vie de la population qu'il juge inacceptables.
Tous les dirigeants haïtiens doivent conjuguer
leurs forces en vue de tirer le pays de sa difficile situation, a indiqué
Laurent Lamothe.
Me
Garry Lyssade qui a accompagné M. Lamothe au Sénat estime que l’actuel
chancelier répond aux exigences constitutionnelles pour
occuper
le poste qu’il convoite.
L’ancien
ministre de la justice a assuré, suivant un jugement rendu par le
tribunal de première instance de Port-au-Prince, que Laurent Lamothe et
Laurent Salvador Lamothe sont une seule et même personne.
De
plus, a-t-il fait savoir, les certificats de résidence émis par les
Mairies de Port-au-Prince et de Pétion-Ville, prouvent que M.
Lamothe a résidé dans le pays ces 5 dernières années.
Le
président de la commission sénatoriale, Jean Rodolphe Joazile, a
confirmé pour sa part avoir reçu de M. Lamothe un lot de 58
pièces. Ce sont, a-t-il dit, des documents qui vont pouvoir aider les
parlementaires à former leurs opinions.
La
première réunion de la commission aura lieu mardi prochain. D’ici-là,
les documents seront gardés dans les coffres-forts de la chambre,
a-t-il indiqué.
C’est
au cours de la réunion du 20 mars que les commissionnaires auront à
définir une méthodologie et fixer un délai pour produire leur rapport,
selon Rodolphe Joazile.
Si
M. Lamothe passe l’étape de la ratification au Sénat, la chambre basse
devra par la suite faire le même exercice d’analyse de son dossier.
Dans
le cas d'un vote positif dans les deux chambres, le premier ministre
sera invité à faire la déclaration de sa politique générale,
devant les deux chambres séparément. A ce moment, il se fera
accompagner des membres de son cabinet.
Mais, s'il échoue
devant l'une ou l'autre chambre , le president
devrait alors faire un autre choix.
Le
chancelier haïtien a toujours dit que, s’il passe
l’étape de sa ratification, il présentera un
gouvernement pluriel.
La
coordonatrice générale de la Fusion, Edmonde Supplice Bauzile, a
jugé urgent de résoudre la
crise entre les différentes branches du pouvoir, notamment entre
l'executif et le législatif à couteaux tires sur de nombreux dossiers,
dont celui de la
nationalité du chef de l'Etat.
Appelant
l’Exécutif à trouver un accord avec les
différents blocs parlementaires autour du programme du nouveau premier
deesigné
, la coordonatrice
générale de la Fusion conditionne le
vote des parlementaires de son parti en faveur de Laurent Lamothe à une
entente sur son agenda.
De
son coté, le coordonateur général de l’Organisation du Peuple en Lutte
(OPL), Sauveur Pierre Etienne affirme que les sénateurs et députés de
son parti ne voteront en faveur du premier ministre designé
que s'il répond aux exigences constitutionnelles.
Recrudescence de
l'insecurité: le
secrétaire d’Etat à la sécurité publique estime qu'il y ade
l'exageration dans l'évaluation de la situation mais promet de trouver
des solutions au problème
Port-au-Prince, le 16 mars 2012 –
(AHP) – De nombreux secteurs de la societé haitienne se
déclarent très préoccupés par la recrudescence de la criminalité dans
le pays, ces dernières semaines. Suivant un rapport du RNDDH (Réseau
National de Défense de Droits Humains), entre le 1er janvier et la
mi-mars, plus de 140 personnes ont été tuées dont 130 par balles.
Le
secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva estime qu'il y
a des secteurs qui profitent d'une certaine remontée de l’insécurité
pour présenter la situation de manière aggravée.
M.
Delva a aussi fait savoir que les actes de criminalité qui se
produisent dans le pays pourraient avoir des rapports directs ou
indirects avec la dernière opération menée par les forces de l’ordre
qui ont procédé à la saisie d'environ 300 kilos de cocaïne d’une valeur
de plus de 2.5 millions de dollars.
Il
a aussi avancé des casd'attaques ciblées et des
conflits
armés entre bandes rivales soulignant que certaines fois, des cadavres
restent à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti sans
être réclamés. Ce sont, pour la plupart, selon lui, des jeunes tués
dans le cadre de conflits armé, a-t-il dit.
Réginald
Delva a dit comprendre les préoccupations de la population mais a donné
la garantie que les autorités travaillent à créer un climat de paix
durable. Au nombre des mesures envisagées, le secrétaire
d’Etat à la sécurité publique parle
d’un redéploiement des forces de polices qui, dit-il, sot
appelées à être plus vigilantes.
M.
Delva a cependant fait savoir qu’à la secrétairerie d’Etat à
la
sécurité publique, il n’est pas question de se cacher
derrière
les crises politiques comme prétexte pour expliquer la recrudescence de
l’insécurité.
Nous
travaillons à comprendre les causes profondes du phénomène en vue d’y
apporter des solutions durables. Il appelle tous les acteurs à jouer
leur partition, rappelant cependant que sans des moyens
adéquats,
il sera difficile d’atteindre les objectifs visés.
Pour
ce qui a trait aux anciens militaires et à de leurs recrues,
Réginald Delva affirme que les discussions avec les autorités en vue de
parvenir à une solution pacifique, vont bon train.
Ces
hommes qui se réclament de la défunte armée et qui s’entraînent dans
les anciennes bases des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti) circulent en
treillis militaires et armés mais sont sommés, en vain, de déposer les
armes, même s'ils sont un peu moins visibles dans la capitale ces
derniers jours .
Reginald
Delva a fait savoir que, suivant un accord avec les autorités, ces
citoyens n’auront pas, pour l’instant, à circuler en tenue militaire et
armés. Les négociations se poursuivent en même temps qu’un inventaire
est en train d’être fait pour connaitre les ressources humaines qui
sont disponibles au niveau de ces camps.
Il
est possible de saisir les opportunités qu’offre cette crise, a dit
Delva, estimant que parmi les jeunes qui s’entrainent actuellement, il
y en a qui ont choisi de ne pas intégrer des bandes armées, affirmant
plutôt attendre, selon lui, la remobilisation de l’armée pour pouvoir
servir leur pays.
Dans son dernier
rapport, le RNDDH a fait savoir que la plupart
des individus qui se retrouvent dans les anciennes bases des ex-forces
armées ont
des démêlés avec la
justice et sont des évadés de prison.
Le
problème d'énergie électrique ayant conduit à des violences dans la
localité de Terrier-Rouge en passe de trouver une solution: une délegation conduite
par un envoyé special de la présidence, le
secrétaire d'Etat à l'Energie, et le Directeur
général de l'EDH se trouvait jeudi dans la région
Terrier-Rouge,
le 16 mars 2012 – (AHP) – Une délégation
composée entre autres d'un envoyé special de la
présidence, Kesner Edouard, du
secrétaire d'Etat à l'Energie, René Jean-Jumeau et du Directeur général
de l'Electricite d'Haïti (EDH), Garry Valdémar se trouvait jeudi dans
la commune de Terrier-Rouge (nord-est), en vue de trouver une solution
à une situation de tension née d'un problème d'electricite qui
prévalait dans la région.
En effet, le 9 mars, la
Compagnie EMES, un sous-contractant de l'EDH a décidé unilatéralement,
selon les informations disponibles, de faire déplacer vers une autre
destination, les poteaux qui
devaient servir à la distribution de l'energie électrique à
Terrier Rouge
Cette
décision provoqua la colère de la population qui entreprit de bloquer
la route nationale No 5 menant vers Ouanaminthe, incendia un véhicule
de la EMES et cassa les pare-brise de nombreux autres
vehicules.
Des
agents de la police nationale et de la MINUSTAH sont alors intervenus,
peut-être trop brutalement, selon des membres de la population. Un
enfant
est décédé d'intoxication due à des gaz lacrymogènes. Plusieurs autres
membres de la population ont également été blessés.
Le
responsable de Communication de de l'EDH pour le Grand Nord, Prague
Fabien, a indiqué que la Délégation a pu rassurer les habitants de
Terrier-Rouge, leur promettant que les erreurs commises seront
corrigées
et qu'elle disposera de l'energie electrique dans les
prochaines
semaines.
Et en guise de bonne foi, a-t-il dit, la compagnie EMES a été remplacée
par la firme ELMECEN.
Le Directeur general de l'EDH a donné la garantie que la comune de
Terrier -Rouge sera d'ici peu, alimentée à
partir de la centrale Chivry de Fort-Liberté, d'une capacité de 5.7 megawatts.
Les condamnations prononcées contre
des membres de la force de maintien de la paix en Haïti ne rendent pas
justice
La
condamnation à un an de prison de trois Pakistanais membres de la force
de maintien de la paix des Nations unies en Haïti reconnus coupables de
l'agression sexuelle d'un garçon de 14 ans est une parodie de justice,
a déclaré Amnesty International jeudi 15 mars.
Le
14 mars, l'ONU a révélé que ces trois hommes avaient été condamnés à
l'issue d'une audience devant une juridiction militaire pakistanaise
dans la ville haïtienne des Gonaïves en janvier 2012.
C'est
la première fois, à la connaissance d'Amnesty International que des
membres de la force de maintien de la paix des Nations unies sont jugés
et condamnés pour des faits commis en Haïti. Ces trois policiers ont
depuis été renvoyés au Pakistan, où ils devraient purger leur peine de
prison.
«
On dispose de très peu d'informations sur cette affaire et la nature de
l'agression sexuelle, mais il est évident qu'un procès militaire tenu
dans un secret presque total qui a débouché sur une peine d'un an est
complètement inacceptable et constitue une parodie de justice, a
souligné Javier Zúñiga, conseiller spécial d'Amnesty International.
«
Les affaires d'agression sexuelle ne doivent jamais être traitées par
des juridictions militaires, mais par des instances civiles disposées à
examiner des questions liées aux droits humains.
«
L'ONU doit informer le public des circonstances exactes de ce crime et
du degré d'implication de ces agents et, le cas échéant, d'autres
personnes. Nous avons également besoin de savoir quelle enquête a eu
lieu, la procédure judiciaire qui a été suivie et l'indemnisation
éventuelle de la victime et de sa famille », a ajouté Javier Zúñiga.
Les
Nations unies ont annoncé qu'elles collaboraient avec les autorités
pakistanaises pour examiner les détails des procédures suivies et
assurer un contrôle approprié. Amnesty International les engage à
rendre ces détails publics et à surveiller cette affaire de manière
approfondie afin de veiller à ce que les droits de la victime à des
réparations et des accusés à un procès équitable soient respectés.
L'organisation
demande également aux Nations unies de réexaminer leurs mécanismes
internes de traitement des violations commises par leur personnel et
par les forces multinationales.
Dans
une autre affaire, au cours du deuxième semestre 2011, des membres
uruguayens de la force de maintien de la paix de l'ONU ont été accusés
d'avoir agressé sexuellement un jeune homme haïtien. Ce dossier est
actuellement traité par la justice uruguayenne.
Nouvelles du 15
mars 2012
Pwezi
filosofik pou dekolonizasyon mantal, le nouveau livre de l'ancien
président Aristide sort en librairies ce vendredi en Haïti
Port-au-Prince,
le 15 mars 2012 – (AHP) – Sort
en librairies ce vendredi le nouveau livre de l'ancien président
Jean
Bertrand Aristide: Haïti: Pwezi filosofik pou dekolonizasyon
mantal (Poésies philosophiques pour la décolonisation
mentale).
Dans ce
livre qu'il a écrit alors qu'il etait en exil en Afrique du Sud, le Dr
Aristide a utilisé 100 proverbes
tirés de la langue Swahili pour indiquer le chemin de la liberté, cette
liberté pour laquelle, les ancêtres et Toussaint Louverture se sont
sacrifiés.
Les langues swahilies sont un groupe de langues bantoues de l'Afrique
de l'Est, fruit d'un métissage de langues.
La
traduction anglaise de cet ouvrage a déjà été publiée aux Etats-Unis
par
l'imprimerie "Paradigm Press" et est disponible sur amazon.com
"Pwezi
filozofik pou dekolonizasyon mantal"dont la version créole est imprimée
chez Henri Deschamps, n'est pas le seul ouvrage
realisé au cours de son exil. Le Dr Aristide a su trouver suffisamment
de ressources pour consacrer aussi un livre à la
mémoire du
précurseur de l'Independance d'Haïti: Toussaint Louverture et la
Révolution Haitienne.
"Pwezi
filozofik pou dekolonizasyon mantal" a été achevé peu avant le retour
d'exil le 18 mars 2011 de l'ancien president constitutionnel forcé au
départ le 29 février 2004.
Le premier ministre désigné attendu ce
vendredi au Sénat pour y déposer ses pièces
Port-au-Prince,
le 15 mars 2012 – (AHP) – Le premier ministre désigné, Laurent Salvador
Lamothe, est attendu ce vendredi au Sénat pour y faire
le dépôt de ses pièces.
C’est
le président de la commission chargée d’analyser
ses documents, Jean
Rodolphe Joazile, qui en a fait l'annonce, alors qu'une lettre devait
être adressée en ce sens au premier ministre
désigné.
"Si M.
Lamothe n’est pas encore prêt à faire le dépôt de ses pièces il
peut toujours le faire savoir au président de l’Assemblée Nationale,
sinon nous l’attendons à 1 heure PM ce vendredi", a dit le
sénateur Joazile.
Il
a aussi fait savoir, qu’au besoin, la commission qu’il préside pourrait
solliciter les offices de celle travaillant sur la nationalité des
membres du
gouvernement démissionnaire dans lequel Laurent Lamothe occupe le
portefeuille
des affaires étrangères et des cultes.
L’actuel
chancelier démissionnaire est en effet sous enquête parlementaire suite
aux révélations d’un sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, selon
lesquelles le president Michel Martelly et des membres du gouvernement
auraient
la nationalité étrangère.
Un
rapport préliminaire a été présenté mercredi aux sénateurs et dans ce
rapport, les commissaires indiquent avoir relevé des zones d’ombre sur
la
nationalité du chef de l’Etat après analyse de 8 de ses passeports.
Si
ce rapport confirme qu’au moins 3 secretaires d'Etat du gouvernement
démissionnaires sont de nationalité étrangère, il souligne que, pour ce
qui est de M Lamothe, son dossier est incomplet car il n’aurait
pas soumis tous ses documents de voyage.
Reagissant
après la remise du rapport preliminaire, le
politologue Mozart Déronett appelle les parlementaires enquêteurs à ne
pas s’écarter de leur objectif.
Selon lui,
l’attention devrait davantage porté sur le président Michel J. Martelly.
Le
politologue estime que certaines révélations de la commission
d’enquête, présentées dans son rapport préliminaire, n’auraient rien à
voir
avec sa mission.
Le RNDDH profondément préoccupé par la
recrudescence
des actes de criminalité dans le pays et relève une situation invivable
Port-au-Prince,
le 15 mars 2012 – (AHP) – Le Réseau National de Défense des Droits
Humains (RNDDH) se dit profondément préoccupé par la recrudescence
des actes de criminalité dans le pays, notamment dans la zone
métropolitaine de Port-au-Prince.
L’organisme
de défense de droits humains dit avoir répertorié, pour la période
allant du 1er janvier au 14mars, 147 décès dont 130 par balles. Parmi
les victimes, figurent 5 policiers et un ancien militaire.
35
personnes ont été tuées par balles en janvier, 62
en février et 33 jusqu'à la mi-mars, note le RNDDH.
Le
RNDDH dit également noter que les autorités haïtiennes ne semblent pas
évaluer l’ampleur de la situation en vue d’y apporter des solutions en
dépit du fait que des cas spectaculaires d’assassinats, d’enlèvements
et de séquestrations contre rançon, de vols, de filatures à bord de
motocyclettes suivies de vols, d’incendies sont perpétrés presque
quotidiennement.
Le
Réseau attire ausi l’attention des autorités sur
l’existence de
plusieurs groupes lourdement armés et constitués d’individus se
réclamant de la défunte FAd’H (Forces Armées d’Haïti).
La
plupart de ces individus, poursuit le RNDDH, ont des démêlés avec la
justice et sont des évadés de prison. On les retrouve notamment à
Terre-neuve, Maïssade (Artibonite,
nord), à la Croix-des-Bouquets, Lamentin (ouest)
et au camp
Corail (nord de la capitale) où vivent des victimes du tremblement de
terre du 12 janvier 2010.
Pour
le réseau national de défense des droits humains, ces
individus sont une menace grave et réelle pour la
sécurité du pays.
Le
RNDDH presse les autorités concernées de prendre, dans l’immédiat, des
mesure pour rétablir une situation vivable dans le pays, de renforcer
les patrouilles fixes et mobiles, de contrôler les stations de
motocyclettes et d’arrêter et juger tous ceux qui sont impliqués dans
la perpétration d’actes répréhensibles.
Cri d'alarme du
directeur général du SMCRS: Donald
Paraison presse une nouvelle fois la population
de changer sa
façon de gérer les résidus
Port-au-Prince, le 15 mars 2012
– (AHP) – Le
directeur général du Service Métropolitain de Collecte des Résidus
Solides (SMCRS), Donald Paraison, a renouvelé jeudi son appel à la
population pour qu’elle change sa façon de gérer les résidus.
M.
Paraison a fait savoir que les ports-au-princiens ont
généralement
tendance à balancer dans les rues leurs déchets à chaque fois qu’il se
met à pleuvoir et les conséquences, dit-il, sont néfastes pour
l’environnement.
Les
canaux de drainage sont obstrués et les rues sont jonchées de fatras à
chaque pluie. C’est le cas justement cette
semaine en raison des averses qui s'abattent sur la ville.
Le
SMCRS a entrepris une vaste opération de ramassage de
détritus mais
son directeur souligne que sans la collaboration de la population,
aucun résultat satisfaisant ne sera obtenu.
Le
président de la commission TPTC (Travaux Publics Transports et
Communication) de la chambre des députés, Joseph Wilbert Deshommes,
appelle tous les acteurs concernés, qu’il s’agisse de la population
ou des institutions étatiques notamment le SMCRS, à jouer leur rôle
dans
la gestion des déchets dans le pays.
Le
parlementaire plaide en faveur de l’adoption d’une taxe sur les ventes
de boissons dans les matières en plastique pour trouver les moyens
financiers de les gérer.
Le
député Deshommes a déploré que des problèmes
environnementaux se greffent aux problèmes d’insalubrité.
La
commission d'enquête sur les contrats jugés obscurs lors
de la période d'urgence publie un rapport préliminaire
Port-au-Prince,
le 15 mars 2012 – (AHP) –La
Commission d’audit formée par le premier ministre Grary Conile pour
faire la lmière sur une série de contrats signés par l'ancien premier
ministre Jean-Max Bellerive au cours de la période d'urgence, a publié
les premiers résultats préliminaires de ses travaux, faisant une série
de recommandations, notamment la résiliation de certains contrats ainsi
que des mesures visant à sauvegarder les intérêts de l’État haïtien.
Le
document préparé par les experts choisis par M. Conille
aujourd'hui demissionnaire, met en évidence des irrégularités
qui
ne favorisent guère le maintien des accords (totalisant un montant de
près de 400 millions de dollars) tels qu’ils ont été signés entre
Jean-MaxBellerive et des firmes privées, pour la plupart dominicaines
dont deux appartiennent à Felix
Bautista
un sénateur réputé proche du président
Léonel Fernández.
Les
techniciens chargés d’enquêter sur les contrats juges obscurs ont
signalé que les compagnies retenues ont benéficié de décisions
extrêmement favorables, selon lesquelles elles pouvaient encaisser des
dizaines de millions sous forme d’acompte, alors que de tels paiements
ne sont généralement prévus dans aucun pays pour les accords
passés entre l’État et des firmes privées.
L'ancien premier ministre de
Rene Preval a clamé son inocence, expliquant que si
des
contrats ont eté signes sans appel d'offres avec des entreprises
dominicaines, c'était avec l'autorisation du parlement haitien pour
accélérer la
reconstruction". De plus, a-t-il argué, ces conttats auraient egalement
éte révisés après l'investiture du président Martelly.
S'en prenant à ses
adversaires, Bellerive a aussi expliqué qu'en Haiti, comme en
République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui
questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière.
Cependant
our beaucoup cette affaire de contrats pourraient s'inviter à la fois
dans les campagnes electorales dominicaines et américaines dans la
perperspective des élections qui se tiennent respectivement en mai et
en novembre 2012.
La
Délégation Européenne et la Direction
Générale de Coopération Multilatérale signe
une convention pour appuyerla
coopération
binationale dans des secteurs comme le commerce, l'environnement et le
développement socio-économique de la zone frontalière
Santo-Domingo, le 15 mars 2012 – (AHP) –La
Délégation Européenne et la Direction
Générale de Coopération Multilatérale
(Digecom) ont signé jeudi à Santo-Domingo une convention
de coopération bilatérale entre Haïti et
République dominicaine pour 42 millions d'euros.
Le
chef de la Délégation de l'Union Européenne
à Saint-Domingue, Irene Horejs, et l'Ordinateur National des
Fonds Européens, Domingo Jiménez, ont informé que
l'objectif du programme est d'appuyerla coopération binationale
dans des secteurs comme commerce, l'environnement et le
développement socio-économique de la zone
frontalière.
Le
programme prevoit entre autres autres l'extension
du
marché de Dajabón, la construction du marché de
Ouanaminthe, l'entretien de la rivière Massacre, la
reparation des routes rurales et des études d'ordre urbain
et environnemental.
Ils est
prevu en outre, la création d'un complexe de marché
binational dans la région nord.
L’administration MARTELLY lance un
programme de décentralisation basé sur la participation communautaire
«
Katye Pam Poze » promeut la prise de
décisions, les services de base et la responsabilisation en
impliquant les citoyens.
L’administration
du Président Michel Joseph MARTELLY, par le biais du
Ministère de l’Intérieur des Collectivités
Territoriales et de la Défense Nationale, lance
aujourd’hui Katye Pam Poze, dit KPP, un programme innovant de
décentralisation à base communautaire.
Katye
Pam Pose (KPP), considéré comme une pierre angulaire de
l’agenda national de décentralisation du
gouvernement, est axé sur l'amélioration de la prestation
des services gouvernementaux ainsi que la promotion du
développement et la création d'emplois par la promotion
d’une forte implication communautaire.
Les
objectifs primordiaux de Katye Pam Poze consistent à : faciliter
la prise de décisions, promouvoir la bonne gouvernance,
stimuler le développement économique et la
création d'emplois, assurer la prestation efficace des services
publics, promouvoir la sécurité des citoyens et tenir
compte des aspirations de divers groupes
d’intérêts locaux.
Selon
le Ministre de l’Intérieur, Me Thierry MAYARD-PAUL,
initiateur et coordonnateur de ce programme au niveau national «
Katye Pam Poze, Travail de la collectivité par et pour la
collectivité, va garantir l’accès aux services
sociaux de base et la sécurité de nos concitoyens,
ce qui débouchera sur la création d’emplois
et le développement”.
Me. MAYARD-PAUL a expliqué que le lancement de “Katye Pam
Poze” comprendra au départ un programme-pilote dans 10
collectivités à travers les 10 départements. "De
cette façon, nous pouvons nous assurer que nous
répondrons aux besoins spécifiques de chaque
communauté, en vertu d'un cadre intégrale et
gérable, ce qui nous permettra de faire des ajustements en vue
d’améliorer, par la suite, le programme à mesure
qu'il progresse," a-t-il dit.
La
gamme des actions au sein de KPP comprend le renforcement des efforts
d'atténuation des catastrophes naturelles, l'amélioration
de la prestation de services de santé, de logement et
d'éducation; la récupération des espaces publics,
le développement des initiatives citoyennes locales et la
création d'emplois en accord avec le secteur privé. "En
fin de compte, notre objectif est d'améliorer la qualité
de vie du peuple haïtien en promouvant la prospérité
et la paix dans les collectivités où ils vivent, »
a renchéri le titulaire de l’Intérieur. "Renforcer
la capacité des citoyens à gérer et à
maintenir les programmes KPP l'infrastructure au niveau local, le
développement de la culture et du sport est
très important pour notre administration. Il s'agit d'un
ambitieux programme de décentralisation » a-t-il poursuivi.
Me
MAYARD-PAUL a en outre précisé que Katye Pam Poze est un
programme de décentralisation à base communautaire
axé sur le modèle des expériences réussies
dans d'autres pays y compris des pays d’Asie,
d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis. "Toutefois, il
s'agit d'un modèle à base communautaire, une
nouvelle et révolutionnaire approche haïtienne vers la
décentralisation “ a-t-il avancé.
Le
programme pilote KPP, dans chacune des 10 collectivités
sélectionnées, sera basé sur un diagnostic
approfondi d'évaluation participative des besoins pour
assurer que sa mise en œuvre reflète
exactement les besoins de la communauté», a
certifié Me MAYARD-PAUL. " L'évaluation des besoins
permettra de déterminer le niveau de l'impact, le
degré de faisabilité dans la mise en œuvre de
chaque initiative. Ce qui nous facilitera, par la suite,
l’adaptation à des programmes pilotes de chaque
collectivité spécifique, basé sur les
priorités identifiées."
Le
Ministère de l'Intérieur est en train d'identifier et
d'explorer également des partenariats nationaux et
internationaux qui pourraient accélérer le
déploiement de KPP.
«Le
gouvernement s'engage à la réussite de Katye
Pam Poze", a déclaré le Ministre MAYARD-PAUL. "En mettant
en œuvre ce programme, je me suis engagé à la
réalisation de la vision du Président MARTELLY et de son
administration qui consiste à conduire au développement
durable et à la création d'emplois au niveau local”.
Nouvelles du 14
mars 2012
Nomination de 3 nouveaux ambassadeurs
haïtiens pour Washington, Caracas et Montréal
Port-au-Prince,
le 14 mars 2012 – (AHP) – Le Sénat ha
itien
a ratifié mercredi le choix de 3 nouveaux ambassadeurs
nommés par le président Michel Martelly:
Leslie David a été nommé au
Vénézuela, Oswald André Frantz Liotaud au Canada
et Paul Altidor aux Etats-Unis.
Pluieurs
cadres révoqués à l'Ambasade d'Haïti à Washington avaient
denoncé la
semaine denière des mesures arbitraires et une sorte de
chasse aux
sorcières.
Les Sénateurs ont également approuvé le choix de 3
consuls généraux: Justin Viard à Montréal,
Jean-Marie Guillaume à
Miami et Charles Antoine Forbin à New-York.
Présentation
du rapport préliminaire
la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité
étrangère du president Michel Joseph Martelly: des anomalies relevées,
demarches en cours pour compléter la commision
Port-au-Prince,
le 14 mars 2012 – (AHP) – Comme annoncé, la commission sénatoriale
chargée d’enquêter sur la nationalité étrangère du president Michel
Joseph Martelly a presenté mercredi à l’assemblée un rapport
préliminaire sur l’état d’avancement de son travail.
Ce
rapport préliminaire est particulièrement axé sur l’analyse des 8
passeports remis la semaine dernière au Senat par le chef de l’Etat par
le biais du regroupement œcuménique « Religions pour la Paix »
Le
document lu par le sénateur John Joël Joseph souligne que les
passeports du chef de l'Etat présentent plusieurs anomalies jugées très
graves.
Les
parlementaires se sont, entre autres, interrogés sur les raisons ayant
poussé M. Martelly à entrer au Canada avec un passeport haïtien muni
d’un visa canadien alors qu'il etait censé détenir une carte de
résidence américaine, les citoyens disposant du green card n'ayant pas
besoin du visa canadien pour entrer au Canada .
Ils
ont également fait remarquer que Michel Martelly avait
l’habitude d’utiliser plusieurs passeports en même
temps.
Il aussi été relevé
l'absence du nom de M. Martelly sur le manifste du vol AA vers Miami le
21 novembre 2007,
alors que le 8 mars dernier, le président Martelly a presenté
un
passeport indiquant qu'il a voyagé ce jour-là.
Les membres de la
commision ont egalement questionné les entrées et sorties de M.
Martelly des Etas-Unis avec 2 identités différentes
Des ataques lancées contre les
6 membres restants de la commission après la
démission de 3 sénateurs (Joseph
Lambert, Youri Latortue et Yvon Bissereth)
presumés proches du president Martelly, ont poussé deux autrs
senateurs, Jean-baptiste Bien-aimé et Steven benoit à annoncer leur
depart . Ces démissions n’ont pas été acceptées tout comme
les 3
premières, selon le president du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras.
Le
sénateur Kély C. Bastien a alors appelé les
commissaires à travailler dans la sérénité
pour le bien de l’enquête.
Il
a fait remarquer que les graves mésententes et les attaques verbales
entre des sénateurs enquêteurs ne sont pas de nature à faire avancer le
dossier et expliqueraient aussi les démissions en cascade de
la
commission. D'autres senateurs ont fait valoir
la nécessité que
la commision reflète les différentes tendances du sénat, avec de
nouvelles nominations.
Les
6 membrs de la commision vont continuer à travailler
jusqu'à la prochaine conférence des présidents
Invité
à en faire partie, le sénateur Anick Joseph, a conditionné sa
particpatin directe à cette structure à la mise à la
dispositin
de celle-ci d'un budget pour lui permettre de bien accomplir sa tache.
Les pistes de la verité existent, mais il faut avoir les moyens de les
chercher , a-t-il encore fait savoir.
En
fin de présentation, l'ancien président du Senat Rodolphe Joazile a ete
invité à confirmer que l'éventualité de la double nationalité du
president Martelly avait posé problème dès le 13 mai 2011, soit la
veille de son investiture comme 56 ème président d'Haïti
Doubles
funérailles et Hommages émouvants pour l'ancien
président de la chambre basse Pierre Eric Jean-Jacques
Port-au-Prince, le 14 mars 2012 –
(AHP) – L'ancien
président de la chambre des députés Pierre Eric Jean Jacques décédé de
le 3 mars dernier en République dominicaine où il était soigné pour un
cancer de la prostate, a eu droit ce mercredi à des funérailles
oficielles au Parlement haitien.
Homme
jovial et militant politique convaincu, M. Jean-Jacques qui fut
également un homme d'affaires, est le seul deputé haïtien à avoir
accumulé 3 mandats succesifs comme president de la chambre basse.
Ses
funerailles en 2 parties ont d'abord été chantées au palais légilalatif
en présence notamment du chef de l'Etat, du premier ministre
demissionnaire, Garry Conille, des presidents du Sénat, de la chambre
des députés et de la cour de Cassation.
L'actuel president de
la chambre basse, Levaillant Louis Jeune qui, lors de
son premier
mandat, a succédé à Eric Jean-Jacques, a souligné
l'integrite,
l'esprit de consensus et la grande simplicité de l'ancien député de
Delmas/Tabarre.
La 2ème partie des
funerailles s'est déroulée à l'Eglise Saint- Pierre de Pétion-Ville.
Le
président de la CEH s'inquiète à Santo-Domingo de "l'instabilité
politique qui menace une nouvelle fois le système
démocratique fragile d'Haïti"
Santo-Domingo,
le 14 mars 2012 – (AHP) – Le président de
la Conférence épiscopale Haïtienne (CEH), Monseigneur Chibly
Langlois,
a exprimé mercredi ses
préoccupations face à l'instabilité politique qui menace une
nouvelle fois le système démocratique fragile
d'Haïti,
ainsi que
les plans de reconstruction et de développement du pays, suite au
séisme
dévastateur du 12 janvier 2010.
L'évêque du diocèse des Cays (sud) qui
intervenait à la fin de la XI ème Rencontre
des Conférences Episcopales haitienne et
dominicaine à Santo-Domingo,
a indiqué que “ la
stabilité politique a beaucoup à voir avec le développement et la
realisation des
projets entamés.
"Si
le problème de la stabilité politique persiste, les
projets de développement et de reconstruction pourraient être
différés", a-t-il déploré, ajoutant toutefois ne pas savoir
si
l'instabilité actuelle pourrait
mettre en danger le pouvoir , après la demision du premier
ministre Garry Conille (suite à des divergences profondes
avec le
president Michel Martelly).
Le président de la conférence des évêqus haitiens a fait
savoir par ailleurs
qu'il ne croyait pas que l'Etat dominicain pratiquait une politique
raciste contre les x immigrants haitiensument soumis en ce sens, et s'est déclaré en accord avec le
doc soumis par la Republique dominicaine devant la commision
des Droits Humains de l'Organisation des Nations Unies (ONU),
Il a toutefois
affirmé que comme dans
tous les pays, des agressions et des harcèlements de type
raciste isolés se produisent contre des Haitiens en
republique dominicaine.
Le nonce apostolique Jozef
Wesolowski, l'ensemble des évêques domicains ainsi que les
chefs des dix
diocèses d'Haïti ont pris part à la conférence de presse
convoquée par le cardinal Nicolás Jesus López
Rodriguez, qui en a profité pour dénoncer la
violence qui a
affecté, selon lui, ces derniers jours plusieurs chauffeurs
dominicains de l'autre côté de la
frontière, qui ont été pris en otage et leurs
véhicules volés par de présumés
groupes de délinquants qui profitent, a-t-il dit, de
l'instabilité politique.
Il
a demandé aux autorités des deux pays de se mettre d'accord pour
prévenir ce genre d'actes . “ Nous les évêques nous rejetons
tout type de violence,
d'un côté ou de l'autre côté de la frontière ”, a-t-il lancé..
Nouvelles du 13
mars 2012
Nouveau drame à Port-au-Prince: 5
membres d'une même famille assassinés par balles
(AHP)
Il s'agit
de membres de la famille de Réginald Antoine, coordonnateur adjoint de
la plateforme des employés injustement révoqués de l'administration
publique (PEVEP) à l'arrivée du régime intérimaire de Gerard Latortue
en mars 2004.
L'attaque
a été perpetrée mardi matin au domicile des victimes, Claudy Antoine,
sa soeur et son mari ainsi que deux enfants de 2 et 10 ans, dans le
quartier de l'Avenue N à Port-au-Prince.
Des
informations voudraient que le quintuple crime ait été perpétré par une
sorte de fou évadé de prison qui aurait eu un contentieux avec Claudy
Jean.
Cependant,
selon des témoignages, le forfait a été commis pa
plusieurs hommes armés qui ont même utilisé des
armes à feu
et des engins explosifs pour sans doute s'assurer que plus personne ne
reste en vie dans cette maison.
Les
membres du PEVEP manifestent depuis des années sous la direction de
Charles Fritz-Gérald et Réginald Antoine pour réclamer des
dédommagements et autres primes de révocation. Après avoir mené la vie
dure au président Préval, ils sont aujord'hui dans l'opposition au
president Martelly qu'ils accusent de de ne pas respecter les promesses
qu'il leur a faites.
Le
president de la conference episcopale dominicaine demande aux évêques
haïtiens de leur dire ce qui se passe réellement en Haïti
Santo-Domingo,
le 13 mars 2012 – (AHP) – Le
cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi aux
autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe
reellement en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou
perturbation affectant ce pays voisin a des
consequences
sur la vie en republique dominicaine.
Le
président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette
intervention à l'occasion d'une rencontre
annuelle entre les deux conférences pour
une analyse de la situation de la migration
haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en
Haïti et en République dominicaine.
«
Il est important que nous soyons informés de ce que passe en
réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays,
les unes plus etranges que les autres, a dit le Cardinal,
felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer
malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.
"Les évêques
haitiens ont fait l'effort de
venir jusqu'ici se réunir avec les collèguesdominicains pour
parler de
la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent
aider les
populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr.
López Rodriguez.
La
commission sénatoriale d’enquête travaillant sur le dossier de la
nationalité étrangère présumée du président Michel Martelly affirme
avoir relevé des anomalies dans les documents qui lui ont ete soumis
et promet un rapport préliminaire pour ce mercredi ou jeudi
Port-au-Prince,
le 13 mars 2012 – (AHP) – La
commission sénatoriale d’enquête travaillant sur le dossier de la
nationalité étrangère présumée du chef de l’Etat a remis mardi les
documents de voyage du président Michel Martelly à une délégation de la
plateforme interreligieuse « Religions Pour la Paix » venue les
récupérer au parlement.
C’est cette même plateforme qui
avait reçu, le 8 mars dernier, les 8 passeports du chef de l’Etat pour
ensuite les remettre au bureau du Sénat, après que le
président
Martelly eut pendant longtemps refusé de collaborer avec la commission
d'enquête et de lui remettre ses documents de voyage .
L’un
des membres de ladite commission, Jean-Baptiste Bien-aimé, ancien
consul d'Haïti à Dajabon, a fait savoir que l’analyse de ces passeports
a fait ressortir plusieurs anomalies.
Il a indiqué par exemple
que l’un des passeports du président compte 33 au lieu de 32 pages, ce
qui, fait-il remarquer, est contraire aux principes de l’immigration.
Le
parlementaire a également confirmé les révélations faites la veille par
le président de la commission, Moïse Jean-Charles, selon lesquelles
Michel Martelly est en possession d’un passeport ayant environ 12 ans
de validité alors que l’Etat ne délivre ces documents que pour une
période de 5 ans. D'où des rumeurs de falsification.
Toutefois,
le sénateur Bien-aimé s’est réjoui du fait que les passeports du chef
de l’Etat aient été acheminés à la commission sénatoriale qui, dit-il,
va pouvoir présenter son rapport en bonne et due forme.
Le
représentant de l’église épiscopale au sein de Religions pour
la
Paix, Mgr Zachée Duracin a fait valoir une nouvelle fois la
position de la plateforme, selon laquelle les religieux n’entendent pas
entrer dans les détails techniques des passeports du chef de l’Etat.
Nous
avons joué et nous continuerons de jouer notre rôle de facilitateur de
manière à ce que ces deux pouvoirs (Exécutif et Législatif) puissent
collaborer au bénéfice de la population.
Il
reconnait cependant que la tâche n’a pas été facile en raison de
l’orgueil de chacun des protagonistes mais se félicite de ce pas
important qui, dit-il, vient d’être franchi dans les relatons entre ces
deux entités de l’Etat.
Il encourage le Législatif et l’Exécutif
à surmonter leurs différends pour travailler en vue de résoudre les
nombreux problèmes auxquels les citoyens sont confrontés.
Mgr
Duracin a informé que les démarches en vue de récupérer une copie de la
carte de résidence de M. Martelly n'ont toujours pas abouti.
De
son coté, le pasteur Sylvain Exantus, représentant de l’Eglise
protestante au sein de religions pour la paix a fait savoir lui aussi
que cette plateforme va continuer à jouer le rôle de facilitateur en
vue de contribuer à l’harmonisation des rapports entre les différents
acteurs de la vie nationale.
Il se félicite du fait que chacun
des protagonistes a compris la nécessité de prendre de la hauteur pour
surpasser leur orgueil en vue de travailler pour le bien-être des
citoyens.
Les
autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines prennent l'engagement
d'éradiquer le choléra de toute l'île d'ici 10 ans lors d'une rencontre
à port-au-Prince
Port-au-Prince,
le 13 mars 2012 – (AHP) – Les
autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines, se sont rencontrées
mardi à Port-au-Prince dans le la cadre de l’élaboration de différentes
politiques devant conduire à l’éradication du choléra dans toute l'île
(d'Haïti).
La rencontre s’est déroulée en présence des
partenaires techniques et financiers des deux pays, notamment
l’OPS/OMS, l’UNICEF, et devrait permettre de mettre sur pied des plans
nationaux et un plan conjoint de lutte contre l’épidémie.
La
ministre haïtienne de la santé publique et de la
population, Florence
Duperval Guillaume a fait savoir que d’ici à 10 ans,
l’épidémie de
choléra doit être totalement éradiquée
sur l’île d’Haïti grâce à
la volonté politique manifeste des gouvernements des deux pays,
l’appui
de leurs partenaires techniques et financiers et la participation de
leurs populations.
Ce sera certes difficile mais pas
impossible, a fait savoir la ministre Guillaume, informant que la
campagne de sensibilisation de la population, pour la porter
à
changer ses habitudes, va être redynamiser avant le début de la saison
cyclonique.
Le choléra représente une menace pour le continent
américain et cette menace pourrait s’étendre au niveau
mondial si
la maladie n’est pas éradiquée, a reconnule docteur Duperval
Guillaume informant que la rencontre de ce 13 mars s’inscrivait dans le
cadre du suivi des engagements pris par les gouvernements des deux pays
en janvier dernier pour lutter de manière efficace contre l’épidémie.
Le
ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas Gómez croit lui aussi
qu’avec l'appui technique et financier des partenaires sanitaires des
deux pays, la maladie sera éradiquée de l’île avant 10 ans.
Il
informe qu’une journée d’information sur le choléra aura lieu dans son
pays le 1er avril prochain et que les différentes commissions locales,
régionales et départementales qui luttent contre la maladie vont
redoubler d’efforts avant le début de la saison cyclonique.
La
MINUSTAH informe que les casques bleus violeurs du jeune Rudy Jean ont eté
jugés, condamnés puis renvoyés dans leur pays pour y être emprisonnés
Port-au-Prince,
le 13 mars 2012 –(AHP) – La
porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation
d’Haïti (Minustah), Sylvie Van den Wildenberg a confirmé mardi que deux
des soldats pakistanais qui ont été jugés en Haïti et reconnus
coupables du viol du jeune gonaïviens Rudy Jean ont été renvoyés de
l’armée et condamnés à un an de prison.
C’est
une cour martiale pakistanaise ayant siégé aux Gonaïves, qui
a
réalisé le procès, a précisé Sylvie Van den Wildenberg, ajoutant que le
gouvernement pakistanais a accepté de dédommager la victime et ses
parents.
Le montant de
l’indemnisation n’a pas encore été déterminé, a souligné la
porte-parole, informant que les coupables ont déjà été rapatriés chez
eux pour être emprisonnés.
Elle
en a profité pour présenter les excuses de la mission onusienne à la
victime, à ses parents et à la population haïtienne et présente le viol
de l’adolescent comme un acte intolérable et inacceptable.
L’affaire
Roudy Jean constitue l’un des 15 actes jugés répréhensibles dontdes
casques bleus de la mission onusienne se seraient rendus coupables en
Haïti, selon un décompte du sénateur Youry Latortue, président de la
commission justice et sécurité du grand corps.
Toutefois,
aucune suite n'a encore été donnée dans le dossier du jeune
Johnny Jean de la région de Port-Salut (sud) violé
et
sodomisé en 2011 par 4 caques bleus uruguayens. Ces hommes ont pu
ensuite regagner leur pays pour y être liberés.
Justice et
dédommagement sont réclamés pour l'adolescent tout comme pour les
milliers de victimes du choléra, cette epidemie introduite au pays par
des casqus bleus népalais, selon plusieurs experts de renom qui ont
travaillé sur le dossier.
Les
orphelins de rue du Cap-Haïtien en détresse, appellent les
autorités gouvernementales à se pencher sur leur sort.
Cap-Haïtien, le 13 mars 2012 – (AHP) – La
situation se complique de jour en jour pour des orphelins de la
deuxième ville du pays, le Cap-Haïtien (nord), qui n'ont jamais été
aussi nombreux, selon des témoignages.
Voler,
mendier, essuyer des voitures, vivre en domesticité ou s’adonner à
toutes sortes de mauvaises pratiques, forment le lot de ces
jeunes du Cap-haïtien et d'ailleurs, en quête de mieux-être.
Certains d’entre eux sont
souvent utilisés comme passeurs de stupéfiants. D'autres se prostituent, d’autres encore se font
domestiquer et sont maltraités dans les foyers qui les
accueillent.
Il
arrive aussi pour ces jeunes de cette dernière catégorie
de se faire violer dans les maisons où ils sont reçus.
Nombre
de ces enfants qui n'ont pas le privilège d'aller à
l’école, rêvent pourtant d'un avenir basé sur
l’instruction afin
de pouvoir changer de vie et être utiles à la société.
Il
semble cependant qu’en dépit de la réalisation du programme
d’éducation gratuite mise en place par le president Michel Martelly, le
nombre des enfants des rues soit en augmentation dans la 2e ville du
pays.
Une trentaine
d’orphelinats fonctionnent actuellement au Cap-Haïtien mais la plupart
d’entre eux ne remplissent pas les conditions pour être considérés
comme maison d’accueil pour enfants.
Ces
orphelinats se plaignent du manque de soutien des autorités,
ces
mêmes autorités qui dénoncent leur mode de fonctionnement et les
menacent de sanctions.
Entre
temps, les petits orphelins abandonnés pour la plupart à eux-mêmes,
appellent les autorités gouvernementales à se pencher sur leur sort.
Nouvelles
du 12 mars 2012
Le Parquet de Port-au-Prince et
et l'ULCC prometent de cooperer dans le cadre d'une lutte plus efficace
contre la coruption
Port-au-Prince, le 12 mars 2012 – (AHP) –Le
commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jean Rénel Senatus a
annoncé lundi une plus grande rigueur dans la répression de la
corruption dans sa juridiction, en donnant la garantie de
l’application d’une politique de tolérance zéro.
A
l’issue d’une rencontre qui s’est déroulée au parquet de Port-au-Prince
avec le directeur général de l’Unité de Lutte contre la Corruption,
Antoine Athouriste le chef du parquet a fait savoir que
plusieurs
institutions sont dans le collimateur de la justice pour
corruption dont des mairies, la Télévision Nationale d’Haïti,
l’Office National d’assurance Vieillesse et le Fonds d’Assistance
Economique et Social.
Jean Renel Senatus a
appelé la population à participer a la lutte contre la corruption en
dénonçant les présumés corrupteurs dont elle est victime.
De
son coté le directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption
s’est dit satisfait de la coopération entre les deux
institutions
qui partagent la tache de la lutte contre la corruption. Antoine Athouriste a
fait remarquer que la poursuite est l’un des axes les plus importants
dans la lutte contre la corruption à côté de la prévention, l’éducation
et l’enquête.
Il
a ainsi félicité le chef du parquet de son engagement à
appliquer
la loi pour combattre la corruption en commençant, a-t-il dit ,par des
dossiers en souffrance.
Haïti
était classé au 175e sur 183 pays dans le dernier rapport de
Transparency International de l’indice de perception de la corruption.
Ce classement aurait tenu compte d’un ensemble de critères
dontl’application des lois anti-corruption et l’accès à l’information.
Les
differents gouvernements qui se sont se succédé au pouvoir en
Haïti ont toujours fait part de leur engagement à faire de la lutte
contre la corruption l'une de leurs priorités mais aucun
d’entre
eux ne semble jusqu’ici avoir fait la différence.
Et
souvent, certains se cachent derrière la dénonciation de la
coruption du prédécsseur pour mieux se livrer à la corruption.
Forum
de deux jours à Port-au-Prince entre autorités sanitaires haïtiennes et
dominicaines pour examiner des
aspects en rapport avec le contrôle épidémiologique dans l'île
Port-au-Prince,
le 12 mars 2012 – (AHP) –Les
autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines ont entamé lundi à Port
Prince une réunion de deux jours pour examiner des aspects en rapport
avec le contrôle épidémiologique dans l'île, l'application de programmes de
vaccinations strictes afin de protéger les populations des deux pays de
divers types de maladies
et élaborer, une feuille de
route pour le contrôle et l'élimination du choléra.
Présidée par les ministres haïtien et dominicain de la santé Florence D. Guillaume Bautista Gomez Rojas, cette reunion
proposée par le president Michel Joseph Martelly, vise aussi l'identification
de problèmes prioritaires de santé publique communs aux deux nations,
les modalités d'intervention et la mobilisation de
ressources techniques et humaines.
Les
résultats des discussions seront publiés ce mardi avec
l'élaboration de la feuille de route pour le contrôle et l'élimination
du choléra.
Depuis octobre
2010 plus de 7000 personnes ont eté tuées par cette maladie, dont le
virus a été transmis, selon plusieurs experts internationaux,
par
un régiment des forces nepalaises de la Mission des Nations
Unies
pour la Stabilisation du pays (Minustah), qui a deversé des matières
fecales dans une rivière de la région de Mirabalais, dans le centre du
pays.
La maladie s'est ensuite
propagée en République dominicaine, où il a fait 160 morts.
Le président
Martelly lance "les Etats Généraux de l’Investissement en Haïti "
Port-au-Prince,
lundi 12 Mars 2012 : Le Président Michel Joseph Martelly, a
procédé lundi à l’ouverture officielle des Etats
Généraux
de l’Investissement (EGI), qui se déroulent jusqu'au 14
Mars à
l’Hôtel Karibe à Port-au-Prince
. Cette activité présentée par la présidence comme une grande première
en Haïti,
a démarré en
présence de plusieurs officiels du Gouvernement, de
parlementaires, de Chefs d'entreprise, d’entrepreneurs,
d'universitaires, de représentants d'institutions et organisations
internationales ainsi que de membres du Corps diplomatique.
«
Les Etats Généraux sont, par définition, une assemblée extraordinaire
convoquée dans le but de traiter d’une situation critique. Ils ont pour
principe d’être ouverts à tous dans le but de réunir, de manière
librement consentie, l’ensemble des acteurs publics et civils concernés
par cette situation », a déclaré le Chef de l’Etat qui félicite le
Ministère du Commerce et de l’Industrie pour cette louable initiative.
C’est une activité qui, selon le Ministre Wilson Laleau, se veut un
appel aux acteurs économiques pour qu'ils prennent conscience de la
situation économique actuelle afin de redynamiser ce secteur.
Parce
que le Président de la République est conscient de la situation
critique à laquelle fait face Haïti dans le domaine de
l’investissement, il s’engage à créer un climat
propice
pour que le pays puisse se remettre très vite à l’heure des
investissements : « L’investissement, c’est la source d’énergie de la
croissance économique, condition sine qua non de la création d’emplois
», a dit le chef de l'Etat
Le Président Martelly a
egalement dit croire qu’Haïti doit devenir une terre d’élection pour
les investisseurs du monde entier, une terre d’asile pour la
productivité du capital, une réussite économique exemplaire
pour
les autres nations. Il encourage donc tous les
acteurs à se
mettre au travail. Car, « une nation sans investissements, c’est une
nation condamnée à la pauvreté, au déclin ».
78% des Haïtiens
sont aujourd'hui dans une situation de pauvreté absolue
contre
58% en extrême pauvreté. A ce sujet, le Secrétaire d'Etat aux Affaires
Etrangères, Pierre Richard Casimir, a renouvelé la détermination du
Chancelier Laurent Lamothe de poursuivre ses démarches visant à attirer
des investisseurs dans le pays.
« Ce sont des milliards de
dollars que nous avons le devoir d’attirer en Haïti dans les prochaines
années si nous voulons impulser à notre économie une forte croissance,
capable de créer des emplois dans des proportions compatibles avec les
objectifs que j’ai fixés pour la nation et avec les
attentes légitimes du peuple haïtien », a dit le Chef de l’Etat quia
attiré l’attention des acteurs économiques sur le fait que le flux de
capitaux vers la zone des Caraïbes est considérable et en nette et
constante augmentation depuis le début des années 2000.
Appelant
à la solidarité de tout un chacun évoluant dans ce secteur, le
président Martelly a appele à la formation d'une conférence
nationale permanente sur l'investissement qui se réunira régulièrement
pour prolonger les travaux des Etats Généraux de l’Investissement.
Les Etats généraux de l’Investissement en Haïti
ont
été lancés alors que le pays fait face à une recrudescence de
l'insécurite qui a fait une dizaine de morts ces derniers jours.
Le
dernier en date est un agent 2 de la police nationale. Le
policier Serge Casséus, de la 15e promotion de la PNH a été abattu en
plein jour par des indivius à moto dans le quartier populaire de la
Saline.
Haïti
au coeur du sommet des chefs d'Etat de la Caraïbe à
Paramaribo:
les entrepremeurs et les diplomates haïtiens exonérés de visas dans dans dix des quinze
pays membres de la caricom après un accord signé avec la
Barbade
Port-au-Prince,
le 12 mars 2012 – (AHP) –La
situation qui prévaut actuellement en Haïti a été l'un des sujets à
avoir retenu l'attention des chefs d'Etat de la Caraïbe lors
d'un
sommet la semaine dernière à Paramaribo (Surinam).
Le premier ministre de San Cristóbal y Nieves et
ex-président de la Caricom, Denzil Douglas a rapporté que Les chefs d'Etat
ont exprimé leurs préoccupations quant au maintien de leur
bureau en
Haïti dirigé par l'ancien premier ministre jamaïcain P.J. Patterson et sur la façon de lier le
travail effectué par M. Patterson aux
efforts internationaux dans le cadre de la reconstruction d'haïti
ravage par un puisant séisme le 12 janvier 2012.
Les
dirigeants de la Caricom ont du coup réitéré leur appel à la
Communauté
internationale pour qu'elle remplisse ses promesses de financer la
reconstruction d'Haïti. Ils ont ausi exprimé le souhait d'une
ratification rapide du nouveau premier ministre désigné par le
president
Michel Martelly après la démision de Garry Conille.
Denzil Douglas a également informé qu'Haïti
a désormais les portes ouvertes dans dix des quinze pays membres de la
Communauté des Caraïbes (Caricom), après que la Barbade eut
souscrit à
un accord permettant aux chefs d'entreprises et aux
diplomates haïtins
de visiter ce pays sans avoir besoin d'un visa.
Les
deux pays ont abouti à cet accord suite à une convention
signée entre
le chancelier la Barbade, Maxine McClean, et l'envoyé spécial
d'Haïti
à la Caricom, John P. Alexis.
Cette convention signée par la Barbade permet le libre mouvement aux
chefs
d'entreprises et aux diplomates qui ont déjà des visas américains
et
Schengen de l'Union Européenne.
Le
president Michel Martelly avait récemment exigé que les pays membres de
ce groupement cessent d'exiger des visas des citoyens haïtiens. "
La
politique de l'exonération de visas permet aux chefs
d'entreprise
haitiens de se déplacer dans les pays de la Caricom. Tous les
pays
membres se sont engagés à le faire ", a souligne le premier ministrede
San Cristóbal y Nieves Il a dit esperer que tous les pays de
la
caricom adoptent cette même politique dans les prochains mois.
Nouvelles
du 11 mars 2012
La
presse dominicaine fait état d'un climat d'incertitude en Haïti qui
empêche toutes activités avec ce pays: le Listin Diario appelle
le gouvernement dominicain à prendre des mesures
pour la
préservation des vies et des biens des citoyens dominicains pendant que
le climat d'incertitude et d'instabilité
se dévelope en Haïti.
Santo-Domingo,
le 11 mars 2012 – (AHP) –Il
n'y a en ce moment sécurité pleine ni garanties suffisantes pour que
les transporteurs et commerçants dominicains, ou tout citoyen de ce
pays qui veut visiter Haïti, puissent effectuer leurs opérations et
activités dans cette nation sans s'exposer à des dangers graves, ecrit
dimanche le Listin Diario.
Selon
le quotidien dominicain, Haïti paraît plongé de nouveau dans
une
étape d'instabilité sociale et politique qui respire l'insécurité
générale.
Il affirme que des institutions internationales qui
emploient de nombreux employés en Haïti, ont décidé
d'utiliser
uniquement « un personnel réduit » pour s'occuper de leurs
intérêts, face à une situation de violences et aussi en raison
de
protestations anti-gouvernementales.
Des troupes des
Nations Unies, qui ont récemment dû intervenir pour dégager un groupe
de de dominicains menacés et frappés par des haitiens agressifs, ont
résolu d'escorter des camions et des autobus de passagers qui
traversent lqa frontière pour éviter qu'ils soient bloqués ou attaqués.
le journal informe encore que le personnel du consulat
dominicain de Juana Méndez a dû deplacer son siège, par
crainte
d'actes de violence
Selon les Listin Diario, il règne en Haïti
une situation marquée par une chaîne de faits préoccupants et
de
sombres présages noirs pour l'amélioration des relations bilatérales avec la
République dominicaine
Ces
actes méritent d'être pris au sérieux par le gouvernement
dominicain pour la préservation des vies et des biens des
citoyens dominicains, et aussi pour garantir l'ordre et le respect des
normes migratoires tout le long de la frontière, pendant que le climat
d'incertitude et d'instabilité se deevelope en Haïti.
Les
protestations se sont poursuivies dimanche à la frontière nord entre
les deux pays et les menaces de mort et de kidnappings aussi.
Ce
qui a contribué à augmenter encore davantage les tensions. La presse
dominicaine fait état du retour au pays de nombreux
citoyens dominicains qui travaillent en Haiti.
Réunion
des Evêques haitiens et dominicains à Santo-Domingo
Santo-Domingo,
le 11 mars 2012-Les
évêques dominicains et haïtiens ont entamé dimanche une rencontre a
Santo-Domingo pour une analyse de la situation de la migration
haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation de
l'église catholique, tant en Haïti qu'en République dominicaine.
La
rencontre est dirigé par l'Archevêque Métropolitain de Saint-Domingue,
monseigneur Nicolás Jesus Cardenal López Rodriguez, comme président de
la Conférence Episcopale dominicaine (CED) et Monseigneur
Chibly
Langlos, évêque du diocèse des Cayes et président de la
Conférence Episcopale haitienne (CEH).
La
réunionqui se tient jusqu'au 14 mars, est élargie
aux
secrétaires des deux Conférences et aux prêtres experts dans
les
sujets qui seront traités.
Le
chef du Parquet de Port-au-Prince souhaiterait voir le Sénat
mettre les senateur Joseph Lambert et Steven Benoit à sa disposition
Port-au-Prince,
le 11 mars 2012 – (AHP) – Le commissaire du gouvernement
de Port-au-prince, Jean-Renel Sénatus, exprime le souhait d'interroger
les sénateur
Joseph Lambert et Steven Benoit suite aux incidents provoqués par la
panique généralisée qui s'est emparée de la capitale le 8 mars dernier
après les déclarations inquiétantes d'un sénateur de la République..
En effet, lors d'une conférence de presse ce jour-là, le 3ème sénateur
du sud-Est, Joseph
Lambert, de surcroit proche du president Michel Joseph Martelly, a
annoncé que le pays allait enregistrer " un kouri d'ici les prochaines
48 heures",
un mot qui en Haïti, est synonyme de
graves troubles politiques.
De
plus, M. Lambert a fait ces déclarations peu après qu'il eut annoncé sa
démission de la commission qui enquête sur la nationalité du président,
en accusant d'autres membres de cette structure de complot
pour
détourner l'enquête
Et le sénateur de l'Ouest, Steven
Benoit a aussitôt demandé à la population de rentrer chez elle pour
éviter d'être victime.
Le chef du Parquet a demandé à son
Ministère de tutelle (la justice) d'essayer d'obtenir du Sénat qu'il
mette les deux sénateurs à sa disposition, sous l'accusation entre
autres de trouble à l'ordre public. Ce qui équivaut à une demande de
levée d'immunité.
Les declarations du 8 mars ayant donné lieu à
de graves tensions, ont provoqué plusieurs accidents de la circulation
et des accrochages entre chauffeurs.
Si les proches du sénateur
Lambert tentent d'expliquer ses déclarations sensasionnalistes par la
céremonie qui allait être organisée au palais national par le président
Martelly pour présenter des passeports à la palteforme Religions pour
la paix, dans l'entourage du sénateur Benoit, on estime qu'il avait
pour devoir d'avertir la population face à des propos jugés menaçants.
Les
hommes armés en treillis militaires toujours dans les anciennes bases
des ex-FADH, malgré les sommations de la presidence et du ministère de
l'Intérieur
Port-au-Prince,
le 11 mars 2012 – (AHP) – Plus
d'une semaine après les déclarations de la Présidence et du Ministère
de l'Intérieur et de la Défense, sommant les hommes armés et
autres militaires demobilisés qui occupent les anciennes bases des
Ex-forces armées d'Haïti d'abandonner ces sites et de rentrer chez eux,
ces derniers y auraient au contraire renforcé leur
présence.
Défiant
tous les appels à vider les lieux, les hommes en treillis
militaires continuent de "s'entrainer" dans les camps de Lamentin (sud
de Port-au-Prince) et d'ailleurs, affirmant avoir le droit
d'être
où ils sont et se considérant même comme les premiers éléments de la
nouvelle force armée qui sera créée.
Les anciens
militaires s'en prennent à des proches du chef de l'Etat et d'autres
secteurs qu'ils accusent d'être hostiles à la remobilisation de l'Armée
en raison d'intérets paticuliers.
Ils estiment que si le
président Martelly évoquent la posssibilité qu'ils quittent les camps,
c'est sous la pression de ces mêmes secteurs, "puis qu'il sait que nous
sommes sa principale garantie de securité".
le chef de la
MINUSTAH Mariano Fernandez qui avait reecement appelé les autorités
haïtiennes àpasser de la parole aux actes dans le dossier des occupants
des anciens sites militaires, avait ete informé la semaine dernière par
le chef de l'Etat des dispositions qui sereaient prises pour
les
en déguerpir.
Mais, depuis rien n'a été fait, en dépit d'une
resolution du seenat appelant notamment les autorités pouser les hommes
armés hors des camps. Mais la question est de savoir quelle
force
réalisera ce boulot. Puis que ces hommes seraient bien plus armés (on
ne sait par qui) que la force nationale de police.
La communauté
internatonale particulièrement les Etas-unis et le Canada avait
pourtant exprimé son désaccord avec l'idée du
retour de
l'Armée, estimant que les ressources fiancières disponibles devraient
plutôt servir à renforcer la force de police.
Nouvelles
du 9mars 2012
Assasinat
d'un activiste politique et ex-membre de l'ancienne
Commission nationale de désarmement
Port-au-Prince,
le 9mars 2012 – (AHP) –L'activiste politique bien
connu Jean-Baptiste
Jean-Philippe, alias
Samba Boukman, a
été assassiné par balles ce vendredi dans le quartier
de Delmas
95 (Port-au-Prince0, par des individus qui circulaient à moto.
Samba Boukman qui
faisait partie de l'ancienne Commission de désarmement
dirigée par l'ancien depute Alix Fils-Aimé sous
l’administration
du président René Préval, se trouvait au volant de son véhicule
au moment où il a eté attaqué.
Ce
nouvel assasinat vien allonger la liste dejà très longue de citoyens
abattus au cours de cette semaine et survient quelque 24 heures après
les declarations confuses et sans explications jeudi d'un
parlementaire, selon lesquelles un " kouri"devrait intervenir dans les
48 heures au pays. Ce
qui a ete aussitôt assimilé à la perpetration de possibles actes de
violence.
Le corps ensanglanté de Jean-Baptiste Jean-Philippe, se trouvait sur la chaussée jusque
vers les 16 heures. Selon des riveraiens, il s'agirait d'une exécution.
La
MINUSTAH a fait savoir tout au cours de la semaine qu'il n'y
avait pas lieu de parler de recrudscence de l'insécurité dans le
pays.
Nouvelles du 8
mars 2012
Le
président Michel Martelly exhibe des passeports devant
l'ambassadeur des Etats-Unis et le coordonnateur de la plateforme
"Religions pour la paix" pour
tenter de convaincre de sa nationalité haïtienne
Port-au-Prince, le 8 mars
2012 – (AHP) – Le
président Michel Martelly a exhibé jeudi après-midi
au palais national devant des membres de la
presse, des ministres du gouvernement, des membres de sa famille et du
corps diplomatiques 8
passeports haïtiens pour tenter de convaincre de sa nationalité
haïtienne suite à des accusations selon lesquelles ils disposeraient de
la double nationalité americaine et italienne.
Selon M. Martelly
qui a toujours refusé de collaborer avec la commission senatoriale qui
enquête sur la nationalité des membres de l'exécutif , a indiqué que
c'est à la demande de la plateforme " Religions pour la paix" qu'il
s'est resolu à presenter lesdits documents.
"
Religions pour la paix" qui reunit des membres de différentes
confessions religieuses,
catholique,
protestante, épiscopales, musulmane et vodoue est coordonné par
l'Evêque des Nippes , Mgr Pierre-André Dumas.
Le chef de l'Etat avait au préalable demandé à
l'ambassadeur américain, Kenneth Merten, de faire une déclaration pour
dire s'il le croit être un citoyen américain ou non. Et l'ambassadeur
de declarer aussitôt que le président n'est pas un citoyen americain
et qu'il a remis le 2 mai 2011 sa carte de
résidence américaine, avant d'accéder à la première magistrature de
l'Etat.
Le
diplomate americain a insisté que le president est un citoyen haïtien,
toutefois, Michel Matelly est aussi accusé d''avoir la nationalité
italienne.
Les
passeports exhibés par le chef de l'Etat dont un concernant un voyage
qu'il aurait effectué le 21 novembre 2007, ont été observés par des
membres de la presse et d'autres personnalités présentes dont
Monseigneur Dumas.
Toutefois, le service d'immigration avait pourtant
laissé entendre que M. Martelly alors musicien de Sweet Micky ne se
trouvait pas sur ledit vol,
selon le senateur Anick
François Joseph.
Le
président Maryelly a dit espérer que son geste servira à mettre un
terme à la crise et servira aussi d'exemple aux autres institutions du
pays.
Entre
autres personnalités présentes à cette
cérémonie,
l'ancienne gouverneure générale du Canada et actuelle
envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti, Michaelle
Jean.
La
commission dont 3 membres ont démissionné un peu plutôt dans la
journée, était en réunion suite à l'intervention du chef de l'Etat, en
vue d'une réaction officielle.
Cependant, un de ses membres (qui
a dit ne pas vouloir devancer la position du groupe) ne semblait pas
du tout convaincu par la prestation du chef de l'Etat.
Il a
fait savoir qu'il s'attendait à ce que les diplomates
présents au
palais national convainquent plutôt le president de respecter les
institutions de son pays, en présentant les documents demandés devant
la commission du sénat, le legislatif étant, a-t-il souligné, le seul
pouvoir de contrôle de l'exécutif.
Confusion
et peur à Port-au-Prince après qu'un sénateur de la République eut
annoncé un " kouri" (de graves événements politiques)
dans les 48 heures
Port-au-Prince,
le 8 mars 201 – (AHP) – C'est
le sénateur Joseph Lambert, un parlementaire de la plateforme Inité
(Unité) devenu proche du président Michel Martelly qui a annoncé lors
d'une conference de presse que des évenements allaient se produire dans
les prochaines 48 heures dans le pays.
Et
ces déclarations ont provoqué la
confusion la plus totale: des gens qui s'empressaient de regagner leurs
domicile, des parents qui accouraient dans les écoles pour récupérer
leurs
enfants, des familles qui invstisaient les super-marchés pour faire ds
provisions, des hurlements des sirène de la police et des vehicules de
membres du
corps diplomatiques qui filaient à toute vitesse.
On apprenait dans
le même temps que les 3 sénateurs qui n'avaient pas signé la recente
lettre au président Martelly pour lui demander de donner aux
gouvernements americain et italien l'autorisation de
fournir
des informations sur sa véritable nationalité, ont demisionné de la
commission d'enquête sur la nationalité. Il s'agit des sénateurs Joseph
Lambert,Youri Latortue et Yvon Bissereth.
Et Suite à l'annonce du "kouri" par le
sénateur Lambert, la rumeur a circulé selon laquelle, les autorités
allaient dissoudre le parlement.
Intervenant sur les ondes d'une
radio de la capitale, le senateur Steven Benoit , un membre de la
commision senatoriale d'enquête à invité la population à rentre chez
elle et à faire preuve de la plus prudence,
n'excluant
pas que sa vie soit en danger.
Dans différents milieux,
les
commantaires etaient nombreux sur le sens des déclarations de Joseph
Lambert qui estime-t-on, doit forcément être informés des événement qui
pourraient survenitir au pays dans les 48 heures.
Nouvelles du 7
mars 2012
Rapport
préliminaire
de la sous-commission immigration qui enquête sur la nationalité des
membres de l’Exécutif: au moins 3 membres du gouvernement
démissionnaire, tous des secrétaires d’Etat, seraient de nationalité
étrangère
Port-au-Prince,
le 7 mars 201 – (AHP) – Le
rapport préliminaire de la sous-commission immigration qui enquête sur
la nationalité des membres de l’Exécutif révèlé mercredi qu’au moins
3 membres du gouvernement démissionnaire, tous des secrétaires d’Etat
sont de nationalité étrangère.
Il
s’agit de Elsa Baussan Noël, secrétaire d’Etat au Patrimoine,
Georges Racine (Intérieur) et Jean Claude François (Enseignement
Supérieur)
Le
sénateur Moïse Jean-Charles, membre de la dite commission a fait savoir
que, selon ses information, le secrétaire d’Etat Jean Claude Cazeau a
l’habitude de voyager avec un passeport canadien.
En
ce qui concerne le [résident Michel Martelly, le rapport souligne que
les parlementaire enquêteurs ont de sérieux doutes sur sa nationalité
d’autant qu’il refuse catégoriquement de collaborer
Pour
ce qui est du premier ministre désigné, Laurent Lamothe qui est
actuellement ministre des affaires étrangères dans le gouvernement
démissionnaire, son dossier parait très flou: voilà pourquoi la
commission souhaite qu’il vienne le compléter, a souligne M.
Jean-Charles.
Le
parlementaire a par ailleurs fait remarquer que M. Lamothe n’a pas
déposé par devant la commission tous les passeports qu’il a l’habitude
d’utiliser dans le cadre de ses voyages.
Si
l’étau se resserre de plus en plus autour du président Martelly qui
refuse de collaborer, son premier ministre désigné, Laurent Lamothe est
dans une situation grave car son dossier est flou, a fait savoir le
sénateur Moïse Jean-Charles.
7Dias.com
réagit à la lettre de Jean-Max Bellerive au journal Hoy dans le dossier
des contrats obscurs
Santo-Domingo,
le 7 mars 2012 – (AHP) –En
réaction aux déclarations de l' ancien premier ministre
haïtien, dans
une lettre au Directeur général de
HOY dans le dosier des "contrats obscurs", la revue digitale 7Dias.com de la journaliste Margarita
Cordero, a
affirmé qu' il ne s' agit pas de xénophobie, en référence aux propos
contenus dans la correspondance de Jean Max Bellerive.
L'ancien premier ministre avait
fait savoir qu'il existe en Haiti, comme en
République dominicaine, des secteurs xénophobes qui
questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière.
"Il n'est pas question de
xénophobie, mais d'un
gigantesque scandale de corruption qui implique environ 350 millions de
dollars, a rétorqué Margarita
Cordero, une journaliste de renom, très respectée dans la
société dominicaine et qui a fait la prison sous Balaguer.
La revue
digitale qui
a documenté plusieurs cas de corruption dans
l'actuelle administration Fernández et
publié des dossiers de corruption ayant touché même la première dame
domnicaine, Margarita Cedeño de Fernández, a entre autres,
mis en
evidence, dans le dossier des "conrats suspects", les liens de parenté
entre différents acteurs haitiens et la complicité qui existerait entre
les parties haitienne
et dominicaine.
La
revue digitale relève aussi que, selon Bellerive, l'équipe du
président Martelly a revisé lesdits contrats et a autorisé le lancement
des travaux
Dans
différents milieux dominicains, on questionne aussi le "don" par la
République dominicaine de l'Université de Limonade (nord d'Haïti)
inaugurée le 12 janvier 2012, à l'occasion du 2ème anniversaire du
violent séisme qui a ravagé le pays et détruit la plupart de ses
universités.
L'université
Roi Henri Christophe aurait plutôt été construite en échange
de ces
contrats jugés obscurs. En effet, la liste officielle
des donateurs ayant contribué à la réalisaton de l'Université, n' a
jamais été publiée par les autorités dominicaines.
Le president de
l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras "préoccupé" par des
soupcons de mise sur ecoute de telephones de parlementaires et de medias: le Directeur géneral du CONATEL
promet
que la question pourra être abordée lors d'une conference de presse ce
jeudi
Port-au-Prince,
le 7 mars 2012 – (AHP) – Le
président de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras, se dit
préoccupé par des soupçons, de plus en plus évidentes, selon
lesquelles, les téléphones portable des certains parlementaires et
médias du pays seraient sur écoute.
Cela fait
plusieurs mois que je reçois des plaintes venant de députés, de
sénateurs et même de membres du gouvernement, faisant état des soupçons
sur la mise sur ecoute de leurs téléphones portables, a dit le sénateur
Desras informant s’être entretenu avec le directeur général du Conseil
National des Télécommunications (Conatel) à ce propos.
"Le
directeur du Conatel m’avait confirmé qu'il existe des possibilités en
ce sens", a dit M. Desras qui declare avoir eté informé qu'un appareil
avait été commandé pour qu’on puisse mettre sur écoute des téléphones.
Mais je ne sais pas si l’appareil a eté installé depuis, ajouté l’élu
du Plateau Central.
S’il s’avère aujourd’hui que les
téléphones de certains officiels et médias sont réellement mis sur
écoute, ce serait une menace sur la liberté d’expression et le Sénat ne
resterait pas les bras croisés, a-t-il prévenu.
Les
médias qui seraient espionnés sont ceux qui n’auraient pas de positions
pro-gouvernementales ou qui informeraient de manière critique et
objective, estime Dieuseul Simon Déras.
Le
parlementaire a informé que des experts ont été engagés pour vérifier
l’information de manière à permettre au grand corps de prendre les
décisions nécessaires, a ajouté M. Desras qui dit se rappeler les
tristes souvenirs de l’époque où le droit de s’exprimer librement était
bafoué.
Joint au téléphone, le Directeur géneral du
CONATEL, l'Ing Jean-Marie Guillaume s'est refusé à toute déclaration
pour l'instant, mais a promis que la question pourra être
abordée
lors d'une conference de presse ce jeudi.
Multiplication
des assasinats à Port-au-Prince: la MINUSTAH pas contente avec
ceux qui parlent de recrudescence de l'insecurité
Port-au-Prince, le 7 mars 2012 –
(AHP) – Le
climat d’insécurité qui s’installe dans la capitale haïtienne depuis
plusieurs semaines a fait deux nouvelles victimes mardi soir, alors que
dans la logique de leur chef Mariano Fernández, les porte-parole de la
mision onusiene en haïti, Sylvie Van Den Wildenberg et Michel
Martin
ont fait savoir qu'il n'y avait pas lieu de parler de ressurgence de
l'insécurité, puisqu'il ne s'agit, selon eux que de quelques cas.
L’ancien
gouverneur de la banque centrale, Venel Joseph, a été tué pas balles
mardi soir alors qu’il rentrait chez lui dans le quartier de Museau, à
Port-au-Prince.
M. Joseph a succombé à ses blessures peu après son admission dans un
centre hospitalier.
Un
peu plus tôt, Wilner Cazeau, présenté comme un ancien militaire, a été
abattu par balles par des hommes à moto non loin de son domicile à
l’avenue Christophe, dans le centre de la capitale.
Les bandits ont pu prendre la fuite avant l’arrivée des
forces de l’ordre.
Selon
des sources policières, citées par des radio locales, 3 présumés
bandits auraient été tués ce même mardi dans le
centre-ville .
La recrudescence de
l’insécurité ne semble pas surprendre le sénateur Steven Benoît qui dit
relever plusieurs sources d'où proviendrait cette poussée de
criminalité. Parmi elles, le parlementaire cite des règlements de
compte liés au narcotrafic, le phénomène du banditisme, le fait que des
hommes armés en treillis militaires sont présents dans plusieurs coins
du pays, les manoeuvres de diversion pour détourner l'attention de
cerains problèmes et tenter dans le même temps d'en faire porter le
chapeau à d'autres.
Selon lui, les récentes
déclarations su chef de l’Etat selon lesquelles, on ne saurait parler
d'une remontée de l'insécurité en Haïti, prouvent que Michel Martelly
ne maitrise pas le dossier. Le chef de l'Etat
disait fonder son analyse sur les statistiques
de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti
(Minustah) dont il a loué le service d’intelligence.
"Il
n’y a qu’à voir les rues vidées dès la tombée de la nuit pour se faire
une idée du climat d’insécurité et de peur qui règne sur la ville, a
dit Steven Benoit, rappelant que les parlementaires ont toujours
accompagné la police et la justice pour les doter de moyens pour
combattre l’insécurité.
Ce mercredi, les porte-parole
de la mission onusienne ont enfoncé le clou en tentant de faire croire
qu’il n’y a pas lieu de parler de crise sécuritaire.
"C’est
totalement faux de dire qu’il y a une crise en matière de sécurité dans
le pays, s'est insurgé Michel Martin, nouveau porte-parole de la police
des nations unies en Haïti (Unpol) ajoutant que les forces de l’ordre
revoient généralement leurs stratégies et procèdent à des ajustements
en fonction de l’évolution de la situation.
L’insécurité
est un phénomène mondial qui n’est pas propre
à Haïti, a estimé M. Martin.
La
porte-parole de la Minustah, Sylvie Van den Wildenberg a abondé dans le
même sens. "La situation sécuritaire en Haïti n’est pas alarmante",
a-t-elle dit, même si elle reconnait qu’il y a 2 ou 3 personnalités
importantes à avoir été assassinées, ces derniers jours dans le pays.
C’est
cette succession d’assassinats de personnalités importantes qui rend
plus visible un phénomène qui n’est pas forcément en
augmentation, a dit madame Wildenberg. Cependant,
au Senat
comme à la chambre, des sénateurs et des députés se demandent
s'il faut que des centaines de personnes soient assasinées en une
semaine pour que la MINUSTAH reconnaisse que l'insecurité est galopante
et prenne aux côtés de la police nationale, ds mesures pour l'endiguer.
Dans
de nombreux cas, on relève que les agents de la MINUSTAH restent au
loin quand des gens se font agresser et tuer, n'intervenant qu'après le
depart des bandits. Ce fut le cas avec une dame qui se
faisait
devaliser le mois dermier à la Rue Lamartinière par des bandits armés
sous les yeux presque complaisants de casques bleus qui ne les ont même
pas poursivuis.
Le sénateur Kély C. Bastien
presse les
autorités
constituées de donner des explications sur la provenance des armes que
détiennent les groupes de citoyens occupant les anciennes bases des
ex-FADH
Port-au-Prince,
le mars 2012 – (AHP) – Le
sénateur Kély C. Bastien a appelé mercredi les autorités
constituées à donner des explications sur la provenance des armes que
détiennent des groupes de citoyens se réclamant des ex-FAd’H (Forces
Armées d’Haïti).
Depuis plusieurs mois, des centaines
de jeunes filles et de jeunes garçons et quelques "militaires
demobilisés", s’entrainent dans les anciennes bases de la défunte armée
dissoute en 1995 sous la direction d’anciens officiers et dans la
perspective de forcer le président Michel Martelly à respecter ses
promesses de campagne de remobilisaton de l’armée.
D’où
proviennent ces armes et dans quel but ces hommes et ces femmes ont-ils
été armés, se demande le parlementaire qui refuse de croire qu’il
s’agit d’anciens militaires.
Il y a dans les camps
des jeunes de 23 ans, des repris de justice et d'autres infiltrés, a
fait remarquer l’ancien président de l’Assemblée Nationale, ajoutant
que ces armes n’auraient pas pu être achetées en dehors des autorités
constituées.
C’est une situation qui nous préoccupe, a dit Kély Bastien exigeant des
explications.
Dans
ces conditions, il serait difficile de parler de désarmement, a-t-il
reconnu , assimilant ces groupes d’hommes et de femmes qui s’entrainent
à des milices puisqu’ils n’appartiennent à aucunes forces légales.
D'autres
parlementaires questionnent la crediblité des avertisements et autres
ultimatum adressés par le pouvoir aux occupants les anciennes bases des
ex-FADH, puisque cs mises en garde n'ont pas été suivies d'effet
Nouvelles du 6 mars 2012
Crises
à multiples dimensions en Haïti: La plateforme « Religions pour la Paix
» veut jouer les facilitateurs pour aider à éviter
le chaos
Port-au-Prince,
le 6 mars 2012 – (AHP) – La plateforme « Religions pour la Paix » qui
regroupe des responsables de plusieurs confessions religieuses dont les
églises catholique et protestante, ainsi que le
vodou,
affirment vouloir jouer le rôle d’arbitre pour permettre la résolution
de la crise que traverse le pays et éviter qu’il ne plonge dans le
chaos.
Le
coordonnateur de la plateforme, Mgr Pierre-André Dumas a fait savoir
que des rencontres ont déjà debuté avec différents secteurs de la vie
nationale dans cette perspective.
"Aucun
secteur ne sera négligé, a assuré Mgr Dumas, citant entre autres les
protagonistes des crises actuelles: la classe politique, le secteur des
droits humains et la classe des affaires.
"Nous
devons tous prendre de la hauteur et poser les vrais problèmes de la
nation pour trouver des solutions, a dit le prélat, soutenant
que
cela devrait favoriser la bonne marche du processus
de
reconstruction du pays ravagé par un violent séisme ayant fait plus de
300.00 morts le 12 janvier 2010.
Mgr
Pierre-André Dumas appelle, au nom de Religion pour la Paix,
tous les Haïtiens à chercher le bien-être de la
nation.
"Nous
n’avons pas la solution des problèmes mais nous voulons jouer lun rôle
de facilitateurs en vue de trouver des solutions durables et efficaces,
a-t-il dit.
Le pays est
privé depuis 2 semaines d'un premier ministre capable de
prendre
des engagements au nom de la nation. Et on ne sait pas quand le premier
ministre designé pour remplacer Garry Conille (demissionnaire) pourra
déposer ses pièces devant les commissions devant être formées à cette
fin au sénat et à la chambre.
On se sait pas parce qu'une
autre crise non résolue paralyse la marche de ce dossier: celle
entourant la nationalité exacte du chef de l'Etat ascusé d'avoir les
citoyennetés américaine et italienne, et celle des membres du
gouvernement dont le premier designé lui-même, Laurent Salvador Lamothe.
Mais le chef de l'Etat refuse de collaborer avec la commission, ce qui
exacerbe le malaise ambiant et aussi les suspicions.
Mais,
ce n'est pas tout: il y a la crise des hommes armés, en treillis
militaires, trop longtemps tolerés qui occupent les bases des anciennes
forces armées d'Haïti, malgré les ultimatums et les menaces des
autorités.
Et l'on se demande, anxieux, si le gouvernement va
avoir recours aux casques bleus pour déloger ces hommes, comme ce fut
le cas lors de l'operation contre les troupes du commandant
Ravix
Remissainthe qui s'est terminée dans le sang.
Entre temps, la
contestation prend de l'ampleur contre la décison des autorités de
nommer des commissions communales pour remplacer des conseils
municipaux élus, alors que pour beaucoup, ces derniers disposent de
plus de provisions légales pour rester en poste jusqu'aux prochaines
élections.
De fait, un peu partout à travers le pays, des
conseil municipaux se rallient à la position du maire Jean-Yves Jason
qui affirme son refus de partir de la mairie de Port-au-Prince. Même si
le chef de l'Etat a fait savoir que les décisions de l'Etat sont
irrévocables.
Cependant nouvel element: le maire sortant informe que sa residence a
ete criblée de balles la nuit dernière.
Et
puis, il y a la bombe de l'insécuité qui effraie. Et quoi qu'en disent
le president Martelly et le chef de la MINUSTAH sutr la non-opportunité
de parler de recrudescence, les faits sont là qui sautent aux yeux.
Il
y a aussi le scandale de corruption entourant des contrats sans appels
d'offre signés par l'ancien premier ministre Jean-Max Bellerive avec
des comapgnies dominicaines pour realiser 3 projets de construction
dont le palais législatif. Ces compagnies appatiendraient
toutes
au seul et même sénateur Félix Bautista, presenté comme un proche du
président Leonel Fernández .
Il ne faut pas non plus oublier les
contentieux entre les autorités et les étudiants, entre les autorités
et les resopnsabls de l'Universite d'Etat, entre les autorites
et
de nombreux secteurs de la societé civile dont la presse.
La
plateforme "Religions pour la paix", a-t-elle les ressources
necessaires pour jouer les faclitateurs, compte tenu de la complexité
des differentes crises.
La
majorité des sénateurs membres de la commision d'enquête sur la
nationalité écrivent au président Joseph Michel Martelly pour
lui
demander d'autoriser les autorités américaines et italiennes à
fournir des informations sur sa véritable nationalité
Port-au-Prince, le 6 mars 2012 –
(AHP) –La
lettre au chef de l'Etat dâtée du 5 mars, est signée par les
sénateurs
Polycarpe Westner, Jean Charles Moïse, Bien-Aimé
Jean-Baptiste,
Steven Benoît, John Joel Josephet Cassy Nenel.
Trois
autres senateurs réputés proches du president:Youri Latortue, Joseph
Lambert et Yvon Buissereth, ne l'ont pas signée.
Cette
démarche fait suite au refus du président Michel Martelly de collaborer
avec la commission d’enquête mais aussi à la position exprimée par le
gouvernement américain faisant savoir qu’il n’est autorisé à donner des
informations sur la vie privée d’un citoyen que si ce dernier en donne
le feu vert..
Le sénateur Moïse Jean-Charles, cosignataire de la
correspondance a fait savoir que le chef de l’Etat a intérêt à coopérer
sinon il risque de se faire ridiculiser. Dans le cas contraire, je ne
lui vois aucune porte de sortie, a-t-il dit.
Dans cette lettre
corespondance, les sénateurs lui font remarquer que l'indifférence du
chef de l'Etat, jette un doute cruel sur sa légitimité.
"La
commission vous ouvre les voies inédites de l’exemplarité, de
l’honneur et de la gloire, écrivent 6 des 9 membres de la comision au
président Martelly.
Le sénateur Kély C. Bastien qui n'est pas
membre de la commissionestime que la démarche de ses
collègues a
peu de chance d’aboutir.
Selon lui, Michel Martelly n'y
donnera pas suite, car s'il le faisait, il confirmerait qu’il est bel
et bien un citoyen américain. Néanmoins, le parlementaire dit croire
qu’il y a d’autres pistes que les sénateurs enquêteurs
devraient
explorer pour faire avancer l’enquête.
Il
a également estimé que
les senateurs ne peuvent pas demander au president Martelly
qu'il autorise le departement d' Etat à rendre public le dossier de
Martelly s' il en a un, puisque, seul un américain pourrait faire une
telle démarche.
Toutefois,
dans une interview accordée le 16 fevrier à Radio
Kiskeya, l'ambassadeur américain en Haïti avait fait savoir
que "
dès
qu’un citoyen de n’importe quel pays sollicite un visa auprès d’un
Consulat américain, ou qu’il jouit d’un statut de résident permanent
aux USA ou qu’il acquiert la nationalité américaine, il a un dossier
avec les Etats-Unis que nous ne pouvons pas, de façon délibérée,
commenter publiquement", sans qu'il en donne l'autorisation.
Voici l'intégrale de la correspondance adressée par les senateurs au
président Martelly:
"Monsieur le Président de la République,
La
Commission d’enquête du Sénat de la République, représentée par les
honorables Sénateurs, soussignés, a l’insigne honneur de vous saluer et
de préciser à votre haute attention l’enjeu de cette interrogation
générale qui place, sous les feux des projecteurs, votre Nationalité,
au regard de l’article 15 de la Constitution qui stipule : "La double
nationalité haïtienne et étrangère n’est admise dans aucun cas."
Monsieur le Président de la République,
L’ampleur
du débat que soulève ce cas d’espèce qui harponne votre corps
symbolique de "persona ficta" en fait désormais une question nationale,
de dimension historique.
Les approches prudentes et
respectueuses de la Commission diligentées aux termes de l’article 118
de la Constitution, pour vous aider à tirer au clair l’état de votre
situation et à dissiper ce doute cruel qui sape votre légitimité, n’ont
récolté que la froideur de votre indifférence et la gouaille de votre
banalisation d’une perception publique qui s’est érigée en fait social
et politique.
Il en résulte aujourd’hui des remous
qui commotionnent le corps social et de graves lézardes qui lacèrent
votre visage de Premier Mandataire de la Nation et désacralisent le
Pouvoir.
Monsieur le Président de la République,
votre refus de collaborer à l’enquête du Grand Corps, n’a aucune
justification si l’on se réfère au Droit Constitutionnel et à la
Philosophie politique des démocraties modernes.
Les
Missions du Président de la République, telles que définies dans les
manuels didactiques des grands auteurs, le confinent généralement aux
rôles de gardien de la Constitution et de garant de garant des grands
intérêts nationaux, comme le prescrit l’article 136 de notre Charte
fondamentale.
Comment comprendre alors, Monsieur le
Président, votre choix d’ignorer le droit d’enquêter reconnu au
Parlement par la loi-mère et celui de maintenir sur votre nationalité
un flou déstabilisant qui accélère la descente aux enfers du pays aux
détriments de la stabilité sociopolitique.
Nous
référant aux paroles célèbres du
député Cabèche lors de l’occupation
américaine, permettez-nous de dire à son Excellence :
"Quand
le peuple haïtien aura un jour à gémir de ces fers que vous essayez de
lui forger, et que les générations futures auront à exercer la mémoire
de ceux qui ont été les artisans de cet instrument de honte, nous ne
voudrions pas que nous soyons du nombre ; nous ne voudrions pas non
plus que nos noms figurent au bas du procès-verbal ou sera opérée la
honte de toute une institution ou de toute une nation". C’est pourquoi,
en tant que Président de la République jusqu’ici, nous vous demandons
de choisir la voie de la sagesse pour éviter le pire au pays. Car,
aucune volonté particulière ne peut se substituer à la volonté
générale. La démystification du politique met bas les masques.
Blaise
Pascal, dans son traité de philosophie politique intitulé "Trois
discours sur la condition des grands", vous rappelle que c’est à la
faveur d’un hasard, le hasard d’une occasion que vous faîtes partie des
grands. Dans le premier discours, il raconte l’histoire d’un être en
exil, sur une terre qui lui est inconnue, ramené à sa condition
misérable mais en qui le peuple reconnaît son roi...
Charles
de Gaulle renchérit, pour vous apprendre, dans son livre intitulé "Du
Prestige", que l’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se
justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie
du caractère...
Platon, sous la plume d’Hannah
Arendt, a découvert, pour votre gouverne, que la vérité, en tous cas
les vérités que l’on nomme évidentes, contraignent mieux l’esprit que
la persuasion, l’argumentation et les moyens externes de violence.
Assautez
l’admiration et la vénération de votre peuple en accédant à
l’excellence citoyenne qui selon Aristote permet "de bien commander et
de bien obéir."
Monsieur le Président de la
République, la Commission d’enquête du Sénat de la République, vous
ouvre les voies inédites de l’exemplarité, de l’honneur et de la
gloire, en vous assignant une tâche exceptionnelle. Elle vous enjoint ,
au nom du peuple souverain qui a mandaté le Législatif, au nom de
l’histoire et de la vérité, d’écrire personnellement et respectivement
aux instances compétentes des Etats-Unis d’Amérique et d’Italie, pour
leur demander de fournir, de manière explicite, à la nation haïtienne,
toutes les informations relatives à votre nationalité. Ainsi, il sera
mis fin à la saga qu ballotte le pays aux quatre vents.
Monsieur
le Président de la République, un citoyen de nationalité haïtienne a
tout à gagner d’une démarche de cette valeur, marqué au coin du
patriotisme, de la noblesse et du dépassement de soi.
La
Commission d’enquête vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la
République, avec ses voeux de magnificence, l’expression de sa très
haute considération.
Que Dieu vous inspire et vous donne la force herculéenne de
forcer les portes du Panthéon National !"
Signature
d'un Document Stratégique pour le pays et de deux conventions de
financement entre l'Etat haïtien et l'Union Européenne
Port-au-Prince, mardi 6 Mars 2012
: Le
Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accompagné,
entre autres, du Premier ministre désigné, M. Laurent Lamothe, a
participé, ce mardi 6 Mars, à la cérémonie de signature d'un Document
Stratégique pour le pays et de deux conventions de financement entre
l'Etat haïtien et l'Union Européenne. Ces documents ont été paraphés au
Palais National par l'Ordonnateur national, M. Price Paddy, et le
Commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, en
présence de plusieurs officiels haïtiens et de représentants de la
Commission européenne présente en Haïti.
Le Chef de
l'Etat a salué la signature de ces documents s'inscrivant dans le cadre
de consolidation des relations de coopération entre Haïti et l'Union
Européenne qui prévoit l'octroi de 100 millions d'euros supplémentaires
en appui à la reconstruction du pays.
Le Document
Stratégique fixe jusqu’en 2013 les priorités de cette coopération. Les
deux conventions de financement qui ont été signées également
concernent respectivement la coopération bilatérale entre Haïti et la
République Dominicaine et le programme de soutien au Ministère du
Commerce et de l’Industrie ainsi qu’au secteur privé.
Selon
l'Ordonnateur national, Price Paddy, 18,7 millions d'euros sont
disponibles pour réaliser le programme de coopération binationale dans
les domaines du commerce, de l'environnement et du développement local
transfrontalier, tandis qu'une enveloppe globale de 4,5 millions
d'euros est allouée à l'exécution du programme d'appui au commerce et
au secteur privé.
De son côté, le commissaire Andris
Piebalgs, satisfait de l'accueil reçu durant sa deuxième visite en
Haïti, a indiqué que l'Union Européenne a été et demeure un partenaire
durable pour Haïti et contribuera largement au renforcement de la
démocratie dans le pays.
Le Président de la
République reste convaincu qu'Haïti doit préserver ses relations de
coopération avec tous les pays amis. Il en a profité pour inviter tous
les secteurs de la vie nationale au dialogue constructif en vue de
permettre au pays de prendre la voie du développement.
Nouvelles du 5 mars 2012
L'
ancien premier ministre Bellerive investit la presse dominicaine suite
aux accusations de corruption portées contre lui dans le dossier des
contrats passés avec des compagnies dominicaines et dément que les
plus hautes autorités dominicaines aient exercé des pressions pour
faire partir Garry Conille
Santo-Domingo,
le 5 mars 2012 – (AHP) –L' ancien
premier ministre Jean Max Bellerive
a redit ce lundi a Santo Domingo qu'il était à la
disposition des
autorites haitiennes, en rapport avec les accusations de
corruption portées contre lui, vehiculées par
la presse
haïtienne, dominicaine et autres, à propos de contrats en
dehors des règles de passation de marchés qu'il a
signés avec des
entreprises dominicaines durant la période d' urgence
post-séisme.
La
presse dominicaine avait rapporté la semaine dernière, ce que l'
Ambassadeur dominicain a Port au Prince, Ruben Silié, a dû dementir,
que le President Leonel Fernandez serait intervenu personnellement
auprès de son homologue haitien Michel Joseph Martelly, après que le
Premier Ministre, aujourd'hui demissionnaire, Garry Conille, eut
annoncé son intention de diligenter une enquête sur le dossier de
contrats qui n'auraient pas respecté les règles de passassion de
marchés.
Ce
qui aurait, entre autres, aurait poussé Garry Conille à la
démission. Il lui aurait été demandé d'annuler l'enquête sur
les contrats ou
de démissionner.
le
scandale loin de se calmer, prend plutôt tellement d'ampleur en
République dominicaine en cette année électorale que l'ancien premier
ministre haïtien a cru important de démentir, après l'ambassadeur Ruben
Silié, que les autoritees dominicaines aient exercé des pression sur le
président Martelly pour pousser le premier ministre haïtien à
la
démission
Après une lettre d'explications vendredi au
directeur du quotidien "Hoy". Jean-Max
Bellerive pressé par des accusations, a pris part ce lundi au
programme "gouvernement de l'apres midi" de la Radio Z101 dont l'
animatrice principale
Consuelo Despradel est connue pour ses prises de position
anti-haitiennes.
Dans les deux cas, il a souligné que "l'
enquete annoncée par son successeur est illegale vu qu' il existe des
organes de l' Etat ayant la responsabilité de lutter contre la
corruption et non des amis du premier ministre Conille".
De
même, il a qualifié d' inutile cette demarche, vu que le
parlement
avait defini un cadre legal pour ces operations, en plus du
fait
qu' il avait deja été convoqué par le senat et que les
explications fournies sur les contrats signés avec des firmes
dominicaines ont ete jugés, a-t-il dit, satisfaisantes par les
parlementaires.
Jean-Max Bellerive a aussi souligné que les
contrats ont été révisés par l' équipe du président Martelly à l'
arrivée de ce dernier au pouvoir en mai 2011.
A ce même
programme radiophonique était intervenu la semaine dernière
le
sénateur Felix Bautista decrit par le journal Le Monde comme le bras
financier du président Fernández qui a admis être proprietaire de deux
des entreprises dominicaines ayant beneficié de contrats avec le
gouvernement haitien: les firmes Rofi et Hadom.
D'
origine très humble, ayant été un
marchand tailleur dans sa ville natale de San Juan, avant
d'entrer dans la politique en 1996, ce
sénateur emprisonné pour
malversations en l' an
2000 après
le premier mandat du président Fernández , est presenté
aujourd'
hui par la presse dominicaine comme le roi Midas dominicain qui a su
tisser de bons et fructueux rapports avec des dirigeants haitiens.
Selon
des informations non confirmées mais circulant dans plusieurs milieux
dominicains, il aurait contribué a hauteur de US$ 15 millions
de
dollars aux dernières elections en Haiti.
Dossier commissions communales:
Le président Michel Martelly affirme que lorsque
l’Etat
renvoit un individu, il le renvoit et c’est tout: il promet la
publication du calendrier electoral après l'installation du nouveau
gouvernement
Port-au-Prince, le 5 mars 2012 –
(AHP) – Le
président Michel Martelly a fait savoir lundi que la décision de
renvoyer le cartel municipal de Port-au-Prince sera exécuté
indépendamment de la volonté du maire révoqué, Muscadin Jean-Yves
Jason, de rester accroché au poste.
Jeudi,
le maire Jason avait fait savoir qu’en dépit du fait qu’il a été "
soi-disant révoqué par l’administration centrale, il n’a pas
l’intention de quitter son poste au profit d'un nommé, avant la tenue
des élections devant désigner son successeur.
Dénonçant
ce qu’il a appelé un « Coup d’Etat » fomenté par le gouvernement
central, M. Jason avait également appelé les maires touchés par cette
mesure à la résistance.
Répondant à question d'un
journaliste le chef de l’Etat a fait savoir que cette décision sera
respectée, informant que c’est le gouvernement qui a révoqué.
ll
a souligné que lorsque l’Etat renvoit un individu, il le
renvoit et c’est tout, le reste est peut-être de
l’incompréhension.
Selon
les secteurs opposés au remplacement des conseils élus, les membres des
nouvelles commissions auraient reçu la consigne de donner plein support
aux candidats proche3s du pouvoir, lors des prochaines sénatoriales et
municipales.
Pour
ce qui est de l’organisation des prochaines élections, Michel J.
Martelly a informé que le calendrier électoral sera publié une fois le
premier ministre ratifié et le nouveau gouvernement installé.
C’est
le prochain gouvernement qui aura à organiser les prochaines élections
donc il faut attendre son installation pour connaitre le calendrier
électoral, a dit le chef de l’Etat.
Il dit souhaiter
que les parlementaires ratifient le premier ministre désigné, Laurent
Lamothe de manière à favoriser l’installation du gouvernement dans le
meilleur délai, affirmant que l’organisation des prochaines élections
est une des priorités de son administration.
Toutefois,
à la chambre basse , un nombre important de députés ont fait savoir que
tant que la commission enquêtant sur la nationalité du
président
n'aura pas la possibilité de produire son rapport, le dossier du
premier ministre désigné Laurent Lamothe restera pendant. Cependant
qu'au Sénat des menaces de mort qui auraient eté proférées
contre
le sénateur François Annick Joseph en rapport avec ses revelations sur
le même dosier risque de compliquer la situation.
Pour
ce qui est du climat d’insécurité qui connait une certaine
recrudescence ces derniers temps avec notamment plusieurs cas
d’enlèvement et d’assassinat, le chef de l’Etat affirme que
contrairement à ce que l'on croit, l’insécurité n’es pas en hausse dans
le pays.
Pourtant, parallèlement à des cas
d'enlèvement, un juge et un avocat ont été assassinés la semaine
dernière en l'espace de 24 heures.
Pour le chef de
l'Etat, les derniers cas d’insécurité enregistrés dans le pays ne
signifie pas que le phénomène est en hausse. Il nous faut, a-t-il dit,
analyser les statistiques des derniers mois ou celles du mois de
février 2011 pour faire une bonne analyse de la situation sécuritaire
du pays.
Michel Martelly préfère se fier au chef
civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti
(Minustah): Mariano Fernandez dispose d’un bon service de
renseignement. Et à partir de ce dont il didpose, je remarque qu’il n’y
a
pas lieu de parler d’augmentation de l’insécurité dans le pays, se
rassure-t-il.
Le president Martelly affirme
avoir informé le chef de la MINUSTAH des
dispositions adoptées en vue de forcer "les militaires
démobilisés" à laisser les anciennes bases de
l’armée: un
des chefs des démobilisés affirme
que ses hommes attendent de pieds fermes et que nul ne peut
pénétrer dans leurs bases
Port-au-Prince, le 5 mars 2012 – (AHP) –
Le président Michel Joseph Martelly a informé lundi s’être entretenu
avec le chef civil de la Mission des Nations Unies pour la
Stabilisation d’Haïti (Minustah), Mariano Fernandez Amunategui pour
l'informer des dispositions adoptées en vue de forcer "les militaires
démobilisés" à laisser les anciennes bases de l’armée qu’ils occupent
depuis plusieurs mois.
Michel Martelly affirme que des
instructions ont été passées aux services et corps concernés en vue de
maintenir l’ordre et la sécurité publique sur toute l’étendue du
territoire national, soulignant qu’une commission a été mise sur pied
en vue dédommager les militaires démobilisés.
Cependant, les
hommses en armes en treillis militaires seront forcés de quitter les
espaces qu’ils occupent actuellement, a promis Michel
Martelly,
ajoutant que la formation de la nouvelle force armée doit se
faire dans l’ordre et que l’Etat de droit doit devenir une
réalité dans le pays.
Un communiqué de la présidence publié
vendredi avait fait injonction aux militaires démobilisés de
déposer les armes et de quitter les espaces qu’ils occupent
actuellement.
Cependant, le responsable de la commission
nationale des militaires démobilisés (Conamid’h), David Dormé informait
lundi qu’il n’était pas au courant dudit communiqué. "Nous n’écoutons
pas la radio pour n'avoir à écouter un quelconque communiqué"
Selon
lui, les militaires qui occupent les anciennes bases des FAd’H (Forces
Armées d’Haïti) sont dans leurs bons droits puisqu’ils appartiennent à
un corps constitutionnel. Il qualifie d’irresponsable toute décision du
gouvernement qui viserait à les en déloger.
Pour ce qui est d’un
incident impliquant récemment des hommes armés en treillis militaires
et armés qui auraient neutralisé un groupe de policiers et confisqué
leurs armes de service, l’ancien sergent Dormé, donnant sa version des
faits, a fait savoir que les choses ne sont pas passées comme on veut
le faire croire.
Ils (les policiers) nous ont vus arriver
suivant la tactique du V renversé et, pris de peur, ils ont fui,
laissant leurs armes, a-t-il dit ajoutant que les policiers n’ont rien
à craindre.
Mais pour ce qui est du projet du gouvernement de
les forcer à quitter les bases qu’ils occupent, David Dormé affirme que
nulle ne peut entrer dans ces bases si nous ne les y autorisons pas.
Nos bases ne sont pas des commissariats, a-t-il dit.
L'occupation d'anciennes bases militaires et
d'autrs sites appartenant à l"Etat haitien
par des militaires démobilisés sous les ordres du commandant Ravix
Rémissainthe à qui on avait promis le retour de l'Armée pour services
rendus dans le cadre du mouvement de violences organisées contre le
gouvernement Aristide début février 2004, s'était terminée dans le sang.
Ravix
et plusieurs de ses comapagnons avaient éte tués dans des échanges de
tirs avec la police, selon le gouvernement intérimaire de l'époque,
mais abattus par des caques bleus, selon des proches des anciens
militaires.
Nouvelles
victimes de l'insécurité: le directeur de "Radio Boukman" et une
personne qui l'accompagnait assasssiné par balle ce
lundi
Port-au-Prince, le 5 mars 2012 -
(AHP) - Le
climat d'insécurité qui sévit actuellement dans la capitale haïtienne a
frappé de plein fouet lundi la presse haïtienne: le président Directeur
Général de Radio Boukman, Jean Liphète Nelson a été tué
par balle dans le quartier de bois neuf, à Cité Soleil (vaste
bidonville du nord de la capitale).
Un double assassinat
puisque l'une des deux autres personnes qui se trouvaient
dans la
voiture a éte tuée. Robert Nelson, un frère du journaliste,
également blessé, est
hors de danger.
Mortellement blessé, le directeur de
la station de radio commnautaire, a succombé à
ses blessures peu après son admission dans un
centre hospitalier où il a été conduit d’urgence après avoir reçu
plusieurs projectiles. Le véhicule à bord duquel se trouvait M. Nelson
a
été la cible de bandits armés opérant dans la zone de Bois-neuf.
Il
s’agirait d’un groupe de mineurs, mais lourdement armés qui
appartiennent à la base Ti moun piti (base des enfants, en créole) qui
auraient commis le forfait. On ignore pour l’instant s’il y a eu des
arrestations suite à ce meurtre.
Le responsable du service de
rédaction de Radio Boukman, Jean Junior Joseph a déploré, cet
assassinat
qui plonge la station émettant à Cité Soleil dans le deuil. Il affirme
que la radio n’est pas la seule à être frappée précisant que M. Nelson
était l’un des dirigeants de l’ONG "Hands Together" qui permet à des
milliers d’enfants de bénéficier du pain de l’instruction dans cette
commune.
Le secrétaire général de l’Association des
Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers, a appelé les autorités
policières et judiciaires à s’assurer que ce nouveau crime ne reste pas
impuni.
Le climat d’insécurité connait une hausse
ces derniers temps dans le pays notamment dans la zone métropolitaine
de Port-au-Prince.
En
moins d’une semaine, deux hommes de loi ont été
assassinés dans la capitale haïtienne. Jeudi Me Durand
Jeanty a été la cible de motards qui l’ont descendu
sur la cour de sa
maison, alors que deux jours plus tard c’est le juge Mario Labady
qui a
été tués par des bandits armés.
Le
chef de L'Etat et le chef de la MINUSTAH faisaient savoir un peu avant
le meurtre du directeur de radio Boukman ce lundi, qu'il n'y
avait pas lieu de parler de recrudescence de l'insecurité dans le pays.
L’Association
Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) rappelle que la violence qui
siège actuellement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince ne
peut nullement contribuer au bonheur du pays et que seule la cohésion
sociale demeure la solution.
Une récente étude publiée
dimanche par Radio Canada a fait savoir que la criminalité a augmenté
ces 6 derniers mois dans les grandes villes haïtiennes notamment les
Cayes, Gonaïves et Cap-Haïtien.
Conduite par les
chercheurs Athena Kolbe et Robert Muggah, cette étude portant sur la
criminalité en milieu urbain dans les pays de la Caraïbe, a démontré
que te taux d’homicide semble avoir fait un bond dans les quartiers
densément peuplés des villes haïtiennes entre août 2011 et février 2012.
Le mois dernier, Haïti a connu le plus haut taux d’homicide
depuis 6 ans, soit 60.9 meurtres pour 100 000 habitants.
Michel
Martelly et Mariano Fernandez discutent du dossier des hommes
armés occupant les anciennes bases ds ex-FADH: les deux hommes
croient par ailleurs qu'il
n'y a pas lieu de parler de recrudescence de l'insécurité dans le pays
"Bureau de communication de la
présidence:
Le
Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, a eu une
importante rencontre, ce lundi 5 Mars, au Palais National, avec le
Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti,
M. Mariano Fernández Amunátegui, autour de la situation sécuritaire
dans le pays. Le Chef de l'Etat est préoccupé par les actes criminels
enregistrés ces derniers jours à Port-au-Prince, mais croit, à l'instar
du Chef civil de la MINUSTAH, qu'il n'y a pas lieu de parler pour
autant de la recrudescence de l'insécurité.
Par cette
rencontre suivie d'une conférence de presse, le Chef de l'Etat a voulu
informer personnellement M. Amunátegui des nouvelles dispositions
adoptées concernant une série de sujets de sécurité préoccupants, dont
la présence non autorisée d’individus armés, en treillis militaires,
occupant des anciennes casernes des Forces Armées d’Haïti et des sites
appartenant à l’Etat Haïtien.
Voici, en effet, les
dispositions adoptées suite à une réunion de travail, le samedi 29
Février 2012, au Palais National, à laquelle ont pris part les membres
du Conseil Supérieur de la Police Nationale, les Présidents des
Commissions Justice et Sécurité du Sénat et de la Chambre des Députés:
a) Interdiction formelle à ces individus de
circuler en treillis militaires et armés.
b)
La Primature, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, le
Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale ont chacun désigné un représentant chargé de :
1.
Dresser un bilan des travaux réalisés, à date, par le Bureau des
Militaires Démobilisés, créé en 2004, et, du même coup, restructurer
ledit bureau ;
2. S’assurer de la bonne marche du
processus d’indemnisation des militaires ;
3.
Rencontrer les représentants des différents sites
occupés et recueillir leurs doléances, le cas
échéant ;
4.
Faire injonction formelle de libérer, dans le plus bref délai, les
différents espaces occupés. Faute par eux de ce faire, il sera pris
telles dispositions que de droit.
Le Président de la
République a passé des instructions formelles aux services et corps
concernés de maintenir l’ordre et la paix publique sur toute l’étendue
du territoire national et rappelle à tout un chacun que la constitution
d’une nouvelle force publique ne peut se faire que dans l’ordre, la
discipline et le respect des lois en vigueur.
Ces
dispositions seront prises en compte dans le rapport que M. Mariano
Fernández Amunátegui va soumettre au Secrétaire Général des Nations
Unies.
Par ailleurs, Président Martelly, qui attend
le rapport de la Commission d’Etat d’organisation de la composante
militaire de la Force Publique, créée le 2 Décembre 2011, encourage le
dialogue entre toutes les forces vives de la nation pour une issue
heureuse et pacifique à cette situation.
Les élections législatives et municipales sont une priorité
L'organisation
des prochaines élections législatives et municipales est une priorité
pour le Président de la République qui s'engage à respecter cet acquis
démocratique. "On va vers les élections. C'est une obligation et un
droit", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse de ce lundi.
Président
Martelly, voulant l'organisation de bonnes élections inclusives, a
annoncé la mise en place d'un calendrier électoral, une fois le choix
de M. Laurent Lamothe, désigné comme nouveau Premier Ministre, est
ratifié par le Parlement. D'ailleurs, une commission est en train de
travailler sur ce dossier.
"Je veux qu’Haïti vive un
véritable Etat de Droit", tel est le message que le Chef de l'Etat
transmet clairement au peuple haïtien et ainsi qu’à la communauté
internationale".
La commission sénatoriale d’enquête sur la
nationalité des membres de l’exécutif
soumettra jeudi un rapport preliminaire à l'assemblée des sénateurs: le
senateur Steven benoir deplore que le doute pèsera sur le président
Martelly pour "son refus de collaborer "
Port-au-Prince, le 5 mars 2012 -
(AHP) – La
commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des membres de
l’exécutif se prépare à soumettre ce jeudi son rapport à l’appréciation
des sénateurs.
C’est le sénateur Steven Benoît
qui en a fait l'annonce, précisant que le rapport de la
sous-commission Immigration dont il fait partie, remettra son rapport
préliminaire dès ce mardi.
C’est un rapport
préliminaire qui ne prend pas en compte le dossier du chef de l’Etat
pour
lequel il n’a pu trouver des informations. Ce dernier ayant toujours
refusé de collaborer avec la commision d'enquête, ce que deplore le
parlementaire qui croit qu'une telle attitude va alimenter
les
doutes sur la nationalité du président.
D’un autre
coté, le sénateur Annick Joseph François qui a récemment donné des
pistes pour faire avancer l’enquête, en faisant une serie de
révélations, ferait l’objet de menaces de mort.
Le
président de l’Assemblée Nationale Simon Dieuseul Desras a dit prendre
au sérieux ces menaces mais soutient que son collègue n’a pas
l’intention de fuir ou de se mettre à couvert.
Pour
ce qui est du dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, le
sénateur Desras affirme que la commission devant analyser ses pièces
pourrait être constituée ce week end.
S’il est vrai
que l’actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères est sous
le coup d’une enquête parlementaire, cela ne devrait pas empêcher la
commission qui va étudier ses pièces, de faire, ne serait-ce que sous
réserves, son travail.
Cependant, le président de la
chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune croit lui que le dossier de
la nationalité doit être vidé avant que ses collègues ne planchent sur
l’analyse des pièces du PM désigné.
Il
dit attendre que le rapport de la commission sénatoriale
d’enquête soit soumis à l’appréciation
des sénateurs.
Pour
sa part, le premier sénateur du Sud-est, Edwin Zenny, un proche du chef
de l'Etat, dit croire que Laurent Lamothe est très bien placé pour
diriger le prochain gouvernement.
Selon lui, si Michel
Martelly avait choisi M. Lamothe dès le départ, le pays n’aurait pas
été en crise tout ce temps et aurait dejà décollé.
On ne dirige ni avec ses ennemis ni avec des inconnus, a
lancé l’ancien maire de Jacmel, affirmant que l’accession
de Laurent Lamothe à la Primature va donner au pays plus de 4 ans de
stabilité, a-t-il dit.
Nouvelles du 3 mars 2012
L'ancien
premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive confirme avoir signé des
contrats sans appel d'offres avec des entreprises dominicaines:
"c'était avec l'autorisation du parlement haitien pour accélérer la
reconstruction"
Santo-Domingo, le 3 mars 2012 –
(AHP) –L'ancien
premier ministre haitien Jean-Max Bellerive a confirmé vendredi avoir
signé des contrats sans appel d'offre avec des entreprises
dominicaines, mais a expliqué l'avoir fait parce qu'il était autorisé
par le parlement haitien pour accélérer la reconstuction du pays après
le tremblement de terre ayant ravagé Port-au-Prince et d'atres villles
du pays en janvier 2010.
Bellerive qui fut egalement
ministre de la planification et de la coopération,s'est defendu des
accusations de corruption portées contre lui dans une lettre adressée
au Directeur du quotidien dominicain Hoy, Bienvenido Alvarez Vega.
"J'ai
lu dans l'édition du jour des informations relatives à la situation
politique haïtienne, et comme ancien premier ministre, je me permets de
vous envoyer cette communication en guise d'explication", ecrit M.
Belllerive accusé en haiti comme en Republique dominicaine d'avoir
signe avec des compagnies dominicaines, des contrats, en dehors des
regles de passation des marchés.
" En Haiti, comme en
République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui
questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière. Mais
fier d'etre haitien et assumant une position nationaliste
cohérente, j'ai toujours plaidé pour un dialogue politique
clair
et permanent entre nos deux societes" a encore écrit l'ancien chef de
gouvernement du président René Preval.
Il
a fait savoir en outre, que dans de multiples déclarations en Haiti, en
République dominicaine et travers le monde, il a defendu la necessité
que le secteur privé dominicain soit un associé privilegié dans le
developppement economique d'haiti.
"
De ce fait, je ne croyais pas que d'importants medias dominicains
allaient se prêter à la guerre d'interets anti-dominicains
qui
qui motive aujourd'hui le lancement d'une investigation illégale et
inutile contre moi" se plaint Jean Max Bellerive.
L'investigation
est illegalé, a-t-il dit, parce que les audits des contrats publics
doivent etre effectués par les organes prévus par la constitution et
les lois et non par un groupe d'amis de l'actuel premier ministre
(démissionnaire)
Inutile, parce que
tout le monde sait en haiti que le cadre legal dans lequel les contrats
ont ete negocies est basé sur les pouvoirs que n'a
octroyes
le parlement pour signer des contrats sans appel d'offre, chaque fois
que l'estime necessaire pour affronter les travaux de la
reconstruction, a-t-il encore indiqué.
Jean-Max
Bellerive a fait savoir que malgré cette lalitude, les contrats
octroyés aux differentes compagnies dominicaines au cours de la
periode d'urgence, ont respecte totaklemnt le cadre legal ,
car
des appels d'offre ont ete organises et gagnés par elles.
Selon
M. Bellerive si beaucoup considèrent que faire des
affaires
avec des compagnies dominicaines peut etre interessant ces temps-ci,
mais en dehors de certaines compagnies haitiennes limitées dans leur
capacité de repondre aux appells d'offres, presque toutes les réponses
sont venues de compagnies dominicaines deja presentes en Haiti, soit
travaillant dans d'autres projets, soit pour des raisons humanitaires.
Dans
la realite, selon, Jean-max Bellerive, l'objectif de M. Conille en
mettant sur pied la commission d'audit, n'est pas de lutter contre la
corruption, mais d'octroyer les contrats à d'autres compagnies.
"
Je doute que dans les révisions de contrats proposées par le
preministre (demissionnaire), les contrats passés avac des firmes
américaines et européennes, selon les mêmes conditions, puissent être
revisés", a dit Jean max Bellerive, ajoutant: que personne ne tente de
salir mon nom pour justifier le non-respect des engagements financiers
envers haiti.
Il a souligne que le
système financier international est en train de passer des moments
difficiles et que tout le monde peut comprendre qu'Haiti ne puisse
continuer d'etre une priorité.
Garrry Conille avait
début février annoncé la révision des contrats signés par Jean-Max
Bellerive, surtout ceux correspondant à la periode d'urgence ayant
suivi le tremblement de terre.
Selon
des informations, une seule entreprise a bénéficié de 80% des contrats
qui enensemble ont totalisé 500 millions de dollars.
Dans
les résultats de l'audit recommandé par Conillle, devraient figurer des
recommandations appelant au maintien, à la renégociationsou a la
rupture de certains contrats
Selon
des secteurs dominicains et haitiens, la construction de l'Université
de Limonade (Nord) ne serait pas totalement un don, mais serait plutot
lié a la signature de certains contrats avec des entreprises
dominivcaines.
Les memes
sources ont laissé entendre que le dosseir de ces contrats contestés
pourrait s'inviter dans la campagne présidentielle dominicaine. Car on
cite comme grand bénéficiaire, une compagnie appartenant à un sénateur
dominicain réputé proche du président sortant Léonel Fernández.
Dossier
nomination commissions communales: Le Ministère de l'Intérieur et des
Collectivites territoriales menace le maire de Port-au-Prince Jean-Yves
Jason sans le citer
"Le
Ministère de l'Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale, tient à rappeler aux intéressés et à tous ceux que
la question intéresse, les dispositions de l'article 158 du Code Pénal
qui prescrit : " Tout fonctionnaire, soit civil, soit militaire,
révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement, qui, après en avoir
eu la connaissance officielle, aura continué l'exercice de ses
fonctions, ou qui, étant électif ou temporaire, les aura exercées après
avoir été remplacé, sera puni d'un emprisonnement de six mois au moins
et de deux ans au plus, et d'une amende de vingt-quatre gourdes à
quatre-vingt-seize gourdes.
Il sera interdit de
l'exercice de toute fonction publique, pour un an au moins et trois ans
au plus, à compter du jour où il a subi sa peine; le tout sans
préjudice des plus fortes peines portes contre les officiers ou les
commandants militaires par l'article 70 du présent code".
Ce rappel est fait à toutes fins utiles".
Dans
une conférence de presse le 1er mars au lendemain de la nomination
d'une nouvelle commission communale pour "gérer la municipalité de
Port-au-Prince jusqu’à l’organisation des prochaines élections",
le maire Jason avait prevenu qu'il ne quitterait
pas la
mairie au profit de nommés et appelé les autres conseils municipaux
frappés à faire de même
Les homms armés et autre
militaires démobilisés qui occupent les anciennes bases des ex-forces
armées d'Haïti, menacés de déguerpissement
"Bureau de Communication de la Présidence
Le
Secrétariat Général de la Présidence informe le public en général et la
Presse en particulier qu’une réunion de travail, dirigée par le
Président de la République, Son Excellence M. Michel Joseph Martelly,
s’est tenue au Palais National le mercredi 29 Février 2012. Elle
portait sur la présence non autorisée d’individus armés, en treillis
militaires, occupant des anciennes casernes des Forces Armées d’Haïti
et des sites appartenant à l’Etat Haïtien.
Ont pris
part à cette réunion, les membres du Conseil Supérieur de la Police
Nationale, les Présidents des Commissions Justice et Sécurité du Sénat
et de la Chambre des Députés.
A cet effet, les dispositions suivantes ont été adoptées :
a) Interdiction formelle à ces
individus de circuler en treillis militaires et armés.
b)
La Primature, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, le
Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale ont chacun désigné un représentant chargé de :
1.
Dresser un bilan des travaux réalisés, à date, par le Bureau des
Militaires Démobilisés, créé en 2004, et, du même coup, restructurer
ledit bureau ;
2. S’assurer de la bonne
marche du processus d’indemnisation des militaires ;
3.
Rencontrer les représentants des différents sites
occupés et recueillir leurs doléances, le cas
échéant ;
4.
Faire injonction formelle de libérer, dans le plus bref délai, les
différents espaces occupés. Faute par eux de ce faire, il sera pris
telles dispositions que de droit.
La Présidence
souligne qu’elle a passé des instructions formelles aux services et
corps concernés de maintenir l’ordre et la paix publique sur toute
l’étendue du territoire national et rappelle à tout un chacun que la
constitution d’une nouvelle force publique ne peut se faire que dans
l’ordre, la discipline et le respect des lois en vigueur.
Dans
l’attente du rapport de la Commission d’Etat d’organisation de la
composante militaire de la Force Publique, créée le 2 Décembre 2011, la
Présidence encourage le dialogue entre toutes les forces vives de la
nation pour une issue heureuse et pacifique à cette situation."
Nouvelles du 2 mars 2012
Des
organisations pro-lavalas expriment leur satisfaction suite à la
"manifestion réussie" du 29 fevrier et rappellent deux autres
rendez-vous sur le macadam les 18 et 29 mars prochain
Port-au-Prince, le 2 mars 2012 –
(AHP) – Les
organisations pro-Lavalas qui avaient organisé l'imposantemanifestation
du 29 mars dernier à Port-au-Prince, se sont déclarées
vendredi
très satisfaites de la participation de milliers de citoyens à cette
mobilisation.
Mercredi, une dizaine
de milliers de partisans et de sympathisants de Fanmi Lavalas avaient
gagné les rues à l’appel de plusieurs organisations de bases membres ou
proches du parti de l’ancien -président Jean-Bertrand Aristide reunies
au sein de la plateforme Ghetto-Unis.
L’objectif de
cette manifestation était entre autres de renouveler leur soutien à
l’ancien président à l’occasion du 8e anniversaire du coup d’Etat du 29
février 2004, dénoncer ce qu’elles appellent le projet dictatorial du
président Michel Martelly et le presser de collaborer avec la
commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des membres de
l’Exécutif.
Biron Odigé, coordonateur de la coalition
des bases populaires, s’est réjoui de la réussite de la
manifestation. Il en a profité pour leur rappeler deux autres
rendez-vous sur le macadam les 18 et 29 mars prochain.
Ces
dates marqueront respectivement le 1er anniversaire du 2ème retour de
l'ancien president Aristide dans le pays et le 25e anniversaire de
l’adoption de la constitution de 1987.
M. Odigé invite tous les défenseurs des principes
démocratiques à rejoindre le mouvement.
Le
porte-parole de la plateforme Ghetto-Unis, Wilson Mésilien, a demandé,
une fois de plus au president Michel Martelly à
faire
preuve de sagesse en collaborant avec la commission sénatoriale
d’enquête.
Il appelle au respect des doits sociaux et
économiques de tous les haïtiens notamment ceux vivant dans les
quartiers dits défavorisés.
Le Président
Michel Martelly appelle à la pleine participation des femmes
au processus de reconstruction
Port-au-Prince, vendredi 2 Mars
2012 : Le
Président Michel Joseph Martelly, accompagné, entre autres,
de la
Première Dame, Mme Sophia Martelly, a assisté, ce jeudi 1er Mars, à
l’hôtel Karibe, à la présentation de la Plateforme nationale d’action
en faveur des femmes haïtiennes et de leurs communautés, créée suite à
un accord de 150 dirigeants d’association de femmes pour permettre à
celles-ci de s’exprimer d’une voix commune.
La
cérémonie de présentation, tenue à l’issue d’une conférence de trois
jours, s’est déroulée en présence de la Présidente du Caucus des
femmes, de parlementaires, du Ministre du Commerce, Wilson
Laleau, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies
en Haïti, Mariano Fernández Amunategui et des représentantes nationales
et internationales de plusieurs associations de femmes.
Dans
son discours de circonstance, le Chef de l’Etat a félicité "Femmes en
Démocratie" pour cette initiative et les organisations de
femmes
impliquées dans cette démarche. Il a aussi adressé des mots de
reconnaissance aux femmes des dix départements du pays. En 2011, 315
focus-groupes ont été organisés sur tout le territoire national,
auxquels avaient participé 3,200 femmes et hommes venus des milieux
ruraux et urbains.
«La femme haïtienne est la base
de notre société. Elle demeure le principal pilier du développement de
notre pays », a affirmé le Président Martelly, invitant tous les
secteurs à œuvrer à la promotion de la pleine participation de femmes
au processus de reconstruction, de paix, de sécurité et de construction
de la Nation haïtienne.
Le
Président a également attiré
l’attention sur quatre enjeux prioritaires de cette Plateforme
nationale, à savoir :
• Accroître les opportunités
économiques et éducatives pour les femmes
•
Veiller à ce que des infrastructures adéquates et l’environnement
nécessaire existent pour le développement à travers la construction
d’écoles primaires et secondaires
•
Améliorer l’accès aux soins de santé et
lutter contre la violence basée sur le genre
•
Augmenter la participation politique et civique des femmes dans la mise
en place d’un appui technique et financier aux femmes candidates aux
élections.
Le chef de l'Etat s'est dit convaincu que
reconstruire Haïti sur de meilleures fondations, requiert un leadership
transformationnel et une vision partagée. (bureau de communication de
la présidence)
L'USAID appuie des solutions écologiques pour la cuisson
d'aliments en Haïti
Port-au-Prince
(Haïti) – L'Agence des États-Unis pour le développement international
(USAID) s'emploie à favoriser la production pour le marché local de
fours de cuisson écologiques en Haïti, pays où la forte demande de
charbon de bois a contribué à son déboisement généralisé.
Récemment,
elle a annoncé l'octroi d'un prix à la société Chemonics International
destiné à mettre en œuvre sur une période de trois ans un projet
portant sur la fabrication de foyers améliorés. Grâce à une
coordination étroite avec le gouvernement, le secteur privé et la
société civile d'Haïti, ce projet devrait permettre de créer un marché
local florissant ainsi qu'une industrie durable spécialisée dans la
fabrication de cuisinières écologiques utilisant notamment du gaz de
pétrole liquéfié (G.P.L.) et de la biomasse, a indiqué l'USAID dans un
communiqué de presse.
L'emploi de bois de chauffe et
de charbon de bois par des particuliers et par de petites entreprises
en Haïti est l'une des raisons principales du fait que les forêts ne
couvrent plus que 2 % de la superficie du pays.
La
directrice de la mission de l'USAID en Haïti, Mme Carleene Dei, a
déclaré que l'objectif de ce projet était de diminuer la consommation
de charbon de bois grâce à la création d'un marché durable pour des
réchauds efficaces, bon marché et non polluants.
Sans
la protection des zones boisées des bassins hydrologiques, a-t-elle
dit, les coteaux dénudés laissent le pays à la merci d'inondations
dévastatrices et de l'érosion.
Outre les atteintes à
l'environnement causées par la production et la consommation
inefficaces de combustibles solides, l'utilisation de foyers et de
combustibles traditionnels peut entraîner des problèmes en matière de
santé.
Selon l'Organisation mondiale de la santé,
l'exposition à la fumée provenant de foyers traditionnels est l'un des
5 risques les plus graves pour la santé des habitants des pays pauvres.
Près de 2 millions de personnes meurent tous les ans des suites de
maladies des voies respiratoires causées par l'inhalation de la fumée
provenant de réchauds polluants. Les femmes et les jeunes enfants sont
les plus touchés car ils passent plus de temps à proximité de cette
fumée nocive.
Dans les villes, les ménages et les
vendeurs ambulants d'aliments consacrent aussi une partie considérable
de leur revenu à l'achat de charbon de bois.
En
encourageant l'adoption de réchauds au charbon de bois plus efficaces
et de réchauds au G.P.L., ce projet aidera les consommateurs à utiliser
moins de charbon de bois pour satisfaire les mêmes besoins de cuisson
et à faire des économies qu'ils pourront consacrer à d'autres usages.
Des entreprises rentables
D'un
montant de 7,2 millions de dollars, le projet de l'USAID en Haïti
permettra la création d'entreprises à but lucratif spécialisées dans la
fabrication de réchauds à charbon de bois améliorés et de réchauds au
G.P.L. ainsi que dans leur distribution. Il visera près de 10.000
vendeurs d'aliments sur la voie publique à Port-au-Prince, ainsi que
800 écoles, orphelinats et autres institutions consommant beaucoup
d'énergie dans la capitale et dans ses environs.
L'USAID
aidera aussi les autorités haïtiennes à élaborer un cadre juridique et
réglementaire pour les gaz de pétrole liquéfiés, notamment des règles
de sécurité, à mettre en place les modalités de l'octroi de licences, à
décourager des pratiques commerciales déloyales et à encourager les
investissements.
En outre, en favorisant le recours
à des fours de cuisson à charbon de bois plus efficaces et qui
produisent moins de gaz à effet de serre, son projet permettra
d'obtenir des revenus supplémentaires qui serviront à réduire le coût
des réchauds pour les clients et à élargir davantage le marché des
réchauds améliorés.
Le projet de l'USAID s'inscrit
dans le cadre de l'Alliance mondiale pour les foyers améliorés,
partenariat entre le secteur public et le secteur privé qui est sous la
direction de la Fondation des Nations unies.
L'USAID
est un des membres fondateurs de cette alliance, qui vise à encourager
l'adoption de 100 millions de réchauds écologiques dans le monde entier
d'ici à 2020. Elle s'est engagée en étant membre de cette alliance à
prendre des mesures afin d'améliorer la commercialisation des foyers
améliorés, de fournir ces réchauds à des populations déplacées et à
réduire l'exposition à la pollution de l'air ambiant.
Lors
du lancement de l'Alliance mondiale pour des foyers améliorés, la
secrétaire d'État, Hillary Rodham Clinton, a déclaré à ce propos : «
Pendant toute l'histoire de l'humanité, les gens ont cuit des aliments
sur des foyers ouverts et sur des appareils qui polluaient, mais il
n'empêche que ceux-ci tuent lentement des millions de personnes et
polluent l'environnement.
Les effets d'une
exposition quotidienne à cette pollution peuvent être dévastateurs. La
pneumonie, qui est la cause principale de décès des enfants dans le
monde, les maladies chroniques des voies respiratoires, le cancer du
poumon et de multiples autres problèmes de santé en sont la
conséquence. En améliorant ces fours de cuisson, on peut sauver et
améliorer la vie de millions de personnes. » (Tiré de Kalbas Info #2,
le bulletin de l'ambassade des Etats-Unis)
Nouvelles du
1er mars 2012
L'actuel
ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe,
désigné premier ministre: au parlement de jouer à
présent
Port-au-Prince, le 1er
mars 2012 – (AHP) – Le
Président Joseph Michel Martelly a officiellement désigné jeudi
l'actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe (39 ans) au
poste de premier ministre, pour remplacer le docteur Garry Conille qui
a été contraint de demissionner la semaine dernière, après un conflit
ouvert avec le chef de l'Etat.
Mr Martelly a également écrit aux présidents des deux
chambres pour les informer de son choix.
Laurent
Lamothe a ainsi supplanté Anne-marie Milfort, une proche collaboratrice
du chef de l'Etat et son actuel ministre de l'Interieur, Thierry Mayard
Paul qui se trouvaient également sur la liste des "
premier-minisrables".
Des infomations persistantes
laissaient entendre en début de semaine que MM Mayard Paul et Lamothe
étaient à couteaux tirés dans le cadre de la course à la primature, au
point que l'un et l'autre se sont vus obligés d'y opposer un démenti.
Toutefois,
dans certains milieux proches du pouvoir, on estime que l'actuel
ministre des Affaires érangères jugé trop influent et même capable de
faire ombrage au président, pourrait être envoyé à la
"boucherie", etant donné l'état d'esprit qui prévaut au parlement en
pleine crise avec le président.
En effet, un nombre
important de sénateurs et députés estiment conditionnent l'analyse ds
piècs du prochain premier ministre designé à la soumission entre autres
par le president de ses documents de voyage à la commision sénatoriale
d'enquête sur la nationalité.
Michel Martelly est
accusé de détention de la double nationalité américaine et italienne,
mais refuse jusqu'ici de collaborer avec la commission d'enquête.
Les
parlementaires exigent également de M. Martelly des garanties sur
l’organisation des prochaines élections, la publication de la version
corrigée de la constitution amendée et la resolution du problème des
individus armés en uniforme dans des bases des anciennes
forces
armées d'Haïti, dans plusieurs régions du pays.
Le
sénateur Moïse Jean-Charles à la base des accusations sur la
nationalité étrangère présumée du chef de l'Etat, a fait savoir que la
désignation d'un premier ministre n'est pas prioritaire pour les
sénateurs de la République. " L'important est que le president
collabore avec la commission d'enquête pour que toute la verité se
fasse sur sa nationalité.," a dit le parlementaire, ajoutant que nous
n'aimerions pas qu'un étranger choisisse pour nous un premier ministre.
Laurent
Lamothe est lui aussi accusé d'être de nationalite
etrangère. Ce que l'interessé a toujours démenti.
Moïse
Jean-Charles a aussi annoncé que de nouvelles dispositions seront
bientôt prises pour contraindre le chef de l'Etat à soumetre ses
documents de voyage: la commision va écrire aux ambassades
pour
leur demander de ne pas continuer à collaborer avec le chef de l'Etat.
Des correspondances seront egalement envoyées en ce sens aux differents
secteurs de la vie nationale, a-t-il dit.
Le président du
Sénat confirme que le chef de l'Etat a fait choix du chancelier Laurent
Lamothe pour être son premoie ministre: le sénateur Annick Joseph
affirme que l'enquête sur la nationalité du président et du ministre
des Affaires étangères doit aboutir avant l'analyse des pièces de ce
dernier
Port-au-Prince,
le 1er mars 2012 – (AHP) – Le
président de l’Assemblée Nationale, Simon Dieuseul Desras a confirmé
jeudi que le chef de l’Etat a officiellement désigné l’actuel ministre
démissionnaire des affaires étrangères, Laurent Lamothe pour succéder
au docteur Garry Conille comme chef de gouvernement.
Le
parlementaire informe avoir rencontré, en compagnie du président de la
chambre des députés Levaillant Louis-jeune, le chef de l’Etat qui les
en a informé.
Il a fait savoir que
le président a promis de s’assurer que son premier ministre
nouvellement désigné passe l’étape de la ratification.
Pour
sa part, le sénateur Anick François Joseph estime que la question
relative à la nationalité étrangère présumeé du chef de l’Etat doit
être vidée avant l’analyse des pièces de M. Lamothe. Il a fait savoir
que des compagnies aériennes et des institutions américaines sont en
mesure de fournir des preuves sur la nationalité exacte du président.
Le
sénateur de l'Artibonite se demande pourquoi le nom de Michel Martelly
ne figure pas sur la liste des passagers d'un vol AA vers Miami le 21
novembre 2007, envoyée à la Commision d'enquête par la ligne aérienne
American Airlines. Selon Anick François, le chanteur Martelly aurait
voyagé ce jour-là avec un passeport americain.
Il
a ainsi demandé au président Martelly de collaborer avec la commission
d’enquête pour clarifier sa situation, estimant anormal qu’un étranger
accède à la tête de l’Etat et choisisse par la suite son premier
ministre.
"Le refus du président
Michel Martelly de collaborer démontre qu’il ne reconnait pas
l’autorité des sénateurs, alors comment peut-il nous demander
d’analyser le dossier de son premier ministre désigné", s’interroge le
sénateur Joseph qui dit voir de l’incohérence dans la démarche du chef
de l’Etat.
D’ailleurs, a-t-il fait
remarquer, il y a aussi des soupçons autour de la nationalité de M.
Laurent Lamothe. L’enquête en cours sur sa nationalité doit continuer,
a dit le parlementaire.
Renvoi
du conseil municipal élu de Port-au-Prince: le maire Jason previent
qu'il ne quitte pas la mairie au profit de nommés et appelle les autres
conseils frappés à faire de même
Port-au-Prince, le 1er
Mars 2012 – (AHP) – Le
maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean-Yves Jason a dénoncé jeudi la
décision du président Michel Martelly de renvoyer le conseil issu des
urnes qu'il dirige pour nommer à sa place une commission
municipale de 3 membres, jusqu’à l’organisation des prochaines
élections.
Le maire révoqué de Port-au-Prince avertit qu’il
n’abandonnera pas ses fonctions.
Il
s’agit, selon le maire Jason, d’un coup d’Etat du gouvernement central
contre le gouvernement communal de Port-au-Prince avec l’appui du
président Michel Martelly.
Informant qu’il n’a
nullement l’intention de quitter la mairie de Port-au-Prince avant
l’élection de son successeur, Muscadin Jean Yves Jason a fait savoir
qu’il va, conformément à l’arrêté municipal du 23 décembre 2010 et du
décret du 1er février 2006, activer le conseil de sécurité
communale composé entre autres, du commissaire de police de la
Capitale, du directeur départemental de l’Ouest, du
commissaire
du gouvernement, du vice-délégué, du juge de paix de la section Sud de
Port-au-Prince.
Cet arrêté nous donne la prérogative
d’évaluer la situation et prendre les mesures que de droit contre tous
ceux qui tentent de violer la loi dans le pays, a annoncé le maire
Jason, faisant savoir que le conseil communal de sécurité
aura
entre autres pour taches de redéfinir les priorités et les stratégies
face à ce qu’il appelle la délinquance évolutive, rappelantqu’une
vingtaine de conseils municipaux ont été écartés.
Muscadin
Jean-Yves Jason a lancé par ailleurs, aux maires des cartels «
soi-disant » révoqués, un appel à la résistance. Il leur demande de
rester ou de retourner à leur poste et cela, ajoute-t-il, jusqu’aux
prochaines élections.
Le respect de la loi est
incontournable, a lancé Jean-Yves Jason, rappelant que seuls
des
élus doivent remplacer des élus dans le cadre d’élections crédibles,
honnêtes et démocratiques.
Cette nouvelle épreuve de
force vient compliquer une situation déjà explosive marquée notamment
par la crise de la nationalité, et la démission du premier
ministre.
Un
autre avocat tombe sous des balles assassines: Me Durand R. Jeanty a
été abattu sur la cour de sa résidence à Morne Calvaire
Pétion-ville, le 1er Mars 2012 –
(AHP) – Le
climat d’insécurité qui prévaut dans la capitale haïtienne ces derniers
jours vient de faire une nouvelle victime au sein de la
communauté juridique.
Il s'agit du secrétaire
exécutif de l’ordre des barreaux d’Haïti, Me Durand R. Jeanty, 50
ans, abattu jeudi matin dans la cour de sa résidence à Morne
Calvaire (Port-au-Prince).
Atteint de plusieurs
projectiles, Me Jeanty a rendu l'âme sur le champ. Il était, depuis
environ 20 ans, membre du barreau de Port-au-Prince et travaillait
entre autres, dans le service juridique du conseil électoral
provisoire, siégeant entre autres au BCEN (Bureau du Contentieux
Electoral National).
Le bâtonnier de l’ordre des
avocats de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule, affirme avoir appris la
nouvelle avec beaucoup de tristesse et d’affliction.
Les
premières informations recueillies sur place laissent comprendre qu’il
s’agit probablement d’une exécution sommaire et d’un assassinat
planifié.
Il appelle les autorités policières et
judiciaires à faire en sorte que ce nouveau crime ne reste pas impuni.
Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus qui s’estrendu
sur les lieux du crime, promet de faire en sorte que la justice mette
la main aux collets des bandits.
En novembre
dernier, Me Briel Lagrandeur avait été assassiné alors qu’il revenait
d’une formation en Guadeloupe. Un assassinat qui avait plongé la
communauté juridique haïtienne dans la consternation et avait conduit
les avocats à observer un arrêt de travail.
Depuis
quelques semaines, le climat d’insécurité qui semble en pleine
recrudescence, a déjà fait plusieurs victimes notamment dans la zone
métropolitaine de Port-au-Prince. Pour la seule journée de mercredi, au
moins trois cadavres ont été retrouvés sur la chaussée.
Rencontre
au palais national à l'initiative du chancelier Lamothe autour de
l'organiation des prochaines élections: le president Martelly , le
nonce apostolique et les ambasadeurs des Etats-nis, du Canada et de la
France y ont pris part
Port-au-Prince, le 1er mars 2012 –
(AHP) – Une rencontre s’est tenue ce jeudi au Palais présidentiel entre
le chancelier Laurent Lamothe, nouvellement désigné premier ministre et
des membres du corps diplomatique accrédité en Haïti.
Les
ambassadeurs américain Kenneth H. Merten, canadien Henri-Paul Normandi,
français Didier Lebret et dominicain Ruben Silié Valdés ainsi que le
nonce apostolique Bernadito Auza ont entre autres pris part à cette
rencontre.
Les discussions ont porté
sur l’organisation des prochaines élections dans le pays, selon ce qu'a
rapporté le diplomate américain Kenneth Merten.
L'absence
d'une date pour organiser des élections en vue de renouveler entre
autres un tiers du Sénat et les conseils municipaux, soulève
l'indignation de plusieurs secteurs de la population, surtout avec la
décison du gouvernement de nommer des commisions pour remplacer des
conseils municipaux élus.
L'ambassadeur
américain a souligné que son pays et le reste de la communauté
internationale sont disposés à soutenir le processus démocratique en
Haïti, notamment l’organisation des prochaines compétitions électorales
devant se tenir cette année.
Nous
comptons continuer à travailler avec le gouvernement dans la
perspective de l’organisation des prochaines élections, a-t-il dit,
rapportant que le président Martelly qui participait à la
rencontre, a fait part desa volonté d’organiser les prochaines
élections dans le meilleur délai.
Nouvelles du 29 février
2012
Milliers
de manifestants pro-Lavalas dans les rues de Port-au-Prince à
l'occasion du 8ène anniversaire du départ forcé du président Aristide
Port-au-Prince, le 29 février
2012 – (AHP) – Une
imposante manifestation pro-Aristide s’est tenue mercredi à
Port-au-Prince à l’appel de plusieurs organisations proche de
l’organisation politique Fanmi Lavalas dont
l’ancien
président revenu d’exil il y a bientôt un an (le 18 mars 2011) est le
représentant national.
Partie des ruines de l’Eglise
Saint-Jean Bosco, ancienne paroisse du père Aristide, la manifestation
a longé, dans une chaude ambiance, plusieurs rues et
quartiers de
la zone métropolitaine de la capitale avant d'aboutir devant le
parlement haïtien.
Cette manifestation organisée dans
le cadre du 8e anniversaire du 2e coup d’Etat contre Aristide, était
l’occasion pour environ une dizaine de milliers de partisans de Fanmi
Lavalas de renouveler leur "soutien sans faille", à l’ancien président
qu'il ont promis de ne jamais trahir parce que "notre sang est le sang
d'Aristide".
Ils ont également profité de cette
manifestation pour exiger de l’actuel chef d’Etat, Michel Joseph
Martelly, qu’il collabore avec la commission sénatoriale d’enquête sur
la nationalité des membres de l’exécutif.
"Nous ne
voulons pas de motocyclettes donnez les passeports de préférence,
ont-ils entonné entre autres, durant la manifestation.
Les
manifestants s'en sont également pris aux autorités qu'ils
accusent de vouloir attaquer en justice "leur leader Aristide". Des
informations, très vite démenties par le ministère de la justice,
faisaient état lundi d’une plainte au cabinet d’instruction
contre l’ancien président.
"Oui à la démocratie et non à la réinstallation d'une
nouvelle dictature au pays".
Les
manifstants ont fait savoir que si ceux qui nourrisent de telles
intentions, croient pouvoir s’attaquer à Jean-Bertrand
Aristide,
ils auraont le peuple haïtien face à eux. Ils ont du coup
fait
valoir leurs droits de participer aux affaires
politiques
du pays à travers notamment d’élections libres, inclusives et
démocratiques, après en avoir éte écartés par 2 fois sous la présidence
de René Préval.
Attaque contre les manifestants
Arrivée
à l’intersection de la rue du Champ-de-Mars et du boulevard Harry
Truman, au bicentenaire, la manifestation a essuyé des jets
de
pierres... Plusieurs manifestants ont été blessés.
Les
protestataires qui ne se sont pas laissé faire ont accusé les partisans
du l’actuel chef d’Etat de responsabilité dans ces incidents . "Les
intimidations ne nous feront pas reculer, ont-ils alors scandé,
invitant le chef de l'Etat à plutôt collaborer avec la
commission
sénatoriale d’enquête sur la nationalité.
Plusieurs
parlementaires dont Moïse Jean-Charles, Jean-Baptiste Bien-aimé, Saurel
Jacinthe et Arnel Bélizaire ont rejoint la manifestation et ont promis
d’obtenir que le chef de l’Etat soumette ses documents de voyage.
Le
Président de la République rencontre au Palais National le Ministre
dominicain des Affaires Etrangères et l’Ambassadeur dominicain en Haïti
•
Les discussions se sont déroulées autour du renforcement des relations
bilatérales entre Haïti et la République Dominicaine
•
L’accent a été mis sur la commission mixte de coopération bilatérale
visant à défendre l’intérêt des deux pays
•
Le Président de la République invité
officiellement à visiter la République Dominicaine le 26
mars prochain
Port-au-Prince,
le mercredi 29 février 2012 : Le Président de la République d’Haïti,
S.E.M. Michel Joseph Martelly, a reçu, ce mercredi
29
Février, au Palais National, une délégation dominicaine
composée
du Ministre dominicain des Affaires Etrangères, M. Carlos Morales
Troncoso et l’Ambassadeur dominicain accrédité en Haïti, M.
Rubén
Silié. Cette rencontre s’est déroulée particulièrement autour du
renforcement des relations haïtiano-dominicaines.
En
cette occasion, les interlocuteurs se sont entretenus autour de la
commission mixte bilatérale dont l’objectif est de déterminer les
secteurs prioritaires d’échange et de coopération. Les deux pays
veulent produire des réflexions sur les grandes questions touchant à
leurs relations et assurer le suivi de la coopération bilatérale.
Elle vise deux objectifs principaux :
o
Renforcer les relations bilatérales en vue d’un développement
économique durable en identifiant les domaines de coopération propres à
assurer un meilleur avenir aux populations des deux pays;
o
Assurer l’utilisation optimale de leurs ressources afin d’améliorer la
qualité de vie des deux peuples en quête d’un développement économique
et social équitable.
Les travaux de la Commission
mixte de coopération portent sur plusieurs thématiques reflétant les
priorités arrêtées par les deux pays, à savoir :
• Commerce et investissement
• Tourisme
• Agriculture et Environnement
• Enseignement supérieur,
science et technologie
• Environnement et Ressources
Naturelles
• Culture, Education, Jeunesse
et Sports
• Questions migratoires et
frontalières
• Projets Conjoints de
développement
• Santé Publique
• Transports et Communications.
Par
ailleurs, le Chef de l’Etat est invité officiellement par le Ministre
dominicain des Affaires Etrangères à visiter la République Dominicaine
le 26 mars prochain.
Le Président de la République a
félicité le Chancelier dominicain pour son intérêt au renforcement des
relations bilatérales tout en lui rappelant le désir du peuple haïtien
d’avoir des relations basées sur le respect mutuel avec la République
Dominicaine.
L'ambassadeur dominicain en Haïti dément
les informations selon lesquelles les autorités de son pays auraient
exercé des pressions pour obtenir la démission du premier ministre
Garry Conille
Port-au-Prince, le 29 février 2012 – (AHP)
- L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Ruben Silié
Valdés a
démenti mercredi, de manière formelle et catégorique, les informations
selon laquelles les autorités de son pays auraient une certaine
implication dans la démission du premier ministre haïtien Garry Conille.
Nous
n’avons rien à voir avec la démission de M. Conille dont nous
regrettons le départ, a-t-il dit, ajoutant que le chef du gouvernement
démissionnaire avait fait montre de sa capacité et de sa volonté à
mener son pays à bon port.
La vision du président
Léonel Fernandez est qu’il y ait de nouvelles relations entre nos deux
pays et les rapports doivent être les même quelque soit le gouvernement
en place en Haïti, a-t-il fait savoir.
Pour ce qui
est des contrats passés entre les autorités haïtiennes et des firmes
dominicaines au cours de la période d’urgence et peu avant l’entrée en
fonction du premier ministre démissionnaire haïtien Garry Conille, le
diplomate rappelle qu’il s’agit d’affaires particulières et privées
dans lesquelles la diplomatie et la politique dominicaine
n’intervienent pas.
La démission du docteur Garry
Conille est intervenue la semaine dernière à un moment où les rapports
entre ce dernier et le président Michel Martelly se détérioraient de
plus en plus et quelques jours après la mise sur place par le chef du
gouvernement, d’une commission d’enquête sur les contrats signés entre
les autorités haïtiennes et des firmes notament dominicaines en dehors
des règles de passation de marchés.
Certains de ces
contrats d'un montant de 500 millions de dollars auraient été paraphés,
selon des organisations de la société civile, alors que Michel Martelly
avait déjà été investi, le 14 mai 2011, comme 56e président d’Haïti en
remplacement de René Garcia Préval, avant l'arrivée de gary Conille
.
Le
maire de Tabarre interdit de départ dans le cadre de
l'enquête sur l'origine de l'incendie ayant ravagé le
marché communal
Croix-des-Bouquets,
le 29 février 2012 – (AHP) – La justice haïtienne a frappé mercredi
d’une interdiction de départ le maire de Tabarre, Jean Frantz Théodat,
suite à l’audition de ce dernier au Parquet de la Croix-des-Bouquets,
dans le cadre de l’enquête sur l’origine de l’incendie du marché
communal de Tabarre dans la nuit du 24 au 25 février dernier.
C’est
le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets, Me Mario
Beauvoir qui l’a confirmé, ajoutant que le maire a accepté de ne pas
quitter le pays jusqu’à nouvel ordre.
Réaffirmant sa volonté de
mener à terme l’enquête sur l’origine de l’incendie du marché de
Tabarre, il a fait savoir que le nommé Jean-Claude Alciné également
connu sur le nom de Ti Jean (Petit Jean) est actuellement recherché
pour son implication présumée dans ce crime.
Me Mario Beauvoir
informe que d’autres personnes sont également dans le collimateur de la
justice notamment un policier. "Nous avons déjà demandé à l’institution
policière de le mettre à notre disposition pour les besoins de
l’enquête", a-t-il ajouté.
Outre le maire principal de Tabarre
Jean-Frantz Théodat, son adjoint Jean-Bernard Chassagne ainsi que
d’autres employés de la mairie ont également été auditionnés au Parquet
de la Croix-des-Bouquets.
Ce serait un accroc à la justice si
nous ne les invitions pas, a affirmé Me Beauvoir qui, avant même
l'ouverture de l'enquête, avait fait savoir que l’incendie
était
d’origine criminelle et qu'il s'agissait d'un complot contre la sûreté
de l'Etat.
Me Beauvoir a par ailleurs confirmé que des
dispositions sont actuellement en train d’être adoptées pour assainir
le site du marché en vue de permettre aux commerçants victimes de
revenir sur place pour continuer à faire rouler leurs affaires.
Il
a également demandé aux institutions financières dont les marchands
(es) sont des débiteurs, de faire preuve d’indulgence en cessant, pour
un certain temps, de les faire payer.
En dépit de l’insistance
des journalistes, les avocats Mackenley Jacinthe et Renel Jean qui
défendent les maires Jean-Frantz Théodat et Jean-Bernard
Chassagne se sont uniquement contentés de dire que la séance
d’audition s’est bien déroulée.
Ils sont fait savoir que le dossier suit son cours normal.
Nomination
d'un nouveau conseil pour la Mairie de Port-au-Prince: le maire
Jean-Yves Jason renvoyé par le président Martelly
Port-au-Prince,
mercredi 29 Février 2012 – (AHP) – Le Président
Michel
Joseph Martelly, a nommé, par arrêté en date du 23 février 2012, une
Commission municipale de trois membres pour administrer la Commune de
Port-au-Prince jusqu'aux prochaines élections. Il s'agit des citoyens:
Gabrielle
HYACINTHE, Présidente, Jean Marie DESCORBETT et
Junior
Gérald ESTIME, Membres. La nomination de ce nouveau conseil intervient
dans le cadre d'une serie de changements contestés, déjà intervenus au
niveau d'un nombre important de cartels municipaux, sous pretexte que
leur mandat est arrivé à terme.
De nombreux secteurs dont des
organisations de la societé civile et des associations de
maires
estiment anormal et suspect de remplacer des élus par des nommés.
Dans
plusieurs communes du pays, les nouveaux maires nommés,
n'auraient aucune compétence et qualité pour le poste seraient inconnus
de la population locale.
Dans une commune par exemple, l'un des
nouveaux assesseurs était un ancien gardien de l'antenne et de la
génératrice de la compagnie de téléphonie Digicel. Dans une
autre
commune, le 3ème membre du conseil aaurait des démêlés avec
la
justce. Dans un autre cas, aucun des nouveaux édiles n'avaient vécu
auparavant dans la commune. Et la liste des impairs est encore longue.
Dans
le cas de l'ancien maire Jason, il avait été très critique à l'endroit
du gouvernement et du chef de l'Etat en particulier pour avoir déplacé
le Carnaval national de Port-au-prince et aussi du fait que pas un sou
n'a été décaissé pour organiser des festivités carnavalesques dans la
capitale.
Nouvelles du 28 février 2012
Le docteur Maryse Narcisse
évoque des machinations politiques dans le pseudo dossier de plainte
contre l'ancien president Aristide: manifestation prévue ce
mercredi pour marquer le 8e anniversaire du 2e coup d’Etat
contre
le president Jean-Bertrand Aristide en 2004
Port-au-Prince, le
28 février 2012 – (AHP) – La porte-parole de l’ancien président
Jean-Bertrand Aristide, Maryse Narcisse a banalisé mardi les
allégations selon lesquelles il y aurait une plainte déposée au cabinet
d’instruction contre le docteur Aristide.
Le docteur Narcisse
parle plutôt de machinations politiques visant pas à
détourner
l’attention des citoyens de la réalité et à brouiller la conjoncture.
C’est
par la voie des ondes que le docteur Aristide et moi-même avons entendu
les rumeurs relatives à cette soi-disant plainte, a-t-elle fait savoir,
estimant qu'il s'agit de manoeuvres de diversion visant à provoquer des
événements susceptibles de créer encore plus de destabilisation dans le
pays.
"Tout avocat ou défenseur des droits humains persuadé que
des magouilles sont en cours pour chercher à jeter le pays dans le
chaos, peut apporter sa contribution dans la lutte
pour
contrer les forces du mal".
Maryse Narcisse a souligné que
pour le moment l’organisation politique Fanmi Lavalas dont l'ancien
président Jean-Bertrand est le représentant national, se
prépare
à organiser ses congrès régionaux et départementaux dans la perspective
de sa participation aux prochaines élections et à tous les niveaux.
"S’il
y des élections libres et démocratiques, tout le monde sait que Fanmi
Lavalas les remportera haut la main", a-t-elle indiqué.
Parallèlement,
une importante manifestation est prévue ce mercredi 29 février à
Port-au-Prince pour marquer le 8e anniversaire du 2e coup d’Etat contre
Jean-Bertrand Aristide en 2004.
La coalition des bases
populaires fait partie des organisations à l’initiative desquelles sera
organisée la manifestation qui partira de l’Eglise Saint-Jean Bosco où
Jean-Bertrand Aristide officiait comme prêtre pour aboutir devant le
parlement où un message sera délivré.
L’un des membres de cette
organisation, Rony Timothée appelle les citoyens à prendre part à la
manifestation qui sera organisée entre autres, en signe se
soutien à M. Aristide.
"Cette manifestation sera également
l’occasion pour les manifestants de demander une fois de plus au chef
de l’Etat de soumettre ses documents de voyage à la commission
sénatoriale d’enquête sur la nationalité étrangère présumée des membres
de l’Exécutif, a-t-il dit.
Les membres de l’organisation
baptisée « Réseau des Organes Multiplicateurs de Fanmi Lavalas
prendront également part à la manifestation
L’un d’entre eux,
Romestil Pierre Mélisca informe qu’il est important que tous les
citoyens fassent front commun pour exiger du chef de l’Etat qu'il
collabore avec la commission d’enquête.
Il a aussi appelé les
citoyens à se mobiliser contre l’émergence d’une nouvelle dictature
hostile, a-t-il dit, aux parlementaires, aux journalistes et
aux
étudiants.
Des senateurs conditionnent l’analyse des pièces du
prochain premier ministre désigné à une série de conditions à remplir
par le chef de l'Etat.
Port-au-Prince, le 28 février 2012 – (AHP) –
Le sénateur Joseph Lambert, co-président de la commission d’enquête sur
la nationalité des membres de l’Exécutif a estimé mardi que les
documents récemment brulés à l’immigration n’ont rien à voir avec des
dossiers sensibles et l’opération ne peut en rien nuire au travail de
ses collègues.
Faisant savoir que les documents ont été détruits
de manière régulière, le parlementaire s'est en outre félicité travail
accompli par l’équipe dirigée par l'ancien général Roland Chavannes.
Joseph
Lambert ancien patron de la plateforme Unité accusé d'être
devenu
un partisan zélé du chef de l'Etat, a par ailleurs confirmé les
changements opérés au sein de la commission désormais dirigée par deux
co-présidents Joseph Lambert et Moïse Jean Charles et deux
co-secrétaires rapporteurs Youri Latortue et Nenel Cassy.
Les
membres de la commission ont également convenu qu’ils ne feront aucune
intervention publique relative à la conduite de l’enquête.
Le
sénateur Moïse Jean-Charles, l’autre co-président de la commission
continue d’appeler le chef de l’Etat à collaborer. S’il est vrai que le
gouvernement est démissionnaire, le président Martelly est
toujours en fonction et il se doit de collaborer, a-t-il dit.
Le parlementaire estime que Michel Martelly ne devrait pas être celui
qui fait obstacle au travail de la commission.
Un
autre membre de la commission d’enquête, John Joël Joseph a informé que
lors la conférence des président de lundi, des discussions ont été
engagées autour d’un ensemble de conditions à soumettre au chef de
l’Etat pour l’analyse des pièces de son prochain premier ministre
désigné.
"Il a été formellement demandé au président du grand
corps de surseoir à ses rencontres avec le président Martelly en raison
du caractère, dit-il, illégal de la démarche de ce dernier consistant à
proposer une liste de 3 personnalités pour le choix d'un premier
ministre, au lieu d’en désigner une seule.
John Joël Joseph a
également fait savoir que des sénateurs conditionnent la
poursuite du processus de ratification du prochain chef de gouvernement
à des garanties sur l’organisation des prochaines élections, la
publication de la version corrigée de la constitution amendée, la
soumission des documents de voyage du président et sur la resolution du
problème des individus armés en uniforme dans des bases des
anciennes forces armées d'Haïti, dans plusieurs régions du pays..
Nouvelles du 27 février 2012
Le
Ministère de la Justice dément "formellement" des "rumeurs" autour de
mandats à l’encontre de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide: la
population en général et la Presse en particulier invitées à ne pas se
fier à des "rumeurs fantaisistes"
Port-au-Prince, le 27
février 2012 – (AHP) –Le Ministère de la Justice et de la
Sécurité Publique a apporté lundi soir un "démenti formel aux rumeurs"
selon lesquelles deux mandats auraient été émis à
l’encontre de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.
Selon
des informations communiquées par un juriste se présentant comme l'un
des avocats du docteur Aristide et qui auraient été confirmée pas des
autorites judiciaires requérant l'anonymat, l'ancien président rentré
d'un 2ème exil forcé en Afrique du Sud en mars 2011, pourrait être
convoqué au cabinet d'instruction.
Mais, "le Ministère de la
justice invite la population en général et la Presse en
particulier à ne pas se fier à des rumeurs fantaisistes,
susceptibles de nuire au processus d’établissement de l’Etat
de
droit et à la politique de réconciliation nationale prônés par le
Président Michel Joseph Martelly".
Beaucoup estiment que
si les allégations véhiculées autour de supposées plaintes contre
l'ancien chef d'Etat sont effectivement des rumeurs ou des
faux,
le ministère de la justice qui y a apporté " un dementi formel" devrait
pouvoir en chercher la provenance.
En tout cas, ces
rumeurs ou ces informations ont mis lundi en éveil une bonne partie de
la population qui y a vu aussitôt des manoeuvres de diversion visant à
détourner l'attention de la population de la grave crise créée par la
démission provoquée du premier ministre Garry Conille. Une démission
dont l'une des principales causes serait, selon plusieurs personalités,
l'audit réclamé par le premier ministre sur le dossier des contrats
passés avec des firmes dominicaines, qui n'auraient pas respecté les
règles de passation des marchés.
D'autres secteurs se sont
également demandés s'il y a des gens puissants au sein du
pouvoir
qui cherchent à jeter la confusion au moment où des victimes du régime
de l'ancien president à vie Jean-Claude duvalier sont determinés à
faire annuler l'orgonnance du juge Carvès Jean envoyant Baby Doc au
correctionnel, alors qu'il est inculpé de crimes contre l'humanité.
Il y a aussi ceux qui se croisent les doigts, souhaitant que le régime
fasse le faux pas fatal.
Les hommes armés qui occupent d'anciennes bases des FADH réaffirment
qu'ils n'ont pas l'intention d'en partir
Port-au-Prince,
le 27 février 2012 – (AHP) – Les "militaires démobilisés", qui occupent
depuis plusieurs mois des anciennes bases des ex-Forces
Armées
d’Haïti (FAd’H) ont informé lundi qu'il n'ont pas l’intention de
decamper.
Le premier ministre démissionnaire, Garry Conille,
ainsi que le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales
et de la défense nationale Thierry Mayard-Paul leur avaient pourtant
demandé de déposer les armes et de rentrer chez eux. Mais pour toute
réponse, certains d'entre eux s'étaient plutôt rendus à
l'Aéroport international accueilir le chef de l'Etat à son retour debut
février d'un voyage au Vénézuela et au Panama pour, disaient-ils,
recevoir des ordres.
De plus, le porte-parole de ces hommes en
uniforme Larose Aubain a fait savoir que ses collègues ont
déjà
rencontré les autorités compétentes dint le minisre de la Défense et
continueront d’occuper les anciennes bases des FAd’H jusqu’à la
remobilisation de l’armée.
Il a rappelé que la
constitution haïtienne reconnait l’existence de deux forces armées sur
le territoire : La PNH (Police Nationale d’Haïti) et l’armée.
Le
directeur exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de
Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, a une fois de plus appelé
lundi les autorités à prendre une position ferme face à cette situation.
Ce
n’est pas normal que des individus armés circulent librement dans le
pays dans un contexte marqué par une hausse de l’insécurité notamment
dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a-t-il fait savoir.
Le
chef civil de la Minustah avait lui aussi appelé, la semaine dernière,
les autorités à passer de la parole aux actes, après avoir estimé
anormal que ces hommes armés occupent des bases de l'ancienne armée.
Choix
d'un nouveau premier ministre: le président Martelly soumet
officiellement une liste de 3 personnalités aux présidents des deux
chambres
Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) – Le président
de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras, a confirmé lundi que
le chef de l’Etat a fait part de son intention de désigner
officiellement un nouveau premier ministre dans les meilleurs délais et
que des consultations prélimjnaires ont été entamées.
Trois noms
figurent sur la liste du chef de l’Etat: Il s’agit des ministres
démissionnaires Laurent Lamothe (affaires étrangères) et Thierry
Mayard-Paul (intérieur) et d'un cadre du Palais National Anne Valérie
Milfort.
Le sénateur du Centre a indiqué qu'en tant que
président du Senat, il n'a pas d'état d'âme. Il affirme qu’il va
consulter l’assemblée des senateurs sur les choix du chef de l'Etat.
"Il
est normal que le président cherche à nommer un premier ministre qui
lui inspire confiance. mais, il est tout ausi normal que les
parlementaires ratifient un chef du gouvernement qui leur
inspire
aussi confiance et susceptible de bien travailler pour le pays et la
population, a-t-il souligné
Le vice-président du Sénat Andrice
Riché affirme pour sa part n’avoir rien contre les personnalités que le
chef de l’Etat envisage de désigner, mais a fait remarquer qu’ils sont
tous des « amis du président ».
S’ils ont la capacité de
mener le pays à bon port, je ne suis pas contre, mais on ne saurait
diriger un pays rien qu’avec ses amis, a fait remarquer le
parlementaire.
Le ministre chargé des relations avec le
Parlement, Ralph Théano, a fait savoir que les personnalités qui
figurent sur la liste du président Martelly, sont toutes
capables
de prendre la tête du gouvernement. Ce sont toutes des personnes
compétentes et expérimentées, a-t-il dit.
Le sénateur
Jean-Baptiste Bien-Aimé a lui fait ressortir ce qu’il appelle le
caractère inconstitutionnel de la démarche du chef de l’Etat. Il aurait
dû choisir son premier ministre en consultation avec les président des
deux chambres alors qu’il s’est contenté de soumettre 3 noms
aux
parlementaires comme si ce sont eux qui devraient choisir.
Le
sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé expriment le souhait que le chef de
l'Etat soumettent ses documents de voyage à la commision d'enquête sur
la nationalité avant l'analyse du dossier de tout nouveau premier
ministre designé
Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) –Le
sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé (nord-est) a indiqué lundi
que
les parlementaires devraient profiter du dossier de la désignation d'un
nouveau premier ministre pour contraindre le chef de l’Etat à
collaborer avec la commission d’enquête sur la nationalité des membres
de l’exécutif.
Le chef de l'Etat s'est refusé jusqu'ici à
soumettre ses documents de voyage à la commission qui enquête sur sa
nationalité. Le senateur Moïse Jean-Charles a affirmé à plusieurs
reprises que Michel Martelly etait de nationalité américaine et
italienne
Jean-Baptiste Bien-Aimé a souligné que l’analyse des
dossiers du prochain premier ministre désigné devrait être prise en
consideration à condition que Michel Martelly coopère avec la
commission sénatoriale d’enquête.
" Il y a des parlementaires
qui croient même que les ministres qui avaient boudé la convocation du
sénat, ne devrait pas faire partie de la liste du président, moi je ne
vais pas jusque là. Je cherche seulement, avec d'autres senateurs, à
obtenir que le chef de l'Etat soumettent ses documents de voyage, a dit
M. Bien-aimé
Remise des clés de 400 maisons à des victimes du tremblement de terre
Port-au-Prince,
le 27 février 2012 – (AHP) – Le président Michel Joseph Martelly a
procédé lundi, dans la localité de Duvivier (Croix-des-Bouquets) à la
remise des clés de 400 maisons à des victimes du tremblement de terre
d’il y a deux ans.
La construction de ces maisons a été rendue
possible grâce à un financement de la Banque Interaméricaine de
Développement (BID) à hauteur de 30 millions de dollars mais le projet
inclue également la construction de plusieurs autres centaines d’unités
de logement dans le département du Nord.
Michel Martelly affirme
que des conditions vont être créées dans le but de permettre aux
bénéficiaires de vivre dans des conditions décentes et d’avoir des
opportunités notamment avec la création d’un parc industriel,
l’aménagement des espaces de jeu entre autres.
Il s’agit d’un
projet pilote dont les bénéficiaires auront seulement à payer, grâce à
une subvention du gouvernement, la somme de 2500 gourdes le mois, soit
30.000 gourdes par an pour la location des unités de logement jusqu’à
ce qu’ils en deviennent les propriétaires.
Il a renouvelé sa
volonté de continuer à travailler à l’amélioration des conditions de
vie des citoyens en particulier les victimes directes du tremblement de
terre.
Le représentant de la BID en Haïti, Edouardo Almeida
s’est réjoui de la contribution de cette institution dans la
réalisation du projet et confirme que des centaines d’autres maisons
vont être sous peu construites dans la 2e ville du pays.
Ces
maisons, a-t-il dit, vont permettre aux bénéficiaires d’améliorer
considérablement leurs conditions de vie. Chaque clé remise constitue
une opportunité créée pour une famille, a-t-il ajouté.
Le député
de la commune de Croix-des-Bouquets, Jean Tolbert Alexis a salué le
geste du gouvernement mais a demandé au chef de l’Etat de revoir à la
baisse les frais de loyer, soulignant que les bénéficiaires
sont
en proie à toutes sortes de difficulté.
Le
coût des unités de logement dont les clés ont
été remises lundi, est de 11 000 dollars US/unité.
Incendie
du marché de Tabarre: 6 personnes arrêtées: il s'agit d'un complot
contre la sureté de l’Etat, selon le commissaire du gouvernement de la
Croix-des-Bouquets
Croix-des-Bouquets, le 27 février 2-12 –
(AHP) – Le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets, Me
Mario Beauvoir a informé lundi que les forces de l’ordre ont déjà
procédé à l’arrestation de 6 individus pour leur implication présumée
dans l’incendie qui a ravagé dans la nuit du 24 au 25 février dernier,
le marché public de Tabarre (nord de la capitale).
Il d’agit du
directeur du marché, du chef de la sécurité et de 4 agents de sécurité
attachés au marché de Tabarre, a précisé Me Mario Beauvoir ajoutant que
l’incendie du week end dernier était bel et bien d’origine criminelle.
Il
a fait savoir que, peu avant l’incendie, des détonations ont été
entendues dans les parages et les agents de sécurité n’avaient pas
réagi. Nous savons qu’il y a eu des rencontres préparatoires à cet acte
qu’il qualifie de complot contre la sureté de l’Etat, rappelant que le
marché de Tabarre et le 3e à avoir été incendié ces derniers temps.
"Nous
avons identifié d’autres personnes qui seraient impliquées dans cet
acte et nous allons procéder à leur arrestation, a-t-il encore fait
savoir.
L'incendie de la nuit de vendredi a complètement ravagé
le marché de Tabarre, laissant dans la désolation la plus totale, les
commerçants victimes.
Ces derniers affirment avoir désormais les
bras coupés ne sachant à quel saint se vouer pour ariver à
refaire marcher leur commerce.
Ils demandent au gouvernement de les aider à se recapitaliser.
Nouvelles du 25 février 2012
Démission
Conille: Le président Michel Martelly tente de rassurer la population
et les partenaires internationaux après le départ du chef du
gouvernement
Port-au-Prince, le 25 février 2012 – (AHP) –Le
président Michel Martelly a confirmé avoir reçu et accepté la lettre de
démission du premier ministre Garry Conille qu'il a remercié pour son
engagement pris envers la nation.
Le premier ministre, Garry
Conille a adressé vendredi sa lettre de démission au chef de l'état
quatre mois après sa ratification par le parlement sans préciser le
motif de cette décision. Toutefois, l'opinion publique était
suffisamment informée du conflit ouvert entre les deux branches de
l'exécutif depuis plusieurs semaines
Le chef de l'état a dit
regretter que cette décision soit intervenue au moment qu'il considère
comme l'heure de décollage pour le pays. Tentant de rassurer les
esprits inquiets il a indiqué qu'il travaillait déjà à remédier a cette
situation.
"J'ai déjà pris contact avec les présidents des deux
chambres qui ont eux aussi reçu une copie de la lettre et nous nous
sommes engagés à nous rencontrer dans le meilleur délai dans la
perspective de la nomination d'un nouveau chef de gouvernement "a dit M
Martelly.
La démission de Garry Conille est selon beaucoup
d'observateurs un mauvais signal aux investisseurs
intéressés à établir leurs entreprises dans le pays, en ce sens que ces
derniers réclament une garantie de stabilité. Le chef de l'état demande
aux partenaires étrangers de croire en son engagement à assurer le
fonctionnement de l'Etat malgré l'absence du Dr Conille qu'on présente
généralement comme un ami de la communauté internationale.
Le
président du grand corps Dieuseul Simon Desras indique également avoir
été touché officiellement par lechef de gouvernement, promettant de
communiquer le contenu de la lettre à l'assemblée du Sénat dès la
prochaine séance.
Disant regretter le manque de cohésion
caractérisant la gestion de la chose publique au plus haut niveau, le
sénateur du Centre a fait remarquer que la population devra
attendre de voir la concrétisation des promesses formulées
par le
chef de l'Etat lors de sa campagne, en raison du retard qu'aura causé
la démission du chef du gouvernement dans le cadre de l'exécution des
projets de développement.
Il a dit espérer que le
processus de ratification du prochain premier ministre ne sera pas trop
long, soulignant qu'il faudra bientôt organiser des élections.
Des
élections auraient dû déjà être
organisées pour renouveler un tiers du senat et l'ensemble des
conseils municipaux
De
son coté, le président de la chambre basse Levaillant Louis Jeune a
informé que les députés se sont réunis quelques heures après la
démission du chef du gouvernement et se sont mis d'accord sur l'idée de
partager leurs préoccupations avant les démarches pour la
désignation d'un nouveau premier ministre.
Selon M Louis
Jeune, les deputés sont intéressés a connaître les vraies causes du
départ du chef du gouvernement que leur assemblée a voté quasiment à
l'unanimité de sorte que le prochain ne connaisse le même sort.
Il
a expliqué que les membres de la chambre basse sont particulièrement
préoccupés du retard qu'aura causé ce vide dans le processus du vote du
projet de budget 2011-2012 déposé au parlement.
Le Directeur
exécutif de l'Initiative de la Société Civile (ISC) Rosny
Desroche, a fait part de son pessimisme quant à l'avenir du
pays.
Il a dit croire que la sitaution socio-politique du pays va se dégrader
dans les prochains jours.
Après les Etats-Unis etd'autrs
partenaires de la comunaute internationale, le Canada estime que
l’absence d’un Premier ministre accroit
l'instabilité à un
moment où les haïtiens éprouvent de graves difficultés à reconstruire
leur existence et leur pays.
"Le Canada déplore
profondément la démission du Premier ministre Garry Conille. Le premier
ministre Conille est un leader compétent, un ami du Canada et un homme
qui incarne l’espoir", a indiqué le ministre canadien des affaires
étrangères John Baird.
Le chef de la MINUSTAH Mariano
Fernández a eegalement fait part de sa préoccupation. " La démission du
Dr. Garry Conille démontre, malheureusement, que les déchirements ont
pris le dessus sur la conciliation au détriment du pays, alors que la
population haïtienne aspire à amorcer véritablement le tournant qui la
conduira sur la voie de la reconstruction, de la croissance économique
et du renforcement des institutions de l’Etat de droit", a indiqué le
représentant du secretaire général.
La désignation puis la
ratification d'un nouveau premier ministre risquent dêtre longues et
compliquées. Mais les rumeurs vont déjà bon train et
voudraient
que 4 noms se trouvent sur la liste du president Martelly: la très
jeune Anne Valerie Milfort qui travaille dans le cabinet du president,
et 3 autres proches du chef de l'Etat: la ministre de la santé Florence
Duperval Guillaume et les ministres des affaires étrangères et de
l'Interieur, respectivement Laurent Salvador Lamothe et Thierry Mayard
Paul.
Nouvelles du 24 février 2012
Le premier ministre haïtien Garry Conille démissionne de ses
fonctions
Port-au-Prince,
le 24 février 2012 – (AHP) –Entré en fonction il y a tout
juste 4
mois, en octobre dernier, Garry Conille dont les relations
avec
le president Michel Martelly n'aurait jamais été harmonieuse a remis ce
vendredi sa demission au chef de l'Etat. Une série de divergences
intervenues ces 4 dernières semaines entre les deux hommes auraient
contribué à la deterioration de la cohabitation.
D'abord,
le premier ministre s'est toujours déclaré ouvertement en
faveur
de la publication du texte amendé de la constitution que le chef de
l'Etat n'a jamais fait promulguer jusqu'ici, après l'avoir promis.
Le
premier ministre qui n'aurait jamais eu un réel pouvoir s'est prononcé
clairement en Haïti et à l'Etranger, notamment à Washington
contre l'occupation de bases de l'ancienne armée dans plusieurs regions
du pays, alors que d'anciens militaires en armes se trouvaient à
l'aéroport international pour accueillir le president Martelly ,lors de
son retour d'un voyage début fevrier au Vénézuela et au Panama.
Mais,
le pourrissement de la situation s'est accéléré avec le dossier
de l'enquête sur la multiple nationalite présumée du chef de
l'Etat et de certains membres du gouvernment.
Le chef de
l'Etat s'oppose à toute collaboration avec la commission sénatoriale
d'enquête, pendant que le premier ministre considère qu'il faut
respecter les prérogatives constitutionnelles du Sénat dans ce dossier,
se disant du coup prêt à apporter toute sa collaboration à l'enquête.
De
fait, il a déposé tous ses documens de voyage devant la commission
d'enquête tel que le reclamaient les senateurs. Ce qui a été perçu dans
l'entourage du pouvoir comme une absence de solidarité. Et on
le
fit bien voir au premier ministre aujour d'hui
démissionnaire qui a éte boudé par la plupart de ses ministres (à
l'instigation ou pas du chef de l'Etat), lorsqu'il les a
invité à
deposer leurs documents de voyage au parlement.
Et comme pour
montrer à Garry Conille qu'ils ne recevaient pas d'ordre de lui, les
ministres se sont rendus, selon eux, de leur propre chef, jeudi au
parlement, pour faire cet exercice. Pendant qu'ils se seraient refusés
à participer le soir-même à une rencontre avec leur "chef".
Mais,
des sources proches du gouvernement affirment que les ministres ont
été invités à le faire par le
président Martelly.
Mais,
ce dont on parle moins et qui pourrait avoir accéléré le
départ
du premier ministre est, selon beaucoup, sa decision de
former une
commission pour enquêter sur des contrats passés par le gouvernement
Bellerive avec des compagnies notamment dominicaines, qui n'auraient
pas respecté certaines règles.
Des sources proches de la
primature affirment que certains contrats ont été passés après
l'investiture du président Martelly, mais avant l'arrivée de
Garry Conille, alors que Jean-Max Bellerive expédiait les affaires
courantes.
Même si le premier ministre avait très peu de
marges de manoeuvres, mais son départ laisse officiellement latitude
pleine et entière à la présidence d'où emaneront toutes les décisions,
jusqu'a la nomination sine die d'un nouveau chef de gouvernement.
Réactions
en chaine suite à la démission du premier ministre Garry Conile: sa
lutte contre la corruption a eu raison de Garry Conille, selon le
responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Étatiques
Port-au-Prince,
le 24 février 2012 – (AHP) – Les réactions affluent suite à
la
démission du premier ministre, confirmée par un communiqué de la
Présidence informant que le chef de l’Etat Michel Martelly a reçu dans
la matinée du vendredi 24 février la démission de M. Garry Conille.
Le
responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Étatiques (Conhane),
Edouard Paultre estime que la corruption a eu raison de Garry Conille.
Selon le pasteur Paultre, le chef du gouvernement n’avait pas à
s’inquiéter tant qu'il ne s'attaquait pas au dossier de la corruption.
Il
dit croire que c’est la mise en place par Garry Conille d’une
commission indépendante chargée de faire la lumière sur les contrats
passés sous l’administration de son prédécesseur Jean-Max Bellerive
avec plusieurs firmes étrangères notamment dominicaines, en dehors des
lois sur la passation de marché, qui a abouti à sa démission.
Plusieurs de ces contrats auraient été passés dans la période entre mai
et octobre 2011
"
Le premier ministre a démissionné à cause des grands dossiers de
corruption. Nous sommes face à un pouvoir qui ne veut pas réellement
combattre la corruption dans le pays, a dit Edouard Paultre qui
reconnait toutefois que le chef du gouvernement et le président ne
s’entendaient pas sur d’autres questions importantes dont la
publication du texte amendé de la constitution et la présence d’anciens
militaires armés sur le territoire.
Au parlement, notamment à la
chambre basse, plusieurs élus se sont prononcés suite à la démission de
Garry Conille. Le président de la dite chambre, Levaillant Louis-jeune
estime que le pays est tout simplement bloqué.
Le parlementaire
a souligné que, tant au Sénat qu’à la chambre basse, il n’y a
pas
de majorité, donc il sera difficile de mettre en place un nouveau
gouvernement.
Nous sommes en pleine crise et cela va prendre du
temps pour que le pays se dote d’un nouveau gouvernement,
a-t-il
fait remarquer, rappelant que le projet de budget récemment déposé au
Parlement ne pourra pas être approuvé, car désormais "nous avons un
gouvernement démisionnaire qui ne peut que liquider les
affaires
courantes.
Le président de la chambre des députés, Levaillant
Louis-jeune a par ailleurs informé que le president du Sénat Simon
Dieuseul Deras et lui-même s’étaient entretenus mercredi soir avec le
président Martelly et jeudi avec le premier ministre pour tenter de
désamorcer la crise, en demandant un sursis de 3 mois.
Mais
selon lui, le président Martelly était décidé à obtenir le départ de
Garry Conille auquel il reprocherait un manque de leadership.
De
son côté, le député Guy Gérard Georges se demande pourquoi
les
élus ne réalisent pas encore qu’ils ont pour devoir de collaborer au
bénéfice de la population en proie à toutes sortes de difficultés.
"Quel
message sommes-nous en train d’envoyer à la communauté internationale
alors que les autorités disent vouloir attirer les investisseurs et
garantir un climat politique stable dans le pays", s'est interrogé le
député de Torbeck/Chantal (sud).
Le ministre des affaires
étrangères Laurent Lamothe, croisé dans les couloirs du parlement peu
après la démission de Garry Conille s'est refusé à commenter
l’information, se contentant de dire qu'il allait aux sources.
Le
chancelier avait aussi refusé de dire pourquoi il n’avait pas répondu
la veille à une convocation de Garry Conille pour la tenue d’un conseil
des ministres. Selon des sources proches de la Primature, les membres
du gouvernement, qui avaient déjà désavoué leur chef en refusant de se
rendre au Parlement comme il le leur avait demandé, ont récidivé en
boudant un conseil des ministres programmé jeudi soir.
Le
coordonateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Sauveur
Pierre-Etienne a déploré ce qu’il appelle l’irresponsabilité du chef de
l’Etat et du premier ministre Garry Conille.
La démission de
Garry Conille sera lourde de conséquences, a-t- il dit, prévenant que
la communauté internationale sera moins disposée à appuyer le
gouvernement, que le projet de budget ne pourra pas être ratifié par le
parlement et que l’insécurité va probablement rebondir.
S’il
est facile de créer une crise, il est très difficile de la désamorcer,
a encore averti le chef de l'OPL Etienne qui estime toutefois que la
démission de Garry Conille était prévisible tenant compte de la façon
dont le gouvernement avait été monté.
Les Etats Unis n’ont pas
tardé à réagir. Le gouvernement américain salue les efforts, la
perspicacité et l’énergie démontrés par le premier ministre Conille
durant les 4 derniers mois, période au cours de laquelle, dit
le
gouvernement americain, M. Conille s’est consacré à l’amélioration des
conditions de vie du peuple haïtien et affirme regretter que le pays ne
puisse plus bénéficier de ses services.
Les Etats Unis exhortent
l’Exécutif et le Parlement à travailler ensemble pour que le pays soit
doté d’un nouveau premier ministre et disent croire que la stabilité
politique est essentielle à la capacité d'attirer les
investisseurs nationaux et étrangers dans la perspective du
développement économique et de la création d’emplois.
Les noms
de deux femmes réputées proches de la famille presidentielle, l'une
travaillant dans le cabinet du président et l'autre occupant dejà un
poste ministeriel sont cités dans le cadre de la la nouvelle course à
la primature.
Assassinat d'un policier jeudi soir à Martissant
Port-au-Prince,
le 23 février 2012 – (AHP) – Le policier Angelo Jean-Louis de la 10 ème
promotion de la police nationale a été assasiné jeudi soir par des
individus armés dans la région de Martissant (sud de la capitale).
Une
vaste opération policière a été lancée pour retrouver les auteurs du
meurtre et démanteler du couples gangs qui opèrent dans la
région
Le
chef civil de la Minustah met en garde contre la dégradation de la
situation politique en Haïti en raison des crises à
répétition entre le chef de l'Etat et le pouvoir législatif
et se
dit préoccupé par le retard mis dans l’organisation des prochaines
élections
Port-au-Prince, le 23 février 2012 – (AHP) – Le chef civil
de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
(Minustah), Mariano Fernandez Amunategui a appelé jeudi les
représentants des pouvoirs exécutif et législatifs à travailler de
commun accord en vue de faciliter le renforcement des institutions
politiques du pays.
Les deux pouvoirs devront avancer sur
une série d’éléments qui constituent des garants de la stabilité
notamment l’adoption par le parlement du budget, l’élaboration d’un
agenda législatif, la publication de l’amendement constitutionnel et
l’organisation des prochaines élections municipales, locales et
sénatoriales, a dit Mariano Fernandez.
Il a cependant mis en
garde contre la dégradation de la situation politique en
Haïti en
raison des crises à répétition entre le chef de l'Etat
et
le pouvoir législatif.
Le représentant du secretaire géneral
de l'ONU a souligné que les crises à répétition entre le législatif et
l’exécutif ne peuvent que nuire au bon fonctionnement des institutions
et à l’avancement du processus démocratique. Ce n’est pas non plus le
reflet des engagements pris par les élus vis-à-vis des citoyens à qui
ils avaient promis de travailler pour améliorer leurs conditions de vie
par la relance de l’économie et la consolidation de la démocratie,
rappelant que l’année 2012 pourrait être un véritable tournant pour la
reconstruction du pays.
Un grave conflit oppose le sénat au
président de la République, en raison du refus de ce dernier de
collaborer avec une commission senatoriale qui enquête sur la
nationalité du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.
Mariano
Fernandez a dit par ailleurs prendre acte des déclarations du
premier ministre et du ministre de l’intérieur contre la présence
d’anciens militaires armés dans plusieurs anciennes bases des ex-FAd’H
mais il a dit souhaiter voir des actions concrètes.
M.
Fernandez a toutefois félicité les autorités haïtiennes pour
avoir adopté un train de mesures en vue de renforcer la démocratie. Il
a entre autres cité la nomination de 4 nouveaux juges à la cour de
cassation et l’annonce de la mise en place du Conseil Supérieur du
Pouvoir Judiciaire (CSPJ).
Mariano Fernandez Amunategui a par
ailleurs appelé les autorités haïtiennes à faire les mises en place
nécessaires en vue de l’organisation des prochaines compétitions
électorales.
Aussi vrai que l’organisation de bonnes élections
contribuerait au renforcement des institutions, des élections
controversées risquent de ruiner les efforts déployés pour projeter une
meilleure image du pays et garantir sa stabilité, a avancé le diplomate
onusien.
Il affirme que cette position rejoint celle de toute la
communauté internationale qui, dit-il, est prête à continuer à aider le
pays et son gouvernement dans leurs efforts pour le renforcement d’un
Etat de droit.
Rappelant qu’il faut de la volonté politique pour
qu’on puisse aller de l’avant, Mariano Fernandez se dit préoccupé par
le retard mis dans l’organisation des prochaines élections qui,
précise-t-il, constitue une exigence de la démocr
Enquête sur la
multiple nationalité: la plupart des membres du gouvernement déposent
ou envoient au Sénat leurs documents de voyage
Port-au-Prince,
le 23 février 2012 – (AHP) – Presque tous les membres du gouvernement
ont déposé ou envoyé jeudi au Sénat leurs documents de voyage dans le
cadre de l’enquête en cours sur la nationalité des membres de
l’Exécutif.
Le président de la commission sénatoriale d’enquête,
Joseph Lambert a promis que ses collègues vont travailler avec
efficacité mais de manière célère pour remettre à leurs détenteurs et
dans le meilleur délai les pièces déposées pour ne pas les bloquer
s’ils devraient partir en mission pour le gouvernement.
Il
affirme que la commission continue de recevoir des documents de sources
différentes, qui seront aussi analysés à titre d’informations pour la
poursuite de l’enquête, a-t-il dit.
M. Lambert a redit que ce
sera par la suite à l’assemblée des sénateurs de se positionner une
fois que le rapport aura été soumis à l’appréciation des collègues.
Le
parlementaire a par ailleurs annoncé la convocation pour le 28
février du ministre de l’intérieur et des collectivités
territoriales en vue de faire la lumière sur la récente destruction
d’une série de documents au niveau de la direction de l’Immigration et
de l’Emigration.
Cette convocation a été décidée en vue d’éviter
des suspicions que pourrait susciter la destruction de ces documents
alors qu’une enquête est en cours sur la nationalité des membres de
l’Exécutif.
Le ministre chargé des relations entre les pouvoirs
exécutif et législatif Ralph Théano, a confirmé que les
ministres
et secrétaires d’Etat qui n’ont pas déposé ou envoyé leurs documents de
voyage au Sénat ont été empêchés et devraient incessamment remplir
cette formalité.
Il affirme que le gouvernement veut que les
pouvoirs exécutif et législatif fonctionnent dans l’harmonie et la
solidarité en vue d’apporter des solutions aux problèmes que confronte
la population.
Ralph Théano a redit que le président Michel
Martelly- qui se refuse de collaborer avec la commission d'enquête-
n’avait pas influencé la décision des ministres et secrétaires d’Etat
de ne pas répondre la semaine dernière à la convocation des sénateurs
qui exerçaient leurs prérogatives constitutionnelles.
La plupart
des membres du gouvernement étaient en mission et c’est pour cela que
nous avions, en adultes réfléchis, demandé le report de la séance,
a-t-il dit, précisant que les ministres et secrétaires d’Etat étaient,
restent et demeurent solidaires.
Certains ministres ont confié
leurs documents à leur collègue chargé des relations avec le parlement
tandis que d’autres ont fait le déplacement. C’est le cas du ministre
des haïtiens vivant à l’étranger Daniel Supplice et celui des affaires
étrangères Laurent Lamothe.
M. Supplice a précisé que la
décision des membres du gouvernement de collaborer dans le cadre de
l’enquête ne vient pas du chef de l’Etat, mais a dit reconnaitre qu’il
s'agit d'une prérogative du Sénat de convoquer des membres du
gouvernement autour de sujets jugés importants.
Pour sa part, le
chancelier Laurent Lamothe a informé avoir remis 5 passeports
et
que tous ces documents confirment sa nationalité haïtienne.
Le
sénateur Moïse Jean-Charles qui a fait savoir à plusieurs reprises que
le président et plusieurs membres du gouvernement ont au moins une
nationalité étrangère, estime que le cap devrait être mis aujourd'hui
sur le palais national.
Le président Michel Martelly doit
collaborer, a dit le parlementaire qui rappelle que, s’il est vrai que
la constitution n’oblige pas le président à soumettre au Sénat ses
documents de voyage, elle ne le lui interdit pas non plus. Voilà
pourquoi nous lui demandons de collaborer, a ajouté le parlementaire
qui rappelleque la commission siège à deux pas du palais national.
x
De
nombreux secteurs s'élèvent contre la décision du gouvernement de
remplacer les conseils municipaux dans plusieurs communes du pays
Port-au-Prince,
le 23 février 2012 – (AHP) – Le président de la commission « intérieur
et collectivités territoriales » de la chambre des députés, Romial
Smith a critiqué jeudi la décision du gouvernement de remplacer les
conseils municipaux dans plusieurs communes dont Anse-Rouge, l’Estère,
Ennery et Saint-Marc (Artibonite, nord).
Le parlementaire accuse
le secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales, Georges Racine,
d’être derrière ces décisions qu’il qualifie de désordre. La commission
devrait bientôt se réunir en vue de fixer sa position officielle,
a-t-il prévenu.
Il a fait remarquer, qu’en procédant au
remplacement des cartels de magistrats avant la tenue des élections, le
gouvernement a passé outre les dispositions de la 48e législature qui à
travers l’amendement de la loi électorale, réclament que des élus
remplacent des élus.
Romial Smith estime que ce que le
gouvernement devrait faire, c’est mettre en place la machine électorale
en vue de l’organisation des prochaines compétitions électorales,
ajoutant que ces magistrats nouvellement nommés par l’exécutif ont de
fortes chances de dilapider les fonds des municipalités.
La
Fédérations Nationale des Maires Haïtiens (FENAMH) a, elle aussi,
critiqué la décision du gouvernement. L’un de ses membres Jean Rousseau
Moïse affirme que ce sont des mesures sans fondement, rappelant que
l’exécutif avait promis de ne pas changer les membres des conseils
municipaux en dehors de l’organisation des élections.
Ils
étaient d’accord que des élus remplacent des élus pourquoi aujourd’hui
font-ils le contraire de ce qu’ils avaient dit, s’interroge le maire
adjoint de Carrefour qui dit non aux nominations et oui aux élections.
Lors
d’une rencontre avec la FENAMAH en décembre dernier, le ministre des
collectivités territoriales, Thierry Mayard-Paul avait fait savoir que
le gouvernement n’avait pas l’intention de renvoyer les conseils
municipaux dont les mandats sont déjà arrivés à terme mais avait fait
savoir que si un cartel est dysfonctionnel pour une raison ou pour une
autre, le gouvernement prendrait des mesures pour les remplacer.
***
176 personnes ont éte tuées au cours des 6 jours du
carnaval brésilien qui s'est déroulé du 17 au au
22 février 2012
Nouvelles du 22 février 2012
Le Carnaval des Cayes : un grand
succès populaire: au moins 300.000 personnes y ont participé
Port-au-Prince,
le 22 février 2012 – (AHP) - Les autorités haitiennes se sont
décerné un grand satisfecit pour la bonne réalisation du carnaval
national des Cayes qui se s'est déroulée dans une ambiance de sécurité
quasi parfaite. 1 mort, 17 6 blessés ont été dénombrés pour
les 3
jours gras (dimanche, lundi et mardi).
La police a également
procéde à l'arrestation d'une trentaine d'individus
dont 2
évadés de prison. Le bilan n'est pas encore connu pour les autres
départements du pays.
Aux Cayes, (196 kms au sud de de
Port-au-Prince) 13 chars musicaux, 11 chars allégoriques,13 écoles de
danse, une vingtaine de bandes à pied et de groupes traditionnels, plus
de deux milles (2,000) personnages accessoires, ont défilé pour le
grand bonheur des plus de 300.000 participants et des
millions d'autres personnes qui ont suivi les festivités à la
radio, la télévision et l'internet.
Mais le maire des Cayes, Pierre Yvon Chery a évoqué jeudi matin le
chiffre de 1 million de paticipants.
Le
Comité du carnaval et la population du sud ont fait mentir ceux qui
croyaient que la réalisation d'un tel évenement n'était pas à la portée
de la 3ème ville du pays, a fait savoir un des organisateurs.
Les
villes avoisiantes de Camp-Perrin, Port-Salut, Torbeck,
Cavaillon
et autres reputées pour leur verdure et leurs sites
touristiques
font aussi part de leur fierté d'avoir pu participer à
réalisation de cette grande fête culturelle.
"En dehors d'un
parcours plus ou moins approprié, nous avons le meilleur environnement
pour organiser un carnaval normal", a fait savoir un notable de
Torbeck, ajoutant: que vous alliez vers Camp-Perrin, Port-Salut ou
Bergeau, vous vous sentez dans des espaces sains. Et un autre de
souligner: pendant les 3 jours gras, les carnavaliers ont eu
l'ambiance époustouflante des groupes musicaux le soir, alors que dans
la matinée, la mer et l'eau cristalline du Saut-mathurine
s'offraient à eux.
Le Président Martelly sur la sellette dans le
dossier de la double nationalité s'est offert une évasion de
3
jours aux Cayes, marquée par ses déhanchements sur les chars musicaux.
Il
a présenté ses remerciements à la ville des Cayes et à
ses
habitanst, ainsi qu'aux participants à cette grande fête
populaire pour leur grande générosité».
La présidence a indiqué
mercredi dans un communiqué que plusieurs éléments
ont
contribué au succès de cet évènement majeur de la vie culturelle et
sociopolitique du peuple haïtien.
Elle a cité: une discipline
concluante, alliant traditions, couleurs, déguisements et esthétiques
des stands – éléments fondamentaux caractéristiques du carnaval haïtien
– à la qualité des prestations, la multiplicité des représentations et
une sécurisation irréfutable, assurée par la Police Nationale d’Haïti,
sur tout le parcours.
Le grand absent de ces festivités,
au moins pour les deux premiers jours gras, a été le premier ministre
Garry Conille en désaccord avec le chef de l'Etat et la plupart ds
ministres sur le dossier de la multiple nationalité . Il est
favorable à ce que tous les ministres soumettent leurs
documents
de voyage à la commission d'enquête spéciale, alors que le
chef
de l'Etat est d'avis contraire, étant donné qu'il refuse lui-même de
collaborer avec la commisssion.
Officiellement,
50 millions de gourdes ont été décaissées
du trésor public pour l'organisation du carnaval national.
Environ
sept cent (700) chambres d’hôtels ont été réquisitionnées, sans compter
les cent vingt-quatre (124) cabines du bateau de croisière Adriana de
la compagnie Tropicana Cruises, au large de la baie des Cayes.
On attend de savoir les retombées économiques de cette grande
fête pour la région .
Cependant,
conscient probablement du fait que l'organisation du carnaval national
aux cayes, cette année, a annhilé les festivités de Port-au-prince, le
président Martelly a promis aux port-au-princiens pour l'été, un
carnaval des fleurs dont des éditions avaient été réalisées
sous
Jean-Claude Duvalier.
Mariano Fernández s'entretient de
coopération entre Haïti et la République dominicaine lors d'une
rencontre avec le président Léonel Fernández
Port-au-Prince, le 22
février 2012 – (AHP) - Le chef civil de la Mission des Nations Unies
pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) Mariano Fernandez s'est
entretenu mardi à Santo Domingo avec le président Léonel Fernández pour
parler entre autres de la coopération entre Haïti et la
République Dominicaine.
Mariano Ferneandez a estimé à l'occasion
que la situation s'était nettement améliorée dans plusieurs domaines en
Haïti notamment au niveau de de la sécurité.
Le taux de
criminalité a considérablement diminué, a-t-il dit, ajoutant que
l’accent est actuellement mis sur la question des violences faites aux
femmes.
Mariano Fernandez était accompagné au cours de sa
rencontre avec Léonel Fernández de l’ambassadeur dominicain à
Port-au-Prince Ruben Silié Valdes et du ministre dominicain des
affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso.
L'étudiant battu
vendredi par des partisans du chef de l'Etat n'est pas mort, mais
serait dans un etat critique, selon deux de ses collègues: une lettre
de protestion des étudiants, en préparation
Port-au-Prince, le 22
février 2012 – (AHP) – Le représentant des étudiants de la Faculté des
Sciences Humaines (Fasch) au sein du conseil de l’Université d’Etat
d’Haïti (UEH) James Beltis a démenti mercredi les rumeurs selon
lesquelles l’étudiant Pierre Emile Duverseau serait décédé.
L’étudiant
Duverseau qui est en 4e année psychologie à la Faculté d’Ethnologie
(FE) de l’UEH avait été sévèrement battu vendredi sur la cour de la
faculté lors d'accrochages entre des étudiants et des partisans du chef
de l’Etat qui avaient illégalement investi les lieux.
"Il n’est
pas mort mais il était dans un état critique quand il a été transporté
à l’hôpital", a dit l'étudiant qui affirme avoir parlé à un
proche du collègue victime.
Néanmoins un autre étudiant, qui
s’est exprimé sous couvert d’anonymat, et qui affirme avoir vu
Duverseau mardi soir, a fait savoir que son état était désesperant au
point que ses parents ont cru qu’il avait rendu l’âme. Il n’est certes
pas mort mais il est dans un coma et Dieu seul sait s’il s'en sortira,
a-t-il indiqué.
James Beltis a fait savoir pour sa part que
c’est parce qu’ils sont inquiets que ses parents ont décidé de le faire
quitter la Capitale pour se rendre dans sa ville natale de Petit-Goave
où il reçoit actuellement les soins de ses proches.
Interrogé
sur les raisons qui pourraient expliquer les craintes des parents de
l’’etudiant victime, James Beltis répond que quand on a été agressé en
présence du président par des gens qui l’accompagnaient, on a des
raisons d’être inquiet.
Il a fait savoir que les étudiants
de l’UEH finalisent actuellement la rédaction d’une lettre de
protestation qu’ils vont sous peu envoyer aux président Martelly.
"Nous
ne nous attendons pas à ce qu’il réagisse puisqu’il ne l’a jamais fait
à chaque fois qu’il est pressé de s'excuser pour des excès, notamment
par le parlement ou par les associations de médias. mais nous voulons
que le president Martelly sache que nous prenons très au sérieux ce qui
s’est passé vendredi à la faculté d’ethnologie.
Vendredi en
début d’après-midi, une vive tension avait régné devant la Faculté
d’ethnologie, non loin du Palais présidentiel,
suite au
refus des étudiants de cette entité de l’UEH de laisser le chef de
l’Etat pénétrer dans l’enceinte de la faculté où se tenait un colloque
sur l’ethnologie et la construction de la nation politique. Martelly
qui, selon les étudiants, n’avait été invité ni invitee ni attendu,
souhaitait prendre part au colloque.
Des partisans du chef de
l'Etat qui l'accompagnaient, furieux de l'affont se sont livrés à des
échanges de jets de pieres avec les étudiants , pendant que d'autres
investisaient lieux, cassant les pare-brises de plusieurs véhicules
garés sur la cour de la faculté et detruisant bibliothèque, mobilier et
autre matériel.
13 morts et blessés dans un terrible accident à l'Estère
(Artibonite/nord)
L’Estère,
le 21 février 2012 – (AHP) - Treize morts et 4 blessés dont
un
grièvement, c’est le bilan d’un accident de la circulation survenu
mardi dans la localité de Lacroix-Périsse, 2e section de l’Estère dans
le bas-Artibonite (nord).
Deux camionnettes sont entrées en
collision au moment où le conducteur de l’une d’elles tentait
d’éviter un autobus venant des Gonaïves et qui fonçait sur
lui à
toute vitesse.
Selon le coordonateur du bureau de la protection
civile pour le Bas-Artibonite Mathieu Luckecy, 11 personnes sont mortes
sur le champ et deux autres sont décédées au moment d’être transportées
à l’hôpital communautaire de l’Estère.
Parmi les blessés, le
plus gravement atteint a été transporté à l’hôpital Saint-Nicolas de
Saint-Marc alors que les 3 autres sont rentrés chez eux après avoir
reçu les premiers soins.
M. Luckecy a fait savoir que les
mauvaises conditions dans lesquelles s’effectuent le transport en
commun dans la commune de l’Estère, où les camionnettes sont
généralement non couvertes et remplies de passagers, sont à la base de
ce drame.
De plus, a-t-il fait remarquer, les risques d’accident
sont beaucoup plus évidents durant les jours de marché comme ce fut le
cas ce mardi. La plupart des personnes tuées sont des femmes, 9 au
total, et dont l’identité n’a pu être établie, a-t-il dit.
Il a
dénoncé une fois de plus le fait qu’à plusieurs niveaux sur la route
nationale des marchés publics fonctionnent. C’est le cas par exemple
àl’Estère et à Pont-Sondé, a-t-il dit.
Il s’agit du 2e plus
grave accident de la circulation enregistré dans le pays depuis le
début de l’année. Le 16 janvier dernier, une quarantaine de personnes
avaient péri à Delmas (Port-au-Prince) dans l’accident d’un camion
transportant du sable et dont les freins avaient lâché.
Nouvelles du 17 février 2012
Des
manifestants qui accompagnaient le chef de l'Etat lors d'une
manifestation de rue provoquent la panique à la faculté
d'Ethnologie: étudiants blessés, pare-brises de véhicules cassées
Port-au-Prince,
le 17 février 2012 – (AHP) – Une vive tension a régné vendredi, en
début d’après-midi dans l’aire du Champ-de-Mars non loin de la faculté
d’Ethnologie.
A la base ce cette situation, le refus des
étudiants de cette entité de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) de
laisser le président Martelly penetrer dans l'enceinte de la faculté où
se tenait un colloque international sur l’ethnologie et la construction
de la nation politique.
Selon des informations, M. Martelly
qui n'avait pas été invité, souhaitait prendre part au colloque
auxquels praticipaient de nombreux professeurs et techniciens
haïtiens et étrangers.
Les étudiants affirment avoir été
surpris de voir débarquer d'un véhicule du palais national des hommes
qui faisaient savoir que M. Martelly était en route.
Quelques
minutes plus tard, des agents de la PNH debarquaient pour "securiser
les lieux" avant l'arrivée du chef de l'Etat en compagnie de
quelque 200 manifestants, avec lesquels, il avait déjà parcouru
plusieurs kilomètres à pied
L’espace universitaire étant
inviolable, nous avions décidé qu’ils n’entrent pas, confirment les
étudiants et c’est là que la situation a tourné au vinaigre.
S’ensuivirent des échanges de jets de pierres entre les étudiants et
les partisans du président qui avançaient vers eux aux cris guerriers :
« Micky pa pè anyen » (Micky n’a peur de rien).
Ces
individus sont accusés d'avoir cassé les pare-brises de plusieurs
véhicules garés sur la cour de la faculté et au moin 1 blessé, évacué
par la Croix-rouge, a été enregistré. On rapporte également que la
bibliothèque et du matériel de la faculté ont été vandalisés.
Les
agents de la PNH, cherchant à maîtriser la situation, ont tiré des
rafales d'armes en l'air, entendues à des kilomètres à la
ronde
ainsi que des gaz lacrymogènes. Les occupants des camps du
Champs-de-Mars en ont également eu pour leur compte.
Le
commissaire de Port-au-Prince, Me Jean-Renel Sénatus accompagné d’un
juge de paix s’est rendu en fin de journée à la faculté pour constater
les dégâts. Le chef du Parquet a garanti que l’action publique sera
mise en mouvement contre les coupables.
Ces nouveaux incidents
interviennent alors que le pays traverse une grave crise politique née
d'une enquête en cours sur la nationalité du chef de l'Etat et de
plusieurs ministres accusés d'avoir au moins une nationalité étrangère.
Cette situation a également débouché sur de graves divergencs
entre le premier ministre et la plupart de ses ministres qui
refusent respecter les consignes de leur chef , les enjoignant de
soumettre leurs documents de voyage à la commission
sénatoriale
d'enquête.
Et pour compliquer le malaise, la primature a formé
une commission pour enquêter sur des contrats passés par le
gouvernement Bellerive avec des compagnies notamment dominicaines, qui
n'auraient pas respecté certaines règles.
Tout est pratiquement prêt
pour la tenue du Carnaval national des Cayes: Port-au-Prince n'aura pas
de festivités officielles faute de fonds
Les Cayes, le 17 février
2012- (AHP) – Le décor est planté. On n'est plus qu'à deux jours du
lancement officiel du carnaval national des Cayes: Ayiti ap
dekole: Okay pran devan.
La 3ème ville du pays s’apprête à
accueillir la première édition de son carnaval national les 19, 20 et
21 de ce mois. A deux jours de l’évènement, les travaux
d’infrastructure sont pratiquement achevés et le réseau d’électricité
sérieusement retouché.
L’asphaltage de plusieurs tronçons
importants notamment la 1ère Grand rue et la route qui mène à
la
plage de Gelée devrait permettre une meilleure circulation automobile
dans la ville.
Les hôtels et des maisons privées transformées
en guest house sont pratiquement remplis. Même dans les villes
avoisinantes de l'Ile-à-vache, Port-Salut, Roche-à-bateau et
Saint-Louis du Sud et Camp-Perrin, les hôtels sont pratiquement remplis.
La
ville se trouve déjà dans un état
d’effervescence et la fièvre du carnaval monte
à mesure qu'’approche le jour J.
Le
maire des Cayes Pierre-Yvon Chéry a indiqué que les exercices
pré-carnavalesques laissent déjà augurer d'une grande fête et d'un
grand pique-nique carnaval, selon ses propres mots.
"Tout est
fin prêt, aucun détail n’a été négligé, a-t-il asuré, soulignant que de
la nourriture en quantité suffisante est en stock.
Pierre-Yvon Chéry
affirme qu’actuellement les dernières touches sont en train d’être
apportées aux costumes des reines et des rois, qui seront prêts pour le
défilé.
Les autorités sanitaires ont informé que dans le
département du Sud, 4 hôpitaux ont été retenus pour la prise en charge
des urgences pendant la période carnavalesque.
Il s’agit du
Centre de Santé des 4 chemins, de l'Hôpital Immaculée Conception des
Cayes, l'Hôpital Brenda Strafford et le HCR de Port-salut.
Les
forces de l’ordre ont également annoncé des dispositions spéciales pour
garantir un climat sécuritaire dans les villes où auront lieu le
carnaval, particulièrement les Cayes.
La révocation des permis
de port-d’armes et l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées
dans les bouteilles en verre sont entre autres dispositions
sécuritaires adoptées.
Coté spectacle, si Brothers Posse dont la
méringue titré « Stayle », très prisée, mais très critique pour le
président Martelly, a finalement obtenu son char, les fans de "Nou
Krezi" Vwadèzil (Voix des Iles), et Mikaben se demandent toujours s’ils
verront finalement leurs groupes dans le défilé alors que leurs
meringues font parties des plus populaires et sont sur toutes les
lèvres.
Un groupe de jeunes animateurs s'elève paticulièrement contre la
non-sélection de Nou Krezi.
Dans
le même temps la présence, de nombreux secteurs s'élèvent
contre
la presence sur les sur la liste des selectionnés, de groupes
dont la méringue n'inspire rien de particulier.
"Je ne vois
pas pourquoi un groupe comme T-Micky peut avoir un char alors
que
"Nou Krezi" a été ignoré, a lancé un jeune universitaire après la
lecture de la liste des 13 formations choisies pour participer au
défilé. Mais Sandro Martelly est le fils du president, lui a
rappelé un de ses camarades
D’autres questions
continuent de préoccuper les fêtards, dont comportement des chauffeurs
de transport en commun, notamment ceux assurant les trajets
inter-départementaux. Les chauffeurs de bus « Dieu qui décide, assurant
le trajet Jérémie-Port-au-Prince et surnommés les
fous de
la route et responsables de nombreux accidents ont été particulièrement
ciblés. " Il faut que la police leur fasse mettre un peu d’eau dans
leur vin", a lancé une jérémienne vivant à Port-au-Prince.
Des
usagers des routes nationales sont particulièrement inquiets
de
l'absence généralement de patrouilles policières pour neutraliser les
chauffards.
Il y a aussi le climat de tension qui a régné
en début de semaine à Miragoane, dans le département des Nippes où des
manifestants qui avaient bloqué mardi la route nationale, menacent de
revenir à la charge si le gouvernement central ne
revoit à
la hausse le budget alloué à l’organisation des festivités
carnavalesques dans cette ville.
Cette année, la constante dans
la plupart des méringues porte sur la dénonciation des abus sexuels ,
viol sur mineurs, filles et garçons et violences en general commises
par les casques bleus de l'ONU. Des flèches à la vinaigrette toujours
au rendez-vous dans le Carnaval haïtien, ont également atteint le chef
de l’Etat accusé par Brothers Posse, de faire du « Stayle »
(style), interpreté comme des mouvements nuls, ou encore par Voix des
Iles qui évoque un certain faible qu'aurait le chef de l'Etat à vouloir
descendre son pantalon à la moindre occasion. Attitude qui, selon la
"métaphore" de Voix des Iles, ne déplairait pas aux casques bleus.
Par
ailleurs, la polémique entre T-Vice et Djakout #1, a pris une autre
dimension cette année. L'accent a été mis sur l'aventure des uns et des
autres sur le sentier inconnu du "parler français".
En
fin de compte, le carnaval 2012 laissera un gout amer pour la mairie de
Port-au-prince qui n'organisera pas de festivités cette année, faute de
fonds, le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et
de la Défense Nationale n’ayant pas donné suite à la demande
de
prêt de la Mairie pour sauver le carnaval 2012 de
Port-au-Prince.
Dans un communiqué en date du 17 fevrier,
l'administration communale de Port-au-Prince fait savoir
entre
autres que compte tenu de la réponse négative de
certaines entreprises privées expliquant que le
gouvernement a centralisé tous les fonds du Carnaval 2012, que compte
tenu de l’Avis équivoque du Ministère de
l’Intérieur..........et
que compte tenu du fait que la Mairie n’a pas les moyens pour repondre
au budget de 50.000.000.00 gourdes du Comité d’Organisation du Carnaval
2012 de Port-au-Prince, l’Administration municipale informe
qu’elle a décidé en signe de solidarité avec les carnavaliers de
demander aux services de sécurité publique et de protection civile de
mettre en place des unités d’accompagnement pour les acteurs sur les
parcours qu’ils auront décidé, particulièrement le Champs de mars.
L'administration
communale demande aux services de la Ville et à tous les acteurs du
carnaval (groupes à pieds, bandes déguisées, Djs, associations…etc.) de
bien vouloir informer la Mairie de Port-au-Prince
et la
Police Nationale d’Haïti de leurs parcours afin de mettre en place des
unités de sécurité et de secours à leurs dispositions.
La
Mairie invite "tous les acteurs, carnavaliers et
carnavalières,
Port-au-Princiens et Port-au-Princiennes à respecter ces consignes et à
demeurer vigilants dans ces moments de luttes pour sauver le Carnaval
de Port-au-Prince que nous devons poursuivre dans la dignité et le
respect du droit des autres à l’autonomie".
Nouvelles du 16 février 2012
Jean-Gabriel
Fortuné confirme sa demission du poste de délégué départemental du Sud:
"je ne suis pas aimé des proches du président"
Les cayes, le 16
février 2012 – (AHP) – L’ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné
a
confirmé jeudi avoir démissionné de son poste de délégué départemental
pour le département du Sud arguant qu’il n’est pas aimé dans
l’entourage du chef de l’Etat.
Le désormais ex-délégué n’a
cependant pas voulu donner plus de précisions sur les raisons
expliquant sa démission, ajoutant qu’il attendait la fin du carnaval
national qui, pour la première fois, aura lieu aux Cayes cette année,
pour aller plus loin dans ses explications.
Le vrai pouvoir d’un
chef de l’Etat réside dans son entourage et moi je ne suis pas aimé des
proches du président Michel Martelly, a lancé Jean Gabriel Martelly qui
en a profité pour démentir les informations selon laquelles il aurait
promis au chef de l’Etat de revenir sur sa décision.
C'est le
chef de l'Etat qui, off the record, a fait savoir dimanche que M.
Fortuné etait revenu sur sadécision, selon une radio de la capitale
Jean
Gabriel Fortuné a aussi démenti vouloir passer dans le camp de
l’opposition. Je n’ai rien contre le président Martelly et vice versa,
croit-il.
La côte de popularité du délégue ou de l'ancien
delégué du Sud est à la hausse, en raison notamment des
grands
travaux qu'il a realise ces dernières semaines dans le cadre des
preparatifs du Carnaval national.
La
rumeur veut qu'il n'aurait reçu jusqu'ici un seul
centime du trésor public, ni même son salaire de
délégué.
Dossier
nationalité: : Isolé et solitaire, le premier ministre seul à deposer
ses documents de voyage au Sénat, mais revirement, les ministres
demandent finalement un report
Port-au-Prince, le 16 février
2012 – (AHP) – Le dossier de la multiple citoyenneté présumée de
certains membres du gouvernement et du président Michel Martelly, objet
d’une enquête parlementaire, prend une nouvelle tournure avec
la
tentative d'un groupe important de ministres d'isoler le
premier
ministre Garry Conille.
Alors qu’il a formellement demandé
aux membres de son équipe de se présenter au grand corps pour
y
faire le dépôt de leurs documents de voyage, le chef du gouvernement a
été l’unique membre du cabinet à se présenter ce jeudi au
Sénat dans le cadre de cette démarche consitutionnelle.
Dans
des milieux diplomatiques et politiques, on
soupçonne le
chef de l'Etat, le principal concerné dans le dossier de la multiple
nationalité, de pousser les ministres à ignorer les consignes de leur
chef pour le pousser à la démission
Le secrétaire d’Etat à la
production animale, Michel Chancy, unique rescapé de l’administration
du président René Préval, a fait le deplacement au parlement, mais
seulement pour dire aux sénateurs qu’ils n’ont pas le droit
de
lui demander de soumettre ses documents de voyage.
Ignorant le
fait que le gouvernement est l'emanation directe du parlement, Michel
Chancy, dont l'action est taxée d'excès de zèle, estime que
cette
prérogative relève des instances administratives notamment des
officiers de l’immigration, étant donné, a-t-il dit, le caractère
personnel des informations contenues dans les documents sollicités.
Le
président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert,
devait annoncer en fin de journée qu'il avait reçu une
correspondance signée par les 18 ministres, sollicitant un report à
huitaine de la convocation, en raison de multiples déplacements sur le
terrain ces derniers jours.
Revenant sur leur refus de coopérer
exprimé dans un texte adopté à l'issue du conseil des ministre de
lundi, les ministres auraient dans la presente correspondance fait part
aux sénateurs de leur volonté à coopérer, a rapporté le sénateur
Lambert, allié déclaré du président Martelly.
Le sénateur Steven
Benoit a dit quand même ne pas comprendre
l’insubordination
des ministres qui, estime-t-il, sont entrés en rébellion non seulement
contre le Sénat, mais aussi contre le premier ministre pour avoir
désobéi à ses instructions.
Le parlementaire a demandé au chef
du gouvernement pourquoi il ne demissionne pas, car il ressemble de
plus en plus à un commandant sans troupe.
Garry
Conille a tenté d'expliquer que c’est la première
fois en 3 mois que ses instructions ne sont pas
suivies.
Exprimant
le souhait que des explications lui soient fournies, il estime dans le
même temps que remettre sa démission quand les choses se compliquent,
n’est pas la meilleure attitude à adopter, indiquant que le chemin de
la démocratie est parsemée d’embûches.
Pour sa part, le sénateur
Moïse Jean-Charles qui tient mordicus que le président Martelly a
lanationalite américaine et italienne estime que le refus des ministres
de respecter les consignes du chef du gouvernement est une manœuvre du
chef de l'Etatvisant à déstabiliser et esseuler Garry Conille
jusqu’à provoquer sa démission.
Martelly ne veut pas que
la commission arrive à lui, voilà pourquoi il orchestre toutes ces
manœuvres, a-t-il dit, ajoutant que quoi qu'il fasse, le chef
de
l'Etat ne pourra pas empêcher la vérite d'éclater.
Moïse
Jean-Charles a aussi fustigé les sénateurs Youri Latortue et
Joseph Lambert respectivement secrétaire rapporteur et
président
de la commission alors qu’ils sont des alliés du chef de l’Etat.
"
Ces deux là ont perdu la tête et renié leurs convictions, s'ils en
avaient, pour une question de reélection", a asséné le sénateur du Nord
Le
sénateur Lambert desormais à l'index au sein de sa plateforme (Inite),
a rétorqué que Moïse Jean-Charles ne cesse de nous mettre sur de
fausses pistes. "Il affirme avoir des documents, alors qu’il nous les
montre une fois pour toutes, a dit le parlementaire du Sud-est.
Nouvelles du 15 Février 2012
Frictions
au sein du gouvernement: un communiqué de la primature désavoue une
recommandation du dernier conseil des ministres demandant aux membres
du gouvernement d'ignorer les exigences de la commission sénatoriale
sur la nationalité
Port-au-Prince, le 15 Février 2012 - (AHP) – Le
premier ministre Garry Conille a réagit suite à la décision du Sénat de
changer l’invitation collective du gouvernement en convocation
individuelle en vue d’obtenir du gouvernement et de tous les ministres
qu’ils déposent au Parlement leurs document de voyage dans le but de
faire avancer l’enquête sur la nationalité des hauts responsables de
l'Etat.
Dans le communiqué 001 de la primature, Garry
Conille a demandé à chaque membre de son cabinet de répondre à la
convocation des sénateurs au lieu et à l’heure convenus ceci, écrit-il,
en raison du caractère impératif de l’acte de convocation et dans le
respect des prérogatives constitutionnelles de chaque pouvoir de l’Etat.
Le
premier ministre estime également qu’au moment où toutes les conditions
psychologiques et financières sont réunies pour le décollage du pays,
les dirigeants et les acteurs politiques ont pour devoir de travailler
à la consolidation de la stabilité institutionnelle et gouvernementale
et à éviter qu’une nouvelle crise vienne compromettre l’harmonie des
pouvoirs et la synergie des efforts pour la reconstruction du pays.
Cependant,
le ministre chargé des relations avec le Parlement Ralph Théano se
déclare surpris de la décision du chef du gouvernement de demander aux
ministres de répondre à la convocation des sénateurs.
Ce
dernier a expliqué que la décision de ne pas faire le dépôt des
documents de voyage au Sénat a été adoptée en conseil des ministres,
sans contrainte et à la demande du premier ministre lui-même.
Des
sources digns de foi ont toutefois rapporté que ce conseil
presidé par le chef de l'Etat a été très
houleuse.
Ralph
Théano a nié les informations selon lesquelles le président Michel
Martelly serait celui qui avait demandé que les membres du gouvernement
ne coopèrent pas avec la commission sénatoriale d’enquête.
"Ce
n’est pas une décision prise à la légère car nous avons consulté
plusieurs grands cabinets d’avocats en plus des hommes de lois
chevronnés qui sont membres de l’Exécutif", a expliqué M. Théano.
Toutefois,
des sources proches du pouvoir ont laissé entendre que les
récentes déclarations faites par le chef de l'Etat autour de son refus
de collaborer avec la commission d'enquête ont au moins influencé les
ministres, s'ils n'ont pas reçu des ordres formels en ce sens.
Le
président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert a
confirmé la convocation des membres du gouvernement suite au
raidissement dont ils font preuve.
Chaque ministre doit se
présenter au Sénat ce jeudi et devra se faire accompagner des
secrétaires d’Etat relevant de leur ministère, a dit Joseph Lambert
précisant que l’objet de cette convocation est qu’ils déposent au Sénat
tous les documents qui leur sont réclamés.
Il
promet que le Sénat passera à l’étape de
l’interpellation si les ministres continuent à se montrer
peu coopératifs.
Le
ministre Théano a exprimé le souhait que le dossier soit gelé pendant
la période des carnavals, dans l'espoir qu'une solution sera trouvée
entre le Sénat et le gouvernement
Le sénateur Lambert a
par ailleurs fait savoir que son statut d’allié du chef de l’Etat
n’aura aucune influence sur la qualité de son travail qu’il affirme
prendre à cœur.
Si quelqu’un a des doutes qu’ils viennent prouver les raisons qui
pourraient les expliquer, a-t-il dit.
Le
président Martelly a officiellement dimanche endossé la candidature de
M. Lambret dans le cadre des prochaines senatoriales dont la date n'a
toujours pas été fixée
Il a aussi rejeté
l'appel du sénateur Moïse Jean-Charles, instigateur de la mise sur pied
de la commission, qui lui demande de rendre le tablier.
Enquête
sur la nationalité: Le premier ministre et ses ministres ignorent deux
jours consécutifs une invitation de la commision sénatoriale: menace
d'interpellation
Port-au-Prince, le 14 février 2012 –– (AHP) – Le
premier ministre Garry Conille a une nouvelle fois ce mardi manqué à sa
parole, en allant à l'encontre de ses récentes declarations selon
lesquelles il collaborrerait avec avec la commission sénatoriale
enquêtant sur la nationalité du président Joseph Michel Martelly et des
membres du gouvernement.
Les autres ministres du gouvernement
n'ont de ce fait pas déposé eux non plus leurs documents de
voyage devant la commission d'enquête, allant ainsi dans le sens du
president Michel Martelly qui a fait savoir à plusieurs reprises qu'il
n'avait aucune intention de donner suite à la demande de la commission.
Le
Conseil des ministres presidé lundi par le chef de l'tat avait décidé
que ses membres s’abstiennent de soumettre les documents réclamés à
moins que, par décision de justice, il en soit autrement ordonné.
Le
premier ministre aurait donc été obligé de se soumettre à cette
disposition, même si des sources proches du gouvernement ont rapporté
qu'il n'aurait pas signé le document, selon certaines sources.
Le
président du Sénat et de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras,
affirme ne pas comprendre l’attitude du chef du gouvernement et des
ministres, estimant qu’ils seraient très mal conseillés.
Le
parlementaire affirme que le premier ministre avait fait appeler lundi
la commission d'enquête pour informer qu’il ne se présenterait
pas. Mais aujourd’hui personne ne nous appelés pour
s’excuser,
a-t-il dit.
Dieuseul Simon Desras a fait savoir que cette
attitude pourrait laisser croire que les membres du gouvernement ne
reconnaissent pas l’autorité des parlementaires qui pourraient
eux-aussi se retrouver dans la situation de faire pareil.
Il
conseille aux parlementaire de continuer à remplir leurs devoirs avec
honneur, moralité et retenue de manière à exercer leurs
prérogatives en toute , dignité, .
"Nous sommes prêts à exercer
nos droits constitutionnels", a averti le sénateur Desras qui rappelle
qu’après l’invitation, il peut y avoir convocation puis interpellation.
Le
président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert reputé
aujourd’hui très proche du chef de l’Etat, abonde dans le même sens.
Il
donne un ultimatum de 48 heures aux concernés pour qu’ils fassent le
dépôt au Sénat de leurs document de voyage sinon, a-t-il dit,
,
on serait amené à la pénible obligation de franchir le cap de
l’interpellation.
J’ai entendu dire que la décision de ne pas
faire le dépôt des documents exigés par les sénateurs a été prise en
conseil des ministres mais personne ne nous a avertis, a dit Joseph
Lambert.
Il rappelle que si le président, qui est un élu, peut
dire qu’il compte garder dans sa poche ses documents de voyages, les
membres du gouvernement qui sont l’émanation du parlement dont il tire
leur légitimité, n’ont pas cette marge de manœuvre.
Pour sa
part, le sénateur Moïse Jean-Charles qui soutient depuis des
mois
que le chef de l'Etat et des ministres du gouvernement detiennent la
nationalité etrangère maintient sa position. Pour lui, la
correspondance de l'ambassade americaine relative au dossier du
president Martely confirme que ce dernier a la nationalité americaine.
L'ambassade
américaine a indiqué que le numéro de passeport PUSA043911230 n'a pas
été émis au nom du president Martelly mais rappelle dans le
même
temps que des dispositions de la législation américaine
interdisent de publier des informations non autorisées sur
des
citoyens américains
Selon le senateur du Nord, le mensonge ne
restera pas longtemps caché, que la verité va bientôt éclater et que le
président Martelly n'aura pas d'autre choix que de reconnaitre cette
verité.
Moïse Jean-Charles a d'autre part indiqué que les
sénateurs Joseph Lambert et Youri Latortue en fin de mandat, devraient
bientôt quitter la commission senatoriale d'enquête, en raison
de
leur trop grande proximité avec le président Martelly. A Jacmel
dimanche, le chef de l'Etat a publiquement promis son support au
sénateur Lambert pour les prochaines senatoriales.
Le coordonnateur de la plateforme Inite (Unite) a ainsi abandonné son
parti.
Activités carnavalesques: les préparatifs avancent aux Cayes:
Port-au-Prince preoccupé
Port-au-Prince,
le 14 février 2012 – (AHP) – Les préparatifs vont bon train en vue de
la réalisation de la première édition du carnaval national des Cayes
prévue à partir de ce week end dans la 3e ville du pays.
Le
président de la chambre de commerce et d'Industrie des Cayes, Pierre
Henry Dennery a fait état de la construction dejà d’une grande quantité
de stands et de la réalisation de travaux de réparation de route et de
curage de canaux d’écoulement en vue de garantir la pleine réussite de
ce carnaval.
Les festivités devraient démarrer ce vendredi avec
le carnaval des étudiants pour prendre fin le 21 février prochain.
Pierre Henry Dennery assure que des efforts sont en train d’être
consentis pour faire revivre les traditions du carnaval des Cayes.
Il
se dit conscient du défi qui attend le comité mais se dit certain que
la fête sera une réussite même si le comité n’a eu que deux mois pour
préparer l’évènement.
A Miragoane, néanmoins des citoyens
mécontents promettent de boycotter le carnaval des Cayes si le
gouvernement central ne revoit pas à la hausse le montant de 500 000
gourdes promis de décaisser pour le carnaval de la ville.
Une
manifestation a été organisée en ce sens ce mardi en vue d'amorcer le
mouvement de protestation. Pendant un bon bout de temps, la circulation
automobile était pratiquement bloquée sur la nationale jusqu’à ce que
les forces de l’ordre interviennent.
Les miragoanais promettent de rester mobilisés jusqu’à satisfaction de
leurs revendications.
A Port-au-Prince, il y a également des complications.
Le
président du comité d’organisation du Carnaval Jean Kelly Damis menace
de surseoir à toute activité liée à cette fête si le gouvernement
central ne décaisse pas le montant nécessaire à sa réalisation.
Selon
des rumeurs, le gouvernement disposerait de 9 millions de gourdes pour
l‘organisation du carnaval de Port-au-Prince alors que le budget
prévisionnel est de 80 millions. Jean Kelly Damis dit attendre au moins
la moitié de ce montant.
Si les rumeurs se confirment nous serons obligés de déposer de sursoir
à tout, a-t-il fait savoir.
Inauguration du siège social du programme de prêts à la construction de
logements résidentiels
Port-au-Prince,
le 14 février 2012 – (AHP) – Le conseil d’administration de la Banque
Nationale de Crédit (BNC) a inauguré mardi le siège social du programme
de prêts à la construction de logements résidentiels, baptisé Kay Pa m
(Ma maison en créole).
Ce nouveau bureau à été aménagé au cœur
du centre commercial de Port-au-Prince. Le président du conseil
d’administration de la BNC, Jean-Philippe Vixamar, a fait savoir qu’une
équipe de professionnels, dévoués et dynamiques est disposée à
accueillir tout citoyen désireux d'obtenir un financement pour l’achat,
la construction ou la rénovation de sa résidence.
Il informe
cependant que les formulaires sont disponibles dans toutes les
succursales de la BNC et aussi sur le site internet de la banque. Lancé
le 19 juillet dernier, ce programme compte déjà 350 millions de gourdes
de requêtes.
Un chiffre en deçà des prévisions, selon M.
Vixamar qui demande à tous ceux que le projet
intéresse de
passer dans les différentes succursales, produire leur demande. Il
rappelle que c’est un programme qui apporte une réponse à la
problématique de la construction dans un contexte post-séisme en Haïti.
Pour
sa part, la responsable du programme, Sony Dardignac, a redit que Kay
Pam apporte une solution aux problèmes du logement. Des problèmes qui,
fait-il remarquer, existaient bien avant le tremblement de terre mais
qui se sont accentués suite à la catastrophe.
Grace à ce
programme, la BNC va aider à la construction de maisons et d’immeubles
résidentiels et apporter un appui à des promoteurs immobiliers qui
veulent investir dans le secteur. Il a indiquéque les employés de la
fonction publique, du secteur privs et les professionnels indépendants
répondant aux critères d’éligibilité peuvent egalement
bénéficier
du programme
Nouvelles du 13 février 2012
Dossier
citoyenneté: L'ambassade américaine affirme que le numéro de passeport
PUSA043911230 n'a pas été émis au nom du president Martelly
et
rappelle dans le même temps que des dispositions de la législation
américaine interdisent de publier des informations non
autorisées
sur des citoyens américains
Port-au-Prince, le 13 février 2012 –
(AHP) - Le numéro de passeport PUSA043911230 présenté par le
sénateur Moïse Jean-Charles comme celui attestant de la citoyenneté
américaine du président Michel Joseph Martelly n'aurait pas
été
émis au nom du chef de l’Etat.
Cette information a été annoncée
lundi par le sénateur Joseph Lambert, président de la
commission
sénatoriale d’enquête sur la nationalité étrangère présumée du
président Martelly et des membres du gouvernement, à partir d'une
correspondance de l'ambassadeur sortant des Etats-Unis en
Haïti,
Kenneth H. Merten, en réponse à une correspondance que lui avait
adressée la commission.
Il était demandé au diplomate de
vérifier le numéro de passeport et dire s’il appartient ou non au
président Michel Martelly. Kenneth H. Merten a répondu que non, tout en
rappelant que des dispositions de la législation américaine
interdisent de publier des informations non autorisées sur
des
citoyens américains.
« Les lois sur la vie privée aux Etats-Unis
placent des restrictions sur la diffusion d’informations
confidentielles par le gouvernement américain qui ne peut être faite
qu’avec l’autorisation de la personne concernée », indique la réponse
de l'ambassadeur Merten citée par le sénateur Lambert, nouvel allie du
chef de l'Etat qui ne se presentera pas lors des prochains senatoriales
sous la bannière de la plateforme Inite.
La lettre de
l'ambassade américaine qui ne dit pas que le PUSA043911230 est un fau
numero, s'est toutefois gardée de divulguer le nom de son propriétaire.
Dans
les couloirs du parlement ce lundi, des senateurs ont rappelé que
l'ambassade des Etats-Uni a éte la première institution à rejeter au
profit de Michel Martelly (21%) la qualification du candidat du pouvoir
Jude Célestin avec 22 % des voix pour affronter au 2ème tour Mirlande
Manigat (31 % des voix), sur la base des résultats provisoires publiés
le 7 décembre 2010 et qui déclenchèrent une vague de violences
Un
autre allié du chef de l'Etat, en fin de mandat, le sénateur
Youry Latortue, également membre de la commission d’enquête a informé
qu’en raison d’un conseil des ministres tenu lundi, le chef du
gouvernement et les autres ministres n’étaient pas en mesure d’aller
déposer au Sénat leurs documents de voyage contrairement à ce qui avait
été annoncé.
Ils sont attendus mardi au parlement pour remplir
cette formalité, a annoncé le sénateur Latortue, précisant qu’une
dizaine de secrétaires d’Etat ont pu faire le dépôt de leurs documents
de voyage ce lundi au Sénat.
C'est le premier ministre Garry
Conille qui avait fait part la semaine dernière, contrairement au chef
de l'Etat, de sa volonté de ne pas faire obstacle a la demarche des
senateurs, étant une prérogative constiyiutionnelle.
Lors d'un
échange très épicé dimanche a Jacmel (sud-est) aavec le sénateur
Jean-Baptiste Bien-Aimé (nord-est), le president Martelly a redit qu'il
n'avait aucune intention de collaborer avec la commisssion. Pour lui,
l'important, n'est pas de savoir s'il est américain, chinois ou
italien, mais de realiser ses promesses de campagne.
La constitution de 1987 interdit formellement à un citoyen étranger de
briguer des postes electifs.
Le
senateur du Nord Moïse Jean-Charles a toujours soutenu qu'il dispose
d'informations irréfutables sur la nationalité américaine et italienne
du président Martelly.
Formation d'une commission d'enquête sur
la gestion de l'administration précédente au cours de la
période
d’urgence post-cyclonique de 2008: le premier ministre
informe
que sa sécurité a eté renforcée en raison de rumeurs diverses
Port-au-Prince,
le 13 février 2012 – (AHP) - Le premier ministre Garry
Conille a
confirmé lundi la mise sur pied d’une commission chargée de passer au
crible les contrats signés par l’administration précédente durant la
période d’urgence post-cyclonique de 2008.
La commission sera
formée de trois haïtiens dont l’un vit à l’étranger et compte beaucoup
d’années d’expérience dans le domaine, a-t-il dit ajoutant attendre
qu’au terme de son travail, la commission lui dise les contrats qu’il
doit garder, ceux qu’il doit renégocier et ceux qu’il doit annuler
parce qu’ils rendent le pays vulnérable.
Le chef du gouvernement
a confirmé qu’il ne s’agit nullement d’une chasse aux sorcières mais
d’une démarche normale pour tout responsable héritant d’une
administration.
Il a fait remarquer que même lorsqu’il s’agit de
contrats passés de gré à gré, il y a des règles à respecter. Selon lui,
les premiers coups d’œil sur les contrats signés par l’administration
de son prédécesseur montrent qu’il y a matière le confortant dans sa
position d’aller plus loin dans sa démarche.
Ce sont les
ministères de l'Agricultute et des Travaux publics qui avaient reçu les
plus gros montants des fonds decaissés après les xcyclones de
2008,
Garry Conille a indiqué qu’entre décembre et mai, des
contrats ont été signés par l’Etat haïtien pour un montant de 42
millions de dollars et dont 80% ont été paraphés avec la même firme.
Le
chef du gouvernement a aussi fait savoir que son équipe a décidé de
renforcer sa sécurité suite à la mise sur pied de la commission
d’enquête, en raison de rumeurs diverses. Mais il affirme qu'il n'est
pas du tout inquiet.
Le premier ministre presse les anciens militaires de vider les
anciennes bases des Ex FADH et de rentrer chez eux
Port-au-Prince,
le 13 février 2012 – (AHP) - Le premier ministre Garry
Conille a
appelé les anciens militaires qui occupent d’anciennes bases des
ex-FAd’H à libérer ces espaces et à laisser la commission qui travaille
sur la mise sur pied de la nouvelle force de sécurité faire son travail.
Nous
leur demandons de quitter les lieux et de déposer tout ce qu’ils ont
comme armes, a dit Garry Conille ajoutant que des instructions ont été
passées aux forces de l’ordre pour qu’elles procèdent à l’arrestation
de toute personne surprise en possession d’une arme illégale.
Garry
Conille a néanmoins fait savoir qu’il comprend l’impatience des anciens
militaires mas il leur demande de déposer les armes et de rentrer chez
eux.
Jeudi, des anciens membres des ex-FAd’H étaient remarqués
en uniforme et armés dans plusieurs rues de Capitale, et ont
même
été à l’aéroport accueillir le président Martelly qui rentrait d'un
voyage au Vénézuéla, Panama et Bahamas.
Nouvelles du 9 février 2012
Des
centaines de personnes manifestent aux Gonaïves pour exiger le jugement
en Haïti de 2 soldats pakistanais pour viol sur mineur
Gonaïves,
le 9 février 2012 – (AHP) – Des centains de personnes ont manifesté
jeudi aux Gonaïves contre la Mission des Nations
Unies pour
la Stabilisation en Haïti (Minustah) dont deux agents issus du
contingent pakistanais sont accusés d’avoir violé un jeune garçon
mineur le 20 janvier dernier.
Le pire est que le viol des
mineurs haïtiens (filles et garçons) est devenu une pratique pour
les casques bleus deployés en Haïti, puisqu'aucune mesure n'a
jamais été prise contre les coupables qui sont toujours renvoyés dans
leur pays pour echapper à la justice. C'etait tout récemment le cas
dans le dossier de Johnny Jean ce jeune port-salutien violé par 5
casques bleus uruguayens
Les manifestants des Gonaïves ont
fait savoir qu’ils n’ont pas l’intention de lâcher prise jusqu’à ce que
les casques bleus quittent la région et le pays.
Une patrouille
de la mission onusienne qui se trouvait sur le parcours des
manifestants a même essuyé des jets de pierres de la part des
protestataires en colère. Ces soldats argentins ont riposté en tirant
en l’air pour disperser la foule.
Aucun blessé n’a été rapporté.
Certains des manifestants en ont profité pour réclamer le retour de
l’armée dissoute de fait en 1995 peu après le 1er retour d’exil du
président Jean-Bertrand Aristide.
Le sénateur Youry Latortue a
assimilé à de la provocation la présence des casques bleus dans les
rues au moment de la manifestation. Il était entendu que les
soldats de les agents de la Minustah restent dans leurs bases pendant
le déroulement de la manifestation car c’est contre bien conttre eux et
leurs exactions que la population manifestait.
Le parlementaire
a condamné la dispersion la manifestation par les soldats etrangers,
rappelant que les revendications de la population sont justes et
justifiées.
Pour ce qui est de la résolution votée au Sénat
mercredi demandant la levée de l’immunité des soldats pakistanais
accusés dans le viol du jeune Roody Jean le 20 janvier dernier, le
parlementaire,à l’origine de la résolution, a informé que des démarches
sont actuellement en cours en vue d’acheminer le texte au secrétaire
général de l’ONU, Ban Ki-Moon dans le meilleur délai.
Il a redit
que c’est un impératif que les soldats pakistanais soient jugés en
Haïti pour qu’on puisse envoyer un signal clair contre les exactions
des casques bleus dans le pays.
Il a fait remarquer que ce sont
plusieurs secteurs clés de la vie nationale qui expriment leur
mécontentement face aux mauvais comportements des soldats onusiens.
Le
sénateur Nènel Cassy questionne la destruction d'un ensemble de
documents au service d’immigration moment même où une enquête
est
en cours sur la nationalité étrangère présumée du chef de l'Etat
Port-au-Prince,
le 9 février 2012 – (AHP) – Le sénateur Nenel Cassy a affirmé jeudi ne
pas comprendre pourquoi le directeur de l’immigration et de
l’immigration a autorisé la destruction d’un ensemble de documents au
moment même où une enquête est en cours sur la nationalité étrangère
présumée de plusieurs membres du gouvernement.
Le moment est
vraiment mal choisi pour une telle opération, a dit Nenel Cassy,
affirmant juste que cela donne lieu à diverses
interprétations.
Le
parlementaire s’est également demandé si un juge de paix était present
au moment où ces documents ont été détruits ou s’ils ont été
régulièrement transcrits sous forme électronique.
Il a informé
que le directeur de l’immigration et le ministre de l’intérieur
devraient bientôt être invités au parlement pour donner plus
d’explication sur cette destruction. Nous sommes préoccupés et nous
exigeons des explications, a-t-il dit.
Le parlementaire a par
ailleurs fait remarquer que le travail de la commission
sénatoriale d’enquête dont il fait partie est un peu perturbé
par
l’organisation des festivités carnavalesques dans plusieurs régions du
pays.
Les sénateurs enquêteurs sont moins disponibles, a-t-il
fait savoir, ajoutant en outre que les conditions ne sont pas
encore réunies pour le voyage des membres de la commissions à
l’étranger, de manière à faire la lumière sur la nationalité étrangère
présumée des membres du gouvernement et du chef de l’Etat lui-même.
Il
estime important que des contacts diplomatiques soient établis
préalablement, de manière à garantir une bonne collaboration des pays
concernés.
La rareté de gazoline se fait sentir chaque jour un peu plus: L'anadipp
s'en lave les mains
Port-au-Prince,
le 9 février 2012 – (AHP) – La rareté de gazoline constatée sur le
marché local a dejà de serieuses conséquences sur le secteur du
transport en commun.
Si officielement la pénurie concerne la
gazoline (95 et 91). Mais il est difficile de s'approvisionner en
diesel en raison des longue queus dans les stations-service et aussi
parce que plusieurs secteurs se livrent au stockage de carburant.
De
nombreux automobilistes restent des heures, même une journée
entière, dans les stations à essence, attendant le liquide précieux.
Ils
n'ont pas caché leur mecontentement face à ce qu’ils appellent le
manque de planification des autorités haïtiennes qui ont la prérogative
de placer les commandes de carburant à l’étranger.
"Il est
anormal qu’on soit régulièrement exposé à des risques de rareté sur le
marché, alors que le carburant est consommé tous les jours",
se
sont-ils indignés, se demandant pourquoi aucune disposition n’a été
adoptée pour prévenir de telles situations.
En tout cas le
secrétaire général de l’Association Nationale des Distributeurs de
Produits Pétroliers (ANADIPP), José Dalencourt s’en lave les mains.
Il
a fait remarquer que les distributeurs n’ont pas la
prérogative de placer des commandes à
l’étranger.
Au
début,c’était la gazoline 95 qui manquait et tout le monde s’était
rabattu sur le 91, mais maintenant, il n'y a pas une goutte de gazoline
dans les pompes.
Le gouvernement avait promis de faire venir
du carburant de la République, en attendant une normalisation
de
la situation dès ce week end. Nous continuons d’attendre, a dit M.
Dalencourt.
Il s'agit, en effet, de 300.000 gallons de gazoline
commandée en Republique dominicaine, mais vraiment pas suffisants, même
pour deux jours, puisque c'est tout le pays qui est confronte à cette
situation.
LE MINISTRE DE L’INTERIEUR INVITE LES MILITAIRES DEMOBILISES A GARDER
LEUR CALME ET A RENTRER CHEZ EUX
Port-au-Prince,
le 9 février 2012. Le Ministre de l’Intérieur, des
Collectivités
Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry MAYARD-PAUL,
invite les militaires démobilisés ayant investi les camps de formation
de Carrefour et de Plateau central à garder leur calme et rentrer chez
eux. « Le gouvernement n’a autorisé personne à investir ces espaces »,
a-t-il déclaré.
Le Ministre de l’Intérieur a expliqué que le
pays a besoin d’une force moderne, formée et structurée pour protéger
ses frontières et aider à son développement. Aussi aura-t-elle pour
mission de porter secours à la population en cas de catastrophe
naturelle, de lutter contre le trafic de la drogue et la contrebande;
de prévenir le terrorisme. Cependant, cette force sera structurée dans
l'ordre, la discipline et selon les normes légales et
constitutionnelles.
Conscient que la réhabilitation de cette
nouvelle force dans le pays est très complexe et exige une démarche
rationnelle, progressive et profonde, Me MAYARD PAUL demande aux
serviteurs de la nation de faire preuve de patience. Il leur conseille
d’attendre le rapport final de la commission mandatée pour
légitimer leurs actions et disposer des structures nécessaires pouvant
faciliter leur implantation dans le système.
Par ailleurs, il a
fait savoir que la commission chargée de travailler sur cette
structure, doit soumettre au chef de l’Etat le rapport final sur la
mise en place de la composante militaire nationale dans les jours à
venir.
Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités
Territoriales et de la Défense Nationale œuvre afin d’accroitre les
coopérations locales et internationales susceptibles
d’apporter
des transformations concrètes et positives pour la
réalisation de
la vision du président de la République qui est la création d’un
développement durable pour le pays.
Nouvelles du 8 février 2012
NOTE DE CONJONCTURE ANMH ET AMIH
PRESSE ET POUVOIR : Vives inquiétudes des associations de médias
L’Association
des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH), l’Association Nationale des
Médias Haïtiens (ANMH) expriment leurs vive inquiétude et
préoccupations quant au développement anormal des relations entre des
branches du pouvoir d’État, en l’occurrence, l’Exécutif et le
Parlement, deux des trois Pouvoirs consacrés par la Constitution, de
même qu’entre le Président et des acteurs sociaux, la presse et les
médias en particulier.
Contre toute attente, dans une
tentative d’éviter certaines questions d’actualité, M. Martelly
s’arroge de temps à autre le droit d’insulter les journalistes et de
leur indiquer les sujets sur lesquels il désire lui-même être
questionné. La presse n’entend en aucune façon faire marche-arrière sur
le libre exercice de ses prérogatives et sur les gains obtenus pendant
les vingt-six ans du difficile processus démocratique au service de la
liberté d’expression de chaque citoyen.
Depuis le début du
quinquennat du Président Michel Martelly, plusieurs incidents graves,
liés à des comportements regrettables, détournent le pays des dossiers
essentiels et affectent le climat propice à la mise en place des
stratégies de développement pour rattraper nos retards et générer le
progrès capable de placer Haïti dans une dynamique de changement
profitable à tous.
Après 26 années de lutte, pour la
consolidation de la démocratie, les mauvais signaux constatés dans les
rapports du nouveau pouvoir avec le parlement, la presse, et d’autres
secteurs clés de la vie nationale, semblent vouloir nous
remettre
sur les pistes anciennes du Présidentialisme autoritaire, du pouvoir
axé sur la seule personne du Président de la République qui se prend
pour l’État. Or la Constitution en son article 133, institue un
Exécutif bicéphale avec des prérogatives propres au Président Chef de
l’État et au Premier ministre, Chef du Gouvernement.
L’AMIH et
l’ANMH rappellent que le Président de la République, pour entrer en
fonction, prête serment sur la Constitution qu’il ‘’jure devant Dieu et
devant la nation d’observer et de faire observer fidèlement’’, (article
135-1). Et l’article 136 fait de lui, celui qui ‘’veille au respect et
à l’exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions’’…
Cependant, l’attitude de M. Martelly jusqu’ici est en porte-à-faux avec
son serment et le rôle de gardien que la Constitution lui assigne. Le
Président donne l’impression de vouloir, par sa seule
décision,
se soustraire au pouvoir de contrôle du Parlement.
La
Constitution de 1987 en vigueur, en ses articles 93-97-118 et autres,
fait du Parlement le contre-pouvoir qui contrôle les actes de
l’Exécutif. A ce titre, il est impératif que le Chef de l’État
collabore avec le Parlement qui, selon les dispositions de l’article
118 de la Constitution, ‘’a le droit d’enquêter sur les questions dont
il est saisi’’. Chaque Pouvoir doit respecter les prérogatives des deux
autres pour éviter des conflits, des crises inutiles et des situations
de prise à défaut.
Le Président Michel Martelly ne peut ignorer
la Constitution et les Institutions légitimes du peuple haïtien, tout
comme il est tenu au respect des acquis démocratiques d’une transition
maintenue sur les rails par les sacrifices de milliers de citoyens et
d’un ensemble de secteurs montant la garde autour des libertés
démocratiques.
La presse, les médias qui sont les corollaires
de la liberté d’expression méritent d’être traités avec respect et
retenue et non avec le mépris et le dédain dont ils sont souvent
l’objet de la part du Président Martelly.
L’Association
Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias
Indépendants d’Haïti (AMIH) sont interpellées par les dernières sorties
du Chef de l’État qui banalise et méprise le travail de la presse,
faisant de ce fait obstacle à sa mission d’informer.
Le Chef de
l’État est prisonnier de son statut et doit en toute circonstance
maintenir une posture qui impose le respect pour éviter la réprobation
et des remontrances publiques aptes à le disqualifier.
Le
Président élu sous la bannière de la Constitution de 1987 n’est pas
au-dessus de la Loi. S’il est certes, le premier des
citoyens, ce
statut lui impose l’obligation de prêcher par l’exemple, en observant
en toute circonstance, un comportement irréprochable pour éviter des
situations extrêmes qui ne manqueront pas une fois de plus de déchirer
inutilement la nation. Même s’il s’agit du Chef de l’État, il est comme
tout autre citoyen et plus que tout autre, astreint au respect des Lois
dont il est le garant de l’application.
8 Février 2012
Max
Chauvet
Marc Garcia
ANMH
AMIH
Au moins 2 morts dans un incendie dans un camp de rescapés à
Carrefour Péan ( Sans-Fil)
Port-au-Prince,
le 8 février 2012 – (AHP) – Au moins 2 personnes ont été tuées dans
l'inbcendie d'un camp de rescapés du seisme du 12 janvier
2010
dans le quartier de Carrefour Péan à Port-au-Prince. Parmi les
victimes, figure une petite fille de 3 ans.
De nombreuses
tentes ainsi que les effets personnels de leurs
propriétaires ont disparu dans les flammes. Les victimes ont
une
fois de plus dénoncé leurs conditions exécrables de vie depuis le
tremblement de terre.
Le corps des pompiers est ausitôt intervenu pour colmater l'incendie.
Le
maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean-Yves Jason qui s’était rendu peu
après sur les lieux du drame, déplore les conditions dans
lesquelles les victimes du tremblement de terre de janvier 2010 sont
logées.
Nous faisons actuellement le décompte des familles
éplorées et nous allons adopter des dispositions de manière à éviter la
répétition d'e tels drames , a dit le premier citoyen de la Capital.
Le
secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva a lui aussi a
fait savoir qu’il est important de tirer les leçons de ce qui s’est
passé pour éviter toute répétition dans les autres camps de réfugiés
M.
Delva informe qu’une enquête est ouverte pour déterminer l’origine du
sinistre et que des mesures seront adoptées pour venir en aide aux
familles touchées par ce drame.
La Force de la MINUSTAH a
informé pour sa part avoir dépêché des troupes sur les lieux, ainsi
qu’une équipe médicale, deux ambulances et deux citernes d’eau pour
assister la Police Nationale d’Haïti et la Police des Nations Unies,
dans leurs efforts visant à secourir les blessés et à éteindre
l’incendie.
La Présidence de la République a declaré avoir
appris avec consternation le violent incendie au Camp
Argentine.
Elle a déploré la mort de la fillette de trois ans et la disparition de
plusieurs autres personnes lors de ce sinistre causant également des
dégâts matériels considérables.
La Présidence entend prendre
toutes les dispositions pour donner le support nécessaire aux parents
des victimes et aux familles éplorées – 400 à peu près – dont les
tentes ont été détruites, indique un communiqué de la
presidence
qui réaffirme la détermination du Président Michel Joseph
Martelly de relocaliser les sinistrés du 12 janvier 2010.
L’origine
de l’incendie n’a pas encore été officiellement identifiée mais selon
des témoins, ce drame aurait été provoqué par un four à gaz qui aurait
accidentellement pris feu dans une tente avant de s’étendre à des
dizaines d’autres tentes.
On relève aussi qu'un peu partout où
il y a des camps sur des terrains privés, les propriétaires
font
pression pour recupérer leurs espaces qu'ils vaient dans certains cas
donne de bon ceour pour venir en aide aux victimes du tremblement de
terre.
La
politique dite de tolérance Zéro de la MINUSTAH
vis-à-vis de ses soldats coupables de crimes, jugée peu
crédible
Port-au-Prince,
le 8 février 2012 – (AHP) – L'expert indépendant des Nations Unies a
clôturé sa 6ème "mission d'evaluation" en haïti sans intervenir sur les
exactions et abus sexuels commis sur des mineurs haïtiens par
des
casques bleus de l'ONU, lors d'une conférence de presse au
Log
Base de la Minustha, a Clercine.
Pour certains, l'expert de
l'ONU a râté l'occasion de se prononcer sur ces cas devenus comme une
pratique tant ils sont nombreux.
Selon ces observateurs,
les autorités des Nations-Unies de même que l'expert
independant
font peu cas des graves accusations portées contre les membres de la
force de stabilisation, se limitant à des recommandations aux
dirigeants haïtiens sur des questions de droits humains.
Des
agents de la MINUSTHA sont accuses de graves crimes sexuels en Haiti. A
Port-Salut l'adolescent Johnny Jean a été filmé par des casques bleus
alors que d'autres le violaient avec la plus grande brutalité. Des
policiers pakistanais sont aujourd'hui accusés aux gonaives de viols
sur le jeune Roudy Jean.
Les soldats Uruguayens impliqués dans
le viol de Johnny Jean ont ete renvoyés dans leur pays pour y être
libérés. Des informations font au aujourd'hui etat du depart prochain
des violeurs pakistanais
Alors que la MINUSTHA fait
toujours l'éloge de sa politique dite de tolérance zéro, on constate
que la plus grande sanction réservée a un casque bleu qui se rend
coupable d'exactions ou d'abus sexuels en Haiti est
apparemment
le renvoi dans son pays.... pour y être libéré au grand mepris des
victimes et de la société haïtienne.
C'est pourquoi, en Haïti,
de nombreuses personnalités evoquent la nécessité de lever l'immunité
dont jouissent les casques bleus coupables d'actes criminels pour
qu'ils soient juges là où ils ont commis leurs forfaits.
Pour
eux, si l'ONU et son secrétaire général s'opposaient à une
revendication aussi légitime, c'est comme s'ils donnaient une prime à
l'impunité. Et dans un tel cas, leurs interventions en faveur du
jugement de Duvalier pourraient être jugées démagogiques.
Car il
est anormal et même criminel de protéger des criminels, sous prétexte
que des engagements ont éte pris pour qu'ils soient jugés dans leur
pays, en cas d'actes de violences de toutes sortes.
Le
Sénat vote une résolution pour réclamer le
jugement des soldats pakistanais accusés de viol sur le jeune
gonaïvien Roody Jean
Port-au-Prince,
le 8 février 2012 – (AHP) – Le Sénat de la République a adopté
mercredi, sur proposition du sénateur Youry Latortue, une
résolution demandant que les soldats pakistanais accusés de viol sur le
jeune gonaïviens Roody Jean, le 20 janvier dernier, soient jugés par
des tribunaux haïtiens.
Par cette résolution, le Sénat
rappelle que le viol, le harcèlement sexuel, le détournement de
mineurs, la sodomie forcée constituent des infractions graves portant
atteinte à la dignité humaine et sont aussi des actes deshumanisants et
dégradants.
Condamnant énergiquement le viol du mineur
Roody Jean, le Sénat exige réparation pour ce dernier et rappelle qu’en
pareil cas c’est la loi du lieu où le crime est commis qui doit
prévaloir..
Aussi, le Sénat recommande la levée de
l’immunité des soldats indexés par des témoins, par la police et par la
clameur publique comme présumés auteurs de ce viol.
Le
sénateur Youry Latortue dit souhaiter que la justice haïtienne réalise
ce procès de manière à réparer moralement les atteintes graves portées
à la dignité de la victime et assurer ce climat sûr et stable
qui
constitue entre autres, le mandat de la mission onusienne dans le pays.
Le
parlementaire rappelle qu’entre le 18 janvier 2005 et le 31 janvier
2012, 14 cas d’exaction commises par des soldats de la Minustah ont été
répertoriés dans le pays.
Des soldats Uruguayens avaient violé
en juillet dernier dans la commune de Port-salut un autre adolescent,
Johnny Jean. La MINUSTAH a renvoyé les violeurs dans leur pays pour
soit-disant être jugés. mais ils ont plutôt ete libérés.
Les anciens
militaires mettent la pression sur le président Martelly pour honorer
ses promeses de campagne et promettent de rudes combats si on
tente de les deloger des anciennes bases mlitaires qu'ils
occupent
Port-au-Prince,
le 8 février 2012 – (AHP) – Les anciens militaires des Forces
Armées dissoutes commencent à perdre patience, en
voyant marquer le pas le projet de remobilisation de l’armée,
telle que promis par le chef de l’Etat quand il était en campagne.
Et
pour rappeler au président Michel Martelly ses promesses, ces
anciens soldats occupent, depuis un certain temps, d'anciennes bases de
l’armée dissoute de fait depuis 1995, peu après le 1er retour d’exil du
président Jean-Bertrand Aristide.
Le porte-parole de la
Coalition des Militaires Démobilisés (CONAMID), l'ex-sergent David
Dormé a fait savoir qu’il s’agit d’un mouvement coordonné.
L’armée, dit-il, doit être remobilisée en vue de "servir la population
qui a beaucoup investi dans la formation des militaires".
Nous
sommes une institution constitutionnelle, une force légale, au même
titre que la Police Nationale d’Haïti (PNH), reconnue par la
constitution de 1987, a lancé le sergent Dormé, critiquant sans les
citer, certains membres du gouvernement et du parlement qui ne veulent
pas, dit-il, que l’armée soit remobilisée, alors qu’ils parlent sans
arrêt de respect de la constitution.
Notre mouvement de
récupération de nos anciennes bases n’est pas dicté. Il n’y a
personne derrière, a-t-il ajouté soulignant toutefois qu’il est
différent de celui entrepris par feu Ravix Rémisainthe qui agissait
sans se préoccuper des deux forces armées présentes actuellement sur le
territoire à savoir la PNH et la Minustah (Mission des Nations Unies
pour la Stabilisation d’Haïti).
"Notre patience à des limites,
nous ne pouvons pas attendre indéfiniment, a dit David Dormé,
informant que les militaires démobilisés sont déterminés à protéger
leurs bases et feront parler la poudre si des gens cherchent
à
les en deloger.
"Nous n’allons pas nous battre contre nos frères
haïtiens de la PNH, a dit David Dormé, mais d’ajouter que "personne ne
nous fera subir le même sort que Ravix Rémisainthe. Nous
n’avons
pas peur et nous ne céderons pas aux pressions, a-t-il dit.
Ravix
et plusieurs de ses collègues avaient été abattus à Delmas par des
policiers ou par des soldats de la MINUSTAH, mais, officiellement, dans
le cadre d'échanges de tirs avec la police, après avoir tenu des propos
fielleux contre le regime intérimaire de Gérard Latortue pour promesses
non tenues, après services rendus.
De son coté, l’historien
Georges Michel, Membre de la commission présidentielle travaillant sur
le projet de mise sur pied d’une nouvelle force haïtienne de
sécurité en appui à la PNH, a fait savoir que l’armée ne sera
pas
reconstituée à partir de la base mais du sommet.
Il qualifie
d’illégale toute tentative visant à occuper les anciennes bases de
FAd’H. Les autorités ne vont pas tolérer ce désordre, a-t-l dit,
rappelant ce qui s’était passé lorsque, sous le gouvernement de
transition, des anciens militaires avaient occupé de facto la résidence
privée du président, Jean-Bertrand Aristide, alors en exil.
Le
premier ministre Gérard Latortue avait demandé aux troupes onusiennes
présentes dans le pays de les en chasser, purement et simplement.
Selon lui, l’actuel mouvement des militaires démobilisé n’aboutira à
rien.
Penurie
de gazoline: Commande de 300 000 gallons de la République Dominicaine
en attendant l'arrivée probablement samedi d'un tanker du Venézuéla
Port-au-Prince,
le 8 février 2012 – (AHP) – Le bureau de monétisation a placé une
commande de 300 000 gallons de gazoline de la République Dominicaine en
vue de pallier la rareté de gazoline constatée ces derniers jours sur
le marché local.
C’est le ministre du commerce et de
l’industrie, Wilson Laleau qui a fait etat de cette disposition,
précisant qu’il s’agit d’une commande visant à répondre à la demande de
consommation locale des 2 prochains jours en attendant l’arrivée d’un
nouveau tanker en provenance du Venezuela.
Le ministre
Laleau a fait savoir que le gouvernement va étudier la possibilité
d’augmenter les réserves stratégiques dans le pays pour éviter qu’on
soit tous les 22 jours confrontés à un risque de pénurie de produits
pétrolier sur le marché local.
Depuis 2 jours, les
stations à essence de la capitale sont remplies de gens cherchant à
s’approvisionner en gazoline qui se fait très rare.
Rencontre
entre des membres du Ministère de l’Intérieur et l’expert
indépendant de Nations Unies Michel Forst autour de la situation des
droits de l’homme en Haïti
Port-au-Prince, le 7 février
2012. "Le Secrétaire d’Etat à la Défense Nationale, M. Richard
MAURRASSE accompagné des membres du cabinet du Ministre de l’Intérieur,
a rencontré, le mercredi 7 février 2012, M. Michel Forst, expert
indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en
Haïti. Cette sixième visite qu’a effectuée M. Forst depuis la
catastrophe du 12 janvier 2010 a pour objectif de faire une
évaluation sur les droits de l’homme, afin de dresser un rapport dont
le contenu sera au Conseil des droits de l'homme et à l’Assemblée
Générale des Nations Unies.
Au cours de ces échanges entre
la délégation du ministère de l’Intérieur et l'expert de l'ONU,
plusieurs points ont été à l’ordre du jour. Tenant compte du grand pas
d’Haïti sur la mise en œuvre du Pacte International sur les droits
socio-économiques et culturels, ratifié par le parlement haïtien, le 31
janvier dernier, M. MAURRASSE a fait savoir que le ministère compte
organiser des séminaires sur les droits socio-économiques et culturels.
Les
représentants du ministre de l’intérieur et M. Forst se sont entendus
de faire l’inventaire des lois conformément aux exigences du pacte.
Cette initiative permettra leur révision, leur adaptation et
une
mise en contexte. Une série d’ateliers dans les différents départements
et communes du pays seront organisés. Ces séances permettront également
d’entamer de franches discutions avec les différents groupes de la
société civile, les élus locaux et les parlementaires.
Ces
rencontres avec les principaux représentants départementaux et
communaux dans le pays, a informé le secrétaire d’Etat à la Défense,
rentrent dans le cadre du souci de transparence que le gouvernement
MARTELLY-CONILLE a institué pour une gestion moderne de la cité et des
institutions publiques. Aussi seront-elles l’occasion, pour la
structure gouvernementale, de permettre aux différents secteurs de la
vie nationale de faire un monitoring des politiques publiques.
Le
problème des déportés, catégorie de la société estimée fortement
impliquée dans des actes du banditisme dans le pays, a été également
abordé au cours de ces rencontres. En fait, le ministère a
déjà
entamé une étude en étroite collaboration avec l’Université de Miami
sur le cas de ces rapatriés. Cette étude vise à mesurer le respect, par
les pays tiers, du non refoulement des Haïtiens.
Conscient
que le pays ne dispose pas de moyens financiers et logistiques pour
faire face à un tel problème, les représentants du Ministre de
l’Intérieur entendent créer un Centre d'observation dont la mission
sera l’évaluation du dossier du déporté et de son comportement durant
les six premiers mois de son arrivée dans le pays. Le résultat
déterminera si le déporté sera incarcéré ou non. Cette démarche portera
le ministère à trouver des réponses à ces questions cruciales.
L’équipe
du ministère dit attendre le rapport d’enquête de l’Université de
Miami. Les recommandations, a-t-elle fait savoir, serviront de base
pour aider à une meilleure évaluation de la situation, et permettront
de comprendre et décider quelle politique adopter.
Le
Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la
Défense Nationale œuvre afin d’accroitre les coopérations locales et
internationales susceptibles d’apporter des transformations concrètes
et positives pour la réalisation de la vision du président de la
République qui est la création d’un développement durable pour le pays".
Nouvelles du 7 février 2012
Milliers
de manifestants à Port-au-Prince pour réclamer du chef de l'Etat qu'il
donne la preuve qu'il n'a pas une nationalité étrangère
Port-au-Prince,
le 7 février 2012 – (AHP) – Des miliers de personnes ont manifesté
mardi à Port-au-Prince pour exiger du cprésident Michel Martelly qu’il
collabore avec la commission senatoriale spéciale qui enquête sur la
nationalité du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.
Michel
Martelly refuse jusqu’à présent de coopérer et a fait savoir à
plusieurs reprises que personne ne peut lui demander de
soumettre
son passeport et d'autres documents de voyage à la commision.
Rassemblés
dans le quartier populaire de Bel-Air, à l’initiative des organisations
Moleghaf, Pevep, Ghetto unis entre autres, les manifestants ont
parcouru plusieurs rues de la capitale en scandant des slogans
réclamant la soumission des piècs exigees.
Ils ont fait savoir
que cette manifestation constitue le début d’un vaste mouvement de
protestation pour forcer le chef l’Etat à entendre raison.
Il
faut qu’il dise sans équivoque à la nation qui il est, car nous savons
que nous avions élu un haïtien à la tête du pays, si ce n’est pas le
cas qu’on le sache et que Martelly en assume les conséquences, ont –il
indiqué.
Cette démonstration populaire s'est déroulée à
l'occasion du 26ème anniversaire de la chute du président à vie
Jean-Claude Duvalier inculpé aujourd'hui pour crimes contre l'humanite
mais que l'ordonnance d'un juge d'instruction vient de renvoyer plutôt
au correcionnel pour détournement de fonds
A Miragoane,
dans le département des Nippes, des militants pro-lavalas regroupés au
sein de l’organisation baptisée "Konbit Aksyon pou Devlope Nip" ont
participé à un rassemblement où ils ont également demandé au chef de
l’Etat de collaborer avec la commission sénatoriale d’enquête.
Des
manifestants ont fait remarquer que l’attention ne doit pas être
uniquement focalisée sur le chef de l’Etat, car plusieurs membres du
gouvernement pourraient avoir eux-aussi la nationalité étrangère.
Dossier
Duvalier: le collectif contre l’impunité promet de tout entreprendre
pour que l'ancien president à vie soit jugé pour crimes de sang et
annonce son intention de faire appel de l'ordonnance du juge Carvès Jean
Port-au-Prince,
le 7 février 2012 – (AHP) – Le collectif contre l’impunité, une
organisation regroupant des personnalités ayant porté plainte
contre l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et consorts a informé mardi
qu’il va faire appel de la décision du juge Carvès Jean d’envoyer
l’ancien dictateur au correctionnel pour corruption et non pour crime
de sang.
Le collectif estime que les faits reprochés à M.
Duvalier ont été réduits à de simples délits. Une décision qui, dit sa
coordonatrice Danielle Magloire, s’appuie sur la demande de non-lieu
reclamée par l’ex-commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Félix
Léger, qui prenait ainsi le contre-pied de son prédécesseur Harrycidas
Auguste qui demandait qu’on poursuive « Baby doc » pour les deux types
de crime.
Mme
Magloire dénonce ce qu’elle appelle l’absence de
cohérence et d’indépendance de la justice par
rapport à l’Exécutif.
Elle
qualifie la décision du juge Carvès Jean d’ordonnance qui insulte,
délégitime et pervertit les fondements de la démocratie et de l’Etat de
droit.
Plusieurs des victimes du régime des Duvalier ont exigé que justice
leur soit rendue.
Nous
avions été battues, maltraitées et emprisonnées pendant des mois et des
années, sans être jugées. Et certains tentent de faire croire au monde
entier qu’il ne s’est rien passé, ont dénoncé ces victimes qui
réclament justice et réparation pouravoir ete tenues dans les
couloirs de la mort pendant des années.
Pour ce qui est de
l’idée du chef de l’Etat de pardonner à M. Duvalier, ces victimes ont
fait savoir que M. Michel Martelly n’a nullement ce droit.
Il
n’a pas subi les tortures que nous avions subies et de plus, M.
Duvalier n’a pas été jugé, ont-elles fait
remarquer.
Plusieurs des victimes étaient en pleurs en se
rappelant ces moments douloureux, mais les langues commencent à
se délier..
Le
Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH) a pour sa part
renouvelé sa volonté d’accompagner les plaignants jusqu’à ce
que
justice leur soit rendue.
Nous allons utiliser toutes les voies
de recours nationales et internationales pour que Duvalier soit jugé
pour crimes de sang, a promis Marie Yolène Gille du RNDDH.
Le
député de la Gonâve, Béguens Théus estime que l’ordonnance du juge
Carvès Jean est le reflet de la réalité du pays où règne l’impunité.
Il appelle les plaignants à exercer leurs droits de recours.
Le
responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques appelle le
president Martelly à manifester du respect pour les symboles de l'Etat:
Edouard Paultre dit s'inquiéter des comportements imprévisibles du chef
de l’Etat
Port-au-Prince, le 7 février 2012 – (AHP) - Le
responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conhane),
Edouard Paultre a appelé mardi le président Michel Martelly à montrer
du respect pour les symboles de l’Etat et à ne pas poser des actions
qui affichent clairement du mépris pour l’opinion publique.
Le
pasteur Paultre réagissait sur le refus du chef de l’Etat de collaborer
avec la commission sénatoriale d’enquête sur sa nationalité et celle de
tous les autres membres du gouvernement mais également sur la façon
jugée irrévérencieuse, indigne et méprisante, dont il a traité les
journalistes avant son départ vendredi pourle Venezuela et le Panama.
"Il
me semble que le comportement du chef de l’Etat est imprevisible et
qu'il affiche certaines fois des signes qui montrent qu'il n’aurait
pas le plein contrôle de son comportement", s'inquiète
Edouard
Paultre, qualifiant de scandaleux et de honteux les écarts de langage
et de gestes du chef de l’Etat, qu'il croit être (ces écarts) une
menace pour l'éducation des tout jeunes.
"Le président
devrait être à tout moment un modèle pour la population qui a son
regard fixé sur lui, a lancé le pasteur Paultre, estimant que les
citoyens sont mal représentés, ayant à leurs têtes une personnalité
imprévisible qui agit comme s’il était au-dessus des lois.
Le
président de la commission finances et budget du Sénat, Jocelerme
Privert a fait remarquer pour sa part, que les autorités n’ont pas
intérêt à offrir des spectacles gratuits et inutiles alors que les
besoins de la population sont énormes.
Il se dit solidaire de
ses collègues qui se sont sentis offensés mercredi soir par le
comportement du président Michel Martelly, à la résidence du premier
ministre Garry Conille qui recevait des parlementaires.
Il
assimile à une remise en question des droits de réunions et
d'expression, l’interprétation que le président aurait faite de la
rencontre entre Garry Conille et des parlementaires, qu'il
aurait
assimilée à un complot contre lui.
Jocelerme Privert rappelle
qu’il est normal qu’un premier ministre, émanation du parlement,
cherche à tout moment à s’assurer du support et de la confiance des
parlementaires. Cela peut même l’aider à matérialiser les promesses de
campagne du chef de l’Etat, a-t-il fait remarquer.
Il estime
qu’Haïti n’a pas besoin de crises en cascades, mais de paix, de
stabilité politique et d’harmonie entre les différents pouvoirs en vue
de la satisfaction des besoins de la population.
Des individus
violents perturbent à Lascaobas une activité d'un groupe de
parlementaires et de responsables politiques pour réclamer
l'électricité, mais des slogans politiques ont éte scandés
LasCahobas,
le 7 février 2012 – (AHP) – Des individus violents de la population se
sont attaqués mardi à un groupe de sénateurs et d’hommes
politiques, qui devaient présenter à Lascaobas (centre) un document
baptisé Plan Stratégique pour le Sauvetage National.
Des
barricades ont été dressées et jets de pierres lancées par
les
manifestants qui affirmaient reclamer l'electrification de la zone,
mais le senateur Annick Joseph qui faisait partie de la delégation
aurait été blessé à la jambe par une pierre. Des slogans pro-Martelly
ont également ete entendus, selon le senateur Jean-Hector Anacacis
Le
parlementaire de l'Ouest qui affirme avoir adopté ledit document comme
son programme de gouvernement durant la période où il était candidat à
la présidence, a fait savoir que les protestataires ne
visaient
pas principalement les membres de la délégation mais profitaient de
leurs présence pour réclamer l’électrification de la ville.
Ce
sont des revendications justes, estime le parlementaire, qui rappelle
qu’à maintes reprises, les autorités ont promis d’amener le courant
électrique dans la ville située non loin du barrage hydro-électriques,
mais rien n’a jamais été fait.
"Je ne suis pas arrivé à
identifier les protestataires mais certains d’entre eux
criaient
Vive Martelly", a souligné Jean-Hector Anacacis.
Le
coordonateur de l’Organisation du Peuple en Lutte, Sauveur
Pierre-Etienne, qui avait la responsabilité de présenter le plan a fait
savoir que ce sont ceux qu’il appelle les « forces noires
anti-changements » qui ont voulu perturber cette activité qui,
estime-t-il, était bien accueillie par la majorité des membres de la
population.
Il a dénonce le fait que la date du 7 février
soit aujourd’hui encore galvaudée, alors qu'elle devrait
marquer
l’ère du renouveau, du progrès, des lumières et du changement, 26 ans
après la chute des Duvalier.
"L'OPL est prête à prendre
les destinées du pays et travailler avec tous les secteurs pour lui
permettre de recouvrer sa dignité", a lance M. Pierre-Etienne.
la
Primature prevoit la mise en place d’une commission d’audit
sur
les contrats passés de gré à gré durant la période d’urgence: le
sénateur Privert salue cette décision mais reclame que l'audit s'étende
aux fonds engagés sous la présente administration
Port-au-Prince, le
7 février 2012 – (AHP) - Le responsable de communication de
la
Primature, Gary Bodeau annonce la mise en place d’une commission
d’audit sur les contrats passés de gré à gré durant la période
d’urgence. Le président de la commission finances du Sénat, Jocelerme
Privert, estime que le parlement devrait en faire autant mais pour les
dépenses d'hier et d'aujourd'hui.
M. Bodeau a informé que
la commission qui doit être mise sur pied dans les prochains jours aura
comme principale mission de passer à la loupe tous les contrats signés
durant la période d’urgence avant l’arrivée du premier ministre Gary
Conille à la Primature.
M. Bodeau a tenu à rassurer que
l’intention du premier ministre Conille n’est pas de faire une chasse
aux sorcières qui viserait les hauts dignitaires de la precédente
administration mais de s’assurer que les fonds de l’Etat ont été
engagés dans de bonnes conditions.
Il a fait savoir qu'il
s'agira d'une commissionindépendante dont travail devra permettre au
chef du gouvernement de prendre des décisions qui aillent dans le sens
d’une réaffectation d’une partie de ces fonds.
"Cela nous
permettra de continuer à bénéficier de la confiance des bailleurs
internationaux, de nos partenaires du secteur privé et aussi de la
population, a dit Gary Bodeau, estimant normale la démarche du chef du
gouvernement.
Le président de la commission finances du Sénat
Jocelerme Privert estime lui que le parlement au même titre que le
gouvernement devrait se pencher sur la question.
"Il y a des
contrats de gré à gré passés durant la période d’urgence qui pourraient
ne pas avoir respecté les procédures, reconnait le
parlementaire.
Cependant,
le sénateur Privert a fait remarquer que l’audit ne devrait pas viser
la seule administration Préval/Bellerive, mais certains décaissements
faits sous l'actuel gouvernement. Il a évoqué entre autres les fonds
engagés dans la réhabilitation de l’aéroport international Toussaint
Louverture.
D'autres parlementaires ont egalement réclamé que la
lumière soit faite sur la façon dont les 10 millions de dollars
décaissés par le trésor public à la fin de l'annee 2011, ont été
utilisés
Jocelerme Privert, rappelle en tout cas que le
parlement a les prérogatives de s’assurer que tous les fonds de l’Etat
ont été engagés dans de bonnes conditions et encore plus
aujourd’hui où certains questionnent les procédures
suivies
dans le cadre de la réalisation de projets pour plus de 300 millions de
dollars US durant la période d’urgence.
Son collègue Jean Willy
Jean Baptiste doute des résultats que pourrait apporter la commission
d’enquête du gouvernement, arguant que la loi d’urgence avait donné à
l’administration Préval/Bellerive le droit de passer des contrats sans
appel d’offre.
C’est une commission qui, dit-il, va uniquement nous permettre de
constater les dégâts.
Bureau de presse de la présidence
La République d’Haïti et le Panama renforcent leurs liens commerciaux
Port-au-Prince,
mardi 7 Février 2012 : Le Président de la République, S.E.M. Michel
Joseph Martelly, accompagné des Ministres des Affaires Etrangères et
des Cultes, M. Laurent Lamothe, et du Tourisme, Mme Stéphanie Balmir
Vidrouin, ont eu, ce lundi 6 Février, plusieurs rencontres avec des
fonctionnaires du Gouvernement panaméen ainsi qu’avec le secteur privé
au cours d’une visite d’Etat au Panama.
Le Président Martelly et
le Chancelier Lamothe ont débuté la journée par avec une réception
officielle au Ministère des Affaires Etrangères où le Ministre Roberto
Enriquez a reçu le Chef de l’Etat haïtien avec tous les honneurs dus à
son rang. Une réunion de travail ministérielle en présence de divers
représentants du Gouvernement panaméen a suivi la cérémonie.
Au
cours de la rencontre, le Président Martelly et le Ministre Lamothe ont
discuté de diverses questions bilatérales, y compris des sujets liés à
la migration pour les Haïtiens en voyage au Panama, les échanges
commerciaux entre les deux nations, et signé un accord pour la
protection des investissements dans les deux pays.
Levée des restrictions sur les visas
Le
Président panaméen, M. Ricardo Alberto Martinelli, a signé un
arrêté présidentiel qui va considérablement aider les
commerçantes haïtiennes qui achètent des produits au Panama. Cet arrêté
réduit le cout des visas pour les citoyens haïtiens en visite au Panama
de 1,000 à 50 dollars ainsi que le temps d’attente de quatre mois à
sept jours. Il s’agit d’une grande annonce pour les commerçantes
haïtiennes qui voyagent au Panama pour effectuer leur achat. En outre,
le Président Martelly a discuté des opportunités commerciales ainsi que
la promotion du tourisme haïtien et de l’apprentissage des meilleures
pratiques au Panama.
Signature d'accords
Les Ministres
des Affaires Etrangères haïtien et panaméen ont également signé un
accord de protection des investissements qui permettra de protéger les
entreprises panaméennes opérant en Haïti et vice versa. Cet accord
devrait permettre beaucoup plus d’investissements directs étrangers en
Haïti et la création d’emplois durables.
Les deux Ministres ont
également signé un accord d’assistance technique dans les domaines de
l’agriculture, le commerce, la perception des impôts, la promotion des
investissements, la sécurité sociale et la gestion des ports et
aéroports. Cela devrait grandement améliorer la capacité du
Gouvernement haïtien qui est en train d’apporter les changements exigés
par la population.
La réunion à la Chancellerie a été suivie par
un déjeuner offert au Palais présidentiel par le Président Martinelli.
En cette occasion, les deux dirigeants ont renforcé leur engagement à
resserrer leurs collaborations, et finalisé les plans pour l’ouverture
d’une Ambassade du Panama en Haïti. Les deux Chefs d’Etat ont également
discuté de questions concernant les investissements panaméens en
infrastructure et l’assistance technique dans la reconstruction des
ports et aéroports, et en offrant une assistance technique dans
plusieurs domaines.
Dans l’après-midi, le Président Martelly et
sa délégation ont visité les écluses de Miraflores au Canal de Panama
où les officiels haïtiens ont reçu un briefing sur le mode de
fonctionnement du canal et son impact sur le commerce mondial. En
outre, le Président Martelly a eu l’honneur d’ouvrir les écluses du
canal pour permettre le passage d’un navire.
Dans la soirée, le
Président Martelly et sa délégation ont visité la chambre de commerce
du Panama, où ils ont discuté des possibilités d’affaires et
d’investissement pour les entreprises panaméennes en Haïti.
Le
Chef de l’Etat haïtien a également été rejoint par l’homme d’affaires
haïtien, Grégory Mevs, qui s’est exprimé à la communauté panaméenne des
affaires en tant que représentant du secteur privé haïtien sur sa
propre expérience à consentir des investissements sous la
nouvelle administration.
« Le Président Martelly est
favorable aux affaires, et comprend qu’il est nécessaire d’accroitre
l’économie à travers l’investissement privé. Le secteur privé
en
Haïti est la clé pour aider à créer des emplois durables, et travaille
dur de concert avec le Gouvernement haïtien pour favoriser la
croissance.», a déclaré Grégory Mevs. Lors de cette visite, la chambre
de commerce du Panama a également annoncé une visite en Haïti d’une
mission commerciale dans les prochaines semaines pour explorer les
opportunités d’investissement.
Pour mettre fin à la visite de
travail, le Président Martelly et sa délégation ont effectué une visite
à des compagnies de construction du Panama, où ils ont appris de ces
différentes sociétés qui sont impliqués dans la croissance que connait
actuellement le Panama, et ont invité de telles entreprises à se rendre
en Haïti pour rechercher des projets d’infrastructure et de logement.
Haïti prévoit de dépenser plus de 1,5 milliard de dollars dans les cinq
prochaines années dans le cadre des efforts de reconstruction.
Le
Président panaméen a enfin reçu le Président Martelly et une délégation
réduite dans le cadre d’un diner organisé dans un restaurant privé.
Nouvelles du 6 février 2012
Manifestation
ce mardi à Port-au-Prince pour marquer le 26e anniversaire de
la
chute des Duvalier et exiger du chef de l'Etat le respect du
pouvoir législatif
Port-au-Prince, le 6 février 2012 – (AHP) – Des
organisations de la société civile regroupées au sein de la coalition
baptisée " Force patriotique pour le respect de la Constitution (FOPARK
en créole) projettent de marquer ce mardi le 26e anniversaire
de
la chute des Duvalier le 7 février 1986 par une manifestation
de
rue.
Inculpé pour crimes contre l'humanite et violations de la
constitution, après son retour en Haïti en janvier 2011,
Jean-Claude Duvalier a plutôt éte renvoyé au correctionnel , suite à
une ordonnance sévèrement critiquée du juge instructeur Jean
Carvès, émise la semaine dernière
La manifestation
de ce mardi sera réalisée à Port-au-Prince avec aussi pour objectif de
souligner l'obligation du président Michel Joseph Martelly, de coopérer
avec la commission sénatoriale qui enquête actuellement sur la
nationalité étrangère présumée du président et des membres du
gouvernement.
Lors d''une conference de presse vendredi, le chef
de l'Etat avait redit qu'il n'avait aucune intention de soumettre ses
documents de voyage à la commission et s'est refusé à présenter des
excuses aux parlementaires suite à des propos injurieux qu'il
est
accusé d'avoir tenus à l'encontre d'un groupe de senateurs et
de
deputés en la résidence privée du premier ministre où il a fait
irruption à l'improviste dans la soirée du premier février..
"Nous
allons profiter de cette journée qui marque la commémoration du 26e
anniversaire de la fin de la dictature pour exiger du chef de l’Etat
qu'il respecte le pouvoir des sénateurs en coopérant avec eux", ont
fait savoir les membres de la FOPARK .
Le porte-parole de cette
coalition, André Fadot, apporte son plein soutien aux parlementaires et
affirme ne pas comprendre le refus du chef de l’Etat de collaborer. Un
autre membre de l’organisation, Mésilien Wilson informe que la
manifestation partira de l’Eglise du Perpétuel Secours dans
le
quartier populaire de Bel-air pour aboutir sur la place de la
constitution au Champs-de-Mars.
Il appelle tous ceux et celles qui sont opposés au retour d'un régime
autoritaire à y prendre part.
Cette
manifestation bénéficie entre autres du support de Je Kale
(œil
ouvert, en créole), une nouvelle association qui s’est présentée au
public lundi et dont l’objectif déclaré est d’observer les actions des
autorités haïtiennes.
Son président Jackenson François presse
lui aussi le chef de l’Etat de collaborer avec les parlementaires s’il
veut que cessent les rumeurs sur sa nationalité étrangère.
Un
militant politique, membre de l'organisation politique Fanmi lavalas
(La famille lavalas), René Civil affirme lui aussi soutenir l’idée de
la manifestation du 7 février pour forcer le chef de l’Etat à
collaborer.
Le chef de l’Etat, dit-il, est tenu de soumettre son
passeport et autres documents de voyage à la commission sénatoriale
d’enquête de manière à clarifier, une fois pour toutes, son dossier.
Division
au sein du Collectif pour juger Duvalier: son coordonateur
général Raymond Davius afirme voir la main des avocats de l'ancien
président à vie
Port-au-Prince, le 6 février 2012 – (AHP) –
L’ordonnance du juge d’instruction Carvès Jean renvoyant l'ancien
president à vie Jean-Claude Duvalier au correctionel n'aurait toujours
pas été signifiée aux parties.
C'est pourquoi plusieurs
personnalités ayant porté plainte contre l'ancien dictateur se sont
gardées jusqu'ici de reagir sur la decision du magistrat
communiquée dans la presse.
Ce
serait entre autres le cas de Michèle Montas, journaliste
et ancienne porte-parole du secretaire géneral, Ban Ki-Moon.
Entre temps, cependant, la division s'est installée au sein du
collectif pour juger Duvalier.
La
secrétaire exécutive de cette organisation Myrtha Jean-Baptiste accuse
le coordonateur général Raymond Davius de vouloir recruter des
individus qui ne sont pas des victime pour formuler de nouvelles
accusations contre Jean-Claude Dvalier
Elle affirme qu'en raison
du refus qu'elle aurait opposé à une telle initiative, M. Davius
menacerait de la tuer et aurait fait metre sous sa porte une envelope
contenant un projectile
Pour Raymond Davius, le plan de Myrtha
Jean-Baptiste est cousu de fil blanc. Eelle a tout simplement eté
soudoyée pour tenter de faire avorter le travail du collectif
"Si
Madame Jean-Baptiste m’accuse de vouloir faire imprimer des cartes de
membres pour des personnes qui ne sont pas des victimes, elle commet
une grande erreur car nous n’avons pas une organisation de victimes des
Duvalier mais une association de citoyens qui veulent que
l’ex-dictateur soit jugé pour « crimes contre l’humanité »,
a-t-il souligné.
Il dénonce une manœuvre des avocats de M.
Duvalier dont l’un, a-t-il deit, l’avait personnellement, mais sans
succès, abordé sur la question.
Nouvelles du 5 Février 2012
Michel
Martelly au Vénézuéla pour le sommet de l'Alba:
Garry Conille tente-t-il de calmer le jeu en voyageant à
Washington?
Port-au-Prince,
5 Février 2012- (AHP)- Le Président Michel Joseph Martelly a profité du
sommet de l'Alliance Bolivarienne des pays de l’Amérique (Alba) pour
tenter de renforcer les relations entre Haïti et les pays de l'Amérique
latine, prticulièrement le Vénézuéla.
Un accord-cadre de
coopération visant à accroitre l’aide du Venézuela à Haïti au-delà du
Fonds Petro Caribe et d'autres formes d’assistance bilatérale et
multilatérale offertes par le Vénézuéla, a éte signé dimanche
entre les présidents des deux pays.
Cette aide devrait
comprendre les investissements, la coopération technique et la
formation dans les domaines de la santé, l’éducation, l’énergie, la
production agricole et les infrastructures.
Selon un communiqué
du bureau de presse de la presidence, cet accord permettra
d’augmenter l’aide du Venezuela de façon drastique, et comprendra la
coopération, les crédits et l’investissement direct dans les domaines
de l’agriculture, la production, le développement industriel, l’énergie
et le tourisme entre autres.
le president Chavez a également
assuré que les pays membres de l'Alba se sont entendus pour renforcer
la coopération avec Haïti par l’intermédiaire d’un « plan spécial ».
Le
président Michel Martelly qui n'a toujours pas rencontré le président
Barack Obama ainsi que la plupart des autres grands dignitaires
occidentaux, a invité M. Chavez en Haïti dans les prochaines semaines.
Selon le bureau de presse de la présidence, le Président Chavez a éte
invité à venir en Haiti après environ quatre années, pour
voir
par lui-même le travail réalisé par l'administration Martelly et
l'impact de l'aide vénézuélienne.
Selon plusieurs secteurs en
Haïti, la proximité de Martelly avec Chavez et d'autres dirigeants non
connus comme des amis des Etats-Unis, irriteraient Washington. Et ce
serait pour tenter de calmer le jeu que le premier ministre Garry
Conille a entrepris une tournée américaine, car il est rare que
président et premier ministre s'absentent au même moment.
Mais
comme pour démentir les rumeurs en circulation autour du voyage du chef
du gouvernement, une note de presse du bureau de communication de la
primature précise que cette visite de 5 jours, vise à accélérer le
processus de reconstruction du pays dont plusieurs villes ont éte
ravagées, il y a 2 ans, par un violent séisme.
La délégation
rencontrera entre autres , la secretaire d'Etat Hillary Clinton, des
parlementaires, le secretaire general de l'OEA, le president de la
Banque interaméricaine de developpement, le Directeur général et
l'administrateur du FMI.
Le président de la Chambre basse
Levailant Louis Jeune a décliné l'invitation d'intégrer cette
delégation, en raison du grave incident de mercredi soir en
la
résidence du premier ministre, causé par une intervention
jugée
intempestive du president Martelly et pour laquelle ce dernier refuse
de s'excuser.
Cette
irruption du president avait eu lieu , alors que le premier ministre
était en reunion avec un groupe de parlementaires.
Nouvelles du 3 février 2012
Le
président Martelly enfonce le clou en redisant qu'il n'a aucune
intention de collaborer avec la commission d'enquête parlementaire sur
sa nationalité et de présenter des excuses pour propos désobligeants:
le chef de l'Etat accusé également d'irrévérence gratuite à l'endroit
des journalistes, lors d'une conférence de presse
Port-au-Prince le
3 février 2012 – (AHP) – Le président Michel J. Martelly, a
redit
vendredi que personne ni aucune institution ne peut le contraindre à
présenter son passeport à la commission sénatoriale enquêtant sur sa
nationalité et celle des membres de son gouvernement
Le sénateur
Moïse Jean-Charles accuse le chef de l’Etat d’avoir la triple
citoyenneté haïtienne, italienne et américaine. La commission
sénatoriale presse le président de soumettre ses documents de
voyage.
En conference de presse avant son depart pour le Panama
et le Venezuéla, Michel Martelly a indiqué que son passeport va rester
dans sa poche, soulignant qu’aucune loi ne l’oblige à faire le
contraire. "S’ils veulent enquêter qu’ils aillent à l’immigration,
qu’ils demandent au CEP (Conseil Electoral Provisoire) qui a accepté sa
candidature, a dit Michel Martelly.
M.Martelly avait deja
éte accusé la veille d'avoir fait irruption en la residence du premier
ministre où se tenait une rencontre avec un groupe de parlementaires.
Le chef de l'Etat aurait alors denoncé un complot contre lui, et dit
aux sénateurs que s'ils veulent réellement lesdits
documents, ils leur faudrait fourrer leurs doigts bien loin.
Informations rapportées par plusieurs parlementaires mais dementies par
par le president
Alors qu'on s'attendait à des excuses publiques
du chef de l'Etat comme le lui exige le president de l'Assemblée
nationale Simon Dieuseul Desras, Michel Martelly, à la question d’un
journaliste lui demandant s’il n’a jamais renoncé à sa nationalité, il
a répondu que personne n’avait le droit de lui poser pareille question,
avant de dire qu’il ne répondra pas à la question du confrère une fois
qu’il a su pour quel média il travaillait (Radio Kiskeya).
Un
autre journaliste (Melodie FM) qui lui demandait sa version
de
l’incident du 1er février chez le premier ministre où il est accusé
d'avoir débité des insultes à l'endroit des parlementaires,
Michel Martelly l'a sevèrement réprimandé, lui demandant, s'il ne
jugeait pas plus approprié de lui poser des questions sur ce qu’il
appelle ses réalisations.
Le président Martelly a bouclé son
intervention par un geste sonore de grand mépris, mais à son passif, en
"cuipant" les journalistes
Cette nouvelle escalade verbale du
chef de l’Etat a provoqué une salve de réactions dont celle du
secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH),
Jacques Desrosiers.
"Cela confirme le scepticisme de la
corporation sur l’évolution de la liberté de la presse dans le pays, a
dit Jacques Desrosiers qui appelle les confrères à ne pas se laisser
intimider.
Il y a aujourd’hui une menace sur la liberté
d’expression et sur le droit à l’information dans le pays, a lancé
Jacques Desrosiers qui demande aux confrères de continuer à faire
preuve de professionnalisme sans le laisser gagner par les
intimidations du chef de l’Etat.
Le président Michel Joseph
Martelly au Panama et au Vénezuela pour promouvoir le
renforcement des liens entre les deux pays et participer au sommet de
l'ALBA: le president de l'Assemblée nationale avertit que le président
n’a nul droit d’engager le pays sans l'aval du parlement co-dépositaire
de la souveraineté nationale
Port-au-Prince le 3 février 2012 –
(AHP) – Le président Michel Joseph Martelly a laissé le pays vendredi à
destination du Venezuela et du Panama.
Au Panama où il est
attendu à partir du 5 février, Michel Martelly aura à s’entretenir avec
son homologue Ricardo Martinelli autour du renforcement des relations
entre les deux pays.
Nous allons également demander au président
panaméen d’appliquer la réduction des frais de visa pour les
commerçants haïtiens qui devraient passer, selon les promesses du
président Martinelli, de 1000 à 50 dollars US.
Nous allons
également parler de renforcement des relations économiques et
culturelles entre nos deux pays, a dit Michel Martelly ajoutant qu’il
va également s’entretenir avec Martinelli de la possibilité qu’Haïti
organise en juillet prochain, le 5e sommet des chefs d’Etat et de
gouvernement de l’Association des Etats de la Caraïbes (AEC).
Au
Venezuela, le chef de l’Etat doit entre autres participer au congrès de
l’Alba (Alliance Bolivarienne des pays de l’Amérique). Michel Martelly
a informé qu’Haïti bénéficie déjà des avantages de sa
présence
dans l’Alliance, à travers l’accord tripartite (Venezuela-Cuba-Haïti).
Le
chef de l’Etat a aussi fait savoir qu’il va examiner le possibilité
d’adopter le protocole d’entente sur la régularisation de la situation
des immigrants illégaux haïtiens vivant dans les pays membres de l’Alba.
Le
renforcement et la relance du programme de cantine scolaire, qui fait
face à un manque de fonds, sera également au menu des discussions, a
annoncé le président Martelly.
Mais, le président de l’Assemblée
Nationale, le sénateur Simon Dieuseul Desras, a rappelé au chef de
l’Etat que le parlement est co-dépositaire de la souveraineté nationale.
Il
rappelle au chef de l’Etat qu’il n’a nul droit d’engager le pays sans
l'aval du parlement qui, précise-t-il, doit ratifier les accords signés
par le chef de l’Etat.
Le chef de l’Etat est parti, mais je ne
sais absolument rien de ce qu’il est allé faire, a dit le
parlementaire, affirmant avoir le soutien de ses collègues.
Le nouveau vice-président de la Banque mondiale Hasan Tuluy bientôt
Haïti
Washington,
le 3 février 2012 Le nouveau vice-président de la Banque
mondiale
pour l'Amérique latine et les Caraïbes (LAC), Hasan Tuluy, entamera
mercredi prochain une visite de deux jours en Haïti, sa première visite
officielle dans
la région depuis son entrée en fonction le 1er janvier.
Hasan
Tuluy qui prevoit de rencontrer le Premier ministre haïtien, Garry
Conille, à Washington le 6 février, sentretiendra à
Port-au-Prince avec le ministre de l'Économie et des Finances, André
Lemercier Georges, des priorités du gouvernement
et de la façon
dont la Banque peut poursuivre au mieux son appui en faveur des efforts
de reconstruction du pays et de développement à plus long terme.
M.
Tuluy rencontrera également des représentants du secteur public et du
secteur privé afin de procéder à un échange de vues sur les
opportunités de croissance en Haïti et sur les défis qui entravent le
développement du pays.
"Cest mon premier voyage officiel et il
témoigne de la priorité que nous accordons à Haïti. Je suis impatient
de constater par moi-même lélan de la reconstruction et les résultats
tangibles dont il est le fruit sur le terrain, deux ans après le séisme
dévastateur qui a frappé le pays, a déclaré M. Tuluy.
Il a
fait savoir que malgré de nombreuses difficultés, les efforts conjoints
des Haïtiens et des partenaires internationaux ont permis beaucoup
d'avancées.
" Le Groupe de la Banque mondiale demeure résolument
déterminé à contribuer à la reconstruction d'Haïti et continuera d'y
engager des ressources humaines et financières considérables", a fait
savoir M. Tuluy qui rencontrera mercredi Jacques Hubert Daniel
Rousseau, ministre des Travaux publics, des Transports, de lÉnergie et
des Communications, au Bureau dévaluation du bâti, créé à la suite du
séisme de 2010 avec l'appui financier et technique de la Banque
mondiale.
Au
cours de ses huit premiers mois de fonctionnement, le Bureau a
répertorié et évalué 400 000
bâtiments à
Port-au-Prince,
en plus délaborer des directives et des codes de construction pour la
sécurisation des édifices publics, écoles et hôpitaux.
Le
ministère possède également une base de données qui permet didentifier
les risques auxquels est exposé chaque ville ou village d'Haïti et qui
constitue une source vitale dinformations en vue de réduire, dans
lensemble du pays, la vulnérabilité de la population aux catastrophes.
M.
Tuluy se rendra également dans le camp installé au Pétionville
Club . Le Programme de reconstruction des logements et de
remise
en état des quartiers mené par la Banque contribue à la réinstallation
durable de milliers de Haïtiens qui, pour beaucoup dentre eux, ont
trouvé refuge sur le site de Pétionville.
Doté de 95 millions
de dollars, le programme de la Banque mondiale permettra de reloger 85
000 personnes et de rénover les quartiers et réhabiliter les services
de base au bénéfice de 300 000 personnes ; il aidera les familles à
quitter les camps en leur accordant des aides à la location.
Vendredi,
le vice-président de Banque mondiale visitera une école primaire qui a
bénéficié d'un programme d'exonération des frais de scolarité et de
distribution de repas scolaires financés par Association internationale
de développement (IDA).
Depuis le séisme, les financements de
la Banque ont permis d'exempter 210 000 élèves des droits de scolarité
et doffrir des repas à75 000 élèves chaque jour, selon un communiqué
faisant ausi savoir que la scolarisation des enfants pauvres âgés de 6
à 12 ans a été étendue ; au cours des trois ans à venir, la mise en
oeuvre dun deuxième projet Éducation pour tous va améliorer laccès à
léducation et la qualité de lenseignement. Au total, ce sont 175 000
enfants haïtiens qui bénéficieront de ces efforts.
La Banque
mondiale apporte également un appui à la gestion des risques de
catastrophe , à lagriculture et au développement du secteur privé dans
le cadre de sa stratégie intérimaire 2012 pour Haïti, qui prévoit
loctroi de 255 millions de dollars de dons au titre du mécanisme de
riposte à la crise de lIDA.
Le séisme qui a dévasté Haïti le
12 janvier 2010 a considérablement aggravé la pauvreté et les
conditions de vie de la population haïtienne et a exacerbé les
problèmes de développement du pays. Plus de 220 000 personnes y ont
perdu la vie et 300 000 ont été blessées. La catastrophe a provoqué
larrêt complet de lactivité économique du pays, anéantissant 120 % du
PIB selon les estimations.........
Nouvelles du 2 février 2012
Tollé
à Port-au-Prince suite à une intervention jugée intempestive du
président Martelly en la résidence du premier ministre où se tenait une
rencontre entre ce dernier et des parlementaires: dénonciation de
complot
Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Une rencontre
organisée mercredi soir entre un groupe de parlementaires
(députés et sénateurs) et le premier ministre Garry Conille
en la
residence de ce dernier, s'est terminée en queue de poisson, en raison
de l'irruption jugée intempestive du president Michel Martelly.
C'est
un député qui participait à la rencontre, qui aurait appelé le chef de
de l'Etat pour lui dire qu'un complot se tramait contre lui.
Selon
plusieurs parlementaires, les discussions portaient sur des sujets
d'intérêt public, mais, ont-ils dénoncé, le président Martelly a
pénetré dans la salle de réunion, proférant des menaces et
débitant des propos obcènes.
Il
s'est particulièrement attaqué au sénateur Steven
Benoit pourtant absent, qu'il a accusé de travailler à
son renversement.
En
conférence de presse ce jeudi, le senateur de L'ouest a fait savoir que
le président Martelly serait tenu responsable de tout ce qui pourrait
lui arriver.
S'il a annoncé sa démision de la commissiuon
enquêtant sur les nationalités etrangères présumées du chef de l'Etat,
M. Benoit a prévenu qu'il ne céderait pas à ses menaces et continuerait
de dénoncer toutes ses dérives.
Quant à Moïse
Jean-Charles, senateur du Nord qui a fait les revélations sur
la
nationalite du président, il a maintenu toutes ses declarations, tout
en estimant que le chef de l'Etat avait perdu la tête. Il l'a
une
nouvelle fois appelé à deposer devant la comission ses documents de
voyage.
"S'il ne le fait pas dans les jours qui viennent, nous
ne l'appelleront plus président de la République,
car il
est anormal que le pays soit dirigé par un américano-italien", a lancé
Moïse Jean-Charles qui a demandé au premier ministre Garry de publier
un communiqué pour presenter ses excuses aux parlemenaires
et dénoncer l'intervention du chef de l'Etat.
Selon des
propos du president Martelly rapportés par des
parlementaires, il
n'aurait aucune intention de collaborer avec la comision d'enquête
sénatoriale sur la nationalité.
"Et si les sénateurs veulent à
tout prix avoir ces documents, il faudrait qu'ils fourrent leurs mains
bien loin pour s'en accaparer", aurait-il encore dit.
Le premier
ministre Garry Conille qui se trouvait jeudi matin aux Cayes (sud) dans
le cadre de l'oganisation du carnaval national dans cette
ville,
a eté rappelé d'urgence à Port-au-Prince, selon des sources proches du
gouvernement.
On ne connait pas les raisons exactes de cette
décision. Toutefois, des secteurs la rapprochent de
l'altercation enregistrée la veile en la résidence
Garry
Conille a repris l'avion à la mi-journée à l'Aéroport Antoine Simon de
Laborde sans même avoir pu participer au buffet qui a été
organise en son honneur à la fin de la visite du site qui est censé
accueilir le défilé carnavalesque dans la metropole du Sud.
AHP
1:48 PM
Carnaval
national: quelles retombées économiques possibles pour la
ville organisatrice et le département du Sud?
AHP-
Le carnaval est la plus grande fête populaire d'Haïti. Ce
sont
des millions d'Haïtiens qui y participent chaque année à Port-au-Pince
et dans les autres grandes villes du pays.
Cette année,
décision inédite, le carnaval national est organisé aux Cayes, la 3 ème
ville du pays. Cette décision a provoqué de grands remous et l'ire des
Port-au-Princiens qui considèrent l'organisation des 3 jours gras,
comme leur chasse gardée, en raison d'une tradition plus que centenaire.
On
estime que la ville des Cayes n'a aucune compétence pour organiser un
carnaval d'une telle envergure, un carnaval susceptible d'attirer des
centaines de milliers de personnes, et que la décision du
chef de
l'Etat prise sur le tard- seulement début janvier- est purement
émotionnelle. Le Sud ayant joué un grand rôle dans l'élection de M.
Martelly.
Ajouté à tout cela, les acusations vite
rejetées, mais selon lesquelles, l'organisation de ces festivités dans
la troisième vile du pays donnerait lieu à une opération de blanchiment
d'argent.
Malgré
tous les dénigrements, et toute cette argumentation
négative, le Sud a tenu bon aux assauts. La mairie des Cayes,
le
comité carnavalesque vite formé et le secteur privé local ont
décidé de conjuguer leurs énergies et se sont rapidement attelés à la
tache, pour donner une réponse et tenter de prouver que la
ville
est à la hauteur de l'événement.
Mais une premiere question se
pose: quelles retombées économiques peuvent espérer la ville
organisatrice et le département du Sud d'un tel événement?
Pour
beaucoup de gens, c'est comme confier de la bouche l'organsation du
Carnaval national à la 3ème ville du pays et en même temps lui mettre
des bâtons dans les roues, comme pour prouver que la décentralisation
est un vain mot et dire à la province qu'elle doit mettre une
sourdine à ses ambitions .
En effet, à environ quinze jours du
début des festivités, le trésor public n'a enciore décaissé un seul
centime. C'est seulement la rumeur qui veut jusqu'ici que 80
millions de gourdes seraient consentis à l'organisation (1US$= 41,50
gourdes). Mais les jours sont désormais plus que comptés pour offrir
quelque chose de potable.
Autre question: Les Cayes ne son-ils
qu'un simple lieu d'hébergement d'un carnaval qu'il est impossible
d'organiser à Port-au-Prince, en raison de la présence de centaines de
milliers de rescapés, dans le centre de la capitale, plus de
deux
ans après le séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier 2010?.
Les
Cayens se plaignent du fait que ce sont des Port-au-Princiens qui
obtienent la quasi-totalité des contrats au grand dam du secteur privé
local: tous les chars musicaux et allégoriques arriveront de la
capitale, alors qu'il aurait eté sensé d'en construire quelques-uns
dans la ville organisatrice, pour donner des
emplois et
faire aussi une transmission d'expertise en matière de
construction.
Mais, ce n'est pas tout. Les locaux se plaignent
du fait que ce sont des compagnies de Port-au-Primnce qui ont obtenu le
contrat de construction des stands. Il se dit même que les matériaux
nécessaires aux travaux arriveraient directement de la capitale. Qui
sait..... la main-d'oeuvre peut-être aussi...Et dire qu'un stand tand
non totalement fini devrait coûter 12.500 dollars americains ou 500.000
gourdes.
Les Cayes ne récolteront-ils que les fatras et autres
déchets nauséabonds des 3 jours gras. Un jeune entrepreneur de la ville
commente ainsi la situation: "en raison de de tout ce qu'on veut nous
faire avaler dans le cadre de la realisation du carnaval national chez
nous, si on ne relève pas la tête pour exiger notre
participation
pleine et entière, c'est que nous ne sommes pas des hommes et des
femmes".
Mais, aux Cayes, certains espèrent que les choses
vont quand même un peu bouger avec la visite ce jeudi dans la ville du
premier ministre Garry Conille, en compagnie du président du Comité
National mixte pour le carnaval 2012 , William Eliacin, du secretaire
d'Etat aux travaux publics et d'autres responsables gouvernementaux.
On
doutait de la réalisation de cette visite jusqu'à tot jeudi matin, en
raison des informations autour d'une grave altercation la
veille
au domicile du premier ministre, à la suite d'une intervention jugée
impromptue du chef de l'Etat accusé d'avoir perturbé une rencontre
entre le chef du gouvernement et un groupe de parlementaires. AHP 2
février 2012 11:50 AM
Les corps de deux hommes tués par balles découverts sur la route de
Corlette
Port-au-Prince,
le 2 février 2012 – (AHP) – Les cadavres de deux hommes tués par balles
ont éte decouverts ce jeudi sur la route de Corlette, ce
tronçon
qui relie la route de Frère et Péguy-Vllle.
Les victimes ont
vraisemblablement été abattues ailleurs et ensuite jetées au
bas
d'un monticule considéré comme la partie la plus dangereuse
de
cette route exigüe et dépourvue de parapets.
Jusqu'en fin d'après-midi, ce jeudi, les cadavres n'avaient toujours
pas ét récupérés.
De
nombreux habitants se plaignent de l'insecurite qui règent sur cette
route isolée en plusieurs points et de surcroit non-éclairée. Plusieurs
d'entre eux ont fait savoir que ce n'est pas la première fois
que
des cadavres y sont décuverts.
Le coordonateur général de l’OPL dit
redouter une crise aux consequencs incalculables après l'intervention
du president dans la résidence du premier ministre
Port-au-Prince,
le 2 février 2012 – (AHP) – Le coordonateur général de l’Organisation
du Peuple en Lutte (OPL) Sauveur Pierre-Etienne a appelé jeudi les
différents élus, parlementaires ou président de la République à la
sérénité et à accorder leurs violons pour ne pas plonger le pays dans
une crise qui risque d’être lourde de conséquences.
Sauveur
Pierre-Etienne commentait la nouvelle altercation mercredi entre des
parlementaires et le président Michel Martelly suite à la
visite
impromptue de ce dernier au domicile du premier ministre Garry Conille
qui recevait des membres du pouvoir législatif pour parler "de
questions d’intérêt public".
Selon plusieurs parlementaires qui
avaient assisté à cette rencontre, le chef de l’Etat aurait fait
irruption dans la salle de réunion où il n’avait pas été invité,
perturbant la rencontre et proférant de nouvelles insultes conre
les parlementaires qu’il accuse de comploter contre son
pouvoir.
Sauveur
Pierre-Etienne dit croire que ces genres de comportement ne font pas
honneur aux élus qui, estime-t-il, se montrent de moins en moins à la
hauteur de leurs positions et de la confiance de la population.
Selon
lui, il faut que les violons se raccordent, sinon le pays risque de
plonger dans une crise aux conséquences dramatiques. Il y a trop de
suspicions, trop de méfiance dans les avenues du pouvoir, estime
Sauveur Pierre-Etienne.
Le professeur Pierre-Etienne dit noter
que l’ancien premier ministre Jean-Max Bellerive rêve de prendre la
place de Garry Conille, que ce dernier cherche à se barricader de
parlementaires, qu’au sein même du gouvernement il y aurait des
conflits entre plusieurs ministres dont ceux de l’intérieur est des
affaires étrangères et que le président refuse de soumettre ses
documents de voyage..
Il y a aussi que le chef de l'Etat veut
dissoudre le parlement et que le parlement rêve de destituer
le
chef de l’Etat, estime le professeur Pierre-Etienne avant d’ajouter que
ce n’est pas ainsi qu’on gère un pays.
Il faut que nos
dirigeants apprennent à gérer leurs conflits pour ne pas plonger le
pays dans des confrontations et des catastrophes qui risquent d’avoir
de lourdes conséquences, entre autres, le maintien de la force
onusienne dans le pays, a dit Sauveur Pierre-Etienne.
" Vous
imaginez ce qui qui se serait passé si des coups de mitraillettes
avaient été tirés mecredi soir", a demandé le dirigeant de l'OPL.
Installation
du nouveau directeur général de l’Office National
d’Identification: Jean-Baptiste Saint-Cyr promet
l'enregistrement
des plus et moins de de 18 ans ainsi que les Haïtiens résidant à
l'étranger
Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Le ministre
de la justice et de la sécurité publique, Me Michel Brunache a installé
jeudi un nouveau directeur général à l’Office National
d’Identification (ONI).
Il s’agit de Jean-Baptiste Saint-Cyr qui
remplace Ronald Covil qui vient de passer 6 ans à la tête de
l’institution dont il a été le premier DG.
Le ministre Brunache
a demandé à M. Saint-Cyr de se mettre au travail en vue de
continuer à faire de l’ONI une institution permanente au service de
tous les Haïtiens d’ici et d’ailleurs.
"Il nous faut enregistrer
non seulement tous les Haïtiens de plus de 18 ans, mais également les
moins âgés et ceux qui résident à l’extérieur du pays, a insisté Me
Brunache, tout en reconaissant qu'il s'agit d'une mission difficile. Il
a dit miser sur la compétence et le professionnalisme du nouveau patron
de l’ONI à qui il a promis le support du gouvernement dans
l’accomplissement de sa tache.
M. Saint-Cyr a pour sa part
remercié le chef de l’Etat pour la confiance placée en lui et promis de
se mettre à la hauteur de sa tâche.
Travailler à
l’amélioration du travail déjà accompli par son prédécesseur, c’est
entre autres l’objectif de M. Saint-Cyr qui promet d’œuvrer à
l’amélioration de la qualité des services offerts au public, de réduire
le délai de livraison des cartes d’identification, d’offrir des
services de proximité à la population tout en améliorant la couverture
nationale de l’institution.
Il a dit compter sur le
support de l’Exécutif, la collaboration et le dévouement des
employés de la boite auxquels il demande un redoublement d’efforts.
Nous
allons jouer pieds et mains pour identifier tous les Haïtiens,
d’ici et d’ailleurs, a promis Jean-Baptiste Saint-Cyr.
Son
prédécesseur Ronald Covil a déclaré ne pas douter de la capacité M.
Saint-Cyr avec qui il a collaboré pour mener l’institution à bon port.
Il
se réjouit du travail accompli depuis la création de l’ONI,
en
dépit des moments difficiles qu’il affirme avoir traversés.
Nouvelles du 1er février 2012
Visite
en Haïti de la présidente brésilienne: Michel Martelly et Dilma
Rousseff ont parlé entre autres d'immigration, d'économie et
d'investissements, de lutte cntre la faim et de sports
Port-au-Prince,
le 1er février 2012 – (AHP) – Le président Michel Joseph Martelly s’est
entretenu mercredi au Palais présidentiel avec son homologue
brésilienne Dilma Rousseff qui effectuait sa première visite officielle
dans la région depuis son investiture.
Les discussions ont
porté sur ensemble de points dont la migration, l’énergie,
l’assistance du Brésil à la production de biodiesel dans le pays,
l’économie et les investissements, la lutte contre la faim et la
malnutrition ainsi que l’organisation d’évènements sportifs.
Michel
Martelly a aussi fait savoir que la présidente du Brésil a
réitéré l’engagement de son administration d'appuyer le processus de
développement en Haïti.
Les deux présidents ont également
abordé les questions relatives au retrait progressif des casques bleus
du pays et la mise sur pied de la nouvelle force haïtienne de sécurité.
Une commission mixte devrait être mise sur pied en vue de la
matérialisation de cet objectif, a informé M. Martelly.
Nous
nous sommes également entretenus sur les questions migratoires et la
présidente Rousseff a promis que son pays pourrait octroyer jusqu’à
1200 visas par an aux Haïtiens désireux de s’installer dans
son
pays.
Michel Martelly a fait savoir qu'Haïti est très sensible aux intérêts
du Brésil.
Pour
sa part, la présidente du Brésil a informé que son pays va appuyer le
projet de construction de logements sociaux et d'hôpitaux
dans le
pays. Elle a renouvelé sa volonté ainsi que celle de son administration
de soutenir Haïti.
Le retrait des forces de la Mission des
Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti doit s’accompagner,
a-t-elle dit, de dispositions relatives à la mise sur pied d'une force
haïtienne de sécurité, de manière à garantir la présence
d’investisseurs étrangers dans le pays.
Concernant le
dossier de milliers de sans papier haïtiens au
Btrésil,
elle a promis la regularisation de leur situation, Sur le cas de
milliers d'autres qui cherchent à immigrer dans ce pays, mais
bloqués à la frontière avec l'Equateur, Dilma Rousseff a
promis jusqu’à 1200 visas,
l'an, aux Haïtiens
désireux d'immigrer dans son pays.
Elle
a réaffirmé l’engagement de son pays à
contribuer au processus du développement durable
d’Haïti.
A
son arrivée en Haïti, en provenance de Cuba, Dilma Roussef a été
accueillie à l'Aéroport Toussaint Louverture par le président Martelly
et son épouse, le premier ministre et d'autres membres du
gouvernements.
Des organisations de droits humains saluent la
ratification du pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels mais se déclarent sidérées de
l'ordonnance du juge d'indstruction dans le dosssier Duvalier
Port-au-Prince,
le 1er février 2012 – (AHP) – Des organisations de droits humains
saluent la ratification par le parlement mardi du pacte international
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
La
Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH)
félicite les parlementaires pour la ratification de ce document qui
vient renforcer le cadre légal sur les droits sociaux, économiques et
culturels des Haïtiens.
La POHDH encourage le parlement à
continuer de ratifier d’autres conventions et pactes relatifs aux
droits humains en Haïti notamment la convention contre la torture, le
Statut de Rome qui reconnait la compétence du tribunal pénal
international.
La POHDH demande à l’exécutif de publier l’arrêté
ratifiant le pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels
dans les meilleurs délais.
Le Comité des Avocats pour le
Respect des Libertés Individuels (CARLI) salue également la
ratification du pacte international sur les DESC.
Le
secrétaire exécutif du Carli, Me Renan Hédouville a fait remarquer que
ce texte, adopté en 1966 et entré en vigueur 10 ans plus tard constitue
un document additionnel à la déclaration universelle des
droits
humains qui définitle principe de l’universalité et de l’indivisibilité
en droits humains.
Me Hédouville demande au gouvernement haïtien
d’adopter les dispositions nécessaires de manière à adapter les lois
nationales au pacte relatif aux droits économiques, sociaux et
culturels.
Le Carli rappelle que, suivant l’article 276-2
de la constitution haïtienne, les traités ou accords internationaux,
une fois sanctionnés et ratifiés dans les formes prévues par la
constitution, font partie de la législation du pays et abrogent toutes
les lois qui leur sont contraires.
Me Hédouville
demande que des mesures soient adoptées pour améliorer les conditions
de vie des citoyens haïtiens les plus vulnérables, dans plusieurs
domaines, notamment l’alimentation, la santé et le logement.
Le
responsable du CARLI s'est déclaré par ailleurs sidéré de la décision
du juge Yves Altidor de renvoyer l’ancien président à vie, Jean-Claude
Duvalier au tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics
et non au tribunal criminel pour crimes contre l’humanité alors que,
rapoele-t-il, le régime des Duvalier a été caractérisé par la terreur,
la violence politique et la peur.
Pour Me Hédouville, la
justice haïtienne, axée sur l’impunité et la corruption, râte une
occasion d’améliorer son image sur la scène internationale. Il qualifie
de gifle l’ordonnance du juge Carves Jean et appelle la justice à la
vigilance pour éradiquer l’impunité de manière à construire un
véritable Etat de droit en Haïti.
Les avocats de l'ancien
président du CEP récemment dissous contestent la compétence du Parquet
de Port-au-Prince et du juje d'instruction Yves Altidor de poursuivre
Gaillot Dorsinvil
Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Les
avocats de l’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP)
récemment dissous, Gaillot Dorsinvile ont informé mercredi avoir
demandé au juge d’instruction Yves Altidor de se dessaisir de l’affaire
n’étant pas compétent, ont-ils dit, pour exercer des poursuites contre
leur client.
Alors qu’il était convoqué au cabinet d’instruction
suite à des plaintes déposées au Parquet de Port-au-Prince par des
anciens candidats pour corruption, concussion et violation de leurs
droits politiques, Gaillot Dorsinvil s’était fait représenter
par
ses avocats Reynold Georges et Osner H. Févry.
Ce dernier
affirme avoir demandé au juge Altidor de se dessaisir de l’affaire pour
laisser à la haute cours de justice, la seule juridiction habilitée
a-t-il dit, à se prononcer sur les faits reprochés à son client, de
s’en occuper.
Mais,
la haute cours de justice ne peut-être constituée
qu’à l’initiative de la chambre des
députés.
Me
Févry a aussi informé avoir écrit au président de la commission justice
de la chambre basse, Danton Léger, pour l'informer de ce qui est en
train de se passer au parquet de Port-au-Prince, qu’il assimile à un
règlement de compte.
Selon lui, le député de Léogane aurait fait
part de son intention de demander au président de la chambre de
convoquer le ministre de la justice qui devrait se faire accompagner du
chef du Parquet.
Me Févry a fait remarquer que le Parquet de
Port-au-Prince ne saurait s’octroyer des compétences sur les 17 autres
parquets de la République, rappelant que M. Dorsinvil dirigeait CEP qui
a organisé des élections sur toute l’étendue du territoire. Un seul
juge ne peut décider de lui-même qu’il a une juridiction
nationale, a estimé Me Févry.
Si le parquet de Port-au-Prince
est en droit de poursuivre Gaillot pourquoi ceux des autres
juridictions ne le feraient pas, s'est encore demandé l’homme de loi,
évoquant la loi sur l’organisation judiciaire.
Et de conclure:
le Parquet de Port-au-Prince n’a aucune compétence géographique,
matérielle et nationale pour poursuite l’ex-président du CEP à moins
qu’ils veuillent en faire une affaire politique. A ce moment, a ajouté
Osner Févry: nous autres avocats nous ferons ce que de droit.
Haïti fait part de sa volonté d'intégrer l'Alba, selon le president
Hugo Chavez
Caracas,
le 1er février 2012 – (AHP) – Le président vénézuélien Hugo Chavez a
indiqué mardi qu’Haïti figure sur une liste de plusieurs pays de la
caraïbe qui ont sollicité leur intégration pleine et entière dans
l’Alliance Bolivarienne des Peuples de l’Amérique (ALBA).
Il y a
un groupe de pays qui, en plus de solliciter leur intégration dans
l’Alba, veulent être membres à part entière de l’institution, a
indiqué le chef de l’Etat du Venezuela, confirmant la
rencontre
prévue pour le 5 février prochain entre des chefs d’Etats et de
gouvernement de l’alliance.
Hugo Chavez s’exprimait à
l’ouverture de l’année judiciaire au tribunal suprême de justice. Un
discours retransmis par des statons de radios et des chaines de
télévision locales.
Tôt le 5 février prochain, nous organiserons
ici, le sommet de l’Alba qui réunira tous ou presque tous les
présidents et premiers ministres des pays membres de l’alliance, a
déclaré le chef de l’Etat vénézuélien.
Le 29 janvier dernier, le
président Chavez avait confirmé la tenue de ce sommet, ajoutant que ses
homologues de la Bolivie Evo Moralez, de l’Equateur Rafael Correa ont
entre autres confirmé leurs présences à ce sommet.
Outre
Cuba et le Venezuela, L’Alba regroupe d’autres pays comme la
Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, Saint-Vincent et les Grenadines, la
Dominique, Antigua et Barbuda.
Officiellement lancée en avril
2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre
Cuba et le Venezuela, elle visait d'abord à promouvoir une alternative
à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington.
Nouvelles du 31 janvier 2012
La
présidente du Brésil en visite de quelques heures ce mercredi
à
Port-au-prince : immigration illégale, coopération, violences sexuelles
et impunité, des sujets à débattre
Port-au-Prince, 31janvier
2012- (AHP)- La présidente brésilienne, Dilma Roussef
effectue une visite officielle de quelques heures ce mercredi
1er
février à Port-au-Prince pour discuter avec les autorités
haïtiennes de plusieurs dossiers dont celui de l'immigration
massive d'Haïtiens au Brésil.
Au cours d'une rencontre
avec le chef de l’État haïtien, Michel Joseph Martelly et le
premier ministre Garry Conille, il sera egalement question de
cooperation et des relations haïtiano-brésiliennes, sur les
plans
culturel, politique, économique.
Mme Roussef et les
autorités haïtiennes discuteront aussi du projet d'un nouveau modèle
pour promouvoir la coopération et l’investissement, impliquant les
secteurs public et privé du Brésil et d’Haïti.
En compagnie du
chef de l'Etat haïtien, du représentant spécial adjoint du
secretaire general, Kevin Kennedy, et du commandant de la force de la
MINUSTAH, le lieutenant-général Luiz Ramos, la présidente
bresilienne visitera le contingent brésilien au Camp Charlie, Boulevard
du 15 octobre (Tabarre). Une visite est egalement prévue à
l'Ecole nationale Republique du Brésil.
Les deux chefs d'Etat recevront la presse au terme de la visite.
C'est
l'armée Bresilienne qui commande la Force militaire de la Mission des
Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Et C'est elle qui dispose
du plus grand nombre de militaires des 12.502 élements que
l'on
prevoit de reduire à 10.600 dans le cadre de la Résolution
2012
adoptée le 14 octobre 2011par le Conseil de securité de l'ONU.
La
présidente Roussef arrive en Haïti à un moment où la réputation du
personnel civil et militaire de la Minustah est relativement ternie par
les violences et les abus sexuels sur mineurs (filles et garçons) dont
des soldats de la mission sont accusés d'avoir commis
Après
des actes de violences sexuelles ou meutrières dans lesquelles les
soldats de differents contingents, brésiliens, uruguayens, argentins,
sri-lankais et autres pakistanais sont accusés d'implication,
il
y a aujourd'hui entre autres le viol d'un adolescent (Johnny
Jean) à Port-Salut par des militaires uruguayens liberés
"provisoirement" après avoir ete renvoyés dans leur pays.
Ce
sont aujourd'hui des soldats pakistanais qui sont impliqués dans le
viol d'un jeune garçon aux Gonaïves (NORD). Ce genre d'actes se
repètent si souvent que des membres de la population haïtienne se
demandent si les casques bleus en Haïti sont incapables de garder leurs
braguettes fermées en présence de mineurs, particulièrement de garçons.
Il
y a aussi l'affaire des soldats brésiliens accusés en
decembre
dernier d'avoir laissé pour morts 3 jeunes haïtiens après les avoir
battus et dépouillé de leurs effets personnels
Pour de
nombreux secteurs, si la MINUSTAH est aujourd'hui à ce point
impopulaire, la faute en incombe en grande aux responsables de la
mission toujours prêts à occulter les faits et actes reprochés aux
casques bleus, même quand il y a flagrant délit.
Lancement par le
ministère du Commerce et de l’Industrie d'un projet de modernisation du
processus de création de sociétés anonymes: le president
Martelly promet de fournir de meilleures opportunités aux
entrepreneurs étrangers et locaux
Port-au-Prince, le 31 janvier
2012 – (AHP) – Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a lancé
mardi un projet de modernisation du processus de création de sociétés
anonymes dans le pays.
Le titulaire du MCI, Wilson Laleau a
déploré la position d’Haïti dans le dernier classement « Doing Business
» de la Société Financière Internationale (SFI). Il a fait remarquer
que le pays a perdu 8 places, en un an, dans ce classement.
Le
pire, selon le ministre Laleau, c'est qu'Haïti n’a enregistré
aucune évolution positive dans les différents critères pris en compte
pour établir le classement, qu’il s’agisse du temps mis pour créer une
entreprise ou de l’environnement des affaires.
Aujourd’hui, il
faut 105 jours pour mettre sur pied une entreprise, a déploré Wilson
Laleau qui dit travailler de manière à faire passer ce délai à 10 jours.
Il
a fait remarquer que la création d’emplois passera par le renforcement
du secteur privé des affaires. Le ministre Laleau soutient que le pays
doit s’engager dans 3 révolutions: celles du management public, de la
révolution de l’efficacité et du vivre ensemble.
Le président
Michel Joseph Martelly qui participait à cette cérémonie, a
soutenu que son administration a hérité d’une situation
particulièrement difficile mais il a réitéré sa volonté de travailler à
l’amélioration du climat des affaires.
Le chef de l'Etat a
sollicité la collaboration des pouvoirs Législatif et Judiciaire de
manière à ce que le gouvernement puisse atteindre ses objectifs de
création d’emplois stables et durables.
Il a promis de fournir de meilleures opportunités aux entrepreneurs
étrangers et locaux.
Nouvelles du 30 janvier 2012
Dossier
Duvalier: le juge instructeur appelle à le juger pour corruption et
détournements de fonds publics, alors qu'il est inculpé pour crimes
contre l'humanité et violation de droits humains; les organisations de
droits humains appellent au rejet de cette décision
Port-au-Prince,
30 janvier 2012- (AHP)- Le juge d’instruction qui était
chargée
du dossier de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier, Carves Jean, a
remis lundi au Parquet de Port-au-Princeson ordonnance de clôture, dans
le dosier de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier « envoyant
l'ancien president à vie » au tribunal correctionnel pour corruption et
détournements de fonds publics.
Outre des dossiers de coruption
et detournement de fonds publics, Baby Doc est surtout inculpé pour
crime contre l’humanité et violation de droits humains commis sous son
regime.
Le juge Carves Jean affirme avoir rendu son ordonnance,
qu’il n’avait pas voulu commenter, au nom de la République, après avoir
entendu, a-t-il dit, une trentaine de personnes.
Si Duvalier est
reconnu pour coupable pour dans le cadre du dossier monté par le juge
instructeur, il risque une peine de 1à cinq ans de prison.
Là
encore, ses avocats dont Me Reynold Georges affirment s'y opposer et
menacent de faire appel de cette ordonnance. Ils estiment que M.
Duvalier avait déjà été jugé, en France et en Suisse,à la demande du
gouvernement haïtien pour détournements de fonds. Voilà pourquoi,
ont-ils dit, on ne peut pas poursuivre M. Duvalier en Haïti pour les
mêmes faits.
La décision du juge Carves Jean est considérée
comme une gifle pour la justice haïtienne par des organisations
nationales et internationales de droits humains.
Amnesty
international qui souhaite que cette décision soit rejetée, rappelle
que, sous le régime des Duvalier et des Tontons macoutes, des milliers
d’haïtiens ont été tués, torturés ont envoyés en exil.
Une autre
organisation etrangère, Human Right Watch, se déclare sidérée par cette
ordonnance. Un porte-parole de l'organisation Reed Brody, reclame son
rejet.
A Port-au-Prince, la Plateforme des Organisations
Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), critique également la décision du
juge Carves Jean. Son secrétaire exécutif, Anthonal Mortimé,
estime qu’il s’agit là d’un acte debanalisation de la justice haïtienne.
Cette
décision est tout simplement un scandale,a-t-il dit,
soulignant
que le juge a retenu les faits les plus légers dans ce dossier.
La
justice vient de tuer, une fois de plus, les victimes des Duvalier,
s'est indigné M. Mortimé, ajoutant que le juge avait suffisamment de
preuves pour demander que M. Duvalier soit jugé pour crimes contre
l’humanité et violation de droits humains.
Il
appelle les victimes et les parents des victimes
qui ont
porté plainte à exercer leurs droits de recours.
Le
responsable du Bureau des Avocats Indépendants (BAI), Me Mario Joseph
dénonce lui ce qu’il appelle un déni de justice dont ses clients ont
été victimes.
Nous avons déposé plainte et le juge n’en a fait
aucun cas, a-t-il dénoncé, réitérant sa volonté d’exercer les voies de
recours nationales et internationales pour que M. Duvalier soit jugé
pour crimes contre l’humanité et violations de droits humains.
Il n’y a rien de légal dans ce qu’a fait le juge d'instruction, a-t-il
dit.
Il
a fait remarquer que la décision de faire juger M. Duvalier pour
détournement de fonds sera cassée par la cour de cassation car il n’y a
pas d’arrêt de débet et le juge Carves Jean le sait très bien, a-t-il
dit.
Dans une depêche datée de Davos, Associated Press avait
rapporté le jeudi 26 janvier que le président Michel Martelly
avait suggéré qu'il pourrait pardonner à l'ancien dictateur
Jean-Claude Duvalier, faisant savoir que la réconciliation
est
plus importante pour Haïti que faire payer Baby Doc pour les
crimes commis sous son régime (1971-1986).
Le chef de l'Etat
devait faire savoir le lendemain que l'agence américaine l'avait mal
compris. Il a indiqué avoir simplement dit vouloir mettre fin au
conflit interne qui a longtemps frappé son pays et n'avoir «jamais
proposé de pardonner» au dictateur qui est sous le coup d'une enquête
judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans.
Toutefois,
les organisations de droits de l'Homme considèrent que les différentes
invitations à Jean-Claqude Duvalier lors de cérémonies organisées par
le president Martelly visaient à influencer le travail du juge
d'instruction.
Lors de la cérémonie à St-Christophe (Titanyen)
pour marquer le 2ème anniversaire du séisme, de nombreux secteurs
s'étaient declarés surpris de voir l'ancien president Bill
Clinton très jovial en conversation avec Baby Doc.
Dans
l'entourage de proches de l'ancien président à vie, certains affirment
que plusieurs des secteurs ou personnalités qui accusent Baby
Doc
ou dont les parents ont été victimes sous son régime, ont soutenu ou
ont inventé des prétextes pour des crimes contre les habitants des
quartiers populaires, sous le gouvernement intérimaire ( 2004/2006).
L'ancien
president du CEP attendu mercredi au Parquet de Port-au-Prince pour
plaintes diverses: Gaillot Dorsinvil accuse aussi des policiers qui ont
perquisitionne son domicile d'avoir bu de son jus
Port-au-Prince, le
30 janvier 2-012 – (AHP)- L’ancien président du Conseil Electoral
Provisoire (CEP), Gaillot Dorsinvil, accuse entre autres de corruption,
concusion et violation de droits politique, est attendu mercredi au
cabinet d’instruction où il sera entendu par le juge Yves Altidor.
L’information
a été confirmée par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince,
Jean Renel Sénatus qui informe que M. Dorsinvil sera entendu suite à
des plaintes qui ont été déposées au Parquet dont l’une par lui-même.
En
effet, M. Dorsinvil accuse des agents de la PNH (Police Nationale
d’Haïti) d’avoir entre autres confisqué son passeport et même
bu
de son jus, dans le réfrigérateur.
L’ancien numéro un de
l’ancien appareil électoral, décrié par de nombreux secteur fait
l'objet de plaintes déposée contre lui par des anciens candidats à la
présidence notamment Jean Henry Céant et Yves Cristallin, pour
violation de leurs droits politiques.
Ce sont toutes des
plaintes fondées et dont nous avons jugé la pertinence, a dit le
Commissaire Jean Renel Sénatus, soulignant que ce sont tous les membres
du CEP qui sont concernés.
Toutefois, pour beaucoup, si le CEP
de Gaillot Dorsinvil etait effectivement jugé, de nombreuses mains
étrangères et locales pourraient être prises dans l'étau de la justice.
D'anciens candidats aujourd'hui en poste et d'anciens dirigeants
pourraient ne pas souhaiter non plus que l'affaire soit
portée
devant la justice
Sur un autre plan, le commissaire du
gouvernement a confirmé l’arrestation dimanche, dans un club
à
Delmas, d’une trentaine de jeunes ainsi que le propriétaire de la
boite, pour atteinte aux bonnes mœurs.
Le chef du Parquet de
Port-au-Prince se dit déterminé à combattre la délinquance juvénile et
les activités immorales dans sa juridiction. "Les pratiques immorales
impliquant entre autres des relations sexuelles entre des
hommes
d'âge mûr et des mineures ne seront pas tolérées sous mon
administration", a promis le commissaire du gouvernement.
Séance de
travail du Ministère de la justice en vue de faire un état des lieux du
fonctionnement du programme d’assistance légale
Port-au-Prince, le
30 janvier 2-012 – (AHP)- Le Ministère de la Justice et de la Sécurité
Publique (MSPP) a organisé lundi une séance de travail en vue de faire
un état des lieux du fonctionnement du programme d’assistance légale
dans le pays.
Le titulaire du MJSP, Me Michel Brunache, a
reconnu que l’Etat haïtien a pratiquement abandonné ce programme aux
organisations internationales dont les activités sur le terrain ne sont
pas réellement coordonnées.
"Aujourd’hui, nous avons le devoir
de rapatrier le système d’assistance légale" a-t-il insisté,
tout
en reconnaiassant que sans l’aide des organisations internationales, la
situation pourrait être pire.
Le ministre Brunache a reconnu
aussi qu’il est difficile d’évaluer l’impact du travail des
organisations œuvrant dans le domaine. voilà pourquoi,nous allons
mettre en place des mécanismes pour arriver à nous informer de leurs
termes de référence, et des résultats qu’elles ont obtenus au regard de
leurs objectifs.
Toutes ces mesures seront adoptées de manière à
coordonner les programmes d’assistance légale en vue d’obtenir de
meilleurs résultats, a promis le ministre.
Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus, salue la
démarche du ministère de la justice.
Selon
lui, cette disposition aidera à mieux combattre le phénomène
de
la détention préventive prolongée qui constitue l’une de ses priorités.
Le
magistrat a déploré les mauvaises conditions de détention, mais s'est
réjoui d’avoir lancé des travaux en vue de décongestionner
les
centres carcéraux.
Il a fait savoir qu’au pénitencier
national, il y a actuellement environ 2200 prisonniers qui attendent
d’être jugés alors qu’ils sont une centaine au centre pour mineurs et
près de 300 à la prison pour femmes.
Le sénateur Andrice
Riché applaudit la démarche du ministère de la justice pour coordonner
les bureaux d’assistance légale dans le pays.
Le parlementaire
souligne que beaucoup de justiciables se voient dans l’impossibilité de
se payer les services d’un avocat et dit attendre
le projet
de loi y relatif pour la regulation du système.
Nouvelles du 26 janvier 2012
Le
calvaire des illégaux haïtiens au Brésil se
complique: de nombreux brésiliens appellent à stopper
l"invasion"
Brasilia,
26 janvier 2012- (AHP)- La situation des Haitiens qui tentent de se
rendre illégalement au Brésil à partir des frontières de
l'Equateur, de la Bolivie et de la Guyanne-Française devient de plus en
plus compliquée et dangereuse.
Au Brésil, on considère la
présence de cette vague d'Haïtiens comme
une"invasion.
Depuis 2010 suite au séisme, des Haitiens ont commencé à
rentrer
illégalement au Brésil sans vraiment éveiller de grands
soupçons.
Ce n'est que tout récemment que les autorités brésiliennes se sont
rendues compte de cette "immigration massive" d'Haitiens qui font le
voyage à grand prix et au péril de leur vie.
"Lors de ma
visite à l'Ambassade du Brésil en Haiti pour mon visa, j'ai rencontré 3
jeunes haitiens qui expliquaient dans l'enceinte même de
l'ambassade comment ils ont entrerpis le voyage, sont arrivés
en
Equateur avant d'être refoulés en République dominicaine", a rapporté
une collaboratrice de l'AHP en mission au Bresil
Le voyage
leur a couté à chacun 2,500 dollars américains. Ils ont tout perdu,
mais veulent à nouveau tenter leur chance, cette fois-ci de manière
légale.
Avec le visa dominicain, un haitien peut se rendre au
Pérou, en Bolivie et en Equateur. C'est avec ce visa qu'ils achètent
leurs billets d'avion en RD. Arrivés à l'une de ces destinations, ils
paient des passeurs pour traverser les frontières. Il y en a qui
passent des jours à errer à travers forêts et zones dangereuse avant
d'atteindre les Etats suivants : Acre (Pérou), Rondonia et Mato Grosso
(Bolivie) ou Amapa (Equateur) .
Le voyage peut ainsi coûter dans
certains cas jusqu'a 3000 dollars américains, sans qu'ils atteignent
forcément la destination finale: le Bresil. C'est ainsi que des
centaines d'entre eux restents coincés depuis des semaines à la
frrontière entre le Bresil et L'Equateur.
Actuellement, le
Gouvernement brésilien essaie de régulariser la situation de ceux qui
sont déjà au pays et de stopper en même temps "l'invasion".
Les
frontières sont désormais soumises à un controle
strict. Et les Haïtiens ne sont pas les bienvenus.
Les
autorités des pays voisins sont aussi invitées par leurs
homologues bresiliennes à prendre des mesures pour refouler tout
haitien ayant gagné leur territoire avec comme objectif de traverser au
Brésil illégalement. L'hystérie anti-haïtienne est tellement grande que
même certains Haïtiens qui disposent d'un visa regulier sont refoulés
par l'immigtation bresileinne dans des aéroports.
Depuis
le vendredi 13 janveir, une délégation du Secrétariat d'Etat de la
Justice et des Droits de l'Homme est à Brasilia pour
enregistrer
les Haïtiens qui sont sur place .
L'objectif du groupe
est de faciliter une sélection et référer les Haïtiens à des
employeurs suivant le profil de chacun.
Durant la
première étape de ce travail, 569 Haïtiens ont été
enregistrés,dont 119 femmes, 444 hommes et six
enfants.
Le salaire minimum est de 600 Reais = 335 USD par mois, mais rien que
pour manger il faut un minimum de 30 reals par jour
La
vie dans les villes ou vont les Haitiens est moins chère mais il n'y a
pas moyen pour eux d'y travailler. Donc il faut qu'ils aillent dans les
grandes ville ou il y a actuellement des constructions pour la coupe du
monde 2014 et les prochains Jeux Olympiques.
Mais, il y a des
problèmes: la classe ouvrière brésilienne est sur ses gardes.
Elle craint que la présence des Haitiens
réduise ses
chances d'avoir un emploi sûr et stable: d'où des risques de conflits.
En
effet, si certains brésiliens interrogés par la colaboratice
de
l'AHP ont fait savoir qu'ils sont favorables à un soutien Gouvernement
pour les "immigrés". Dans le même temps de nombreux autres
disent
qu'il faut absolument stopper "l'invasion". D'autres encore
conseillent aux Haitiens de rester chez eux, car la situation ne sera
pas plus rose pour eux au Brésil.
Le président Michel Martelly
suggère qu'il pourrait pardonner à Duvalier pour les crimes commis sous
son rigime, selon des extraits d'une interview à AP
Davos, 26
janvier 2011- (AHP)- Le président Michel Martelly a suggéré
jeudi
qu'il pourrait pardonner à l'ancien dictateur Jean-Claude
Duvalier, faisant savoir que la réconciliation est plus
importante pour Haïti que faire payer Baby Doc pour les
crimes
commis sous son régime (1971-1986.
Dans une entrevue accordee
à Associated Press, à Davos où il participe à un sommet economique,
Michel Martelly a toutefois promis de respecter
l'indépendance du
juge instruisant ce dossier (Carvès Jean) qui a promis de rendre son
ordonnance dans les prochains jours.
Les avocats de Jean-Claude
Duvalier et ses partisans sont confiants que l'ancen dictateur
benéficiera d'un non lieu, alors que les victimes, leurs parents,le
secteur des droits de l'Homme ainsi qu'une bonne partie de la
population, sont d'avis que M. Duvalier rentré brusquement au pays en
janvier 2011, après 25 ans d'exil, inculpés pour crimes contre
l'humanité, reponde de ses actes devant la justice.
Michel
Martelly a laissé entendre qu'il est peu enclin à favoriser une épreuve
qui pourrait être explosive pour une nation qui récupére de décennies
d'agitation politique et d'un tremblement de terre dévastateur, il y a
deux ans.
" Mon idée est de créer une situation qui favorise
le rassemblement de tous les secteurs, la paix et le pardon,
sans
oublier le passé - parce que nous devons apprendre de elle - mais pour
penser principalement au futur, ", a dit Martelly , ajoutant que si on
ne peut pas pas oublier ceux qui ont souffert au cours de cette époque,
nous avons autant besoin de la réconciliation en Haiti."
De
son côté, dans une lettre ouverte au Commissaire du
gouvernement
de Port-au-Prince, Renel Sénatus, le Bureau des Avocats Indépendants
(BAI) proteste contre la décision du juge d’instruction,
Carves
Jean, en charge du dossier de Jean-Claude Duvalier, de rendre son
ordonnance en ignorant les plaintes déposées aux noms de dizaines de
victimes de l’ancien dictateur.
Me Mario Joseph a fait remarquer
que le juge instructeur qui a promis de rendre son ordonnance à la fin
de ce mois, laisse pourrir dans les tiroirs, les plaintes qu’il affirme
avoir déposées au nom de ses clients. Il dénonce ce qu’il appelle un
déni de justice annoncé.
Il a souligné que tout juge
enquêtant sur un dossier, a l’obligation d’instruire à charge et à
décharge sinon, a-t-il dit, son travail est biaisé.
Concernant
les déclarations du chef de l’Etat, selon lesquelles Haïti a pardonné à
M. Duvalier, Me Mario Joseph dit croire que cela n'engage que lui-même.
"Nous sommes des plaignants et nous exigeons que le juge écoute ce
qu’on a à dire, a-t-il insisté,
promettant d’utiliser les voies de
recours nationaaux et internationaux dont il dispose si toutefois le
juge Carves Jean s'aventure à rendre une ordonnance
de non
lieu.
Grave remontée des actes criminels à Port-de-Paix
Port-de-Paix,
le 26 janvier 2012 – (AHP) – La ville de Port-de-Paix est actuellement
en proie à un climat d’insécurité inquiétant. En l’espace de 7 jours, 3
personnes ont été assassinées et pas moins de 5 magasins cambriolés.
Une douzaine de personnes ont trouvé la mort au cours de ces dernières
semaines
Selon
le substitut commissaire du gouvernement, Me Kelly Dubréus, qui assure
l’intérim à la tête du Parquet, la recrudescence des actes d’insécurité
dans la métropole du Nord-ouest, est due entre autres, à la faiblesse
de l’Etat, l’incapacité des policiers à sécuriser la ville et à un
manque d’éclairage une fois la nuit tombée.
Mais il a renouvelé
sa détermination à jouer sa partition en vue de permettre aux
port-de-paixiens de vivre dans un climat stable et sécuritaire.
Le
sénateur Mélius Hyppolite, du Nord-ouest, affirme lui que c’est une
certaine complaisance entre les bandits des autorités judiciaires qui
est à la base de la montée de l’insécurité dans cette région notamment
à Port-de-Paix, Bonbardopolis et Jean-Rabel.
Il a déploré ce
qu’il appelle le fonctionnement bancal de l’appareil judiciaire dans ce
département et soupçonne les autorités judiciaires d’être de connivence
avec les fauteurs de troubles..
Deux sénateurs appellent les
ministres ayant la nationalité étrangère à démissionner: Steven Benoît,
et Andrice Riché estiment qu'il n'y a pas matière à débat
Port-au-Prince,
le 26 janvier 2012 – (AHP) – Les sénateurs Steven Benoît, et
Andrice Riché ont fait savoir jeudi qu’il n’y a pas lieu de
débattre sur la possibilité que des ministres et secrétaires d’Etat
dont la nationalité étrangère est prouvée, gardent leurs postes sous
prétexte que la loi serait muette sur la question.
Si la
constitution haïtienne est claire quant aux exigences faites au premier
ministre pour ce qui est de sa nationalité, elle ne dit pas avec
précision que les mêmes exigences sont faites aux ministres et
secrétaires d’Etat.
Selon
les premiers éléments d'une enquête senatoriale, au
moins deux ministres du gouvernement seraient des etrangers.
Pour
Steven Benoît, il n’y a pas lieu de faire un débat sur cette question,
arguant que l’article 56 de la constitution haïtienne dit clairement
que l’étranger qui s’immisce dans les affaires politiques du pays peut
être expulsé du territoire.
"Tout ministre ou secrétaire d’Etat
dont la nationalité étrangère est avérée doit démissionner, a dit le
parlementaire qui rappelle de récents cas de jurisprudence, dont celui
du sénateur Rudolphe Boulos 9 qui n'avait même pas renoncé à sa
nationalite, ayant vu le jour aux Etats-Unis.
Le ministre et le
secrétaire d’Etat, note le 1er sénateur de l’Ouest, font partie du
gouvernement et occupent un poste politique et participent d’ailleurs
au conseil des ministres.
Le sénateur , Andrice Riché
(Grande-Anse, sud-ouest) dit lui-aussi croire qu’il n’y a pas matière à
débat. Il juge scandaleux qu’un citoyen étranger trompe la vigilance
des institutions pour jouir de privilèges auxquels il n’a pas droit.
Selon le parlementaire, ces citoyens n’auraient rien contre une
occupation du territoire, n'ayant aucune appartenance.
Si
vous aviez dit non à la nationalité haïtienne, vous aviez dit non au
pays, a-t-il ajouté. Pour lui, le fait de renoncer à la nationalité
haïtienne est un acte de lèse-patrie et les auteurs d'un tel acte ne
devraient pas avoir des responsabilités dans le gouvernement.
Andrice
Riché avait jugé mercredi malheureux et scandaleux qu'après
200
ans d'independance, on en soit à douter de la nationalité d'un
président de la république. " C'est la preuve que le pays n'a pas
encore démarré, a-t-il déploré.
Il faisait reference aux
affirmations du senateur senateur Moïse Jean-Charles selon lesquelles
le président Michel Martelly aurait la nationalite etrangère.
Nouvelles du 12 janvier 2012
12 janvier 2012: 2 ans après la catastrophe: qu'avons-nous fait?
12
janvier 2012, 2e anniversaire du terrible séisme qui a frappé notre
pays. Nous portons aujourd’hui le deuil des plus de 300 000 personnes
mortes écrasées sous les décombres ou qui n’ont pu bénéficier à temps
de secours, chacun étant alors préoccupé de savoir si les membres de sa
famille étaient sains et saufs.
Nous portons également les
souffrances et les meurtrissures de ceux et celles qui sont sortis de
la catastrophe avec des membres en moins et dont la vie est aujourd’hui
un calvaire.
Nous trainons tout l'appauvrissement de ceux qui
ont perdu leur avoir en l’espace de quelques secondes meurtrières et
devastatrices. Ceux et celles qui, aujourd’hui, deux ans après, vivent
comme des gueux dans des tentes et des bâches pestilentielles.
Le
malheur de ceux et celles qui ont été déplacés pour ne plus être
visibles dans des camps au cœur de la capitale, pour ne plus alimenter
la critique, mais qui sont comme "parkés" dans des espaces en dehors de
la ville où leurs conditions de vie sont devenues plus infra-humaines
qu’avant.
La reconstruction dont on a tant parlé dans les
grandes conférences internationales à New York, Punta Cana et ailleurs,
ne sera peut-être jamais réalité. Le Port-au-Prince moderne promis, au
nom d’un mal pour un bien, pourrait n'être finalement qu’un grand
leurre car les baraques et les "carabann" remises par certaines
Organisations Non Gouvernementales (ONGs) qui auraient pu avoir un sens
comme abris provisoires quelques jours après le séisme, seront à coup
sûr « des abris définitifs ».
Il faut quand même rendre hommage
à deux nombreux pays et d’ONGs internationales qui sont intervenus à
temps pour éviter l’hécatombe totale pendant que nos plus hautes
autorités s’étaient cachées pour pleurer, sous prétexte qu’elles
n’avaient rien à dire à la population.
Le fait aussi que les
autorités, en queue de chemise, se soient refugiées pendant
des
mois près de l’aéroport international Toussaint Louverture, dans les
pauvres locaux de la DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire)
comme pour exhiber leur solidarité avec les souffrances de la
population, démontraient clairement qu’elles ne comprenaient pas le
besoin de se donner les moyens d’avoir le contrôle de la situation.
Et
le vide une fois laissé, des ONGs de mauvaise foi s’y sont faufilées
pour organiser la "gagòt" dont nous voyons aujourd’hui les résultats.
Et
si la reconstruction et la solidarité ne se sont pas vraiment
matérialisées, la faute, en grande partie, ne peut en incomber qu’aux
autorités de l’époque.
Tout le monde se souvient de cet élan
de solidarité aux premières heures et aux premiers jours qui ont suivi
le séisme : Chacun voulait se rendre utile, des jeunes, des artistes,
des médecins, des infirmières, des ingénieurs et de simples citoyens se
sont offerts pour organiser des distributions d’eau, de nourriture, de
medicaments et d’autres produits de première nécessité. Des
responsables d’hôpitaux improvisaient des salles d’intervention en
pleine rue pour offrir des services.
Etrange et surprenant : des
hommes d’affaires, des conscessionnaires de véhicules ont ouvert
spontanément leurs espaces pour héberger des rescapés : l’heure était à
la grande solidarité.
Chacun devait se dire: à quoi servent
nos richesses? Nos maisons, ces masses de béton, ne sont-elles pas
destinées à l’effondrement. Après tout, n’est-on pas tous aujourd’hui
dans la rue, se disait-on.
C’était aussi pour certains, comme un
début de fin du monde, puisque personne ne savait si d’autres
tremblements de terre plus sauvages n’allaient pas suivre celui du 12
janvier 2010.
Sans oublier aussi que les plus grands secouristes
du 12 janvier, ceux qui ont sauvé le plus grand nombre de vies, étaient
les marginalisés. Ceux que certains appellent les «Chimè». Ceux-là
n’avaient pas peur, ils n’avaient pas besoin de gants ni de chiens
renifleurs pour s’aventurer sous les décombres en vue de sauver des
centaines de persones.
Dans les rues et sur les places
publiques,dans la soirée du 12 janvier, les gens en apparence plus
aisés, se glissaient presque sous le ventre de cette
catégorie de
gens perçus comme plus robustes, mieux à même de les protéger du
malheur, pour chercher réconfort et sécurité.
Malheureusement,
la solidarité née de façon spontanée parmi la population, n’a pas été
nourrie. Les ambitions de clans ayant vite repris leur place.
Et
les hostilités ont vite été relancées avec la reprise, en pleine
hécatombe, d’un processus électoral exclusiviste et porteur de grandes
divisions.
Et puis, la course vers l’enrichissement illicite
allait aussi reprendre ses droits, étouffant la fraternité naissante.
Du coup, l’élan de solidarité internationale, à
travers les
collectes de fonds, la composition de chansons spéciales et de concerts
pour Haïti recevaient un sevère coup de froid qui a donné les résultats
que nous constatons aujourd’hui.
Il faut donc nous reprendre en
main, en finir avec les coups bas, les stigamatisations et les castes.
Que les promesses faites soient tenues! Que les ONGs utilisent
désormais les fonds dont elles disposent, à bon escient!
Que
l’argent décaissé ne retourne pas au pays d’origine car
quelqu’explication que puissent donner les ONGs pour tenter de
justifier les dépenses faites au nom de la reconstruction, la réalité
est là qui saute aux yeux. Et puis, que chez nous, la corruption ne
disparaisse que dans les discours.
Enfin, il est heureux et
triste à la fois de constater que le seul acte qui marque les 2 ans du
séisme du 12 janvier, soit la construction, en l’espace d’un an, d’une
université financée par la République Dominicaine, mais à quel prix.
Un
geste noble des dominicains, disent certains, mais qui n’est pas au
dessus de nos capacités si nous acceptons désormais de ne plus marcher
dans des chemins exigüs et sinieux.
Promesse du président
Martelly de promulguer le texte corrigé de la constitution amendée: des
hommes de lois divisés sur une telle opportunité
Port-au-Prince, le
27 décembre 2011 - (AHP) - Les juristes sont divisés sur la
promesse du chef de l'Etat de faire publier dans "Le
Moniteur",
la version corrigée de la constitution amendée. .
Lundi, le
vice-président de l'Assemblée Nationale, Sorel Jacinthe, informait que
le texte avait été paraphé par le président du Sénat Rodolphe Joazile
et lui-même ainsi que par les secrétaires des deux chambres,
ouvrant ainsi la voie à sa promulgation par le chef de l'Etat dans le
Journal oficiel Le Moniteur.
Le president Michel Martelly devrait avoir reçu le texte dans
l'après-midi du 26 décembre.
Pour
Me Aviol Fleurant, il s'agit là d'une bonne décision, rappelant que la
loi constitutionnelle du 9 mai 2011 permettra au pays
d'avancer
vers une meilleure vie politico-sociale. Il a mentionné la possibilité
qu'offre la constitution amendée de mettre sur pied la cour
constitutionnelle qui est la gardienne de la démocratie et de l'Etat de
droit, puisqu'elle doit statuer sur la constitutionnalié des lois.
Il
a aussi fait mention du Conseil Electoral Permanent dont la procédure
de mise sur pied sera allégée. Dorénavant, dit-il, personne ne pourra
prétexter de l'absence des collectivités locales pour mettre sur pied
le CEP permanent, puisque les 9 membres de cette structure, qui aura à
organiser les élections dans le pays, seront désignés par l'Exécutif,
le Législatif et le Judiciaire à raison de 3 membres chacun.
Me
Aviol Fleurant a rappelé que depuis l'adoption de la constitution de
1987 qui prévoyait la formation d'un CEP permanent, le pays a toujours
connu des conseils provisoires.
Pour ceux qui pensent que ce
n'est pas le président Michel Joseph Martelly qui aurait du faire
publier le texte, le juriste a fait savoir que le chef de l'Etat
n'était pas encore en fonction quand le texte de la constitution
amendée a été voté au parlement.
La loi dit que le président
sous le gouvernement duquel l'amendement a eu lieu ne peut en
bénéficier mais il ne dit pas qu'il est de même pour le président qui a
publié le texte.
"L'amendement a eu lieu sous Préval (René)
préval en fonction de la théorie de la prise de date de la loi à partir
de son adoption par les deux chambres", a dit Me Fleurant, ajoutant que
Michel Martelly publiera l'amendement donnant ainsi effet à la nouvelle
constitution.
Ce n'est pas l'avis de Me Camille Leblanc qui
soutient que c'est le président Préval qui aurait dû faire publier le
texte. Ce qu'il avait certes fait, reconnait le juriste qui rappelle
néanmoins que le président Martelly avait rapporté le texte puisque
celui publié dans le Moniteur n'était pas conforme à celui qui a été
voté au parlement.
Il assimile ces accros, que des
parlementaires ont appelé des erreurs matériels, à une tentative de
coup-d'Etat perpétré contre la constitution et dénoncé une manoeuvre de
l'ancien président René Préval avec la complicité de quelques
parlementaires. L'homme de loi a dit également regretter que les
coupales n'aient pas été punis.
Pour lui, la publication par le
président Martelly de la version dite corrigée de la constitution
amendée sera une grossière plaisenterie orchestrée par des autorités
qui n'ont pas peur d'être ridiculisées.
Il a aussi dénoncé un
groupe de parlementaires qu'il a appelés la bande à Lambert, du non
d'un sénateur du Sud'Est Joseph Lambert qui est le chef d'un bloc
parlementaire, qui dit-il, veulent s'accaparer les prochaines élections
avec la complicité du président Martelly.
Pour plusieurs
parlementaires si les Haïtiens font aujourd'hui face à un ensemble de
problèmes de tous ordres, la faute ne peut en incomber qu'à l'ancien
président Préval qui se croyait un politicien plus intelligent que tous
et qui s'est évertué à rouler tout le monde et à détruire des
structures politiques, au profit d'intérêts personnels.
Nouvelles du 25 avril 2011
Haïti/élections : est-ce qu'un CEP peut être honnête et magouilleur à
la fois?
Le
Conseil électoral haïtien serait-il devenu magouilleur, preneur de
décisions impopulaires et politiciennes et ses membres fabricants de
gagnants et de perdants, seulement le 20 avril avec la publication des
résultats definitifs du second tour des présidentielles et
législatives?.
En tout cas, magouilleur ou pas, le CEP a
été dès le début l'enfant chéri des autorités
gouvernementales
qui l'ont nommé et protégé, enfant chéri de la communauté
internationale qui l'a jugé et oproclamé crédible pour organiser les
récentes joutes, si vrai qu'elle a décaissé des dizaines de millions de
dollars pour la tenue de ces élections dont une partie des résultats
est aujourd'hui jugée honnête et crédible et l'autre partie truquée.
Qu'on
se le rappelle: quand la plupart des organisations politiques
et
socio-professionelles du pays contestaient la crédibilité du CEP et
oganisaient des manifstations de rue pour contester son aptitude à
organiser des élections sérieuses, l'organisme électoral
trouvait
ses plus gros soutiens dans le gouvernement et les financiers étrangers
des élections.
Quand ce CEP décidait d'exclure abusivement
de la course électorale des partis importants dont l'organisation
poltique la plus populaire Fanmi Lavalas, ce sont les mêmes secteurs
qui élevaient la voix pour tenter de faire comprendre que le
conseil était le seul tribunal electoral et que c'était à lui
seul qu'il revenhait de décider en cette matière.
Est-ce qu'on
peut être honnête et magouilleur à la fois?: délicate question. Et
pourtant l'actuel organisme électoral semble être les deux à
la
fois si on se fie aux critiques tantôt flatteuses tantôt déshonorantes
dont il fait l'objet.
En effet, peu avant les résultats
preliminaires du 7 décembre 2010 (premier tour), un haut
responsabale de la MINUSTAH declarait à l'issue d'une visite au siège
central du CEP que ce dernier avait fait du bon travail et qu'il
avançait avec beaucoup de professionalisme. Mais au lendemain
des
résultats, ce même responsable et des
ambassades se
dechainaient contre le CEP pour avoir publié "des résultats non
conformes à la realité des urnes".
Cependant, quand le 3 février
2011, ce même conseil électoral s'alignant sur les recommandations de
la mission technique de l'OEA, publiait les résultats réels ou les
resultats souhaités, il était redevenu crédible et
se
retrouvait au centre de toutes les félicitations et de tous les éloges.
Et
tout le monde était soudain frappé de surdité et d'amnésie en ce qui
concerne tout le mal que les mauvaises langues disaient ouvertement de
ce CEP qui venait de trancher avec satisfaction pour certains: Jude
Célestin (Inite) disqualifié et Michel Martelly réintégré dans l'arène
du second tour.
Dans les milieux des grands décideurs, personne
n'avait de fait d'oreilles pour capter les rumeurs
persistantes
selon lesquelles on pouvait payer pour obtenir un poste de sénateur, de
député ou de président, personne ne se souciait des informations sur
des expéditions noctunes qui auraient été organisées au centre de
tabulation des votes, à la veille de la publication des
résultats
préliminaires du second tour, le 20 mars.
Le CEP
était alors considéré par certains secteurs comme une
institution
soucieuse et respectueuse du vote des électeurs, en depit du
fait
qu'il n'aurai pas tenu compte le 20 mars des recommandation de l'OEA,
pourtant appliquées scrupuleusement lors des résultats du 3 fevrier.
Et
de fait, au nombre des raisons avancées par la conseillère Ginette
Chérubin pour ne pas signer (une 2ème fois) les résultats
définitifs du 20 avril, elle a cité le fait que des
procès-verbaux mis à l’écart pour les présidentielles et (ou)
les
sénatoriales ont été comptabilisés, selon les intérêts, par le bureau
du contentieux électoral national (BCEN).
On est resté sourd
comme des pots malgré les informations selon lesquelles des candidats
et candidates se sont fait rembourser des sommes importantes d'argent
pour n'avoir pas été retenus dans la liste des gagnants
Le
président élu et des secteurs de la communauté internationale
ont
plutôt felicité le CEP pour avoir, de leur avis, respecté le
vote
populaire après la publication des résultats préliminaires du 20 mars.
Mais
voilà que ce même CEP reconnu pour son respect du vote
populaire
est soudain taxé de pestiféré, au point que l'on demande de ne pas
reconnaitre une partie des resultats definitifs qu'il a publiés le 20
avril
Le président élu, selon les résultats publiés par le même
CEP, réclame justement une commission étrangère d'enquête
pour
évaluer les résultats des législatives dont il est contre la
publication dans le journal officiel " Le Moniteur".
Est-ce
qu'on peut être honnête et magouilleur à la fois? Est-ce qu'on peut
aussi donner ce qu'on n'a pas? Seulement, pour beaucoup, la
contestation des résultats ou d'une partie des resultats définitifs des
législatives risque d'avoir de sérieuses implications sur l'ensemble du
processus.
C'est un peu la confusion, car on a appris ces
derniers jours que le CEP avait eté avant les résultats l'objet de
pressions intenses venant de toutes parts: de secteurs politiques, de
secteurs de la société civile et autres. Les gens disent
n'importe quoi: on a même entendu dire que des diplomates ont
appelé le CEP pour lui demander de repêcher des candidats.
Il y
a aussi les voraces et ceux qui se croient les plus intelligents et les
plus malins, croyant pouvoir tromper tout le monde, qui ont saboté les
institutions et compliqué la situation du pays.
Au coeur de tout
det imbroglio et de toutes les sollicitations dont il est l'objet, le
CEP a dû se dire qu'il pouvait en profiter pour se
payer
certains petits luxes et accepter de petits cadeaux. Ce qui fait que
des invidus mal intentionnés se sont même laissé aller (impertinence!)
à l'accuser de commerçant. Mais ce ne sont pas de nouvelles accusations.
Malgré
les gymnastiques de certains membres du CEP pour tenter de faire croire
qu'ils sont d'une autre farine, ce sont des conseilers et des
conseilères tous et toutes confondus, qui feront longtemps
parler
d'eux, comme membres d'un organisme électoral discredité dès le debut,
d' un cep "pur" et "verreux" à la fois, capable de publier des
résultats supposés bons pour une présidentielle et des résutlats bidon
pour des législatives.
Dans différents milieux, on estime que
si les membres du CEP étaient forcés aujourd'hui de dire
toute la
vérité sur le processus électoral 2009/2011, on aurait droit
cette fois officiellement à des révélations sur des compromissions, des
histoires malsaines et autres insanités qui ne seraient pas
préjudiciables seulement au CEP mais à beaucoup
d'autres
gens et institutions ici et là.
Peut-être pour tout ce
beau monde, vaut-il mieux aujourd'hui négocier, car on aurait tous
quelque chose à se reprocher et à vouloir cacher. Mais, il y a bien
lieu d'être aujourd'hui encore soucieux et sceptique pour l'avenir du
pays.
Nouvelles du 23 janvier 2011
Comment vouloir bâtir du neuf sur des décombres d'élections?
Le
président haïtien René Préval a effectué samedi après-midi une visite
inattendue d'environ 3 heures en République dominicaine pour
vraisemblalement chercher la médiation du président Leonel Fernández
dans le conflit post-électoral.
Cette crise a commencé
avec les élections presidentielles et legislatives du 28 novembre 2010
marquées par de graves irrégulartes et de fraudes massives et dont la
plupart des candidats réclament l'annulation depuis la journée
electorale inachevée.
A la proclamation des résultats partiels
le 7 décembre, la candidate du RDNP Mirlande Manigat a été placée en
tête du classement, suivie du candidat de la plateforme presidentielle
Inite (Unité), Jude Célestin, 2ème et du candidat
de
Réponse Peyzan, Michel Martelly, 3ème et censé disqualifié pour le
second tour.
Suite à ces résultats, les partisans de M.,
Martelly s'estimant lésés, ont organisé de violentes manifestations à
Port-au-Prince et dans des villes de province, incendiant et
vandalisant des bureaux publics, des commerces et des residences
privées, paticulièrement aux Cayes (Sud), 3ème ville du pays.
Face
au blocage qui s'ensuivit, le president Préval fit appel à 2
missions techniques de l'OEA l'une pour la réévaluation des
procès-verbaux et l'autre, pour l'acompagnement de la phase
contentieuse.
Mais, bien avant la publication officielle du
rapport, une fuite a été organisée dans la presse, faisant etat d'un
ensemble de recommandations dont la disqualification de Jude
Celestin et le placement de Michel Martelly en 2ème position.
Cependant,
après avoir remis le "document officiel au gouvernement, en conference
de presse à Port-au-Prince, le secrétaire general de l'OEA, José Miguel
Insulza et le chef de la mission technique, Collin Granderson ont
presenté des excuses pour les fuites et ont fait savoir que le document
obtenu par la presse n'était rien d'autre qu'une partie du rapport et
que certains passages avaient été pris en dehors de leur contexte.
Mais,
ce qui est dit, est dit et les déclarations volte-face de Insulza ne
semblent rien y changer. Car, la communauté internationale, la France
en tête, puis, les Etats-Unis, le Canada, l'Allemagne augmentent la
pression sur le chef de l'Etat haïtien et le CEP et les pressent de
respecter les recommandations de la mission de l'OEA, bien
qu'elle semble avoir produit son rapport sur la base d'un
nombre
bien réduit de procès-verbaux, soit 995 sur 11.000.
Ce qui fait
dire aux proches du pouvoir et partisans de Inite que le document est à
la fois partiel et partial. Mais, ces critiques et considérations
semblent dépassées, car, les Etas-Unis, la France, le Canada, l'OEA,
l'ONU, la MINUSTAH font l'unanimité pour des raisons qu'on ne connait
pas tout a fait, contre le chef de l'Etat , lui qui etait hier encore
leur "chouchou, l'homme indispensable pour le futur d'Haïti, l'homme
dont ont dit qu'ils appuyaient jusqu'à la prise de certaines decisions
jugées inconconstitutuonnelles dont le vote de la loi sur l'Etat
d'urgence créant la commission intérimaire de reconstruction nationale
(CIRH) ".
C'est sans doute en raison de l'étau qui se referme
sur lui que Préval (qui a commis la grave ereur d'avoir abandonné et
provoqué l'éclatement de ses alliés traditionnels) recourt à
son
ami Fernández qu'il a souvent défendu face à l'opinion internationale
dans le dossier des mauvais traitements infligés aux Haïtiens en
République dominicaine. Mais, que peut encore le président de la
Republique dominicaine ou qu'est-il disposé à faire, à cette phase des
choses, même s'il se dit que des secteurs de son pays ont fait
d'importants débours en faveur d'un candidat dans le cadre des récentes
élections.
Mais, il se dit aussi que Fernández a été roulé par
Préval qui lui aurait promis dans un premier temps que c'est l'ancien
premier ministre Jacques Edouard Alexis, dans un second temps, le
premier ministre Jean-Max Bellerive, qui serait le choix de
Inite, avant de le mettre devant le fait accompli Jude Celestin.
Que
peut faire Fernández pour limiter les dégats, que peut-il
proposer autre que l'annulation des élections?
Déjà,
le Groupe des 12 (sur 18 candidats candidats à la presidence) et un
nombre important de candidats à la députation affiment que si la
fraude- reconnue comme un crime- ne peut profiter à Jude Celestin, elle
ne peut non plus profiter à aucun autre candidat, parce que la plupart
des candidats ont reconnu publiquement que des fraudes ont
été
commises en leur faveur, la magouille ayant été généralisée.
Quelqu'un qui aurait fait commettre 100 meurtres est-il moins criminel
que celui qui en aurait fait commettre 1000.
C'est pourquoi, les
candidats contestataires se disent convaincus que la seule solution
juste et susceptible de ne léser aucun candidat, c'est l'annulation de
ce qu'ils appellent " la parodie d'élections inachevées du 28
novembre". Car, dans une ambiance où tout resultat en faveur de l'un ou
l'autre est jugé issu de fraudes, qui dit que les partisans d'un
candidat rétrogradé ne feraient pas comme ceux de Micky et
resteraient les bras croisés
Le rapport d'une mission ayant eu
accès au centre de tabulation avant la mission de l'OEA, avait lui
aussi, selon ds sources, recommandé l'annulation, mais ce document
n'aurait pas été vulgarisé.
Jusqu'ici, pour le président Préval
investi dans son 2ème mandat, le 14 mai 2006, le problème est
que
l'annulation impliquerait son départ à la date constitutionnelle du 7
février 2011 et non le 14 mai (sur la base d'une loi votée par les 2
chambres), parce qu'il n'aurait plus aucun rôle à jouer dans
l'organisation de nouvelles élections.
Quant à l'internationale,
la raison officielle qu'elle avance sur le dossier de l'annulation
n'est pas trop convaincante: éviter les dépenses qu'impliqueraient de
nouvelles elections.
Depuis mars 2005, après le départ forcé du
présient Aristide, n'est-ce pas la stabilité que la Communauté
internationale dit rechecher. Pour l'atteinte de cette
stabilité,
elle a investi en 6 ans quelque 4 milliards de
dollars pour
entretenir la MINUSTAH. De plus, pour la même
periode, 2 à 3 milliards de dollars ont été
decaissés (
pour gouvernements et ONG), pour des projets visant à rendre possible
cette stabilité, dont la création d'emplois.
Et pourtant, après
ces investissements de l'ordre de 7 milliards de dollars, les élections
du 28 novembre 2010 se sont imposées comme l'une des
expressions
les plus agressives de l'instabilité en Haïti.
Les grands pays
se disent peu favorables au decaissement d'autres millions de
dollars pour de nouvelles joutes, après les 30 millions
investis
dans les elections présidentielles et législatives jugées frauduleuses
et non viables du 28 novembre.
La question vient tout
naturellement: l'internationale préfère-t-elle perdre les 7 milliards,
plutôt que depenser quelques autres millions pour l'organisation de
nouvelles élections inclusives et plus susceptibles d'apporter la
stabilité que n'importe quel autre rafistolage, car on ne bâtit pas du
neuf sur les décombres.
On doit se rendre à cette évidence, même
si elle est susceptible de mettre à nu l'échec de certaines
institutions et personnalités locales et internationales.
Nouvelles du 20 décembre 2010
Les larmes post-12 janvier: une sensation de bluff 10 mois
après
Lorsqu'après
le terrible tremblement de terre du 12 janvier, on voyait ces centaines
de milliers de gens entassés sur des terrains vagues, sur des
places publiques et sur les trottoirs de la capitale, lorsqu'on voyait
ce spectacle inédit, ce mélange de gens quelques heures
plutôt
aisés et riches, et de pauvres inconnus n'ayant jamais rien possédé,
les uns cherchant presque à se faufiler sous le ventre des
autres, comme si les démunis étaient plus coriaces, plus à
même
de protéger et de rassurer contre les dangers des répliques
qui
n'arrêtaient pas.
On était tous égaux dans la rue, les grands
chateaux étant alors considerés comme de sombres tombeaux. D'ailleurs,
ne se baignait-on pas tous et toutes presque nus sur les mêmes places
Saint-Pierre et Boyer.
Lors qu'on se souvient de ces gueux
aux pieds et mains nus, certains diraient ces chimères, s'exposer le
soir même du drame et les jours suivants au danger, pour
extraire
des milliers de gens qui gemissaient sous les décombres, on se disait
que malgré le deuil provoqué par cette catastrophe dont nous sommes
tous responsables, rien ne sera jamais comme avant, que le chromosome
manquant allait pousser et l'atome crochu se redresser..... et que les
haïtiens allaient devoir apprendre à vivre ensemble, à partager et
renoncer à l'égocentrisme
Lorsqu'on se rappelle cet élan
apparemment naturel de solidarité locale, ces gens qui cédaient leurs
espaces, leur terrains vides aux sans logis, ces bons samaritains qui
distribuaient de la nouriture, de l'eau des
vêtements, ces
gens qui donnaient l'impression de ne pouvoir contenir leurs larmes
même sous les feux des cameras tant la souffrance apparaissait
insupportables pour eux.
On était en droit là encore de croire
qu'une page avait tourné et que du neuf allait émerger de cette
hécatombe à plus de 300.000 victimes.
Malheureusement, le démon
on dirait profondément ancré en nous, davantage dans nos élites, n'a
même pu attendre 12 mois pour ressurgir.
Les quelques actions
et déclarations de bonne volonte, n'etaient-elles alors pour
certains que des investissement pour le futur ou de la vieille
politique politicienme.
Leurs larmes, on s'en rend aujourd'hui compte, n'etaient que
des larmes de crocodile.
Car,
si les masses étaient apparemment prêtes pour le nouveau depart, pour
beaucoup, nous les élites, nous " gens de bien", nous sommes
aujoud'hui bien plus minables, bien plus à plaindre qu'avant le 12
janvier. Seulement, un petit groupe est devenu plus nanti, grâce au
fonds reçus pour les victimes du séisme, ce
tremblement de
terre dévastateur qui rend les pauvres plus pauvres.
Nous
sommes, tous secteurs confondus, devenus plus habiles dans la magouille
politique, nous sommes devenus bien plus sadiques bien plus méchants,
bien plus violents qu'avant le 12 janvier. Regardez comment nous avons
fait notre propre seisme avec la destruction de biens privés et
publics, comme si celui de janvier n'avait pas fait suffisamment.
Alors
pourquoi avoir donné l'impression de pleurer, s'il ne s'agissait que de
show off, que de larmes sèches, dépourvues de toute
sensibilité,
si c'était pour devenir bien plus sadiques, si
c'était pour
qu'on assiste au retour en force de la division et de la stigmatisation
et de la course folle au cumul des privièges.
En fin de compte,
si le 12 janvier n'a pas contribué à la transformation des
Haïtiens, qu'est-ce qui peut encore nous remettre dans le droit chemin.
Regardez quelles élections nous avons organisées le 28
novermbre, vaste magouille dans laquelle tous ceux et toutes celles qui
réclament la victoire ou qui veulent se faire passer pour ce qu'ils
(elles) ne sont pas, ont trempé jusqu'aux os.
La seule chance qu'il nous reste, serait-ce de recomencer à Zéro?",
Mais
gare aux propositions et aux solutions malsaines. On ne bâtit pas du
neuf sur l'usé, encore moins avec des gens incapables aujourd'hui de
contenir leur haine et leur position partisane, malgré tout ce qui
s'est passé.
Nouvelles du 15 décembre 2010
Elections/CEP: qui veut remplacer le chat par mimi?
La
plupart des secteurs du pays avaient dès le début du processus
électoral dénoncé le caractère jugé partial de l'organisme chargé de
réaliser les sénatoriales partielles de 2009 et les présidentielles et
législatives organisées le 28 novembre dernier.
Certaines
formations politiques ont été exclues sans raison valable de ces
élections, d'autres ont choisi tout simplement de les boycotter,
d'autres encore ont décidé d'y prendre part, estimant leur heure venue
en l'absence de Fanmi Lavalas.
Depuis les résultats contestés du
7 décembre qui ont eté suivis de violentes manifestations, les
dénonciations se multiplient, alors que les revendicatons et les
propositions de sortie de crise émanent de toutes parts.
Certains
contestent la commission de vérification proposée par le Conseil
électoral provisoire (CEP), d'autres, les missions techniques de l'OEA
sollicitées par le president Préval, d'autres encore réclament la
publication de ce qu'ils appellent les "vrais résultats".Il y a aussi
ceux qui demandent un remanienemnt du CEP pour le rendre crédible ou
son renvoi pur et simple.
Et comme il faudrait dans un tel cas
d'autres figures, il y en a qui proposent aussitôt le rappel d'anciens
membres de CEP pour permettre d'avoir, disent-ils un organisme sérieux
et au-dessus de tout soupçon. Et rapidement, ils citent au nombre des
personnalités à rappeler: Jacques Benard, François Benoit et autre Max
Mathurin, des personnalités de l'organisme de 2006 qui avait lui aussi
souffert d'un grave deficit de crédibilité Les partisans du retour au
passé oublient probablement que tout le monde ici sait qui est qui et à
quel secteur appartiennent chaque personnalité et chaque institution
qui réagissent suite au vote du 28 novembre.
Mais qui voudrait
remplacer le chat par Mimi pour gérer les votes des citoyens? Il faut
bien plus pour rassurer des électeurs et candidats dejà échaudés.
S'il
faut se fier à tout ce qui se dit ces derniers jours dans la presse
locale, il y a tellement d'intérêts en jeu que des doutes
planeraient même sur des secteurs de la communauté inernationale, dans
le cadre d'une éventuelle participation à la réalisation du second tour
ou de nouvelles élections.
Et comme on est de plus en plus
certain que les hommes ne sont pas seuls dans l'univers, devra-on
peut-être faire appel à des extra-terrestres, des conseillers d'une
autre planète pour organiser et superviser nos élections dans l'espoir
d'en avoir de bonnes..
En atendant de prendre une décision
finale, il est clair qu'il n'y a aucun avenir dans le remplacement du
Chat, si c'est par Mimi.
Nouvelle du 4 octobre 2010
La route de Frères, c'est toujours l'enfer
Quelqu'un
qui ose s'aventurer sur cette route, ne peut jamais savoir
quand
il va arriver à destination. De la Rue Métellus, Place Boyer,
au
Carrefour du Boulevard du 15 octobre (terminus de Frères), c'est
pratiquement toujours des embouteillages monstre, mais le bloc compris
entre Djoumbala et Belvil, c'est plus que l'enfer. Les
embouteillages ont empiré sur cette route depuis le tremblement de
terre du 12 janvier, car de nombreuses personnes ont emigré vers les
régions de Frères, Pernier, Tabarre et Santo qui ont été très peu
touchées par le seisme.
La route de Frère n'a désormais rien à
envier à celle sur-fréquentée de Carrefour réputée pour son trafic
impossible et son insalubrité proverbiale à laquelle ne
devraient
pouvoir résister que des animaux.
La route de Frères
puisque c'est d'elle qu'il est question aujourd'hui, est
pourtant
une route incontournable. C'est la principale route qui mène en
République dominicaine par Malpasse, c'est l'une des deux routes qui
mènent à l'aéroport International Toussaint Louverture. C'est aussi la
route qui conduit vers l'ambassade des Etat-Unis, vers les plus grandes
installations de la MINUSTAH et vers d'importantes institutions
publiques et privées haïtiennes. C'est également cette voie qui conduit
à Belvil et Vivy Mitchel, deux des rares villages qui donnent un sens à
la sale et crasseuse Port-au-Prince.
L'exiguité de la voie,
l'absence de routes transversales, le trop garnd nombre de tap-taps
assurant le trajet, et la loi de la jungle qui y règne
particulièrement aux heures de pointe, contribuent à en faire un
veritable calvaire, une vraie tombe, un peu comme sous les
décombres.
De fait, combien de malades en danger de mort, ont
laissé leur vie sur cette route. Combien de professionnels ont râté des
rendez-vous très importants; des passagers, des vols d'avions, leur
vehicule ayant été pris dans l'engrenage de bouchons?
Cependant,
comme pour la route de Carrefour (sortie sud de la capitale), les
autorités ont l'air de trouver normale la situation qui
perdure
depuis de longues années sur la route de Frères. On peut parier que ce
dossier est enfoui bien loin dans les paperasses de la reconstruction
dont on ne sait même pas quand elle va effectivement commencer.
Les
promesses à répétition mais jamais tenues n'ont jamais résolu aucun
problème ni changé de mauvaises situations. Le Ministère des Travaux
publics a en effet promis plus d'une dizaine de fois la construction
d'une autre route, celle en service maintenant n'étant plus
viable. Mais en attendant qu'arrive ce
jour, dans 5
ou 10 ans peut-être, (car il y a bien plus de 10 ans qu'une autre route
est promise) quelque chose de concret peut être fait
aujourd'hui
pour améliorer la situation.
Il y a par exemple la route
Corlette dejà tracée, partant de Frères pour déboucher sur
Péguy-Ville qui pourrait être aménagé et asphaltée pour
permettre
un certain décongestionnenent de la soit-disant route en service et
apporter ainsi un peu de soulagement.
On peut plaindre le
sort des élèves qui empruntent cette route à l'occasion de la
réouverture des classes ce 4 octobre et tous les autres usagers de
cette voie. Le Ministère qui a annoncé la refection de
certains
tronçons dans le cadre de la rentrée, n'a pas encore pensé
aux
segments défoncés et boueux de cette route.
Le Ministère des
Travaux publics devrait également penser à finalement lancer la
construction de cette partie de la route des rails en
souffrance
depuis des années, un petit tronçon situé tout juste devant les
nouvelles instalations de l'EDH, mais qui empoisonne et détériore avec
des nuages de poussière le matériel de la compagnie et
complique
l'a tâche aux chauffeurs et passagers qui se rendent dans le Sud du
pays.
On remarquera en passant que même quand certaines
améliorations sont apportées sur des routes nationales, comme
c'est le cas de la route du Sud, le calvaire, c'est toujours
quitter ou rentrer dans les grandes villes.
A titre d'exemple,
on peut mettre aujourd'hui 3 heures pour faire la route
Port-au-Prince/Cayes, mais traverser le tronçon
Port-au-prince/Carrefour peut vous prendre 2 heures et peut-être plus.
De
telles situations ne devraient laisser aucune autorité
indifférente, étant de nature à décourager
toute forme de tourisme
Nouvelles du 9 août 2010
Haïti: élections de tous les risques
Débuté
de façon terne en raison des soupçons de toutes sortes qui continuent
de planer sur le Conseil électoral provisoire, le processus
électoral a connu un tournant avec l'entrée en lice de la star hip-hop
internationale, Wyclef Jean. Pour preuve, ils sont au final 34
candidats à avoir été enregistrés pour participer aux élections
présidentielles annoncées pour le 28 novembre 2010.
Pour
beaucoup d'analystes, si la présidentite est une maladie haïtienne
connue, l'affluence au bureau des opérations électorales pourraient
également se traduire par une nette volonté d'en finir au plus vite
avec le système Préval jugé, à tort ou à raison, inefficient et
incapable d'apporter des solutions au pays, notamment après le séisme
dévastateur du 12 janvier 2010.
L'inscription de Wyclef Jean a
été sans conteste l'élément déclencheur et le principal fait marquant
de la période des dépôts de candidature. Mais, le coup dont
on
accuse le président et son "Inite" d'avoir donné au
"fidèle" voire "servile" ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis
traité sans ménagement, est jugé cynique et fait même dire
que la
politique est aussi l'art des trahisons.
Presenté mardi par le
chef de l'Etat comme le candidat de la plateforme presidentielle,
Alexis a été sacrifié 3 jours plus tard au profit de Jude
Célestin, patron du Centre national des équipements (CNE)- de loin plus
puissant que le Ministère des Travaux publics- et dont des
sénateurs de l'opposition affirment qu'il dispose de fonds
discrétionnaires de l'Etat, dans le cadre de ses travaux de
construction d'infrastructures routières à travers le pays.
Informé
de son évincement à la toute veille de la fin des dépots de
candidature, Alexis n'a pas ménagé, au palais national même, ses propos
vis-à-vis des responsables de Inite et du chef de l'Etat, et il en a
dit davantage, lors d'une conférence de presse ce lundi matin au Centre
national de Recherche et de Formation (CENAREF). Il a clairement
expliqué les raisons pour lesquelles le chef de l'Etat ne l'a pas
confirmé comme candidat. de Inite.
" D'abord, le ministre de la
justice Paul Denis aurait tranché: tout le monde, sauf Jacques Edouard
Alexis. En clair, Denis aurait affirmé que Inite peut discuter de la
candidature de n'importe quel citoyen, sauf de celle
d'Alexis. Et
tout le monde se serait exécuté.
Autre raison: Alexis
même en étant fidèle, serait trop rigide, dans ce sens qu'il serait peu
disposé à se laisser marcher sur les pieds, à se laisser manipuler.
L'ancien
premier ministre Jacques Edouard Alexis s'est fait enregistrer samedi
sous la bannière du parti "Mobilisation pour le progrès haïtien" (MPH),
mais, comme pour beaucoup d'autres candidats, même quand sa gestion
comme ancien comptable des deniers publics, aurait été excellente, il
ne peut être sûr à 100% que sa candidature sera agréée.
En
effet, pour beaucoup, si le CEP avait décreté que les candidats à la
présidence pouvaient être agréés sur simple rapport favorable de la
Cour des Comptes, c'était en prévision d'une candidature de l'ancien
premier ministre comme représentant de Inite.
Et de fait, le
Conseil électoral provisoire amorce, avec justement l'évincement
d'Alexis, un processus d'annulation de son très réprouvé
communiqué qu'il n'avait vraisemblablement pas pris seul. Le
rapport favorable de la Cour des Comptes est désormais accepté " sous
toutes reserves que de droit, écrit le CEP dans son communiqué # 17.
Dans
un tel cas, plusieurs anciens ministres ou premiers ministres
pourraient se voir écartés de la course, puisque l'instance habilitée à
délivrer le document de décharge, la commission bicamérale, n'existe
pas avec l'absence de la chambre des députés.
A moins que le
chef de l'Etat décide de faire comme le président de facto Boniface
Alexandre en 2006, i.e prendre un arrêté qui accorde décharge à tous
les anciens comptables de deniers publics, n'étant pas responsables du
dysfonctionnement de la commission.
Dans le cas contraire, le
candidat de Inite pourrait être l'un des rares rescapés, car
,
que sa gestion soit bonne ou mauvaise, il ne serait pas
concerné
par la décharge: les directeurs genéraux ne seraient pas astreints à
une telle obligation, selon la constitution.
L'ancien premier
ministre Alexis a clairement expliqué qu'il avait produit sa demande de
décharge depuis février 2009 au bureau des présidents du Sénat et de la
chambre des députes. Mais, comme le temps passait et qu'il n'avait pas
de feedback, Jacques Edouard Alexis contacta le président du Sénat qui
lui fit savoir qu'il n'avait jamais reçu aucune demande de lui. Alors,
il expédia au président Kély Bastien une copie de l'accusé de réception
qui avait eté remis par la secrétaire de M. Bastien. Mais
Kély
Bastien n'aurait plus depuis, fait signe de vie.
Une autre
question se pose, le CEP discrédité comme il est, a-t-il encore
l'autorité morale et l'indépendance nécessaires pour faire
cette
si délicate opération de triage?
Des rumeurs ont circulé tout au
long du week-end autour d'eventuels changements en son sein. Le
laissera-t-on d'abord accomplir cette partie de la
besogne?
Cependant , dans cette course folle et aveugle vers le maintien
ou la conquête du pouvoir, préoccupés que nous sommes par la
préparation de tous les coups même les plus bas, aucun égard pour la
pauvre reconstruction mise entre parenthèses.
Les tentes
nauséabondes et pestilentielles des camps et des places
publiques
auront des pensionnaires probablement pendant très longtemps enco
Nouvelles du 13 janvier 2010
Les cadavres jonchent les rues à Port-au-prince: ils pourraient
finalement se compter par dizaines de milliers
Port-au-Prince,
le 13 janvier 2010 – (AHP) – Les cadavres jonchent les rues de
Port-au-Prince, 24 heures après le séisme dévastateur qui a
ravagé la capaitale haïtienne.
De nombreuses institutions
publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de
nombreux employés, étudiants ou clients à l'intrieur. C'est le cas
notamment du palais national, du parlement, du Ministère de
l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la
police nationale et de
plusieurs commissariats,
la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés,
des écoles et universités.
Chaque heure qui passe apporte son
lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami,
et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.
C'est
quasi chaque famile qui est frappé de près ou de loin par une ou des
pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas
étonnant que les morts et disparus se comptent par dizanes de milliers.
Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup
de gens, la partie encore visible de la catastrophe, le pire
étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.
Le
pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter
sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les
agents de la police nationale et de la Mission des
Nations-Unies
pour stabliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.
Plusieurs
batiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH
dont l'Hotel Montana se sont effondrés faisant des morts et des
blessés.
Le représenant special du secrétaire général,
Hedi Annabi est ainsi décédé (selon Préval), alors que son adjoint Da
Costa etait encore porté disparu mercredi matin.
Situation
également compliquée pour pour la PNH, ce qui qui a rendu la
mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol
Autres
aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont éte
épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines
de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des
victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les
recevoir. Même cas pour eux qui ont un cadavre sur le bras,
car
la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.
Il
n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être
exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.
Ils
sont aussi des milliers les gens dont les maisons ont été
démolies ou pas, à avoir dormi mardi soir dans les rues ou
dans
de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles
congréganistes.
Des centaines d'hommes et femmes
dont les maisons ont été démolies ont eté rencontrées ce
mercredi avec des enfants sur le bras et des sacs sur la
tête, à
la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de
combat.
Tous,
gens aisés ou démunis sont egalement confrontés
à la tragédie qui vient de frapper un pays dejà
fragilisé et mal en point.
Autre
fait important à signaler: jusqu'à la mi-jounée de mercredi, les grands
axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des
biatiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et
complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont
dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications
téléphoniques n'existent presque pas.
Mardi
soir, seuls les abonnés de la compagnie de
téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de
communiquer entre eux.
Pour
de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté
internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils
pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les
décombres.
Qui pis est, les cadavres von bientôt entrer en putréfaction avec leur
lot d'épidémies.
Dans
sa première intervention en début d'après-midi, le president
René
Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de
gouvernement cherchent à le contacter (pobablement pour lui demander ce
dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne
pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.
Le
chef de l'Etat s'est dit très concerné et a promis que le
gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a
appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre
de cette catastrophe naturelle.
Parallèlement, un comité formé
notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à
l'aeroport international de Pot-au-Prince pour identifier les besoins.
Mais
en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une economie
dejà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui
vient d'êrtre si durement frappée.
C'est un peu la fin du monde
pour Haïti, a commenté un citoyen qui a appelé le président
Preval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer
des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés
ou
qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller
rejoindre leurr famille.
Nouvelles du 8 décembre 2009
L'excès en tout nuit
Quand
en février 2006, le Conseil électoral présidé par Max Mathurin et
Jacques Bernard (directeur général) était accusé de vouloir manipuler
les résultats des presidentielles au détriment du candidat René Préval,
des centaines de milliers de personnes en grande majorité issues de
l'élctorat de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues pendant 4
jours pour dénoncer "l'opération frauduleuse".
Tout
Port-au-Prince et plusieurs villes de province étaient paralysés et les
manifestants dont les protestations étaient relayées par de
nombreux médias se sont même même permis un gentil petit bain
à
"Montana Beach" où le CEP tenait un bureau et où le prix nobel de la
paix sud-africain Desmond Tutu de passage en Haïti, résidait.
M.
Préval avait alors refusé de demander aux manifestants de rentrer chez
eux, puisque disait-il, ces derniers étaient dans leurs bons droits de
réclamer le strict respect de leur vote.
Et ce sont, dit-on, les
pratiques jugées déloyales et clairement serviles du CEP/ Mathurin qui
ont valu son renvoi lors des joutes d'avril 2009. Ce qui sous-entendait
que son remplaçant ne se laisserait pas manipuler ni que personne ne
chercherait à le dompter
Mais si l'on en croit tout ce qu'on
entend, Max Mathurin, Jacques Bernard et autre Frantz Gérard
Verret seraient de petits saints que les nouveaux venus
auraient
vite fait oublier.
Si le CEP 2006 n'avait trouvé aucun prétexte
pour écarter de la course des organisations comme Fanmi Lavalas qui
participent depuis une douzaine d'années à des joutes électorales et
qui sont capables de faire augmenter de façon substantielle
la
participation à une élection, le CEP Verret et le CEP
replâtré
ont trouvé le fameux prétexte du mandat que tout le monde, nationaux et
internationaux, sait farfelu et lié à des motivations politiques.
On
n'est justement pas sûr que le président René Préval ait un problème
profond avec Fanmi lavalas ou avec l'ancien président Aristide, ni que
les responsables ou membres de Fanmi lavalas soient jugés reprochables.
En effet, Pour les proches des deux hommes jadis des "jumeaux",
tout est lié à une question de popularité et d'électorat. "Comprenne
qui veut", disent-ils
Ils expliquent quand même que si Fanmi
Lavalas va aux élections, il y a des objectifs à venir qui risqueraient
à coups sûrs d'être compromis. Car Inite tout comme Lespwa (l'Espoir)
hier, ne connait d'autres électorats que celui de Fanmi
Lavalas
Beaucoup
constatent aussi que plusieurs membres, anciens
parlementaires ou
cadres de Fanmi Lavalas auxquels on avait collé dans un passé encore
récent l'étiquette "mauvaise réputation", sont
devenus
soudain des gens de bien, quand, en raison de leur popularité, on les
utilise sous d'autres bannières.
L'excès en tout nuit, dit-on.
Il
est aujourd'hui reproché aux autorités politiques et
électorales
leur superbe et leur mepris insolent. Ils sont, de fait, accusés
de tout faire sans se sentir obligés de donner la moindre
explication, au mepris de la loi, , assurés qu'ils sont que la MINUSTAH
est là pour les couvrir même dans l'accomplissement
des
actes les plus anti-démocratiques.
'incident du vendredi 4
décembre au Club international quand le CEP et la plateforme Inite ont
éte accusés de fraude et de magouille au cours du tirage au sort pour
l'attribution des numeros, est venu relancer les graves suspicions qui
pèsent sur le'organisme électoral.
Pour de nombreux
observateurs, même quand l'attribution du No1à Inite (Unité) était
effectivement un pur hasard, il est difficile d'y croire, compte tenu
des antécédents et des soupçons de fraudes
Les patis politiques
contestataires affirment que si des secteurs de la communauté
internationale et la MINUSTAH acceptent de collaborer et d'ignorer de
légitimes revendications, et si elles continuent de croire que
l'exclusion ne peut avoir aucun impact sur la légitimite d'une
élection, certains, faisant flèche de tout bois,
iront a
coups sûrs jusqu'au bout de leurs objectifs, mais le pays, croient-ils,
n'en sera que plus fragilisé et les espoirs de lendemains meilleurs qui
pourraient naître d'investissements massifs en Haïti, risqueraient de
n'être qu'un grand leurre, rien de sérieux et de durable ne
pouvant se construire sur du sable, sur l'injustice et l'abus
d'autorité.
En fin de compte, il est important de reconnaitre
que les politiciens haïtiens sont en gande partie responsable de la
situation à laquelle le pays fait face, ayant toujours été
insatisfaits, ayant toujours été à la recherhe d'un roi, utilisant à
outrance l'arme du coup d'état.
Mais c'est loin d'être une
raison pour partir d'un extrême à un autre, car l'excès en tout nuit.
Même lorsqu'on estime avoir les plus grands supports du monde.
Et
les exemples sont légions.
Ne dit-on pas que tout mur érigé en
dehors des normes, sans armature et dans l'empressement n'a d'autre
avenir que l'écroulement.
Michèle Pierre Louis ne serait-elle plus très douée
Il
y a tout juste une semaine , l'ambassadeur des Etats-Unis Kenneth
Merten déclarait lors d'une réception organisée par la Hamcham pour
lui souhaiter la bienvenue, que le pays était dirigé par un
président dévoué, une première ministre
douée et un
parlement qui joue son rôle de manière responsable.
Personne n'avait alors rien trouvé à redire.
Alors
que s'est-il passé pour que seule Michèle Pierre-Louis ne meriterait
plus soudain l'élogieux qualificatif qui lui a été attribué
au
point qu'une demi-douzaine de sénateurs pour la plupart des
nouveaux venus décident de l'interpeller.
Qu'est-ce qui
peut expliquer cette hostilité vis-à-vis de gens doués
pendant
que les dévoués restent bien viscés à leur place, alors que
les
uns et les autres font partie d'une même équipe, censés également
responsables de tout ce qui arrive de bien ou de mal au pays.
Ne
dit-on pas aussi qu'on ne change pas les gens doués et devoués surtout
dans un pays qui souffre cruellement d'une carence de femmes et
d'hommes compétents.
C'est pourquoi beaucoup se demandent s'il
n'y aurait pas des subtilités et des jeux plitiques que des
profanes n'arriveraient pas à percer en cette periode pré-electorale où
tous les coups même les plus cyniques sont permis.
Autrement,
pourquoi cet acharnement contre Michèle Pierre-Louis de la part de
palementaires et de politiciens censés issus de la même chapelle
politique qu'elle.
On reproche au chef du gouvernement
l'orientation néo-liberale de la politique gouvernementale: Mais depuis
quand en Haïti, un premier ministre pouvait seul définir la politique à
suivre, à moins que le chef de l'Exécutif ne soit un president fantoche
(pope twèl). Ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui.
On en veut
également à la première ministre pour sa pseudo
mauvaise
gestion de la chose publique et surtout des 197 millions décaissés dans
le cadre du plan d'urgence post-cyclonique 2008.
Peut-être,
a-t-on d'autres griefs légitimes contre la première ministre?
Mais pour ce qui est des 197 millions qui se seraient envolés en fumée,
il faudrait éviter de recourir au jeu de boucs émissaires,
mais
accepter de désigner ceux qui se sont livrés à un tel gaspillage dans
un pays qui n'a jamais disposé d'un coup et depuis très longtemps, d'un
montant d'une telle envergure. (Même quand on nous promet des centaines
de millions, ils sont décaissés généralement par tranches de 10, 15 et
20 millions).
Il faudrait aussi chercher à savoir quels
secteurs ont décidé du mode de répartition des 197 millions: on sait
dejà que les plus grosses parts ont été distribuées aux ministères de
l'Agriculture et des Travaux publics Transports et communications. Mais
les responsables des TPTC avaient-ils le plein contrôle du montant qui
lui a été alloué officiellement.
Autres questions à se poser:
Est-ce la première ministre Michèle Pierre-Louis qui a décidé de
traîner les pieds pour que le rapport sur la gestion des près de 200
millions soit soumis à la fin du mandat des députés, quand
ces
derniers n'avaient plus aucun pouvoir de convocation.
Beaucoup
estiment que si le gouvernement de Michèle Pierre-Louis devait être
renvoyé jeudi, ce serait une manière de couvrir et de décharger de
toute responsabilites ceux qui doivent rendre des comptes.
D'autre
part, plusieurs secteurs estiment avec raison qu'à part une
amelioration substantielle de la situation sécuritaire à partir de
2006, les conditions d'existence de la population se sont détériorées
depuis 2004. Le depart forcé le 12 avril 2008 du premier
ministre
Jacques Edouard Alexis n'a pas été la "fin de tous les problèmes",
malgré le programme très mediatisé de baisse des prix du riz annoncé le
même jour au palais national
Le pourissement aujourd'hui de la situation ne saurait en
incomber exclusivement à Michèle Pierre-Louis.
Il
est vrai que la population réclame sans succès depuis mai
2006 du
sang neuf dans la diplomatie et au niveau des délégations
departementales, il est vrai aussi qu'il réclame depuis un bon bout de
temps sa mi-temps, comme promis, mais le renvoi
intempestif
de Michèle Pierre-Louis à environ 1 an de la fin de la présidence de
René Préval pourrait apporter bien plus de problèms qu'il n'en résolve.
Aucun
dirigeant n'est indispensable, mais il ne faudrait pas que des
décisions précipitées viennent remettre en question tout un ensemble de
projets gérés par le premier ministre et son gouvernement dont ceux de
la route Cayes/Jérémie et la construction du pont sur les 3 rivières.
Dans
ce pays, on se sait jamais.... la première ministre même renvoyée
pourrait expédier les affaires courantes pendant des mois peut-être
jusqu'à fin 2010, si elle n'a pas d'autres agendas. Jacques Edouard
Alexis était resté à la primature 5 mois après le vote de censure au
Sénat.
Toutefois, tout n'est pas encore dit. Bien que les
sénateurs hostiles à Michèle Pierre-Louis (s'ils le sont vraiment)
soient plus nombreux, le projet de son renvoi ne fait pas l'unanmité
dans la societé civile haïtienne et parmi les représentants
de la
communauté internationale.
Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé
Port-au-Prince,
le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat
d'Haïti (UEH) ont pris une deuxième fois le mercredi 9
septembre le contrôle de la faculté de médecine et de
pharmacie
(FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant
été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention
de la police..
Les activités restent paralysées non seulement à
la FMP fermées officielement, mais pratiquement dans toutes
les
autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on
se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière,
comment vont se réaliser les examens d'admission
Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises
cassés
vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et
a proximité de la Faculté d’Ethnologie.
Des jets de pierres ont
été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers
ont répondu a coups de gaz lacrymogène.
Le Rectorat avait pour sa part, été la cible de jets de
pierres.
Plusieurs
entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale
Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des
Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période
d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.
Mais c’est
la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée.
Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi
par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son
enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants
grévistes.
Au
cours de cette intervention policière, 22
étudiants ont été arrêtés puis
libérés après avoir été conduits
puis
fiches au commissariat de Port-au-Prince.
Le ministre de
l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier
Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.
Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de
l’UEH.
Nouvelles du 31 août 2009
La
crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie,
est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?
Des
étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les
locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer
officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé
incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont
l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés
du cursus.
Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question
qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de
l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer
l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3,
ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles
de classe avant le début de toutes négociations.
Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des
manifestations.
Ils
vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés:
chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire
minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées
par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le
mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes
avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.
Des
patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage
abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des
patients dont des enfants qui reçoivent des soins à l'Hopital
de
l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de
violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par
le rectorat mais démentie par la mission onusienne.
Le mouvement
prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés,
ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors,
revendications d'étudiants et revendications d'ouvriers pour
un
salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.
Devant
l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences
dénoncées par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH)
pour
justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre
montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les
manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.
Les
deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi
de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.
Mais,
après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des
inscriptions à la fac de médecine, les étudiants
dénoncent
un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la
vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.
Chats
et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté
dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se
prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est la
crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le
mieux s'attirer la sympathie de l'opinion.
En tout cas,
vendredi soir, 11:30/minuit, profitant d'un relâchement des
étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de
la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté
de médecine dont elle prend le contrôle à la demande du
Conseil
exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...
La première
réaction est que la crise à la faculté de Médecine, la seule
faculté de médecine de l'Etat, avait trop duré, alors que des
centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la
poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année
d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.
La
première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des
étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes
de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination
sociale.
Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans
l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution
est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir
dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme
et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants
de la nécessité du dialogue.
Le président du sénat Kély Bastien
qui s'est porté sur les lieux vendredi minuit n'y est pas
allé
par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas
être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par
les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine
nuit, renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce
aussi
les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient
projeté de mettre à exécution.
Daniel Supplice appelle à
un dialogue franc avec des concessions de part et d'autres,
pour
qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.
De
fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui
ont les moyens de faire autrement pourraient désormais
craindre
d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste
fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.
En
lieu et place de toute manifestation de force et du
déversement
abusif de propos blessants et offensants, des mesures d'un
autre
genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de
face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués
de ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au
bout
du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.
Et
sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut
d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les
intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que
suivre le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase,
qu'ils ont bien pratiqué dans un passe récent et dont ils ne
pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de
jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.
Nouvelles du 13 juillet 2009
L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système
judiciaire
S'il
y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est
bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de
tous, pourvoyeur d'emplois, propriétaire de la plus ancienne
compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de
façon éloquente les faiblesses et contradictions criantes
d'un
système judiciaire..
Franck Ciné vient d'être remis en
liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il
était accusé d'implication dans la faillite
présumée de
l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de
crédit (BNC).
On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant
qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne
institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait
été emprisonné pour dettes, alors que la loi
haïtienne ne
reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.
Quoi qu'il en
soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait
officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard
.
Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres
du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier,
arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation,
ont eté remis peu après, en liberté.
A la même époque, plusieurs
autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés,
après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au
créneau en leur faveur.
Mais dans le cas Ciné, beaucoup de
gens ont relevé que l'acharnement de la "justice" à vouloir
le
garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble
de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant
considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont
fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un
règlement de comptes.
La justice haïtienne a la réputation d'une
justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois
pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et
mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans
voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison,
qu'importe s'ils sont innocents.
Et pire, tout cela est
considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et
pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas
désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois
quand certains en abusent.
La grande loi est que tous sont créés
pour vivre libres: De ce fait, lorsque des gens oeuvrent à
faire sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus
que
louable.
Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui
ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou
pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression,
pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux
juges, au ministère de la justice et au gouvernement.
De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on
doit frustrer un commissaire.
Quant
aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs
émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de
compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.
On dit même
qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui
doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.
Voyez
avec quelle célérité on a décidé de jeter en prison
Sandro
Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était
disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les
gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le
dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré
les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).
C'est
ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet
d'accusations et qui sont à la disposition de la justice,
comme
l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois
après
son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son
dossier.
Voyez aussi quel traitement est infligé, dans
l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin,
incarcéré sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation
d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente
de
réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des
individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement
de
leur autorité.
Même Justice et Paix, une organisation de
l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le
dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus
pour lesquels une intervention s'avère urgente.
On se perd à
trouver les raisons qui expliquent des traitements
différents dans la conduite de dossiers similaires, les
raisons
pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef
d'accusation, pendant qu'on couvre et protège un autre
citoyen
faisant l'objet des mêmes accusations.
Dans notre pays,
on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son
pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant
qu'aucune
mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même
situation.
On peut persécuter et harceler des citoyens
pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou
conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup
de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud
(Port-de-Paix)
Le fonctionnement boîteux de la justice
avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est
considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,
Cette
conduite jugée partisane de l'appareil judiciaire et la
jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la
distribution de cette justice, pourraient avoir des
conséquences
néfastes sur l'avenir même du pays.
Nouvelles du 5 juin 2009
Vouloir occulter l'action du père Jean-Juste, partie perdue
d'avance
Les
funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de
problèmes respiratoires et cardiaques après une leucémie
attrapée
en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami. Mais
des
veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes
haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger:
Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.
L'action
et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers
d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de
l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde
sentent le besoin et la nécessité de s'associer aux
cerémonies et
aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche
partisan du respect des principes et des lois et qui
répondait
toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait de
voler
au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa
reconnaissance.
Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce
21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer
à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques
Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait
fait du bien dans le passé.
Mais, il a été assailli par des
individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui
assénant des coups partout, utilisant des méthodes honteuses
pour
éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués
par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre,
comme un mouton cerné dans l'abattoir, a encaissé et souffert
sans mot dire et sans opposer aucune résistance.
Et comme
tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à
voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais
on sait et tout le monde sait que l'objecif était de le jeter
quelque part où, élément gênant, il ne soit plus capable de
"nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie
s'est déclarée.
Si un petit groupe d'irréductibles dont
certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des
bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion,
mais ses amis haïtiens et étrangers sont 1.000 fois, 100.000
fois plus nombreux.
Et de fait, de partout, en Haïti comme
à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour banaliser les
tentatives de salissure et remercier le père Jean-Juste pour
tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:
ceux
qui t'aiment, ils sont très nombreux, savent que ta
mission
était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations
portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais
personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont
battu, en raison de tes convictions politiques,
pour te
barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.
A
la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux
citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents
ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans
différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur
silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas
aidé mes parents à régulariser leur situation", écrit Ronald
J.
Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .
Un
citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin
dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père
Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".
Elanor
Oscar de West Palm Beach écrit: le nombre de ceux
qui t'en
veulent est si insignifiant et le nombre de ceux qui
t'aimernt si
important que personne ne pourra jamais banaliser
ton
action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires
les plus coriaces ont béneficié d'une façon ou d'une
autre
de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.
Le père
Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien,
assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la
majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et
ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.
Nouvelles du 22 janvier 2009
La misère haïtienne, un produit qui se vend bien
Nul
ne peut contester le support fourni par certaines organisations
étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour
l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en
Haiti.
Sans leur précieuse aide, sait-on jamais
combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou
seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu
enclin à assumer ses responsablités.
Il y a
malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses,
qui
utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards
des quartiers deshérités à des fins commerciales.
Elles sont 20,
30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même
chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors
de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont
d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont
légales.
En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous
sauver, car c'est par elles que transitent la majeure partie
de
l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide
à l'agriculture.
Malheureusement, on déplore que les fonds
"gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source.
Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.
Il
y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos
taudis et des quartiers déshérités pour prendre les photos
les
plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent
la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont
la chance de faire recette.
En effet, c'est à l'aide de ces
photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG
arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger
de l'urgence de faire quelque chose pour sauver des vies. Que
leur importe, si elles présentent toute Haïti comme
un
vaste bidonville où tous et toutes vivent dans la boue et la
crasse.
Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à
peine un centième sera peut-être utilisé effectivement à des
fins
humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera
irréparable, car qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher
dans
un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants
s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.
L'Unicef,
(organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence
respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les
nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche
locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.
Malheureusement,
on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une
image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait
quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de
vie des enfants haïtiens.
Il s'agit d'une photo présentée comme
la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti pour l'UNICEF par
la
photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés
dans le cadre d'un concours international de photos réalisé
par
le Fonds des nations-nies pour l'enfance.
On y voit une petite
fille de blanc vêtue, au milieu d'une mare de boue remplie de
fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en
train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan des
taudis de
la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon
l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.
Il est vrai que notre
pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire
de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos
dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis
n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel
environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie
responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne
pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la
meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas
service. Elle ne nous fait que du mal.
Il faut rappeler que ce
n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9
ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile
OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour
illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une
vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier
déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.
Nous ne croyons pas que
c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image
d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal
est fait. Il mérite réparation, à la fois pour la petite
fille
dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays
qui
mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni
dérangées ni concernées.
Nouvelles du 8 décembre 2008
Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale
Nous
ne pourrons, même en partie, mesurer notre niveau de
démocratie
et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un
président élu peut entamer son mandat et le terminer sans la
couverture d'une force internationale.
Il n'est un secret pour
personne que le régime intérimaire de Gérard Latortue
n'aurait
pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la
MINUSTAH après le 29 février 2004.
Les proches du régime
intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2
ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne.
Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de
laxisme et de complicité quand ils estimaient que la mission
n'y
allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".
On
n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le
gouvernement même élu du président René Preval aurait dejà
longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays
où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie
démocatique, est encore bien vivant.
Ce n'est certainement
pas le président Préval qui demandera clairement le départ de
la
MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience
du 8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du
palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande,
inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants
contre la faim.
Cependant, des déclarations faites le 18
novembre dernier par le président Préval questionné sur la
compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration
du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée
indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de
questions
En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH
qui aide, a-t-il dit, la police nationale à se
professionnaliser,
M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à
la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son
premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient
acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.
Beaucoup
estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous
la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement
historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser
qu'à la securité de sa propre présidence.
Il est clair que si
la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des
années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de
toute la communauté internationale. On pourrait alors accuser
la
mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays
de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique
ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.
Il est tout
aussi clair que dans l'état actuel des choses,
paticulièrement
sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui
puisse tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il
est
sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de
la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la
secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers
font un travail appréciable pour séparer le bon grain de
l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de
brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de
l'Institution.
Ce n'est pas assez, parce que la police nationale
est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle
doit assumer, en l'absence d'une autre force.
Pas de folklore!
Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle
pagaille,
la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus
totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui
a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en
main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant
que
jamais sur tous les plans, au point que même quand une école
s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.
Ce
n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de
dollars versés à grands renforts de publicité dans cet océan
de
besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti,
l'aideront à se remettre sur les rails, lors même que la plus
gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres
frais administratifs par des ONG venues d'ailleurs.
Regardez
comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100
millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les
derniers ouragans
Malgré la crise financière mondiale, si la
communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette
situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle
pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour la
Géorgie
en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de
dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres
millions.
On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local,
beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan
nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont
méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent,
quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore
aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et
quand très peu de gens y voient un problème
Comment comprendre
aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun
changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre
d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous
représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique,
toujours en quête d'opportunités
Ce
sont aussi pratiquement les mêmes directeurs
généraux, les mêmes délégués
départementaux qui sont en poste depuis 2004.
Si
Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce
qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas
du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer
l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave
crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer
et de croire en des lendemains meilleurs.
Il n'y aura donc
vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car
on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première
ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,
pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays
fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale
Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives
Depuis
l'effondrement meurtrier du Collège La Promesse évangélique (
7
novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation
est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes
vivent dans une psychose proche de la paranoia.
Des secteurs
divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette
hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de
la construction:
En effet, des gens construisent n'importe où
et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des
rivières, sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.
Nos
maisons sont construites généralement dans des zones sans
système
de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système
d'évacuation pour les eaux usées. Et que dire de la solidité
des
constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents
Toute
cette réalité se réveille soudain, comme si elle datait
seulement
d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons
privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors
normes après le drame de Nérette.
Les mairies et d'autres
instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des
écoles vétustes, supposées représenter des dangers, de les
consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront
aux frais des propriétaires.
Il est en effet, urgent de prendre
des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse
évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se
garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus
amer que le mal que l'on afirme vouloir éradiquer.
Mais
comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que
l'Etat a laissé construire pendant des décennies dans le plus
grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés,
dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font
courir de graves dangers.
Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter des centaines de
milliers de gens dans la rue.
Mais
comment faire le choix entre celles qui doivent être
renforcées,
démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre
important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince
Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières
inonnondations.
Comment
démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à
leurss proprietaires ou à ceux qui les habitent par ces temps
de
grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider
ces maisons pour n'avoir pas été à la hauteur de ses
responsablités pendant des dizaines d'années.
Les autorités ont
pour devoir de protéger la population du danger, mais doivent
éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et
démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait
imprévisibles.
Nouvelles du 19 novembre 2008
Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au
pire
Environ
800.000 haïtiens résident en République dominicaine
contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les
autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter
des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents
René Préval et Léonel Fernández.
Et pourtant, il y a tellement
d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes
relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.
Les
deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire
et la
commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.
Entre
temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours
desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes- se
multiplient dans différents points du pays (RD) -
et
récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se
passe pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens
tués ou
dont les droits sont foulés aux pieds.
Les informations
rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes
ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.
Alors
que les images de ces actes de violence largement diffusées à
la
télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à
travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et
observent le plus grand mutisme. Certains disent même qu'on
peut être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux
organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au
haïtiens.
Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce
qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat
haïtien sur un dossier aussi crucial?
On relève qu'en près
de 10 rencontres entre les présidents Préval et Fernández,
aucune
décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.
Beaucoup
en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne
pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop
embarassante et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est
ce
qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.
Et c'est
ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à
réactiver la Commission mixte dont un
sous -groupe
devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières
Jusqu'ici,
seules deux ententes mineures ont ete signées dans le cadre
de la
question migratoire. La première ( juin 1998) concerne les
modalités de recrutement des travailleurs saisonniers
haitiens et
les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes
sphères d'activités
La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des
Haïtiens.
Aucune
des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent
à des opérations de recrutements clandestines et sans contrat
et
les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient
favoriser l'immigration régulière.
Beaucoup estiment qu'en
enterrant le dossier migratoire et en ignorant les nombreuses
exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le
président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser
quelques violations déranger son amitié avec
Fernández.
En
effet, les atrocités perpétrées contre les haïtiens en
République
dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et son
tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon
officielle
Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour le silence
de Préval?
Pourrait-il
lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la
République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait
sous
Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?
Pour faire une
telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous
avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.
Dans
des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que Fernández
aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de
terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et
que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de
réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.
Car
après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois
peuvent inciter les Haïtiens à rester chez eux.
Il faut
être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué
dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les
champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie,
aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international,
qui attire des investisseurs étrangers, qui crée des
structures
pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les
leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent
de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du
développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des
mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et
déambuler aux abords des hôtels.
Si les autorités haïtiennes au
premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite ne
sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore,
trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin
d'agir
en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les
haïtiens les plus vulnérables commencent à rester chez
eux,
il faudra s'attendre à la poursuite du processus
de
mépris et de rejet des haitiens et à de nouveaux drames.
Nous
continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants
incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des
leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue
comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre,
chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.
Nouvelles du 16 novembre 2008
Quand la démobilisation vient d'en haut
Nous
avons fait l'expérience de ces présidents ou de ces premiers
ministres dont le fort était les grandes promesses jamais
tenues,
les grands rendez-vous toujours manqués.
En effet, promettre
la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité
24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de
routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la
démagogie et de l'irespect pour une population.
Mais d'aucuns
disent que certains de nos dirigeants ont le don des
extrêmes: ou
bien ils font des promesses totalement illusoires qu'ils
savent
irréalisables, pour tromper ou dans le meilleur des cas pour
entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet
contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et
le découragement le plus révoltant.
En effet, s'il faut éviter
de créer de fausses attentes et de pousser à des rêves sans
lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation
et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés
être des leaders, des modèles.
Il
est inadmissible de leur
distiller le poison du
laxisme, de la nonchalance et du découragement
Cette
fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire
un type de vérité au peuple, du genre "quoi que tu fasses, tu
n'iras nulle part", est dévastateur et contre-productif.
Si
le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas
non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir
d'en haut.
Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos
dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle
doit accepter la situation comme elle est. C'est comme leur
dire
que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si
les rues sont sales et remplis de fatras, c'est notre réalité
et
c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre
géneralisé.
Et de fait, comme si le fatalisme prôné
avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme
dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation
accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en
cascades et effondrement meurtrier d'écoles.
Le défaitisme
semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le
citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est élu pour
dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise,
mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas
démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.
On a
connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une
réalité nocive, à un système désuet, laissant pourrir des
situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas
s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que
mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.
Aujourd'hui,
beaucoup sont à se demander pourquoi certains, pour ne pas
citer
leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et
laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si
la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la
première et si les rivalités sont en train d'entraver le
minimum
qu'on pourrait espérer.
Beaucoup estiment qu'au lieu de
persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons
n'est imputable qu'aux anciens dirigeants, les actuelles
autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus
de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de
l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader
les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit
sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la
loi .
Pauvres mais propres
Nul ne doit avoir honte de porter
des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun
déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales
et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.
Haïti
est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de
la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation
n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans
la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.
Malheureusement,
vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes
les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".
On
les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le
centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers
résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du
palais présidentiel.
C'est dans ce quartier que cet homme
d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour
arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce
marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur
un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.
Ce
passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et
pisse, Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?
Les
pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont
jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.
Au
milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une
décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de
la politique.
Celui-ci
trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des
rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont
abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène
obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont
vite envahis par de nouveaux marchands
Les mairies n'ont
presque plus aucune autorité pour interdire les marchés de
rue.
Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent
pas
très préoccupées par cette situation.
C'est dans ce
contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de
la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main
à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en
plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand
les fatras sont à nos portes.
Nous n'avons pas le droit
de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide
plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre
prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.
Il
nous faut avoir des rues propres, des routes saines et bien
construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est
de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et
comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008
Aux Haïtiens de se prendre en main
Pays
le plus pauvre, le plus corrompu, le plus
dangereux, le
plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous
voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent
pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer
du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations
paradent, font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer
des
miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et
renforcer sa démocratie avec des reliefs.
En effet, 5, 10, 20,
30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers
de
tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve,
d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent
malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très
court,
à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1
million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la
plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les
assauts de 4 ouragans.
Et pourtant des milliards de dollars sont
dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de
destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont
certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti.
Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la
tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et
les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne
partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".
Haïti
doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un
pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie
de toutes les "transparency" internationales
Il faut
l'admettre, nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour
mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie
responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de
luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de
solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les
détracteurs étrangers d'Haïti.
Mais, nous faisons la plus grave
erreur, de croire que l'etranger fera notre travail à notre
place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de
compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction
de notre pays.
Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de
l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a
eu qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble
être en train de connaitre le même sort.
Ainsi donc, si l'ONU
n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui
sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas
de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes,
mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre
son potentiel en valeur.
Beaucoup dénoncent en effet le fait que
l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit
gérée par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne
partie
de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour
des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence,
dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien),
retourne malheureusement à sa source.
Beaucoup, haïtiens et
etrangers, estiment que si certains pays de la communauté
internationale refusent de se défaire de l'idée que le
dévelopement peut se construire à coups de miettes, s'ils
refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté
ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire
certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de
droits de l'homme.
En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis
d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à
la cause d'Haïti.
Le radio-téléthon du 14 septembre, les
différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat
secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.
Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et
porte fruit.
Car
en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et
leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire.
L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe
d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.
Nouvelles du 14 avril 2008
Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?
Il
faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le
renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce
parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1
mois et que la production nationale va bientôt arriver.
A
l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous
ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait
son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression
d'échouer...
Ce qui signifie que faute de lui donner tout de
suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout
comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La
tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il
veut vraiment avoir du riz, non?
Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de
riz.
La
vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs
tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des
solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à
temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.
Il y
a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à
savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés,
pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les
autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures
ponctuelles pour faire passer l'orage.
Il y a également eu,
selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le
programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de
gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75
gourdes)
C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour
que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8
avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à
ternir davantage l'image du pays.
Mais le plus surprenant dans
tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire,
est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait
un bouc-émissaire.
Et tout aussi surprenant, on dit que le
programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de
celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ,
comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses
retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la
thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a
fait état la semaine dernière.
Bien évidemment, il ne peut
s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des
ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à
ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier
ministre.
Des gens avancent d'autres argumentations pour
expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains
estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop
prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines
présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas
vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires
politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position
pour préparer 2011.
D'autres disent que le premier ministre
était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que
c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la
corruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et
autres..., le président Préval parlant très peu.
Et lors des
premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est
monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui,
natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.
Autres
motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des
sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être
fixée, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs
pourraient avoir joué un rôle dans son départ.
Quoi qu'il en
soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en
perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ
d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement
susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.
Mais
quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà
fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de
route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait
impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de
politique générale.
Quant aux émeutes de la faim et surtout la
terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut
bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une
bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus
d'ici et là.
Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets
comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés,
attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr
pris au tout début une part active.
Il y a également ceux qui
sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à
l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le
black-out, comme dit la chanson.
C'etait la période de toutes
les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais
oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment,
la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers
qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les
pillages.
Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin
d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du
président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.
...
Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement
tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de
toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le
grandir.
Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait
preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures
d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus
défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.
Si les
fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles
pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu
l'urgence de la situation.
Les
autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus
d'opérer les changements réclamés ou de trop
d'excès de confiance.
C'est
vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle
internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des
peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une
raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.
Les
autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des
individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu
effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre
la vie chère.
Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est
guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la
rapacité de certains gros commerçants.
En effet, au nom de la
rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler,
voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.
" S'ils
refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et
provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que
pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des
objectifs économiques.
Concernant le dossier des pillages
enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées
prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la
vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à
faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des
magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres
types de violences, à ce moment, les adversaires politiques,
principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être
les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence
d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce
fait, ne sont plus aptes à diriger.
Et l'internationale ne
perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des
étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.
Si
les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour
ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action,
en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour
"claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés
et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de
gros mots.
Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop
longtemps stagné.
Cependant,
des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront
toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais
n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs,
mettent en péril des vies et des biens.
En fait de respect de
droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent
pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans
l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle
violer des prérogatives constitutionnelles.
Aux cayes, on relève
qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui
protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et
scandaient des slogans anti-gouvernementaux.
Les choses allaient
plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand
des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés
avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit
qu'ils étaient en mission.
De fait, invité à réagir sur les
interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un
diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit
le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des
gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme
de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée,
alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme
ce fut le cas dans les banlieues françaises.
Mais, le
gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à
caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils
ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que
dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus
vous donnez plus on vous en demande.
Et de plus, beaucoup
relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande
et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte
ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le
plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes
sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses:
manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages,
paralysie des activités, augmentation abusive des prix.
Il va
falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la
violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir
n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les
preuves qui manquent.
Il faut aussi que les autorités légitimes
sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans,
arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles
sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès
de fausse suffisance.
Nouvelles du 26 février 2008
Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la
vie une arme politicienne
Après
le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour
une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes
affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir
trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le
poste de premier ministre.
Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.
En
effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques
Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie:
si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté,
il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si
le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international.
Peut-être ne le savent-ils même pas.
La
position de ces députés est à rapprocher avec la
conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.
Après
avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier
de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et
l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.
Hier,
dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait
pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de
censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud
en Haïti.
Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et
d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de
janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux
braves et courageux députés.
Peu importe si l'objectif poursuivi
peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel
est que le job soit libre et disponible.
Et déjà, une
demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de
partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui
devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés
contre ce dernier.
Mais l'unanimté est loin d'être faite autour
de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et
personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas
parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant,
mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir
l'utiliser à des fins injustes et personnelles.
Les opposants à
la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au
parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la
société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.
Plus
encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés
affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux
parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir
leur soif de pouvoir et d'argent.
Ce sont ces gens défavorisés
comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers
populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles
considèrent comme un " simulacre".
Mais, des députés tentent de
s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son
premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et
qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.
Apparement plus en
colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être
voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait
pour mettre un terme à la cherté de la vie.
Mais, les députés à
la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile
de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être
engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà
decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à
l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des
pretextes.
En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.
Si
des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour
un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des
choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une
interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner
l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier
ministre avaient declaré prioritaires.
Où sont passées les
luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses
formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.
On
dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck
Ciné se retrouvvent en prison pour corruption
présumée.
Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas
question de donner un blanc-seing au gouvernement.
S'il
y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du
capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le
gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines
complications.
Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement
se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire
que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment
de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.
Tout en
reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que
tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit
prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme
sur lequel il avait axé sa campagne.
Mais, comment le faire
quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de
son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire
quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand
la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.
De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent
reconnaitre leurs erreurs.
Il
se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine
aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du
dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient
détenteurs.
De fait, même si le ton du président et du premier
ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a
effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en
Haïti et à l'echelle mondiale.
La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir
d'achat des travailleurs.
En
ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser
l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150
gourdes par jour.
Et si les députés croient pouvoir changer les
choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps,
car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de
s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir
les ministères et les directions générales en quête d'avantages
personnels.
Et si les populations des différentes régions du
pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de
leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la
chambre et en faveur de leur communauté?
Nouvelles du 25 septembre 2007
CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie
Le
mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les
législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire
Latortue qui l'a nommé.
Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il
fait partie du passé.
Cependant,
la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé
d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation
d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat
en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.
En l'absence
du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme
présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester
en selle.
Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.
Des
sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les
membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au
parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient
ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.
Parallèlement,
les déclarations de parlementaires et de responsables de la société
civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour
organiser lesdites élections".
"Si ces elections ne sont pas
organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout
faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide
institutionnel".
En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas
renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le
cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en
tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un
accident de la route.
Il n'y a pas que des anciens conseillers
électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien
directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la
cloche de bois sans attendre la publication des résultats des
municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait
une réapparition soudaine.
M. Bernard qui a fait, à tort ou à
raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment
avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du
candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de
Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui
organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la
perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam
de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce
poste comme directeur général ai.
Toutefois, d'autres sons de
cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que
l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et
dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la
constitution.
En effet, des accusations de corruption et de
détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se
seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages
à l'étranger.
Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en
son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux
conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la
Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre
3 de leurs collègues.
L'ULCC a publié les résultats de son
enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé
vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette
semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le
rapport.
Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé
problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même
secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement
Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé
dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un
certain secteur politique au parlement.
La première conseillere
à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé
l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première
représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et
réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.
La
situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le
remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon
radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme
conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction
s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.
Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un
secteur déterminé.
De
fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de
manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana
Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage
avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.
Aujourd'hui,
on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et
trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines
élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un
conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui
cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?
Y
aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des
gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine
immunité ?.
Si
les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est
desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de
rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des
élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil
permanent.
Nouvelles du 22 août 2007
Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!
Les
autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à
l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de
nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des
explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.
Des
hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début
de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient
de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et
d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion
jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements
spéciaux sont réclamés.
Des parlementaires accusent même
certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval
dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux,
de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du
gouvernement.
A la veille de la convocation de M. Boulos, la
commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a
convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant
injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur
des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement
sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.
La
Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du
parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission
justice et irrite certains d'entre eux...
Claudy Gassant accusé
de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat
en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait
qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et
intelligible voix en mai dernier par le président René Préval,
politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.
Le
commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de
l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis
que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.
En 2001,
sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il
voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le
contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold
Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de
s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs
proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une
campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".
Il
était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le
président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du
lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux
enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.
Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!
Beaucoup
de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée,
selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.
Déjà,
au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la
Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup
se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors
qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite
présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds
possibiitlites de règlements de compte.
Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.
La
Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne
pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de
trancher.
Même quand le président affirmait par la suite que ce
n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour
de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours
pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de
parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.
La
justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une
rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur
ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits
de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs
convictions politiques.
Si chaque catégorie sociale veut d'une
petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens
refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux
réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en
avant et le pays est condamné à marquer des pas.
Il faut auussi
que toute la société se convainque de cette réálité: toute société
démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une
seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des
devoirs et un pays pour tous.
Reviser les stratégies
Après
toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui
aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de
réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la
lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou
destructrice.
Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé
de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de
la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de
bonnes raisons pour continuer de protester.
Les libéraux
canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le
verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré
la victoire étriquée de ces derniers.
S'il y a aujourd'hui une
chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer
commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie
utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou
pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était
mauvaise.
Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur
nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont
semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de
cerveaux".
La
parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt
produit des effets contraires à ceux escomptés.
Les
discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure,
bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement
comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop
grande démesure.
De nombreux citoyens connus ou considérés
pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement,
tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la
campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation,
d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de
façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment
pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.
L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.
Des
démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois,
1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre,
tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des
quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls
responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le
pays et de tous les autres maux.
Alors
quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on
découvre que le boumerang s'est retourné contre ses
lanceurs.
Il
nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos
stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où
l'on n'ait pas peur de vivre.
Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux
poids 2 mesures.
Vastes
tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes
et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a
toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme
n'est plus un homme.
Comme si aussi tous les gens retrouvés
assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se
seraient tous suicidés collectivement.
Il faut aussi divorcer
d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population
de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de
défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.
Les
haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32
candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus
de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller
ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face
aux tergiversations du Conseil électoral.
La
majorité a aussitôt été accusée
d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous
connaissent la vérité.
Il
faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres
et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte
qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois
que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de
recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de
pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre
indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.
L'important
aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne
considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques
ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires,
pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont
traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des
postes électifs.
L'important aussi est que ceux qui ont un
mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en
blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs
partisans ne croient pas avoir tous les droits.
Entre temps,
ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre
espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient
qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales
ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans
ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la
nation et devant l'histoire.
Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays
venons-nous?
"Si
nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête
baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes
plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres
devraient y tomber avant nous"..
Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation
la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne
famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping
notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui
veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.
Jusqu'à
la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la
suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin,
direction Bel-Air".
Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour
vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et
en même temps justifier et encourager les opérations