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Nouvelles du
16 mai 2012
Multiplication et guerre des sondages à 4 jours de la presidentielle dominicaine: le reseau des electeurs chretiens stime que beaucoup de firmes d'enquête vont perdre leur crédibilité après les elections
Santo-Domingo, le 16 mai 2012 - (AHP) - Les sondages se multiplient et se font la guerre à 4 jours de la présidentielle dominicaine fixée au 20 mai.

La firme Hamilton accorde 52% des intentions de vote à Danilo Medina du parti de la libération dominicaine(PLD) contre 43% au candidat du parti revolutionnaire dominicain,
Hipólito Mejia. Cependant que " Centro Económico octroie un 50.4% au candidat du PRD contre 47% à celui du PLD.

Pour sa part, le reseau des electeurs chretiens estime que beaucoup de firmes d'enquête vont perdre leur credibilité après les élections, pour avoir publié des résultats qui ont creé beaucoup de confusion.

" Nous allons assister à grand questionnement sur les motivations des enquêtes", a assuré le coordonnateur du Reseau, Luis Díaz. Il a fait savoir que 90% des Dominicains a déjà decide pour qui il va voter, ajotant que la veritable enquête se réalisera le 20 mai.


Entre temps, de nombreuses personnes continuent de rechercher une copie de  leur carte de vote (sedula) qui aurait été égarée.

Le président Martelly installe le nouveau gouvernement dirigé par le premier ministre Laurent Lamothe: le chef de l’Etat s'estime sur la bonne voie, malgré les difficultés des premiers moments et demande des résultats rapides 

Port-au-Prince, le 16 mai 2012 - (AHP) - Le président Michel Joseph Martelly a procédé mercredi à l’installation du nouveau gouvernement ayant à sa tête un de ses proches, Laurent Lamothe.

 La cérémonie d’investiture s’est déroulée au palais présidentiel en présence des présidents des deux chambres du parlement et des représentants du corps diplomatique entre autres.


Le chef de l’Etat a renouvelé sa confiance en son ami, Laurent Lamothe qu’il a présenté comme un homme laborieux et déterminé,
 capable de l’aider à réaliser ses promesses de campagne.
Cette population qui, selon Michel Martelly s’est montrée,  patiente, conpréhensible et mûre, en raison du fait que les choses ne se sont pas passées comme elle l’aurait voulu. Michel Martelly a renouvelé son engagement à travailler à l’amélioration des conditions de vie des citoyes, à protéger leurs droits et à défendre leurs intérêts.

Le chef de l’Etat s'estime sur la bonne voie, malgré les difficultés des premiers moments. "Tout le monde reconnait que nous avons respecté notre engagement, a lancé M. Martelly, plaçant l’investitutre du nouveau gouvernement sous le signe de la continuité, de la cohésion et de l’obligation des résultats.


Michel Marletty a remiercié le premier ministre sortant Garry Conille et les membres de son gouvernement qui n’ont pas été reconduit. Il annonce que certains d’entre eux seront affectés à d’autres fonctions pour continuer à servir la population.


Il appelle la nouvelle équipe gouvernementale à se serrer les coudes, dans un esprit de cohésion pour l’aider à affirmer l’autorité de l’Etat, à augmenter le niveau des services de base offerts à la population.


Le premier ministre Laurent Lamothe a pour sa part renouvelé sa volonté de travailler avec le chef de l’Etat pour l’aider à changer les conditions de vie des citoyens haïtiens. Il affirme que les expériences acquises ces 12 derniers mois vont l’aider à aller plus vite sur la voie de la reconstruction.


“Fòk pèp la jwenn” (Il faut que le peuple trouve en créole), a martelé le nouveau chef de la primature, renouvelant sa volonté d'aider à sortir le pays de la pauvreté extrême et l’aider à faire face aux grands défis.

Dans cette perspective, il a dit croire  que le dialogue sera un outil indispensable à son équipe gouvernementale.


"Le changement promis par le chef de l’Etat n’était pas une simple promesse de campagne, mais s’inscrit dans sa volonté et son engagement à améliorer le sort des citoyens, a dit Laurent Lamothe qui remercie le président de lui avoir donné l’opportunité de servir le pays et contribuer aux efforts visant à le sortir du gouffre.


La nouvelle équipe gouvernementale compte 22 ministres dont 7 femmes, un ancien sénateur et plusieurs ministres reconduits alors que de nouveaux postes ministériels ont été créés.


C’est le cas des ministères aux affaires paysannes, à la défense nationale, aux droits de l'Homme et à la lutte contre la pauvreté extrême.

 Le Ministère  ministères de la culture et de la communication a été scindé en deux.


Si plusieurs secteurs ont salué la volonté  du président Martelly et de son premier ministre Laurent lamothe d’offir une place de choix aux femmes dans ce gouvernement en leur accordant 7 postes ministériels, d’autres ont vivement critiqué leur décision de créer des ministères dont ils affirment ne pas voir l’économie.


C’est le cas par exemple du ministère à la paysannerie. L’un des leaders du mouvement paysan en Haïti, Chavannes Jean-Baptiste (Du MPP Mouvement des Paysans de Papaye) dit ne pas voir la nécessité de mettre sur pied une telle institution.

 
Il y a, a-t-il dit-, les ministères de l’agriculture et de l’environnement qui ont pour mission de veiller sur le secteur, a-t-il rappelé, dénonçant de surcroit le fait par l’administration Martelly/Lamothe de n'avoir pas consulté le secteur pour connaitre ses attentes avant la mise sur pied  d'un tel ministère.

Il affirme n’attendre absolument rien de ce nouveau ministère.

La séparation de la culture et de la communication n’est pas mieux vue par l’ancien titulaire de ce porte-feuille sous la présidence Préval (René), Olsen Jean Julien.


Il a indiqué que les moyens de communication devraient être considérés comme un moteur de promotion de la culture si ce n’est n’est en soi un élément culturel. "La culture et la communication devraient être toutes deux des vecteurs de développement économique et social",

Un gouvernement qui voit dans la culture quelque chose de symbolique et la communication comme un moyen de propagance aurait sans doute tendance à les separer, a dit Olsen Jean Julien, affirmant qu’on ne saurait séparer les arts médiatiques de l’industrie culturelle.

Pour ce qui est de la création du ministère à la défence nationale, nouvellement créée et que dirigera
Jean Rodolphe Joazile,  ancien président de l’Assemblée Nationale et ancien capitaire de l’armée (FAdH Forces Armées d’Haïti), l’ancien colonel Himmeler Rébu dit y voir une porte ouverte sur le départ de la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti).

Il est clair qu’une armé doit être remplacée par une autre armé et s’il faut penser et préparer le départ des casques bleus de l’ONU  du pays, il faut mettre sur pied notre propre armée, a-t-il dit, estimant que le ministère de la défense pourrait aider à avancer dans cette direction.


Le leader de la KID met en garde contre la mise en place d'un Conseil Electoral Permanent (CEP), en dehors des dispositions de la constitution

Port-au-Prince, le 16 mai 2012 – (AHP) – Le leader de la Convention Unité Démocratique (KID, Konvansyon Inite Demokratik), Evans Paul a mis en garde mercredi contre toute tentative de la nouvelle équipe gouvernementale de mettre sur pied un Conseil Electoral Permanent (CEP), en dehors des dispositions de la constitution, dans la perpective de l’organisation des prochaines élections.

Le premier ministre Laurent Lamothe a promis lundi, devant l’Assemblée des députés, que les prochaines compétitions électorales seront organisées avant la fin de l’année et que le président Martelly devrait bientôt publier la version amendée de la constitution de 1987.

Pour Evans Paul, le premier ministre a outrepassé ses attributions constitutionnelles en fixant la date des élections qui, rappelle-t-il, est une prérogative d’un CEP indépendant qu’il soit provisoire ou permanent.

Un CEP permanent ne peut qu’accoucher des élections partisanes pendant les 10 prochaines années et cela, a-t-il dit, ne peut que favoriser des crises dans le pays.

M. Paul a dit croire que le mieux serait de mettre sur pied un ultime conseil électoral prpvisoire devant organiser les prochaines élections en attendant que les conditions soient réunies pour la mise sur pied du CEP permanent.

Pour ce qui est de la volonté du président Martelly de publier la version corrigée de la constitution amendée, Evans Paul estime que cela ne devrait pas se faire. Il faut plutôt que l’administration Martelly/Lamothe prenne des dispositions pour qu’à la fin du quiquénat on puisse reprendre le processus d’amendement,
a-t-il souligné.

Le responsable de la KID rappelle que le chef de l’Etat avait fait clairement savoir qu’il n’allait pas publier l’amendement de la constitution après avoir écouté plusieurs personalités dont la constitutionaliste et ancienne candidate à la présidence Mirlande H. Manigat.

S’il choisit de publier à présent l’amendement c’est qu’il se contredit lui-même, affirme Evans Paul.



LES DÉCÈS MATERNELS ONT BAISSÉ DE MOITIÉ EN 20 ANS, MAIS IL CONVIENT D’ACCÉLÉRER LES PROGRÈS

Nations Unies, New York, 16 mai 2012 --- Le nombre de femmes qui meurent des complications de la grossesse et de l’accouchement a diminué de moitié, selon de nouvelles estimations publiées ce 16 mai par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et la Banque Mondiale.
 
“C’est encourageant de constater cette diminution du nombre de femmes qui meurent pendant la grossesse et l’accouchement. Cela montre queles efforts considérables des pays, avec le support de l’UNFPA et d’autres partenaires de développement, fonctionnement bien. Mais nous ne devons pas nous arrêter là. Nous devons continuer notre travail pour faire en sorte que chaque grossesse soit désirée et chaque accouchement sans danger”, a déclaré Dr Babatunde Osotimehin, Directeur Exécutif de l’UNFPA, le Fonds des Nations Uniespour la Population.
 
Le rapport intitulé “Tendances de la mortalité maternelle” montre que, entre 1990 et 2010, le nombre de décès maternels par an a diminué de plus de 543,000 à 287,000, soit une réduction de 47%. Alors que dans presque toutes les régions, on a réalisé des progrès importants, il y a de nombreux pays, notamment en Afrique Subsaharienne, qui n’atteindront pas l’un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) relatif à la réduction des décès maternels de 75% entre 1990 et 2015.
 
Toutes les 2 minutes, une femme meurt des complications de la grossesse; et les 4 causes de décès les plus fréquentes sont: les hémorragies graves après l’accouchement, les infections, l’hypertension pendant la grossesse et l’avortement réalisé dans de mauvaises conditions. 99% des décès maternels surviennent dans des pays en développement; la plupart d’entre eux auraient pu être évitées grâce à des interventions efficaces par du personnel qualifié.
 
“Nous savons exactement ce qui est nécessaire pour prévenir les décès maternels: améliorer la planification familiale volontaire, investir dans la formation des travailleurs de la santé qui dispensent des connaissances pratiques aux sages femmes, et assurer l’accès aux soins obstétricaux d’urgence en cas de complications. Il est prouvé que de telles interventions sauvent des vies et accélèrent les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement 5”, a déclaré Dr Osotimehin.
 
“Ces nouvelles estimations montrent comment des progès ont été réalisés dans le monde en matière de santé maternelle et des améliorations ont été constatées en termes de qualité des données. Elles montrent aussi comment le Système des Nations Unies est uni dans l’action pour améliorer la situation des femmes et des filles à travers le monde”, a déclaré Dr Osotimehin.

Nouvelles du 14 mai 2012
Un ex-sénateur reconnait l'existence d'un deal mais  pas d'argent, lors de la ratification de la politique générale  du premier ministre Laurent Lamothe au Sénat

Les Cayes, le 14 mai 2012 - (AHP) - L'ancien sénateur Yvon Buissereth, a reconnu dimanche que ses collégues et lui-même qui ont accordé le 8 mai un vote favorable au premier ministre Laurent Lamothe lors de la présentation  de son énoncé de politique générale, l'ont fait en échange d'avantages négociés.

L'ex-parlementaire qui présentait le bilan de son mandat au Sénat, a indiqué que pas un député, ni un sénateur n'a voté en échange d'argent.
Nous l'avions fait en échange d'avantages négociés au profit, a-t-il  dit, de la population.

"Il y en a qui ont voté sur la base de promesses que des projets allaient etre realisés dans leurs anciennes circonscriptions ou dans leurs départements, d'autres en retour de garanties du premier ministre que le gouvernement allait appuyer leur campagne dans la perspective d'un retour au parlement.

Yvon Buissereth n'a toutefois pas dit par quels moyens, le gouvernement de M. Lamothe compte donner son appui à la campagne de ceux qui l'ont aidé, par leur vote, à atteindre la Primature.

Selon M. Buissereth, les sénateurs qui n'ont pas voulu que la séance ait lieu le 8 mai, date qui marquait la fin du mandat d'un tiers du Sénat, voulaient profiter de leur deépart pour négocier a leur propre  profit.

L'ancien sénateur a, par ailleurs, pris le contrepied de ceux qui disent que le premier ministre Lamothe n'est pas éligible en raison des doutes pesant sur sa nationalite ou qui avancent que la séance n'aurait pas dû avoir lieu, car le document traitant de la poltique générale de M. Lamothe, aurait du être distribué au moins 48 heures a l'avance.

L'ancien senateur a indiqué qu'a l'époque Bellerive (Jean Max, ex premier ministre de René Préval), le texte avait été distribué au moment même du vote et que l'exigence de la nationalité n'a pas toujours été respectée.


Si des secteurs questionnent à tort ou à raison
le parcours de l'actuel ministre des Affaires étrangères pour atteindre la primature, le rejet de l'ancien sénateur Kély Bastien qui se voyait dejà ministre de l'environnement, semble faire l'unanimité, même si c'est pour des raisons différentes.


Mines d'Or en Haïti: Le Directeur du Bureau haïtien de l'énergie et des mines confiant que l'on s'avance vers la phase d'exploitation: Dieuseul Anglade insiste cependant sur la nécessité du renforcement de l'autorité minière haïtienne

Port-au-Prince , 14 mai 2012- (AHP)- Le Directeur du Bureau haïtien d'énergie et des mines Dieuseul Anglade, a indique lundi que des compagnies  d'exploration minière sont parvenues à de nouvelles découvertes dans le Nord-est du pays où une importante quantité d'or serait enfouie dans le sol, et qu'on s'avance vers la phase de l'exploitation.

Dans un article publié dimanche,
le Huffington Post a revelé que des forages exploratoires entrepris l'année dernière ont permis  de decouvrir des métaux précieux d'une valeur potentielle de $ 20 milliards de dollars, dans   les montagnes du nord-est du pays.

Il s'agirait d'un gisement  
de   23 millions d'onces, d'une valeur totale de 40 milliards de dollars, dans lequel la République dominicaine voisine serait egalement impliquée.

Haïti a signé en 199
7 des contrats avec 3 sociétés minières canadiennes et americaines dont la SOMINE,  pour produire des études de faisabilité. "Il  y aura probablement des résultats concluants et des mines sur lesquelles on travaille qui seront soumises à exploitation, a garanti Dieuseul Anglade.

Concernant les  risques que certains pays étrangers  s'accaparent de nos ressources, Dieuseul Anglade a dit ne pas considérer un tel risque. " Ce sont les compagnies  avec lesquelles nous avons signé des contrats, que nous devons avoir à l'oeil", a-t-il dit.

Il  a ainsi fait voir la nécessité pour l'Etat de renforcer l'autorité minière 
haïtienne afin de protéger les intérêts du pay dans le cadre des opérations d'exploitation.

Le Directeur du Bureau des mines a insisté sur le fait que ce renforcement ne concerne pas seulement le bureau des mines , mais aussi les ministères de l'environnement, du Commerce et de l'Industrie et de l'Economie et des Finances.

Nouvelles du 13 mai 2012
Le sous-sol d'Haïti contiendrait la cle du changement des conditions de vie de la population haïtienne: des gisements d'or d'une valeur totale de 40 milliards de dollars enfouis sous les montages du Nord-est d'Haïti et aussi en république dominicaine

Trou du Nord , 13 mai 2012- (AHP)- La terre d'Haïti détient la clé du changement des conditions de vie de ses habitants meurtris par des siècles de pauvreté, de catastrophes et de maladies: une importante quantité d'or serait enfouie  dans les montagnes du Nord-est du pays ainsi que des mines de cuivre et d'argent.

Des forages exploratoires entrepris l'année dernière ont permis  de decouvrir des métaux précieux d'une valeur potentielle de $ 20 milliards de dollars, sous   les montagnes du nord-est du pays, selon un article publié ce dimanche 13 mai par  le Huffington Post.


Une société minière dont le nom n'est pas cité cherche aujourd'hui à déterminer la meilleure  façon d'extraire ces métaux précieux.
Mais, on ne dit pas quelle compagnie haïtienne travaille la sociéte minière étrangère pour veiller au grain, si on a localement la capacité de  le faire.

De l'autre côté de la frontiète, e
n République dominicaine, on prévoit de débuter l'année prochaine  les travaux d'extraction de l'un des plus grands gisements d'or au monde, qui serait d'une quantité  de   23 millions d'onces, d'une valeur totale de 40 milliards de dollars qui devraient être divisés en deux : 20 pour haïti et 20 pour pour la République voisine.

Mais l'article ne dit pas qui a évalué la quantité du gisement, sur quel critère le partage a eté fait ni par qui. 


Mais l'auteur de l'article MARTHA MENDOZA rappelle que le budget annuel de l'Etat haïtien pour 2011/2012 est de 1 milliard de dollars, et que plus de la moitié de ce montant est fournie par la communauté internationale.

Le plus grand apport financier vient de l'extérieur d'Haïti. L'an dernier, les Haïtiens vivant à l'étranger
ont envoyé quelque  2 milliards de dollars au pays.

Ainsi donc, une partie de cette richesse obtenue de l'exploitation des mines, pourrait financer la construction des routes, des écoles, l'eau potable le drainage au profit des  10 millions d'habitants du pays, dont la plupart vivent avec environ 1,25 $ par jour. Et Haïti n'aurait plus besoin de tendre son bol  aux quatre coins du monde, pour quémander

"Si les compagnies minières venaient exploiter cette richesse de façon honnête et  que le gouvernement haïtien était vigilant, alors, la solution serait trouvée pour faire avancer le pays», a déclaré le directeur du Bureau des Mines, M. Anglade Dieuseul cité par le Huff Post.

De fait, souligne encore l'article de Mme Mendoza, les Haïtiens ne connaissent pas l'étendue de ce trésor enfoui. Les espaces miniers ne sont pas identifiés, et le travail de forage est souvent effectué sur des sites accessibles uniquement par des chemins de terre en mauvais etat et très éloignés de la capitale.

Mais, des investisseurs américains et canadiens auraient  dépensé plus de 30 millions de dollars ces dernières années pour des forages exploratoires, la construction de  nouvelles routes d'accès,  de bureaux et pour des études de laboratoire sur les échantillons prélevés.


Entre temps, des centaines de milliers de familles vivent aujourd'hui encore dans des conditions infra-humaines, 28 mois après le seisme devastateur du 12 janvier 2010, attendant le debut de la reconstruction annoncée.

Le président Martelly dément avoir promis le poste de ministre de l'environnement à l'ancien sénateur Kély Bastien, contrairement aux déclarations de l'interessé et de ses proches à la chambre basse

Port-au-Prince, 13 mai 2012- (AHP)-Le président Michel Martelly a démenti samedi avoir promis le portefeuille du ministère de l’environnement  à l’ancien sénateur Kély Bastien, comme le prétendent certains parlementaires (et l'intéressé lui-même).

Un groupe de députés a refusé la veille  de prendre place dans la salle ou était prévue la séance de présentation de l’énoncé de politique générale du premier ministre pour protester contre ce qu’ils considèrent comme un manque de respect de l’exécutif envers l’ancien sénateur du Nord, celui-là qui, le mois dernier, avait questionné la maladie du président (embolie pulmonaire).

Ils ont dénoncé l'evincement de Kely Bastien 24 heures après qu'il eut reçu la garantie de sa nomination, le 8 mai, jour du vote de l'enoncé de politique generale du premier ministre Laurent Lamothe au sénat.

La réaction des députés pro-Bastien a occasionné le report sine die de cette ultime  étape du parcours de M Lamothe vers la primature.

Outre le groupe de deputés proches du sénateur Bastien, ce dernier était convaincu d'avoir le poste au point qu'il  avait commencé à faire part de de son plan environnemental. Les mauvaises langues ont même affirmé qu'il s'était fait acheter de nouveaux costumes.

En tout cas, dans une interview samedi à radio Signal FM, le chef de l’état s’est présenté comme un homme de parole, en indiquant que cela lui arrive très rarement de manquer  à ses engagements.

«  A aucun moment je n'ai pris une telle décision… ça n'a  jamais ete le cas »  a déclaré le chef de l’état, faisant savoir qu’il était plutôt convenu lors d’une réunion tenue jeudi soir avec des députes que ces derniers voteraient en faveur de la validation de la déclaration de politique générale de son premier ministre et qu’il ne comprenait pas encore les motifs du report de la séance.

Michel Martelly qui se voulait convaincant a expliqué que contrairement au cas Kély Bastien il a accepté que l’ancien sénateur Rodolphe Joazile dirige le prochain ministère de la défense. Evoquant les expériences de l’ancien capitaine des Forces armées d’Haïti, il a affirmé que son profil pourra servir à aider à la  création de la nouvelle force publique, à garantir la sécurité du pays  et a résoudre la crise des hommes en treillis militaires.

Selon des sources bien informées, l'idée 
de la  création d'un ministère de la défense ne serait pas très populaire  dans des secteurs de la communauté internationale qui y voient l'intention nette et claire du président Martelly de ressusciter l'Armée d'Haïti, au détriment du renforcement de la police nationale.

La finalisation du processus de ratification du premier ministre Laurent Lamothe est aujourd'hui suspendue à une convocation a l’extraordinaire de la chambre basse, étant donné que les députés partent en vacances ce lundi 14 mai, selon ce qu’a rappelé vendredi, le président de ladite assemblée Levaillant Louis Jeune.

" La séance de ratificaion  ne pourra avoir  lieu lundi en raison de la clôture de la première session de l’année législative prévue à  cette date",  a indiqué le parlementaire qui s'est à l'occasion declaré très affecté  par l'humliation subie par le docteur  Kély Bastien, tout en rappelant aux jeunes loups ambitieux, que la colonne vertébrale est trop importante pour l'ensemble du squelette humain pour qu'ils la detériore avec des courbettes  .

Pour beaucoup, le processus de  ratification de l'énoncé de politique générale de Laurent Lamothe est caractérisé par un ensemble de controverses qui font présumer qu’on n’est pas près de sortir de l’auberge. Tant au niveau de l’exécutif que du législatif, ce sont des  conflits d’intérêts qui marquent le parcours du proche ami du chef de l’état  vers la primature.

On n’oubliera pas les graves dénonciations dans les rangs de parlementaires s’accusant  de corruption ou de manque de loyauté, des réunions houleuses caractérisées par de vifs échanges entre des dignitaires.  Le flou et les hésitations sont évidents  au point que la liste de ministres soumise au sénat ferait l’objet de controverses, certaines personnalités  dont les noms y figurent seraient en disgrâce auprès de puissants secteurs.


La question se pose: est-ce que le chef de l'Etat va investir son premier ministre sans la ratificaton de son exposé de politique générale à la chambre basse.


Nouvelles du 12 mai 2012
Dernier sprint des candidats pour la présidentielle dominicaine du 20 mai

Santo-Domingo, 12 mai 2012- (AHP)- Les candidats à la présidentielle du 20 mai en République dominicaine, particulièrement Hipolito Mejia  du parti de la Revolution dominicaine (PRD) et Danilo Medina du parti de la liberation dominicaine (PLD) au pouvoir, mettent les bouchées doubles pour sensibiliser leurs partisans et tenter de convaincre les indécis.

A une semaine de ces joutes marquées par une chaude campagne et aussi des exhibitions de gros moyens notamment  du PLD, l'Eglise catholique a appelé les candidats et leurs partisans au calme
.

Le cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez leur a demandé  de rester calmes et de se preparer à recevoir cer que le peuple aura décidé par la voie des urnes" parce que dans la nervosité, en lançant ds insusltes des pierres nous n'allons rien solutionner, a déclaré l'archevêque de santo-Domingo.

Il a considéré l'actuel processus électoral comme une soupe dans laquelle il y a de tout: bonnes paroles,  insultes, trivialité, violences et autres.
" Je dis que maintenant, ce qu'il y a lieu de faire, c'est se préparer sereinement au verdict des élections et que chacun aille déposer son bulletin avec respect.

La junte centrale électorale (JCE) a initie samedi une opération de motivation au vote avec la distribution de plus de 3000 bulletins educatifs dans les médias et les centres commerciaux

Entre temps, le candidat du parti Alianza País, Guillermo Moreno, a declaré samedi disposer d'informations selon lesquelles dans certaines loicalités de Santo Domingo, des points d'achat de cartes électorales seraient mis en place.

Il a demandé aux responsables de la JCE de prendre des dispositions pour découvrir ces points d'achat et adopter des mesures contre les coupables.

Le chef de la police nationale, le major général José Armando Polanco Gómez, a donné vendredi la garantie que les élections du 20 mai se derouleront  sous forte sécurité. 

Il a fait ces déclarations lors d'une réunion avec les 13 directeurs régionaux du pays, les
7 directeurs centraux et les 60 commadants de zone et le chef de la police électorale pour passer en revue la stratégie de sécurité arrêtée.

Le chef de la police s'est egalement entretenu avec le ministre ds Forces armées, le general Joaquín Virgilio Pérez Félix, autour du thème de la sécurité électorale.

Comme pour donner un coup de pouce au parti de la liberation dominicaine, à l'avant-veille du premier anniversaire (14 mai) de ses premiers 12 mois de pouvoir au bilan très mitigé, le president haïtien Michel Martelly est revenu sur le scandale de corruption haïtiano-dominicain dénoncé par la journaliste Nuria Piera. Il a nié samedi, dans une interview à l'agence espagnole EFE, avoir reçu de l'argent (2.5 millions de dollars) du sénateur PLdiste, Felix Bautista.

Ce scandale avait mis à mal le parti de la liberation dominicaine, au point qu'on croyait qu'il pourrait influencer la présidentielle, vu que M. Bautista est un haut cadre du parti et un proche ami du président Léonel Fernández.

Tout en démentant avoir reçu ces millions, le président haïtien, a ajouté: si j'ai reçu de l'argent pour la campagne, quel mal y a-t-il? Pendant la campagne electorale, tout le monde recherche de l'argent, si j'avais reçu de l'argent, je l'aurais utilisé pour la campagne", a-t-il affirmé.

L'agence EFE n'a pas dit s'il a réagi pour la somme dont la journaliste dominicaine a dit qu'il a reçu après son election.

Martelly d'ajouter: j'ai reçu de l'argent, mais pas de cette équipe". Mais il a dit dans le même temps ne rien savoir des millions dont on parle, car tout serait faux, a relevé EFE.

Cette election présidentielle se déroulera, alors que la République dominicaine qui se targue d'être le sauveur d'Haïti est considéré comme "un pays en mal-développement" où la pauvreté refuse de reculer, en dépit du fait que sa croissance est l'une des plus élevées d'Amérique latine.

Dans un article publié dans la dernière édition du journal français " le Monde", Michel Caroit relève que "la nécessité de changer de modèle de développement et de mieux redistribuer les fruits de la croissance est l'un des seuls points sur lesquels s'accordent les candidats à l'élection présidentielle du 20 mai en République dominicaine.

Il souligne que derrière les plages bordées de cocotiers qui attirent 4 millions de touristes chaque année, plus de 40 % de la population vivent sous le seuil de pauvreté.

"La misère a à peine reculé, bien que le taux de croissance du pays soit parmi les plus élevés d'Amérique latine et des Caraïbes depuis vingt ans (4,5 % en 2011)."

Côté santé et éducation: Les taux de mortalité infantile et d'exclusion scolaire sont parmi les plus hauts de la région.

Mais, ce n'est pas tout, " la République dominmicaine, importante plaque tournante de la cocaïne sud-américaine vers l'Europe et l'Amérique du Nord, est en proie à une criminalité croissante. La corruption de nombreux juges favorise l'impunité des criminels, qui bénéficient souvent de la complicité de policiers".

L'article du Monde informe que les inégalités se sont creusées entre les masses appauvries des campagnes ou des bidonvilles et la caste liée au pouvoir qui exhibe des richesses souvent mal acquises.

"Au centre d'un scandale de corruption qui s'est étendu en Haïti, au Panama et au Pérou, le sénateur Félix Bautista est l'archétype de cette accumulation vertigineuse. Sans le sou il y a seize ans, ce proche du président Leonel Fernandez est aujourd'hui à la tête d'une fortune dont il dit ignorer le montant.

Les accusations de corruption, l'achat de responsables de l'opposition et la dénonciation de complots imaginaires sur la base d'écoutes téléphoniques illégales ont marqué la campagne, sur fond de caravanes rivalisant de décibels. Le Parti de la libération dominicaine (PLD, centre droit, au pouvoir) et le Parti révolutionnaire dominicain (PRD, social-démocrate) n'ont cessé de s'accuser de mener " une sale campagne ", où les " boules puantes " ont remplacé l'exposé des programmes.

A ce jeu, le candidat du PLD, Danilo Medina, a bénéficié des ressources de l'Etat et du soutien actif du président Fernandez, qui a multiplié les inaugurations de chaussées fraîchement asphaltées. Ne pouvant se représenter à un troisième mandat consécutif - il a été président trois fois, 1996-2000 puis 2004-2008 et 2008-2012 -, il a imposé son épouse, Margarita Cedeno, comme candidate à la vice-présidence du PLD. Grâce à l'important budget de son " Bureau de première dame ", la candidate s'est construit une popularité fondée sur l'assistanat aux plus pauvres".

L'ancien sénateur Kély Bastien avili et roulé dans la farine?: des députés font échouer la séance de ratification de l'énoncé de politique generale du premier ministre Lamothe

Port-au-Prince, le 12 mai 2012 - (AHP) - Des groupes de députés n'ont pas permis vendredi à l'assemblée de réunir le quorum qui devait permettre de voter sur l'énoncé de politique générale du premier ministre Laurent Lamothe dont le choix avait pourtant été validé haut la main le 3 mai  par les mêmes deputés , mais dans une ambiance de dénonciation de versement de pots de vin et d'autres formes de corruption.

Les députés accusent le président Martelly et son premier ministre d'avoir renié la promesse de nommer d'anciens sénateurs dont celui du Nord Kély Bastien à des postes ministériels.

Les députés sont surtout furieux du fait que le pouvoir aurait roulé Kély Bastien dans la farine après lui avoir promis le portefeuille de l'envionnement. Et ils ne tarissent pas de qualificatifs et de mots  pour taxer l'affront: camouflet,  Kély, la risée; pied-de-nez à l'ancien sénateur du Nord

"C'est une gifle, une  grave insulte à Bastien et un reniement de la promesse de faire de lui un des ministres du prochain gouvernement", s'est indigné le député Jean Tolbert Alexis (Croix-des-Bouquets, ouest).

En effet, alors que le sénateur Bastien votait le 8 mai en faveur de l'énoncé de politique genérale de Laurent Lamothe, son nom figurait sur une des listes du nouveau cabinet.

Kély Bastien et ses 9 autres collègues alors en fin de mandat, sont accusés d'avoir permis la violation de l'article 78 des règlements internes du Sénat qui stipule que des copies de l'énoncé doivent être transmises à tous les sénateurs, 48 heures avant la tenue de la séance. Ce qui ne semble pas avoir été fait.

Dans les milieux proches du parti Inité dont l'ancien sénateur est censé faire partie, on affirme que M. Bastien a voté contre la ligne de sa formation et n'a pas respecté les consignes données.

Et dans les rangs de ses 8 anciens collègues qui ont boudé mardi, la partie de la séánce consacrée à l'énonce de politique genérale, on estime que  kély Bastien n'a que ce qu'il merite. Et, si, ont-ils dit, des députes empêchent l'atteinte d'un quorum parce qu'on aurait mis Kely Bastien au rancart, prouve que son vote du 8 mai etait conditionné par une récompense.

Plusieurs autres anciens sénateurs dont Rodolphe Joazile (nord-est) devraient être recyclés par leur intégration sans transition dans le futur gouvernement

Toutefois, selon differentes sources, la liste communiquée dans la soirée du 8 mai pourrait avoir été un "fake", ne serait-ce qu'en partie, puisque des discussions se seraient poursuivies jusqu'à vendredi en vue de la formation du véritable cabinet.

C'est au cours d'une de ces discussions houleuses jeudi soir qu'il aurait été décidé d'évincer certaines personnalités préalablement mentionnées, dont l'ancien sénateur Kély Bastien.

Un problème de confiance et de frivolité aurait été posé: "si certains ont pu trahir leurs anciens camarades, pourquoi ne nous trahiraient-ils pas?"

Lors de la seance avortée de vendredi et reportée sine die, des députés ont reclamé le départ du ministre chargé des relations entre l'exécutif et le législatif accusé de mouchard qui épie les moindres gestes des parlemenbtaires pour en faire rapport au chef de l'Etat.



Nouvelles du 11 mai 2012

La lutte contre la pauvreté ne peut se faire uniquement  par la création d'un ministère, mais  par des mesures structurelles adéquates et par la croissance économique, selon deux experts haitiens 

Port-au-Prince, le 11 mai 2012 - (AHP) - Le spécialiste en sciences du développement Dr Fritz Dorvilier salue l’intérêt manifesté par le premier ministre Laurent Lamothe d’engager son gouvernement dans la lutte contre la pauvreté mais croit que des résultats satisfaisants ne peuvent être obtenus dans ce domaine qu'à une politique publique  et à des mesures structurelles adéquates.

 Intervenant sur Radio Solidarité autour de la création du ministère de la lutte contre la pauvreté, l’enseignant-chercheur à l’université d'Etat d’Haïti, a rappelé que plus de la moitie de la population haïtienne (soit 56%) vit dans une pauvreté extrême. Selon lui, ce ne sont ni les projets comme Aba Grangou ni des initiatives isolées qui vont solutionner les problèmes structurels de pauvreté et d’inégalités sociales.
 
Le programme de lutte contre la faim intitulé Aba Grangou (à bas la faim) initié par la première dame Sophia Martelly, projette de réduire substantantiellement le nombre d’Haïtiens souffrant de la faim d’ici 2016.

 M. Dorvilier recommande aux autorités de puiser des données de la carte de la pauvreté élaborée en 2004 et également du document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) préparé en 2007 pour mieux orienter leurs interventions.

 De son coté le président de l’association des économistes Haïtiens, Eddy Labossière estime que la situation difficile du pays sur le plan financier n’est pas propice à l’augmentation des ministères déjà nombreux et budgétivores.

 Selon lui, cette décision du nouveau premier ministre est loin de constituer une solution au problème de la pauvreté qui est, selon lui, très grave. Il indique en effet que selon des données fiables, près de 2 millions d’Haïtiens vivent avec moins de 2 dollars américain par jour.

L’économiste souligne à l’intention des dirigeants que la croissance économique est la vraie voie à emprunter pour lutter contre la pauvreté, toutefois, a-t-il insisté, il doit s’agir d’une croissance bien distribuée.

« Comment peut-on combattre la pauvreté si le pays ne produit pas », s’est-il demandé.


 Le président de l’AEH dit constater avec regret que les annonces des différents dirigeants qui se sont succédé au pouvoir n’ont même pas été suivies de dispositions visant le renforcement de l’agriculture.

Même une banque de crédit agricole n’a pas été créée, a-t-il déploré.

 Le nouveau ministère chargé des droits de l’homme de la lutte contre la pauvreté extrême sera dirigé par Marie Carmelle Roxanne Auguste.
 
Le premier ministre Laurent Lamothe a annoncé lors de la présentation de son énoncé de politique générale au sénat que son gouvernement ferait de la lutte contre la pauvreté extrême l’une de ses grandes priorités. D’où son slogan : « Fòk pèp la jwenn » (il fauit que le peuple trouve).


 La Unibank SA inaugure une direction spécialisée dans le financement des micro-entreprises:toute entreprise participant à des activités légales, peut trouver du crédit à la Unibank, selon le président de son conseil d’administration, Carl Braun

Port-au-Prince, le 11 mai 2012 – (AHP) – La Unibank SA a inauguré vendredi, dans sa succursale située à l’angle des rues John Brown et Lamarre, une direction spécialisée dans le financement des micro-entreprises, en leur offrant un crédit adapté à leurs besoins.

Il s’agit d’un programme additionnel, à coté de la direction de crédit de l’institution et de sa filiale « Microcrédit national», en vue d’aider les micros, petites et moyennes entreprises à faire face aux difficultés liées au manque d’accès aux crédits.

La responsable de cette nouvelle direction, Martine De Catalogne, a fait savoir que, s’il est vrai que les PME jouent un rôle important dans la croissance du produit interieur brut (PIB) des pays en développement, en Haït,i la plupart d’entre elles font face à de sérieuses difficultés, notamment l’accès aux crédits, pour grandir, prospérer et demeurer.

Madame De Catalogne a indiqué qu’à travers cette nouvelle direction, la Unibank entend continuer de se rapprocher des clients qui ne sont pas considérés,
selon elle, comme des acheteurs de services de crédit mais comme de véritables partenaires qui trouvent à l’institution, des conseillers qui les aident à faire prospérer leurs avoirs.

Le président du conseil d’administration de la Unibank, Carl Braun a souligné  que la mise sur pied de cette nouvelle direction, va permettre la circulation de plus d’argent  dans l’économie, ce qui aura pour effet de favoriser la creation davantage d’emplois, l'augmentation des revenus, de la croissance et un meilleur développement.

Quelque soit l’entreprise qui participe à des activités légales, peut trouver du crédit à la Unibank, a dit M. Braun.

Il rapelle que la Unibank (fondée en novembre 1992) est présente dans 14 villes de province et dans toutes les régions de Port-au-Prince. "Nous offrons certes du crédit depuis notre fondation mais la création de cette nouvelle direction nous permettra de donner plus d’attention à notre clientèle intéressée par les services de crédit, a assuré M. Braun.

Inauguration du nouveau siège social de l’Office National d’Assurance Vieillesse à Pétion-Ville et lancement  du centre d’opération d’ONA-PAM, en présence du chef de l'Etat 

Port-au-Prince, le 11 mai 2012 – (AHP) – Les nouveaux locaux abritant le siège social de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA) ont été inaugurés vendredi à Pétion-ville en présence du président de la République, Michel Joseph Martelly.

Cette cérémonie a été marquée par l’inauguration du centre d’opération d’ONA-PAM, un programme de microcrédit dédié spécialement aux petites bourses. Le chef de l’Etat a salué la mise en place dudit programme qui, dit-il, va aider son administration à lutter de manière plus efficace contre la pauvreté dans le pays.

Il appelle en ce sens les différents salariés à s’acquitter de leurs obligations de payer leurs contributions à l’ONA pour lui donner les moyens de continuer à offrir un service de qualité à la population.

"LONA est résolument tourné vers la relance des activités économiques", a lancé le chef de l’Etat.

Le président Martelly a égalementredit sa volonté de voir toutes les institutions pu pays se mettre, de manière efficace, au service des citoyens haïtiens.

Il affirme participer à l’inauguration du nouveau siège central de l’ONA avec la ferme conviction d’amener le changement dans l’administration publique. Il inscrit cette cerémonie dans la droite ligne du processus de  développement et de  modernisation de l'Institution.

Le directeur général de l’ONA, Bernard Dégraff a, pour sa part, fait l’éloge des bonnes performances de l’institution depuis sa prise de fonction. Il informe qu'au cours de ces 6 derniers mois, l’ONA a enregistré une augmentation de recettes de plus de 30 %.

Les fonds de l’ONA doivent servir d’outils pour combattre la pauvreté, a poursuivi M. Dégraff qui informe qu’à partir de la semaine prochaine, la livraison des livrets ne sera plus un casse-tête. "Le livret sera remplacé par une carte digitalisée qui sera livré au plus tard deux semaine après la formulation d'une demande  par le contribuable", a-t-il promis.

Le DG de l’ONA informe également que désormais la pension versée aux assurés sera calculée sur la base de son salaire des 10 dernières années à hauteur de 50%. Il a précisé que si ce calcul n’atteint pas au moins 70% du salaire minimum, l’ONA aura à ajouter la différence.

Bernard Dégraff a aussi fait remarquer que, contrairement à ce qu’ont fait savoir , a-t-il dit, ces prédécesseurs, l’ONA avait enregistré des pertes de plus d’un milliard de gourdes pour ces trois dernières années. Ils ont voulu faire passer les cotisations des assurés pour des bénéfices, dénonce le directeur général qui promet d’assurer une bonne et saine gestion des ressources de l’institution en vue de la mettre au service de la collectivité.


Nouvelles du  10 mai 2012
Johnny Jean identifie, devant un  juge à Montevideo,  les casques bleus onusiens qui l'ont violé à Port-Salut

Montevideo, le 10 mai 2012 – (AHP) – Le jeune port-salutain a éte entendu jeudi par le juge uruguayen Alejandro Guido et a identifié devant la cour, les casques bleus qu'il accuse de l'avoir violé dans une base de la mission ds nations-Unies en Haïti, à Port-Salut (sud)

A present, la Cour dispose d'un délai de deux mois pour decider si le cas merite que les casques bleus passent en justice

Un des avocats américains qui acompagnent le jeune homme a indiqué à l'issue l'audience aux journalistes, qu'il y a bien eu viol et qu'il y a une video et une évidence medicale pour le prouver

Johnny Jean était arrivé mercredi à Montevideo en compagnie de sa mère, de ses avocats et de l'ambassadeur itinérant uruguayen Romero Rodríguez, avait révélé avoir eté sodomisé par les soldats de la mission des nations-Unies en septembre 2011, après que le film de l'acte eut commencé à circuler sur le net.

La MINUSTAH qui s'était montrée reticente à faire cas de ce dossier au point de rapatrier aussitôt les accusés, avait dû en tenir compte  suite à des pressions et des manifestations organisées un peu partout et particulièrement dans le Sud.

Le gouvernement du président José Mujica a fait savoir par le biais du Ministère des Affaires etrangères, sa détermination à faire le jour sur  ce dossier.

Depuis son arrivée dans la capitale uruguayenne, le lieu où est logé Johnny Jean,  est tenu secret pour, selon les autorités urugyennes, le proteger de tout harcèlement de la presse.

Le gouvernement uruguayen a donné des garanties de sécurité à la presumée victime ainsi qu'à ceux qui l'accompagnent. Et les coûts de son voyage et de son séjour sont payés par le gouvernement, selon un communiqué officiel cité par l'agence espagnole EFE.

L'audience devrait commencer à 2heures (heure uruguayenne). Les présumés violeurs sont pour l'instant en "liberté conditionnelle", jusqu'à ce qu'aboutisse la procédure judiciaire. Et le témoignage de Johnny Jean est vital dans ce dosier.

Des casques bleus sont accusés dans de nombreux autres cas de viols et de  sévices sexuels contre des mineurs filles et garcons dans de nombreuses autres  regions du pays dont les Gonaïves.

Mais Dams la plupart, de ces cas, les accusés sont soit couverts, soit envoyés dans leurs pays ou font l'objet de jugements-bidon organisés par des militaires de l'a MINUSTAH.

Le premier ministre Laurent Lamothe à la dernière étape de sa marche vers la primature: le vote de son énoncé de politique generale dejà assuré même si certains députés  font semblant de le conditionner à certaines exigences

Port-au-Prince, le 10 mai 2012 - (AHP) - Le premier ministre Laurent Lamothe se prépare à franchir la dernière étape de sa marche vers la primature,  ce vendredi à la chambre des députés où il est attendu pour défendre son énoncé de politique générale après l'avoir fait mardi au Sénat.

Le 
député de Léogane, Jean Danton Léger a ainsi fait savoir que  l'enoncé de politique generale du premier ministreLaurent Lamothe pourra bénéficier du vote des députés de la plateforme Ansan m nou fò (Unis nous sommes forts ) moyenant certaines garanties dont la mise en place  des nouvelles forces armées d'Haïti, la résolution du problème des sinistrés de janvier 2010 vivant encore sous les tentes et le traitement des bassins versants.

Un autre représentant de la région des palmes, stevenson Jacques Thimoléon (Petit-Goave) réputé prohe de l'Executif, a lui aussi indiqué  qu'il n'aurait pas de problème à voter en faveur de M. Lamothe.


Selon différents secteurs, même si les deputés font semblant de conditionner leur vote à un ensemble d'exigences auxquels le premier ministre devrait satisfaire, en realité leur vote est dejà acquis
, à la manière du vote du 3 mai qui a éte l'objet de nombreuses critiques. Au cours de cette séance, les députés à couteaux tirés, se sont accusés mutuellement d'avoir reçu des pots-de-vin pour canaliser leur vote dans un sens ou l'autre

Le député de Croix-des-Bouquets/Thomazeau, Jean Tholbert Alexis a ainsi fait remarquer que si ses collègues sont cohérents, ils voteront en faveur de la politique générale de M. Lamothe.


Le vote, a-t-il dit, ne devrait pas être différent de ce qu'il a été lors de la ratification de son choix.

Le parlementaire a dit par ailleurs accueillir favorablement la décision du PM de confier les caisses du pays à des femmes, rappelant  que les ministères de la planification et de l'économie ont été attribués à des femmes.


Il a plaidé en faveur de l'intégration de plus de jeunes dans l'administration, notamment en qualité de  ministres, comme c'est  le cas avec Stéphanie Balmir Vildrouin au tourisme.

Plusieurs membres de la chambre basse disent néanmoins relever des inconhérences entre les projets insérés dans le progrmme du PM Lamothe et le budget déjà voté pour l'exercice en cours.

C'est le cas du questeur de la chambre, Cholzer Chancy qui questionne les voies et moyens qui permettront à Laurent Lamothe de concrétiser ses promesses, le budget ayant déjà été voté.


Il se dit très peu persuadé qu'Haïti sera réellement en chantier.


Le député Lesly Guirand abonde dans le même sens. "La plupart des promesses de M. Lamothe ont déjà été faites par plusieurs anciens premiers ministre. Voilà pourquoi j'attends de voir M. Lamothe à l'oeuvre pour le juger".

Fritz Chéry de la circonscription de Gros-morne affirme n'avoir pas encore fait sa décision. Il a même fait savoir qu'il n'avait pas encore lu le document que va défendre M. Lamothe.



Le senateur Andrice Riché inquiet de l'avenir du Grand corps après son amputation de 10 de ses membres

Port-au-Prince, le 10 mai 2012 - (AHP) - Le sénateur Andrice Riché prédit des jours sombres pour son assemblée, désormais amputée du tiers de ses membres après le départ des 10 sénateurs dont le mandat est arrivé à terme mardi dernier.

Le parlementaire croit savoir que des collègues seraient pressurés, voire menacés pour rendre le Sénat dysfonctionnel par leur absence.

Il dit attendre la séance de lundi qui consacrera la fin de la session parlementaire pour savoir lesquels de ses collègues vont rester des sénateurs et ceux qui vont devenir des valets de l'Exécutif.


Il est des hommes qui sont prêts à vendre leur personalité, rien que pour des miettes. Certains sénateurs oublient qu'ils ont été élus pour servir les intérêts de la nation et pas les leurs, a dénoncé M. Riché.

De son côté, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) a, dans une conférence de presse ce jeudi, dit prendre note de l’échéance du mandat de 10 sénateurs, le 8 mai dernier.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Haïti, M. Mariano Fernández Amunátegui, qui a  salué les sénateurs pour "leur travail aux cours des six dernières années", a dit reconnaitre que le Sénat se retrouve à présent confronté à une situation délicate.

La porte-parole de la mission onusienne, Sylvie Van den Wildenberg s'est declarée pour sa part confiante que les sénateurs restants sauront faire preuve de la sagesse politique nécessaire pour assurer la continuité de cette  importante institution.

La mission invite les pouvoirs publics à faire en sorte que les élections législatives et municipales se tiennent le plus tôt possible et que le calendrier électorial soit, à l'avenir, respecté.

Les sénateurs qui ont fini leur mandat mardi continuent de faire l'objet de nombreuses critiques, pour "avoir notamment violé les règlements internes du grand corps lors de la séance de mardi". Les funérailles symboliques de certains d'entre eux ont même éte chantées lors d'une manifstation mercredi à Jacmel (sud-est).

Le sénateur Joseph Lambert a particulièrement ete critiqué pour son " manque de discipline de parti", allant d'un cvourant à l'autre. Les manifstants n'ont pas non plus été tendres vis-à-vis des deux anciens sénateurs devenus mijnistres. Kély Bastiden (nord) et Rodolphe Joazile votaient mardi soir en faveur de l'énoncé de politique generale, alors qu'ils étaient dejà sur la liste des ministres.

Les 8 sénateurs qui ont boudé la partie de la séance de mardi consacrée à l'analyse de l'énoncé de politique générale, ont accusé le président du Sénat, Simon Dieuseul Desras, d'avoir favorisé la violation des règlements interieurs du grands corps. Certains de ces sénateurs n'écartent pas la possibilité de chercher à le destituer.

Le secrétaire genéral du PLD accuse le candidat du PRD d'incontinence verbale après sa dénonciation du comportement partisan des militaires: Mejia appelle ses partisans à ne pas se laisser intimider

Santo-Domingo, le 10 mai 2012 – (AHP) –
Le candidat du parti révolutionaire dominicain, l'ancien president Hipolito Méjia avait accusé mercredi les miitaires de préparer un plan pour empêcher les électeurs favorables à son parti de voter le 20 mai prochain, le jour de l'election présidentielle
.

Le secrétaire genéral du parti de la libération dominicaine (au pouvoir)Pared Pérez a rétorqué en taxant de basse manooeuvre la denonciation de Mejia qui ne vise, selon lui, qu'a étouffer la verité.

Il a indiqué que son parti ne peut pas recourir à ce type de pratique parce que son candidat Danilo Medina, dispose, selon lui, d'un avantage oscillant entre 8 et 12 points.

Il soutient  que la brèche entre Danilo et Hipolito, comme le signalent les enquêtes, est la conséquence des erreurs commises ces dernièrs semaines par le candidat du PRD qui souffre, selon lui, de diharrée verbale

Dans un sondage rendu public mercredi, la firme Newlink accorde 54.2% des intentions de vote à Danilo Medina contre  42.6% à Hipolito Mejia.

Mais le candidat du parti de la révolution dominicaine a demandé à ses partisans de ne pas se laisser intimider par les militaires et les policiers qui se proposent  de les empêcher  d'accéder aux urnes le 20 mai.

Il a fait savoir qu'en tant qu'ancien président de la République, il dispose d'informations precises sur le comportement des secteurs militaires et policiers qui cherchent à faire peur aux Prdistes

" Ils ont dejà commencé dans certains endroits à semer la peur. Et nous en avons informé l'OEA et d'autres organisations", a dit Mejia.

Nouvelles du 9 mai 2012


Le sénateur Moise Jean-Charles avertit que le nouveau gouvernement que dirigera Laurent Lamothe sera dans le collimateur de la commission sur la nationalité

Port-au-Prince, le 9 mai 2012 – (AHP) – Le président de la commission sénatoriale spéciale chargée d’enquêter sur la nationalité des membres du gouvernement et du chef de l’Etat, a informé mercredi que le nouveau gouvernement que dirigera Laurent Lamothe sera dans le collimateur de ladite commission.

"Nous envisageons de demander que les membres du cabinet ministériel replâtré, déposent leurs documents de manière à ce que nous puissions faire le point sur leur nationalité", a dit Moïse Jean Charles, regrettant que l’assemblée des sénateurs n’ait pas eu assez de temps pour analyser le dossier de chaque membre de l’équipe gouvernementale.

Le parlementaire a d’ailleurs indiqué que des ministres reconduits sont déjà soupçonnés d’avoir plusieurs citoyennetés.

Moïse Jean Charles a fait savoir que de nouvelles données vont figurer dans le rapport final qui sera bientôt soumis à l’appréciation des sénateurs qui, rappelle-t-il, auront à se prononcer sur la question.

Le parlementaire campe sur sa position selon laquelle, plusieurs membres de l’équipe sortante et aussi de celle qui s’apprête à la remplacer ont la nationalité étrangère.

La question de la nationalité du chef de l’Etat et des membres du gouvernement, notamment le chancelier démissionnaire et actuel premier ministre Laurent Lamothe, la ministre du tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin, étaient au coeur de l'actualité  ces derniers mois.

Michel Martelly et plusieurs ministre et secrétaires d’Etat sont accusés d’avoir plusieurs citoyennetés. Après un bras de fer avec le Parlement, le chef de l’Etat avait finalement accepté de remettre, via Religions pour la Paix, ses documents de voyage au Sénat.

Deux rapports préliminaires ont été remis à l’assemblée et à chaque présentation, les pro et anti-Martelly se sont affrontés à coup d’arguments pour défendre leur position.


Le sort des Ministères du Commerce et des Haïtiens vivant à l'Etranger toujours incertain: les ministres Wilson Laleau et Daniel Supplice n'auraient pas été contactés jusqu'ici

Port-au-Prince, le 9 mai 2012 – (AHP)- Jusqu'à mercredi à la mi-journée, les ministres du Commerce et des Haïtiens vivant à l'Etranger (MHAVE,  dans le gouvvernement de Garry Conille, Wilson Laleau et Daniel Supplice n'avaient pas eté informés de leur sort.

Les titulaires de ces postes ministériels n'ont pas été mentionnés dans la liste publiée mardi soir avant le vote sur l'énoncé de politique generale du premier ministre Laurent Lamothe.

Ces portefeuilles ont-ils été supprimés ou leur cherche-t-on encore des titulaires?

En tout cas, selon des informations, aucun haut responsable de l'Exécutif n'aurait pris contact avec  MM Laleau et Supplice qui etaient toutefois à leur poste ce mercredi.

Si le Ministère du Commerce n'était pas au nombre des ministères à supprimer dans le gouvernement Conille. Tel n'a pas eeté le cas pour le
MHAVE dont le maintien n'a été obtenu que giace aux pressions des Haïtiens vivant à l'Etranger qu envoient au pays plus de 2 milliards l'an, mais qui sont toujours exclus des Affaires du pays et privés du droit de vote.

Dans une lettre adressée au premier ministre par le chairman de la coalition des haïtiens américains et du groupe de travail des haïtiens de la diaspora,
Jean-Robert Lafortune, il a été demandé que ce soit les Haïtiens de la diaspora qui guident le choix d'un responsable pour ce poste ministériel.

Dans une lettre adressée au président du Senat, l'ancien ministre des Haïtiens vivant à l'Etranger, Edwin Paraison,
a fait savoir que  la nouvelle vision prônée pour le Ministère, c’est d’en faire un organe avec des scientifiques et spécialistes de la diaspora attelés à la refondation de l' État haïtien dans divers domaines.

Ces experts seraient incorporés, a-t-il dit, a l' UNITE DE PROGRAMMATION ET D' ETUDES du Ministère à partir d’ un programme permanent de transfert de compétences.

Le MHAVE serait l' espace de convergence des multiples actions des associations communautaires ou civiles de l’ extérieur se constituant en une structure purement technique pour faciliter la coopération inter-haïtienne.
1:30PM

"Haïti : 1000 adolescentes vont bénéficier dune formation technique pour
faciliter leur insertion sur le marché du travail

PORT-AU-PRINCE, 9 mai 2012  La Banque mondiale a annoncé, aujourdhui, lextension en Haïti de lInitiative pour les adolescentes, un programme mondial public-privé visant à  promouvoir lautonomie économique de 12000 jeunes filles et jeunes femmes âgées dans huit pays.
En Haiti, ce sont 1000
adolescentes âgées de 17 à 20 ans qui bénéficieront dune formation technique non-traditionnelle dispensée dans un ensemble de centres de formations certifiés.

Les jeunes filles recevront par ailleurs une formation à la vie professionnelle (éthique de travail, confiance en soi, bonnes pratiques de comportement dans un environnement professionnel, etc.). Une bourse leur sera également versée via un système de banque mobile afin de couvrir les frais de transport et autres coûts associés au suivi de la formation au cours de laquelle, ou au terme de celle-ci, les bénéficiaires du projet seront mises en relation avec des employeurs par le biais dun stage, idéalement considéré comme une première étape à l'emploi.

Cette formation prendra directement en compte les besoins des
employeurs partenaires de l'initiative.

Pour Sheyla Durandisse, chef de cabinet de la ministre de la condition féminine et au droit des femmes, l'Initiative pour les adolescentes en Haïti intègre les dimensions communautaires, éducatives et professionnelles afin de prendre en compte lensemble des défis auxquels les jeunes filles haïtiennes doivent faire face pour améliorer durablement leur situation sociale et économique .

Mise en place à Port-au-Prince, et ciblant de manière prioritaire les quartiers défavorisés, la formation sera dispensée en deux phases. 500 jeunes filles seront formées en 2012 et 500 en 2013.
 
En  Haïti où la proportion des moins de 30 ans atteint environ 70 % de la population, les adolescentes et les jeunes femmes issues de foyers pauvres, comme dans de nombreux pays en développement, ont, au même niveau détudes, plus de difficultés, que les garçons, à s'insérer dans la vie active après l'école.

Or le dernier Rapport sur le développement dans le monde montre que
les investissements en faveur des adolescentes permettent de rompre le cycle de la pauvreté entre les générations. A titre dexemple, les jeunes filles participant a Progama Joven, en Argentine, ont vu leurs revenus augmenter significativement ainsi quune hausse de lemploi dans leur groupe de 9 à 12 point de pourcentage. Au Pérou, les jeunes filles bénéficiaires du projet ProJoven ont vu leur salaire augmenter de 92% après 18 mois de formation. 

Pour Alexandre V. Abrantes, envoyé spécial de la Banque mondiale en Haïti, à lenseignement technique est un aspect essentiel du développement du capital humain en Haïti. Il est à la croisée des chemins des défis de lemploi et de la croissance du pays dans les cinq prochaines années et au delà.
 
L'annonce du lancement de l'Initiative pour les adolescentes à Haïti intervient à l'occasion d'une journée de conférences et débats organisés pour présenter l'initiative et ainsi que les innovations et les réalisations des programmes de développement destinés aux adolescentes des pays en développement.

L'Initiative a été lancée au Libéria en 2008, dans le cadre du Plan d'action pour la parité hommes-femmes du Groupe de la Banque mondiale  ᆱ La parité hommes-femmes, un atout pour l'économie ᄏ  afin de faciliter aux adolescentes le passage de l'école à l'emploi productif.
 
Dotée jusqu'à présent d'un financement de 22 millions de dollars, l'Initiative est déjà présente en Afghanistan, en Jordanie, au Libéria, au Népal, en République démocratique populaire, au Rwanda et au Sud-Soudan.

Nouvelles du 8 mai 2012

La politique générale du premier ministre Laurent Lamothe ratifiée au sénat après des discussisons houleuses avant son arrivée

Port-au-Prince, le 8 mai 2012 – (AHP)- 20 sénateurs dont 10 en fin de mandat ont voté tard mardi soir en faveur de l'énoncé de politique génerale du premier ministre Laurent mathe. Aucun sénateur n'a voté contre ni ne s'est abstenu.29 sénateurs étaient présents au tout début de la séance

Mais plus d'une demi douzaine ont quitté la salle avant l'arrivée du premier ministre pour signifier leur opposition à l'introduction  de l'examen de sa politique générale dans l'ordre du jour.

Le sénateur Moïse Jean-Charles (nord) et plusieurs autres sénateurs avaient en effet  fait valoir la necessité de respecter l'article 78 dès règlements intérieurs du sénat qui prévoit que des copies  de l'énoncé de politique générale doivent être soumises aux aux sénateurs 48 heures avant la séance. Ce qui ne semble pas avoir été fait
.

Dans son enoncé le premier ministre a promis  de mener une politique d'ouverture et de  participation
. Il a également promis de relancer la reconstruction du pays ravagé par un violent séisme en janvier 2010.

Le successeur de Garry Conille a garanti que des élections (législatives et municipales) seront organisée dans le meilleur delai sans donner de date, des elections qui pourraient coûter jusqu'à 60 millions de dollars.

Sur le dosier des soldats Onusiens prsents depuis debut 2004 en Haïti, le premier ministre a indiqué qu'ils ne pouvaient pas partir sans que ds dispositions prealable soient prises poiur pour combler le vide qu'ils vont laisser dans le domaine de la sécurité.


Laurent Lamothe se trouvait en compagnie de la plupart de ses ministres au moment de son énoncé, alors que   des changements ont été opérés au sein du cabinet, notamment au niveau  du ministère des affaires sociales, de la culture et de la Commnication, de l'Intérieur, des Colectivités teritoriales et de la Defense. Des changement operés aussi au Mnistère des Finances, de la Planification, de l'Environnement, des sports, de l'Agriculture.

De nouveaux portefeuilles ont été créés dont celui des droits de l’homme et de la lutte contre la pauvreté extrême. Deux sénateurs en fin de mandat: Kély Bastien et Rodolphe Joazile ont intègré le gouvernement et de ce fait ont voté pour leur propre personne en votant en faveur de l'énoncé de politique générale.

L'énoncé de politique générale doit également être presenté à la chambre basse probablement vendredi.

Un aperçu du cabinet ministeriel
Le premier ministre Laurent lamothe garde le porte-feuille ds Affaires etrangères et des Cultes

. Ministre de l’économie et des finances, Marie-Carmelle Jean Marie
. Ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Thierry Mayard Paul, également chef du cabinet particulier du Président de la république (reconduit)

.Ministre de la culture, Mario Dupuy, actuel conseiller du Président Michel Martelly
. Ministre de la défense nationale, l'ancien capitaine des FADH, Rodolphe Joazile, Sénateur sortant

. Ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Jean Renel Sanon. Il est actuellement le secrétaire général de la Présidence



. Ministre de la planification et de la coopération externe, Josépha Raymond Gauthier, actuelle directrice générale du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES)

. Ministre de l’environnement, Sénateur sortant Kély Bastien

. Ministre de la communication et de l’information, Ady Jean Gardy, actuel chef de cabinet de Laurent Lamothe à la chancellerie


.Ministre de la santé publique et de la population, Dr Florence Duperval Guillaume (reconduite)

. Ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Réginald Paul (reconduit)

. Ministre des travaux publics, transports, communications et de l’énergie, Jacques Rousseau (reconduit)

. Ministre de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural, agronome Thomas Jacques

. Ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin (reconduite)

. Ministre des affaires sociales et du travail, Ronsard St-Cyr (actuel directeur général au même ministère)

. Ministre de la jeunesse, des sports et de l’action civique, Pierre Poitevien

. Ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Yanick Mézile (reconduite)

. Ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée des droits de l’homme et de la lutte contre la pauvreté extrême, Roxane Auguste,
. Ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano (reconduit).

On ne sait pas si MM Wilson Laleau et  Daniel Supplice conservent ou non respectivement les portefeuilles du Commerce  et des Haïtiens vivant à L'Etranger


Toutefois des  Haïtiens et des organisations d'Haïtiens de la diaspora ccherchent à faire nommer un des leurs au MHAVE. A ce sujet une correspondance de l'ancien ministre des haïtiens vivant à l'Etranger, Edwin Paraison, aux autorités

 "Au retour a l’ordre constitutionnel en 1994, les autorités compétentes ont pris la juste décision de créer un organe de gestion des rapports entre Haïti et sa diaspora. Le Ministère des Haïtiens vivant a l’ étranger est donc pour nos expatries  la première instance de représentation et de liaison de l’ État haïtien dans cette autre partie de la nation éparpillée dans plus de 25 pays du monde et dont le nombre est estime a plus de 4 millions d’ âmes.

Sans probablement le concevoir ainsi a l' origine, les dirigeants haïtiens avec ce ministère ont crée une opportunité pour la diaspora de s' intégrer de façon plus directe et permanente au développement du pays. Paradoxalement, le MHAVE aprés  18 ans d’ existence n’ a pas reçu l’ appui nécessaire pour son usage optimal en tant qu’ outil de développement. Force est de constater que le tremblement de terre de janvier 2010 a non seulement démontré le rôle capital de la diaspora dans la vie nationale mais aussi l’ importance d’ un tel organisme
.

Dans ce contexte, la nouvelle vision prônée pour le Ministère, c’est d’ en faire un organe avec des scientifiques et spécialistes de la diaspora attelés a la refondation de l' État haïtien dans divers domaines. Ces experts seraient incorpores a l' UNITE DE PROGRAMMATION ET D' ETUDES du Ministère a partir d’ un programme permanent de transfert de compétences.


Le MHAVE serait l' espace de convergence des multiples actions des associations communautaires ou civiles de l’ extérieur se constituant en une structure purement technique pour faciliter la coopération inter-haïtienne.


Cette nouvelle approche qui mise également sur le volume des transferts ayant atteint pour l’ année 2011 plus de 2 milliards de dollars serait, d’ un cote, apte a réduire la dépendance financière d’ Haïti de l’ aide internationale et, de l’ autre, renforcer notre politique extérieure en utilisant sciemment la disposition et volonté des élus et officiels d’ origine haïtienne des pays d’ accueil de notre émigration et des organismes internationaux,  en dehors, des limitations de nos missions diplomatiques.

Au moment de la présentation de la politique générale du nouveau gouvernement Lamothe-Martelly, nous voulons donc attirer votre attention  Monsieur le président sur la nécessité de la définition d’ une action gouvernementale claire dans la gestion des rapports avec la diaspora. De même, il serait juste, que le MHAVE soit dirige par un représentant actif de l’une de nos communautés de l’ extérieur selon le vœu exprime par des participants a la Journée Nationale de la Diaspora en République Dominicaine le 20 avril passe.

Avec nos salutations distinguées, recevez nos remerciements de votre attention a la présente et l’expression de notre haute considération.

Nouvelles du 7 mai 2012
L'assemblée des sénateurs rejettent une proposition du président de l'assemblée visant à donner une rallonge aux collègues en fin de mandat, jusqu'à l'organisation des prochaines législatives

Port-au-Prince, le 7 mai 2012 – (AHP)- Deux importantes décisions ont été adoptées ce lundi lors de la conférence des présidents au Sénat de la République.

Il s’agit dune part, de la confirmation de la date du 8 mai pour la tenue de la séance au cours de laquelle, le premier ministre ratifié Laurent Lamothe fera son énoncé de politique générale devant les senateurset, d’autre part, le rejet de la proposition du président de l’Assemblée Simon Dieuseul Desras qui souhaitait que ses 10 collègues dont le mandat arrive à terme ce mardi restent à leurs postes jusqu’aux élections de leurs remplaçants.

Cette proposition a été contestée par plusieurs senateurs  dont Moïse Jean-Charles qui dit voir dans le départ de ces 10 futurs ex-collègues, une bénédiction pour l’Assemblée.

Le 2e sénateur du Nord reproche  aux sortants leur manque de volonté de mettre leurs compétences au service de la population.

Qualifiant même de démons certains des dix sénateurs qui partent ce mardi, le parlementaire estime que ces derniers ont davantage profité de leur statut que de faire bénéficier au pays de leur capacité. Ils ont grandement contribué  à la mise du Sénat au service de l’Exécutif et vendu leur âme pour la réelection et d'autres avantages, a-t-il accusé.


Le sénateur du Cap-haïtien (nord) croient que sans eux le Sénat va pouvoir désormais, fonctionner comme un corps  digne de ce nom, espère Moïse Jean-Charles.

La plupart des sénateurs dont le mandat arrive à terme ce 8 mai et qui se trouvaient au Sénat ce mardi, se sont octroyés un satisfécit et ont réaffirméleur désir de revenir, arguant que le travail n’est pas achevé.


C’est le cas par exemple du sénateur Evallière Beauplan (nord-ouest). Il affirme avoir fait œuvre qui vaille, étalant au menu de ses réalisations le fait d’avoir initié ou voté des lois et des conventions susceptibles de permettre une amélioration des conditions de vie des citoyens.

Il a cité entre autres, la loi sur les ONG, l’interdiction de vendre de l’alcool aux mineurs, dont le suivi doit être désormais fait par le sénateur Wenceslass Lambert.

Evallière Beauplan a affirmé que c’est sur demande de ses mandants qu’il reviendra au Parlement. Je suis certes fatigué après 12 années  au grand corps mais je dois entendre les appels de la population qui m’a promis de m’accompagner", a dit le sénateur en fin e maqndat.

Le sénateur Kély C. Bastien tient à peu près le même discours. La loi sur les frais scolaires, celle portant sur la liquidation des affaires courantes sont entre autres, dans le cahier des réalisations dont le sénateur s'enorgueillit.

Il reconnait toutefois que les lois ne suffisent pas pour faire avancer les choses dans un pays comme le nôtre.

Le sénateur Nenel Cassy est lui aussi, sûr de revenir au Parlement. Il en parle d’ailleurs comme une obligation de sa part, brandissant  une vingtaine de lois qu’il affirme avoir votées ou proposées.
Je viens de passer 6 ans de dur labeur au Sénat et le bilan est vraiment positif, a-t-il dit, regrettant toutefois de n’avoir pu faire mieux.

Avec l'échéance du mandat d'un tiers du Sénat ce 8 mai , le chef de l'Etat perd plusieurs de ses fidèles alliés dont le sénateur Joseph Lambert (sud-est), Youri Latortue (Artibonite, nord),  Michel Clérié (Grande-Anse, sud-Ouest) et Yvon Bissereth (Sud)


Johnny Jean et ses avocats en Uruguay  pour affronter les casques bleus accusés de l'avoir violé en juillet 2011 à Port-salut (sud)

Port-au-Prince, le 7 avril 2012 – (AHP) – La mère de Johnny Jean et un émissaire du gouvernement haïtien devrait avoiravoir laissé  le pays ce lundi à destination d’Uruguay en vue de prendre part à l’enquête préliminaire dans l’affaire opposant son fils à 5 casques bleus uruguayens qu'il accuse de l'avoir violé.

La victime présumée Johnny Jean, un de ses avocats Gervais Charles et un accompagnateur Fritz Dorzaire, devront eux, laisser le pays mardi pour rejoindre la première partie de la délégation qui prendra part à l’enquête préliminaire, selon M. Charles.

L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince a fait savoir que la délégation, suite à sa participation à l’enquête préliminaire, sera de retour dans le pays ce jeudi.

Me Charles a indiqué que le gouvernement uruguayen avait dépêché un émissaire à Port-au-Prince en vue de faciliter le voyage de la délégation haïtienne et son séjour dans le pays.

La délégation comprendra également deux avocats américains qui auront, eux, à faire le voyage à leurs propres frais. Tous ces avocats seront présents, a-t-il dit, à l'audition dans le cadre de l’enquête préliminaire.

Selon des temoignages concordants, le jeune port-salutain a été victime en juillet 2011 d’un viol collectif perpétré dans une base de la mission onusienne. Ett fiers de leur acte, les presumés violeurs ont fait circuler le film sur le net.


Nouvelles du 4 mai 2012

Tentative d'installation du premier ministre avant la présentation de son énoncé de politique genérale et avant la notification officielle de sa ratification par la chambre basse

Port-au-Prince, le 4 mai 2012 – (AHP) - La cérémonie d’installation du premier ministre ratifié Laurent Lamothe à laquelle la presse était conviée ce vendredi, a  été reportée sine die. Le chef de protocole du palais national, l’ambassadeur Jean-Yves Mazile, qui avait lancé les invitations  aux journalistes  pour  la couverture de ce surprenant évènement, à la demande de ses supérieurs, n'était pas en mesure de fournir des explications sur cette annulation
 
Le premier minisdtre a été ratifié jeudi par les députés dans une ambiance malsaine faite de dénonciations, les uns accusant les autres d'avoir reçu des pots-de vin en retour de leurs votes. Non seulement, le bureau de la chambre n'avait pas encore notifié officiellement la présidence des résultats du vote de jeudi soir, , le premier ministre ratifié doit faire approuver au Senat et à la chambre, son énoncé de politique générale avant d'être investti  dans sa nouvelle fonction.

Mais l'exécutif qui,
le 4 mai, a publié  un arrêté présidentiel nommant M. Lamothe premier ministre, a aussi tenté de l'installer le même jour sans l'accomplissement des 2 étapes sus-mentionnées.
 
Ce vendredi, les journalistes avaient dans un premier temps été invités à la primature. C'est arrivés sur place, qu'ils ont appris que la cérémonie aurait lieu au Palais. Ils devaient finalement apprendre  que cette cérémonie a été reportée  sine die.
 
Le secrétaire général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Sauveur Pierre Etienne estime que la tentative de l’Exécutif d’installer le premier ministre ratifié avant même d’être informé du vote de  la chambre basse, traduit sa volonté de diriger le pays en dehors de la loi.
 
Il a fait savoir que  le chef de l’Etat a de mauvais conseillers et c’est pour cela que "nous avançons de scandales en scandales".
 
Sauveur Pierre Etienne  salue le geste du premier ministre ratifié qui, dit-il, n’est pas entré dans le jeu, même si sa ratification la veille a eu lieu, a-t-il dit, dans des circonstances confuses.
 
De fait, 62 députés ont voté en faveur de la ratification de M. Lamothe, 3 contres et 2 se sont abstenus.
 
Ce vote ne fait pas honneur aux parlementaires qui  ont pour devoir de défendre les intérêts de leurs mandants, a dit le coordonnateur de l'OPL qui a appelé par ailleurs à une meilleure organisation des partis politiques, tout en redisant que l’OPL restera dans l’opposition constructive.
 
Le leader de la Convention Unité Démocratique (KID, en créole) a dénoncé pour sa part, une séance de l'indécence qui confirme celle de la honte déroulée quelques semaines plus tôt au Sénat de la République.
 
C’est dommage, a-t-il dit, que des parlementaires inventent un concept de vote politique pour violer la constitution. Aucun parlementaire ne devrait approuver le dossier d’un aspirant à la primature si son dossier n’est pas correct.
 
Il a salue la position "des rares députés" qui ont pris, a-t-il dit, position en faveur de la constitution. Evans Paul dit attendre, pour le prestige de la chambre, que l’Unité de Lutte Contre La corruption (ULCC) et l’UCREF fassent toute la lumière sur les accusations du député Fritz Gérald Bourjolly.
 
En effet, le député  d'Aquin/Saint-Louis du Sud a dénoncé  jeudi soir, ses collègues pro-Lamothe d’avoir monnayé leur vote. Selon le parlementaire, qui appelle à la fin de la corruption, les députes auraient reçu chacun 3.5 millions de gourdes à travers de projets dits fictifs, pour ratifier M. Lamothe.
 
Déjà au Sénat, plusieurs secteurs avaient dénoncé des versements de pot-de-vin pour que Laurent Lamothe puisse être ratifié.
 
Le député Luckner Noël rejette les accusations de son collègue Bourjolly qu’il a, à son tour accusé, d’avoir tenté de négocier son vote à coup de millions.
 
L’ancien président de la chambre, Saurel Jacinthe a qualifié d’inconstitutionnel le vote de la majorité. Il estime que cet acte aura de graves conséquences sur le pays à l’avenir.
 
Le député Vikens Dérilus, rapporteur de la commission qui était chargée d’étudier le dossier Lamothe reconnait qu’il y a eu des irrégularités dans ce dossier mais précise que la commission n’était pas en mesure de prouver la véracité des suspicions.
 
Il affirme que la commission a, malgré tout, recommandé à l’Assemblée de voter en faveur de la ratification de M. Lamothe.
 
Le ministre démissionnaire chargé des relations avec le parlement Ralph Téano s’est réjoui du vote de jeudi soir. Il a redit que Laurent Lamothe est éligible au poste de premier ministre.
 
C’est quelqu’un qui a payé ses impôts, qui a résidé dans le pays ces 5 dernières années contrairement à ce qu’ont voulu faire savoir certains députés.
 
Il informe que l’énoncé de politique générale de M. Lamothe ne devrait pas tarder.
 
L’intéressé qui se présente comme un proche ami du président Michel Martelly, dit croire qu’il forme une bonne équipe avec le chef de l’Etat.
 
Il a promis de mettre sur pied un gouvernement d’ouverture. Il annonce aussi l’exécution de plusieurs projets d’infrastructures et le lancement de la reconstruction.
 
Laurent Lamothe  a évoqué également parmi ses priorités, la publication de l’amendement constitutionnel, l’organisation cette année des prochaines élections, la mise à jour du cadre légal sur les affaires et le redressement de la situation environnementale.

Parallèlement, des rumeurs se font persistantes  autour de la formation de camps au sein du pouvoir, des factions pro et anti Lamothe qui seraient à couteaux tirés.


La République dominicaine confirme son leadership dans la région caraïbe,  en matière d'investissements directs étrangers

Santo-Domingo, le 4 mai 2012 – (AHP) –La République dominicaine a confirmé sa position de leader de la région caribbéenne pour ce qui est des investissements directs étrangers (IDE), selon les conclusions d’une analyse faite par la Commission Economique pour l’Amérique-latine et les Caraïbes (CEPALC) pour l’année 2011.
 
Sur les 4 milliards 443 millions de dollars US investis par les secteurs étrangers dans la région l’an dernier, la République dominicaine a réussi à attirer  plus de 53.3% soit 2 milliards 371 millions de  dollars US.
 
En Amérique Centrale, c’est le Panama qui occupe cette position avec un total de 2 milliards 790 millions de dollars US d’IDE.
 
Le rapport de la CEPALC publié jeudi soir montre que les investissements directs étrangers ont augmenté de 36% par rapport à l’année précédente (2010) mettant en évidence les fonds attirés par le Panama (2\ milliards 790 millions), le Costa Rica (2,104 millions) et le Honduras (1,014 millions).
 
Dans les Caraïbes, les rentrées de capitaux ont augmenté de 20% par rapport à l'année précédente.  La secrétaire exécutive de la CEPALC, Alicia Barcena a fait savoir que malgré l'incertitude qui règne encore dans les marchés financiers mondiaux, les économies d'Amérique latine et des Caraïbes ont attiré d'importantes quantités d'IDE en 2011, les montants resteront élevés en 2012", a-t-elle prévu.
 
Bien que ce montant  historique pourrait être dépassé cette année, l'agence régionale met en garde contre le rapatriement de plus en plus des bénéfices des sociétés transnationales dans leur pays d'origine.

Un nouveau sondage attribue  53.2% des intentions de vote à Medina contre 44.8% à Mejia à 15 jours de la présidentielle

Santo-Domingo, le 4 mai 2012 – (AHP) –Le candidat du PLD (Parti de la Libération Nationale), Danilo Medina est toujours en tête des intentions de vote avec 53.2%, devant son principal adversaire Hipolito Mejia, du PRD (Parti Révolutionnaire Dominicain) avec  44.8%, selon un sondage d’Asisa Research dont les résultats ont été publiés jeudi.
 
Danilo Medina arriverait avec plus de 50% des suffrages dans 24 des 31 provinces de la république Dominicaine alors que Mejia aurait cette performance dans seulement 5 provinces que sont La Altagracia, El Seibo, San Jose de Ocoa, Mgr Nouel et Dajabon.
 
À Santiago, Mejia l'emporterait avec 48,3% contre 47,8%  pour Médina. L'étude indique que dans cette région, le PLD capte plus de 50% des intentions de vote notamment dans les provinces de La Romana, San Pedro de Macoris, Hato Mayor et Monte Plata.
 
Le directeur des affaires de la firme Asisa Research, Danilo Guzman, affirme que 36 418 personnes ont été consultées.

Le premier tour de la presidentielle est fixée au 20 mai.



Nouvelles du 3 mai 2012

Journée mondiale de la liberte de la presse: le président haïtien invite les directeurs des médias, mais affirment ne pas écouter leurs radios


Port-au-Prince, le 3 mai 2012 – (AHP) – Le président Michel Martelly a renouvelé jeudi  sa volonté d’accompagner la presse dont il a dit bien accueillir les critiques dans la perspective de la construction d’un  meilleur pays.

Il a fait ces déclarations en presence d'un parterre de directeurs de médias qu'il a invité au palais national à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse. Mais Michel Martelly a dit dans le même temps
qu’il n’écoutait pas la radio pour ne pas perdre son temps,puisqu'il dispose de  moyens de s'informer  directement.

" J'ai les bonnes nouvelles. Je n'ai pas besoin d'une radio pour me dire ce  qui se passe", a lancé M. Martelly qui a dit être partout, dans tous les recoins du pays, avec la population. Il a également déclaré se ficher des critiques portées contre lui, mais c'est mauvais pour le pays, a-t-il dit.

Le president estime aussi  que la presse n'avait pas à rapporter les déclarations de certaines personnalités par rapport à sa maladie: Alors que je souffrais d'une embolie pulmonaire, certains affirmaient que je n'étais  pas malade, s'est un peu emporté le chef de l'Etat qui s'est demandé s'il fallait que  son coeur s'arrête pour qu'il soit malade.

De façon tout aussi contradictoire, le président a dit reconnaitre l’importance et la nécessité qu’il y ait une presse libre, car sans cette presse libre, je ne serais pas où je suis aujourd’hui". Il admet aussi que, dans ses rapports avec les médias depuis sa prise de fonction, il y a eu des malentendus et des mésinterprétations.

"Je respecte profondément la presse haïtienne mais il faut reconnaitre que chacun a son style, sa manière de faire et d’agir, a dit Michel Martelly, ajoutant que malgré les critiques dont il fait l’objet, il n’y a jamais eu atteinte aux droits des journalistes. " Mon administration est la plus critiquée mais la plus respectueuse de la liberté de la presse  pendant ces 25 dernières années" , revendique-t-il.

Au chapître des " recommandations", le chef de l'Etat a plaidé en faveur de la mise sur pied d’un comité d’éthique pouvant élaborer un code d’éthique pour les professionnels de la presse. Il encourage les medias à s’unir, à s’organiser et monter le projet d’une école de journalisme professionnel pour que la presse puisse mieux jouer son rôle de formation d’éducation de motivationet de conscientisation.

"Haïti ne peut être construite sans votre participation ni votre implication citoyenne, a-t-il dit.

Nouvelles du 2 mai 2012
19ème journée mondiale de la liberté de la presse: "De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés" 


Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) – A l'occasion de la 19ème journée mondiale de la liberté de la presse, le secretaire genéral des Nations-Unie Ban Ki-moon et la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, ont publié un message conjoint dans lequel ils ont rappelé que "la liberté d’expression est un de nos droits les plus précieux".

"Elle sous-tend toutes les autres libertés et constitue un des fondements de la dignité humaine. Des médias libres, pluralistes et indépendants sont indispensables à l’exercice de cette liberté", ecrivent les deux responsables, ajoutant que la liberté des médias implique la liberté d’opinion et le droit de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit, comme indiqué à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Cette liberté est essentielle pour toute société saine et dynamique, ont souligné ban Ki-moon  et Irina Bokova.

La Journée mondiale de la liberté de la presse 2012 a pour thème "De nouvelles voix : la liberté des médias aide à transformer les sociétés.

 L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a fait savoir pour sa part que le renforcement de la liberté d’expression et la consolidation de la démocratie passent par ‘’la reconstruction des paysages médiatiques dans les pays en transition.

Son secrétaire general Abdou Diouf estime que la situation de la liberté de la presse s’est améliorée dans certains pays de l’espace francophone.

‘’Si les garanties juridiques et l’effectivité de la liberté de presse ont connu des avancées positives dans plusieurs de nos pays membres et si les situations régressives constatées ici et là tendent à diminuer, elles demeurent cependant un sujet majeur de préoccupation pour notre Organisation’’, a-t-il dit dans un message rendu public à la veille de la célébration.

Il a fait savoir  que la ‘’liberté de la presse n’est pas seulement une liberté individuelle, mais aussi une composante essentielle de la vie démocratique’’. A ce compte, l'OIF déploie, a-t-il dit, une série d’actions pour que cette liberté soit garantie dans ses Etats-membres’’..


La présidence haïtienne dont les relations ont été tendues avec la presse au cours de ces derniers mois, en raison de certaines remarques et propos  jugés inappropriés du chef de l'Etat, a invitles directeurs de medias à une rencontre au palais national ce jeudi 3 mai.

La Journée mondiale de la liberté de presse a été instaurée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993.

C'est le journaliste  azerbaïdjanais et militant des droits de l’homme, Eynulla Fatullayev, qui a été désigné lauréat du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2012 par la Directrice générale de l’UNESCO. Il a été choisi par "un jury international indépendant".


Un sénateur s'effondre  et perd connaissance en pleine seance, mais plus de peur que de mal pour Andrice Riché, selon son collègue -médecin, Francisco De La Cruz
 

Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) – Le sénateur Andrice Riché (Grande-Anse, sud-ouest), a eu un malaise en pleine séance mercredi et s’est effondré. M. Riché venait d’intervenir sur plusieurs dossiers dont le vote du projet de budget de l’exercice en cours et la relocalisation du parlement qu'il estimait se faire de manière hâtive.
 
Après avoir repris ses sens, le parlementaire a été prié de regagner son domicile. Une délégation composée entre autres, de sénateurs-médecins, devait lui rendre visite après la séance qui s’est terminé par le vote du projet de budget 2011/2012 (121 milliards de gourdes).
 
C’est le sénateur/'medecin Francisco De La Cruz qui a été appelé pour se pencher sur le cas.
 
L’élu du Centre a indiquéqu’il s’agissait d’un état passager voire transitoire qui aurait pu être causé par le stress, compte tenu de la fougue  avec laquelle le parlementaire s’exprime generalement.
 
Selon Francisco de La Cruz, il n’y aurait rien d’alarmant, l'état de santé de son colègue ayant évolué de manière positive.
 
Le sénateur De la Cruz a précisé que son collègue ne s'est pas effondré mais se serait allongé volontairement en ressentant le malaise qui serait coutumier.

Les dirigeants du parlement haïtien invitent des représentants des différentes composantes de la société à une causerie-débat sur la crise politique et d'autres défis auxquels fait face le pays

Port-au-Prince, 2 mai 2012 – (AHP) – Les présidents des deux chambres du parlement haïtien, Simon Dieuseul Desras (Sént) et Levaillant Louis Jeune (chambre des députés) invitent des personnalites issues des différentes institutions du pays à une rencontre ce 4 mai, en vue d'échanger sur la crise politique et de rechercher  sur la base d'une responsabilité partagée, les idés de solution pouvant aider au renforcement de la démocratie.

D
ans une lettre conjointe adressée à une trentaine de personnalités d'horizons divers dont l'Eglise,  le secteur privé, l'Université, les droits humains, les femmes, la presse, les partis politiques, le corps législatif, le CORE-Group...., les dirigeants du parlement expliquent qu'Haïti fait face depuis les élections de 2010/2011, à une crise politique aigüe qui s'est accentuée avec notamment des conflits à répétition entre les pouvoirs exécutif et législatifs depuis 10 mois.

" Les engagements pris par les autorités haïtiennes, en particulier le président de la République, pour l'établissement d'un état de droit en Haïti, restents sans suite", écrivent les présidents des deux chambres, ajoutant que le pays fonctionne aujourd'hui sans un agenda legislatif, sans conseil électoral, sans le conseil supérieur du pouvoir judiciaire.

De plus, ont-ils sopuligné, les élections pour le renouvellement du tiers du Senat et les collectivités territoriales, indispensables au renouvellement du personnel politique et à la consolidation de la stabilité, sont de plus en plus incertaines pour cette année.

Simon Dieuseul Desras et Levaillant Louis Jeune s'inquiètent aussi du fait que "sur le plan politique, le pays fait face à une recrudescence de l'insécurité dans une ambiance où des civils se faisant passer pour des anciens militaires, circulent avec des armes automatiques".

" Le pays s'en
fonce de plus en plus dans une crise socio-économique et humanitaire: ressurgence du choléra, augmentation du coût de la vie, menace sur certaines communautés vulnérables avec la saison des pluies, méfiance du côté des investisseurs dans un environement politique caractérisé par l'incertitude", déplorent encore les dirigeants du parlement, qui soulignent que "la crise est aussi d'ordre moral et constitutionnel, beaucoup de suspicions pesant sur certains de nos dirigeants quant à leur intégrité et leur capacité à diriger le pays".

Le pouvoir législatif qui se sent, dit-il, interpellé, pose la question suivante: que faire, tout en respectant les lois et les institutions républicaines.

Et Voilà le sens de l'invitation lancée aux differentes personnalités de la société pour une causerie le vendredi 4 mai à l'Hotel Montana à Port-au-Prine, répondent les présidents des deux chambres.

Recrudescence des cas de choléra dans plusieurs regions du pays: le directeur général du MSPP impute cette augmentation aux récentes pluies  et à  un certain relâchement dans le respect des pratiques d’hygiène; 20 000 personnes déjà vaccinées sur les 100 000 prévues dans le cadre la campagne pilote contre le choléra

Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) -  Le directeur général du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), le Dr Gabriel Timothée, a indiqué mercredi que la campagne pilote de vaccination contre le choléra, lancée le 12 avril dernier, est sur une très bonne voie.

Selon M. Timothée, plus de 20 000 personnes ont déjà été vaccinées sur les 100 000 qui doivent l’être dans des localités des départements de l’Ouest et de l’Artibonite à raison de 50 000 par département.


Gabriel Timothée a fait savoir que les populations touchées ont jusqu’ici bien réagi. De plus, Il n’y a pas eu d’effets secondaires indésirables, s'est-il réjoui, soulignant que cela ouvre la voie à l’extension du programme de vaccination à l’échelle nationale.

Pour cela, nous sommes en train de chercher les ressources nécessaires pour pouvoir vacciner plus de gens sur l’ensemble de territoire national, a dit le docteur Timothée.


Gabriel Timothée a par ailleurs fait savoir que l’augmentation des cas de choléra enregistrée ces dernières semaines dans le pays est due à des facteurs multiples. Il a cité entre autres, les récentes pluies qui se sont abattues sur le pays et un certain relâchement dans le respect des pratiques d’hygiène.

Cependant, Gabriel Timothée a précisé que la situation n’est pas alarmante, ni dramatique. Jusqu’au 30 avril, seulement 1100 cas ont été répertoriés sur l’ensemble du territoire, a-t-il dit, ajoutant le nombre de 6 personnes décédées de la maladie.

Les départements les plus touchés sont le Nord avec 135 cas avérés et 2 morts, l’Ouest avec 3 morts, le Sud et une partie de l’Artibonite.
Nous avons un système de surveillance épidémiologique très performant qui nous fait voir l’évolution de la situation minute par minute, a dit Gabriel Timothée.

Selon des données en provenance des Nippes, le bilan des deux dernières semaines est de 4 morts dans la localité Abraham, et un mort à Petit trou de Nippes. De plus, 21 personnes sont soignées à l’hôpital Armée du Salut (Miragoane) et plus d’une dizaine d’autres à l’hôpital Sainte-Thérese.

Le bureau local de la protection civile dit manquer de moyens, mais affirme poursuivre la campagne de sensibilisation et continue de distribuer du chlore aux populations touchées.


L'UNASUR fait un don de 1 million de dollars en soutien au Programme national de cantine scolaire

Port-au-Prince, le 2 mai 2012 – (AHP) – Le représentant de l’Union des Nations Sud-américaines (Unasur) en Haïti, Rodolfo Matarollo, a remis mercredi aux autorités haïtiennes, un chèque de 1 million de dollars US en soutien au Programme National de Cantine Scolaire (PNCS).
 
L’ambassadeur Matarollo a fait savoir  que ce don fait suite à une demande du chef de l’Etat, faite en mars dernier, pour permettre au PNCS de se poursuivre sans interruption.
 
Il a réaffirmé la volonté de son organisation de continuer à appuyer le gouvernement haïtien dans la réalisation de plusieurs projets notamment le renforcement des institutions publiques.
 
Le chancelier haïtien Laurent Lamothe, qui a reçu  le chèque au nom du gouvernement haïtien s’est réjoui, a-t-il dit, de la volonté de l’Unasur d’être toujours aux cités du peuple haïtien.
 
Ce geste traduit la volonté des nations sud-américaines de continuer à aider le pays. Une contribution favorablement accueillie par l’Etat haïtien, a-t-il dit.
 
Laurent Lamothe, candidat à la succession de Garry Conille au poste de premier ministre, a souligné  que la faim constitue un handicap majeur au rendement scolaire.
 
C’est le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui aura à gérer ce fond.
 
Son coordonateur logistique en Haïti, Graan Jaff, informe que ce montant de 1 million de dollars va permettre d’acheter plus de 600 tonnes métriques de riz (local), au bénéfice de plus de 60 000 écoliers dans les départements de la Grande-Anse, des Nippes et du Sud.

L’éclairage des rues serait il une nouvelle filière d’enrichissement 
Par Ives Marie Chanel

 
Savez vous que depuis quelques temps certains ménages ont ajouté une nouvelle rubrique à leur budget. Désormais l’éclairage des rues a un coût pour les citoyens préoccupés pour leur sécurité et intéressés à l’aménagement de leur environnement immédiat.
 
L’investissement de base se chiffrerait à 500 gourdes environ pour les bas revenus et à plus de 7,500 gourdes pour les ménagers moyens.
 
Les premiers font des choix artisanaux et se dotent d’ampoules domestiques recouvertes d’un morceau de plastique ou de tôle tandis que les seconds tentent de respecter les normes techniques en utilisant des lampadaires domestiques achetés à 2,500 gourdes chez des fournisseurs locaux.
 
 Les premiers alimentent leurs lampes directement sur le réseau public tandis que les seconds les branchent sur leur transformateur privé ou sur leur maison induisant ainsi une augmentation de la facture mensuelle d’électricité.
 
Circuler la nuit dans les rues de la capitale est donc chose difficile pour les automobilistes et les piétons. Conduire la nuit devient donc très pénible.
 
Imaginez un croisement avec un véhicule ou une de ces motos sans phare sur la dangereuse route du Canapé Vert dépourvue d’éclairage et de signalisation, parsemée de matériaux de construction et carcasses de véhicules. Un véritable tombeau à ciel ouvert. Difficile aussi de circuler sur la route de l’aéroport international alors qu’on parle de développement touristique. Difficile donc de voir et de circuler la nuit sur la prolongation de Delmas 33 à partir de l’intersection communément appelée Gérald Bataille. 
 
Le Ministère des travaux publics s’est habitué à construire de nouvelles voies sans les équiper de lampadaires, de panneaux et de feux de signalisation. La prolongation de Gérald Bataille, la route du Canapé Vert, la route des rails en sont des exemples.  Le Ministère de la Planification quant à lui ne fait pas la supervision des firmes qui installent comme bon leur semble les sémaphores et les lampadaires solaires.
 
 La leçon donnée par les taïwanais lors de la reconstruction de la route de l’aéroport ci devant Ave Hailé Sélassié n’a pas été apprise. Les lampadaires installés en 1999 sur ce qui est devenu le Boulevard Toussaint Louverture, de même que ceux installés sur le nouveau tronçon de l’Avenue Mais Gâté conduisant à Tabarre ne sont plus fonctionnels. Les câbles sous terrains endommagés ou volés n’ont jamais été réparés et remplacés. 
 
Le nouveau pouvoir a choisi une solution de « facilité » en installant quelques pilonnes en bois équipées de lampadaires solaires à l’entrée de l’aéroport et dans le périmètre des Trois Mains. Misérable ! Grave entorse à l’esthétique d’une capitale déjà sale et hideuse. Cette décision nous laisse croire que la réparation des circuits électriques alimentant ces lampadaires reviendrait plus chère à l’Etat haïtien.
 
Selon nos informations une entreprise proche du pouvoir aurait ainsi bénéficié d’un contrat gré à gré pour l’installation de ces lampadaires montés sur des pilonnes en bois.. Paradoxe ! le président Marthely lui-même ne se plaignait il y a quelques mois que des lampadaires solaires nouvellement installés par la firme Axium sur la route de Kenscoff étaient dysfonctionnels. Le président a aussi intérêt à se tourner vers l’aéroport pour voir en ces nouvelles installations une autre expression de notre misère, notre manque de vision et notre incapacité à choisir la modernité et l’esthétique.

Ce qui compte c’est en fait c’est de gagner
de l’argent à travers un contrat intéressant. Qu’importe le pays, qu’importe la réputation de la firme exécutante et de ses promoteurs.
 
Sur cette même avenue le Président Martelly est convié à visiter le statut de Toussaint Louverture. Piteux ! Lamentable ! Sans commentaires j’invite ici les lecteurs à faire la comparaison entre cette statue de Toussaint et celle installée en première loge sur l’Avenue Las Americas de Santiago de Cuba.ou encore celle installée à la vieille Havane. Quelle honte ! Fermons la parenthèse.
 
 L’éclairage des rues est il une nouvelle source d’enrichissement ? Cette question peut trouver une réponse dans les faits. En 1999, René Préval, président a financé le remplacement et l’installation de la majorité des lampadaires à la capitale.

Huit années après, le même Préval au pouvoir pour un second mandat
refait le même geste et moins de deux ans après les rues retombent dans le pénombre. Il n’est point besoin d’être un fin spécialiste dans le domaine pour constater deux faits : 1) la qualité des lampes installées est douteuse car la majorité des lampes installées sont d’utilisation domestique.

2) les lampes ont été installées sans être testées de nuit car de nombreuses
lampes nouvellement installées n’ont jamais fonctionné. 
 
Si on remonte dans le temps, les lampadaires installés par l’EDH à Port-au-Prince et au Cap-Haitien par exemple dans les années 70 et 80 étaient adaptés et résistaient aux intempéries.il suffisait uniquement de remplacer au moment opportun une ampoule défectueuse.  Les lampes installées aujourd’hui en Haiti ne sont utilisées à cette fin dans aucune des capitales de la Caraibes. Serait-on devenu si pauvre pour ne pas être en mesure de renouveler des lampadaires de nos rues. Doit on attendre que l’étranger comme il est de coutume depuis quelques temps nous en offre quelques uns.   
 
Difficile de croire que les rues de Port-au-Prince ne soient pas éclairées obligeant ainsi les habitants de cette ville fantôme à les fuir la nuit et
donnant ainsi carte blanche aux bandits de tout acabit.
 
Les premières remarques que me font régulièrement des amis étrangers de passage à Port-au-Prince s’adressent au mauvais état du réseau routier, la noirceur des rues, l’état de délabrement des maisons non revêtues d’une couche de peinture et les immondices. 
 
Qui est en charge aujourd’hui de l’éclairage de nos rues et de nos routes ? A qui doit on adresser ces nouvelles factures ? L’éclairage des rues est une simple question de budget ou de volonté ? Autant de questions donc auxquelles il faudra répondre…. Mais répondre par l’action en chassant l’inertie. Soyons visionnaire.

Nouvelles du 1er mai 2012
Le président Martelly crée un malaise à Miami dans le cadre de la course au congrès en endossant un candidat d'origine haïtienne: Robert Maguire attribue son interférence "à sa naïveté et à son manque d'expérience» et l'appelle à être plus prudent dans ses déclarations à l'étranger
Miami, 1er mai 2012 – (AHP) – Le président haïtien, Michel Martelly est accusé d'avoir semé la confusion à Miami dans le cadre de la primaire pour la course au congrès, en endossant la candidature de l'haïtien-americain Rudy Moise face à l'afro-américaine républicaine Frederica Wilson, provoquant un choc diplomatique et  relancant potentiellement les tensions entre communautés ethniques locales, a écrit le Miami Herald dans son édition du 30 avril 2012.

Dans une interview la semaine dernière à une station  haïtienne  de Miami,  Radio Mega,  le président Martelly qui se remettait d'une embolie pulmonaire, avait appelé les Haïtiens à s'unir pour appuyer Rudy Moise, un médecin qui avait échoué en 2010 face à Frederica Wilson, en raison de la dispersion des votes des Haïtiens,  quatre Haitiens-Americains ayant été en lice pour le même siège.

 "Il est aujourd'hui très important d'aider Haïti à se tenir derrière Rudy Moise. Et quand je dis Haïti, ce sont les Haïtiens en Haïti et les Haïtiens de la diaspora" a lancé Martelly.

Frederica Wilson n'a pas perdu de temps pour s'attaquer  à Martelly, disant qu'elle n'a pas apprécié ce qu'elle  appelle "les efforts de diviser ma circonscription en opposant Haïtiens-américains et Africains américains"."

Elle n'en est pas resté là: avec la myriade de problèmes que connaît Haïti en ce moment, il est étonnant que le président Martelly trouve le temps, l'énergie et les ressources nécessaires pour s'introduire dans la vie politique en Floride,"a dit  Wilson au Miami Herald.

Le docteur Moïse  qui possède une clinique médicale à Miami a tenté de tempérer, en faisant savoir qu'il ne s'agit pas d'un appui officiel du président d'haïti,  mais plutôt celui d'un ancien patient et ami de longue date. "Il me connaît et il a fait un commentaire pour m'aider, sans se mêler de la vie politique americaine " a expliqué le Dr Moise .

Cependant, l'affaire que l'on considère comme un nouveau faux pas  diplomatique du président Martelly a eu des échos à Washington..

Un fonctionnaire du departement d'Etat s'est demandé ce que Martelly veut dire exactement quand il s'est déclaré  "prêt à aider (Moise) par tous les moyens à sa disposition." "Je vais l'appuyer et inciter à l'appuyer  d'une façon ou d'une autre,"avait  dit Martelly, ancien chanteur populaire arrivé en 2011 à la première magistrature de l'Etat.

Dans le meilleur des cas, il s'agit d'une violation du protocole. commente le Miami Hertald. La Loi américaine interdit aux ressortissants étrangers et aux gouvernements de contribuer aux campagnes politiques - une mesure de la Commission électorale fédérale qui a été adoptée en vue de "réduire les interventions étrangères dans les élections américaines."

Robert Maguire, une  expert du dossier haïtien et directeur du "Latin American and Hemispheric Studies Program" à l'Université George Washington, a fait savoir que que M. martelly devrait être plus prudent dans ses déclarations à l'étranger.

«Je suppose que cet impair peut, à certains égards, être attribué à sa naïveté, son manque d'expérience», a déclaré M Maguire qui dit  croire qu'il ferait mieux de s'améliorer rapidement..."

Le chef de l’Etat haitien avait le 4 février dernier,  lors d'une visite aux Bahamas, embarrassé le premier ministre Hubert Alexander Ingraham,  en demandant aux Haïtiens-bahaméens  de voter pour le parti politique susceptible de défendre leurs intérêts. Ces déclarations avaient été  considérées comme une ingérence dans les affaires internes des Bahamas.

Et l’opposition avait même demandé au premier ministre de remettre sa démission, l'accusant d'avoir cautionné un aussi grave écart.


Nouvelles du 30 avril 2012



Le président de la chambre basse doute du sérieux du rapport produit par la commission chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné
Port-au-Prince, le 30 avril 2012 – (AHP) – Le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune, a questionné lundi la rapidité avec laquelle la commission chargée d’étudier le dossier du premier ministre désigné, a produit son rapport..
 
Faisant remarquer que les commissaires n’ont mis que 48 heures pour préparer le rapport déposé au bureau, M. Louis Jeune se demande si ces derniers ont eu le temps de faire les recherches qu'il faut,  pour soumettre un document plus ou moins objectif.
 
"Ce n’est que jeudi dernier qu’ont été acheminées les lettres adressées aux différentes institutions où les commissaires devraient enquêter  pour se prononcer sur l’authenticité des pièces du PM désigné, a informé  Levaillant Louis-jeune qui dénonce la legèreté de ses collègues.

Il a souligné que dans un contexte de suspicions généralisées, la rapidité avec laquelle les membres de la commission ont pondu ce rapport ne fait que conforter dans leur position, ceux-là qui ont une msauvaise opinion des parlementaires.

 
"Cela ne va pas favoriser le parlement dans sa quête d'une meilleure image dans l’opinion publique. "L’acte est certes posé par 7 députés, mais il aura des répercussions sur toute l’assemblée, a-t-il regretté, deplorant que le bureau n’a pas de recours, sinon encaisser le coup.
 
Il a toutefois souligné que malgré l'empressement affiché par le camp du premier ministre  désigné pour que le dossier aille vite, c'est à l'assemblée qu'il reviendra de se prononcer sur la recevabilité du rapport et de decider  du sens du vote.

Le président la commission Stevenson Jacques Thimoléon, affirme que, contrairement aux déclarations du président de la chambre basse, ses collègues ont pris 11 jours pour faire leur travail.
 
Stevenson Jacques Thimoléon a indiqué que la commission a produit un rapport basé sur l’analyse des pièces déposées par l’intéressé, (Laurent Lamothe).
 
C’est également la position d’un autre commissaire, Almétis Saint-Fleur Junior. Le député de Cité Soleil estime que la commission a accompli sa mission dans un délai raisonnable, malgré les critiques du président de l’assemblée.
 
"La commission s’est fait aider par un groupe d’experts qui lui ont permis de préparer un rapport équitable", a-t-il fait savoir.

La ratification
par le Senat le mois dernier du premier ministre designé  avait également été l'objet de critiques de la part de plusieurs secteurs qui avaient dénoncé ce qu'ils appellent un "vote monnayé".

Selon les informations qui circulent dans les couloirs du parlement, la rapidité constatée est due au fait que les pro-PM désigné voudraient que tout se fasse avant la fin prochaine du mandat d'un tiers du Sénat dans lequel le pouvoir en place compte plusieurs de ses partisans.

Secousse sismique à Port-de-Paix et dans plusieurs communes du Nord'Ouest: panique dans ces régions: au moins 10 blessés soignés à l'hopital


Port-de-paix, le 30 avril 2012 – (AHP) – La ville de Port-de-paix (nord-ouest) et plusieurs autres communes du département dont Anse-à-Foleur, Saint-Louis du Nord, Chansolme, Bassin-Bleu, Baie-de-Henne, Môle Saint-Nicolas et Jean-Rabel.  ont vecu lundi des moments de panique, en raison d'une secousse sismique de 4.6 de magnitude qui a duré moins de 3 secondes et ressentie vers les 2heures 10PM..

10 personnes blessées dont en majortité  des elèves du lycée François Capois  qui ont été  soignées à l'Hopital Immaculée Conception.

Selon la Protection civile,  à Saint-Louis du Nord, un professeur  de l’école Jean Jacques Dessalines s’est cassé une jambe en courant.
 
Un peu plus tôt, vers les 2h00 pm, un séisme de faible magnitude  a secoué les principales communes côtières du département du Nord (Cap-Haïtien, Bas-Limbé, Port- Margot) et les communes intérieures de Limbé, Grande-Rivière, Plaisance, Pilate et Borgne ;
 
Une secousse a également  été ressentie au niveau de Gros-Morne et dans la partie Nord des Gonaïves (Gattereau, Bienac). Des employés de la Base de la MINUSTAH aux Gonaïves auraient été pris de panique au moment de cette secousse.

Selon le Maire  de Cerca La Source,  des résidents du quartier de  Saltadère (1re section communale  d’Acajou Brûlé) ont affirmé avoir ressenti une faible secousse.


Dans tous les cas, les blessés l'ont eté en quitant précipitamment leur domicile ou en se laissant tomber de l'étatge de leur maison, école ou lieu de travail.

Les Haïtiens sont toujours paniqués à chaque secousse sismique depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a tué plus de 300.000 personnes à Port-au-prince  et dans d'autres villes de province comme Léogane, Petit-goâve (ouest) et Jacmel (sud-est) et jeté plus d'un million d'autres à la rue.


500.000 d'entre elles vivent jusqu'ici dans des tentes et autres abris de fortune. Alors que la reconstruction annoncée et tant attendue reste un leurre jusqu'ici.

Le président Martelly de retour au pays après avoir éte traité pendant deux semaines pour " une embolie pulmonaire" à Miami

Port-au-Prince, le 30 avril 2012 – (AHP) – Le président Michel J. Martelly est de retour à Port-au-Prince au terme d’un voyage santé de deux semaines aux Etats Unis. Le chef de L’Etat, s’est voulu rassurant sur son état de santé et s'est dit prêt à continuer de travailler dans le sens  de l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

Lors d’un point de presse donné au salon diplomatique de l’Aéroport international Toussaint Louverture, le chef de L’Etat a aussi, et une fois de plus, sollicité l’appui de tous les Haïtiens pour l’aider à apporter le changement souhaité. Michel Martelly a également redit que les trois pouvoirs doivent collaborer et lever ensemble les défis.

Il s'est également adressé à la presse à laquelle il a demandé de jouer son rôle dans la construction d’un Etat de droit. A la communauté internationale, Michel Martelly a demandé de continuer à aider le pays dans le processus de renforcement de ses institutions. Il a dit reconnaitre que les faiblesses des institutions haïtiennes ont été la cause des troubles de la semaine dernière.

Des policiers avaient observé un mouvement de grève suite a l'assassinat d'un policer (Walky Calixte). Une situation de tension allait aussi régner dans plusieurs quartiers de la capitale avec des barricades enflammées, des jets de pierres et  des rafales d'armes, principalement dans la région de Carrefour (sud de la capitale) où réside la famille du policier.


Le chef de l’Etat a aussi remercié tous ceux qui lui ont manifesté leur solidarité ces derniers jours. "Je suis reconnaissant envers Dieu de m’avoir permis de rester en vie pour continuer à travailler et répondre aux attentes de la population", a-t-il dit..

Michel Martelly a par ailleurs remercié le Sénat pour avoir ratifié le premier ministre qu’il a désigné en remplacement de Garry Conille, actuel chef du gouvernement démissionnaire.

Il dit souhaiter que la chambre des députés  poursuive le processus de ratification avec la même diligence de manière à ce que le prochain gouvernement puisse être installé dans le meilleur délai.

Avec l’installation d’un nouveau gouvernement, un nouveau budget pourra être voté, des projets seront réalisés, des infrastructures seront construites, Port-au-Prince sera en chantier, la décentralisation sera une réalité, la porte s’ouvrira sur les élections pour combler les vides et avancer sur la voie du développement, espère Michel Martelly.

A la chambre basse, la commission chargée d’analyser les pièces du premier ministre désigné a promis de remettre son rapport ce lundi au bureau de l’Assemblée. L’un des membres de ladite commission, Vikens Dérilus, assure que tous les commissaires ont paraphé le rapport même si tous ne sont pas d’accord avec les recommandations.

Nous avons travaillé dans le sens du respect de la majorité, mais au moment opportun, ceux qui ont des reserves, pourront les formuler à l’Assemblée, a declaré le parlementaire qui s’est gardé de discuter du contenu du rapport, affirmant qu’il appartient à présent au bureau de décider de la date à laquelle, il sera soumis à l’appréciation de l’Assemblée.

Presidentielle dominicaine: une bouteille lancée contre la caravane du président Fernández: il n'etait pas en danger, selon la police

Santo-Domingo,  30 avril 2012 – (AHP) – Le porte-parole de la police dominicaine, le général Máximo Báez Aybar, a indiqué lundi que le président Leonel Ferneandez n'était pas en danger au cours de l'incident de la veille, lorsqu'une bouteille en verre a été lancé contre la caravane du parti de la libération dominicaine (PLD) dans le secteur de Villas agricolas à Santo-Domingo.

La caravane effectuait une parade d'appui aux candidats à la presidence Danilo Medina et à la vice-presidence, Margarita Cedeño de Fernandez, son épouse


"Il s'agissait d'un incident isolé et de plus, la bouteille n'était pas destinée au chef de l'Etat", a souligné M. Aybar, faisant  savoir que le président n'a été à aucun moment en danger. Il  estime que c'était une agression contre l'activité et non contre M. Fernández.

Máximo Báez Aybar a tenu à préciser que Virgilio Liriano Hernández, le cadre du PLD  blessé par l'impact de la bouteille, se trouvait à distance de Leonel Fernández.Il a ensuite beneficié de soins medicaux avant de réintégrer la caravane.

Toutefois,  deux individus ont arrêtés dans le cadre de l'incident. Il s'agit de Olmedo Paula Martes (47 ans) et Julio César Mate, (42).

Le PLD a condamné l'incident qu'il considère comme un acte de désespoir face, a-t-il dit, aux mouvements de sympathie dont le president  et les candidats du PLD sont l'objet.

Par ailleurs, une enquête de la firme américaine rendue publique ce lundi accorde   51%  des intentions de vote a Danilo Medina (PRD) et  44% à Hipólito Mejía du pati de la révolution dominicaine (PRD). Les candidats Guillermo Moreno (Alianza Pais) et Eduardo Estrella (parti réformiste social chrétien) seraient credités chacun de 1% des intentions de vote. Et 4% de la population en iage de voter serait jusqu'ici indécis.

De plus, selon l'enquête, 56% des sondés  auraient fait savoir qu'il n'y aura pas de second tour. Le president Fernández beneficierait de 50% d'opinion favorable de la población, contre 49%  de désapprobation.

Pour sa part, le candidat du PRD a mis en garde dimanche le president de la junte centrale électorale Roberto Rosario contre toute intention de " se faire complice du du PLD, se disant au courant que la JCE recoit des pressions du palais national pour que les décisions électorale aillent dans le sens des exigences du parti au pouvoir lors des élections du 20 mai.
"
"la responsabilité de la junte centrale est très grande pour la garantie de la transparence de ces elections", a-t-il dit, réclamant la normalisation de la "Participation citoyenne", organoisme qui doit recevoir de la soci´rté tout son aval pour une bonne observation des élections. Il s'agot-a-til dit  d'une institution expérimenté et credible, compte tenu de ses perfomances du passé

Nouvelles du 29 avril 2012
Le président de la CCIH salue la décision du président Martelly de ne plus considérer le centre commercial de Port-au-Prince comme une zone d’utilité publique

Port-au-Prince, le 29 avril 2012 – (AHP) – Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), Hervé Denis, a salué vendredi la décision annoncée par le chef de l’Etat de ne plus considérer le centre commercial de Port-au-Prince comme une zone d’utilité publique, tel que décidé par le gouvernement Préval/Bellerive dans un arrêté presidentiel en date du 2 septembre 2010.
 
Selon M. Denis, cette mesure va permettre,  aux commerçants du bas de la ville, de pouvoir utiliser leurs biens immobiliers et faire rouler leurs capitaux, rappelant que le centre ville est une zone hautement commerciale.
 
Il a fait savoir que la décision annoncée par le président Martelly fait suite à un plaidoyer de groupes de pression qui avaient demandé à l’actuelle administration de rapporter l’arrêté du gouvernement Préval/Bellerive.
 
Hervé Denis appelle à présent à des mesures d’accompagnement, reconnaisant que c’est une prérogative du gouvernement d’adopter ces mesure. le president de la CIH a toutefois ses idées. Il parle par exemple  de rabattements fiscaux pendant une période de temps et aussi de questions hypothécaires.
 
C’est sur Radio Méga de Miami où il se remet d’une embolie pulmonaire, que Michel Martelly a annoncé mercredi que le centre-ville de Port-au-Prince ne serait plus considéré comme zone d’utilité publique.
 
Toutes les propriétés qui se trouvent dans l’espace considéré, ne sont plus sujettes à être utilisées par l’État pour édifier le nouveau centre-ville de Port-au-Prince, les propriétaires de maison et/ou de terrains du centre-ville peuvent désormais être en paix, a-t-il rassuré.

L'arrêté presidentiel du 2 septembre 2010 pris par le gouvernement Preval/bellerive et remis en question par le président Michel Martelly insistait sur la nécessité d’un nouvel aménagement du centre-ville de Port-au-Prince suite au séisme du 12 janvier 2010 et la nécessité de réorganiser spatialement la région métropolitaine de Port-au-Prince.

L'article 6 de l'arrêté qui insistait sur son entrée en vigueur immediate, faisait valoir l'obligation de l'Etat de relocaliser les Institution Publiques et de disposer de terrains suffisants pour réaliser cette relocalisation et ce nouvel aménagement
.

En vertu du même arrêté presideniel,  l'expropriation des propriétaires de terrains retenus dans le cadre du projet et  des détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d’occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l’État ou occupés indûment, devait se faire conformément aux dispositions des Lois du 5 septembre 1979 sur l’expropriation pour cause d’Utilité Publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indûment occupés par les particuliers.
 
Mais le president Martelly vient de faire savoir qu'ils ne sont plus interdits d'entreprendre  des constructions,  précisant toutefois que son administration va tout de même poser des conditions pour les construction et que, si celles-ci ne sont pas respectées, les propriétaires seront contraints de vendre leurs propriétés à des particuliers qui sauront répondre aux exigences.

La MINUSTAH annonce le départ imminent en Uruguay du jeune haïtien qui accuse des casques bleus de l'avoir violé, l'avocat de la victime tempère: Johnny Jean n'a même pas un visa

Port-au-Prince, le 29 avril 2012 – (AHP) – Alors que la porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Sylvie Van den Wildenberg, avait informé la semaine dernière que la mission onusienne avait donné un accompagnement financier à Johnny Jean pour lui permettre de voyager en Uruguay pour témoigner par devant une cour de ce pays dans l’affaire qui l’oppose à des ex-casques bleus qu’il accuse de l’avoir violé, son avocat Gervais Charles informe  que le dossier n’est pas du tout clair.
 
L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince a fait savoir qu’actuellement son client ne dispose même pas d'un visa uruguayen pour se rendre dans ce pays.
 
De plus, a-t-il dit, il n’est pas au courant de ce qui va se faire en Uruguay, s’il va s’y rendre pour le procès ou pour une enquête approfondie. "Nous ne savons même pas devant quelle cour nous devons aller, a-t-il dit, appelant le gouvernement haïtien à mettre à sa disposition les différentes correspondances échangées avec les autorités uruguayennes.
 
Gervais Charles a fait remarquer que si Johnny doit aujourd’hui se rendre en Uruguay, c’est la faute du gouvernement haïtien pour qui a couvert les casques bleus, alors que l'immunité ne devrait pas être un brevet d’impunité, a-t-il dit.
 
Aussi, il appelle le gouvernement à jouer, de manière pleine et entière, un rôle plus proactif de manière à ce que justice soit rendue à son client. le gouvernement haïtien doit s’impliquer dans l’affaire car il est « partie » de la question et pas un simple facilitateur.
 
La Minustah doit aussi reconnaitre qu’il doit y avoir des conséquences pour violations des doits civils de son client et qu'il doit être réparé pour les préjudices qui lui ont été faites.
 
Le secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé appelle lui aussi, et une fois de plus, l’Etat haïtien à jouer un rôle actif dans le dossier. Il faut que l’Etat accompagne Johnny, ses avocats, ses parents et autres potentiels témoins, de manière à ce qu’ils puissent se rendre en Uruguay.
 
Il faut aussi que la défense soit renforcée pour que la peine soit proportionnelle au crime qui a été commis, a-t-il dit, soutenant qu’une justice rendue en faveur de Johnny serait un moyen de porter les Haïtiens à avoir un autre regard sur la mission onusienne dont les membres sont impliqués dans plusieurs actes répréhensibles dont des vols, des viols, bastonnade et introduction et propagation du choléra en Haïti.


Nouvelles du 27 avril 2012

La presidence haïtienne annonce le retour du chef de l'Etat pour le lundi 30 avril


Port-au-Prince, le vendredi 27 Avril 2012- (AHP)- Le Bureau de Communication de la Présidence a informé vendredi que le président Michel Joseph Martelly, sera de retour le lundi 30 avril en Haïti, après deux semaines d’absence du pays pour des raisons de santé. Alors qu'une delegation de 3 sénateurs acompagnés par le le ministre des Affaires étrangères et premier ministre designé Laurent lamothe, devrait lui rendre visite ce vendredi.

Le chef de l'Etat a souffert d'une embolie pulmonaire, selon les informations communiquées par la présidence. Mais son état de santé est désormais stable, selon son équipe médicale citée par le bureau de communication de la la présidence.

Dans des interventions depuis Miami où il est en convalescence, le chef de l'Etat a fait savoir que cette maladie a failli lui ôter la vie, mais qu'il est desomais en bonne forme et impatient de rentrer en Haïti.

Toutefois, la maladie du présiednt a fait et continue de faire l'objet de polémiques. Plusieurs personnalités dont au moins 2 sénateurs-médecins ont émis des doutes sur la thèse de l'embolie pulmonaire.


Le senateur Wetzner Policarpe a évoqué plutôt mercredi  "l’embolie gazeuse", une maladie généralement causée, a-t-il dit, par une intoxication au stupéfiant.

Concernant l'impatience du chef de l'Etat, le sénateur Edwin Zenny (sud-est) a fait savoir jeudi que le président Matelly aurait "l'intention de se sauver" sans attendre l'autorisation de ses médecins.
Le parlementaire proche du president a du coup déploré cette attitude, appelant M. Martelly à prendre sa santé au serieux, vu-a-t-il dit, l'important travail qu'il a à faire en Haïti

Le retour du chef de l'Etat est prévu pour lundi matin  7:45. Et  les médias sont invités  au Salon Diplomatique de l’Aéroport International Toussaint Louverture pour un point de presse.

Hipólito Mejia assure qu'il a 8 points d'avance sur  Danilo Medina

Santo-Domingo, le 27 avril 2012 - (AHP) - A quelque  3 semaines de la présidentielle dominicaine fixée au 20 mai, la guerre des sondages fait rage en République dominicaine

Le candidat du parti révolutionnaire dominicain (PRD), Hipólito Mejía minimise l'importance des resultats d'une enquête Gallup lui octroyant 44.6% et quelque 50.6% à son rival Danilo Medina du parti de la libération dominicaine (PLD).

Il a dit plutôt s'en tenir à ses propres enquêtes qui lui donnent une avance de 8 points sur le candidat du
(PLD).

Haïti a été rarement aussi presente dans la campagne électorale dominicaine, surtout avec
les scandales de corruption ayant  éclaboussé des dirigenats des deux côtés de l'l'île.

Ces scandales ont rapport avec des financements de campagne de responsables politiques haïtien ou avec d'éventuels versements de pot-de-vin à des dirigeants des deux côtés de l'ile, suite à l'octroi de contrats jugés suspects à des compagnies dominicaines,
dans le cadre de la reconstruction d'Haïti.

Ils 
auraient, affirme-t-on, écorné le parti de la libération dominicaine à un point tel que  des responsables de cette formation sont accusés d'avoir recours à la thèse du complot pour arriver à renverser la vapeur (supposé complot pour renverser  le président Martelly, ou  pour assassiner Nuria Piera) .

Mejía a fait savoir qu'il est habitué à la stratégie des coups bas. Et concernant l'enquête Gallup, il a dit que ce n'est pas la première fois. Nous faisons face à ces pratiques  depuis l'année 2000, (lors de la campagne pour sa première accession à la magistrature suprême), a-t-il indiqué.

Le candidat du PRD a fait ces déclarations suite à la signaure d'un accord avec la societé civile, selon lequel il a promis que s'il est élu toute l'infrastructure du pays sera contruite avec la main-d'oeuvre locale.

Il a fait savoir que c'est une erreur grave et un mauvais investissement, le fait que les communautés participent si peu dans l'actuelle gestion du pays et a promis de donner des oportunités aux groupes sociaux dans son eventuel prochain gouvernement
.

Las plupart des contrats sigtnés dans le cadre de la reconstruction d'Haïti ravagée par un séisme en janvier 2010 on béneficié à des compagnies dominicaines, les compagnies haïtiennes étant taxées de poids plume.


Par ailleurs, s'il se dit que des membres  du secteur privé  haïtien contribuent souvent au financement de la campagne de certains candidats étrangers, on n'a pas de precisions sur leur implication dans le financement de candidats en  Republique dominicaine.

Cependant, l'argent dominicain est toujours présent dans les campagnes en Haïti. La journaliste Nuria Piera a révelé dans une enquête le mois dernier que le sénateur Félix Bautista, un haut cadre du PLD et proche du présient Léonel Fernandez, a au moins financé la campagne du candidat Michel Martelly et de sa rivale Myrlande Manigat.

Le nom du candidat de la plateforme Inite n'a pas été ou pas encore. Toutefois, des sources dignes de foi, affirment qu'il (ils) n'aurait (aient) pas eté traité (s) en parents pauvres.

Selon des sources généralement bien informés, après avoir promis aux dominicains que l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis serait le candidat de la plateforme, le président René Préval les aurait ensuite assurés que ce serait le premier ministre Jean-Max Bellerive, avant de fixer son choix sur le directeur (d'alors) du centre national des équipements (CNE).



Nouvelles du 26 avril 2012
Des inondations dans différentes régions du pays font une dizaine de morts, au moins deux disparus et des dégats materiels importants
Port-au-Prince, le 26 avril 2012 - (AHP) - Les averses qui s'abattent sur Haïti depuis au moins 4 jours, ont déjà fait une dizaine de morts et au moins deux disparus et provoqué des inondations et des dégats matériels importants particulièrement dans le grand Sud et dans l'Ouest.

La directrice de la protection civile, Alta Jean Baptiste a fait savoir que la plupart des victimes sont mortes en essayant de traverser des rivières en crue et dans des glissement de terrain.

Elle affirme que ces pertes en vies humaines auraient pu être évitées si les victimes avaient suivi les consignes de ne pas s'aventurer dans les rivières en crue et avaient quitté les zones vulnérables aux dangers météos comme le leur avaient conseillé la DPC( Direction de la Protection Civile).

Madame Jean-Baptiste informe également que plusieurs partenaires nationaux et internationaux dont les ministères de l'intérieur, des travaux publics et l'OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) se sont évertués à apporter secours et assiatance aux victimes.

"Nous continuons de suivre l'évolution de la situation de manière à apporter les réponses appropriées, a-t-elle indiqué, rappelant que les averses vont continuer de s'abattre sur le pays au cours des prochains jours.

Dans le département des Nippes (sud-ouest), les inondations ont fait 3 morts alors que 4 autres personnes ont succombé au choléra qui connait un regain de forme au cours de la saison pluvieuse.

En plus de ces pertes en vies humaines, des dégâts matériels importants ont été enregistrés, notamment des jardins dévastés, du bétail emporté et des infrastructures routières sérieusement affectées.

Dans le Sud, 2 morts ont été enregistrés dans la commune des Anglais (côte sud), des dégâts importants ont été enregistrés à Aquin (sud). Le responsable local de la DPC Renel Jean appelle les populations à la vigilance, reconnaisant les risques d'innondation et de glissements de terrain.

A Port-de-Paix, le maire Guyler Salvador lance un SOS aux autorités sentrales soulignant que rien n'a été fait depuis le début de la saison pluvieuse pour prévenir les dégâts en dépit des promesses faites en ce sens par le ministre de l'intérieur, Thierry Mayard-Paul.

Le directeur du CNM (Centre National de Météorologie), Ronald Sémelfort, appelle lui aussi les citoyens à rester sur leurs gardes, notamment  ceux  qui habitent dans les zones sensibles inondations, ébroulements et glissement de terrain.

Les pluies sont dues à un front quasi-stationnaire sur la partie centrale de la Caraïbe, a-t-il dit, rappelant qu'en raison de la saturation du sol, les moindres pluies peuvent causer des inondations importantes.

Plusieurs parlementaires sont montés au créneau pour attirer l'attention sur la situation difficile des citoyens pendant la saison pluvieuse.
Pierre Francky Exius du Sud appelle les autorités à agir promptement car la situation est précaire et fragile.

Les différentes institutions gouvernementales ont le devoir d'intervenir pour secourir les populations en difficulté et éviter le pire, a-t-il dit.
Pour sa part le permier sénateur de l'Ouest, Steven Benoît a fait savoir que les communes de Ganthier, De Fonds-Verrette et de Thiotte sont pratiquement coupées du reste du pays, en raison des inondations.

Il informe que d'importants dommages ont été enregistrés sur les voies publique.

Steven Benoît  presse les responsables concernés d'intervenir en urgence afin de redresser la situation dans ces communes.

Le parlementaire déplore en outre la vulnérabilité de l'environnement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince où des pluies insignifiantes peuvent causer de grands dégâts.

Un autre sénateur du département de l'Ouest
John Joël Joseph affirme avoir alerté les autorités concernées sur la situation qui prévaut dans les communes sus-mentionnées, disant regretter que cette partie du département qu'il représente au Sénat soit encore victimes d'intempéries.

Il a aussi lancé un appel au calme aux populations concernées, leur demandant d'attendre les résultats des démarches qu'il affirme avoir entammées en leur faveur.


Maladie du président: le sénateur Edwin  Zenny lance des flèches contre son collègue Wetzner Polycarpe pour avoir mis en doute l'embolie pulmonaire et réclamé un  rapport mdical 

Port-au-Prince, le 26 avril 2012 – (AHP) – Le sénateur Edwin (Edo) Zenny (Sud-est), s'en est sevèrement pris jeudi à son collègue du Nord, Wetzner Polycarpe, après que  ce dernier eut fait part la veille de son refus de croire que le président Joseph Michel Martelly a réellement souffert d'une embolie pulmonaire.

Intervenant sur Radio Solidarité, le sénateur, médecin et président de la commission Santé du Grand corps, a également révélé son intention de demander au bureau du Sénat qu'il réclame de la presidence un rapport médical complet sur la maladie du président.

Le sénateur Zenny, un proche du chef de l'Etat, a rejeté la demande de
Wetzner Polycarpe, estimant que le chef de l"Etat n'a pas de compte à rendre au Senat dans ce dossier.

" S'il a pour devoir d'informer la polulation sur sa maladie, par contre, le chef de l'Etat n'a pas de compte à rendre aux sénateurs", s'est-il indigné, renvoyant du coup les médecins, particulièrement le docteur Polycape, aux études.

Il a fait savoir que la plupart des médecins haïtiens  font de mauvais diagnostics, ne traitant pas leurs patients pour la maladie dont ils souffrent réellement.

" On ne peut pas être médecin depuis 25, 40 ans et se contenter de ce qu'on a appris dans le passé. La science avance. Il faut sans cesse se recycler pour être à jour et comprendre certains  dossiers",  a voulu conseiller le sénateur Zenny qui dit croire que le président n'a aucun intérêt à mentir sur sa maladie.

Il a fait savoir  que c'est une équipe de 5 medecins haïtiens qui ont traité le président Martelly . Ce sont eux que "les parlementaires qui font de l'opposition à la maladie, doivent interroger", a dit Edo Zenny.

Wetzner Policarpe avait
priorisé mercredi la thèse de l’embolie gazeuse. Une maladie généralement causée, a-t-il dit, par une intoxication au stupéfiant, une overdose.

Le senateur Zenny demande quant à lui aux parlementaires, particulièrement ceux qui sont clairement , a-t-il dit , dans l'opposition, de cesser de brasser dans les ministères. Il faut faire de l'opposition jusqu'au bout",  a-t-il lancé.

Une délégation composée des senateurs  Edwin Zenny, Kély Bastien, John Joël Joseph devrait rendre visite ce vendredi au cef de l'Etat à Miami. Le premier ministre désigné, Laurent Lamothe, devait egalement accompagne cette delegation formée à l'initiative du president du Sénat, Simon Dieuseul Desras.

,
Mercredi, M. Martelly avait admis avoir frôlé la mort, tout en affirmant qu'il est maintenant en pleine forme et qu'il n'attend que l'autorisation de son equipe médicale pour rentrer au pays.


Nouvelles du 25 avril 2012

La revue catholique la Vie rend hommage au travail du Frère Armand Francklin, fondateur de la congrégation des petits frères et petites soeurs de l'Incarnation

Port-au-Prince, le 25 avril 2012 – (AHP) – Dans un très long article paru début avril 2012, la revue catholique la Vie rend hommage au frère Armand Francklin  qu'elle présente comme l'homme qui fait jaillir l'eau des montagnes.

Fondateur en 1976  de la congrégation des petits frères et petites soeurs de l'Incarnation (PFI-PSI), le Frère Armand (65 ans), a réalisé des oeuvres, particulièrement dans le plateau central, qui sont devenues un modèle de développement dans toute la caraïbe, relève La Vie.

Le religieux a surtout changé la donne dans cette région par l'aménagement des lacs artificiels et des systèmes d'adduction d'eau. Les paysans qui vivaient autrefois dans une pauvreté absolue au cours de la saison sèche, d'octobre à mars, peuvent  aujourd'hui cultiver toute l'année, a rapporté la Revue dont une équipe a réalisé un reportage complet sur le travail des PFI-PSI.

Depuis, la fin des années 90, ce sont donc plus de  80 lacs collinaires qui ont été creusés.

L'eau de pluie récoltée sur les bassins versants y est retenue grâce aux fonds argileux. Une usine de filtration d'eau permet d'approvisionner plus de 5000 personnes en eau potable.

Le fondateur des petits frères et petites soeurs de l'Incarnation a expliqué que l'épidemie de choléra qui sevit en Haïti depuis octobre 2010, a rendu la problématique de l'eau encore plus cruciale.

Ici, des bassins de piscicultures peuplés de tilapias et de carpes. Là, des étangs où s'abreuve le bétail. D'autres lacs profitent aux femmes et aux enfants pour la toilette et le bain.

Les petites filles qui, traditionnelement n'allaient pas à l'école afin d'assurer la corvée d'eau, en sont aujourd'hui libérées.

Les lacs fixent aussi la végétation, font revenir les oiseaux et attirent les nuages.

Pour le frère Armand Francklin, le maitre-mot est la formation. De fait, en plus de 8 écoles primaires, de 2 collèges-lycées, il a créé une école agricole.

Les jeunes ruraux en sortent après deux ans avec un bagage technique et un crédit pour monter leur petite entreprise dans l'objectif objetif de freiner l'exode rural, contrtibuer à remettre sur pied une agriculture détruite par des décenies de politiques néo-libérales imposées à Haït.


Mais, ce n'est pas tout.

A Port-au-Prince , les petits  frères et petites soeurs  de l'Incarnation ont repris l'ancien village SOS-enfants, qui accueille aujourd'hui plus de 650 orphelins et enfants des rues dans le quartier de Petite place Cazeau (nord de la capitale).

Ce sont egalement les PFI-PSI qui gèrent le Centre d'accueil de Carrefour depuis l'année 2006.

Actuellement, ils ont la charge dans le Centre de Carrefour  de 336 garçons,  72  garçons à Petite Place Cazeau  et 212  filles à Dos-palais dans le Plateau Central.


Le président de la commission Santé du Sénat affirme douter que le président Michel  Joseph Martelly souffrait réellement d’une embolie pulmonaire:  Wetzner Polycarpe envisage de demander au bureau du grand corps de réclamer officiellement de la présidence, le diagnostic précis  de la maladie du chef de l’Etat

Port-au-Prince, le 25 avril 2012 – (AHP) – Après le docteur Kély C. Bastien, un autre sénateur lui aussi médecin, Wetzner Polycarpe, refuse d'admettre que le président Michel  Joseph Martelly souffrait réellement d’une embolie pulmonaire comme l’affirme le bureau de communication de la Présidence.

Le parlementaire  egalement president de la commission santé du Senat, qui demande à voir le diagnostic complet du chef de l’Etat, préfère prioriser la thèse de l’embolie gazeuse. Une maladie généralement causée, a-t-il dit, par une intoxication au stupéfiant, une overdose.

Le docteur Polycarpe soutient que c’est souvent le cas pour certains musiciens et  hommes politiques qui veulent gérer la fatigue et le stress quotidiens.

"On ne rétablit pas du jour au lendemain d’une embolie pulmonaire", a affirmé Wetzner Polycarpe qui envisage de demander au bureau du grand corps de réclamer officiellement de la présidence, le diagnostic précis  de la maladie du chef de l’Etat.

Le docteur Kély C. Bastien, 3e sénateur du Nord, qui avait demandé lui aussi à voir le rapport médical du chef de l'Etat, avait affirmé  qu'il lui etait difficile de croire à l’embolie pulmonaire.

Il avait fait remarquer que si le chef de l’Etat souffrait d’une embolie pulmonaire, son équipe médicale n’aurait pas pu le laisser prendre l’avion sans une assistance medicale et son rétablissement ne serait pas aussi rapide. Une analyse partagée par plusieurs autres professionnels de la santé.

Réaffirmant que le chef de l’Etat souffrait bel et bien d’une embolie pulmonaire et que son etat de santé s'etait nettement ameliorée, son porte-parole Lucien Jurat avait fait savoir en debut de semaine que ce sont des individus mal intentionnés qui tentent de faire croire le contraire.

En effet, des rumeurs de toutes sortes continuent de circuler à Port-au-Prince dont celle de la blessure.

Quoi qu'il en soit, dans un 2e message rendu public mardi soir, le chef de l’Etat a affirmé qu’il se remet de sa maladie et n'attend plus que l’aval de son équipe médicale pour rentrer en Haïti.

Michel Martelly a réitéré sa volonté de venir se remettre au service du développement de son pays.

Journée mondiale de lutte contre la malaria: en Haïti, le coordonateur du programme national de lutte contre la malaria et la filariose lymphatique, renouvelle  la volonté de son équipe d'éradiquer cette maladie d’ici 2020

Port-au-Prince, le 25 avril 2012 – (AHP) – Le coordonateur du programme national de lutte contre la malaria et la filariose lymphatique, le Dr Roland Oscar, a renouvelé mercredi la volonté de son équipe d'éradiquer d’ici 2020 cette maladie dont on célèbre ce 25 avril la journée mondiale de lutte.

Le Docteur Oscar a fait savoir qu’actuellement le programme de lutte contre la malaria s’appuie sur plusieurs axes dont le dépistage et la prise en charge gratuite dans tous les centres de santé publique du pays, la lutte anti-vectorielle basée entre autres sur la distribution de moustiquaires imprégnés, la communication sur les comportements à adopter et la coopération avec la République Dominicaine.

Le spécialiste a fait remarquer qu’Haïti et la République Dominicaine sont les deux seuls  pays de l’hémisphère où la maladie existe actuellement.

 Suivant les statistiques basées sur les données recueillies en 2007, la prévalence de la maladie en Haïti, pays de près de 10 millions d’habitants, est de 4.7%, affirme le docteur Oscar.

C’est l’ONG PSI Haïti qui distribue gratuitement les moustiquaires imprégnés aux familles haïtiennes. 3.4 millions de moustiquaires devraient être distribués sur toute l’étendue du territoire,  a-t-il fait savoir.

Roland Oscar a rapelé que le Service National pour l’éradication de la Malaria, ci-devant service national des endémies majeures(SNEM) avait déployé de nombreux efforts, au point que les autorités avaient crié victoire sur la maladie vers la fin des années 60, mais le manque de financement et l’arrivée de plusieurs cyclones provoquant des inondations, ont occasionné une recrudescence du paludisme.

Depuis 2003, le Fonds Mondial appuie le programme de lutte contre la malaria en Haïti où la maladie existe officiellement depuis 1958.

En Haïti, la journée nationale de lutte contre la malaria, est célébrée le 28 juin.

En 2010, près de la moitié de la population mondiale, soit près de 3, 3 milliards de personnes, était exposée au risque de paludisme.

Chaque année, environ 216 millions personnes contractent la maladie et près de 655 000 en meurent. Les habitants des pays les plus pauvres sont les plus touchés.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme - instituée par l'Assemblée mondiale de la Santé lors de sa 60e session en mai 2007 - a pour but de faire prendre conscience de l'effort mondial nécessaire pour lutter efficacement contre le paludisme.



Nouvelles du 24 avril 2012
Assassinat policier: le député Rodriguez Séjour comparait au cabinet d'instruction

Port-au-Prince, le 24 avril 2012 – (AHP) – Le député Rodriguez Séjour, accompagné de son avocat Carlos Hercule, du président de la Chambre Basse Levaillant Louis-Jeune et du ministre chargé des relations avec le parlement Ralph Théano, a répondu mardi aux questions du juge instructeur Jean Wilner Morin pour son implication présumée dans l’assassinat du policier Walky Calixte.

Sans donner plus de précision, Me Hercule a seulement fait savoir que son client a répondu aux questions du juge instructeur et affirme que l’instruction s’est bien déroulée.

Pour sa part, le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune a indiqué que son collègue sera toujours disponible pour la justice. Il affirme que sa présence au cabinet d’instruction était un signe de sa foi dans l’état de droit mais également pour souligner sa solidarité avec le député Séjour qui jouit de la présomption d’innocence tant que sa culpabilité n’aura as été démontrée.

Pour ce qui est de la levée éventuelle de l’immunité du député de la première conscription de Port-au-Prince, Levaillant Louis-Jeune informe que « nous ne sommes pas encore là » car, a-t-il précisé, son collègue n’a jusqu’ici pas été inculpé.

Walky Calixte avait été tué  par balles le 17 avril dernier. Certains de ses frères d’armes accusent le parlementaire Séjour d'implication dans son assasinat pour avoir, soutiennent-ils menacé l’agent quelques heures avant sa mort.

Des policiers avaient observé un arrêt de travail mecredi pour reclamer justice pour la victime et l'arestation du député incriminé.

Des habitants de la région de Carrefour devait emboîter le pas dès le lendemain et pendant 3 jours pour bloquer la circulation dans cette zone où réside la famile du policier assasiné.

C'est surtouit lundi que la situation était  la plus tendue, la protestation ayant gagné d'autres zones de la capitale avec des barricades enflammées, des jets de pierres et des tirs d'armes à  feu. Tout cela en l'absence de la police ou avec la complicité de certains policiers accusés d'avoir fait la grève.


Le président de l'assemblée nationale dénonce un vide de pouvoir en Haïti et un manque de leadership au niveau de la police nationale

Port-au-Prince, le 24 avril 2012 – (AHP) –Le président de l’Assemblée Nationale, Simon Dieuseul Déras estime qu’il y a un manque de leadership au sein de l’institution policière.

Appelant la population au calme, le parlementaire demande aux responsables de la PNH d’assumer ou de rendre le tablier.
Le sénateur Desras qui dit comprendre les frustrations des policiers, plaide en faveur de la satisfaction de leurs revendications mais il les appelle à les exprimer autrement que par le désordre, l’anarchie et les mouvements de grève.

D’autre part, le sénateur Desras a denoncé un vide à la tête de l’Exécutif. A son avis, le premier ministre démissionnaire n’a aucun contrôle sur l’appareil étatique, étant boycotté par les membres du gouvernement.

Une convocaton la semaine dernère de Garry Conille au ministres pour un conseil de gouvernement dans le dossier des hommes armés qui se balladent partout, a été boudée.


Le premier ministre désigné Laurent Lamothe n'a été ratifié jusqu'ici que par le Sénat.
Il lui reste l'étape de la ratification à la chambre basse et l'exposé de sa politique générale dans les deux chambres.

Le president de l'Asemblée nationale révèle également que le chef de l’Etat avait anticipé une première sortie d’hôpital  en Floride où il est soigné pour une embolie pulmonaire, lorsque le premier ministre Garry Conille avait fait savoir qu’il était prêt à assumer ses responsabilités en l’absence du président.

La présidence avait annoncé le retour du president pour cette semaine, mais son  premier ministre désigné Laurent Lamothe a fait savoir qu’il ne rentrera  que vers la fin de la semaine prochaine, même si son état de santé évolue de manière satisfaisante.

Dieuseul Simon Desras assimile à de la mesquinerie le fait que le chef de l’Etat ait dit avoir le contrôle du pays qui,à son avis, est en train de sombrer.

Pour beaucoup d'autres secteurs, la situation socio-économiqiue du pays a été rarement aussi difficile. Selon eux, si l'argent circule, c'est dans un seul sens et à un seul niveau.

Les dépots dans les banques se rarifient. Les dettes ne sont pas payées au niveau de l'Etat. En gros, les affaires ne vont pas du tout bien. La population vit mal. Et il y a bien plus de paroles que d'actions, a résumé mardi 
sous couvert d'anonymat un economiste qui dit craindre un raz-le-bol.

Nouveau policier assassiné dans la région métropolitaine de Port-au-Prince: le policier qui revenait d'une banque commerciale a eté dépossédé d'une somme d'argent et de son arme de service

Port-au-Prince, le 24 avril 2012 – (AHP) –Un nouveau policier, Jean Hilaire Milot, agent 2 affecté au pénitencier national a été tué mercredi par des bandits armés circulant à moto dans la localité d’Ona-ville, dans la commune de la Croix-des-Bouquets (notd).

L’agent Milot avait intégré l’institution policière en 2001.

3 policiers  ont eté assassinés la semaine dernière dans la région métropolitaine de Port-au-Prince
. L'assassinat de l'un d'entre eux Walky Calixte, a provoqué de vives tensions dans la capitale et la colère des policiers.

Le porte-parole de la PNH (Police Nationale d’Haïti), Garry Desrosiers, a fait savoir qu’une enquête est ouverte en vue de faire la lumière sur ce nouveau cas d’assassinat de policier.


Les bandits qui l'ont attaqué lui avait auparavant intimé l’ordre de donner l’argent qu’il venait de retirer d’une banque alors qu’il était en civil.

Ce qui pourrait laisser croire qu'il s'agit d'un crime crapuleux.

Cependant, les bandits ont emporté son arme de service et blessé trois autres personnes qui se trouvaient dans le véhicule de transport en commun, rapporte le porte-parole de la PNH.


Un candidat à la présidence en République dominicaine demande au président Martelly de rendre la dinstinction reçue du président Fernandez


Santo-Domingo, le 24 avril 2012 – (AHP) –Le candidat à la présidence du parti « Alianza pais » Guillermo Moreno, a demandé mardi au président haïtien Michel Martelly de remettre la distinction reçue du gouvernement dominicain.

Dans une lettre envoyée par le biais de la Chancellerie dominicaine, le candidat à la présidence de "Alianza pais" considère que le chef de l’Etat haïtien n’a pas qualité pour être le récipiendaire d’un honneur aussi exclusif en raison des scandales de corruption dans lesquels il est accusé d’implication.

Selon une enquête réalisée par la journaliste Nuria Piera, le chef de l'Etat haïtien aurait reçu un montant de 2.5 millions de dollars du sénateur dominicain, Félix bautista , un proche du president Léonel Fernández. Une partie de ce montant aurait été recu après son élection à la présidence,  selon Mme Piera.

Michel Martelly avait été décoré le mois dernier par le président Léonel Fernandez de l’ordre  Duarte Sanchez y Mella, la plus grande distinction decernée par la République Dominicaine à un chef d’Etat étranger.

"Quelqu’un qui reçoit un prix créé à la mémoire de Juan Pablo Duarte doit le mériter, or, nous considérons qu’en raison des scandales de corruption au centre desquels se retrouve le président haïtien, il ne mérite pas un tel honneur, a déclaré le leader de Alianza.

Moreno questionne aussi le fait que le président Martelly ne soit pas, une seule fois, intervenu avec des preuves pour démentir la complicité dont il est accusé avec le sénateur Pldiste, Félix Bautista, dont les compagnies ont été favorisées, a-t-il dit, dans l’octroi de contrats pour la reconstruction d’Haïti.

Le president Martelly est actuellement soigné à Miami pour une embolie pulmonaire. Il devrait bientôt rentrer au pays, son état de santé s'etant beaucoup améliorée, selon la presidence.

Le sénateur PLdiste Wilton Guerrero fait marche-arrière arrière et affirme ne pas disposer de preuves sur le supposé complot pour assasiner Nuria Piera


Santo-Domingo, le 24 avril 2012 – (AHP)- Le senateur PLdiste  de la province de Peravia, Wilton Guerrero, a indiqué mardi qu'il ne disposait pas de preuves pour soutenir la dénonciation qu'il a faite la veille, selon laquelle le narco-trafic international et un secteur du parti révolutionnaire dominicain (PRD) veulent assassiner la journaliste Nuria Piera.

Le sénateur avait pourtant fait savoir lundi qu'il était en possession de preuves convaincantes sur le complot. Il affirme aujourd'hui que c'est une source de grande crédibilité qui lui a fourni l'information

Il y a 3 semaines, le gouvenement pldiste dominicain avait également fait état d'un complot pour assassiner le président haïtien, Michel Martelly, une information qui avait éte prise au sérieux au niveau gouvernemental haïtien, mais totalement banalisée par les secteurs de droits humains et de la société civile qui l'ont située dans le contexte d'une démarche pour occulter les denociations de corruption faies par Nuria Piera, impliquant de hauts responsables haïtiens et dominicains à la veille des élections dominicaines du 20 mai.

Wilton Guerrero a fait ces nouvelles declarations à sa sortie mardi  du siège de la police où il s'est entretenu avec  le major general, José Armando Polanco Gómez, pendant plus d'une heure.

"Nous n'avons parlé ni de preuve ni de documentation. J'ai souligné que la source qui m'a transmis l'information, m'a toujours fourni par le passé des informations crdibles et objectives", a-t-il voulu convaincre.

Le sénateur du parti au pouvoir a indiqué en outre que la gravité de cette information méritait qu'elle soit connue de l'opinion publique et des autorités. Il a ensuite expliqué qu'un narco-traficant colombien, un mexicain et plusieurs dominicains étaient impliqués dans  le supposé complot. Et que tout est conçu dans le cadre du projet présidentiel de Hipolito Méjia.

Par ailleurs, le colonel retraité
Pedro Julio Goico Guerrero (Pepe Goico) accusé d'implication dans le supposé complot pour renverser Martelly a ete auditionné lundi au Parquet du district national de santo-Domingo en compagnie  de son avocat Ramon Pina Acevedo.

Goico a présenté le même jour un recours en inconstitutionnalité pour le piratage de ses conversations télephoniques,
Il a ainsi demandé une indemnisation de plus de cinq millions de pesos pour violation de sa vie privée et pour atteinte  à son honneur.

Nouvelles du 23 avril 2012

Meurtre d'un policier: nouvelle journée tedndue à Port-au-Prince particulièrement sur la route de Carrefour


Port-au-Prince, le 23 avril 2012 – (AHP) – Des barricades de pneus enflammés par ci, des carcasses de véhicules et des jets de pierres par là, des tirs et peu de gens dans les rues et circulation réduite au minimum: la tension était palpable pendant la plus grande partie de la journée de lundi dans la Capitale haïtienne, Port-au-Prince.

De Mariani à Martissant (sud de la capitale) et dans plusieurs autres quartiers de la capitale dont le centre-ville  Delmas, Carrefour-Feuilles: la population s’est réveillée dans un climat de grande inquietude  au 5e jour des protestations suite à l’assassinat du policier Walcky Calixte.

Ce sont d'abord des policiers qui avaient donné le ton en organisant une journée de grève mercredi pour réclamer justice en faveur de leur collègue et l'arrestation du deputé Rodriguez Séjour accusé d'implication dans ce meurtre.


C'est dans la commune de carrefour, particulièrement sur la route ds rails où réside la famille du policier assassiné que le climat était le plus tendu: la circulation automobile était paralysée jusqu’en début d'après-midi par des baarricades de pneus enflammés.

Des véhicules arrivés de la région Sud etaient confisqués pour servir de barrage
 
Elèves, professionnels et autres résidents de cette zone, ont été contraints à rester à la maison, faute de transport en commun. La situation n’était pas totalement différente au cœur de la capitale. Les embouteillages constatés géneralement à longueur de journée pratiquement dans tous les quartiers de la capitale, cédaient la place à une circulation fluide.


A Delmas, notamment au niveau de l’intersection Martin Luther King/Route de l’aéroport, communément appelée carrefour de l’aéroport, des tirs et des jets de pierres ont été enregistrés.

Toute cette situation avait cours en l'absence de la police dont très peu d'agents (qui ne travaillaient pas) étaient remarqués dans les rues, une forme
de soutien pour le moins tacite au mouvement

En effet, des tracts circulaient depuis la veille, annonçant un arrêt de travail des policiers, en signe de protestation  à l’assassinat de Walcky Calixte. Un tract disait entre autres que la rue serait abandonnée aux parlementaires et aux bandits

Le parlementaire incriminé dans le meurtre du  policier est accusé d'avoir menacé de mort l’agent qui était affecté au service de la circulation (DCPR), moins de 3 heures avant son assassinat.

Les gardes du corps du député n’auraient pas apprécié l’arrestation d’un proche qui, selon la version des policiers,  avait été arrêté en  possession d’une arme apparemment illégale. Walcky Calixte était à la tête de l’équipe qui avait appréhendé le chauffeur du parlementaire qui est aussi son cousin.

Un appel au calme lancé aux policiers protestataires.


Le porte-parole de la PNH, Garry Desrosiers, a lancé un appel au calme au policier les assurant que la RCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire) et la police font tout pour faire la lumière sur le meurtre de l’agent Calixte.

Les policiers ne sont pas autorisés à faire la grève, a  rappelé Garry Desrosiers, demandant aux agents de la PNH de se présenter à leurs poste et ce, a-t-il dit, quelque soient les circonstances.


Garry Desrosiers a aussi rappelé le rôle important joué par les policiers dans le maintien d’un climat calme et sécuritaire dans le pays, à titre de protecteurs des vies et des biens.

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva, a  appelé les policiers à garder leur calme.
M. Delva confirme que des dispositions ont déjà été adoptées en vue d’accompagner les parents du policier tué dans l’organisation des funérailles.

Il rappelle lui aussi que les règlements de la PNH interdisent tout mouvement de grève.

Selon des informations de sources concordantes, le député Séjour, à couvert depuis l’assassinat mercredi du policier, est invité à se présenter au Parquet de Port-au-Prince mardi pour répondre aux questions du juge en charge du dossier. Mais tout dépendra de la décision de l'assemblée des députes, si le parlementaire ne decide pas de le faire de son propre chef, étant couvertt par l'immunité.

Plusieurs policiers ont manifesté leur intention de se rendre eux-aussi au Parquet.

Le secrétaire exécutif du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville, estime que le mouvement des policiers était prévisible.

Selon lui, les droits sociaux de ces derniers sont souvent violés, a-t-il dit, soulignant la complexité du mouvement des policiers.
Aussi, le responsable de droits humains appelle les autorités politiques à entreoprendre des pourparlers avec le haut commandement de la PNH afin de parvenir à une normalisation de la situation.

Plusieurs secteurs de la clase politique ont appelé le chef de l'Etat à entrer en dialogue avec les différerents forces du pays, etan donné la grande fragilité de la situation qui dénote une absence totale de contrôle.

Mais le président est malade à l'Etranger. Le porte-parole de la présidence, L:ucien Jurat, a indiqué ce lundi que son état de santé s'est nettement amelioré et qu'il rentre cette semaine au pays, mais s'est gardé de donner une date.

Le premier ministre designé  dépose son dossier à la chambre basse: Laurent Lamothe dit vouloir laisser les députés faire leur boulot avec professionnalisme et patriotisme.

Port-au-Prince, le 23 avril 2012 – (AHP) – Le premier ministre désigné, ratifié au Sénat, Laurent Lamothe a soumis lundi, un lot de 59 documents au bureau de la chambre des députés dans la perspective de sa ratification.

Laurent Lamothe, également ministre démissionnaire des affaires étrangères a remis aux députés, les mêmes documents qu’il avait donné aux sénateurs et dont l’analyse lui avait valu, non sans contestation, un vote favorable.

Se refusant catégoriquement à répondre aux questions relatives à sa confiance dans ses chances de franchir cette 2e étape du processus de sa ratification, Laurent Lamothe a plutôt fait savoir qu’il attendait que les députés fassent leur travail avec professionnalisme et patriotisme.

"J’ai fait ce que j’avais à faire, il appartient à présent aux parlementaires de faire leur travail, a-t-il dit, précisant qu’il allait les laisser faire leur boulot.

Le président de la chambre basse, Levaillant Louis-jeune, confirme la réception des pièces du premier ministre désigné ce lundi. Il affirme que le dossier sera immédiatement transféré à la commission qui, dit-il, devrait tout de suite, se mettre à l’œuvre.

M. Louis-jeune a réitéré la volonté du pouvoir législatif de travailler de concert avec l’Exécutif en vue de l’amélioration des conditions de vie de la population.

Laurent Lamothe avait été ratifié par 19 senateurs, 3 avaient voté contre et un s'etait abstenu, lors d'une séance, il  y a 2 semaines.

A la suite de cette séance, des secteurs politiques  avaient dénoncé un vote favorable contre argent et mis en garde les députés contre toutes sortes de compromission.
Des accusations qui avaient ete rejetées par des senateurs.
 

Nouvelles du 20 avril 2012

Réunion du CSPN jeudi soir avec la participation de secteurs de la communauté internationale pour prendre une decision sur le dossier des hommes armés: Rien de concret ne serait sorti de cette rencontre 

Port-au-Prince, le 20 avril 2012 - (AHP) -  Une réunion s'est tenue jeudi soir entre des représentants du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) et de la communauté intenationale, 48 heures après l'irruption au parlement en pleine séance, d'un groupe de dizaines d'individus armés, en treillis militaires, alors que les deputés  mettaient en place une commision pour étudier les dossier du premnier ministre désigné Laurent Lamothe.

Le Ministre de la justice tout comme la porte parole de la MINUSTAH a confirmé la l'organisation de cette renconre, sans toutefois fournir des details. Le ministre Pierre-michel Brunache joint au telephone par radio Solidarité a indiqué que rien de concret n'est sorti de cette rencontre.

En attendant, la chambre basse sursoit à toute séance jusqu'à la clarification du dossier des hommes armés se réclamant des anciennes forces armées d'Haïti dissoutes de fait depuis 1995 et le dépot des pièces du premier ministre désigné Laurent Lamothe a été reporté à la semaine prochaine

La décision de convoquer le CSPN semble avoir été prise par le premier ministre démisionnaire Garry Conille qui s'est declaré mercredi  profondément consterné par l’incident survenu le mardi 17 avril au Palais Législatif. 

Dans un communiqué, il a dit condamner avec la dernière rigueur l’irruption d’individus armés se faisant appeler « militaires démobilisés » et troublant le fonctionnement serein de la Chambre des Députés.

"Des instructions claires ont été passées au Ministre de la Justice  Michel Pierre Brunache, ainsi qu’au Directeur Général de la Police Nationale,  Mario Andrésol, en vue de corriger cet état de fait attentatoire à la paix publique.
Un Conseil de Gouvernement   convoqué mercredi a toutefois été boudé par la totalité des ministres presents à Port-au-Pince, une attitude qualifiée de rébellion par les senateurs Kély Bastien et John Joel Joseph.
Le premier ministre demissionnaire avait egalement demandé au Ministre de la Justice de réunir en urgence le CSPN en vue de prendre toutes les dispositions visant à garantir l’ordre et la paix publics", informe le communiqué.
L'incident du parlement a provoqué de nombreuses reactions de colère. La plupart d'entre elles relèvent que la latitude dont jouissent  ces individus  vient compliquer davantage une situation socio-économico-politique déjà sulfureuse. Et de plus, on ne sait pas qui peut reellement persuader ces individus qui disposent de tous les moyens, de respecter la loi.

De fait, des mesures de déguerpissements ou visant à les faire vider les rues,  annoncées par toutes les instances du pouvoir, n'ont jamais été suivies d'effet.

Pour l'instant les autorités se perdent en condamnations.

" Le Président de la République condamne le déploiement des individus en treillis militaires devant le Parlement", titre un comuniqué de la presidence datée du 18 avril.

"La Présidence veut que l’ordre et la paix  publique soient maintenus sur toute l’étendue du territoire national  et rappelle, encore une fois à tous, que la constitution d’une nouvelle force publique ne peut se faire que dans l’ordre, la discipline et le respect des lois en vigueur. Tout contrevenant subira les rigueurs de la loi", ajoute le communiqué.

C'est avec véhemence que Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale  (MICTDN), dit pour sa part, condamner la présence d’individus en treillis militaires, devant le parlement haïtien, le mardi 17 avril 2012.
 
Le Ministère de l’Intérieur, informe  tout un chacun  que  sous aucun prétexte, le gouvernement ne tolérera qu'en marge de la loi, des individus armés continuent impunément de troubler la paix publique, indique une note, dans laquelle le ministère se dit onscient des problèmes d’ordre social et économique rencontrés par les anciens militaires, et réitère la volonté arrêtée des autorités de prendre toutes les dispositions en accord avec la loi afin de répondre à ces besoins.

Mais au parlement, on dénonce la tolerance, l'e manque d'autorité ou mieux la complicité. "Si la présence des hommes armés n'inquiète pas l'exécutif c'est parce qu'il se sent confortable, dit Kély Bastien.

Son collègue Andrice Riché croit qu'il y a une main cachée derrière les actions de ces hommes qui se réclament des anciennes forces armées. Aucune force paramilitaire ne saurait exister sur le territoire en dehors de la bénediction du pouvoir en place, a dit Andrice Riché estimant que la démocratie est en danger.

A la chambre basse, les députés ont annoncé qu'ils observent un arrêt de travail jusqu'à ce que l'exécutif fournisse des explications.

Le premier secrétaire de la chambre, Jude Charles Faustin a fait savoir que tant que les explications ne seront pas fournies, aucun travail  ne sera réalisé à la chambre.

De fait, le dépot des pièces du premier ministre désigné (ratifié au sénat) qui avait eté prévu pour ce jeudi à la chambre basse, a été reporté à la semaine prochaine.

Mais  Laurent Lamothe a réaffirmé mercredi ses convictions démocratiques dans le plein exercice des attributions du pouvoir législatif et a déclaré qu`il ne cautionne en aucun cas le comportement des hommes en tenue militaire.

Des questions se posent maintenant sur l'attitude jugée impassible de la MINUSTAH face à la présence des hommes armés dans l'environnement immediat des députés, alors que le pire aurait pu arriver, la MINUSTAH, elle-même contestée, mais dont l'un des rôles assignés par le conseil de sécurité est de promouvoir et protéger la démocratie.

Haïti de plus en plus au coeur de la campagne presidentielle dominicaine: Pelegrin Castillo accuse Mejia d'avoir  appuyé le coup d' Etat contre le président constitutionmel Aristide: une source proche du PRD indique à l'AHP que Mejía prépare une réponse pour ce vendredi


Santo-Domingo, le 19 avril 2012 - (AHP) - Le deputé Pelegrin Castillo, de la Force Nationale Progressiste, parti minoritaire d' extrême droite, a  accusé jeudi Hipolito Mejia, candidat du parti révolutionnaire dominicain (PRD) d' avoir appuyé le 2ème coup d' Etat contre le président Jean Bertrand Aristide en février 2004.

Ce deputé  dont le discours clairement hostile aux migrants haitiens et Haiti, est de notoriété publique, a fait savoir que l' ancien président, a nouveau candidat pour le PRD, avait toléré la preesence en territoire dominicain d'anciens militaires dont Guy Phillipe et de Louis Jodel Chamblain de l'ancien groupe paramilitaire (FRAPH) qui ont orchestré le coup d' Etat de 2004.


Selon castillo, Mejîa en tant que président de la Republique dominicaine, a profté du rôle qu'il jouait dans la destabilisation du gouvernement Aristide   pour négocier à son profit l'acccord commecial special "DR-Cafta" avec les Etats-Unis.

" Je suis bien au courant que Mejía fut averti par les autorites haitiennes que Guy Philippe et Louis Jodel Chamblin préparait un complot pour destabiliser le gouvernement Aristide avec un appui officiel depuis  la republique dominicaine sous la direction d'un haïtiano américain influent Stanley Lucas que Mejia connait bien, a ajouté Castillo dans une déclaration publique reproduite par le journal El Nacional.

Et ce complot a éte conclu quand ces personnages se sont joints à ce mouvement qui a abouti au renversement d'Aristide, a dit Castillo


Le vice-president et deputé du FNP a catégoriquement fait savoir que Méjia et son gouvernement ont obtenu des avantages, ainsi que des secteurs des affaires utlisés pour envenimer la crise haïtienne, ce qui est illégal , a dit Castillo qui a mis en garde contre la tendance des dirigeants de la classe politique à vouloir exercer une hégemonie ou une tutelle sur haïti

" L'une des raisons pour lesquelles la communaute internationale n'assume pas ses responsablités vis-à-vis d'haïti, c'est l'espoir d'une solution dominicaine aux problèmes des Haïtiens, a estimé le deputé du FNP qui reaffirme qu'Haïti est un etat en faillite, qui a perdu la capacité de s'auto-gouverner, mais qui n'acceptera jamais d'être sous tutelle de la république dominicaine.

Joint au telephone jeudi après-midi, un proche du PRD a fait savoir que le Hipolito Mejía prépare une reponse qui sera rendue publique ce vendredi.


Le deputé Stevenson Jacques Timoléon explique le report  du depot des pièces du premier ministre désigné par les accusations pesant contre un membre de la commission d'analyse dans le dosier de l'assasinat d'un policier

Port-au-Prince, le 19 avril 2012 - (AHP) - Contrairement à ce qui avait été annoncé, le premier ministre désigné (ratifié au Sénat), Laurent Lamothe n'a pas fait le dépot de ses pièces jeudi à la chambre des députés.

Le président de la commission qui aura à analyser ses pièces, Stevenson Jacques Timoléon, a fait savoir que des modifications ont été apportées dans l'agenda des parlementaires suite à l'affaire Séjour.

Nous avons un député, de surcroit membre de la commission, qui est en difficulté et nous avons convenu que le premier ministre désigné vienne faire le dépot de ses pièces à la chambre basse lundi et nous commencerons aussitôt à travailler, a-t-il dit.


Le deputé fait l'objet de suspicions dans le dossier de l'assassinat  du policier Walcky Calixte,

Pour sa part, le député de Delmas-Tabarre, Arnel Bélizaire revendique à demi-mots, son intégration dans la commission.
"La commission doit réfléter toutes les tendances à la chambre et chaque fois qu’on met sur pied une commission spéciale, il doit y avoir un député indépendant, a-t-il dit, rappelant qu’il est le seul à avoir ce statut actuellement.

M. Bélizaire a aussi indiqué que la séance organisée pour mettre sur pied la commission n’a pas encore pris fin, car le président Levaillant Louis-jeune avait demandé la suspension de la séance qui aurait du être reprise le lendemain.

"Il n'y a pas de procès-verbal car la séance n'a pas encore pris fin", a lance le parlementaire quipromet de faire respecter les règlements de la chambre basse lundi
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Le responsable de la DCPR annonce des dispositions pour permettre à la justice de faire la lumière sur les circonstances du decès du policier Walcky Calixte: Will Dimanche  menace cependant de sanctions des policiers impliqués dans un mouvement de grève de solidarité

Port-au-Prince, le 19 avril 2012 - (AHP) - Le responsable de la Direction de la Circulation et de la Police Routière (DCPR), le commissaire Will Dimanche a informé jeudi que des dispositions sont en train d'être prises pour permettre à la justice de faire la lumière sur les circonstances du decès du policier Walcky Calixte, tué mardi soir.

Le commissaire Dimanche a fait état de la disponibilité de plusieurs indices et affirmé que le policier abattu a été, quelques heures auparavant, menacé de mort. .

Mardi soir, l'agent Walcky Calixte a été assassiné de plusieurs balles alors qu'il regagnait son domicile. Il aurait pris part à l'arrestation d'un neveu du député de la première circonscription de Port-au-Prince Rodriguez Séjour.

Des collègues du policier tué accusent M. Séjour d'implication dans cet assassinat vu qu'il aurait menacé de mort  le policier suite à l'arrestation de son cousin et chauffeur.


Mercredi, un groupe de policiers en colère s'étaient rendus devant les locaux d'une station de radio privée de la Capitale où le parlementaire donnait une interview expliquant sa version des faits. Les policiers menaçaient d'arrêter le parlementaire.

Une vive tension a régné dans devant le batiment de caraïbes FM dans le quartier de la rue Chavanne.


Les agents affectés à la DCPR ont observé un arrêt de travail partiel mercredi en signe de protestation contre l'assassinat de leur collègue. Une attitude condamnée par le responsable de la DCPR qui annonce des sanction contre les policier impliqués dans ce mouvement.


Si Will Dimanche dit comprendre la colère et l'indignation des policiers, il rappelle que les règlements de l'institution interdisent pareil mouvement. .

Le Chef de l’Etat informe de son retour au pays la semaine prochaine et remercie le gouvernement et le peuple haïtien de leur support
 
 Le Bureau de Communication de la Présidence informe que sur demande de ses médecins et suite aux nombreux progrès réalisés dans le cadre de son processus de récupération, le Président Michel Joseph Martelly,  a pu quitter,  mercredi soir, le centre hospitalier où il était gardé en observation depuis ce lundi 16 Avril (pour une embolie pulmonaire).
 
Le Chef de l’Etat remercie les membres du gouvernement, de la société civile, les parlementaires, les organismes religieux et le peuple haïtien tout entier pour leur support inconditionnel et renouvelle sa détermination à faire davantage d’efforts pour reprendre au plus vite son travail au profit du bien-être de la population.
 
Le Bureau de communication  de la Présidence s’engage une fois de plus à maintenir la population informée de l’état de santé du Chef de l’État.

Le scandale des millions en République dominicaine et en Haïti empoisonne maintenant la vie politique au pérou

Pérou, le 19 avril 2012 - (AHP) - Le scandale de corruption dans  lequel de hautes personnalites politiques dominicaines et haïtienns sont accusées d'implication, empoisonne maintenant la vie politique au Pérou.

Les résultats d'une enquête réalisee par la journaliste dominicaine Nuria Piera revèle que de hauts rsponsables politiques des deux côtés de la frontière auraient reçu des financements et des pots-de vin, de la part du sénateur Felix Bautista, haut cadre du parti de la liberation dominicaine et grand ami du president Leonel Fernández.

Dans cette même enquête Piera avait aussi fait etat du financement de la campagne de l'ancien president Alejandro Toledo au Pérou.

Cette affaire rebondit aujourd'hui avec force dans ce pays après des investigations en profondeur.

La presse péruvienne s'est également mise de la partie et aurait découvert que "l'homme politique  dominicain Felix Bautista accusé d'avoir amassé de facon illicite une fortune colossale, a bien finance la campagne de M. Toledo".

Les dons ont éte faits à travers des entreprises dirigées par M. Bautista et des personalités sous son contrôle, selon des journalists péruviens.

En Haïti, des entreprises dirigées par le sénateur pldiste ont obtenu des contrats jugés suspects pour un montant de près de 400 millions de dollars, dans le cadre des fonds décaissés pour la reconstruction du pays ravagé par un puissant séisme en janvier 2010.

Et suite à ce scandale  qui semble mettre le parti du président Fernández dans une position embarrassante, les autorités de ce pays ont fait croire à leurs homologues haïtiennes qu'un acien colonel dominicain, Pedro Julio Goico Guerrero, proche du parti  revlutionnaire dominicain, tramait de concert avec des personnalités haïtiennes dont Pierre Kanzki, un complot dont l'objectif serait de renverser le président Michel Martelly.

Des déclarations banalisées par la quasi-totalité de la clase politique haïtienne et des secteurs de la socité civile haïtienne qui y voient des objectifs politiciennes, à 1 mois du premier tour de la presidentielle dominicaine fixée au 20 mai.

Un sondage publié mardi par la firme américaine Bendixen y Amandy a attribué 53.5% des intentions de vote au canidat du PRD, Hipólito Mejía, et 43.12% à Danilo Medina du PLD.

Le PRD obtient comme parti,  34.12% et le  PLD 38.8%, selon l'enquête.


Nouvelles du 17 avril 2012

Inquiétudes sur l'état de santé  du president Martelly: la présidence rassure: son état de santé est stable: le cardiologue Roudolphe Malbranche explique que l'embolie pulmonaire peut aller de bénigne à très grave

Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) – Les inquiétudes sur l'état de santé  du président haïtien Michel Martelly a limenté les conversations tout au cours de la journée du 17 avril après qu'il eut laissé en trombe  Port-au-Prince lundi en début d’après-midi suite à d'atroces douleurs.

C’est à l'Hôpital Mount Sinai
de Miami qu'il est soigné pour une embolie pulmonaire. Michel Martelly  était rentré au pays jeudi dernier de Miami où  il a subi une intervention chirurgicale. mais il avait dû annuler un voyage en Colombie où se tenait samedi et dimanche le sommet des Ameriques.

Les dernières informations dont on dispose, sont celles communiquées mardi matin par le bureau de communniation de la présidence faisant savoir que l'état de santé du chef de l'Etat est stable. Il a assuré que la population e ra informe de l'évlution de la situation et de  la date de son retour du président au pays pour continuer à servir la population.


Interrogé sur les rumeurs selon lesquelles le président aurait perdu connaissance lundi, creant ainsi la peur dans son entourage, Lucien Jurat plutôt voulu rassurant,  invitant la population à s’en tenir aux faits: le chef de l’Etat reçoit les soins que nécessite son cas et pour le moment son état de santé est stable, a-t-il dit.

Interrogé par l'AHP, le docteur Roudolph Malebranche a indiqué qu'on parle d'embolie pulmonaire lorsqu'un caillot circulant dans le sang va boucher l'artère pulmonaire.

Elle est née de complications qui arrivent suite à une stase prolongée, en cas par exemple d'alitement de plusieurs jours, quelle que soit la cause (maladie, intervention chirurgicale...). Un voyage assis pendant plusieurs heures peut être suffisant.

L'embolie pulmonaire
peut aller de bénigne à très grave, a fait savoir le docteur Malbranche.

"Il y a des embolies qui passent de manière inaperçue et qui n’ont même pas besoin de traitement. Il y en a qui sont de gravité moyenne provoquées par un caillot sanguin relativement gros. Le patient atteint d'un tel type d’embolie peut être rétabli moyennant des traitements appropriés, a précisé le praticien qui dit souhaiter que c’est le cas du président..

Le docteur Malebranche a  également fait savoir qu'il y a des embolies qui sont graves et même très grave, là cela devient compliqué car le patient peut y laisser sa vie, a-t-il indiqué.

En ce qui concerne les risques encourus par le président Martelly, le cardiologue a prévenu que quelqu’un qui est atteint d’une embolie pulmonaire peut y laisser la vie dépendamment de son état de santé avant d'être atteint  et de la grosseur du caillot bloquant son artère et  provoquant l’embolie.

Mais, a-t-il rassuré, le patient bien traité a la possibilité de se rétablir et la première phase du traitement peut durer une dizaine de jours.

Sous un traitement bien conduit, l'embolie pulmonaire peut guérir sans séquelle, mais il peut subsister un essoufflement plus ou moins invalidant.


Les avocats de
Pierre Kanzki  rejettent les information en rapport avec un présumé complot contre le gouvernement Martelly: Me Fritzo Canton et Camile Leblanc affirment que s'il y a une enquête à mener, elle dot tourner plutôt autour des accusations de corruption  
Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) – Les avocats du citoyen Pierre Kanzki, accusé par le gouvernement haïtien de comploter contre la sûreté de l’Etat ont dénoncé mardi deux interventions qu’ils jugent illégales, du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince au bureau de leur client.

Selon Me Fritzo Canton,  le chef du Parquet Jean Renel Sénatus, s’est présenté les vendredi  13 et lundi 16 avril au bureau de Pierre Kanzki accompagné de policiers cagoulés, perpétrant ce qu’il qualifie de «perquisition illégale».

Il n’y a jamais eu et il n’y a aucun complot, a lancé Me Canton, rappelant que, selon le code pénal haïtien, pour qu’il y ait complot il faut entre autres des actes matériels suite à une concertation frauduleuse entre plusieurs personnes.

Selon lui, l’administration Martelly ne cherche qu’à sacrifier son client et l’offrir en sacrifice au président dominicain Léonel Fernandez, dans le but de masquer la vérité sur le scandale politico-financier impliquant les autorités des deux pays, à un mois des élections présidentielles en République dominicaine.

Il appelle à des clarifications et demande au président Martelly de prouver autrement qu’il n’est pas corrompu.

Me Camille Leblanc a lui conditionné la comparution de son client par devant le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince à des garanties de sécurité judiciaire, notamment l’annulation du mandat d’amener émis à son encontre et la levée des mesures restrictives de ses libertés.

Ce n’est pas parce qu’il a eu une conversation avec un citoyen dominicain dans laquelle il a commenté le reportage de la journaliste dominicaine Nuria Piera qui a révélé un scandale de corruption, que mon client complote contre la sureté de l’Etat, a dit Me Leblanc, soulignant qu’à ce moment là il faudrait accuser Transparency international pour avoir placé le pays, dans ses différents rapports annuels, parmi les plus corrompus de l’hémisphère.

Personne ne devrait chercher à fuir la question relative à la corruption, a dit l’homme de loi.

En République dominicaine, Nuria Piera continue d'éplucher ses documents, tout en promettant de nouvelles révélations.

Dans sa sortie du week-end dernier, elle a une  fois de plus épinglé l'ancienne candidate à la présidence, Mirlande Manigat accusée d'avoir reçu une 2ème tranche de 300.000 dollars du senateur Felix Bautista après une première tranche de  250..000, laissant ainsi tout le monde sans parole, rappelant aussi que la corruption est plurielle en Haïti et n'est pas la chasse gardée d'un secteur. 

Des hommse armés en treillis militaires perturbent une séance à la chambre basse: les députés réclament du pouvoir des explications sur le statut de ces individus

Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) – Le mouvement des hommes armés, en treillis militaires se réclamant des ex-FAd’H (Forces Armés d’Haïti) ,  a pris une autre tournure.

Mardi, alors que les députés tenaient une séance pour mettre sur pied la commission devant analyser le dossier du premier ministre désigné Laurent Lamothe, un groupe d’hommes armés ont fait irruption au  parlement, perturbant ainsi la séance..

Le président de la chambre basse, Levaillant Louis-jeune a du mettre prématurément un terme à la séance. Il a réclamé du gouvernement des éclaircissements sur le statut de ces hommes qu’il a présenté comme des bandits armés.

Pour sa part, le député de Chantal/Torbeck Guy Gérard Georges, a fait savoir que ses collègues n’ont pas du tout digéré l’attitude de ces hommes armés, même à la chambre basse, ils ont toujours plaidé, a-t-il dit, en faveur de la mise sur pied d’une force armée professionnelle en support à la PNH (Police Nationale d’Haïti).

Le désordre et l’anarchie ne sont pas ce dont nous avons besoin, affirme Guy Gérard Georges qui  dit souhaiter que le gouvernement prenne des dispositions pour mettre de l’ordre face à cette forme d’instabilité.

Il a toutefois fait remarquer que la commission qui aura à travailler sur le dossier du premier ministre désigné a tout de même été mise sur pied. Il comprend Jules Léonel Artilus, Rodriguez Séjour, Abel Descollines, Stevenson Jacques Timoléon, Luc Théophile et Francener Dénius.

Peu avant la formation de la commission, le député Abel Descollines  avait exprimé lesouhait de voir ses collègues travailler de manière célère pour doter le pays d’un nouveau premier ministre dans le meilleur délai.

Le parlementaire, membre du bloc dénommé Regroupement Parlementaire pour le Changement (RPC) a aussi plaidé en faveur du respect de la constitution.

Il dit croire que le rapport de la commission devrait être favorable à la ratification de Laurent Lamothe à moins que des preuves claires de son inéligibilité.

Pour sa part, le député de Thomassique/Cerca-la-Source, Rony Célestin informe qu’il est prêt à voter en faveur du premier ministre désigné pourvu que ce dernier adopte un agenda tenant compte des problèmes de la population de sa circonscription.

M. Célestin affirme que le profil du ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes devrait correspondre aux exigences de la constitution pour qu’il accède à ce poste.

Le parlementaire souligne les problèmes urgents du pays, qui expliquent, a-t-il dit, la nécessité de l’installation, dans le meilleur délai, d’un nouveau gouvernement.

Au Cap-Haïtien (nord), les opinions des citoyens divergent sur le traitement à accorder au dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe.

Si certains pensent que les députés devraient corriger ce qu’ils appellent les manquements des sénateurs, d’autres encouragent la chambre basse à aller dans le même sens que le grand corps.

Laurent Lamothe est l’actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères et des cultes. Connu pour son amitié profonde avec le chef de l’Etat Michel Martelly, Laurent Lamothe est appelé à remplacer le docteur Garry Conille qui avait démissionné suite à des divergences avec le chef de l’Etat.

Désigné par Michel Martelly depuis plus d’un mois, Laurent Lamothe a été voté la semaine dernière par les sénateurs avec 19 voix pour, 3 contre et une abstention.  

Rejet quasi-général des dénonciations haïtiano-dominicaines de complot contre la sûrete de l'Etat en Haïti: le parquet de Port-au-Prince dement avoir lancé des mandats dans le cadre de ce dossier; le procureur general de la RD nomme un juge

Port-au-Prince, le 17 avril 2012 – (AHP) - Les dénonciations des gouvernements haïtien et dominicain  sur un éventuel complot contre la sureté intérieure de l’Etat d’Haïti continuent de susciter des réactions.

Le 1er représentant du département de l’Artibonite au Grand Corps, François Annick Joseph, n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer  ce qu’il qualifie de farce et de grosse blague.

"C’est un scénario de mauvais goût écrit par un amateur, a-t-il dit, estimant que les gros moyens du gouvernement auraient pu lui permettre de se payer les services d’un meilleur scénariste, d’un meilleur réalisateur, à l’instar de Steven Spielberg, a-t-il ironisé.

Le parlementaire estime que l’administration du président Michel Martelly, qui a ses deux pieds dans une seule chaussure, est en train de voir comment occuper les esprits des citoyens, mais il ferait mieux, a-t-il conseillé, de chercher autre chose.
Le sénateur juge regrettable qu’une menace sur la sureté intérieure de l’Etat intéresse le ministre de la justice alors que c’est son collègue de la sécurité publique qui aurait dû s’y intéresser. Il s’agit, selon lui, d’une bataille politique en république Dominicaine, qui a des ramifications en Haïti.

Le président de l’Assemblée Nationale, Simon Dieuseul Desras, se demande lui pourquoi c’est seulement aujourd’hui que la République Dominicaine dénonce un complot qui viserait à renverser le gouvernement haïtien et qui serait parti de leur territoire.

Le parlementaire rappelle que, généralement les auteurs des coups d’Etat contre des gouvernements haïtiens ( y compris celui de 2004 contre le president Aristide) ont toujours utilisé le territoire de la République Dominicaine pour préparer et orchestrer leurs forfaits.

Le sénateur Dieuseul a souligné qu’actuellement le terrain n’est pas propice à d'évetuels putschistes qui envisageraient de  perpétrer un coup d’Etat contre le président Martelly.

S’il devait laisser le pouvoir, ce serait pour autre chose, a dit Simon Desras Dieuseul.

M. Desras met toutefois en garde le gouvernement contre un éventuel retour aux anciennes pratiques consistant à accuser des citoyens de fomenter des complots contre la sureté de l’Etat aux fins de les boucler.

Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus a démenti lundi toutes informations selon lesquelles le Parquet serait en train de poursuivre des citoyens pour « complot contre la sureté de l’Etat ».

Vendredi, alors qu’il dénonçait le citoyen Pierre Kansky dans un complot contre la sureté de l’Etat, le ministre de la justice Pierre Michel Brunache avait fait savoir que le Parquet de Port-au-Prince avait été saisi du dossier.

Nous n’avons pas engagé de poursuite pour complot contre la sureté de l’Etat, a-t-il dit, mais il n’était pas en mesure de confirmer que Pierre Kansky était sur la liste de personnes contre lesquelles sont décernés des mandats pour toute sorte d’infraction dont des viols, des vols et association de malfaiteurs.

Les responsables d’organisations de droits humains affirment, elles aussi ne pas voir clair dans ce dossier et demandent des explications.

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, dit voir dans la dénonciation des gouvernements haïtien et dominicain une manœuvre visant à manipuler l’opinion publique.

C’est quelque chose d’invraisemblable, a-t-il dit, se demandant comment un général dominicain à la retraite peut penser renverser un gouvernement haïtien protégé par une force onusienne d’occupation.

Il s’agit, selon lui, d’une tentative de manipulation de l’opinion publique en vie de persécuter des opposants politiques.

Le secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations de Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, a dit lui aussi douter de la véracité de la dénonciation des gouvernements des deux pays.

Cela ressemble, selon lui, à une manœuvre de nature à détourner l’attention des populations de ses vrais problèmes. Ce n’est pas le moment, a-t-il dit, de créer des évènements pour occuper l’esprit de la population mais celui de le servir.

Depuis 11 mois déjà, on avance de scandale en scandale. Ceci est regrettable, juge le défenseur de droits humains qui appelle les dirigeants à faire preuve de plus de responsabilité. S’ils ont des informations claires qu’il y aurait un complot contre la sureté de l’Etat, que la justice agisse, dit Anthonal Mortimé.

Le citoyen Pierre E. Kanzki, accusé de complot contre le président Joseph Michel Martelly, a rejeté toutes les accusations jugées injustes portées contre sa personne spécialement celle de comploter contre la Sureté de l’ État Haïtien.

"J’ai participé activement aux cotés de notre ami mutuel Wyclef Jean, à l’élection du Président Martelly, et je me vois difficilement du jour aul endemain me retourner contre notre candidat pour qui j’ai déployé tant d’efforts et avec tant d’enthousiasme", a indiqué dans une note de presse Pierre E. Kanzki .

Il a expliqué qu'ayant résidé en République Dominicainpendant plus de 10 ans, il a développé des liens privilégiés avec différents secteurs de la République Dominicaine dont le Général retraité Pedro Julio Goico (dit Pepe Goico).

"Pepe est comme moi un passionné de motocyclettes et depuis lors, on se côtoie amicalement sur une base régulière et nous entretenons des conversations mondaines au téléphone", a encore fait savoir, M Kanzki, estimant évident que "ces accusations fantaisistes sont beaucoup plus en rapport aux questions internes liées à la prochaine élection Présidentielle Dominicaine, dominée de nos jours par une campagne surchauffée entre les candidats du PRD (Hippolito Mejia) et du PLD (Danilo Medina) qui doivent se tenir le 20 Mai prochain".

En Republique dominicaine, le procureur general a nommé le juge Yeni Berenice Reynoso pour mener "des investigations profondes" sur le dossier afin d'être en mesure de répondre à la demande des autorités haïtiennes dans le cadre de l'enquête annoncé sur le supposé complot

Nouvelles du 13 avril 2012

Autorités dominicaines et haïtiennes dénoncent un complot visant à destabiliser et renverser le gouvernement Martelly: en Haïti comme en Republique dominicaine, on exige une enquête approfondie et des preuves

Port-au-Prince, le 13 avril 2012 – (AHP) -  Les  gouvernements haïtien et dominicain dénoncent cette semaine un complot qu’auraient orchestré des ressortissants des deux pays et qui viserait à déstabiliser le gouvernement du président haïtien Michel Martelly dans le but de le renverser.

Une conference de presse a été donnée en ce sens  jeudi à Santo-Domingo par des représentants des deux gouvernements.  Les ambassadeurs Ruben Silié et et Fritz Cineas y ont egalement pris part. Un communiqué de presse a été lu a l'occasion par le directeur de presse de la présidence dominicaine, Rafael Nuñez.


"....Les 2 gouvernements informent que, selon les informations fournies par les agences de sécurité de la République dominicaine,
 le colonel retraité dominicain Pedro Julio Goico Guerrero a fomenté un complot dans le but de destabiliser le gouvernement démocratiquement élu du président Michel Martelly", indique le communiqué, faisant savoir que l'ancien militaire aurait dans ses manœuvres instruit le citoyen haïtien Pierre Kanzki d’initier une campagne de discrédit contre la personne du chef de l’Etat haïtien, qui repose sur une accusation fausse et sans fondement contre l’honneur et l’intégrité du président Martelly.

Les autorités des deux pays ont également présenté deux enregistrements d’écoutes qui auraient ete  interceptés par les agences de sécurité dominicaines comme fondement de la dénonciation. Dans ces enregistrements, les journalistes ont pu entendre des voix attribuées aux présumés comploteurs évoquant le récent scandale des millions qui auraient été versés au président Martelly par le sénateur pldiste, Félix Bautista.

Dans une déclaration similaire lue ce vendredi à Port-au-Prince par Frantz Bellerice, directeur de cabinet du ministre de la justice  Pierre Michel Brunache, les gouvernements des deux pays ont fait savoir que, selon les indications  de l’ex-colonel Pepe Goico, Kanzki Pierre devrait entrer en relation avec d’autres secteurs haïtiens pour exécuter son plan dans l’objectif d’arriver à destabiliser le gouvernement haïtien.

Le ministre  Brunache a indiqué pour sa part que le gouvernement prend très au sérieux les informations dont il est en possession. Il souligne que toute accusation mensongère tendant à discréditer le président Martelly et à ternir son image ainsi que celle du pays sur la scène internationale est de nature à créer une instabilité dans le pays et décourager par la même occasion les potentiels investisseurs.

Il a prévenu que les différentes institutions concernées notamment le Parquet de Port-au-Prince, ont été touchées par la question et  réagiront en temps et lieu.

Du côté dominicain, le président du Sénat et secrétaire général du PLD (Parti de la Libération dominicaine), Reinaldo Pared Perez a fait savoir qu’il ne s’agit pas d’une dénonciation de son parti mais des gouvernements haïtien et dominicain, sur la base de documents dont des enregistrements téléphoniques.

Les représentants des principaux partis politiques dominicains, qu’il s’agisse de Marino Collante du Parti Réformiste Social chretien (PRSC) de Ruben Maldonado du Parti de la Libération Dominicaine (PLD) ou de Julio Encarnacion du Parti de la Révolution Dominicaine (PRD)  estiment qu’une enquête approfondie doit être diligentée sur la question pour déterminer la véracité ou non des faits denoncés.

Pour M. Encarnacion qui banalise ces accusations, il s’agit d’un acte de désespoir du PLD qui constate que les sondages placent Hypolito Mejia en tête des intentions de vote avec un pourcentage confortable.


De son coté, Collante parle d’accusations graves qui ne devraient pas être ignorées mais étudiées en profondeur.

Pour Maldonado, Hypolito Mejia et Pepe Goico devraient être incarcérés. Il dit avoir relevédes incohérences dans les actions et les paroles du candidat du PRD.


Une dizaine de personnes interrogées au hasard dans la rue ont appelé le gouvernement à éviter de se laisser contaminer par le virus des complots cher au régime des Duvalier. D'autres ont fait savoir que les accusations portées par les 2 gouvernements sont si graves qu'elles nécessitent une enquête approfondie et des preuves. D'autres encore se demandent si l'objectif de cette affaire n'est  pas de detourner l'attention de l'opinion publique haïtienne et dominicaine du "scandale des millions" révélé  par la journaliste dominicaine Nuria Piera 
.

De nombreux secteurs relèvent que la dénonciation du présumé complot coïncide avec l'apparition sur de nombreux murs de la capitale, notamment dans le quartier de Bourdon, de graffitis accusant nommément des membres des secteurs de la presse et des affaires.



Nouvelles du 12 avril 2012
Manifestation convoquée ce jeudi en République dominicaine pour obtenir la révision ou la suppression d'une résolution de la JCE visant à retirer la nationalité aux cititoyens dominicains d'origine haïtienne
Santo-Domingo , 12  avril 2012.- (AHP)- Plusieurs  organisations citoyennes et de défense de droits humains en République dominicaine convoquent ce jeudi une journée de protestation  en face de la junte centrale électorale (JCE) contre la résolution  dite no 12 qui enlève la nationalité aux dominicains d’origine haïtienne.

Les imnitiateurs du mouvement cherchent à obtenir la révision ou la suppression de cette disposition de la JCE qui a la responsabilite de dépouiller le registre civil de ses irrégularités.

La résolution  #12 empêche les citoyens d’origine haïtienne de jouir d'un ensemble de droits que l’état est tenu de leur garantir comme  celui a l’identité, à l’éducation,
au vote, etc.

Des élections présidentielles doivent se dérouler en République dominicaine le 20 mai 2012. 


Cette journée de protestation est convoquée par le Mouvement de Femmes dominico-haïtiennes fondé par la défunte Sonia Pierre, le Collectif Femme et Santé et plusieurs autres entités intéressées a la défense des droits humains en république dominicaine.


Nouvelles du 11 avril 2012
Réactions autant negatives que positives après la ratification de Laurent Lamothe au Sénat: la chambre basse attend la transmission du dossier


Port-au-Prince, le 11 avril 2012 – (AHP) – Une pluie de réactions est tombée mercredi suite à la ratification la veile au soir du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, par l'assemblée des senateurs.

Le chancelier démissionnaire a été plébiscité par 19 sénateurs sur 23 au terme d’une séance qui a duré plus de 7 heures d’horloge, passant ainsi avec succès la première étape de sa marche vers la Primature.

Le président Michel Joseph Martelly a, par la voix de son porte-parole Lucien Jurat, salué le vote, estimant que les sénateurs ont démontré qu’ils ont compris la nécessité de doter le pays, dans le meilleur délai, d’un nouveau gouvernement suite à la démission du premier ministre garry Conille.

Renouvelant sa volonté de continuer à travailler sans le sens de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, il a appelé les députés à emboiter le pas aux sénateurs.

Même réaction de la part de l’ambassadeur français accrédité à Port-au-Prince. Didier Lebret estime que le vote des sénateurs est une bonne nouvelle pour la communauté internationale. C’est un message d’espoir, a estimé le diplomate, exprimant le souhait que les députés confirment le vote des sénateurs.


Du coté du Sénat, les pro et les anti-Lamothe ont également réagi au vote de mardi soir.


Le sénateur Joseph Lambert, réputé être  l’un des plus proches du president Martelly, s’est réjoui du fait que M. Lamothe ait reçu un vote favorable de la part de 19 sénateurs alors que ses prévisions, a-t-il dit, étaient de 18 voix pour.

Il a redit que M. Lamothe est bel et bien éligible pour occuper le poste pour lequel il a été désigné.

Le ministre chargé des relations avec le parlement, Ralph Théano, a fait savoir que le  vote des sénateurs démontre que le dossier de M. Lamothe est correct et sera sous peu soumis à la chambre basse où nous espérons qu’il aura le même traitement, a-t-il dit.


Du coté de la classe politique, les opinions sont partagées.

Dans un communiqué, la coordination de la Plateforme INITE s'est déclarée surprise et indignée face à la position de certains de ses sénateurs à la séance du 10 avril en violation des décisions adoptées ensemble suite à de longues et laborieuses discussions.

INITE dit condamner avec fermeté de tels agissements qu’elle juge inacceptables.

Le leader de la Convention Unité Démocratique (KID), Evans Paul parle de vote de  la déception, estimant que M. Lamothe n’était pas éligible.


Il a fait part de la nécessité que le pays soit dirigé par des hommes et des femmes raisonnables et appelle les citoyens à faire une meilleure gestion de leur droit de vote au moment de choisir leurs représentants.


La responsable du Rassemblement des Démocrate Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande H Manigat, estime, elle, que le vote de mardi soir était correct mais certainement politique.


Elle affirme n’avoir été ni surprise ni étonnée de voir les sénateurs accorder un vote dans le sens de leurs intérêts politiques. Madame Manigat qui fait remarquer que la constitution n’est pas assez claire en ce qui concerne les critères exigés d’un chef de gouvernement, indique qu’il faut des lois d’application a la charte fondamentale du pays.


A la chambre basse, le president Levaillant Louis Jeune a critiqué l’organisation de la séance de mardi qui, selon lui, était un spectacle dégoutant.

Il a indiqué par ailleurs que la commission devant analyser le dossier de M. Lamothe pourrait être mise sur pied mardi prochain.


Le parlementaire a indiqué que jusqu’à mercredi en fin de journée, il n’avait toujours pas  reçu  la lettre du Sénat pour informer son assemblée de sa décision.



Lancement d'une campagne-pilote de vaccination contre le choléra: 100 000 personnes devraient être touchées
Port-au-Prince, le 11 avril 2012 - (AHP) – La campagne de vaccination contre le choléra, annoncée depuis plusieurs mois, a finalement été lancée ce mercredi par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP).
Il s’agit d’une campagne pilote qui sera réalisée dans les départements de l’Ouest et  del’Artibonite, a rappelé la titulaire du MSPP, Dr Florence Duperval Guillaume.

Dans l’Artibonite, elle sera réalisée en partenariat avec l’organisation Zanmi Lasante (Les amis de la Santé) alors qu’à Port-au-Prince, c’est le centre Gheskio qui sera le principal partenaire du MSPP pour réaliser la campagne pilote dans deux quartiers pauvres de la Capitale, Cité de Dieu et Cité de L’Eternel.

100 000 personnes devraient être touchées par cette campagne, a informé la ministre de la santé qui indique que cette campagne devrait permettre à son administration de faire une analyse des couts opérationnels d’une extension du programme à l’échelle nationale.

Il s’agit aussi d’un vaccin oral sans effet secondaire qui donne une immunité contre le choléra pour 2 ou 3 ans et qui a été fourni gracieusement par des partenaires.
La ministre  Guillaume a renouvelé la volonté du gouvernement d’éradiquer le choléra d’ici à 10 ans et meme arriver à le contrôler au plus tard en 2015, conformément aux engagements pris conjointement avec la République dominicaine.

Le virus du choléra qui a fait au moins 7000 morts en Haïti, a été introduit au pays en octobre de 2010 par un contingent de casques bleus népalais établis dans le plateau central, selon differentes études réalisés par des experts internationaux.

LA BANQUE INTERAMERICAINE DE DEVELOPPEMENT S’ASSOCIE A UNE COMPAGNIE HAITIENNE DU SECTEUR PRIVE POUR LA PREMIERE FOIS


AIC investira des fonds pour étendre les produits et services d’assurance
 
Port-au-Prince, 11 avril 2012. Alternative Insurance Company S. A. (AIC), une compagnie d'assurance multi ligne, a annoncé aujourd'hui l’approbation d'un prêt subordonné de deux millions de dollars de la Banque Interaméricaine de Développement à la AIC. Ce prêt est le premier partenariat du genre, approuvé par la BID pour une entreprise privée haïtienne et un puissant signe de support de l'engagement stratégique de la AIC à offrir des produits d'assurance à tous les haïtiens et à la population la plus vulnérable du pays, par l'intermédiaire de produits traditionnels et ceux du marché de masse.
 
Le partenariat de la BID avec la AIC représente sa conviction que l'entreprise offre une gamme de produits adéquats pour l’amélioration de la qualité de vie de tous les Haïtiens. Ce partenariat reflète aussi la certitude du profond engagement de la AIC, au développement et à la commercialisation des produits innovants pour les familles en besoin.  « Un produit d'assurance peut positivement influencer la capacité des familles à faible revenu à faire face à des situations difficiles et comme nous le savons,   80 % de la population d'Haïti est vulnérable », explique Olivier Barrau, PDG de l'AIC.
 
L’année 2012 était cruciale pour toute l’industrie de l’assurance, car elle faisait face à un événement déterminant de toute une génération : le tremblement de terre du 12 janvier. Grâce à la bonne gouvernance, la AIC a été en mesure d'honorer toutes ses réclamations après le tremblement de terre de 2010. Durant les deux dernières années, la compagnie s'est engagée à accroitre son volume d’affaire, pour les produits traditionnels aussi bien que les produits innovants, ciblant tous les haïtiens, afin de mieux les préparer aux chocs futurs.
 
Le partenariat de la BID et son investissement catalyseront la croissance de la AIC et renforceront la capacité de recherche et développement pour les produits traditionnels, aussi bien que les produits innovants.
 
« Nous nous estimons récompensés que les haïtiens découvrent l'assurance comme un instrument de bien-être », a déclaré le PDG, Olivier Barrau. « Mais surtout, nous apprenons tous qu'une culture de prévention nous renforce dans un environnement fortement exposé au risque. Le prêt de la Banque Interaméricaine de Développement nous aidera à accomplir notre promesse de protection à ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré M. Barrau.

Dix ans à offrir des outils aux haïtiens pour créer un filet de sécurité
Fondée en 2001, la AIC a commencé ses opérations avec un portefeuille d'assurance traditionnelle, incluant l’assurance Automobile, Entreprise et Habitation. « Cependant, dès le début, nous avions une vision de transformer l'industrie de l'assurance en Haïti », a déclaré le PDG, Olivier Barrau.

 « Nous croyons profondément que l’assurance agit comme un pilier pour le développement économique et social du pays, surtout lorsqu'il est offert avec la vision de rendre l'assurance accessible à toute la population, particulièrement à ceux qui vivent dans des conditions d'extrême pauvreté ».


Au cours de cette décennie, AIC a été fidèle à cette vision et à introduit des changements importants à l'industrie, en créant des produits d'assurances appropriés pour tous les Haïtiens. En 2004, la société a introduit Médicarte, un produit qui permet aux clients de répondre immédiatement à leurs besoins de soins de santé à moindre débours, fournissant à l'assuré une option de réseau de prestataires de soins de santé préférentiels tout en gardant les coûts réduits. En 2006, AIC a introduit les produits d’assurance vie à son portefeuille, ciblant les clients à moyen et faible revenus, ainsi qu’un produit de micro-assurance.

Avec l'avènement de la micro-assurance, le rêve de rendre l’assurance disponible à l'ensemble de la population haïtienne est devenu réalité. Le portefeuille de micro-assurance de la AIC à couvert à ce jour, plus de 106 000 prêts. AIC a lancé, en 2009, Protecta, un produit d'assurance funéraire qui, malgré la destruction de plusieurs points de distribution lors du tremblement de terre, a vendu à date plus de 10 000 contrats, incluant un nombre important à des assurés à moyen et faible revenus.


Enfin, AIC a développé 28 points de distribution dans 13 villes en alliance avec les banques et les institutions de micro finance, atteignant plus de 98 000 clients. Quatorze de ces points de distribution sont situés dans les Départements autres que le Département de l’Ouest et 14 points supplémentaires sont situés dans la région métropolitaine.  AIC a créé 89 emplois directs en Haïti et a investi plus d’1 million de dollars dans la recherche et développement, des nouveaux systèmes d’information et des programmes de formation pour son personnel. La AIC s'engage à atteindre ses clients là où ils sont, avec ses produits traditionnels et des produits innovants pour le marché de masse.
A propos de la AIC
 
Alternative Insurance Company S. A. (AIC) est une compagnie d’assurance multi ligne, fondée en 2001 offrant des produits d’assurances à tous les segments de la population. La AIC offre une variété de produits visant à répondre aux besoins de tous les haïtiens. Nos lignes de produits incluent l’assurance Automobile, Entreprise, Habitation, Vie, Santé groupe, Funéraire et Micro assurance, supportées par un réseau de distribution solide et une historique de bonne gouvernance et de sensibilité aux besoins de nos clients.


Le Senat ratifie le choix de Laurent  Salvador Lamothe au poste de premier ministre

Port-au-Prince, le 10 avril 2012  -(AHP) –
L'assemblée des sénateurs a ratifié mardi par  19   voix  pour ,   3 voix  contre   et  1  abstention, le choix du premier ministre désigné Laurent lamothe.

Le vote a eu lieu peu avant 11 heures PM après des heures de houleuses discussions au cours desquelles de nombreux doutes ont éte exprimés sur la nationalité haïtienne de M. Laurent Lamothe.

3 sénateurs avaient  quitte la salle avant le vote.

Le rapport de la commission senatoriale ayant travaillé sur le dossier de M. Lamothe, sera soumis dès mercredi  à la chambre des députés qui doit elle ausi se prononcer sur le choix du ministre demissionnaire des affaires étrangères.


Des individus armés en treillis militaires débarquent à Jacmel: le groupe Vital Délouche Front Sud-est, menace de sensibiliser la population contre ces hommes


Jacmel, le 10 avril 2012  -(AHP) – Un groupe d’hommes et de femmes armés et en treillis militaire sont arrivés ce mardi, à la mi-journée dans la ville de Jacmel et ont paradé dans plusieurs rues de cette ville du Sud-est.

Ces individus se réclamant des anciennes forces armées d’Haïti ont fait savoir qu’ils sont venus dans la ville dans le but de se familiariser avec la population jacmélienne. L’un de leurs porte-paroles, le sergent Aubin Larose a été très critique vis-à-vis des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti dont il a réclamé le départ.

Ce sont, a-t-il dit, des agents qui se sont rendus coupables de nombreux  actes répréhensibles notamment des viols, sur filles et garçons, des meurtres par pendaison, des vols, en plus d’avoir introduit le choléra dans le pays.

Aubin Larose affirme que ses hommes sont dans le Sud-est, dans le cadre d’une tournée nationale dans les 10 départements du pays, en vue de se famiiariser avec la population.

Cependant, le porte-parole de l’organisation  "Front Sud-est", 
Vital Délouche, très hostile aux anciens militaires a jugé arrogante la présence de ces hommes et femmes armés dans la ville.

Il a dit noter qu’aucun d’eux n’est de Jacmel et promis de mobiliser la population contre ces hommes et femmes qui selon lui appartiendraient à une milice rose.

"Il ne s’agit pas de militaires mais de milices proches du gouvernement", estime Vital Délouche.


A Petit Goave, des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) appuyés par des policiers administratifs venus de Port-au-Prince, ont empêché un groupe d’hommes en treillis militaires d’occuper un bâtiment désaffecté qui appartenait à la famille Biamby sous la dictature des Duvalier.

Un nouveau directeur à la douane de Miragoâne paralysée pendant des mois par des manifestations

Miragoane, le 10 avril 2012 – (AHP) - Un nouveau directeur régional a été installé ce mardi à la douane de Miragoane. Il s’agit de Vladimir Thermilus qui remplace à ce poste Jean Edner Rivière transféré environ six mois après sa prise de fonction.

La douane fonctionnait au ralenti depuis l’entrée en fonction de M. Rivière qui était très contesté. Son successeur se présente comme un homme de dialogue et promet de travailler avec tous les secteurs pour permettre à la douane de Miragoane de jouer pleinement son rôle dans l’économie nationale.

Le bureau de la douane de Miragoane a été l’objet de vandalisme suite à l’incendie qui s’était déclaré, la semaine dernière, sur le bateau commercial "Sea flower", causant la perte de plusieurs dizaines de milliers de dollars de marchandises.


Les autorités judiciaires ont émis une dizaine de mandats d’arrêt contre des individus accusés d’implication dans ces actes de vandalisme.



Nouvelles du 9 avril 2012

La présentation du rapport de la commision travaillant sur le dossier du premier ministre désigné attendu ce mardi devant l'assemblée des sénateurs

Port-au-Prince, le 9 avril 2012 – (AHP) – Le rapport de la commission sénatoriale qui a travaillé sur le dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, devrait être présenté  ce mardi à l’assemblée, près d’une semaine après qu’il eut été déposé au bureau du grand corps, sans la signature de 3 des 7 membres de la commission qui jugeaient cette étape prematurée.

La décision de mettre ce point à l’ordre du jour etait au menu  de la conférence des présidents de ce lundi. Mais dejà, des sénateurs jugés pro-Lamothe sont favorables à  ce que la séance de ratification ait lieu ce mardi.

Le président du Sénat, Simon Dieuseul Desras a d’ailleurs fait remarquer que des collègues avaient souhaité que la séance se tienne depuis jeudi dernier, en pleines fêtes de paques.

"Il y a eu énormément de pressions pour que j’organise la séance jeudi dernier mais je ne l’ai pas fait en dépit du fait que le rapport m’ait été soumis la veille.
Le parlementaire a expliqué  que le Sénat avait à ce moment-là été amputé de plusieurs de ses membres qui étaient soit en voyage soit convalescents. En plus, a-t-il dit, jamais dans l’histoire du Sénat, je n’ai vu de séance en plein week end pascal.

Le sénateur Dieuseul a par ailleurs appelé le premier ministre désigné à continuer de dialoguer avec les différents groupes de manière à s’assurer d’un vote favorable.
"S’il est vrai que M. Lamothe compte beaucoup de sympathisants au Sénat, le vote n’est pas encore acquis", a-t-il dit, soulignant que tout peut basculer au moment des discussions.

Entre temps, Steven Benoît, l’un des membres d’une autre commission sénatoriale qui travaille sur le dossier de la nationalité des membres du gouvernement démissionnaire auquel appartient M. Lamothe, a exprimé le souhait que la séance de ratification du PM désigné se tienne après la présentation du deuxième rapport préliminaire de sa commission.

Il a souligné que ledit rapport devrait être soumis à l’assemblée ce mardi et soutenu qu’il serait logique qu’il soit présenté d’abord compte tenu du fait que des données qui figurent dans ce rapport pourraient être d’une grande utilité pour ses collègues qui travaillent sur le dossier du premier ministre désigné.

Le parlementaire a toutefois reconnu  que plusieurs sénateurs savent déjà dans quel sens ils vont voter.


Interdiction à partir du 9 avril  aux conducteurs de véhicules de transport en commun de transporter des passagers en même temps que des marchandises et du bétail: une mesure consécutive aux derniers accidents meurtriers de la route

Port-au-Prince, le 9 avril 2012 – (AHP) – Le responsable de la Direction de la Circulation et de la Police Routière, le commissaire divisionnaire Will Dimanche, a informé qu'à partir du lundi 9 avril, il est interdit aux conducteurs de véhicules de transport en commun de transporter des passagers en même temps que des marchandises et du bétail.
 
Selon Will Dimanche, cette pratique serait l’une des causes des teribles accidents de la circulation enregistrés sur les routes nationale. En effet deux accidents enregistrés en l'espace de deux jours la semaine dernière, sur la nationale # 2 à hauteur de Morne Tapion  ont fait près de 30 morts et une soixantaine de blessés.
 
Il a aussi souligné que la police routière, dont il est le commandant, fait face à une carence de ressources humaines et matérielles, n’ayant pas de budget  pour faire face à de telles dérives.

La formule est la suivante : « un homme, une mission et des moyens », a-t-il dit et d’ajouter que la volonté est là  mais nous avons très peu de moyen, c’est anormal, a-t-il deploré, compte tenu de l’énormité du travail et du mauvais état du réseau routier.
 
Il rappelle que la police routière travaille actuellement avec  seulement 50% de sa capacité et plaide en faveur d’une prise de conscience collective, pour éviter pareil drame.
 
La semaine dernière, deux accidents survenus en l’espace de 2 jours, à Morne Tapion sur la nationale # 2, ont fait une trentaine de morts et environ 60 blessés.
 
Le plus grave des deux accidents s’est produit le samedi 7 avril faisant 25 morts et 46 blessés. Il s’agit, pour la plupart, de commerçantes qui transportaient vers le Sud, en provenance de Port-au-Prince, des marchandises et du bétail.
 
Un grand nombre de blessés ont été transportés à l’hôpital Notre Dame de Petit-Goâve qui, de son coté, fait face à de sérieux problèmes, notamment un manque de matériels et de médecins.
 
Des médecins en provenance de Port-au-Prince et des villes avoisinantes ont dû faire le déplacement pour apporter une aide à leurs confrères de Petit-Goâve.


Nouvelles du  8 avril 2012


Sérieux doutes sur des accusations d'abus sexuels portées par un jeune du centre d'accueil de Carrefour contre un petit frère de l'Incarnation: de nombreux témoignages évoquent la manipulation


Port-au-Prince, le  8 avril 2012 – (AHP) – Des messages de sympathie affluent dans les différents centres où travaillent  les Petits frères et  Petites soeurs de l'Incarnation (PFI-PSI) à la suite des accusations d'abus sexuels jugées intéressées, portées contre un Petit frère travaillant au centre d'accueil de Carrefour, banlieue sud de la capitale (Port-au-prince).

En effet, le 8 mars 2012, un jeune du Centre d’Accueil  a accusé le frère de l'avoir abusé sexuellement. Cependant, le certificat médical exigé par  le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince n'a revelé « rien d’anormal » selon la conclusion du  Médecin examinateur qui a été  claire et précise.

 Les responsables de la congrégation affirment aussi disposer d'une copie de ce certificat,  ainsi que celle d'un rapport du Juge de Paix  de Carrefour qui, lui également, après avoir interrogé les employés du Centre d’Accueil de Carrefour, a affirmé n'avoir rien trouvé pouvant étayer les allégations du jeune homme.

Les responsables des Petits Frères et Petites soeurs de l’Incarnation sont encore allés plus loin, en confiant  le dossier à un avocat, Maître Axène Joseph, puis se sont présentés deux fois en compagnie de ce dernier au Parquet du tribunal civil de Port-au-Prince, en l'absence du jeune qui ne s’est jamais présenté. Son avocat devait dire  par la suite qu’il n’était pas arrivé à le trouver.              
                           
 Toutefois, la semaine dernière,  le Commissaire du Parquet de Port-au-Prince informait que   le jeune et son avocat  venaient de déposer une plainte.  Le Petit Frère s'est alors precipité au Parquet pour y faire aussi sa déposition en compagnie de son avocat et de ses supérieurs .

Après quoi, Maître Axène Joseph faisait savoir que le Commissaire avait ordonné que les parties rentrent chez elles,  le dossier ayant été confié,  à un Juge d’Instruction.

Mais aussitôt après avoir quitté le Parquet, le jeune a eté canalisé  vers une station radio de la capitale (Port-au-Prince), pour se plaindre et y porter des accusations jugées abracadabrantes.

Il a déclaré en substance « qu'à deux heures du matin, le Petit Frère l’a entraîné dans sa chambre, le forçant à s’exécuter. Et suite à des hésitations, il l''aurait braqué d'un révolver  pour le porter à accepter … »

Toutefois, des employés du centre et d'autres jeunes interrogés émettent de sérieux doutes sur la véracité des faits. Ils expliquent que le petit frère accusé vit dans une chambre tout à côté de celle de l’Aumônier et de deux autres Frères.

Un autre élément qui discrédite les accusations du jeune est l'évocation de l'utlisation d'un révolver.  De plus, selon les mêmes temoignages, tous les jeunes, à partir de dix heures du soir sont en dortoir. Alors, comment expliquer la présence du jeune sur la cour ?

Selon d'autres temoignages recueilis dans le voisinage du centre, la presumée victime a, à coups sûrs, été manipulée. Certains font état de chantage d'un secteur pour faire de l'argent, alors que d'autres parlent de manoeuvres visant à la prise de contrôle du centre jugé en bonne santé économique sous la direction des Petits frères et Petites soeurs de l'Incarnation.

Selon les mêmes temoignages, quand l'Etat, il y a 6 ans, a confié la gestion du centre d'accueil de Carrefour à la Congrégation religieuse, il  pouvait être  comparé à une poubelle avec plus d’employés que d’enfants et un budget de famine, au point qu'il a dû être fermé provisoirement pour des  travaux  d'assainissement.

Aujourd'hui, grâce à l’aide de plusieurs Organismes Internationaux,  le Centre est considéré comme un joyau . Et après tout un plaidoyer pour qu'il emarge du budget national, le centre bénéficie d'un appui annuel de 30 millions de gourdes gérés en grande partie par le Ministères des Affaires sociales et du travail (MAST). Car, pour beaucoup de gens, c'est une nécessité que la Nation prenne en compte ses enfants des rues, véritable bombe à retardement dans le pays.

Selon des témoignages dignes de foi, tout ce scandale serait bien ficelé et motivé par des intérets financiers, au détriment des jeunes qui béneficient de la bonne santé actuelle du Centre d'Accueil
 
Actuellement, les Petits frères et Petites soeurs de l'Incarnation ont la charge dans le Centre de Carrefour de 336 (trois cents trente six) garçons,  72 (Soixante douze) garçons à Petite Place Cazeau  et 212 (deux cents douze) filles à Dos-palais dans le Plateau Central.

La plupart des messages de soutien envoyés aux PFI-PSI, se déclarent persuadés que toute la verité va éclater dans cette affaire.

Les responsables de la Congrégation qui se refusent à réagir aux accusations dont l'un des leurs est victime, croient plutôt nécessaire de  laisser faire la Justice, vu que le dossier est confié à un Juge d’Instruction.

"Malgré cette épreuve que nous espérons passagère, nous continuons à faire notre travail avec le même engouement et le même amour", s'est contenté de dire l'un des responsables, ajoutant: les adultes d’aujourd’hui qui tuent, violent, volent sont les enfants d’hier à qui nous avons refusé l’encadrement ».


Nouvelles du 5 avril 2012

Scandale de corruption en République dominicaine?Nuria Piera et d'autres personnalités de la presse soupçonnées de l'avoir aidée dans son travail, sous pression


Port-au-Prince, le 5 avril 2012 – (AHP) –La journaliste dominicaine d’investigation, Nuria Piera, auteure du documentaire intitulé « La route des millions » dans lequel elle fait état du versement de millions de dollars au président haïtien Michel Martelly et d'autres personnalités dominicaines et haïtiennes par le sénateur dominicain Félix Bautista, a fait savoir mercredi que des membres du service d’intelligence dominicain ont perquisitionné sa maison à la recherche de documents et matériel qu’elle a utilisés dans le cadre de son enquête.

Elle ne serait pas la seule à être dans le collimateur: 4 policiers lourdement armés se sont présentés cette semaine au domicle de la journaliste Helen Gil, sans un mandat de la justice. Ayant été pendant 12 ans, la collaboratrice de Nuria Piera, elle est soupçonnée d'avoir aidé celle-ci dans son travail

Helen Gil qui travaille pour la station de Zol, a déclaré que les quatre agents lui ont signifié que son véhicule était impliqué dans une tentative d'enlèvement lundi dernier aux environs de 9 heures du soir.


Nuria Piera se dit préoccupée, redoutant que des personnes n'ayant rien à voir avec le dossier soient injustement persécutées et arrêtées. "Il ne faut pas créer de l’anxiété et persécuter des familles dans le cadre des démarches du gouvernement dominicain visant a identifier les personnes qui m'ont fourni des documents et des numéros de compte m'ayant  permis de faire mon travail de journaliste", a mis en garde la journaliste, avant d'ajouter:

Je ne comprends pas pourquoi ces enquêteurs sont à la recherche de documents et matériel qui ont servi à faire un travail dont il présente les resultats comme nuls. Elle a fait savoir que c’est la première fois qu'un dossier qu'elle publie suscite tant de panique et répression.

Elle a aussi indiqué que dans les documents qu’elle a reçus, il y a des informations qui n’ont pas encore été publiées dont des frais de 400 000 pesos versés à des journalistes.

La journaliste estime que la justice de son pays peut toujours mener une enquête sérieuse sur les actions du sénateur Bautista.
C'est l'avis de plusieurs autres personalités qui croient que la démarche des autorites devraient être orientés vers la justice, si elles croient le travail de Piria diffamatoire.

Le sénateur Bautista proche du président Fernández et qui nie avoir financé la campagne du president Martelly, avait  indiqué en début de semaine qu'il attendait la fin des élections pour trainer ses détracteurs et ses accusateurs devant la justice. En Haiti comme en République dominicaine, on estime que si le parlementaire a une action en justice à lancer, c'est bien maintenant qu'il doit le faire pour tenter de diminuer l'impact que le dossier de corruption denoncé pourrait avoir sur sa propre campagne et celle du PLD dont il est un responsable influent du bureau politique.



Nouvelles du 3 avril 2012


La presse étrangère s'empare du scandale de corruption présumée dans lequel de hauts dirigeants haïtiens et dominicains sont accusés d'implication: le démenti de la présidence haïtienne fait la une ce mardi de la presse dominicaine


Port-au-Prince, le 3 avril 2012 – (AHP) –La note de presse  de la presidence haïtienne  dementant l'implication du président Michel Martelly dans un scandale de corruption,  a fait la une des principaux quotidiens dominicains.

La première réaction est venue de Nuria Piera au bulletin de nouvelles de la chaine 11.

 "Ce n' est pas notre travail qui est fantaisiste, c est de préference la note du gouvernement haitien. Notre equipe ne s' attendait pas bien entendu à ce que, malgré les données concrètes que nous avons presentées, la presidence haitienne  assume ses reponsabilites", a dit la journaliste dominicaine qui a révélé ce que beaucoup considèrent en Republique dominicaine comme le scandale de ces dernières décennies". 

"Nous, nous avons fait notre travail en tant que journaliste en présentant des faits et élements concrets et reels après vérification des informations reçues". Il s' agit d' un fonctionnaire dominicain corrompu qui a donné de l'argent à la campagne du candidat et au president Martelly et qui a obtenu des contrats en Haiti", a rappelé Nuria Piera .
 
Pour l' animatrice du programme "El dia" de la chaine 11, la note presidentielle est simplement "decevante". Patricia Solano souligne que le president haitien a le droit de se defendre de ces accusations, mais il doit répondre clairement et point par point à toutes les questions concernant ce dossier, s' il veut retablir la confiance sur sa gestion".
 
 Une organisation politique juvenile du nom de "La multitude"qui appuie la candidature de Hipolito Mejia, a demandé pour sa part  au peuple dominicain de juger dans les urnes le senateur Felix Bautista et le PLD qui en complicité avec le president Martelly exploitent les faiblesses du peuple haitien. Pour ce mouvement, une espece de mafia dirige actuellement le pays.
 
Selon l' agence en ligne Espacio de comunicacion Insular, "la route des millions" du nom du reportage de Nuria Piera qui a fait éclater le plus grave scandale de courruption des dernieres années dans l' ile, n' est pas destiné a attaquer Martelly contrairement a ce qu' affirme la presidence haïtienne. Le reportage couvre des operations entrepreneuriales, notamment au Panama et au Perou, d'un influent senateur indexé pour corruptionqui a également  tissé des liens importants avec des dirigeants haitiens apres le tremblement de terre.

Le Listin Diario a titré pour sa part: Martelly nie avoir reçu des fonds de la République dominicaine pour sacampagne.
 
Cependant, une nouvelle etape a été franchie dans cette affaire: le procureur général de la Republique, Rhadames Jimenez, a instruit lundi le titulaire de la Direction de lutte contre la Corruption Administrative (DPCA) d' initier une enquête.

En remettant le dossier à Hotoniel Bonilla Garcia, le procureur a affirmé, selon le Listin Diario, que "le peuple dominicain a l' assurance que s' il y a des preuves qui compromettent le parlementaire il sera referé devant un tribunal".

Quoi qu'il en soit, le présumé corrupteur n'entend pas tomber seul, puisqu'il a
enregistré les noms de tous les bénéficiaires de  ses transactions financières.

 
"LE MINISTERE DE L’INTERIEUR ET LA BID SE RAPPROCHENT AFIN DE FACILITER LA DECENTRALISATION


Port-au-Prince, le mardi 3 avril 2012. Le Ministre de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry MAYARD-PAUL, a rencontré  le Président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Edouardo Martes Almeida, le lundi 2 avril 2012. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’exploration des possibilités de rapprochement entre la BID et le Ministère de l’Intérieur de manière à prendre le leadership des pôles de développements gouvernementaux élaborés de concert avec les organismes internationaux.


Me MAYARD PAUL a fait savoir qu’obtenir de la BID le financement nécessaire pour le paiement des experts en matière de décentralisation et des Collectivités Territoriales est incontournable pour l’institution qu’il dirige. De ce fait, il invite le président de la BID à se rapprocher des objectifs de son ministère afin de contribuer pleinement dans le processus de développement durable  prôné par l’administration MARTELLY depuis son entrée en fonction.

Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale œuvre afin d’accroitre les coopérations locale et internationale susceptibles d’apporter des transformations concrètes et positives pour la réalisation de la vision du Président de la République qui est un développement durable pour le pays."

Nouvelles du 2 avril  2012

Multiplication des reactions suite au scandale de corruption dans lequel le president Martelly est accusé d'implication: la présidence haïtienne dénonce un " lynchage médiatique faisant partie d’une campagne d’intoxication visant à salir l’image du chef de l’Etat": la presse etrangère s'empare du dossier: le démenti de la presidence fait la une de tous les journaux dominicains ce matin

Port-au-Prince, le 2 avril 2012 – (AHP) – Les réactions n’ont pas mis du temps à affluer suite à la diffusion d’un reportage de la journaliste dominicaine d’investigation, Nuria Piera,  dans lequel elle révèle que le président Martelly et son ancienne rivale à la dernière présidentielle Mirlande H. Manigat auraient reçu des montants d'argent d’un sénateur et homme d’affaires dominicain Félix Bautista.

Dans un communiqué de la Présidence, lu par son porte-parole Lucien Jurat, l’administration Martelly dit rejeter de manière catégorique les allégations selon lesquelles le chef de l’Etat serait mêlé à un scandale de corruption impliquant des firmes et des personnalités dominicaines.

Selon la présidence, ce «lynchage médiatique » fait partie d’une campagne d’intoxication auprès de l’opinion publique pour salir l’image du chef de l’Etat et ternir sa réputation en vue de faire obstacle à sa politique de changement et de modernisation de l’Etat.

Interrogé sur les suites que compte donner la présidence à ces accusations, Lucien Jurat affirme qu’aucune possibilité n’est à écaeter mais qu’aucune décision n’a encore été adoptée.

Selon la journaliste d'investigation Nuria Piera, le chef de l'Etat haïtien aurait reçu de Felix Bautista un montant de 2.5 millions de dollars dont une bone partie après qu'il eut été investi president. Il aurait recu de l'argent notamment en mars et novembre, de l'annee derniere, Selon Piera . Quant à Mirlande Manigat, elle aurait beneficié de  250.000 dolars,.

Celle-ci s'est toutefois déclarée surprise, stupéfaite et indignée que son nom soit associé à une affaire de corruption et de pot-de-vin.
Quand j’ai entendu la nouvelle, j’ai cru à un poisson d’avril, a dit Mirlande Manigat, ajoutant que tous ceux qui la connaissent savent qu’elle ne se serait jamais impliquée dans pareil dossier.

Elle reconnait avoir des relations avec des personnalités politiques dominicaines notamment le président Léonel Fernandez, le sénateur Bautista et le ministre des affaires étrangères tout comme elle reconnait que son équipe de campagne, et pas elle directement, avait sollicité un appui financier tant en Haïti qu’à l’étranger, notamment en République Dominicaine.

Elle affirme qu’elle n’a jamais exigé ni promis quoique ce soit en retour à ses donateurs. "Je n’ai rien à voir dans ce scandale et personne, ni en Haïti ni à l’étranger ne saurait dire que je lui ai promis quoi que ce soit.

L'encienne candidate du RDNP avait bien avant de la dernière campagne électorale été accusée d'avoir reçu un montant d'argent du president d'alors René Preval. ce qu'elle avait egalement démenti.

Le sénateur haïtien, Jean-Baptiste Bien-aimé (nord-est), estime dommage que le nom du président Michel Martelly soit associé à un nouveau scandale, les scandales étant le trait caractéristique du chef de l'Etat, a dit le parlementaire.

Il a demandé à M. Martelly de donner des explications à la nation, ajoutant qu’il serait difficile de démentir la journaliste, réputée pour sa crédibilité, d'autant qu'elle a fourni un luxe de details, y compris des copies de chèques qu’aurait reçus M. Martelly.

Il rappelle que la loi électorale dit clairement qu’aucun candidat ne devrait recevoir un montant supérieur à 2 millions de gourdes de la part d’un particulier. Il estime surprenant que la personne qui aurait donné 2.5 millions de dollars à M. Martelly ait par la suite bénéficié de contrats pour plus de 300 millions de dollars dans le cadre du processus de  reconstruction d'Haïti.



Une enquête Greenberg-Diario Libre octroie 49% des intentions de vote à Hipolito Mejia et 46 % à Danilo Medina


Santo-Domingo, le 2 avril  2012 –(AHP)- les candidats a la présidence Hipolito Mejia et Danilo Medina  continuent de se livrer une bataille très serrée à deux mois des élections et aucun des deux ne peut prétendre pouvoir gagner les élections au premier tour.

Selon le sondage conduit par Greenberg-Diario Libre, le candidat du PRD Mejia a une avance de trois points  sur son rival Medina. L’enquête indique cependant que si les élections devaient se dérouler le jour même du sondage, chacun des deux candidats obtiendrait 49% des intentions de vote sur 72% de l’électorat ayant manifesté son intention d’aller aux urnes. Les indécis représentent  1%.

L’enquête prévoit une victoire de Medina avec 50% des intentions de vote au second tour. Greenberg Quinian Rosner Research ,  une firme internationale  d’enquêtes basée à Washington D.C. a conduit et analysé l’enquête sur un échantillonnage de 1,003 potentiels électeurs  interviewés entre les 17 et 22 mars dernier. 717 personnes sont considérés comme de potentiels électeurs . La marge d’erreur est estimée entre 3.1 et 3.7 % respectivement avec une marge de confiance de 95%.

Le changement et la continuité sont les deux thèmes dominants de la campagne. Mejia a capitalisé sur le désir   des électeurs  de voir le changement.  53% des dominicains pensent que le pays s’oriente dans une mauvaise direction. En dépit du fait que 61% des dominicains soient satisfaits du travail accompli par le président au pouvoir Leonel Fernandez, il existe une forte déconvenue sur des thèmes particuliers liés aux problèmes de sécurité et à la situation  économique.

88% des dominicains – à peu près 9 sur 10 personnes- pensent que la situation des  drogues  et le narcotrafic deviennent de plus en plus critiques dans le pays. Une majorité de 87% affirment que la délinquance et le crime se sont aggravés. Les préoccupations économiques sont très fortes. La majorité des dominicains estiment que le coût de la vie a augmenté. 65% d’entre eux estiment que la situation du chômage s’est détériorée.

La raison la plus importante soulevée pour appuyer Mejia est simplement que celui-ci  apportera le changement . 20% des sondés estiment que la situation était meilleure quand Mejia était au pouvoir. Cependant le désir de changement n’est pas ressenti à tous les niveaux  . Même si beaucoup de gens ne voient pas de progrès dans le contrôle du crime et dans l’économie,  d’autres par contre relèvent des améliorations dans les domaines sociaux. 59% des dominicains voient des améliorations dans le domaine de l’éducation . 53% pensent que le secteur de la santé a progressé.

En conséquence, nombre de partisans de Danilo Medina estiment que l’une des plus importantes raisons pour l’appuyer est la nécessité de poursuivre avec l’œuvre du président Leonel Fernandez. Beaucoup d’entre eux voient  la présence de la première Dame Margarita Cede
ño de Fernandez,  comme candidate à la vice présidence, comme un signal  de cette continuité.  45% des femmes qui appuient Medina trouvent la présence de Margarita Cedeño de Fernandez comme raison justifiant leur choix. ( tr. Fra/IMC/ 02/4/12)


Martelly accusé  d'implication dans le scandale de corruption le plus grave de ces dernières années en RD, touchant directement les dirigeants des deux pays: le président haïtien aurait reçu d'un sénateur 2.5 millions de dollars et Mirlande Manigat 250.000, selon la journaliste d'investigation Nuria Piera


Santo-Domingo, le 2 avril  2012 –(AHP)- Quelques jours après avoir reçu la plus haute distinction du gouvernement dominciain, le chef de l'Etat haïtien est acusé d'im implication dans l'un des plus graves scandales de corruption éclaté en République dominicaine, dont le personnage central est le sénateur Felix Bautista, haut responsable du parti de la Libération domnicaine (PLD) et ami personnel du président Léonel Fernández.


Selon les résultats d'une enquête  révélés samedi dans son programme "Nuria en 9" par la journaliste senior, Nuria Piera, des données diffusées depuis l'année dernière en Haïti, ont été confirmées comme des faits réels dont la responsabilité incombe aux dirigeants des deux pays, selon l’ agence en ligne Espacio de Comunicion Insular.

 Ainsi, il aurait été constaté que, de manière déloyale, en utilisant des prête-noms  pour  certaines de ses entreprises, Bautista a pris part à un appel d'offres restreint où ses firmes ont remporté des contrats pour la construction de plusieurs ouvrages en Haïti, pays  desvasté par un violent tremblement de terre en janvier 2010. Dans ce cas particulier, certaines autorités haïtiennes ont prétendu qu'elles ne savaient pas qu'il s'agissait  d'une seule et même personnalité, sous le manteau de trois sociétés.

Néanmoins, des informations ont laissé entendre que d'autres responsables haitiens impliqués dans les appels d’offres, étaient au courant et maintenaient  directement des contacts avec le sénateur ou avec ses représentants.



L'enjeu, dans l'immédiat est un pactole de US$ 385 millions,  montant de contrats qui seraient remportés frauduleusement pour des travaux en Haïti par les entreprises HADOM Rofi, et Constructora Mar dont le principal actionnnaire est Bautista qui   travaille en association avec la Firme RMN.

À cet égard, un chroniqueur du quotidien El Nacional et commentateur politique de la station Z-101 Juan Tavares Hernandez, estime que même pour l'Université  Henri Christophe de Limonade, le chantier   assigné, à son avis, de facon irregulière à « Constructora Mar »  pour un montant équivalent à environ 30 millions de dollars, ne devrait plus être considérée comme un don du peuple dominicain au peuple haïtien. "Ce projet fait partie de sombres negoces d'entreprises apartenant à des secteurs liés au gouvernement" (dominicain) a écrit dans un article, le journaliste qui a aussi affirmé être «embarrassé et attristé" par les actions des dirigeants de son pays en Haiti.


Il se dit que que la grille des pots de vins payés aux fonctionnaires corrompus des deux cotés de l’île sur des contrats ou des operations financières est de l'ordre de 10 a 15%.

 À Port-au-Prince, ce qui n’ était cependant pas connu, c’ est le fait par Bautista d’ enregistrer les noms de tous les beneficiaires de  ses transactions financières, copiant ainsi le modele de corruption de Rafael Leonidas Trujillo, ce dictateur qui a ordonné le massacre de milliers d'Haïtiens en 1937, tout en soumettant à ses objectifs,  des dirigeants haitiens à travers de gracieux pots de vin. En imitant cette strategie,  Bautista  explique qu'il n'est pas question qu'il tombe seul, selon des analystes.


Selon les documents présentés a la television et disponibles sur le reseau internet Piera a travers  plusieurs comptes à la Banque de réserves dominicaine et une banque haïtienne  en espèces ou par chèque, directement ou via les intermediaires Ricardo Jacobo et Victor Reynoso, Martelly aurait recu de Felix Baustisa, de ses entreprises et de ses amis, des sommes totalisant plus de US $ 2. 5 millions  .

Chaque opération est enregistrée avec le nom du président Haïtien ou de l'intermédiaire.



Selon l'enquête, les pots de vins ou contributions ont commencé depuis la campagne électorale. Dans ce sens, Bautista a aussi versé une somme US$ 250,000 à Mirlande Manigat, secrétaire gen´rale du RDNP et  candidate malheureuse à la dernière présidentielle . Par ailleurs, les deux candidats avaient été invites a prononcer des conferences a la capitale Dominicane, par la FUNGLODE, une organisation pro-gouvernemental  créé par le Président Fernández, qui considère le senateur  Bautista comme un fils.

Comme pour tenter d'expliquer que les contrats passés avec les compagnies étrangères notamment dominicaines sous le gouvernement Préval/Bellerive, étaient honnêtes et aussi dans le souci de faire taire les accusations, l'ancien Premier ministre Jean Max Bellerive, avait récemment bien pris soin de préciser que le présdent Martelly et son équipe ont été consultés pour l'obtention de la ratification des contrats millionnaires.

Martelly arrivé au pouvoir en mai de l'année dernière, a toujours été présenté comme un anti-système,  qui a promis, lors de la campagne électorale de 2010-2011, d’en finir avec les  les pratiques  de corruption connues dans la fonction publique haïtienne.

Cependant, l'enquête relève que le nouveau president a accordé son autorisation, malgré la réticence et les questionnements  de Daniel Rouzier, son ami et premier candidat pour le poste de chef de gouvernement dont la nomination a été rejetée par le parlement.



Plus tard, le Premier ministre Garry Conille  dont la demission motivée par des raisons politiques internes, lié pour la plupart  au  dossier des contrats suspects, a créé une commission d'enquête, révélant de graves irrégularités et un traitement  contraire aux intérêts nationaux dans ces contrats.

Le gouvernement dominicain, sans arriver à  convaincre l'opinion publique insulaire,  a dementi avoir  exercé des pressions sur Port au Prince pour obtenir la démission de Conille.


La constitution haïtienne et la loi électorale de 2010 ne prévoit pas les cas de financement étrangers des candidats haïtiens. En plus, les articles 130 à 135 de la loi électorale font références à une exigence pour le candidat ou son parti, de 30 jours après la publication des résultats d'envoyer
au Conseil électoral provisoire, la liste des contribuables qui ont versé plus de 100.000 gourdes (environ US $ 2.380).  Il est interdit par la loi à recevoir des dons d'unemême source, pour plus de 2 millions de gourdes (environ US $ 48.000).

La violation de ces obligations  est passible de 10 à 15 jours de prison.



La presse dominicaine relève qu'après seulement 10 mois  au  pouvoir, le président haïtien est engagé dans plusieurs conflits avec le parlement, les secteurs influents de la classe politique, la société civile et la presse haïtienne, en raison de questionnements sur sa veritable nationalité, sa véritable identité et les tendances autoritaires de sa gestion, ce qui conduit  deux parlementaires, le sénateur Moïse Jean Charles et le deputé Arnel Belizaire, a brandir  la possibilité de sa mise en accusation.

Pour Jean-Michel Caroit, correspondant du journal Le Monde sur l'île, interrogé 
dans son programme par Piera,  au-delà des contributions contraires à l'éthique à la campagne électorale haïtienne, le fait de retracer des transactions financières de Bautista avec le nom de Martelly , après avoir assumé la présidence, "on se retrouve ainsi  confronté à des cas évidents de paiements de pots de vins » .


La presse dominicaine relève aussi que la décoration par le president Leonel Fernandez de son homologue haïtien lors de la visite officielle de ce dernier dans la capitale dominicaine  le 26 Mars dernier, a été  très critiquée  dans l’opinion publique  au milieu de ces scandales et du fait que selon le manuel  des honneurs aux personnalités etrangeres, le recipiendaire n’ a officiellement réalisé aucun  «service distingué digne de reconnaissance»  par l’ l’Etat dominicain.

Le geste de Léonel Fernández  a conduit beaucoup  de gens à penser qu’ il ne  s’ agissait pas d’ une simple ceremonie protocolaire, mais d'une décision mue par d’autres intérêts.


la prese dominicaine a denoncé le fait que Fernandez en soit venu à dire que, Martelly a été le premier mandataire a recevoir le pouvoir d un autre elu. En fait, la première  passation de pouvoir entre presidents démocratiquement elus a été faite  en février 2001 entre Jean Bertrand Aristide et René Préval .

Dans differents milieux politiques dominicains, le soutien politique au président haïtien semble être justifié d'abord, par la nécessité pour la République dominicaine d’ assurer le maintien des contrats, contrairement aux recommandations de suspension de la commission d'enquête Conille, deuxièmement, pour assurer la participation continue des entreprises du sénateur Bautista dans la reconstruction d'Haïti, particulièrement, en cas de défaite du Parti de la Libération Dominicaine, lors des élections de mai prochain en République dominicaine.

Le sénateur, qui est également secrétaire du PLD (parti au pouvoir), bien qu'il ait une mauvaise image dans la société dominicaine, mais à cause de ses importantes contributions à sa famille politique, a reçu un appui  public du comité central du parti, qui s’est étendu au Sénat de la République dominicaine. Parmi d’ autres defenseurs apparaît un collègue et ancien consul général en Haïti et également proche de Fernandez, qui aurait reçu des largesses de Bautista, 250.000 $ deposés sur un compte  à Port au Prince, selon Nuria Piera.

Dans cette même banque, selon Acento.com, un site dominicain  géré par  Piera, un partenaire du sénateur Bautista, et président de la société Rofi SA,  gère un compte personnel ouvert depuis Octobre 2010 avec une somme millionnaire et qui ne semble pas destiné à des engagements de la société. Des informations non  confirmées relayées par la presse dominicaine,  suggèrent que ces fonds seraient disponibles pour corrompre des parlementaires qui  s'opposeraient aux contrats.

L'AHP a tenté en vain d'obtenir la reaction de la presidence haïtienne sur cette affaire. Quant à Mirlande Manigat , elle a démenti les affirmations de Nuria Piera contenues dans un rapport détaillé.

Nouvelles du 1er avril 2012            

Le rapport de la commission sénatoriale travaillant sur le dossier du premier ministre désigné attendu ce lundi au bureau du grand corps: des démarchs en cours pour qu'il soit presenté à l'asemblée  avant le congé pascal

Port-au-Prince, le 1er avril  2012 –(AHP)- La commission sénatoriale  chargée du dossier du premier ministre désigné Laurent Lamothe a mis la dernière main à son rapport final au cours du week-end.

Et les posibilités que  le rapport soit soumis lundi au bureau du grand corps et présenté à l'assemblée le lendemain pour ratification sont evoquées, après que des doutes eurent été émis  sur ces éventualités.

D'apres discussions auraient eu lieu entre les pour et les contre Lamothe au sein de la commission, en raison des doutes qui planent sur sa nationalité et sur le dossier de  sa résidence en Haïti au cours de ces 5 dernièrs années.


Le secrétaire-rapporteur de la commission, Lucas  Saint-vil a toutefois  indiqué que le document a été rédigé sur la base d’analyses faites des différentes pièces que le premier ministre désigné a remises aux parlementaires", a indiqué le parlementaire du Nord-ouest.

 Il a aussi fait savoir que les informations ont été recueillies auprès de la commission sénatoriale qui travaille sur le dossier de la nationalité des membres de l’Exécutif, dont Laurent Lamothe, actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères.

Se refusant à donner des précisions sur les conclusions et recommandations du rapport, Lucas Saint-vil a souligné  que la commission n’ira pas au-delà de ses responsabilités et du délai qui lui a été imparti.

"Les deux sous-commissions, résidence et nationalité, ont remis leurs rapports préliminaires, ce qui nous a permis de rédiger un rapport final, a-t-il dit, soulignant que le rapport préliminaire de la sous-commission sur la nationalité sera comparé avec les informations recueillies de la commission sénatoriale qui enquête sur la nationalité des membres du gouvernement, incluant Laurent Salvador Lamothe.

De son coté le sénateur Mélius Hyppolytefaisait remarquer vendredique, même si le rapport est remis au bureau du grand corps au début de la semaine , il ne sera pas soumis à l’appréciation de l’Assemblée avant le congé pascal.

Le parlementaire a expliqué que la plupart des sénateurs, seront en voyage au cours de cette période, alors que d’autres devront se rendre dans leurs départements respectifs pour participer à la traditionnelle fête populaire des « Rara ». Mais cette donne pourrait avoir changé au cours de ces dernières 72 heures.

Dans une brève déclaration fait vendredi, le chef de l’Etat Michel Joseph Martelly a dit attendre avec impatience le rapport de la commission d’analyse des pièces de son premier ministre désigné.

Il dit voir en M. Lamothe, un homme capable de l’aider à mettre en application son programme de gouvernement. Tout le monde sait que M. Lamothe est un homme dynamique, moi j’ai fait mon travail en le désignant, les parlementaires qui analysent son dossier doivent faire le leur", a-t-il dit

Laurent Lamothe fait partie de l’actuel gouvernement démissionnaire que dirige le docteur Garry Conille. Ce dernier a choisi de démissionner, il y a tout juste un mois, en raison d’une série de divergences avec le chef de l’Etat.

Nouvelles du 29 mars 2012
Des milliers de personnes dans les rues de Port-au-prince pour réclamer le respect de la constitutuion : des manifestants ont appelé le chef de l'Etat à faire le jour sur sa nationalité

Port-au-Prince, le 29 mars 2012 – (AHP) –Pusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi à Port-au-Prince à l’appel de l’organisation populaire Force Patriotique pour le Respect de la Constitution (Foparc) pour marquer le 25e anniversaire de la constitution voteee le 29 mars 1987..

Des manifestants ont déploré  que, 25 ans après son adoption, la constitution n’ait toujours pas été appliquée. Ils ont dénoncé ce qu’ils appellent les dérives du président Michel Martelly et réclamé sa mise en accusation  pour avoir  violé la constitution de 1987.

A ce sujet, le coordonateur de la Foparc, André Fadot, a   demandé au chef de l’Etat de fournir des explications sur son identité. "S’il s’avère qu'il  possède une double identité, il doit démissionner", a-t-il dit.

Pour André Fadot, Michel Martelly est un citoyen américain qui est entré  au palais national en violation de la constitution. Voilà pourquoi, il affirme ne plus reconnaitre son autorité et lance un appel à la mobilisation pour obtenir son départ.

Il s'agisait de la 2ème plus grande manifestation organisée depuis un bout de temps dans la capitale après celle du 18 mars qui marquait le premier aniversaire du retour d'exil de de l'ancien opresident Jean bertrand Aristide

Même si Fanmi Lavalas n'a  ni organisé ni appuyé cette manifestation,  la plupart des participants étaient des ressortisants de cette organisation politique toujours très populaire, selon plusieurs d'entre eux
.

Plusieurs autres activites ont été organisées ont été organisées au cours de cette journée pour sensibiliser autour du respect de la loi-mère.


Le directeur exécutif de l’ISC (Initiative de la Société Civile), Rosny Desroches a dressé un bilan mitigé pour ce qui est du respect de la constitution haïtienne 25 ans après son adoption.

Si M. Desroches se réjouit des progrès observés sur le plan politique, évoquant l’alternance politique et les libertés d’expression et d’association, il fait cependant remarquer que certains prescrits constitutionnells font l’objet de mépris de la part de certains dirigeants qui se sont succédé a au pouvoir ces 25 dernières années.

Il a entre autres cité les mauvaises relations entre les différentes branches du pouvoir.

Pour sa part, le principal responsable du CONHANE (Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques), Edouard Paultre a déploré ce qu’il appelle le dysfonctionnement de la justice et sa dépendance par rapport au pouvoir exécutif au cours de 25 dernières années.

M. Paultre s’est apitoyee  sur le sort du pouvoir judiciaire qu’il considère comme le grand absent du processus démocratique.

Il a également souligné les tergiversations empêchant la mise en lace du CSJP (Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) et du CEP (Conseil Electoral Permanent).

Des parlementaires ont plaidé pour leur part  en faveur du la publication du texte corrigé de la constitution amendée.


Le député de la circonscription de Borgne/Port-Margot, Jude Charles Faustin, fait l’éloge de la constitution haïtienne qui  garantit, selon lui, le respect d’un ensemble de droits et de libertés individuelles.

Le premier secrétaire de la chambre basse a dit cependant regretter que les principaux acquis de la loi-mère soient  foulés au pied par les dirigeants du pays.
Le parlementaire attire l’attention sur les lacunes qui mériteraient d’être comblés dans le cadre de l’application de cette constitution.

Pour sa part, le sénateur Wencesclas Lambert se prononce en faveur de la promulgation de l’amendement de la constitution. La constitution amendée a été rapportée pour être publiée, a dit le parlementaire  qui estime qu'il s'agit d'une nécessité.

Selon lui, la publication du texte corrigé de la constitution amendée conduira le pays vers les réformes auxquelles aspiraient les constituants.

Le president de l'Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras, s'est également prononcé pour la publication du texte corrigé de la constitution amendée
.



Grosse panique au Cap-Haïtien: manifestants pro-constitution croisés par des hommes armés en uniforme qui réclamaient le retour de l'l'Armée

Cap-Haïtien, le 29 mars 2012 – (AHP) – A l'initiative du chef des hommes armés du nord, Marcel Daniel,  des individus en uniforme militaire vert olive,  ont gagné les rues jeudi au Cap-haïtien (nord), alors qu'une manifestation rassemblant des centaines de personnes se tenait pour réclamer le respect de la constitution à l'occasion du 25ème anniversaire de son adoption.. 

Les hommes armés se réclamant des anciennes forces armées d'Haïti (FADH) qui avaient le support de l'ancien chef rebelle  de 2004,  Guy Philippe, réclamaient le retour  de l'armée dissoute de fait depuis 1995, tel que promis  par le candidat Michel Martelly, lors de la dernière campagne électorale pour la présidentielle.

La présence des manifestants pour le respect de la constitution et celle des hommes armés ont provoqué une grosse frayeur dans la ville, paticulièrement dans la région de Vertières où les hommes en uniforme voulaient traverser l'autre manifestation qui protestait également contre le retour de l'armée. Des coups d'armes en l'air ont été tirés probablement par les hommes  en vert olive, mais aucune victime ne semble avoir éte enregistrée.

Sous protection de la police, la manifestation pour la constitution a poursuivi son parcours qui s'est  terminé  devant la delégation departementale où elle a été rejointe par le sénateur Moïse jean-Charles. Le parlementaire
a promis de continuer à travailler pour le respect de la constitution et en faveur de la population.

Ls hommes en vert olive ont pour leur part promis de gagner les rues quand bon leur semble, minimisant les déclarations  des ministrees de l'Intérieur et de la justice qui les somment de vider les sites qu'ils occupent ou qui les taxent d'usurpateurs de titres.


Ils étaient en effet, également  dans les rues de la capitale  pour produire la même revendication: la reconstitution de l'Armée
. Les hommes en vert olive tantôt sommés de quitter les anciennes bases des ex-FADH  qu'ils occupent, tantôt menacés de déguerpissement ou interdits de gagner les rues en treillis militaires, paradaient ce jeudi à quelqus mètres du siège de la presidence, devant l'ancien quartier général de l'Armée, dans le centre de la capitale.

Carel Alexandre remplacé à la tête de  l'Unité de securité présidentielle

   
Port-au-Prince, le 29 mars 2012 – (AHP) – Le nouveau responsable de l'USP se nomme Pierre Léon Saint-Rémy Junior, un proche parent de la première dame, Sophia Saint-Rémy Martelly.

Pierre Léon Saint-Rémy a été nommé coordonnateur de USP chargée de la sécuité du Président . Il remplace à ce poste Carel Alexandre.Des informations laissent croire que le chef de l'Etat aurait ete soumis à  des pressions  de la comunaute internationale, notamment des Etats-Unis,, pour opérer ce changement, en l'absence de raisons officielles.

Le nom de M. Alexandre figurait sur une liste dressée par le Réseau national de defense des droits humains (RNDDH) dans une lettre adressée en juin 2011 au president Michel Martelly.

Le RNDDH disait croire dans cette lettre "qu'il est de son devoir d'attirer votre attention sur le fait que plusieurs ex-policiers à la moralité douteuse, se retrouvent aujourd'hui dans votre entourage........ après avoir intégré votre service de sécurité alors qu'il pèse sur eux de sérieux doutes quant à leur implication présumée dans le trafic illicite de stupéfiants, la violation des droits humains et autres actes répréhensibles".

Le chef de l'Etat n'avait pas donné suite à ces graves accusations, mais avait plutôt réclamé des preuves.


Nouvelles du 28 mars 2012


Le dossier des contrats pour la reconstruction d'Haïti entre dans la  campagne électorale dominicaine: le PRD demande au candidat du PLD de se prononcer sur les accusations de corruption contre le sénateur Félix Bautista


Santo-Domingo, le 28 mars 2012 – (AHP) – Le Directeur de campagne du parti révolutionnaire dominicain (PRD) a  demandé mercredi au candidat du parti de la libération dominicaine (PLD), Danilo Medina, de faire savoir clairement à la nation sa position sur les dénonciations de corruption qui pèsent sur le senateur  Felix Bautista, un proche du président Leonel Fernandez.

Dans un document rendu public par le Directeur de campagne du PRD
Emmanuel Esquea Guerrero, et dont le Listin diario a fait état, le nom du sénateur de San Juan de la Maguana est associé à au moins 1
7 cas de corruption.

Le document a cité entre autres un contrat pour  130 millions de dollars et un autre de 293 millions qui auraient éte obtenus de manière confuse sous le gouvernement Préval/Bellerive en Haïti.

" Monsieur Medina, le pays attend votre réponse claire et précise sur ces cas de corruption  de Felix Bautista, votre compagnon au comité politique du PLD, principal ontributeur de votre campagne et homme de confiance du président de la réoublique", indique le document, ajoutant que le refus de fixer votre position sur ces  cas de corruption, en ferait du candidat Medina un complice automatique et notre pays ne pourrait continuer d'être gouverné par des gens indifférents à la corruption.

Le nom du sénateur Bautista est également cité dans le cadre d'un versement de US$ 1, 200,000.00 au president Alejandro Toledo du Pérou pour sa campagne électorale, selon le document du PRD.

Le Sénat dominicain avait exprimé mardi son soutien au représentant de San Juan de la Maguana  qui a affirmé que la construction de trois mille maisons qu'exécutent ses entreprises en Haïti, est réalisée en toute honnêteté

L’Ingénieur Félix Bautista a expliqué avoir remporté des appels d’offre sous la présidence de René Préval et que, par la suite, le président Michel Martelly et l’ex co-président de la CIRH (Commission Intérimaires pour la Reconstruction d’Haïti) Bill Clinton, les avaient eux aussi examinés.

Il a affirmé détenir des documents juridiques pouvant étayer ses affirmations et qu’il était prêt à les montrer en temps et lieu. Il s'en est aussi pris à  ceux qui, dit-il, essaient de discréditer ses entreprises, en faisant croire qu’il avait gagné les appels d’offre suivant des procédures frauduleuses au lendemain du  tremblement de terre de janvier 2010.

Il a= également lancé des flèches contre  des membres du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD) qui, dit-il, sont paniqués, saachant que "nous allons gagner les élections dès le premier tour" (en mai prochain).

Le député  Arnel Bélizaire affirme disposer de suffisamment d’informations pour demander une mise en accusation du chef de l’Etat


Port-au-Prince, le 28 mars 2012 – (AHP) – Le député de Delmas Tabarre, Arnel Bélizaire a fait savoir mercredi qu’il détient suffisamment d’informatis pour demander une mise en accusation du chef de l’Etat Michel J. Martelly pour faux, usage de faux et abus de confiance.

Le parlementaire qui revient d’une mission aux Etats Unis d’Amérique a fait savoir qu’il y a obtenu des documents liant Michel J. Martelly à Michael Martelly, ce qui est considéré comme un usage de  faux dans la législation haïtienne, a-t-il fait savoir.
Selon Arnel Bélizaire, vuque ces documents ont été obtenus dans des tribunaux, on ne peut ainsi douter de leur authenticité.

Soulignant ant que ses collègues députés avaient de sursoir à la mise en accusation du président jusqu’à ce qu’ils trouvent des documents convaincants, il afirme que ces qu'il a rapportés ds Etats-Unis, sont maintenant disponiblesoir rapporté.
Arnel Bélizaire a par ailleurs fait savoir que la ministre du tourisme, Stéphanie Balmir Vildrouin  est elle aussi une citoyenne américaine. Tous ceux qui le veulent sont en mesure de vérifier qu’elle a réellement pris part aux élections  aux Etats Unis.

Pour ce qui est du président Michel Martelly, il affirme qu'il y a un lot de documents qu’il a remis à la commission qui enquête sur sa nationalité,  qui prouvent qu’il a au moins une double identité.

"La question de la nationalité de Michel Martelly ne m’intéresse pas car je sais sur quel front l’attaquer.  Avoir une double identité est puni par la législation haïtienne et c’est ce dont  M. Martelly dispose", a lancé Arnel Belizaire qui avait été arrêté et incarcéré une nuit au pénitencier national en octobre 2011, à l'instigation du chef de l'Etat, selon les conclusions d'un du rapport de la commission de la chambre basse qui enquêtait sur ce dossier.

Le parlementaire rappelle également que le chef de l’Etat l’avait accusé d’avoir fraudé ce qui avait été, a-t-il dit, le pretexte de son arrestation. Aujourd’hui c’est au parlement qu’il doit être jugé, conformément à la constitution, a ajouté Arnel Bélizaire.


Manifestations et marches pacifiques à Port-au-Prince à l'occasion des 25 ans de la constitution, à l'initiative de la Force Patriotique pour le Respect de la Constitution et du RAMIS
Port-au-Prince, le 28 mars 2012 – (AHP) – Au moins "deux manifestations de rue et une marche pacifiques" sont prévues à Port-au-Prince pour marquer le 25e anniversaire de la constitution, ce 29 mars.

Une première manifestation partira devant les ruines de l’Eglise catholique Saint-Jean Bosco au centre-ville de Port-au-Prince, à l’initiative de la Force Patriotique pour le Respect de la Constitution (Foparc).

Son coordonateur général, André Fadot informe que la manifestation traversera plusieurs quartiers populaires avant de se terminer sur la place de la constitution au Champ-de-Mars.


Il informe que sur tout le parcours et devant ce qui reste du palais présidentiel, les manifstants s’arrêteront pour délivrer des messages  à l’intention des autorités notamment du chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly.

Nous allons, une fois de plus, dénoncer les différentes violations de la constitution haïtienne, les menaces sur la liberté d’expression et la démocratie, 25 ans après l’adoption de la loi mère, annonce André Fadot qui estime que la constitution est particulièrement foulée aux pieds  par ceux-là qui n’avaient pas œuvré à son adoption.

Il a ausi dénoncé ceux qui veulent instaurer une dictature dans le pays. Il faut que tous ceux qui se ressemblent s'assemblent pour faire échec à ce projet.

André Fadot appelle les démocrates et les patriotes à placer les intérêts du pays au-dessus des leurs, indépendamment de leur appartenance politique.

Une autre manifestation sera organisée à l’initiative de "Rassemblement des Militants Sensés" (Ramis),  ce 29 mars.


Le porte-parole de cette organisation populaire, Pierre Joseph informe que cette manifestation sera organisée pour exiger elle ausi le respect de la constitution. "Si on se réconcilie avec la loi mère, c’est le pays tout entier et particulièrement les couches les plus défavorisées qui en bénéficieront, a-t-il dit, plaidant en faveur de la fin de ce qu’il appelle l’insécurité sociale généralisée.

Parallèlement à ces deux manifestations, une marche dite de mobilisation pacifique sera également organisée à l’occasion du 25e anniversaire de la constitution.
Cette marche sera organisée par le collectif des propriétaires victimes du séisme de janvier 2010 (copov 12).  Son objectif est ede plaider en faveur du respect par l’Etat haïtien, du droit au logement décent, tel que garanti par l’article 22 de la constitution haïtienne.

Le coordonateur général du Copov 12, Arland Laguerre, dénonce ce qu’il appelle l’irresponsabilité des autorités haïtiennes vis-à-vis des propriétaires victimes du tremblement de terre d’il y a deux ans.

Il  a également dénoncé les différents incendies  jugés suspects qui ont frappé ces derniers mois les populations des camps de déplacés aujourd'hui menacées par la saison pluvieuse.

"Les  pluies qui s'abattent  sur la capitale ont déjà fait de nombreux dégâts dans les camps. "Certains d’entre nous ont tout perdu, dans l’indifférence des autorités, a-t-il dénoncé.


Adoptée le 29 mars 1987, la constitution haïtienne a été la cible de secteurs divers qui l'ont foulée aux pieds. L’ancien président René Préval qui a effectué deux quinquennats sous l’égide de cette constitution l’avait qualifié de « source d’instabilité ».

Son amendement prononcé et publié dans le Moniteur (journal officiel) à la fin de son mandat, en mai 2011 a été rappelé par l’actuel président Michel Martelly suite aux nombreuses dénonciations de parlementaires et d'autres secteurs qui ont fait savoir que le texte amendé n’est pas celui qui a été publié.

Michel Martelly qui avait mis sur pied une commission pour réviser le texte et qui avait promis de le publier  dès le début de son mandat ne l’a toujours pas fait près d’un an plus tard.

Le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquet affirme être l'objet de menaces de mort

Croix-des-Bouquets, le 28 mars 2012 – (AHP)-  Le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquet, Me Mario Beauvoir a informé mercredi être l’objet de menaces de  mort depuis la saisie, le 24 février dernier, d’une importante quantité  de drogue d’une valeur de plus de 2 millions de dollars US dans une maison privée à Tabarre (nord de la capitale).

Affirmant que "sa tête a été mise à prix par des autorités et pas des moindres", Me Beauvoir a fait savoir qu’il allait porter plainte contre X.

La justice ne vit pas de scandales, c’est pourquoi  je me garde de citer des noms, a indiqué le commissaire, faisant savoir q'une enquête est en cours et que ceux qui doivent être arrêtés, le seront.

Mario Beauvoir a confirmé dans le même temps que le maire de Tabarre, Jean Frantz Théodat, est toujours sous le coup d’une interdiction de départ dans le cadre de l’enquête sur l’origine de l’incendie du marché de Tabarre.

Le chef du Parquet de la Croix-des-Bouquets a affirmé que l'incendie  du marché de Tabarre fait suite à la saisie des 300 kilos de cocaïne dans cette commune.

Ce vaste marché a été ravagé par un incendie d''origines criminelles, selon Me Beauvoir qui informe que 21 personnes sont actuellement écrouées pour leur implication présumée dans ce forfait.

Parmi elles, des membres du personnel de la sécurité du marché, un policier et des gens ayant une appartenance politique, a-t-il dit..

Si le dossier suit son cours au cabinet d’instruction, il affirme cependant que le parquet ne se dessaisira jamais complètement d’une affaire.
" S’il y a des plaintes, si la clameur publique dénonce quelqu’un, le parquet saura se montrer à la hauteur de sa tache", a-t-il dit..

Le 24 février dernier, les responsables de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), des agents du Bureau de Lutte Contre les Trafics de Stupéfiants (BLTS), avec le support des agents américains de la DEA (Drug Enfoncement Administration) ont  procédé à la saison de 300 kilogrammes de cocaïne entreposés dans une maison située à Tabarre.

Des armes à feu et des chargeurs ont été confisqués alors qu’au moins deux personnes, Charitable compère, un haïtien et un colombien du nom de Jairo James Pañuela ont été appréhendées.

L’opération s’était déroulée en présence entre autres  du commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets et du délégué départemental Gonzague Day.

Pour   le chef de la police judiciaire, le commissaire divisionnaire Godson Aurélus, il s’agissait de l’une des plus grandes opérations du genre réalisées dans le pays depuis 2008.

Dans la soirée, le marché de Tabarre allait être ravagé par un incendie laissant des centaines commerçantes les bras ballants. Ces pères et mères de famille ne cessent depuis, de solliciter l’appui des autorités compétentes pour les aider à amorcer le processus de recapitalisation de manière à faire vivre leur famille.

Des dizaines de personnes manifestent à Saint-Marc pour protester contre le parachutge de gens venus d'ailleurs à la tete de l'administrtion publique de la ville

 
Saint-Marc, le 28 mars 2012 – (AHP)-  Plusieurs dizaines de personnes ont une nouvelle fois, manifesté mardi  à Saint-Marc, à l’initiative de Rassemblement des Militants Conséquents de Saint-Marc (Ramicos) en vue de forcer le chef de l’Etat  puiser dans les ressources locales, dans le cadre du processus de redynamisation des institutions publiques dans cette région.

Ce mouvement de protestation se tient particulièrement devant le Parquet de la ville où les activités sont paralysées depuis le début du mouvement, le week end dernier.
 
Les protestataires dénoncent la façon dont le chef de l’Etat procède à des changements dans l’administration publique dans la ville et ont fait savoir qu’ils n’ont pas l‘intention d’assister les bras croisés que le pouvoir central débarque à Saint-Marc avec ses hommes pour les placer dans les institutions.


Nous avons des professionnels qualifiés et compétents qui peuvent intégrer l’administration et nous réclamons notre participation dans la gestion de la chose publique, ont-ils dit.

La plupart d’entre eux se sont présentés comme des partisans du chef de l’Etat, Michel Martelly, affirmant qu’ils ont travaillé à le placer là où il est et qu’ils attendent maintenant le retour de l’ascenseur.

Nouvelles du 27 mars 2012

La commission travaillant sur le dossier du premier ministre désigné ne devrait pas rendre son rapport avant la semaine pascale

Port-au-Prince, le 27 mars 2012 – (AHP) – Contrairement à ce qui avait été annoncé, le premier ministre désigné Laurent Salvador Lamothe ne connaitra pas son sort au Sénat cette semaine et pourrait même attendre la fin de la période pascale.

Plusieurs sénateurs membres de la commission d’analyse des pièces de l’actuel ministre des affaires des étrangères l’ont fait savoir ce mardi, expliquant qu'il s'agit d'un dossier complexe.

Pierre Francky Exius a informé que la commission devait organiser  sa 3e séance de travail ce mardi.


"Nous avons beaucoup de documents à analyser et le dossier comporte des ambigüités. Aussi, nous ne serons pas en mesure de soumettre notre rapport jeudi, a-t-il ajouté, soulignant qu’en plus de la question relative à la nationalité de l’intéressé, les parlementaires doivent également plancher sur celle ayant rapport avec sa résidence.

Le parlementaire a souligné que ses collègues ne veulent que s’assurer que le dossier de M. Lamothe est conforme aux prescrits de l’article 157 de la constitution pour ce qui est des exigences faites à tout citoyen qui aspire à la primature, et soutient qu’il n’y aura pas de compromis politique.

Le sénateur Jean William Jeanty, également membre de la commission estime pour sa part que ses collègues doivent prendre le temps qu’il faut pour analyser le dossier Lamothe, d’autant plus que ce dernier fait partie d’un gouvernement démissionnaire dont les membres sont sous enquête parlementaire pour leur nationalité.

Il dit croire  qu’il serait mieux qu’on cherche à poser les vrais problèmes du pays en vue de trouver la personne qui puisse le mieux aider à les résoudre.

Quant au premier ministre désigné, il dit attendre dans la sérénité sa ratification.

Il y a une commission sénatoriale qui travaille, a dit M. Lamothe, se disant confiant que les sénateurs vont agir avec professionnalisme, patriotisme et sérieux.


Des hommes armés en treillis militaires dédfilent en plein coeur de Port-au-Prince , malgré les mises en garde du gouvernement

Port-au-Prince, le 27 mars 2012 – (AHP) – Plusieurs hommes armés, montés à bord de 4 véhicules pick-up ont déambulé  mardi en plein cœur de la capitale (Port-au-Prince), encouragés par quelques individus scandaient «Vive l’armée ».

Ces hommes  qui se réclamaient des anciennes forces armées dissoutes de fait depuis 1995, ont ainsi lancé un sévère camouflet au secrétaire d’Etat à la sécurité publique  qui indiquait récemment que les anciens militaires et alliés ne devraient plus circuler armés et en uniforme à travers les rues, en attendant la résolution de la crise.

Il s'agit aussi d'une réponse  au ministre de la justice qui a taxé les individus se réclamant des ex-FADH d'usurpateurs de titres et  dont il a reeclamé le délogement  des sites qu'ils occupent illégalement, par la police nationale.


Une commission gouvernementale travaille sur l'opportunité de la formation d'une nouvelle force publique. Cependant, d'anciens membres de l'ancienne armée associés à des groupes de jeunes hommes ont entrepris, sous la poussée dit-on de certains secteurs,  d'investir des bases de l'ancienne armée ainsi que des bâtiments publics, comme pour forcer le chef de l'Etat à respecter l'une de ses principales promesses de campagne.


Le coordonateur du bureau de gestion des militaires démobilisés Jacques Abraham a appelé mardi  le chef de l’Etat à intervenir en vue de solutionner le problème.

Il a fait remarquer que la structure qu’il dirige avait pour mission non seulement de faire dédommager les anciens militaires et d'obtenir la liquidation de leur pension, mais aussi d’obtenir des prêts en faveur de leurs épouses pour leur permettre de faire vivre leur famille.


A date, a-t-il fait savoir, deux des trois tranches du montant de leur dédommagement ont été versés.

Pour ce qui est des jeunes remarqués aux côtés des hommes armés, M Abraham a indiqué que, selon ses régistres, les plus jeunes des militaires devraientt être aujourd’hui âgés de 45 ans au moins.

Il estime anormal qu’un groupe armé puisse exister en dehors des forces légales. L’armée existe certes, se lon la constitution,  mais pas les individus, a-t-il fait savoir.

Réagissant à cette nouvelle demonstration de force des hommes armés, des secteurs affirment: ou bien ils bénéficient de l'aval du gouvernement ou de certains secteurs gouvernementaux ,ou bien ces derniers n'ont aucune autorité pour les contraindre à vider les sites et à rentrer chez eux. Un 3ème secteur croient que que le chef de l'Etat pourrait avoir été piégé pour le mettre au pied du mur, vu que le projet de la formation d'une nouvelle armée, est très impopulaire parmi une bonne partie de la population haïtienne et de la communauté internationale qui privilégie le renforcement de la police nationale

Nouvelles du 26 mars 2012
Le président  Michel  Martelly entré sans passeport lundi en République Dominicaine, selon des responsables de l’aéroport international Las Americas et les services de renseignement cités par des médias dominicains: le bureau de communication de la presidence haïtienne dément..


Santo-Domingo, le 26 mars 2012 – (AHP)- Le président d'Haïti, Michel Joseph Martelly est en visite ce lundi en République   Dominicaine pour discuter de sujets relatifs à   la coopération entre les deux pays, particulièrement de la reactivation de la commision mixte bilatérale.

Il a éte reçu aussitôt après son arrivée par le président Léonel Fernández
..

Selon des journaux dominicains  dominicain dont le Listin Diario et Diario Libre,  le chef de l’Etat haïtien qui est arrivé un peu avant midi dans la capitale dominicaine, n'était pas en possession de son passeport, tel que l'exigent les lois sur l'immigration.

Un membre du personnel de l’immigration a été obligé de s'entretenir au téléphone avec les autorités compétentes qui par la suite auraient autorisé M. Martelly à entrer dans le pays à titre d’invité spécial du président Lionel Fernandez 

Le président haïtien  aurait fait savoir qu'il a été autorisé à entrer sans problème dans le pays, par autorisation spéciale du président
, selon les journaux dominicains.

Le journal Listin Diario a informé avoir tenté, en vain, de vérifier l’information auprès du directeur de l’immigration José Ricardo Tavares, mais soutient que l’information avait déjà été confirmée par les responsables de l’aéroport international Las Americas et les services de renseignement.

Toutefois, les membres de la délégation du président ont tous remis leurs documents au personel du Salon diplomatique

Le bureau de communication de la présidence haïtienne a démenti lundi en debut de soirée que M. Martelly soit entré en territoire dominicain sans passeport et utilisant un permis spécial qu'aurait émis en sa faveur le gouvernement dominicain.

Enrique Martí, directeur de communication de la présidence haitiaenne, a assuré que Martelly a utilisé son passeport pour acceder au territoire dominicain. “J'insiste que  le président Martelly est  entré en République dominicaine avec ses documents de voyage en règle", a déclaré M. Martî de  nationalité américaine.

Le président Martelly accusé d'avoir les nationalités  américaine et italienne fait l'objet d'une enquête de la part d'une commision sénatoriale. Il avait remis au Sénat par le biais d'une plateforme interreligieuse un lot de 8 passeports, dont certains presenteraient des anomalie, selon la comisssion.


Ces passeports ont depuis eté rendus, mais les senateurs auraient exigé des documents supplémentaires.


Martelly et Fernández signent  7 accords de coopération à Santo-Domingo


Santo Domingo, 26 mars 2012- (AHP)- Les presidents dominicain et haïtien, Leonel Fernández et Michel Martelly ont signé lundi sept accords de coopération y compris un protocole appuyé par le Venézuela  pour financer des projets de reconstruction en Haiti.

Les acccords portent notamment sur les secteurs du commerce, du tourisme, du transport frontalier et de la sécurité, entre autres.

Les deux honmes ont paraphé ces documents à l'occasion de la visite du président haitien à Santo Domingo, où il s'est réuni avec M, Fernéndez pour discuter des relations bilatérales.

Ils ont également discuté de la Commission Mixte Bilatérale qui a pour objectif de travailler ensemble en matière de commerce, tourisme, environnement, politique migratoire et de la securité

La commission, créée en 1996 vise à renforcer les relations bilatérales en vue d'un dévelopement económicque et social ppour les 2 pays.

Les chanceliers des deux pays Laurent Lamothe et Carlos Morales Troncoso ainsi que d'autres membres des deux gouvernements ont également  pris part à la rencontre.


Le nouveau vice-recteur aux affaires académiques de l’UEH en faveur de l’harmonisation du curriculum et l’exonération des étudiants de l’exigence de mémoire de sortie faite dès le premier cycle

Port-au-Prince, le 26 mars 2012 – (AHP) –Le nouveau vice-recteur aux affaires académiques de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Jean Poincy, s'est déclaré lundi déterminé à contribuer à surmonter les obstacles entravant le fonctionnement de cette institution  qui fait face à de graves problèmes notamment sur les plans organisationnel et académique.

M Poincy qui intervenait samedi sur Radio Solidarité a dévoilé son plan visant à rendre l’université plus performante.  L’un des plus grands axes de sa stratégie  concerne l’harmonisation du curriculum et l’exonération des étudiants de l’exigence de mémoire de sortie faite dès le premier cycle.

En effet, beaucoup d’étudiants même après avoir  accumulé l’ensemble des crédits exigés dans certaines facultés de l’UEH ne reçoivent pas leur diplôme, en raison de leurs difficultés à préparer leur mémoire de sortie, ne disposant pas dans la plupart des cas d’outils ni de moyens essentiels.

« Cette exigence  de mémoire  qui constitue un véritable obstacle à l’obtention des diplômes, n’est plus nécessaire. Il existe d’autres méthodes plus pratiques d’évaluation et d’initiation à la recherche que l’on pourrait appliquer pour permettre une meilleure assimilation des notions enseignées et éviter que l’université ait d'éternels étudiants » a affirmé le professeur d’économie à l’INAGHEI.

M Poincy dit s’engager à œuvrer de manière à parvenir à un  relèvement du niveau de la formation dispensée par l’université. Il croit qu’il y a lieu de chercher des sources de financement auprès du secteur privé et que l’UEH devrait jouer mieux son rôle notamment en faisant des propositions aux dirigeants dans le sens du développement du pays.

Economiste  et gestionnaire de formation, Jean Poincy siègera au conseil exécutif du rectorat de l’UEH aux cotés de Jean Vernet Henri, recteur et de Fritz Deshommes, vice- recteur à la recherche.

Les élections avaient  d’abord eu lieule 10 février, mais les résultats donnant Ronald Jean Jacques comme vice-recteur aux affaires académiques ont fait l’objet  de contestations de la part des étudiants siégeant au conseil dit des 33 qui avaient boudé le vote auparavant. Les opérations ont dû être reprises  le 20 mars avec la participation de ces derniers..

M. Poincy remplace Wilson Laleau  aujourd’hui ministre démissionnaire du Commerce et de l’Industrie.

Le ministre de la justice affirme que dès le début de la crise, la PNH avait comme instruction de déloger les anciens militaires: le RNDDH y voit un piège tendu au Directeur général de la police


Port-au-Prince, le 26 mars 2012 – (AHP) –  Plus de trois jours après la publication, dans la presse, d’une correspondance du ministre de la justice adressée au DG de l’institution policière lui demandant de déloger les hommes armés et en treillis militaires des sites qu’ils occupent, rien n’a été fait alors que les soldats et leurs jeunes alliés disent attendre de pieds fermes ceux-là qui pensent pouvoir les forcer à vider les lieux.

Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Pierre Michel Brunache, a indiqué lundi que dès le début de la crise, la Police Nationale d’Haïti avait comme instruction de prendre les mesures nécessaires pour faire respecter la constitution.

Le garde des sceaux de la République informe qu’environ une dizaine de réunions ont été organisées avec le haut commandement de la PNH (Police Nationale d’Haïti) et à chaque fois,  les mêmes instructions ont été passées, a-t-il dit.


Il a  reconnunéanmoins que le directeur général de la PNH n’avait pas participé à ces rencontres pour «cause de maladie ».Pierre Michel Brunache a redit qu’il appartient aux forces de l’ordre de prendre les mesures pour déloger les hommes armés occupant des anciens sites des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti) de manière illégale.

"Il faut que l’on sache que nous ne sommes pas en train de négocier avec des militaires démobilisés. Ce sont des hommes en uniforme, pour la plupart armés et qui fonctionnent dans l’illégalité. Ce sont des usurpateurs de titre, a lancé Pierre Michel Brunache qui dit toutefois prioriser le dialogue pour résoudre le problème.

Il a fait savoir que du point de vue politique, le gouvernement fait tout ce qui est possible pour résoudre le problème de manière pacifique.

"Des contacts ont été établis avec les têtes de ponts de ce mouvement et nous sommes en train d’écouter leurs revendications en vue de faire la décantation entre ce qui est possible et ce qui est chimérique, a-t-il dit.

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH) Pierre Espérance assimile à un piège la correspondance adressée au DG de la PNH. Pour plusieurs secteurs, le gouvernement n'a pas ,  gouvernement n'a pas une réelle volonté de déguerpir les occupants des anciens sites militaires, se reférant aux déclarations contradictoires et et aux ultimatums restés sans suite.

D'autres s'interogent sur la capacité de la PNH de faire face aux hommes en treilis militaires qui  disposeraient de tous types d'armes, sans le soutien de la force onusienne qui n'a pas été sollicitée

Piere Espérance a dit détenir des informations selon lesquelles, le ministre de la justice aurait sommé Mario Andrésol de démissionner.


C’est une situation qui pourrait démobiliser les agents de la PNH et donner lieu à une augmentation des cas d’insécurité dans les prochains jours. Il appelle le chef de l’Etat à apporter publiquement son soutien directeur Andrésol afin de rétablir la confiance au sein de la PNH.


Nouvelles du 22 mars 2012
Le premier ministre désigné appelé à chercher lui-même une majorité au Parlement: démarches en vue de la formation d'une nouvelle majorité au Sénat

Port-au-Prince, le 22 mars 2012 – (AHP) – Le  sénateur John Joël Joseph (ouest) a appelé jeudi le premier ministre désigné, Laurent Lamothe, à chercher lui-même à dégager une majorité au Parlement dans la perspective de sa ratification, arguant que le chef de l’Etat n’est pas en mesure de la lui garantir.
 
Le parlementaire a expliqué que le président Michel Joseph Martelly entretient des relations conflictuelles avec le parlement dont il refuse de reconnaitre l’autorité et n’a pas cherché à bénéficier de la confiance.
 
Il a donc dit voir mal Michel Martelly dans la peau d’un chef d’Etat cherchant à dégager une majorité au Sénat pour un premier ministre. 
 
John Joël Joseph a informé qu’actuellement plusieurs sénateurs issus de formations politiques différentes dont l’OPL (Organisation du Peuple en Lutte), l’Alternatie et Inite sont en discussion en vue de la mise sur pied d’un bloc dont la mission ne consistera pas uniquement à ratifier ou à rejeter le choix d’un quelconque premier ministre.
 
Ce bloc devrait être constitué pour permettre aux parlementaires d’avoir un espace pour débattre  de questions relatives aux difficultés auxquelles le pays face actuellement, a-t-il dit, rappelant que les divisions ne mèneront nulle part.
 
Le sénateur Francisco De la Cruz a confirmé  les démarches en cours pour la constitution d'une nouvelle majorité au Sénat.
 
Ce ne sera pas une majorité constituée dans la perspective de la ratification du premier ministre désigné mais nous voulons débattre des grands dossiers de l’Etat, a affirmé Francisco De la Cruz qui estime qu’il y a actuellement une urgence  d'avoir un nouveau gouvernement.
 
Il estime que la différence de tendances ne sera pas un obstacle à la constitution de ce bloc au contraire, ces différences sont en soi, une bonne chose, a-t-il dit.
 
Pour sa part, le député Guy Gérard Georges, appelle le premier ministre désigné à bien mener les négociations avec les différents blocs politiques en utilisant entre autres, ses connaissances du terrain acquises après plus de 8 mois au sein du gouvernement.
 
L’élu de Chantal/Torbeck dit croire que les négociations en politique ne devraient pas avoir au départ une connotation péjorative. Les négociations positives sont une obligation mais elles ne devrait pas avoir comme finalité le partage du « Gâteau ».
 
Le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conhane), Edouard Paultre conseille au premier ministre désigné de dialoguer avec les dirigeants des différents partis politiques représentés au parlement en vue de faciliter sa ratification.
 
Il estime cependant que la commission d’enquête sur la nationalité devrait  remettre son rapport autour de la nationalité de l’actuel ministre des affaires étrangères et premier ministre désigné.
 
Les conclusions de la commission sur la nationalité de Laurent Salvador Lamothe, doivent être présentées avant même la tenue de la séance de ratification, a fait savoir M. Paultre.

Le premier ministre Garry Conille ne comprend pas qu'on questionne sa décision de faire auditer les contrats post-séisme passés par son prédécesseur et pointe du doigt des " politiciens malintentionnés"


Port-au-Prince, le 22 mars 2012 – (AHP) – Le premier ministre de Haïti, Garry Conille, a indiqué mercredi qu'il n'avait pas pour le moment des raisons de croire que toutes les entreprises dominicaines  aient violé les lois du pays, en référence aux contrats obtenus par  plusieurs compagnies étrangères sous le gouvernement de Jean-Max Bellerive au cours de la période d'urgence qui a suivi le séisme de janvier  2010 et qui font aujourd'hui l'objet d'audit.

Garry Conille qui aujourd'hui expédie les affaires courantes après avoir démisionné en février dernier, a assuré que les entreprises dominicaines « ont travaillé et continuent de travailler de manière satisfaisante » en  Haïti, et  qu'il revient aux organismes publics haïtiens chargés de superviser les appels d'offres de  déterminer si dans ces cas il y a eu des  infractions.

Dans une lettre adressée au directeur du quotidien dominicain Listin Diario, Miguel Franjul, le premier ministre  haitien a critiqué  « certains politiciens malintentionnés » qui ont questionné sa décision « saine » de réviser les contrats signés après le séisme, mesure conforme, a-t-il dit, aux « règles universellement admises de transparence et de bonne gouvernance».

" Ma decision de former la commission d'audit  a été prise   de bonne foi".

. « Comme le confirmeront les conclusions du rapport d'audit préliminaire, qui sont encore confidentielles, les entreprises étrangères n'ont pas été spécifiquement ciblées, a dit Conille, affirmant qu'au contraire, il leur a été conseillé de travailler conjointement avec les entreprises haitiennes ».

Il a dit condamner de manière énergique  les allégations de certains politiciens malintentionnés qui qualifient « d'incitation xénophobe poussée par la haine, et d'attaque raciste » sa décision, complètement saine, de reviser  les contrats signés pendant la période d'urgence qui a suivi le séisme  du 12 janvier le 2010.


M. Bellerive écrivait début mars, dans une lettre au Journal Hoy qu'en Haiti, comme en République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière. Mais fier d'etre haitien et  assumant une position nationaliste cohérente, j'ai toujours plaidé pour un dialogue  politique clair et permanent entre nos deux societés.

 C'est la première fois que M. Conille se réfère publiquement à la révision des contrats signés par son prédécesseur, Jean Max Bellerive.

Jean-Max Bellerive, lors d'une visite dans les locaux de ce même quotidien, avait défendu la transparence des contrats. Il avait assuré que tout a été fait sur la base des pouvoirs que lui a conférés le Parlement haitien pour les signer sans appel d'offres en raison des problèmes auxquels était confronté le  pays suite au tremblement de terre.

D'un autre côté, le premier ministre Conille a précisé dans sa lettre que sa décision de renoncer à son poste  il y a quatre semaines, « n'a été suggérée, ni sollicitée, ni exigée par personne », en Haïti ou en République dominicaine, comme l'ont  suggéré certains secteurs.

Il a fait savoir qu'il s'agit d'une décision personnelle motivée par des points de désaccord avec d'autres membres du pouvoir sur des affaires qui compromettaient ses convictions et sur des valeurs  comme le respect des lois et des institutions, la consolidation de ll'État de droit à Haïti, le fonctionnement  d'une administration basée la bonne gobernance et l'obligation de bons résultats

Contrats remis en question: l’ancien premier ministre Jean Max Bellerive dénonce  un « lynchage médiatique » contre sa personne et promet de se défendre

Port-au-Prince, le 22 mars 2012- (AHP) – L’ancien premier ministre Jean Max Bellerive a dénoncé dans une lettre rendue publique  mecredi ce qu’il appelle un « lynchage médiatique », une « campagne d’intoxication »  orchestrés, selon lui, à dessein autour de contrats de travaux publics ou de services engageant sa signature avec des firmes haïtiennes et dominicaines.

Disant vouloir rétablir les faits dans l’intérêt de la vérité, Jean Max Bellerive a rappelé qu’une loi d’urgence, votée par le parlement, autorisait le gouvernement de recourir à des procédures exceptionnelles, incluant la passation de marché.


L’ancien patron de la Primature a également souligné qu’il était aussi sous la couverture d’une période d’urgence,  ce qui l’autorisait à engager l’Etat en recourant à des procédures de passation de marchés publics dont le gré à gré et les appels d’offres restreints.


Et pour donner une idée sur les retombées de ces contrats, Jean Max Bellerive a fait savoir que la majorité des inaugurations présidées par l’actuelle administration, porte sur des chantiers initiés ou laissés par son gouvernement et il en sera de même, dit-il, pour les 12 à 14 prochains mois.


Jean Max Bellerive qualifie de ridicules les vices de formes signalé dans le rapport préliminaire de la commission d’enquête mise sur pied par son successeur Garry Conille,  dans le but de faire la lumière sur les contrats signés par l’administration Bellerive.

L’ancien premier ministre qualifie justement ce rapport préliminaire, de « document, non signé, publié dans les médias ».


Il a indiqué qu’à date aucune compagnie haïtienne ou étrangère n’a pu démontrer que les tarifs accordés pour les différents contrats ont été surévalués. Toutefois, il fait remarquer qu’il était impossible de respecter la nécessité qu’une compagnie justifie de 5 ans de pratique dans le pays, alors qu’il était établi que le pays avait besoin de nouvelles compagnies qui puissent répondre aux appels d’offre.


Pour ce qui est des fautes typographiques et des incorrections grammaticales, Jean Max Bellerive les juge regrettables mais soutient qu’elles ne sont pas de nature à léser les intérêts de l’Etat.

L’ancien premier ministre a aussi démenti vouloir privilégier les firmes dominicaines au détriment des compagnies haïtiennes ou immatriculées ailleurs dans le monde. M. Bellerive justifie le choix des compagnies voisines par, d’une part, la saturation des firmes haïtiennes aux carnets de commande remplis en raison de leur taille et ceci bien avant le tremblement de terre et d’autre part, par la proximité géographiques des firmes dominicaines avec Haïti ce qui leur permettait de se mobiliser rapidement pour exécuter les chantiers dans les délais.

Jean Max Bellerive a aussi souligné que les compagnies dominicaines travaillaient dans le pays, bien avant le tremblement de terre de janvier 2010 exécutant des projets pour le compte de l’Etat haïtien et, poursuit-il, la qualité de leurs travaux est unanimement acceptée.

" Le chef de l'Etat et son équipe étaient d'accord avec le financement des travaux entrepris par ces compagnies", a-t-il fait savoir.


L’ex-chef du gouvernement a aussi rejeté  les déclarations selon lesquelles la démission du premier ministre Conille serait liéeà la formation de ce qu’il appelle « la partisane commission d’enquête » qu’il a mise en place. Une approche qui, selon Jean Max Bellerive est insultante pour lui et pour l’ensemble des institutions haïtiennes notamment la présidence, le parlement, la cour supérieure des compte qui refuseraient dans ce cas de lutter contre la corruption.

Enfin Jean Max Bellerive informe qu’il n’a pas l’intention d’assister, les bras croisés, à une tentative qu’il juge ignoble  voulant faire de lui un corrompu, un apatride pour l’assassiner politiquement.

Aussi, affirme-t-il avoir constitué un cabinet d’avocats pour réviser les différentes déclarations qui ont circulé dans les médias. Il a aussi demandé au ministère de la planification, qu’il avait dirigé durant le quinquennat du président Préval, de faire la lumière sur les procédures et les conditions des contrats passés sous sa signature.

Il dit aussi rester à la disposition des institutions haïtiennes pour répondre à toutes les accusations qui ont été proférées à son endroit et fait savoir qu’il ne se sent nullement concerné par les conclusions d’une commission qu’il qualifie d’illégale et incompétente mais qui a été, selon lui, créée dans le seul but avoué de lui nuire.

Il qualifie de « mercenaire anonymes et grassement rémunérés  les auteurs, tous, amis ou collaborateurs du premier ministre démissionnaire qui,, n’ont pas eu le courage de signer leur forfait".

Selon des extraits du rapport préliminaires cités mardi par le senateur Youri Latortue, après analyse par les auditeurs de 41 contrats paraphés par le premier ministre  Jean-Max Bellerive pour un total d’un demi-million de dollar US, avec notamment des compagnies  dominicaines, il ressort que les procédures de passation de marché n’ont pas été respectées, comme le craignait l’actuel chef du gouvernement démissionnaire, Garry Conille. Doute qui l’avait poussé à mettre sur pied la commission d’enquête, selon le parlementaire.

Nouvelles du 21 mars 2012
La longue  liste des victimes de l'insécurite se renforce: le peintre Burton Chenet tué chez lui et sa sa femme blessée

Port-au-Prince, le 21 mars 2012 – (AHP) – Une nouvelle victime s'est ajoutée à la longue liste des assasinats dus à l'insécurité qui s'abat depuis plus d'un mois sur la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Le peintre Burton Chenet (55ans) a éte tué par balles dans la nuit de mardi par un individu armés qui a egalement blessé sa femme,dans le  quartier résidentiel de Turgeau à Port-au-Prince.

Produit  d'une americaine et d'un haïtien, Burton Chenet qui est né aux Etas-Unis est le fruit de deux cultures. Il a étudié les beaux-arts aux Etats-Unis, mais   habitait depuis un certain temps  en  Haïti où il avait choisi de s'installer.

Sa curiosité esthétique l'a mis en contact avec différentes  écoles du pays. Et sa peinture est devenue très riche au frottement de  toutes ces cultures.

S'il n'a pas totalement mis de côté l'influence des  peintres américains, il a clairement revendiqué ses racines haïtiennes ses racines haïtiennes 
dans ses dernières peintures.

Ses peintures sont, surtout, un regard sur son environnement artistique, sur certains peintres qui ont  marqué leur temps et qui ont beaucoup  influencé les jeunes peintres modernes.

La  violente disparition de ce peintre de renom a jeté une grande consternation dans la comunauté des artistes.

Au moins 130 personnes ont ete tuées par balles pour la courte période 
de janvier à mi-mars, selon un rapport dressé par l'ONG haïtienne de droits de l'homme, RNDDH.

Nouvelles dénonciations du mouvement des  groupes armés: le responsable de la MINUSTAH estime  la prise d'assaut d'anciens sites des ex-FADH   de nature à nuire à l’image du pays sur la scène internationale

Port-au-Prince, le 21 mars 2012 – (AHP) – Le secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains, Anthonal Mortimé, a appelé mercredi le gouvernement à fournir des explications sur la provenance des moyens logistiques dont disposent les groupes se réclamant des anciennes forces armées d’Haïti, qui occupent, depuis plusieurs mois, plusieurs de ses anciens sites.

Pour le responsables de droits humains, la population a vraiment soif de ces informations à un moment où l’insécurité gagne du terrain dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.


S’il est vrai qu’il n’y a pas d’indice pouvant lier directement les anciens militaires et leurs alliés à la recrudescence de l’insécurité, la détention par eux d’armes lourdes, constitue un problème, voire une menace pour la sécurité publique, estime Anthonal Mortimé.


Selon lui, il ne suffit pas de leur demander de déposer des armes qu'ils pourraient récupérer à tout moment. M. Mortimé qui opte pour une solution durable a  estimé qu’aucune solution à l’amiable ne devrait être prioriseée par l'Etat qui est en train de traiter le dossier avec légèreté et irresponsabilité.


Dans un communiqué publié mardi par le ministère de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale, il est demandé une nouvelle fois aux individus armés occupant de manière illégale d'anciennes casernes et des sites appartenant à l’Etat haïtien, de les quitter.


Le ministère demande également aux détenteurs d’armes illégales, en treillis militaires, circulant dans plusieurs localité du pays et exerçant des activités illégales, de cesser ces activités.

"Aucun paiement d'arriérés ou d'émoluments n'aura lieu tant que les concernés n'auront pas quitté les sites illégalement occupés. Leur départ de ces édifices dans l'ordre, la discipline et le calme est une condition sine qua non à tout dédommagement", précise encore  le communiqué.

Pour ce qui est des jeunes qui se réclament des anciennes FAd’H, le ministère le demande de se démarquer de ce mouvement et de postuler pour les services de maintien de l’ordre et de la sécurité que sont entre autres la PNH (Police Nationale d’Haïti) et la Direction de la Protection Civile (DPC).

La presidence et le Ministère de l'Intérieur  et de la defense avaient dejà lance un ultimatum aux hommes armés, ultimatum qui a échu le week-end dernier, sans qu'aucune disposition n'ait été prise.


De son coté, le chef civil de la Mission des Nations Unies en Haïti (Minustah), Mariano Fernandez Amunatégui s’est dit préoccupé par la présence des hommes armés dans les anciennes casernes des ex-FAd’H.


Selon lui, cette situation est de nature à nuire à l’image du pays sur la scène internationale à un moment où son fonctionnement  dépend en grande partie de la coopération externe.
Le représentant du secrétaire général de l’ONU en Haïti dit souhaiter qu’une solution pacifique soit trouvée à ce problème.


Avis du Ministère de la Planification et de la Cooperation externe suite à la publication du rapport préliminaire de la commission  d’enquête sur les contrats signés durant la période d’urgence post-séisme, rapport que le Ministèsre affirme n'avoir pas reçu

AVIS
Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) informe le public en général et ceux que la question intéresse, en particulier, qu’il n’a, à date, reçu aucun rapport de la « commission » mise en place par le Premier Ministre pour réviser les contrats liant le Ministère à des entreprises privées.

Perplexe face à cette volonté de stigmatiser une institution qui, ces cinq dernières années, est devenue progressivement l’un des principaux moteurs nationaux de la décentralisation et de l’aménagement du territoire, le Ministère réitère cependant sa disponibilité, comme à l’accoutumée, pour donner des explications pertinentes à toutes les institutions compétentes sur l’octroi desdits contrats dans le cadre de la loi d’Urgence votée par le Parlement au lendemain du séisme meurtrier du 12 janvier 2010.

Ne pouvant répondre spécifiquement  à un document administrativement inexistant, le MPCE signale, cependant, que les accusations qui lui ont été rapportées, démontrent simplement une totale ignorance de l’environnement de l’époque, des procédures administratives appliquées dans le cadre de la loi d’Urgence.

Ces accusations ne font qu’occulter les bénéfices et les retombées positives des travaux entrepris sous son égide pour la population haïtienne.


Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe, tout en saluant les légitimes préoccupations concernant la transparence et la lutte contre la corruption, souhaite que le débat serein et nécessaire sur ces questions ne se résume pas à un instrument de déstabilisation à visée exclusivement politique, n’ayant que pour objectif les intérêts personnels.
Jude Hervey DAY
Ministre

Bureau de Communication de la Présidence

Le Bureau de la Première Dame n’exige aucun frais pour l’admission au Programme Aba Grangou

Port-au-Prince, lundi 19 Mars 2012 : Le Bureau de la Première Dame de la République informe la presse en particulier et la population en général, qu’aucun frais n’est exigé pour l’admission au Programme Aba Grangou. Ce Bureau recommande aux bénéficiaires de ne confier aucun montant à quiconque afin d’intégrer ce programme qui est totalement gratuit dans les zones où il est déjà effectif, à savoir les départements de la Grand'Anse et du Nord-Ouest.

Le Bureau de la Première Dame de la République compte sur la vigilance de tout un chacun pour faire échec à cette initiative  venant d’individus malintentionnés. Plus que jamais, il entend, en collaboration avec les autres partenaires, travailler de manière à réduire d’ici à 2016 de 50% la faim en Haïti avant de l’éliminer totalement en 2025.

Ce Bureau réitère, par ailleurs,  sa volonté d’œuvrer, aux cotés du Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, à l'amélioration des conditions matérielles d’existence du peuple haïtien.


Nouvelles du 20 mars 2012
Le rapport préliminaire de la commission d’enquête  ayant audité des contrats suspects signés par Jean-Max Bellerive durant la période d’urgence post-séisme, lève le voile sur d'autres accords troublants passés après 2008, selon le senateur Youri Latortue

Port-au-Prince, le 20 mars 2012 – (AHP) – Le sénateur Youri Latortue a indiqué mardi que le rapport préliminaire de la commission d’enquête mise sur pied par le chef du gouvernement, Garry Conille, peu avant sa démission, et chargée d’auditer des contrats signés par l’Etat haïtien durant la période d’urgence post-seisme,  devrait ouvrir la voie sur le scandale des contrats troublants signés suite aux cyclones de 2008 .

Les auditeurs, après analyse de 41 contrats paraphés par le premier ministre  de Rene Preval (Jean-Max Bellerive) pour un total d’un demi-million de dollar US, avec notamment des compagnies  dominicaines, ont confirmé que les procédures de passation de marché n’ont pas été respectées, comme le craignait l’actuel chef du gouvernement démissionnaire, Garry Conille. Doute qui l’avait poussé à mettre sur pied la commission d’enquête.


Le sénateur Youri Latortue a fait savoir que les contrats audités par la commission Conille ne sont pas les seuls à avoir été passés dans des conditions qui ne respectent pas les procédures de passation de marché.

"C'etait déjà été le cas pour les 197 millions des fonds Petro Caribe après les graves intempéries de 2008, et ce fut également le même scandale  pour les 163 autres millions en provenance de ces mêmes fonds et rien n’a été fait pour punir les coupables", a deplore M. Latortue.

Ce sont les Ministères de l'Agriculture et des Travaux publics qui avaient reçu la part du lion de ces montants

"Le rapport préliminaire sur l’utilisation des fonds de la reconstruction durant la période d’urgence devrait nous donner l’occasion de vérifier l’ensemble des contrats signés par le gouvernement haïtien depuis  2008.

Pour sa part, le sénateur Steven Benoît appelle la commission anti-corruption des deux chambres à assumer leurs responsabilités suite à la publication du rapport préliminaire sur l'utilisation des fonds de la reconstruction.

"C’est un rapport qui montre à quel point le pays a été pillé, que les dominicains en sont, avec la complicité des Haïtiens, les grands bénéficiaires, alors que les victimes de la tragédie du 12 janvier 2010 en faveur desquelles les fonds ont spécialement été débloqués en sont les grandes perdantes.

La commission d’audit composé du juriste Stanley Gaston, de l’auditeur sénior Uder Antoine et de Paul Rachel a révélé des irrégularités concernant 6 contrats en appel d’offre restreints pour un total de 348 millions de dollars  mais également des irrégularités en ce qui concerne 35 contrats de gré à gré signés entre le premier mministre de René Préval  et 14 firmes pour un total de 83 millions de dollars américains.

Pour beaucoup de secteurs en Haïti, c’est la formation de cette commission qui a précipité la chute du premier ministre Garry Conille.

Dans des milieux dominicains, on affirme même que les autorités dominicaines auraient fait pression sur l'Executif haïtien pour qu'il presse Garry Conille de  rentrer sa commission. Des informations démenties à la fois par l'ancien premier ministre Bellerive qui a une residence en République dominicaine et par l'ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silié.

Une cinquantaine d'anciens militaires et alliés prennent position dans un bâtiment public du Cap-Haitien et auraient exercé des pressions sur la mairie pour leur donner des moyens: ils devraient être rejoints par un millier d'autres

Cap-Haïtien, le 20 mars 2012 – (AHP)- Les anciens militaires et leurs alliés poursuivent leur marche vers les différentes ville d’Haïti, dans l’indifférence presque totale  des autorités politiques et sécuritaires du pays.

Lundi, peu avant la tombée de la nuit, une cinquantaine d’hommes armés, en treillis militaires, ont investi les locaux abritant la direction départementale Nord du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement rural, à l’entrée de la ville dans un local qui, autrefois, appartenait aux anciennes forces arméees dissoutes en 1995.

Ces hommes armés, pour la plupart des jeunes, se réclamant de l'ancienne armée ont fait savoir que leur intention est de contribuer à protéger la ville et forcer les autorités à leur payer leurs primes de révocation, ajoutant qu’ils ont été illégalement renvoyés de l’armée et qu’ils ont subi toutes sortes d’humiliations ces 1
7 dernières années.

Ce mardi, les hommes en armes auraient même exercé des pressions sur les autorités municipales pour qu'elles  leur donnent des moyens de subsistance, notamment des vivres.


Des membres de la population très anxieux de la présence de ces individus armés et en treillis militaires, ont préféré quitter les lieux par crainte  de nouveaux developements.


Le délégué départemental du Nord, Yvon Altéon, n’était pas en mesure mercredi matin, de dire quelle dispositions allaient être adoptées devant l’imposante présence des anciens militaires et de leurs jeunes alliés.

M. Altéon informait que la décision devrait être prise au plus haut niveau, renvoyant sans le dire la balle au pied du ministère de l’intérieure et de la défense nationale et des responsables de la sécurité publique.

Il a affirmé cependant avoir discuté avec l’un des chefs de la troupe, un certain « commandant Moïse ».  "Il m’a dit que l’intention de ses collègues est de revendiquer leur droit de faire respecter le territoire national et réclamer leurs arriérés de salaires entre autres.

Yvon Altéon croit savoir que ces hommes qui s’entrainaient depuis plusieurs mois à Grande Rivière du Nord,  pourraient être rejoints par environ un millier de « frères d’armes » 

Il estime que la population ne devrait pas craindre ces hommes- quoique  armés- puisqu'ils ont promis de rester « sages ».

L’un des sénateurs du Nord, Moïse Jean-Charles, qui dès le début accusait le chef de l’Etat de mettre sur pied un groupe paramilitaire « Milice rose » a fait savoir que ces hommes armées ont l’intention de marcher de ville en ville comme il l’avait prédit.


Le parlementaire, opposant convaincu  au président Michel Martelly qu’il accuse d’avoir la nationalité étrangère, promet de porter la question au Sénat de la république, à la prochaine conférence des présidents, prévue ce mardi, arguant que le problème des anciens militaires constitue une menace pour la sécurité publique.

Lundi, la responsable de l’information de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Eliane Nabaa avait fait savoir que casques bleus de l’ONU ne pouvaient intervenir pour désarmer et déloger  ces paramilitaires, sans la demande des autorités

En dépit de l'ultimatum de 15 jours donné par la présidence et le Ministère de l'Intérieur et qui a échu le week-end dernier, pour quitter les sites occupés , les anciens militaires et alliés y sont toujours et leur entrée dans la deuxième ville du pays montre qu’ils n’ont pas l’intention d’abdiquer. malgré la fin de l’ultimatum des autorités gouvernementales.

La présence des hommes armés dans des installations qui appartenaient à l’armée s’imposent dans un contexte marqué par une nette recrudescence des actes de criminalité, une remontée de l’insécurité diversement interprétée par ldifférents secteurs  de la population.

Si certains pointent directement du doigt les anciens militaires, d’autres estiment que cette situation confuse est exploitée par des bandits qui en profitent pour semer le deuil dans les familles.

Une organisation de défense de droits humains, le RNDDH (Réseau National de Défense de droits Humains) a publié la semaine dernière des statistiques selon lesquelles, de janvier à la mi-mars, plus de 130 citoyens ont été tués par balles.

Le president Martelly satisfait de sa tournée aux Côtes -de -fer, promet de faire de la décentralisation une réalité

Côtes de Fer
, le 20 mars 2012 – (AHP)- Le président Michel Martelly  a participé a la fête patronale   des Cotes de Fer (Sud’Est)  où il a séjourné   environ cinq jours. Le chef de l’Etat était accompagné de son épouse Sophia Martelly, de plusieurs de ses alliés au parlement et des membres du gouvernement démissionnaire.

Michel Martelly  a profité de sa visite dans la ville natale de son père pour inaugurer plusieurs réalisations dont  une salle multimédia a l’école nationale de la commune et distribué des outils de travail a des cultivateurs. 

Il a dit se réjouir des opportunités qu’a permis  son sejour pour la ville qui regorge, selon lui, de potentiels touristiques et économiques.


Le chef de l’état s’est particulièrement félicité du projet de construction de la route de Cote Fer qui rendra, selon lui, plus accessible cette ville aux touristes et investisseurs. « Ce projet devrait s’achever d’ici un peu plus d’un an et devrait contribuer au relèvement économique de la zone, a déclaré, enthousiaste, le chef de l’état.

Il a situé sa visite dans le cadre du projet national de décentralisation qu’il se dit engagé a concrétiser. Le président Martelly a souligné qu’il se déplace régulièrement dans plusieurs régions du pays, c’est selon lui une façon de mieux se rendre compte des besoins et des ressources de chacune d’elles.

La ville de Cotes de Fer, située à la limite occidentale du département du Sud Est à 51 km à l'ouest de la ville  Jacmel, chef-lieu dudit département, a célébré sa fête patronale (St Joseph) le 19 mars.

Le chef de l’état, de retour à Port-au-Prince devrait s’occuper de plusieurs dossiers  dont  la ratification de son premier ministre désigné, Laurent Lamothe.

La population attend également des  garanties  des plus hautes autorités  sur sa sécurité surtout  à un  moment ou le banditisme connait  une recrudescence inquiétante dans la capitale,  alors que la situation devient  de plus en plus confuse avec des groupes armés  qui occupent d’anciennes bases des ex FAD’H dans plusieurs villes du pays.


Repeuplement anarchique des quartiers de Villa Rosa
Par Kendi Zidor
 
Gravement endommagé lors du séisme de 2010, le quartier de Villa Rosa, sur les hauteurs de Canapé-Vert, symbolise à lui seul l’absence de l’État haïtien dans le processus de reconstruction. Pas étonnant que les sinistrés prennent les choses en main, au risque de reproduire les erreurs du passé.
 
Nicolas Joazard habite depuis toujours le quartier de Villa Rosa, un bidonville accroché au flanc de l’un des mornes qui dominent Port-au-Prince. Comme beaucoup de ses voisins, il a perdu sa modeste maison lors du séisme du 12 janvier 2010. Après deux ans d’efforts, le sexagénaire a réussi, sans l’aide de personne, à remettre sur pied sa demeure qui s’élève sur une pente au sol friable qui menace à tout moment de s’effondrer.
Le vieil homme ne croit plus depuis belle lurette aux promesses de reconstruction venant de l’État haïtien. << Ce ne sont que des paroles en l’air, grommelle-t-il. Au rythme où vont les choses, la situation n’aura pas encore changé dans 50 ans ! >>

On peut le comprendre. Monsieur Joazard affirme n’avoir encore vu aucun employé de l’État venir se rendre compte sur place des besoins des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont tout perdu lors du tremblement de terre. Encore moins venir les conseiller sur les meilleures techniques de construction alors que, depuis deux ans, la classe politique et la communauté internationale ne parlent  que de reconstruire le pays sur de nouvelles bases. « Personne ne nous a visité et les gens construisent comme ils veulent, affirme-t-il. Moi, je n’avais pas d’autre choix, j’ai dû me débrouiller tout seul et reconstruire sur ce terrain, même si nous savons tous que c’est dangereux. De toute façon, on n’a pas interdit les reconstructions et tout le monde le fait… »

Un coup d’œil suffit en effet pour constater que le quartier Villa Rosa a aujourd’hui des airs de vaste chantier. Et que l’apparente anarchie qui caractérisait l’habitat et le peuplement avant le séisme a laissé la place à… une apparence d’anarchie. Le quartier est en effet engorgé par de nombreux camions benne transportant à longueur de journée sable, pierres, barres de fer et ciment. Un peu partout, sur des terrains minuscules à peine débarrassés des débris du séisme, des groupes d’ouvriers sont à l’œuvre, reconstruisant sans plan d’ensemble – et sans que jamais leurs propriétaires n’aient pu parler aux autorités – le bidonville détruit. Dans leur grande majorité, les travaux sont conduits par des « bòs mason », en absence d’ingénieurs qualifiés.

Le quartier Villa Rosa, dont une partie est visible de la route menant vers Pétion ville, était habité avant le séisme par des milliers de personnes, dont une bonne partie s’est réfugiée tout près sur la place du Canapé-Vert. À mesure que les gens reconstruisent leurs masures, le quartier se repeuple. Plusieurs secteurs aux limites insaisissables et imprécises – Balanyen, Impasse Guercy ou Nan Tif, etc. – constituent ce bidonville en voie de recomposition.

Habité par des centaines de personnes, le secteur de « Nan Tif » porte bien son nom. << Les Haïtiens appellent ce type de sol ‘’tè tif’’, explique le géologue, Lee Stanley Boyer, spécialiste des mines. C’est en raison de ses similitudes apparentes avec des morceaux désagrégés d’une  roche calcaire. Dans certains endroits le terrain est constitué d’une accumulation de colluvions  (fin dépôt de sédiments résultant d’un remaniement voisin, ndlr), d’où un très mauvais sol. >> D’autres qualifient carrément la nature de ce sol instable de « tè savon », une épithète imagée qui rend bien ses propriétés mais il n’y a aucun rapport entre ce type de sol et la roche volcanique dénommé « tuff » .

Les masures du secteur de Balanyen, qui longe une ravine insalubre dégageant une odeur pestilentielle, donnent de loin l’impression de se superposer et de ne tenir qu’à un fil. Les habitants vivant près de la ravine se rappellent les dernières inondations. Ils redoutent une nouvelle catastrophe : << Les voies de drainages sont littéralement obstruées, disent-ils. Que va-t-il se passer aux prochaines grosses pluies ? >>
Chose certaine, rien ne risque de distinguer le nouveau Villa Rosa de celui d’avant le séisme. << J’avais espéré que mon quartier allait être réaménagé et que nous en avions fini avec ces corridors exigus, comme le promettaient après le 12 janvier les politiciens qui parlaient de construire enfin des logements sociaux >>, se désole Pierre Richard Mathurin,qui est né dans la localité.

Ce jeune homme dans la vingtaine regrette de devoir vivre dans les mêmes conditions ayant causé la mort de tant de ses compatriotes.<< Cela nous révolte de vivre dans cette situation, s’indigne-t-il. Nous aimerions habiter un quartier accessible où il y a des services disponibles mais hélas nous sommes retournés à la même situation qu’avant le séisme. Les gens construisent comme ils le veulent en dehors de toute norme et dans la passivité totale des autorités constituées. >>

L’aide internationale n’a pas totalement oublié les résidents du quartier de Villa Rosa. Grâce au projet Gestion de débris du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), plusieurs personnes ont pu faire déblayer gratuitement leurs maisons détruites et disposent aujourd’hui d’un terrain débarrassé de ses gravats. Une économie de centaines de dollars pour chacun de ces particuliers… Financé par le Fonds pour la reconstruction d’Haïti et planifié par les Nations Unies, le projet comporte en principe trois volets, dont seul le premier – le déblayage des débris sous l’égide du PNUD – a jusqu’ici fait l’objet de travail concret sur le terrain.

À l’Impasse Guercy comme à Balanyen, aucune des personnes interrogées n’a entendu parler de planification communautaire, tel qu’endossée par ONU-Habitat, et encore moins du recyclage des débris supposé créer des emplois, que promettait pourtant le Bureau international du travail…
L’agent de liaison de la mairie de Port-au-Prince affecté au projet du PNUD, Obenne Derisier, dit ne rien pouvoir faire pour contrer le retour des sinistrés sur des terrains dangereux. << L’État est faible et la situation dans ces quartiers est très compliquée, dit-il, comme pour justifier l’inaction des autorités. On n’a pas assez de moyens pour empêcher les constructions anarchiques. On peut passer le matin et ne voir aucune construction mais quand on retourne le soir, on constate qu’on a eu le temps d’ériger une maison. »

Afke Boostman, directrice du projet Gestion des débris du PNUD, se dit aussi au courant du problème mais affirme que l’action de son organisme se limite au déblaiement. << Si vous voulez parler de reconstruction, adressez-vous à ONU-Habitat, responsable de la planification communautaire >>, a-t-elle declaré

Ce  volet est apparemment le moins concret du projet car, sur le terrain, aucun indice ne laisse croire qu’un quelconque travail de réaménagement urbain est en cours. Contactés, les responsables d’Onu-Habitat qui n’ont voulu répondre de question qu’à distance ont indiqué que les travaux de cartographie sont encore en cours et des focus groupes ont débuté en vue de la restructuration des quartiers pour la zone de Turgeau comprenant Villa Rosa et d’autres quartiers.

Il y a lieu de s’interroger sur la stratégie de restructuration de ces espaces où les propriétaires, n’ayant apparemment pas d’écho d’un quelconque plan reconstruisent avec les moyens du bord et à un rythme aussi accéléré.


Cordaid par contre, une ONG hollandaise spécialisée dans l’aide d’urgence avec des ramifications dans 36 pays, peut se vanter d’avoir fourni des abris permanents à plus d’une centaine de familles vulnérables du quartier Villa Rosa. << Notre programme qui a débuté en novembre 2010 a été transformé en cours d’exécution, explique Gubert Saint-Fleury, responsable du projet de relogement à Port-au-Prince pour Cordaid. Nous avons dû laisser la phase d’urgence pour passer à celle des abris permanents en raison des nouvelles réalités. »

Les dimensions des maisons offertes gratuitement aux sinistrés varient de 15 à 22 mètres carrés. Selon Gubert Saint-Fleury, il n'était pas possible d’offrir des maisons plus grandes en raison notamment de l’irrégularité des parcelles. Félix Saint-Victor, un bénéficiaire rencontré dans sa maisonnette de 16 mètres carrés en construction, vivra bientôt dans cet espace réduit avec sa famille de 7 personnes. Il se dit content malgré tout. « Je n’avais pas d’argent pour reconstruire ma maison, raconte-t-il. Mais à défaut de pouvoir obtenir ce qu’on désire, on ne peut que se résigner ! >>

Il faut dire que les maisons de Villa Rosa ne comportent aucune installation sanitaire. Marie-Ange Fleurisca, qui y vit avec ses deux enfants, en sait quelque chose. Elle partage avec d’autres voisins une latrine qui déverse une odeur fétide à plusieurs mètres à la ronde. « La nuit, nous devons nous déplacer avec nos enfants s’ils veulent faire leurs besoins, dit-elle. C’est difficile pour tous. »

Ce retour massif des sinistrés dans leur ancien quartier accroît d’autant la pression sur l’environnement. Le problème, c’est que si le repeuplement anarchique du quartier Villa Rosa se fait à un rythme accéléré, l’État haïtien, lui, va beaucoup moins vite en besogne. << Le travail de réaménagement des quartiers n’en est encore qu’au stade de la réflexion, admet Alfred Piard, directeur général du ministère des Travaux publics, Transport et Communication. Une carte des risques que présente chaque endroit est en cours d’élaboration. >> En d’autres mots, plus de deux ans après le séisme destructeur, l’État haïtien n’est même pas parvenu à identifier les zones les plus dangereuses..

Ce dernier est de plus en plus mal placé pour faire la leçon à la communauté internationale, à laquelle il reproche de ne pas décaisser assez rapidement les fonds promis. L’État haïtien, censé assurer la coordination des projets et de fournir les directives, est à court d’idées. En effet, plus de 100 millions de dollars sont disponibles sur le compte du Fonds pour la reconstruction d’Haïti (FRH), dont les responsables attendent toujours les demandes de financement de nouveaux projets de la part du gouvernement haïtien…

Josef Leitmann, le gestionnaire du FRH, affirme que sur les quelque 396 millions de dollars mobilisés par la communauté internationale, 275 ont été alloués à la réalisation de 17 projets. «  Dans un premier temps le gouvernement a exigé que les projets soient approuvés et soumis par la CIRH mais étant donné qu’il n’y a plus de CIRH cette tache a été laissée au bureau du premier ministre », a-t-il déclaré.
M Leitmann s’inquiète du fait que depuis plus de 7 mois, soit depuis août 2011, aucune demande de financement n’a été présentée par l’État haïtien.

« L’argent est là pour financer la reconstruction, mais il n’y pas de proposition formelle de l’État haïtien, soupire Josef Leitmann. En attendant, les fonds restent en banque et ne sont pas alloués dans l’intérêt des citoyens. Il n’y a pas de quoi être fier !»
 
Ce texte est réalisé avec le support du Fonds d’investigation pour les journalistes en Haïti (FIJH)     (www.journalismeinvestigationhaiti.blogspot.com)


Nouvelles du 19 mars 2012


"La MINUSTAH prête à intervenir pour désarmer et déloger les groupes armés occupant d' anciennes bases  des ex-FADH, mais c'est en appui à la PNH, à la demande du gouvenement"

Port-au-Prince, le 19 mars 2012 – (AHP) – La responsable de l’information de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Elianne Nabaa, a indiqué lundi que les casques bleus sont prêts à intervenir pour désarmer et déloger les groupes armés qui occupent plusieurs anciennes installations des ex-forces arméees d'Haïti  dissoutes de fait depuis  1995.

Dans une interview à radio Solidarité, Mme Nabaa a souligné que la MINUSTAH ne peut intervenir qu'en  appui à la PNH (Police Nationale d’Haïti), et son aide doit être sollicitée par les forces haïtiennes.

La fonctionnaire onusienne a aussi indiqué que la Minustah ainsi que des acteurs de la communauté internationale essaient de faire voir au gouvernement haïtien les risques qu’il y a de tolérer que des groupes armées, en dehors de la PNH, occupent plusieurs installations dans le pays, une situation qui risque, redoute-t-lle, de déboucher sur des conflits.

Nous sommes là disponibles et disposés, prêts à coopérer s’ils sollicitent l’assistance de la Minustah, mais c’est à la PNH qu'il incombe de passer à l'action, a rappelé la responsable de l’information de la MINUSTAH.

Madame Nabaa estime quand même que des actions concrètes devraient être entreprises au lendemain de l’ultimatum qui avait été donné (notamment par la presidence et le ministère de l'Eterieur et de la defense) à ces groupes paramilitaires, délai qui a expiré le week-end écoulé.

 Plusieurs secteurs auxquels appartiennent entre autres des parlementaires et des membres de la société civile critiquent ce qu’ils appellent le laxisme des autorités compétentes dans le dossier des groupes armés.

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance, a  dénoncé ce qu’il appelle le manque de fermeté des autorités, un comportement qui pourrait être consideré comme une preuve que le gouvernement est en train de constituer un groupe paramilitaire.

" C'est une situation que ni les parlementaires, ni la population ne devraient accepter, a dit Pierre Espérance  qui  y voit  un mauvais précédent et  un grave danger pour la population.

Le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-jeune, appelle pour sa part la police nationale à traquer ceux  qu'il considère comme des bandits pour garantir un climat de paix dans le pays, sans pression politique ni position partisane.

Le parlementaire qui se déclare très préoccupé par la recrudescence de l’insécurité dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, estime que cette situation pourrait être la conséquences des conflits entre les différents pouvoirs de l’Etat notamment l’Exécutif et le Législatif.

De son coté le député Ronald Larèche, membre de la commission justice et sécurité publique de la chambre basse, estime que la Minustah ne devrait pas attendre l’autorisation du gouvernement pour désarmer et déloger les groupes qui occupent les anciennes bases des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti).

Travailler au renforcement de la democratie fait partie de l'agenda defini par le conseil de securité pour la MINUSTAH et la presence des paramilitairs est une entorse à la démocratie.

Selon M. larèche, la recrudescence de la criminalité dans le pays est une conséquence des confusions que crée la présence de groupes armés dans les anciennes bases militaires.

C’est anormal, dit-il, qu’en présence des troupes onusiennes, il y ait des bandes armées qui, au vu et au su de tous, s’entrainent dans plusieurs coins du pays. Il y a, poursuit-il, des bandits qui en profitent pour prendre d’assaut la population et garder la société en otage.

Le secretaire d'Etat à la Sécurité publique, Réginald Delva, avait fait savoir vendredi  que, "suivant un accord avec les autorités, ces citoyens ne seront pas contraints de vider les lieux, mais n’auront pas, pour l’instant, à circuler en tenue militaire et armés". Les négociations se poursuivent, disait-il encore, en même temps qu’un inventaire est en train d’être fait pour connaitre les ressources humaines qui sont disponibles au niveau de ces camps.

Il est possible de saisir les opportunités qu’offre cette crise, a déclaré Delva, estimant que parmi les jeunes qui s’entrainent actuellement, il y en a qui ont choisi de ne pas intégrer des bandes armées, affirmant plutôt attendre, selon lui, la remobilisation de l’armée pour pouvoir servir leur pays.

Plusieurs autres parlementaires ont estimé que la présence des hommes armés dans les anciens sites militaires ouvre la voie à la formation de tous autres groupes. Et la  MINUSTAH se doit d'agir avec ou sans l'aval du gouvernement.

De fait, des hommes armé en treillis militaires, et autres militairs démobilisés ou descendants occupent depuis lundi matin un local du Ministère de l'Agriculture au Cap-Haïtien (nord).

Le député Larèche estime par ailleurs que le DG de la PNH, Mario Andrésol, devrait prendre des mesures drastiques contre tout membre de l’institution policière qui refuserait d'obéir à ses ordres.

Les rumeurs circulant à tout bout de champ selon lesquelles des changements seront opérés incessamment à la tête de la PNH, visent à affaiblir l'institution policière et à pousser des subalternes à se rebeller, selon des parlementaires.


Nationalité: Des déclarations du ministre Théano viennent remettre le feu aux poudres; Le président de la chambre des  députés presse la commission sénatoriale d'enquête sur la nationalite d'achever ses investigations sur le président Michel Martelly

Port-au-Prince, le 19 mars 2012 – (AHP) – Levaillant Louis-jeune a indiqué lundi que les déclarations de l'ambassadeur des Etats-Unis ne peuvent et ne doivent en aucun cas  court-circuiter une enquête conduite par des parlementaires Haïtiens.

La population haïtienne a le droit de savoir si son president est haïtien ou d'une nationalite étrangère
, a lancé le president de la chambre qui répondait ainsi à des déclarations faites le week-end dernier par le ministre  chargé des relations entre l'executif et le parlement.

Ralph Théano avait indiqué lors d'un déplacement dans la Grande-Anse (sud-ouest) que l'ambassadeur des Etats-unis avait mis fin aux débats.


Lors d'une cérémonie le 8 mars au palais national au cours delaquelle le chef de l'Etat remetait ses documents de voyage à la plateforme oecuménique Religions pour la paix, le diplomate américain, enplus d'avoir affirmé que que le president Martelly n'est pas pas citoyen americain, il ajoutait: le president Martelly est un haïtien.


Pour beaucoup de secteurs, le 2ème membre de cette affirmation du diplomate en fin de mission en Haïti voudrait dire que dès qu'on n'est pas américain, on est forcément haïtien


Le député Louis-Jeune a invité la commission d'enquête à faire son travail. Et s'il se revèle que le chef de l'Etat a une nationalité etrangère, américaine ou italienne, il se doit de démissionner. Sinon, a-t-il dit,la chambre devra le mettre en acusation et le sénat  s'érigera en haute cour de justice
.
Le jeune Johnny Jean en instance de départ pour l'Uruguay où il doit témoigner contre  5 casques bleus qu'il accuse de l'avoir violé et sodomisé

Port-au-Prince, le 19 mars 2012 – (AHP) – Le jeune Port-salutin, Johnny qui a accusé des casques bleus de l’Uruguay de l’avoir violé s’apprête à laisser le pays à destination de ce pays de l’Amérique du Sud en vue de témoigner par devant les tribunaux uruguayens.

Il s’agit là d’une avancée dans la bonne direction, selon la responsable de l’information de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Elianne Nabaa rappelle qu’en absence du témoignage de Johnny Jean, le procès a dû être interrompu.


"Maintenant qu’il s’apprête à se rendre là-bas, le procès va pouvoir reprendre et arriver à terme", a-t-elle assuré.

En juillet dernier, Johnny Jean affirmait avoir été violé par 5 casques bleus uruguayens alors qu’il revenait d’un match de football. Une vidéo allait être  par la suite mise en circulation  sur internet, montrant l’adolescent  dans une situation gênante avec des casques des militaires uruguayens cantonnés à Port-salut.


Ces soldats qui ont été par la suite rapatriés pour être poursuivis en justice dans leur pays, ont démenti avoir violé l’adolescent tentant de faire croire qu’il ne s’agissait que d’une plaisanterie.


En plus d’être  accusés d’avoirintroduit le choléra dans le pays, les casques bleus sont aussi pointés du doigt pour des actes de violence ou des abus sexuels. 15 cas d’abus majeurs sont  à mettre à leur actif, selon le president de la commission justice et sécurité publique du Senat, Youri Latortue.

Parmi les cas énumérés, figure le viol du jeune Roudy Jean dans l’Artibonite. Un procès a  même eu lieu récemment dans cette ville d’Haïti et deux des 3 soldats pakistanais accusés de ce viol ont été reconnus coupables, renvoyés de l’armée pakistanaise, condamnés à six mois de prison, une peine jugée dérisoire par Amnesty International.


Le programme de scolarisation gratuite et obligatoire aurait du plomb dans l'aile au Hap-haïtien: vague de protestations   à la fois au niveau de directeurs d'écoles, d'élèves et de professeurs

Cap-Haïtien, le 19 mars 2012 – (AHP) – Le programme de scolarisation gratuite et obligatoire cher au président Michel Martelly qui en a fait une de ses priorités tarderait à se matérialiser et porter ses fruits dans la deuxième ville du pays, le Cap-haïtien (nord).


Comme c’est le cas dans plusieurs régions du pays, des responsables d’institutions scolaires mais surtout des élèves et des professeurs d’école du cap, appellent l’administration Martellyà respecter ses engagements vis-à-vis des écoles partenaires du programme.


La deuxième ville du pays  a été durant le  week end dernier, le théâtre de vives protestations, alors que la première dame Sophia Martelly s’y trouvait.

Les protestataires ont même verrouillé, pendant un certains temps, les portes de la direction départementale Nord de l’éducation nationale pour forcer les responsables à changer leurs fusils d’’epaule quant à leur gestion du programme.

Des manifestations, des notes de presse, des journées de réflexions sont entre autres, les moyens utilisés par les capois dans l’objectif d’atteindre les responsables du programme dit de scolarisation gratuite et obligatoire dans un département où le nombre d’enfants non scolarisés semble avoir augmenté ces derniers temps.

Les professeurs qui travaillent dans les écoles où le programme est censé se réaliser disent qu’ils ne sont pas rémunérés et menacent de faire la grève.

Parmi les protestataires, il y en a qui accusent le délégué départemental de magouilles dans la perspective, disent-ils, de pouvoir soutirer des « commissions » de la part de responsables d’’ecole qui, au départ n’étaient pas concernés par ce programme.


Nouvelles du 16 mars 2012
Le premier ministre désigné fait le dépôt de ses pièces au Sénat : Laurent Salvador Lamothe estime repondre aux exigences constitutionnelles

Port-au-Prince, le 16 mars 2012 – (AHP) – Le premier ministre désigné, Laurent Salvador Lamothe, a fait vendredi le dépôt de ses pièces au Sénat  dans la perspective de sa ratification comme nouveau chef du gouvernement en remplacement du docteur Garry Conille.

M. Lamothe affirme avoir déposé un lot de 58 pièces par devant la commission sénatoriale qui aura à les analyser. Estimant répondre aux pré-requis constitutionnels, le premier ministre designé se déclare  prêt à mettre au service de la Primature, le même dynamisme qui le caracterise  à la chancellerie.

L’actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères a toutefois  souligné  que, seul, il ne pourra pas faire de miracles, aussi lance-t-il un appel à tous les acteurs notamment les parlementaires pour l'aider, s'il est ratifié, à améliorer avec son gouvernement, les conditions de vie de la population qu'il juge inacceptables.

Tous les dirigeants haïtiens  doivent conjuguer  leurs forces en vue de tirer le pays de sa  difficile 
situation, a indiqué Laurent Lamothe.

Me Garry Lyssade qui a accompagné M. Lamothe au Sénat estime que l’actuel chancelier  répond aux exigences constitutionnelles pour occuper le poste qu’il convoite.

L’ancien ministre de la justice a assuré, suivant un jugement rendu par le tribunal de première instance de Port-au-Prince, que Laurent Lamothe et Laurent Salvador Lamothe sont une seule et même personne.

De plus, a-t-il fait savoir, les certificats de résidence émis par les Mairies de Port-au-Prince et de Pétion-Ville, prouvent  que M. Lamothe a résidé dans le pays ces 5 dernières années.

Le président de la commission sénatoriale, Jean Rodolphe Joazile, a confirmé pour sa part  avoir reçu de M. Lamothe un lot de 58 pièces. Ce sont, a-t-il dit, des documents qui vont pouvoir aider les parlementaires à former leurs opinions.

La première réunion de la commission aura lieu mardi prochain. D’ici-là, les documents seront gardés dans les coffres-forts de la chambre, a-t-il indiqué.

C’est au cours de la réunion du 20 mars que les commissionnaires auront à définir une méthodologie et fixer un délai pour produire leur rapport, selon Rodolphe Joazile.


Si M. Lamothe passe l’étape de la ratification au Sénat, la chambre basse devra par la suite faire le même exercice d’analyse de son dossier.

Dans le cas d'un vote positif dans les deux chambres, le premier ministre sera invité à faire la déclaration de sa politique générale,  devant les deux chambres séparément. A ce moment, il se fera accompagner des membres de son cabinet.


Mais, s'il échoue devant  l'une ou l'autre chambre , le president devrait alors faire un autre choix.


Le chancelier haïtien a toujours dit que, s’il passe l’étape de sa ratification, il présentera un gouvernement pluriel.


La coordonatrice générale de la Fusion, Edmonde Supplice Bauzile, a jugé  urgent  de résoudre la crise entre les différentes branches du pouvoir, notamment entre l'executif et le législatif à couteaux tires sur de nombreux dossiers, dont celui de la nationalité du chef de l'Etat.

Appelant l’Exécutif à trouver un accord avec les différents blocs parlementaires autour du programme du nouveau premier
deesigné, la coordonatrice générale de la Fusion conditionne le vote des parlementaires de son parti en faveur de Laurent Lamothe à une entente sur son agenda.

De son coté, le coordonateur général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Sauveur Pierre Etienne affirme que les sénateurs et députés de son parti ne voteront en faveur du premier ministre designé que s'il répond aux exigences constitutionnelles.

Recrudescence de l'insecurité:  le secrétaire d’Etat à la sécurité publique estime qu'il y ade l'exageration dans l'évaluation de la situation mais promet de trouver des solutions au problème

Port-au-Prince, le 16 mars 2012 – (AHP) – De nombreux secteurs de la societé haitienne se déclarent très préoccupés par la recrudescence de la criminalité dans le pays, ces dernières semaines. Suivant un rapport du RNDDH (Réseau National de Défense de Droits Humains), entre le 1er janvier et la mi-mars, plus de 140 personnes ont été tuées dont 130 par balles.

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva estime qu'il y a des secteurs qui profitent d'une certaine remontée de l’insécurité pour présenter la situation de manière aggravée.

M. Delva a aussi fait savoir que les actes de criminalité qui se produisent dans le pays pourraient avoir des rapports directs ou indirects avec la dernière opération menée par les forces de l’ordre qui ont procédé à la saisie d'environ 300 kilos de cocaïne d’une valeur de plus de 2.5 millions de dollars.

Il a aussi avancé  des casd'attaques ciblées  et des conflits armés entre bandes rivales soulignant que certaines fois, des cadavres restent à la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti sans être réclamés. Ce sont, pour la plupart, selon lui, des jeunes tués dans le cadre de conflits armé, a-t-il dit.


Réginald Delva a dit comprendre les préoccupations de la population mais a donné la garantie que les autorités travaillent à créer un climat de paix durable. Au nombre des mesures envisagées, le secrétaire d’Etat à la sécurité publique parle d’un redéploiement des forces de polices qui, dit-il, sot appelées à être plus vigilantes.

M. Delva a cependant  fait savoir qu’à la secrétairerie d’Etat à la sécurité publique, il n’est pas question de se cacher derrière  les crises politiques comme prétexte pour expliquer la recrudescence de l’insécurité.


Nous travaillons à comprendre les causes profondes du phénomène en vue d’y apporter des solutions durables. Il appelle tous les acteurs à jouer leur partition, rappelant cependant  que sans des moyens adéquats, il sera difficile d’atteindre les objectifs visés.

Pour ce qui a trait aux anciens militaires et à de leurs recrues,  Réginald Delva affirme que les discussions avec les autorités en vue de parvenir à une solution pacifique, vont bon train.

Ces hommes qui se réclament de la défunte armée et qui s’entraînent dans les anciennes bases des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti) circulent en treillis militaires et armés mais sont sommés, en vain, de déposer les armes, même s'ils sont un peu moins visibles dans la capitale ces derniers jours .

Reginald Delva a fait savoir que, suivant un accord avec les autorités, ces citoyens n’auront pas, pour l’instant, à circuler en tenue militaire et armés. Les négociations se poursuivent en même temps qu’un inventaire est en train d’être fait pour connaitre les ressources humaines qui sont disponibles au niveau de ces camps.


Il est possible de saisir les opportunités qu’offre cette crise, a dit Delva, estimant que parmi les jeunes qui s’entrainent actuellement, il y en a qui ont choisi de ne pas intégrer des bandes armées, affirmant plutôt attendre, selon lui, la remobilisation de l’armée pour pouvoir servir leur pays.


Dans son dernier rapport, le RNDDH
a fait savoir que la plupart des individus qui se retrouvent dans les anciennes bases des ex-forces armées ont des démêlés avec la justice et sont des évadés de prison.

Le problème d'énergie électrique ayant conduit à des violences dans la localité de Terrier-Rouge en passe de trouver une solution: une délegation  conduite par un envoyé special de la présidence, le secrétaire d'Etat à l'Energie, et le Directeur général de l'EDH se trouvait jeudi dans la région


Terrier-Rouge, le 16 mars 2012 – (AHP) – Une délégation  composée entre autres d'un envoyé special de la présidence, Kesner Edouard, du secrétaire d'Etat à l'Energie, René Jean-Jumeau et du Directeur général de l'Electricite d'Haïti (EDH), Garry Valdémar se trouvait jeudi dans la commune de Terrier-Rouge (nord-est), en vue de trouver une solution à une situation de tension née d'un problème d'electricite qui prévalait dans la région.

En effet,  le 9 mars, la Compagnie EMES, un sous-contractant de l'EDH a décidé unilatéralement, selon les informations disponibles, de faire déplacer vers 
une autre destination, les poteaux qui devaient servir à  la distribution de l'energie électrique à Terrier Rouge

Cette décision provoqua la colère de la population qui entreprit de bloquer la route nationale No 5 menant vers Ouanaminthe, incendia un véhicule de la EMES et  cassa les pare-brise de nombreux autres vehicules.

Des agents de la police nationale et de la MINUSTAH sont alors intervenus, peut-être trop brutalement, selon des membres de la population. Un enfant est décédé d'intoxication due à des gaz lacrymogènes. Plusieurs autres membres de la population ont également été blessés.

Le responsable de Communication de de l'EDH pour le Grand Nord, Prague Fabien, a indiqué que la Délégation a pu rassurer les habitants de Terrier-Rouge, leur promettant que les erreurs commises seront corrigées et qu'elle disposera  de l'energie electrique dans les prochaines semaines.

Et en guise de bonne foi, a-t-il dit, la compagnie EMES a été remplacée par la firme ELMECEN.

Le Directeur general de l'EDH a donné la garantie que la comune de Terrier -Rouge sera 
d'ici peu, alimentée à partir de la centrale Chivry de Fort-Liberté, d'une capacité de 5.7 megawatts.

Les condamnations prononcées contre des membres de la force de maintien de la paix en Haïti ne rendent pas justice


La condamnation à un an de prison de trois Pakistanais membres de la force de maintien de la paix des Nations unies en Haïti reconnus coupables de l'agression sexuelle d'un garçon de 14 ans est une parodie de justice, a déclaré Amnesty International jeudi 15 mars.

Le 14 mars, l'ONU a révélé que ces trois hommes avaient été condamnés à l'issue d'une audience devant une juridiction militaire pakistanaise dans la ville haïtienne des Gonaïves en janvier 2012.

C'est la première fois, à la connaissance d'Amnesty International que des membres de la force de maintien de la paix des Nations unies sont jugés et condamnés pour des faits commis en Haïti. Ces trois policiers ont depuis été renvoyés au Pakistan, où ils devraient purger leur peine de prison.

« On dispose de très peu d'informations sur cette affaire et la nature de l'agression sexuelle, mais il est évident qu'un procès militaire tenu dans un secret presque total qui a débouché sur une peine d'un an est complètement inacceptable et constitue une parodie de justice, a souligné Javier Zúñiga, conseiller spécial d'Amnesty International.

« Les affaires d'agression sexuelle ne doivent jamais être traitées par des juridictions militaires, mais par des instances civiles disposées à examiner des questions liées aux droits humains.

« L'ONU doit informer le public des circonstances exactes de ce crime et du degré d'implication de ces agents et, le cas échéant, d'autres personnes. Nous avons également besoin de savoir quelle enquête a eu lieu, la procédure judiciaire qui a été suivie et l'indemnisation éventuelle de la victime et de sa famille », a ajouté Javier Zúñiga.

Les Nations unies ont annoncé qu'elles collaboraient avec les autorités pakistanaises pour examiner les détails des procédures suivies et assurer un contrôle approprié. Amnesty International les engage à rendre ces détails publics et à surveiller cette affaire de manière approfondie afin de veiller à ce que les droits de la victime à des réparations et des accusés à un procès équitable soient respectés.

L'organisation demande également aux Nations unies de réexaminer leurs mécanismes internes de traitement des violations commises par leur personnel et par les forces multinationales.

Dans une autre affaire, au cours du deuxième semestre 2011, des membres uruguayens de la force de maintien de la paix de l'ONU ont été accusés d'avoir agressé sexuellement un jeune homme haïtien. Ce dossier est actuellement traité par la justice uruguayenne.


Nouvelles du 15 mars 2012

Pwezi filosofik pou dekolonizasyon mantal, le nouveau livre de l'ancien président Aristide sort en librairies ce vendredi en Haïti

Port-au-Prince, le 15 mars 2012 – (AHP) – Sort en librairies ce vendredi le nouveau livre de l'ancien président Jean Bertrand Aristide: Haïti: Pwezi filosofik pou dekolonizasyon mantal (Poésies philosophiques pour la décolonisation mentale).

Dans ce livre qu'il a écrit alors qu'il etait en exil en Afrique du Sud, le Dr Aristide a utilisé 100 proverbes tirés de la langue Swahili pour indiquer le chemin de la liberté, cette liberté pour laquelle, les ancêtres et Toussaint Louverture se sont sacrifiés.

Les langues swahilies sont un groupe de langues bantoues de l'Afrique de l'Est, fruit d'un métissage de langues.


La traduction anglaise de cet ouvrage a déjà été publiée aux Etats-Unis par l'imprimerie "Paradigm Press" et est disponible sur amazon.com

"Pwezi filozofik pou dekolonizasyon mantal"dont la version créole est imprimée chez Henri Deschamps, n'est pas  le seul ouvrage realisé au cours de son exil. Le Dr Aristide a su trouver suffisamment de ressources pour  consacrer aussi un  livre à la mémoire du précurseur de l'Independance d'Haïti: Toussaint Louverture et la Révolution Haitienne.

"Pwezi filozofik pou dekolonizasyon mantal" a été achevé peu avant le retour d'exil le 18 mars 2011 de l'ancien president constitutionnel forcé au départ le 29 février 2004.

Le premier ministre désigné attendu ce vendredi au Sénat pour y déposer ses pièces

Port-au-Prince, le 15 mars 2012 – (AHP) – Le premier ministre désigné, Laurent Salvador Lamothe, est attendu ce vendredi  au Sénat pour y faire le dépôt de ses pièces.

C’est le président de la commission chargée d’analyser ses documents, Jean Rodolphe Joazile, qui en a fait l'annonce, alors qu'une lettre devait être adressée en ce sens au premier ministre désigné.

"Si M. Lamothe n’est pas encore prêt à faire le dépôt de ses pièces il peut toujours le faire savoir au président de l’Assemblée Nationale, sinon  nous l’attendons à 1 heure PM ce vendredi", a dit le sénateur Joazile.

Il a aussi fait savoir, qu’au besoin, la commission qu’il préside pourrait solliciter les offices de celle travaillant sur la nationalité des membres du gouvernement démissionnaire dans lequel Laurent Lamothe occupe le portefeuille des affaires étrangères et des cultes.

L’actuel chancelier démissionnaire est en effet sous enquête parlementaire suite aux révélations d’un sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, selon lesquelles le president Michel Martelly et des membres du gouvernement auraient la nationalité étrangère.

Un rapport préliminaire a été présenté mercredi aux sénateurs et dans ce rapport, les commissaires indiquent avoir relevé des zones d’ombre sur la nationalité du chef de l’Etat après analyse de 8 de ses passeports.

Si ce rapport confirme qu’au moins 3 secretaires d'Etat du gouvernement démissionnaires sont de nationalité étrangère, il souligne que, pour ce qui est de M Lamothe, son dossier est incomplet car il n’aurait pas soumis tous ses documents de voyage.

Reagissant après la remise du rapport preliminaire, le politologue Mozart Déronett appelle les parlementaires enquêteurs à ne pas  s’écarter de leur objectif.

Selon lui, l’attention devrait davantage porté sur le président Michel J. Martelly.
Le politologue estime que certaines révélations de la commission d’enquête, présentées dans son rapport préliminaire, n’auraient rien à voir avec sa mission.


Le RNDDH profondément préoccupé par la recrudescence des actes de criminalité dans le pays et relève une situation invivable
Port-au-Prince, le 15 mars 2012 – (AHP) – Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) se dit profondément préoccupé par la recrudescence des actes de criminalité dans le pays, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

L’organisme de défense de droits humains dit avoir répertorié, pour la période allant du 1er janvier au 14mars, 147 décès dont 130 par balles. Parmi les victimes, figurent 5 policiers et un ancien militaire.

35 personnes ont été tuées par balles en janvier, 62 en février et 33 jusqu'à la mi-mars, note le RNDDH.

Le RNDDH dit également noter que les autorités haïtiennes ne semblent pas évaluer l’ampleur de la situation en vue d’y apporter des solutions en dépit du fait que des cas spectaculaires d’assassinats, d’enlèvements et de séquestrations contre rançon, de vols, de filatures à bord de motocyclettes suivies de vols, d’incendies sont perpétrés presque quotidiennement.

Le Réseau   attire ausi l’attention des autorités sur l’existence de plusieurs groupes lourdement armés et constitués d’individus se réclamant de la défunte FAd’H (Forces Armées d’Haïti).

La plupart de ces individus, poursuit le RNDDH, ont des démêlés avec la justice et sont des évadés de prison. On les retrouve notamment à Terre-neuve,  Maïssade (Artibonite, nord), à la Croix-des-Bouquets, Lamentin (ouest) et au camp Corail (nord de la capitale) où vivent des victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Pour le réseau national de défense des droits humains, ces individus sont une menace grave et réelle pour la sécurité du pays.

Le RNDDH presse les autorités concernées de prendre, dans l’immédiat, des mesure pour rétablir une situation vivable dans le pays, de renforcer les patrouilles fixes et mobiles, de contrôler les stations de motocyclettes et d’arrêter et juger tous ceux qui sont impliqués dans la perpétration d’actes répréhensibles.

Cri d'alarme du directeur général du SMCRS: Donald Paraison presse une nouvelle fois la population de changer sa façon de gérer les résidus

Port-au-Prince, le 15 mars 2012 – (AHP) – Le directeur général du Service Métropolitain de Collecte des Résidus Solides (SMCRS), Donald Paraison, a renouvelé jeudi son appel à la population pour qu’elle change sa façon de gérer les résidus.

M. Paraison a fait savoir que les ports-au-princiens ont généralement tendance à balancer dans les rues leurs déchets à chaque fois qu’il se met à pleuvoir et les conséquences, dit-il, sont néfastes pour l’environnement.


Les canaux de drainage sont obstrués et les rues sont jonchées de fatras à chaque pluie. C’est le cas justement cette semaine en raison des averses qui s'abattent sur la ville.

Le SMCRS a entrepris une  vaste opération de ramassage de détritus mais son directeur souligne que sans la collaboration de la population, aucun résultat satisfaisant ne sera obtenu.

Le président de la commission TPTC (Travaux Publics Transports et Communication) de la chambre des députés, Joseph Wilbert Deshommes, appelle tous les acteurs concernés, qu’il s’agisse de la population ou des institutions étatiques notamment le SMCRS, à jouer leur rôle dans la gestion des déchets dans le pays.

Le parlementaire plaide en faveur de l’adoption d’une taxe sur les ventes de boissons dans les matières en plastique pour trouver les moyens financiers de les gérer.

Le député Deshommes a déploré que des problèmes environnementaux se greffent aux problèmes d’insalubrité.

La commission d'enquête sur les contrats jugés obscurs lors de la période d'urgence publie un rapport préliminaire


 Port-au-Prince, le 15 mars 2012 – (AHP) –La Commission d’audit formée par le premier ministre Grary Conile pour faire la lmière sur une série de contrats signés par l'ancien premier ministre Jean-Max Bellerive au cours de la période d'urgence, a publié les premiers résultats préliminaires de ses travaux, faisant une série de recommandations, notamment la résiliation de certains contrats ainsi que des mesures visant à sauvegarder les intérêts de l’État haïtien.


Le document préparé  par les experts choisis par M. Conille aujourd'hui demissionnaire,  met en évidence des irrégularités qui ne favorisent guère le maintien des accords (totalisant un montant de près de 400 millions de dollars) tels qu’ils ont été signés entre Jean-MaxBellerive et des firmes privées, pour la plupart dominicaines dont deux appartiennent à Felix Bautista un sénateur  réputé proche du président Léonel Fernández.

Les techniciens chargés d’enquêter sur les contrats juges obscurs ont signalé que les compagnies retenues ont benéficié de décisions extrêmement favorables, selon lesquelles elles pouvaient encaisser des dizaines de millions sous forme d’acompte, alors que de tels paiements ne sont  généralement prévus dans aucun pays pour les accords passés entre l’État et des firmes privées.

L'ancien premier ministre de Rene Preval a clamé son inocence, expliquant que si  des contrats ont eté signes sans appel d'offres avec des entreprises dominicaines, c'était avec l'autorisation du parlement haitien pour accélérer la reconstruction". De plus, a-t-il argué, ces conttats auraient egalement éte révisés après l'investiture du président Martelly.

S'en prenant à ses adversaires, Bellerive a aussi expliqué qu'en Haiti, comme en République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière.

Cependant our beaucoup cette affaire de contrats pourraient s'inviter à la fois dans les campagnes electorales dominicaines et américaines dans la perperspective des élections qui se tiennent respectivement en mai et en novembre 2012.

La Délégation Européenne et la Direction Générale de Coopération Multilatérale signe une convention pour  appuyerla coopération binationale dans des secteurs comme le commerce, l'environnement et le développement socio-économique de la zone frontalière


Santo-Domingo
, le 15 mars 2012 – (AHP) –La Délégation Européenne et la Direction Générale de Coopération Multilatérale (Digecom) ont signé jeudi à Santo-Domingo une convention de coopération bilatérale entre Haïti et République dominicaine pour 42 millions d'euros.

Le chef de la Délégation de l'Union Européenne à Saint-Domingue, Irene Horejs, et l'Ordinateur National des Fonds Européens, Domingo Jiménez, ont informé que l'objectif du programme est d'appuyerla coopération binationale dans des secteurs comme commerce, l'environnement et le développement socio-économique de la zone frontalière.

Le programme prevoit entre autres  autres  l'extension du marché de Dajabón, la construction du marché de Ouanaminthe, l'entretien de  la rivière Massacre, la reparation des routes rurales  et des études d'ordre urbain et environnemental.

Ils est prevu  en outre, la création d'un complexe de marché binational dans la région nord.

L’administration MARTELLY lance un programme de décentralisation basé sur la participation communautaire
 
« Katye Pam Poze »  promeut  la prise de décisions, les services de base et la responsabilisation en impliquant les citoyens.
 
L’administration du Président Michel Joseph MARTELLY, par le biais du Ministère de l’Intérieur des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, lance aujourd’hui Katye Pam Poze, dit KPP, un programme innovant de décentralisation à base communautaire.
 
Katye Pam Pose (KPP), considéré comme une pierre angulaire de l’agenda national de décentralisation   du gouvernement, est axé sur l'amélioration de la prestation des services  gouvernementaux ainsi que la promotion du développement et la création d'emplois par la promotion d’une forte implication communautaire.
 
Les objectifs primordiaux de Katye Pam Poze consistent à : faciliter la prise de décisions, promouvoir  la bonne gouvernance, stimuler le développement économique et  la création d'emplois, assurer la prestation efficace des services publics, promouvoir la sécurité des citoyens et tenir compte des aspirations de  divers groupes d’intérêts locaux.
 
Selon le Ministre de l’Intérieur, Me Thierry MAYARD-PAUL, initiateur et coordonnateur de ce programme au niveau national « Katye Pam Poze, Travail de la collectivité par et pour la collectivité, va garantir l’accès aux services sociaux de base et la sécurité de nos  concitoyens, ce qui débouchera sur la création d’emplois  et le développement”.
 
            Me. MAYARD-PAUL a expliqué que le lancement de “Katye Pam Poze” comprendra au départ un programme-pilote dans 10 collectivités à travers les 10 départements. "De cette façon, nous pouvons nous assurer que nous répondrons aux besoins spécifiques de chaque communauté, en vertu d'un cadre intégrale et gérable, ce qui nous permettra de faire des ajustements en vue d’améliorer, par la suite, le programme à mesure qu'il progresse," a-t-il dit.
 
La gamme des actions au sein de KPP comprend le renforcement des efforts d'atténuation des catastrophes naturelles, l'amélioration de la prestation de services de santé, de logement et d'éducation; la récupération des espaces publics, le développement des initiatives citoyennes locales et la création d'emplois en accord avec le secteur privé. "En fin de compte, notre objectif est d'améliorer la qualité de vie du peuple haïtien en promouvant la prospérité et la paix dans les collectivités où ils vivent, » a renchéri le titulaire de l’Intérieur. "Renforcer la capacité des citoyens à gérer et à maintenir les programmes KPP l'infrastructure au niveau local, le développement de  la culture et  du sport est très important pour notre administration. Il s'agit d'un ambitieux programme de décentralisation » a-t-il poursuivi.
 
 Me MAYARD-PAUL a en outre précisé que Katye Pam Poze est un programme de décentralisation à base communautaire axé sur le modèle des expériences réussies dans d'autres pays  y compris des pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis.  "Toutefois, il s'agit d'un modèle  à base communautaire, une nouvelle et révolutionnaire approche haïtienne vers la décentralisation “ a-t-il avancé.
 
Le programme pilote KPP, dans chacune des 10 collectivités sélectionnées, sera basé sur un diagnostic approfondi d'évaluation participative des besoins pour assurer  que sa mise en œuvre  reflète exactement les besoins de la communauté», a certifié Me MAYARD-PAUL.  " L'évaluation des besoins permettra de déterminer le niveau de l'impact,  le degré de faisabilité dans la mise en œuvre de chaque initiative. Ce qui nous facilitera, par la suite,  l’adaptation à des programmes pilotes de chaque collectivité spécifique, basé sur les priorités identifiées."
 
Le Ministère de l'Intérieur est en train d'identifier et d'explorer également des partenariats nationaux et internationaux qui pourraient accélérer le déploiement de KPP.
 
«Le gouvernement s'engage à  la réussite de  Katye Pam Poze", a déclaré le Ministre MAYARD-PAUL. "En mettant en œuvre ce programme, je me suis engagé à la réalisation de la vision du Président MARTELLY et de son administration qui consiste à conduire au développement durable et à la création d'emplois au niveau local”.

Nouvelles du 14 mars 2012
Nomination de 3 nouveaux ambassadeurs haïtiens pour Washington, Caracas et Montréal

Port-au-Prince, le 14 mars 2012 – (AHP) – Le Sénat haitien a ratifié mercredi le choix de 3 nouveaux ambassadeurs  nommés par  le président Michel Martelly:  Leslie David a été nommé au Vénézuela, Oswald André Frantz Liotaud au Canada et Paul Altidor aux Etats-Unis.

Pluieurs cadres révoqués à l'Ambasade d'Haïti à  Washington avaient denoncé la semaine denière  des mesures arbitraires et une sorte de chasse aux sorcières.

Les Sénateurs ont également approuvé le choix de 3 consuls généraux:   Justin Viard à Montréal,  Jean-Marie Guillaume  à Miami  et Charles Antoine Forbin à New-York.
Présentation du rapport préliminaire  la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité étrangère du president Michel Joseph Martelly: des anomalies relevées, demarches en cours pour compléter la commision

Port-au-Prince, le 14 mars 2012 – (AHP) – Comme annoncé, la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur la nationalité étrangère du president Michel Joseph Martelly a presenté  mercredi à l’assemblée un rapport préliminaire sur l’état d’avancement de son travail.

Ce rapport préliminaire est particulièrement axé sur l’analyse des 8 passeports remis la semaine dernière au Senat par le chef de l’Etat par le biais du regroupement œcuménique « Religions pour la Paix »

Le document lu par le sénateur John Joël Joseph souligne que les passeports du chef de l'Etat présentent plusieurs anomalies jugées très graves.

Les parlementaires se sont, entre autres, interrogés sur les raisons ayant poussé M. Martelly à entrer au Canada avec un passeport haïtien muni d’un visa canadien alors qu'il etait censé détenir une carte de résidence américaine, les citoyens disposant du green card n'ayant pas besoin du visa canadien pour entrer au Canada .

Ils ont également fait remarquer que Michel Martelly avait l’habitude d’utiliser plusieurs passeports en même temps.

Il aussi été relevé  l'absence du nom de M. Martelly sur le manifste du vol AA vers Miami le 21 novembre 2007, alors que  le 8 mars dernier, le président Martelly a presenté un passeport indiquant qu'il a voyagé ce jour-là.

Les membres de la commision ont egalement questionné les entrées et sorties de M. Martelly des Etas-Unis avec  2 identités différentes

Des ataques lancées contre les 6 membres restants de la commission après  la démission de 3 sénateurs  (Joseph Lambert, Youri Latortue et Yvon Bissereth) presumés proches  du president Martelly, ont poussé deux autrs senateurs, Jean-baptiste Bien-aimé et Steven benoit à annoncer leur depart . Ces démissions n’ont pas  été acceptées tout comme les 3 premières, selon le president du Grand Corps, Simon Dieuseul Desras.

Le sénateur Kély C. Bastien a alors appelé les commissaires à travailler dans la sérénité pour le bien de l’enquête.

Il a fait remarquer que les graves mésententes et les attaques verbales entre des sénateurs enquêteurs ne sont pas de nature à faire avancer le dossier et expliqueraient aussi les démissions en cascade  de la commission. D'autres senateurs ont fait valoir la nécessité que la commision reflète les différentes tendances du sénat, avec de nouvelles nominations.

Les 6 membrs de la commision vont continuer à travailler jusqu'à la prochaine conférence des présidents


Invité à en faire partie, le sénateur Anick Joseph, a conditionné sa particpatin directe à cette structure à la mise  à la dispositin de celle-ci d'un budget pour lui permettre de bien accomplir sa tache. Les pistes de la verité existent, mais il faut avoir les moyens de les chercher , a-t-il encore fait savoir.

En fin de présentation, l'ancien président du Senat Rodolphe Joazile a ete invité à confirmer que l'éventualité de la double nationalité du president Martelly avait posé problème dès le 13 mai 2011, soit la veille de son investiture comme 56 ème président d'Haïti


Doubles funérailles et Hommages émouvants pour l'ancien président de la chambre basse Pierre  Eric Jean-Jacques

Port-au-Prince, le 14 mars 2012 – (AHP) – L'ancien président de la chambre des députés Pierre Eric Jean Jacques décédé de le 3 mars dernier en République dominicaine où il était soigné pour un cancer de la prostate, a eu droit ce mercredi à des funérailles oficielles au Parlement haitien.

Homme jovial et militant politique convaincu, M. Jean-Jacques qui fut également un homme d'affaires, est le seul deputé haïtien à avoir accumulé 3 mandats succesifs comme president de la chambre basse.

Ses funerailles en 2 parties ont d'abord été chantées au palais légilalatif en présence notamment du chef de l'Etat, du premier ministre demissionnaire, Garry Conille, des presidents du Sénat, de la chambre des députés et de la cour de Cassation.

L'actuel president de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune qui, lors de son premier mandat, a succédé à Eric Jean-Jacques,  a souligné l'integrite,  l'esprit de consensus et la grande simplicité de l'ancien député de Delmas/Tabarre.

La 2ème partie des funerailles s'est déroulée à l'Eglise Saint- Pierre de Pétion-Ville.


Le président de la CEH s'inquiète à Santo-Domingo de "l'instabilité politique qui menace une nouvelle  fois  le système démocratique fragile d'Haïti"

Santo-Domingo, le 14 mars 2012 – (AHP) – Le président de la Conférence épiscopale Haïtienne (CEH), Monseigneur Chibly Langlois,  a exprimé mercredi  ses préoccupations face à l'instabilité politique qui menace une nouvelle  fois  le système démocratique fragile d'Haïti, ainsi que les plans de reconstruction et de développement du pays, suite au séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

L'évêque du diocèse des Cays (sud) qui intervenait  à la fin de la XI ème Rencontre des Conférences  Episcopales  haitienne et dominicaine à Santo-Domingo, a indiqué que “ la stabilité politique a beaucoup à voir avec le développement et la realisation des projets entamés.

"Si le problème de la stabilité politique persiste, les projets de développement et de reconstruction pourraient être différés", a-t-il déploré, ajoutant toutefois ne pas savoir  si l'instabilité actuelle pourrait mettre en danger le pouvoir , après la demision du premier ministre Garry Conille (suite à des divergences profondes avec  le president Michel Martelly).

Le président de la conférence des évêqus haitiens a  fait savoir par ailleurs  qu'il ne croyait pas que l'Etat dominicain pratiquait une politique raciste contre les x immigrants
haitiensument soumis en ce sens, et s'est déclaré en accord avec le doc soumis par la Republique dominicaine  devant la commision des Droits Humains de l'Organisation des Nations Unies (ONU),

Il a toutefois affirmé que comme dans tous les pays, des agressions et des harcèlements de type raciste isolés se produisent  contre des Haitiens en republique dominicaine.

Le nonce apostolique Jozef Wesolowski, l'ensemble des évêques domicains  ainsi que les chefs des dix diocèses d'Haïti ont pris part à la conférence de presse convoquée par le cardinal Nicolás Jesus López Rodriguez, qui en a profité pour dénoncer   la violence qui a affecté, selon lui, ces derniers jours plusieurs chauffeurs dominicains de l'autre côté de la frontière, qui ont été pris en otage et leurs véhicules volés par de présumés groupes de délinquants qui  profitent, a-t-il dit, de l'instabilité politique.

Il a demandé aux autorités des deux pays de se mettre d'accord pour prévenir ce genre d'actes . “ Nous les évêques nous rejetons tout type de violence, d'un côté ou de  l'autre côté de la frontière ”, a-t-il lancé..

Nouvelles du 13 mars 2012
Nouveau drame à Port-au-Prince: 5 membres d'une même famille assassinés par balles

(AHP) Il s'agit de membres de la famille de Réginald Antoine, coordonnateur adjoint de la plateforme des employés injustement révoqués de l'administration publique (PEVEP) à l'arrivée du régime intérimaire de Gerard Latortue en mars 2004.

L'attaque a été perpetrée mardi matin au domicile des victimes, Claudy Antoine, sa soeur et son mari ainsi que deux enfants de 2 et 10 ans, dans le quartier de l'Avenue N à Port-au-Prince.

Des informations voudraient que le quintuple crime ait été perpétré par une sorte de fou évadé de prison qui aurait eu un contentieux avec Claudy Jean.

Cependant, selon des témoignages, le forfait a été commis pa plusieurs  hommes armés qui ont même utilisé des armes à feu et des engins explosifs pour sans doute s'assurer que plus personne ne reste en vie dans cette maison.

Les membres du PEVEP manifestent depuis des années sous la direction de Charles Fritz-Gérald et Réginald Antoine  pour réclamer des dédommagements et autres primes de révocation. Après avoir mené la vie dure au président Préval, ils sont aujord'hui dans l'opposition au president Martelly qu'ils accusent de de ne pas respecter les promesses qu'il leur a faites.


Le president de la conference episcopale dominicaine demande aux évêques haïtiens de leur dire ce qui se passe réellement en Haïti

Santo-Domingo, le 13 mars 2012 – (AHP) – Le cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi  aux autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe reellement  en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou perturbation  affectant ce pays voisin a des consequences  sur la vie en republique dominicaine.

Le président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette intervention à l'occasion d'une rencontre annuelle entre les deux conférences  pour  une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en Haïti et en République dominicaine.

« Il est important que nous soyons informés  de ce que passe en réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays, les unes plus etranges que les autres,  a dit le Cardinal, felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.

"Les évêques haitiens ont fait l'effort de venir jusqu'ici  se réunir avec les collèguesdominicains pour parler de la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent  aider les populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr. López Rodriguez.

La commission sénatoriale d’enquête travaillant sur le dossier de la nationalité étrangère présumée du président Michel Martelly affirme avoir relevé des anomalies dans les documents qui lui ont ete soumis  et promet un rapport préliminaire pour ce mercredi ou jeudi

Port-au-Prince, le 13 mars 2012 – (AHP) – La commission sénatoriale d’enquête travaillant sur le dossier de la nationalité étrangère présumée du chef de l’Etat a remis mardi les documents de voyage du président Michel Martelly à une délégation de la plateforme interreligieuse « Religions Pour la Paix » venue les récupérer au parlement.

C’est cette même plateforme  qui avait reçu, le 8 mars dernier, les 8 passeports du chef de l’Etat pour ensuite les remettre au bureau du Sénat, après que  le président Martelly eut pendant longtemps refusé de collaborer avec la commission d'enquête et de lui remettre ses documents de voyage .

L’un des membres de ladite commission, Jean-Baptiste Bien-aimé, ancien consul d'Haïti à Dajabon, a fait savoir que l’analyse de ces passeports a fait ressortir plusieurs anomalies.

Il a indiqué par exemple que l’un des passeports du président compte 33 au lieu de 32 pages, ce qui, fait-il remarquer, est contraire aux principes de l’immigration.

Le parlementaire a également confirmé les révélations faites la veille par le président de la commission, Moïse Jean-Charles, selon lesquelles Michel Martelly est en possession d’un passeport ayant environ 12 ans de validité alors que l’Etat ne délivre ces documents que pour une période de 5 ans. D'où des rumeurs de falsification.

Toutefois, le sénateur Bien-aimé s’est réjoui du fait que les passeports du chef de l’Etat aient été acheminés à la commission sénatoriale qui, dit-il, va pouvoir présenter son rapport en bonne et due forme.

Le représentant de l’église épiscopale au sein de  Religions pour la Paix, Mgr Zachée Duracin  a fait valoir une nouvelle fois la position de la plateforme, selon laquelle les religieux n’entendent pas entrer dans les détails techniques des passeports du chef de l’Etat.

Nous avons joué et nous continuerons de jouer notre rôle de facilitateur de manière à ce que ces deux pouvoirs (Exécutif et Législatif) puissent collaborer au bénéfice de la population.


Il reconnait cependant que la tâche n’a pas été facile en raison de l’orgueil de chacun des protagonistes mais se félicite de ce pas important qui, dit-il, vient d’être franchi dans les relatons entre ces deux entités de l’Etat.

Il encourage le Législatif et l’Exécutif à surmonter leurs différends pour travailler en vue de résoudre les nombreux problèmes auxquels les citoyens sont confrontés.

Mgr  Duracin a informé que les démarches en vue de récupérer une copie de la carte de résidence de M. Martelly n'ont toujours pas abouti.

De son coté, le pasteur Sylvain Exantus, représentant de l’Eglise protestante au sein de religions pour la paix a fait savoir lui aussi que cette plateforme va continuer à jouer le rôle de facilitateur en vue de contribuer à l’harmonisation des rapports entre les différents acteurs de la vie nationale.

Il se félicite du fait que chacun des protagonistes a compris la nécessité de prendre de la hauteur pour surpasser leur orgueil en vue de travailler pour le bien-être des citoyens.

Les autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines prennent l'engagement d'éradiquer le choléra de toute l'île d'ici 10 ans lors d'une rencontre à port-au-Prince

Port-au-Prince, le 13 mars 2012 – (AHP) – Les autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines, se sont rencontrées mardi à Port-au-Prince dans le la cadre de l’élaboration de différentes politiques devant conduire à l’éradication du choléra dans toute l'île (d'Haïti).

La rencontre s’est déroulée en présence des partenaires techniques et financiers des deux pays, notamment l’OPS/OMS, l’UNICEF, et devrait permettre de mettre sur pied des plans nationaux et un plan conjoint de lutte contre l’épidémie.

La ministre haïtienne de la santé publique et de la population, Florence Duperval Guillaume a fait savoir que d’ici à 10 ans, l’épidémie de choléra doit être totalement éradiquée  sur l’île d’Haïti grâce à la volonté politique manifeste des gouvernements des deux pays, l’appui de leurs partenaires techniques et financiers et la participation de leurs populations.

Ce sera certes difficile mais pas  impossible, a fait savoir la ministre Guillaume, informant que la campagne de sensibilisation de  la population, pour la porter à changer ses habitudes, va être redynamiser avant le début de la saison cyclonique.

Le choléra représente une menace pour le continent américain  et cette menace pourrait s’étendre au niveau mondial si la maladie n’est pas éradiquée, a  reconnule docteur Duperval Guillaume informant que la rencontre de ce 13 mars s’inscrivait dans le cadre du suivi des engagements pris par les gouvernements des deux pays en janvier dernier pour lutter de manière efficace contre l’épidémie.

Le ministre dominicain de la santé, Bautista Rojas Gómez croit lui aussi qu’avec l'appui technique et financier des partenaires sanitaires des deux pays, la maladie sera éradiquée de l’île avant 10 ans.

Il informe qu’une journée d’information sur le choléra aura lieu dans son pays le 1er avril prochain et que les différentes commissions locales, régionales et départementales qui luttent contre la maladie vont redoubler d’efforts avant le début de la saison cyclonique.

La MINUSTAH informe que les casques bleus violeurs du jeune Rudy Jean ont eté jugés, condamnés puis renvoyés dans leur pays pour y être emprisonnés

Port-au-Prince, le 13 mars 2012 –(AHP) – La porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Sylvie Van den Wildenberg a confirmé mardi que deux des soldats pakistanais qui ont été jugés en Haïti et reconnus coupables du viol du jeune gonaïviens Rudy Jean ont été renvoyés de l’armée et condamnés à un an de prison.

C’est une cour martiale pakistanaise ayant  siégé aux Gonaïves, qui a réalisé le procès, a précisé Sylvie Van den Wildenberg, ajoutant que le gouvernement pakistanais a accepté de dédommager la victime et ses parents.

Le montant de l’indemnisation n’a pas encore été déterminé, a souligné la porte-parole, informant que les coupables ont déjà été rapatriés chez eux pour être emprisonnés.

Elle en a profité pour présenter les excuses de la mission onusienne à la victime, à ses parents et à la population haïtienne et présente le viol de l’adolescent comme un acte intolérable et inacceptable.

L’affaire Roudy Jean constitue l’un des 15 actes jugés répréhensibles dontdes casques bleus de la mission onusienne se seraient rendus coupables en Haïti, selon un décompte du sénateur Youry Latortue, président de la commission justice et sécurité du grand corps.

Toutefois, aucune suite n'a encore été donnée dans le dossier du jeune Johnny  Jean de la région de Port-Salut (sud)  violé et sodomisé en 2011 par 4 caques bleus uruguayens. Ces hommes ont pu ensuite regagner leur pays pour y être liberés.

Justice et dédommagement sont réclamés pour l'adolescent tout comme pour les milliers de victimes du choléra, cette epidemie introduite au pays par des casqus bleus népalais, selon plusieurs experts de renom qui ont travaillé sur le dossier.

 

Les orphelins de rue du Cap-Haïtien en détresse, appellent les autorités gouvernementales à se pencher sur leur sort.

Cap-Haïtien, le 13 mars 2012 – (AHP) –
La situation se complique de jour en jour pour des orphelins de la deuxième ville du pays, le Cap-Haïtien (nord), qui n'ont jamais été aussi nombreux, selon des témoignages.


Voler, mendier, essuyer des voitures, vivre en domesticité ou s’adonner à toutes sortes de mauvaises pratiques, forment le  lot de ces jeunes du Cap-haïtien et d'ailleurs, en quête de mieux-être.

Certains d’entre eux sont souvent  utilisés comme passeurs de stupéfiants. D'autres se prostituent, d’autres encore se font  domestiquer et sont  maltraités dans les foyers qui les accueillent.

Il arrive aussi pour ces jeunes de cette dernière catégorie de se faire violer dans les maisons où ils sont reçus.

Nombre de ces enfants qui n'ont pas le privilège d'aller à l’école, rêvent pourtant d'un avenir basé sur l’instruction afin de pouvoir changer de vie et être utiles à la société.

 Il semble cependant  qu’en dépit de la réalisation du programme d’éducation gratuite mise en place par le president Michel Martelly, le nombre des enfants des rues soit en augmentation dans la 2e ville du pays.

Une trentaine d’orphelinats fonctionnent actuellement au Cap-Haïtien mais la plupart d’entre eux ne remplissent pas les conditions pour être considérés comme maison d’accueil pour enfants.

Ces orphelinats se plaignent du manque de  soutien des autorités, ces mêmes autorités qui dénoncent leur mode de fonctionnement et les menacent de sanctions.

Entre temps, les petits orphelins abandonnés pour la plupart à eux-mêmes, appellent les autorités gouvernementales à se pencher sur leur sort.

Nouvelles du 12 mars 2012

Le Parquet de Port-au-Prince et et l'ULCC prometent de cooperer dans le cadre d'une lutte plus efficace contre la coruption


Port-au-Prince, le 12 mars 2012 – (AHP) –
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Jean Rénel Senatus a annoncé lundi une plus grande rigueur dans la répression de la corruption dans sa juridiction, en donnant  la garantie de l’application d’une politique de tolérance zéro.

A l’issue d’une rencontre qui s’est déroulée au parquet de Port-au-Prince avec le directeur général de l’Unité de Lutte contre la Corruption, Antoine Athouriste le chef du parquet a fait savoir  que plusieurs institutions sont dans le collimateur de la justice pour  corruption dont  des mairies, la Télévision Nationale d’Haïti, l’Office National d’assurance Vieillesse et le Fonds d’Assistance Economique et Social.

Jean Renel Senatus a appelé la population à participer a la lutte contre la corruption en dénonçant les présumés corrupteurs dont elle est victime.

De son coté le directeur général de l’Unité de Lutte Contre la Corruption s’est dit satisfait de  la coopération entre les deux institutions qui partagent la tache de la lutte contre la corruption.  Antoine Athouriste  a fait remarquer que la poursuite est l’un des axes les plus importants dans la lutte contre la corruption à côté de la prévention, l’éducation et l’enquête.

Il a ainsi félicité le chef  du parquet de son engagement à appliquer la loi pour combattre la corruption en commençant, a-t-il dit ,par des dossiers en souffrance.

Haïti était classé au 175e sur 183 pays dans le dernier rapport de Transparency International de l’indice de perception de la corruption. Ce classement aurait tenu compte d’un ensemble de critères dontl’application des lois anti-corruption et l’accès à l’information.

Les differents gouvernements qui se sont se succédé  au pouvoir en Haïti ont toujours fait part de leur engagement à faire de la lutte contre la corruption l'une de leurs  priorités mais aucun d’entre eux ne semble jusqu’ici avoir fait la différence.

Et souvent, certains se cachent derrière  la dénonciation de la coruption du prédécsseur pour mieux se livrer à la corruption.


Forum de deux jours à Port-au-Prince entre autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines pour examiner des aspects en rapport avec le contrôle épidémiologique dans l'île
Port-au-Prince, le 12 mars 2012 – (AHP) –Les autorités sanitaires haïtiennes et dominicaines ont entamé lundi à Port Prince une réunion de deux jours pour examiner des aspects en rapport avec le contrôle épidémiologique dans l'île, l'application de programmes de vaccinations strictes afin de protéger les populations des deux pays de divers types de maladies
et élaborer, une feuille de route pour le contrôle et l'élimination du choléra.

Présidée par les ministres haïtien et dominicain de la santé
Florence D. Guillaume Bautista Gomez Rojas, cette reunion proposée par le president Michel Joseph Martelly, vise aussi l'identification de problèmes prioritaires de santé publique communs aux deux nations, les modalités d'intervention et  la mobilisation de ressources  techniques et humaines.

Les résultats des discussions seront publiés ce mardi  avec l'élaboration de la feuille de route pour le contrôle et l'élimination du choléra.

Depuis octobre 2010 plus de 7000 personnes ont eté tuées par cette maladie, dont le virus a été transmis, selon  plusieurs experts internationaux, par un régiment des forces nepalaises  de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du pays (Minustah), qui a deversé des matières fecales dans une rivière de la région de Mirabalais, dans le centre du pays.

La maladie s'est ensuite propagée en République dominicaine, où il a fait 160 morts.

Le président Martelly lance "les Etats Généraux de l’Investissement en Haïti "


Port-au-Prince, lundi 12 Mars 2012 : Le Président  Michel Joseph Martelly, a procédé  lundi  à l’ouverture officielle des Etats Généraux de l’Investissement  (EGI), qui se déroulent jusqu'au 14 Mars 
à l’Hôtel Karibe à Port-au-Prince . Cette activité présentée par la présidence comme une grande première en Haïtia démarré en présence de plusieurs officiels du Gouvernement, de parlementaires, de Chefs d'entreprise, d’entrepreneurs, d'universitaires, de représentants d'institutions et organisations internationales ainsi que de membres du Corps diplomatique.

« Les Etats Généraux sont, par définition, une assemblée extraordinaire convoquée dans le but de traiter d’une situation critique. Ils ont pour principe d’être ouverts à tous dans le but de réunir, de manière librement consentie, l’ensemble des acteurs publics et civils concernés par cette situation », a déclaré le Chef de l’Etat qui félicite le Ministère du Commerce et de l’Industrie pour cette louable initiative. C’est une activité qui, selon le Ministre Wilson Laleau, se veut un appel aux acteurs économiques pour qu'ils prennent conscience de la situation économique actuelle afin de redynamiser ce secteur.

Parce que le Président de la République est conscient de la situation critique à laquelle fait face Haïti dans le domaine de l’investissement,  il s’engage à créer  un climat propice pour que le pays puisse se remettre très vite à l’heure des investissements : « L’investissement, c’est la source d’énergie de la croissance économique, condition sine qua non de la création d’emplois », a dit le chef de l'Etat

Le Président Martelly  a egalement dit croire qu’Haïti doit devenir une terre d’élection pour les investisseurs du monde entier, une terre d’asile pour la productivité du capital, une réussite  économique exemplaire pour les autres nations.  Il encourage donc  tous les acteurs à se mettre au travail. Car, « une nation sans investissements, c’est une nation condamnée à la pauvreté, au déclin ».

78% des Haïtiens sont aujourd'hui  dans une situation de pauvreté absolue contre 58% en extrême pauvreté. A ce sujet, le Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères, Pierre Richard Casimir, a renouvelé la détermination du Chancelier Laurent Lamothe de poursuivre ses démarches visant à attirer des investisseurs dans le pays.

« Ce sont des milliards de dollars que nous avons le devoir d’attirer en Haïti dans les prochaines années si nous voulons impulser à notre économie une forte croissance, capable de créer des emplois dans des proportions compatibles avec les objectifs que j’ai fixés pour  la nation et  avec les attentes légitimes du peuple haïtien », a dit le Chef de l’Etat quia attiré l’attention des acteurs économiques sur le fait que le flux de capitaux vers la zone des Caraïbes est considérable et en nette et constante augmentation  depuis le début des années 2000.

Appelant à la solidarité de tout un chacun évoluant dans ce secteur, le président Martelly a appele à  la formation d'une conférence nationale permanente sur l'investissement qui se réunira régulièrement pour prolonger les travaux des Etats Généraux de l’Investissement.

Les Etats généraux
de l’Investissement en Haïti ont été lancés alors que le pays fait face à une recrudescence  de l'insécurite qui a fait une dizaine de morts ces derniers jours.

Le dernier en date est un  agent 2 de la police nationale. Le policier Serge Casséus, de la 15e promotion de la PNH a été abattu en plein jour par des indivius à moto dans le quartier populaire de la Saline.



 Haïti au coeur du sommet des chefs d'Etat de la Caraïbe  à Paramaribo: les entrepremeurs et les diplomates haïtiens exonérés de visas dans dans dix des quinze pays membres de la caricom après un accord signé avec la Barbade

Port-au-Prince, le 12 mars 2012 – (AHP) –La situation qui prévaut actuellement en Haïti a été l'un des sujets à avoir retenu l'attention des chefs  d'Etat de la Caraïbe lors d'un sommet la semaine dernière  à Paramaribo (Surinam).

Le premier ministre de San Cristóbal y Nieves et ex-président de la Caricom, Denzil Douglas  a rapporté que   Les chefs d'Etat  ont exprimé leurs préoccupations quant au maintien de leur  bureau en Haïti dirigé par l'ancien premier ministre jamaïcain P.J. Patterson et sur la façon de lier  le travail  effectué par M. Patterson aux efforts internationaux dans le cadre de la reconstruction d'haïti ravage par un puisant séisme le 12 janvier 2012.

Les dirigeants  de la Caricom ont du coup réitéré leur appel à la Communauté internationale pour qu'elle remplisse ses promesses de financer la reconstruction d'Haïti. Ils ont ausi  exprimé le souhait d'une ratification rapide du nouveau premier ministre désigné par le president Michel Martelly après la démision  de Garry Conille.

Denzil Douglas a également informé qu'Haïti a désormais les portes ouvertes dans dix des quinze pays membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom), après que  la Barbade eut souscrit à un accord permettant aux chefs d'entreprises et aux  diplomates haïtins de visiter ce pays sans avoir besoin d'un visa.

Les deux pays ont abouti à cet accord suite à  une convention signée entre le chancelier la Barbade, Maxine McClean, et  l'envoyé spécial d'Haïti à la Caricom, John P. Alexis.

Cette convention signée par la Barbade permet le libre mouvement aux chefs d'entreprises et aux diplomates qui ont déjà des visas américains et  Schengen de l'Union Européenne.


Le president Michel Martelly avait récemment exigé que les pays membres de ce groupement cessent d'exiger des visas des citoyens haïtiens. "


La politique  de l'exonération de visas permet aux chefs d'entreprise haitiens de se déplacer dans les pays de la  Caricom. Tous les pays membres se sont engagés à le faire ", a souligne le premier ministrede San Cristóbal y Nieves  Il a dit esperer que tous les pays de la caricom adoptent cette même politique  dans les prochains mois.

Nouvelles du 11 mars 2012
La presse dominicaine fait état d'un climat d'incertitude en Haïti qui empêche toutes activités avec ce pays: le Listin Diario appelle le gouvernement dominicain à prendre des mesures  pour la  préservation des vies et des biens des citoyens dominicains pendant que le climat d'incertitude et d'instabilité se dévelope en Haïti.

Santo-Domingo, le 11 mars 2012 – (AHP) –Il n'y a en ce moment sécurité pleine ni garanties suffisantes pour que les transporteurs et commerçants dominicains, ou tout citoyen de ce pays qui veut visiter Haïti, puissent effectuer leurs opérations et activités dans cette nation sans s'exposer à des dangers graves, ecrit dimanche le Listin Diario.

Selon le quotidien dominicain, Haïti paraît  plongé de nouveau dans une étape d'instabilité sociale et politique qui respire l'insécurité générale.

Il affirme que des institutions internationales qui emploient de nombreux employés en  Haïti, ont décidé d'utiliser uniquement  « un personnel réduit » pour s'occuper de leurs intérêts, face à une situation de violences et aussi en raison de  protestations anti-gouvernementales.

 Des troupes des Nations Unies, qui ont récemment dû intervenir pour dégager un groupe de de dominicains menacés et frappés par des haitiens agressifs, ont résolu d'escorter des camions et des autobus de passagers qui traversent lqa frontière pour éviter qu'ils soient bloqués ou attaqués.

le journal informe encore que le personnel du consulat dominicain de Juana Méndez a dû deplacer son siège, par  crainte d'actes de violence

Selon les Listin Diario, il règne en Haïti une situation marquée par une chaîne de faits préoccupants et  de sombres présages noirs pour l'amélioration
des relations bilatérales avec la République dominicaine

 Ces actes méritent d'être pris au sérieux par le  gouvernement dominicain pour la  préservation des vies et des biens des citoyens dominicains, et aussi pour garantir l'ordre et le respect des normes migratoires tout le long de la frontière, pendant que le climat d'incertitude et d'instabilité se deevelope en Haïti.


Les protestations se sont poursuivies dimanche à la frontière nord entre les deux pays et les menaces de mort et de kidnappings aussi.  Ce qui a contribué à augmenter encore davantage les tensions. La presse dominicaine  fait état  du retour au pays de nombreux citoyens dominicains qui travaillent en Haiti.


Réunion des  Evêques haitiens et dominicains à Santo-Domingo

Santo-Domingo, le 11 mars 2012-Les évêques dominicains et haïtiens ont entamé dimanche une rencontre a Santo-Domingo pour une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation de l'église catholique, tant en Haïti qu'en République dominicaine.

 La rencontre est dirigé par l'Archevêque Métropolitain de Saint-Domingue, monseigneur Nicolás Jesus Cardenal López Rodriguez, comme président de la Conférence Episcopale dominicaine (CED) et Monseigneur Chibly Langlos, évêque du diocèse  des Cayes et président de la Conférence Episcopale haitienne (CEH).

La réunionqui se tient jusqu'au 14  mars, est élargie aux  secrétaires des deux Conférences et aux  prêtres experts dans les sujets qui seront traités.


Le chef du  Parquet de Port-au-Prince souhaiterait voir le Sénat mettre les senateur Joseph Lambert et Steven Benoit à sa disposition


Port-au-Prince, le 11 mars 2012 – (AHP) – Le commissaire du gouvernement de Port-au-prince, Jean-Renel Sénatus, exprime le souhait d'interroger les sénateur Joseph Lambert et Steven Benoit suite aux incidents provoqués par la panique généralisée qui s'est emparée de la capitale le 8 mars dernier après les déclarations inquiétantes d'un sénateur de la République..

En effet, lors d'une conférence de presse ce jour-là, le 3ème sénateur du sud-Est,
Joseph Lambert, de surcroit proche du president Michel Joseph Martelly, a annoncé que le pays allait enregistrer " un kouri d'ici les prochaines 48 heures", un mot qui en Haïti, est synonyme de graves troubles politiques.

De plus, M. Lambert a fait ces déclarations peu après qu'il eut annoncé sa démission de la commission qui enquête sur la nationalité du président, en accusant d'autres membres  de cette structure de complot pour détourner l'enquête

Et le sénateur  de l'Ouest, Steven Benoit a aussitôt demandé à la population de rentrer chez elle pour éviter d'être victime.

Le chef du Parquet a demandé à son Ministère de tutelle (la justice) d'essayer d'obtenir du Sénat qu'il mette les deux sénateurs à sa disposition, sous l'accusation entre autres de trouble à l'ordre public. Ce qui équivaut à une demande de levée d'immunité.

Les declarations du 8 mars ayant donné lieu à de graves tensions, ont provoqué plusieurs accidents de la circulation et des accrochages entre chauffeurs.

Si les proches du sénateur Lambert tentent d'expliquer ses déclarations sensasionnalistes par la céremonie qui allait être organisée au palais national par le président Martelly pour présenter des passeports à la palteforme Religions pour la paix, dans l'entourage du sénateur Benoit, on estime qu'il avait pour devoir d'avertir la population face à des propos jugés menaçants.

Les hommes armés en treillis militaires toujours dans les anciennes bases des ex-FADH, malgré les sommations de la presidence et du ministère de l'Intérieur

Port-au-Prince, le 11 mars 2012 – (AHP) – Plus d'une semaine après les déclarations de la Présidence et du Ministère de l'Intérieur et de la Défense, sommant les hommes armés  et autres militaires demobilisés qui occupent les anciennes bases des Ex-forces armées d'Haïti d'abandonner ces sites et de rentrer chez eux, ces derniers y auraient au contraire  renforcé leur présence.

Défiant tous les appels  à vider les lieux, les hommes en treillis militaires continuent de "s'entrainer" dans les camps de Lamentin (sud de Port-au-Prince) et d'ailleurs, affirmant  avoir le droit d'être où ils sont et se considérant même comme les premiers éléments de la nouvelle force armée qui sera créée.

Les anciens militaires s'en prennent à des proches du chef de l'Etat et d'autres secteurs qu'ils accusent d'être hostiles à la remobilisation de l'Armée en raison d'intérets paticuliers.

Ils estiment que si le président Martelly évoquent la posssibilité qu'ils quittent les camps, c'est sous la pression de ces mêmes secteurs, "puis qu'il sait que nous sommes sa principale garantie de securité".

le chef de la MINUSTAH Mariano Fernandez qui avait reecement appelé les autorités haïtiennes àpasser de la parole aux actes dans le dossier des occupants des anciens sites militaires, avait ete informé la semaine dernière par le chef de l'Etat  des dispositions qui sereaient prises pour les en déguerpir.

Mais, depuis rien n'a été fait, en dépit d'une resolution du seenat appelant notamment les autorités pouser les hommes armés hors des camps. Mais la question est de savoir  quelle force réalisera ce boulot. Puis que ces hommes seraient bien plus armés (on ne sait par qui) que la force nationale de police.

La communauté internatonale particulièrement les Etas-unis et le Canada avait pourtant exprimé son  désaccord avec l'idée du  retour de l'Armée, estimant que les ressources fiancières disponibles devraient plutôt servir à renforcer la force de police.



Nouvelles du 9mars 2012

Assasinat d'un activiste politique et ex-membre de l'ancienne Commission nationale de désarmement

Port-au-Prince, le 9mars 2012 – (AHP) –L'activiste politique bien connu Jean-Baptiste Jean-Philippe, alias Samba Boukman, a été assassiné par balles ce  vendredi dans le quartier de  Delmas 95 (Port-au-Prince0, par des individus qui circulaient à moto.

Samba Boukman
qui faisait  partie de l'ancienne Commission de désarmement  dirigée par l'ancien depute Alix Fils-Aimé sous l’administration du président René Préval,  se trouvait au volant de son véhicule au moment où il a eté attaqué.

Ce nouvel assasinat vien allonger la liste dejà très longue de citoyens abattus au cours de cette semaine et survient quelque 24 heures après les declarations confuses et sans explications jeudi d'un parlementaire, selon lesquelles un " kouri"devrait intervenir dans les 48 heures au pays.
Ce qui a ete aussitôt assimilé à la perpetration de possibles actes de violence.

Le corps ensanglanté de 
Jean-Baptiste Jean-Philippe, se trouvait sur la chaussée jusque vers les 16 heures. Selon des riveraiens, il s'agirait d'une exécution.

La MINUSTAH a fait savoir tout au  cours de la semaine qu'il n'y avait pas lieu de parler de recrudscence de l'insécurité dans le pays.

Nouvelles du 8  mars 2012

Le président  Michel Martelly exhibe des passeports devant l'ambassadeur des Etats-Unis et le coordonnateur de la plateforme "Religions pour la paix" pour tenter de convaincre de sa nationalité haïtienne

Port-au-Prince, le 8 mars 2012 – (AHP) – Le président Michel Martelly a exhibé jeudi  après-midi  au palais national devant des membres de la presse, des ministres du gouvernement, des membres de sa famille et du corps diplomatiques 8 passeports haïtiens pour tenter de convaincre de sa nationalité haïtienne suite à des accusations selon lesquelles ils disposeraient de la double nationalité americaine et italienne.

Selon M. Martelly qui a toujours refusé de collaborer avec la commission senatoriale qui enquête sur la nationalité des membres de l'exécutif , a indiqué que c'est à la demande de la plateforme " Religions pour la paix" qu'il s'est resolu à presenter lesdits documents.

" Religions pour la paix" qui reunit des membres de différentes confessions religieuses, catholique, protestante, épiscopales, musulmane et vodoue est coordonné par l'Evêque des Nippes , Mgr Pierre-André Dumas.

Le chef de l'Etat avait au préalable demandé  à l'ambassadeur américain, Kenneth Merten, de faire une déclaration
pour dire s'il le croit être un citoyen américain ou non. Et l'ambassadeur de declarer aussitôt que le président n'est pas un citoyen americain et qu'il a remis le 2 mai 2011 sa carte de résidence américaine, avant d'accéder à la première magistrature de l'Etat.

Le diplomate americain a insisté que le president est un citoyen haïtien, toutefois, Michel Matelly est aussi accusé d''avoir la nationalité italienne.

Les passeports exhibés par le chef de l'Etat dont un concernant un voyage qu'il aurait effectué le 21 novembre 200
7, ont été observés par des membres de la presse et d'autres personnalités présentes dont Monseigneur Dumas. Toutefois, le service d'immigration avait pourtant laissé entendre que M. Martelly alors musicien de Sweet Micky ne se trouvait pas sur ledit vol, selon le senateur Anick François Joseph.

Le président Maryelly a dit espérer que son geste servira à mettre un terme à la crise et servira aussi d'exemple aux autres institutions du pays.


Entre autres personnalités présentes à cette cérémonie, l'ancienne gouverneure générale du Canada et actuelle envoyée spéciale de l'UNESCO pour Haïti, Michaelle Jean.


La commission dont 3 membres ont démissionné un peu plutôt dans la journée, était en réunion suite à l'intervention du chef de l'Etat, en vue d'une réaction officielle.

Cependant, un de ses membres (qui a dit ne pas vouloir devancer la position du groupe) ne semblait pas  du tout convaincu par la prestation du chef de l'Etat.

Il a fait  savoir qu'il s'attendait à ce que les diplomates présents au palais national convainquent plutôt le president de respecter les institutions de son pays, en présentant les documents demandés devant la commission du sénat, le legislatif étant, a-t-il souligné, le seul pouvoir de contrôle de l'exécutif.


Confusion et peur à Port-au-Prince après qu'un sénateur de la République eut annoncé un " kouri" (de graves événements politiques) dans les 48 heures

Port-au-Prince, le 8 mars 201 – (AHP) – C'est le sénateur Joseph Lambert, un parlementaire de la plateforme Inité (Unité) devenu proche du président Michel Martelly qui a annoncé lors d'une conference de presse que des évenements allaient se produire dans les prochaines 48 heures dans le pays.

Et ces déclarations ont provoqué la confusion la plus totale: des gens qui s'empressaient de regagner leurs domicile, des parents qui accouraient dans les écoles pour récupérer leurs enfants, des familles qui invstisaient les super-marchés pour faire ds provisions, des hurlements des sirène de la police et des vehicules de membres du corps diplomatiques qui filaient à toute vitesse.

On apprenait dans le même temps que les 3 sénateurs qui n'avaient pas signé la recente lettre au président Martelly pour lui demander de donner aux gouvernements americain et italien l'autorisation de
fournir des informations sur sa véritable nationalité, ont demisionné de la commission d'enquête sur la nationalité. Il s'agit des sénateurs Joseph Lambert,Youri Latortue et Yvon Bissereth.

Et Suite à l'annonce du "kouri" par le sénateur Lambert, la rumeur a circulé selon laquelle, les autorités allaient dissoudre le parlement.

Intervenant sur les ondes d'une radio de la capitale, le senateur Steven Benoit , un membre de la commision senatoriale d'enquête à invité la population à rentre chez elle et à faire preuve de la plus  prudence, n'excluant  pas que sa  vie soit en danger.

Dans différents milieux
, les commantaires etaient nombreux sur le sens des déclarations de Joseph Lambert qui estime-t-on, doit forcément être informés des événement qui pourraient survenitir au pays dans les 48 heures.


Nouvelles du 7  mars 2012

Rapport  préliminaire de la sous-commission immigration qui enquête sur la nationalité des membres de l’Exécutif: au moins 3 membres du gouvernement démissionnaire, tous des secrétaires d’Etat, seraient de nationalité étrangère

Port-au-Prince, le 7 mars 201 – (AHP) – Le rapport préliminaire de la sous-commission immigration qui enquête sur la nationalité des membres de l’Exécutif révèlé mercredi qu’au moins 3 membres du gouvernement démissionnaire, tous des secrétaires d’Etat sont de nationalité étrangère.
 
Il s’agit de Elsa Baussan Noël, secrétaire d’Etat au Patrimoine, Georges Racine (Intérieur) et Jean Claude François (Enseignement Supérieur)
 
Le sénateur Moïse Jean-Charles, membre de la dite commission a fait savoir que, selon ses information, le secrétaire d’Etat Jean Claude Cazeau a l’habitude de voyager avec un passeport canadien.
 
En ce qui concerne le [résident Michel Martelly, le rapport souligne que les parlementaire enquêteurs ont de sérieux doutes sur sa nationalité d’autant  qu’il refuse catégoriquement de collaborer
 
Pour ce qui est du premier ministre désigné, Laurent Lamothe qui est actuellement ministre des affaires étrangères dans le gouvernement démissionnaire, son dossier parait très flou: voilà pourquoi la commission souhaite qu’il vienne le compléter, a souligne M. Jean-Charles.
 
Le parlementaire a par ailleurs fait remarquer que M. Lamothe n’a pas déposé par devant la commission tous les passeports qu’il a l’habitude d’utiliser dans le cadre de ses voyages.
 
Si l’étau se resserre de plus en plus autour du président Martelly qui refuse de collaborer, son premier ministre désigné, Laurent Lamothe est dans une situation grave car son dossier est flou, a fait savoir le sénateur Moïse Jean-Charles.


7Dias.com réagit à la lettre de Jean-Max Bellerive au journal Hoy dans le dossier des contrats obscurs

Santo-Domingo, le 7  mars 2012 – (AHP) –En réaction aux déclarations de l' ancien  premier ministre haïtien, dans une lettre au Directeur général de HOY dans le dosier des "contrats obscurs", la revue digitale 7Dias.com de la journaliste Margarita Cordero,  a affirmé qu' il ne s' agit pas de xénophobie, en référence aux propos contenus dans  la correspondance de Jean Max Bellerive.

L'ancien premier ministre avait fait savoir qu'il existe en Haiti, comme en République dominicaine, des secteurs xénophobes qui questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière.

"Il n'est pas question de xénophobie, mais d'un  gigantesque scandale de corruption qui implique environ 350 millions de dollars, a rétorqué Margarita Cordero, une journaliste de renom, très respectée dans la société dominicaine et qui a fait la prison sous Balaguer.

La revue digitale  qui a documenté plusieurs cas de corruption dans l'actuelle administration Fernández et publié des dossiers de corruption ayant touché même la première dame domnicaine, Margarita  Cedeño de Fernández, a entre autres, mis en evidence, dans le dossier des "conrats suspects", les liens de parenté entre différents acteurs haitiens et la complicité qui existerait entre les parties haitienne et dominicaine.

La revue digitale relève aussi que, selon Bellerive, l'équipe du président Martelly a revisé lesdits contrats et a autorisé le lancement des travaux

 
Dans différents milieux dominicains, on questionne aussi le "don" par la République dominicaine de l'Université de Limonade (nord d'Haïti) inaugurée le 12 janvier 2012, à l'occasion du 2ème anniversaire du violent séisme qui a ravagé le pays et détruit la plupart de ses universités.
  
L'université Roi Henri Christophe aurait plutôt été construite  en échange de ces contrats jugés obscurs. En effet, la liste officielle des donateurs ayant contribué à la réalisaton de l'Université, n' a jamais été publiée par les autorités dominicaines.


Le president de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras "préoccupé" par des soupcons de mise sur ecoute de telephones de parlementaires et de medias: le Directeur géneral du CONATEL promet  que la question pourra être abordée lors d'une conference de presse ce jeudi

Port-au-Prince, le 7 mars 2012 – (AHP) – Le président de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras, se dit préoccupé par des soupçons, de plus en plus évidentes, selon lesquelles, les téléphones portable des certains parlementaires et médias du pays seraient sur écoute.

Cela fait plusieurs mois que je reçois des plaintes venant de députés, de sénateurs et même de membres du gouvernement, faisant état des soupçons sur la mise sur ecoute de leurs téléphones portables, a dit le sénateur Desras informant s’être entretenu avec le directeur général du Conseil National des Télécommunications (Conatel) à ce propos.

"Le directeur du Conatel m’avait confirmé qu'il existe des possibilités en ce sens", a dit M. Desras qui declare avoir eté informé qu'un appareil avait été commandé pour qu’on puisse mettre sur écoute des téléphones. Mais je ne sais pas si l’appareil a eté installé depuis, ajouté l’élu du Plateau Central.

S’il s’avère aujourd’hui que les téléphones de certains officiels et médias sont réellement mis sur écoute, ce serait une menace sur la liberté d’expression et le Sénat ne resterait pas les bras croisés, a-t-il prévenu.

Les médias qui seraient espionnés sont ceux qui n’auraient pas de positions pro-gouvernementales ou qui informeraient de manière critique et objective, estime Dieuseul Simon Déras.

Le parlementaire a informé que des experts ont été engagés pour vérifier l’information de manière à permettre au grand corps de prendre les décisions nécessaires, a ajouté M. Desras qui dit se rappeler les tristes souvenirs de l’époque où le droit de s’exprimer librement était bafoué.

Joint au téléphone, le Directeur géneral du CONATEL, l'Ing Jean-Marie Guillaume s'est refusé à toute déclaration pour l'instant, mais  a promis que la question pourra être abordée lors d'une conference de presse ce jeudi.



Multiplication des assasinats à Port-au-Prince: la MINUSTAH pas contente avec ceux qui parlent de recrudescence de l'insecurité

Port-au-Prince, le 7 mars 2012 – (AHP) – Le climat d’insécurité qui s’installe dans la capitale haïtienne depuis plusieurs semaines a fait deux nouvelles victimes mardi soir, alors que dans la logique de leur chef Mariano Fernández, les porte-parole de la mision onusiene en haïti, Sylvie Van Den Wildenberg et Michel Martin ont fait savoir qu'il n'y avait pas lieu de parler de ressurgence de l'insécurité, puisqu'il ne s'agit, selon eux que de quelques cas.

L’ancien gouverneur de la banque centrale, Venel Joseph, a été tué pas balles mardi soir alors qu’il rentrait chez lui dans le quartier de Museau, à Port-au-Prince.


M. Joseph a succombé à ses blessures peu après son admission dans un centre hospitalier.


Un peu plus tôt, Wilner Cazeau, présenté comme un ancien militaire, a été abattu par balles par des hommes à moto non loin de son domicile à l’avenue Christophe, dans le centre de la capitale.

Les bandits ont pu prendre la fuite  avant l’arrivée des forces de l’ordre.


Selon des sources policières, citées par des radio locales, 3 présumés bandits auraient été tués ce même mardi dans le centre-ville . 

La recrudescence de l’insécurité ne semble pas surprendre le sénateur Steven Benoît qui dit relever plusieurs sources d'où proviendrait cette poussée de criminalité. Parmi elles, le parlementaire cite des règlements de compte liés au narcotrafic, le phénomène du banditisme, le fait que des hommes armés en treillis militaires sont présents dans plusieurs coins du pays, les manoeuvres de diversion pour détourner l'attention de cerains problèmes et tenter dans le même temps d'en faire porter le chapeau à d'autres.


Selon lui, les récentes déclarations su chef de l’Etat selon lesquelles, on ne saurait parler d'une remontée de l'insécurité en Haïti, prouvent que Michel Martelly ne maitrise pas le dossier. Le chef de l'Etat disait fonder son analyse sur les statistiques de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) dont il a loué le service d’intelligence.

"Il n’y a qu’à voir les rues vidées dès la tombée de la nuit pour se faire une idée du climat d’insécurité et de peur qui règne sur la ville, a dit Steven Benoit, rappelant que les parlementaires ont toujours accompagné la police et la justice pour les doter de moyens pour combattre l’insécurité.


Ce mercredi, les porte-parole de la mission onusienne ont enfoncé le clou en tentant de faire croire qu’il n’y a pas lieu de parler de crise sécuritaire.

"C’est totalement faux de dire qu’il y a une crise en matière de sécurité dans le pays, s'est insurgé Michel Martin, nouveau porte-parole de la police des nations unies en Haïti (Unpol) ajoutant que les forces de l’ordre revoient généralement leurs stratégies et procèdent à des ajustements en fonction de l’évolution de la situation.


L’insécurité est un phénomène mondial qui n’est pas propre à Haïti, a estimé M. Martin.

La porte-parole de la Minustah, Sylvie Van den Wildenberg a abondé dans le même sens. "La situation sécuritaire en Haïti n’est pas alarmante", a-t-elle dit, même si elle reconnait qu’il y a 2 ou 3 personnalités importantes à avoir été assassinées, ces derniers jours dans le pays.


C’est cette succession d’assassinats de personnalités importantes qui rend plus visible un phénomène qui  n’est pas forcément en augmentation, a dit madame Wildenberg.
Cependant, au Senat comme à la chambre, des sénateurs et des députés se  demandent s'il faut que des centaines de personnes soient assasinées en une semaine pour que la MINUSTAH reconnaisse que l'insecurité est galopante et prenne aux côtés de la police nationale, ds mesures pour l'endiguer.

Dans de nombreux cas, on relève que les agents de la MINUSTAH restent au loin quand des gens se font agresser et tuer, n'intervenant qu'après le depart des bandits. Ce fut le cas  avec une dame qui se faisait devaliser le mois dermier à la Rue Lamartinière par des bandits armés sous les yeux presque complaisants de casques bleus qui ne les ont même pas poursivuis.



Le sénateur Kély C. Bastien presse les autorités constituées de donner des explications sur la provenance des armes que détiennent les groupes de citoyens occupant les anciennes bases des ex-FADH


Port-au-Prince, le  mars 2012 – (AHP) –
Le sénateur Kély C. Bastien a appelé mercredi  les autorités constituées à donner des explications sur la provenance des armes que détiennent des groupes de citoyens se réclamant des ex-FAd’H (Forces Armées d’Haïti).

Depuis plusieurs mois, des centaines de jeunes filles et de jeunes garçons et quelques "militaires demobilisés", s’entrainent dans les anciennes bases de la défunte armée dissoute en 1995 sous la direction d’anciens officiers et dans la perspective de forcer le président Michel Martelly à respecter ses promesses de campagne  de remobilisaton de l’armée.


D’où proviennent ces armes et dans quel but ces hommes et ces femmes ont-ils été armés, se demande le parlementaire qui refuse de croire qu’il s’agit d’anciens militaires.

Il y a dans les camps des jeunes de 23 ans, des repris de justice et d'autres infiltrés, a fait remarquer l’ancien président de l’Assemblée Nationale, ajoutant que ces armes n’auraient pas pu être achetées en dehors des autorités constituées.

C’est une situation qui nous préoccupe, a dit Kély Bastien exigeant des explications.


Dans ces conditions, il serait difficile de parler de désarmement, a-t-il reconnu , assimilant ces groupes d’hommes et de femmes qui s’entrainent à des milices puisqu’ils n’appartiennent à aucunes forces légales.

D'autres parlementaires questionnent la crediblité des avertisements et autres ultimatum adressés par le pouvoir aux occupants les anciennes bases des ex-FADH, puisque cs mises en garde n'ont pas été suivies d'effet

Nouvelles du 6 mars 2012

Crises à multiples dimensions en Haïti: La plateforme « Religions pour la Paix » veut jouer les facilitateurs  pour aider à éviter  le chaos
Port-au-Prince, le 6 mars 2012 – (AHP) – La plateforme « Religions pour la Paix » qui regroupe des responsables de plusieurs confessions religieuses dont les églises catholique et  protestante, ainsi que  le vodou, affirment vouloir jouer le rôle d’arbitre pour permettre la résolution de la crise que traverse le pays et éviter qu’il ne plonge dans le chaos.

Le coordonnateur de la plateforme, Mgr Pierre-André Dumas a fait savoir que des rencontres ont déjà debuté avec différents secteurs de la vie nationale dans cette perspective.


"Aucun secteur ne sera négligé, a assuré Mgr Dumas, citant entre autres les protagonistes des crises actuelles: la classe politique, le secteur des droits humains et la classe des affaires.


"Nous devons tous prendre de la hauteur et poser les vrais problèmes de la nation pour trouver des solutions, a dit le prélat,  soutenant que cela devrait favoriser  la bonne marche du processus de  reconstruction du pays ravagé par un violent séisme ayant fait plus de 300.00 morts  le 12 janvier 2010.


Mgr Pierre-André Dumas appelle, au nom de Religion pour la Paix, tous les Haïtiens à chercher  le bien-être de la nation.

"Nous n’avons pas la solution des problèmes mais nous voulons jouer lun rôle de facilitateurs en vue de trouver des solutions durables et efficaces, a-t-il dit.


Le pays est  privé depuis 2 semaines d'un premier ministre capable de prendre des engagements au nom de la nation. Et on ne sait pas quand le premier ministre designé pour remplacer Garry Conille (demissionnaire) pourra déposer ses pièces devant les commissions devant être formées à cette fin au sénat et à la chambre.

On se sait pas parce qu'une autre crise non résolue paralyse la marche de ce dossier: celle entourant la nationalité exacte du chef de l'Etat ascusé d'avoir les citoyennetés américaine et italienne, et celle des membres du gouvernement dont le premier designé lui-même, Laurent Salvador Lamothe.

Mais le chef de l'Etat refuse de collaborer avec la commission, ce qui exacerbe le malaise ambiant et aussi les suspicions.

Mais, ce n'est pas tout: il y a la crise des hommes armés, en treillis militaires, trop longtemps tolerés qui occupent les bases des anciennes forces armées d'Haïti, malgré les ultimatums et les menaces des autorités.

Et l'on se demande, anxieux, si le gouvernement va avoir recours aux casques bleus pour déloger ces hommes, comme ce fut le cas lors de l'operation contre les  troupes du commandant Ravix Remissainthe qui s'est terminée dans le sang.

Entre temps, la contestation prend de l'ampleur contre la décison des autorités de nommer des commissions communales pour remplacer des conseils municipaux élus, alors que pour beaucoup, ces derniers disposent de plus de provisions légales pour rester en poste jusqu'aux prochaines élections.

De fait, un peu partout à travers le pays, des conseil municipaux se rallient à la position du maire Jean-Yves Jason qui affirme son refus de partir de la mairie de Port-au-Prince. Même si le chef de l'Etat a fait savoir que les décisions de l'Etat sont irrévocables.

Cependant nouvel element: le maire sortant informe que sa residence a ete criblée de balles la nuit dernière.

Et puis, il y a la bombe de l'insécuité qui effraie. Et quoi qu'en disent le president Martelly et le chef de la MINUSTAH sutr la non-opportunité de parler de recrudescence, les faits sont là qui sautent aux yeux.

Il y a aussi le scandale de corruption entourant des contrats sans appels d'offre signés par l'ancien premier ministre Jean-Max Bellerive avec des comapgnies dominicaines pour realiser 3 projets de construction dont le palais législatif. Ces compagnies  appatiendraient toutes au seul et même sénateur Félix Bautista, presenté comme un proche du président Leonel Fernández .

Il ne faut pas non plus oublier les contentieux entre les autorités et les étudiants, entre les autorités et les resopnsabls de l'Universite d'Etat, entre les autorites  et de nombreux secteurs de la societé civile dont la presse.

La plateforme "Religions pour la paix", a-t-elle les ressources necessaires pour jouer les faclitateurs, compte tenu de la complexité des differentes crises.


La majorité des sénateurs membres de la commision d'enquête sur la nationalité écrivent au président Joseph Michel Martelly  pour lui demander d'autoriser les autorités américaines et italiennes à fournir des informations sur sa véritable nationalité


 Port-au-Prince, le 6 mars 2012 – (AHP) –La  lettre au chef de l'Etat dâtée du 5 mars, est signée par les sénateurs  Polycarpe Westner, Jean Charles Moïse,  Bien-Aimé Jean-Baptiste, Steven Benoît, John Joel Josephet  Cassy Nenel.

 Trois autres senateurs réputés proches du president:Youri Latortue, Joseph Lambert et  Yvon Buissereth, ne l'ont pas signée.

Cette démarche fait suite au refus du président Michel Martelly de collaborer avec la commission d’enquête mais aussi à la position exprimée par le gouvernement américain faisant savoir qu’il n’est autorisé à donner des informations sur la vie privée d’un citoyen que si ce dernier en donne le feu vert..

Le sénateur Moïse Jean-Charles, cosignataire de la correspondance a fait savoir que le chef de l’Etat a intérêt à coopérer sinon il risque de se faire ridiculiser. Dans le cas contraire, je ne lui vois aucune porte de sortie, a-t-il dit.

Dans cette lettre corespondance, les sénateurs lui font remarquer que l'indifférence du chef de l'Etat, jette un doute cruel sur sa légitimité.

"La commission vous ouvre les voies inédites  de l’exemplarité, de l’honneur et de la gloire, écrivent 6 des 9 membres de la comision au président Martelly.

Le sénateur Kély C. Bastien qui n'est pas membre de la commissionestime que la démarche de ses collègues  a peu de chance d’aboutir.

Selon lui, Michel Martelly n'y donnera pas suite, car s'il le faisait, il confirmerait qu’il est bel et bien un citoyen américain. Néanmoins, le parlementaire dit croire qu’il y a d’autres pistes  que les sénateurs enquêteurs devraient explorer pour faire avancer l’enquête.

Il a également estimé que les senateurs ne peuvent  pas demander au president Martelly qu'il autorise le departement d' Etat à rendre public le dossier de Martelly s' il en a un, puisque, seul un américain pourrait faire une telle démarche.

Toutefois, dans une interview accordée le 16 fevrier à Radio Kiskeya, l'ambassadeur américain en Haïti avait fait savoir que "
dès qu’un citoyen de n’importe quel pays sollicite un visa auprès d’un Consulat américain, ou qu’il jouit d’un statut de résident permanent aux USA ou qu’il acquiert la nationalité américaine, il a un dossier avec les Etats-Unis que nous ne pouvons pas, de façon délibérée, commenter publiquement", sans qu'il en donne l'autorisation.

Voici l'intégrale de la correspondance adressée par les senateurs au président Martelly
:

"Monsieur le Président de la République,

La Commission d’enquête du Sénat de la République, représentée par les honorables Sénateurs, soussignés, a l’insigne honneur de vous saluer et de préciser à votre haute attention l’enjeu de cette interrogation générale qui place, sous les feux des projecteurs, votre Nationalité, au regard de l’article 15 de la Constitution qui stipule : "La double nationalité haïtienne et étrangère n’est admise dans aucun cas."

Monsieur le Président de la République,

L’ampleur du débat que soulève ce cas d’espèce qui harponne votre corps symbolique de "persona ficta" en fait désormais une question nationale, de dimension historique.

Les approches prudentes et respectueuses de la Commission diligentées aux termes de l’article 118 de la Constitution, pour vous aider à tirer au clair l’état de votre situation et à dissiper ce doute cruel qui sape votre légitimité, n’ont récolté que la froideur de votre indifférence et la gouaille de votre banalisation d’une perception publique qui s’est érigée en fait social et politique.

Il en résulte aujourd’hui des remous qui commotionnent le corps social et de graves lézardes qui lacèrent votre visage de Premier Mandataire de la Nation et désacralisent le Pouvoir.

Monsieur le Président de la République, votre refus de collaborer à l’enquête du Grand Corps, n’a aucune justification si l’on se réfère au Droit Constitutionnel et à la Philosophie politique des démocraties modernes.

Les Missions du Président de la République, telles que définies dans les manuels didactiques des grands auteurs, le confinent généralement aux rôles de gardien de la Constitution et de garant de garant des grands intérêts nationaux, comme le prescrit l’article 136 de notre Charte fondamentale.

Comment comprendre alors, Monsieur le Président, votre choix d’ignorer le droit d’enquêter reconnu au Parlement par la loi-mère et celui de maintenir sur votre nationalité un flou déstabilisant qui accélère la descente aux enfers du pays aux détriments de la stabilité sociopolitique.

Nous référant aux paroles célèbres du député Cabèche lors de l’occupation américaine, permettez-nous de dire à son Excellence :

"Quand le peuple haïtien aura un jour à gémir de ces fers que vous essayez de lui forger, et que les générations futures auront à exercer la mémoire de ceux qui ont été les artisans de cet instrument de honte, nous ne voudrions pas que nous soyons du nombre ; nous ne voudrions pas non plus que nos noms figurent au bas du procès-verbal ou sera opérée la honte de toute une institution ou de toute une nation". C’est pourquoi, en tant que Président de la République jusqu’ici, nous vous demandons de choisir la voie de la sagesse pour éviter le pire au pays. Car, aucune volonté particulière ne peut se substituer à la volonté générale. La démystification du politique met bas les masques.

Blaise Pascal, dans son traité de philosophie politique intitulé "Trois discours sur la condition des grands", vous rappelle que c’est à la faveur d’un hasard, le hasard d’une occasion que vous faîtes partie des grands. Dans le premier discours, il raconte l’histoire d’un être en exil, sur une terre qui lui est inconnue, ramené à sa condition misérable mais en qui le peuple reconnaît son roi...

Charles de Gaulle renchérit, pour vous apprendre, dans son livre intitulé "Du Prestige", que l’élévation d’un homme au-dessus des autres ne se justifie que s’il apporte à la tâche commune l’impulsion et la garantie du caractère...

Platon, sous la plume d’Hannah Arendt, a découvert, pour votre gouverne, que la vérité, en tous cas les vérités que l’on nomme évidentes, contraignent mieux l’esprit que la persuasion, l’argumentation et les moyens externes de violence.

Assautez l’admiration et la vénération de votre peuple en accédant à l’excellence citoyenne qui selon Aristote permet "de bien commander et de bien obéir."

Monsieur le Président de la République, la Commission d’enquête du Sénat de la République, vous ouvre les voies inédites de l’exemplarité, de l’honneur et de la gloire, en vous assignant une tâche exceptionnelle. Elle vous enjoint , au nom du peuple souverain qui a mandaté le Législatif, au nom de l’histoire et de la vérité, d’écrire personnellement et respectivement aux instances compétentes des Etats-Unis d’Amérique et d’Italie, pour leur demander de fournir, de manière explicite, à la nation haïtienne, toutes les informations relatives à votre nationalité. Ainsi, il sera mis fin à la saga qu ballotte le pays aux quatre vents.

Monsieur le Président de la République, un citoyen de nationalité haïtienne a tout à gagner d’une démarche de cette valeur, marqué au coin du patriotisme, de la noblesse et du dépassement de soi.

La Commission d’enquête vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, avec ses voeux de magnificence, l’expression de sa très haute considération.

Que Dieu vous inspire et vous donne la force herculéenne de forcer les portes du Panthéon National !"


Signature d'un Document Stratégique pour le pays et de deux conventions de financement entre l'Etat haïtien et l'Union Européenne


Port-au-Prince, mardi 6 Mars 2012 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accompagné, entre autres, du Premier ministre désigné, M. Laurent Lamothe, a participé, ce mardi 6 Mars, à la cérémonie de signature d'un Document Stratégique pour le pays et de deux conventions de financement entre l'Etat haïtien et l'Union Européenne. Ces documents ont été paraphés au Palais National par l'Ordonnateur national, M. Price Paddy, et le Commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, en présence de plusieurs officiels haïtiens et de représentants de la Commission européenne présente en Haïti.

Le Chef de l'Etat a salué la signature de ces documents s'inscrivant dans le cadre de consolidation des relations de coopération entre Haïti et l'Union Européenne qui prévoit l'octroi de 100 millions d'euros supplémentaires en appui à la reconstruction du pays.

Le Document Stratégique fixe jusqu’en 2013 les priorités de cette coopération. Les deux conventions de financement qui ont été signées également concernent respectivement la coopération bilatérale entre Haïti et la République Dominicaine et le programme de soutien au Ministère du Commerce et de l’Industrie ainsi qu’au secteur privé.

Selon l'Ordonnateur national, Price Paddy, 18,7 millions d'euros sont disponibles pour réaliser le programme de coopération binationale dans les domaines du commerce, de l'environnement et du développement local transfrontalier, tandis qu'une enveloppe globale de 4,5 millions d'euros est allouée à l'exécution du programme d'appui au commerce et au secteur privé.

De son côté, le commissaire Andris Piebalgs, satisfait de l'accueil reçu durant sa deuxième visite en Haïti, a indiqué que l'Union Européenne a été et demeure un partenaire durable pour Haïti et contribuera largement au renforcement de la démocratie dans le pays.

Le Président de la République reste convaincu qu'Haïti doit préserver ses relations de coopération avec tous les pays amis. Il en a profité pour inviter tous les secteurs de la vie nationale au dialogue constructif en vue de permettre au pays de prendre la voie du développement.


Nouvelles du  5 mars 2012

 L' ancien premier ministre Bellerive investit la presse dominicaine suite aux accusations de corruption portées contre lui dans le dossier des contrats passés avec des compagnies dominicaines et dément que les plus hautes autorités dominicaines aient exercé des pressions pour faire partir Garry Conille
 
Santo-Domingo, le 5 mars 2012 – (AHP) –L' ancien premier ministre Jean Max Bellerive a redit ce lundi a Santo Domingo qu'il était  à la disposition des autorites haitiennes, en rapport avec les accusations  de corruption portées contre lui,   vehiculées par la presse haïtienne, dominicaine et autres, à propos de contrats en dehors des règles de passation de marchés qu'il a signés avec des entreprises dominicaines durant la période d' urgence post-séisme.

La presse dominicaine avait rapporté la semaine dernière, ce que l' Ambassadeur dominicain a Port au Prince, Ruben Silié, a dû dementir, que le President Leonel Fernandez serait intervenu personnellement auprès de son homologue haitien Michel Joseph Martelly, après que le Premier Ministre, aujourd'hui demissionnaire, Garry Conille, eut annoncé son intention de diligenter une enquête sur le dossier de contrats qui n'auraient pas respecté les règles de passassion de marchés.

Ce qui aurait, entre autres, aurait poussé  Garry Conille à la démission. Il lui aurait été demandé  d'annuler l'enquête sur les contrats  ou de démissionner.

le scandale loin de se calmer, prend plutôt tellement d'ampleur en République dominicaine en cette année électorale que l'ancien premier ministre haïtien a cru important de démentir, après l'ambassadeur Ruben Silié, que les autoritees dominicaines aient exercé des pression sur le président Martelly pour pousser le  premier ministre haïtien à la démission
 
Après une lettre d'explications vendredi au directeur du quotidien "Hoy". Jean-Max Bellerive pressé par des accusations, a pris part ce lundi au programme "gouvernement de l'apres midi" de la Radio Z101 dont l' animatrice principale Consuelo Despradel est connue pour ses prises de position anti-haitiennes.

Dans les deux cas, il a souligné que "l' enquete annoncée par son successeur est illegale vu qu' il existe des organes de l' Etat ayant la responsabilité de lutter contre la corruption et non des amis du premier ministre Conille".

De même, il a qualifié d' inutile cette demarche, vu que le parlement avait defini  un cadre legal pour ces operations, en plus du fait qu' il avait deja été convoqué par le senat  et que les explications fournies sur les contrats signés avec des firmes dominicaines ont ete jugés, a-t-il dit, satisfaisantes par les parlementaires.

Jean-Max Bellerive a aussi souligné que les contrats ont été révisés par l' équipe du président Martelly à l' arrivée de ce dernier au pouvoir en mai 2011.

 
A ce même programme radiophonique était  intervenu la semaine dernière le sénateur Felix Bautista decrit par le journal Le Monde comme le bras financier du président Fernández qui a admis être proprietaire de deux des entreprises dominicaines ayant beneficié de contrats avec le gouvernement haitien:
les firmes Rofi et Hadom.

 D' origine très humble, ayant  été un marchand  tailleur dans sa ville natale de San Juan, avant d'entrer
dans la politique en 1996, ce sénateur  emprisonné pour malversations en l' an 2000 après le premier mandat du président Fernández , est presenté aujourd' hui par la presse dominicaine comme le roi Midas dominicain qui a su tisser de bons et fructueux rapports avec des dirigeants haitiens.

Selon des informations non confirmées mais circulant dans plusieurs milieux dominicains, il aurait contribué a  hauteur de US$ 15 millions de dollars aux dernières elections en Haiti.

Dossier commissions communales: Le président Michel Martelly affirme que lorsque l’Etat renvoit un individu, il le renvoit et c’est tout: il promet la publication du calendrier electoral après l'installation du nouveau gouvernement

Port-au-Prince, le 5 mars 2012 – (AHP) – Le président Michel Martelly a fait savoir lundi que la décision de renvoyer le cartel municipal de Port-au-Prince sera exécuté indépendamment de la volonté du maire révoqué, Muscadin Jean-Yves Jason, de rester accroché au  poste.

 Jeudi, le maire Jason avait fait savoir qu’en dépit du fait qu’il a été " soi-disant révoqué par l’administration centrale, il n’a pas l’intention de quitter son poste au profit d'un nommé, avant la tenue des élections devant désigner son successeur.

Dénonçant ce qu’il a appelé un « Coup d’Etat » fomenté par le gouvernement central, M. Jason avait également appelé les maires touchés par cette mesure à la résistance.

Répondant à question d'un journaliste le chef de l’Etat a fait savoir que cette décision sera respectée, informant que c’est le gouvernement qui a révoqué. 

ll a souligné que lorsque l’Etat renvoit un individu, il le renvoit et c’est tout, le reste est peut-être de l’incompréhension.


Selon les secteurs opposés au remplacement des conseils élus, les membres des nouvelles commissions auraient reçu la consigne de donner plein support aux candidats proche3s du pouvoir, lors des prochaines sénatoriales et municipales.


Pour ce qui est de l’organisation des prochaines élections, Michel J. Martelly a informé que le calendrier électoral sera publié une fois le premier ministre ratifié et le nouveau gouvernement installé.

C’est le prochain gouvernement qui aura à organiser les prochaines élections donc il faut attendre son installation pour connaitre le calendrier électoral, a dit le chef de l’Etat.

Il dit souhaiter que les parlementaires ratifient le premier ministre désigné, Laurent Lamothe de manière à favoriser l’installation du gouvernement dans le meilleur délai, affirmant que l’organisation des prochaines élections est une des priorités de son administration.

Toutefois, à la chambre basse , un nombre important de députés ont fait savoir que tant que  la commission enquêtant sur la nationalité du président n'aura pas la possibilité de produire son rapport, le dossier du premier ministre désigné Laurent Lamothe restera pendant. Cependant qu'au Sénat des menaces de mort qui auraient eté proférées  contre le sénateur François Annick Joseph en rapport avec ses revelations sur le même dosier risque de compliquer la situation.


Pour ce qui est du climat d’insécurité qui connait une certaine recrudescence ces derniers temps avec notamment  plusieurs cas d’enlèvement et d’assassinat, le chef de l’Etat affirme que contrairement à ce que l'on croit, l’insécurité n’es pas en hausse dans le pays.

Pourtant, parallèlement à des cas d'enlèvement, un juge et un avocat ont été assassinés la semaine dernière en l'espace de 24 heures.


Pour le chef de l'Etat, les derniers cas d’insécurité enregistrés dans le pays ne signifie pas que le phénomène est en hausse. Il nous faut, a-t-il dit, analyser les statistiques des derniers mois ou celles du mois de février 2011 pour faire une bonne analyse de la situation sécuritaire du pays.

Michel Martelly préfère se fier au chef civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah): Mariano Fernandez  dispose d’un bon service de renseignement. Et à partir de ce dont il didpose, je remarque qu’il n’y a pas lieu de parler d’augmentation de l’insécurité dans le pays, se rassure-t-il.

Le president Martelly affirme avoir  informé le chef de la MINUSTAH des dispositions adoptées en vue de forcer "les militaires démobilisés" à laisser les anciennes bases de l’armée: un des chefs des démobilisés affirme que ses hommes attendent de pieds fermes et que nul ne peut pénétrer  dans leurs bases


Port-au-Prince, le 5 mars 2012 – (AHP) –
Le président Michel Joseph Martelly a informé lundi s’être entretenu avec le chef civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah), Mariano Fernandez Amunategui pour l'informer des dispositions adoptées en vue de forcer "les militaires démobilisés" à laisser les anciennes bases de l’armée qu’ils occupent depuis plusieurs mois.

Michel Martelly affirme que des instructions ont été passées aux services et corps concernés en vue de maintenir l’ordre et la sécurité publique sur toute l’étendue du territoire national, soulignant qu’une commission a été mise sur pied en vue dédommager les militaires démobilisés.

Cependant, les hommses en armes en treillis militaires seront forcés de quitter les espaces qu’ils occupent actuellement,  a promis Michel Martelly, ajoutant que la formation de la nouvelle force  armée doit se faire dans l’ordre et  que l’Etat de droit doit devenir une réalité dans le pays.

Un communiqué de la présidence publié vendredi  avait fait injonction aux militaires démobilisés de déposer les armes et de quitter les espaces qu’ils occupent actuellement.

Cependant, le responsable de la commission nationale des militaires démobilisés (Conamid’h), David Dormé informait lundi qu’il n’était pas au courant dudit communiqué. "Nous n’écoutons pas la radio pour n'avoir à écouter un quelconque communiqué"

Selon lui, les militaires qui occupent les anciennes bases des FAd’H (Forces Armées d’Haïti) sont dans leurs bons droits puisqu’ils appartiennent à un corps constitutionnel. Il qualifie d’irresponsable toute décision du gouvernement qui viserait à les en déloger.

Pour ce qui est d’un incident impliquant récemment des hommes armés en treillis militaires et armés qui auraient neutralisé un groupe de policiers et confisqué leurs armes de service, l’ancien sergent Dormé, donnant sa version des faits, a fait savoir que les choses ne sont pas passées comme on veut le faire croire.

Ils (les policiers) nous ont vus arriver suivant la tactique du V renversé et, pris de peur, ils ont fui, laissant leurs armes, a-t-il dit ajoutant que les policiers n’ont rien à craindre.

Mais pour ce qui est du projet du gouvernement de les forcer à quitter les bases qu’ils occupent, David Dormé affirme que nulle ne peut entrer dans ces bases si nous ne les y autorisons pas. Nos bases ne sont pas des commissariats, a-t-il dit.


L'occupation d'anciennes bases militaires et  d'autrs sites appartenant à l"Etat haitien par des militaires démobilisés sous les ordres du commandant Ravix Rémissainthe à qui on avait promis le retour de l'Armée pour services rendus dans le cadre du mouvement de violences organisées contre le gouvernement Aristide début février 2004, s'était terminée dans le sang.

Ravix et plusieurs de ses comapagnons avaient éte tués dans des échanges de tirs avec la police, selon le gouvernement intérimaire de l'époque, mais abattus par des caques bleus, selon des proches des anciens militaires.


Nouvelles victimes de l'insécurité: le directeur de "Radio Boukman" et une personne qui l'accompagnait  assasssiné par balle ce  lundi


Port-au-Prince, le 5 mars 2012 - (AHP) - Le climat d'insécurité qui sévit actuellement dans la capitale haïtienne a frappé de plein fouet lundi la presse haïtienne: le président Directeur Général de Radio Boukman, Jean Liphète Nelson a été tué par balle  dans le quartier de bois neuf, à Cité Soleil (vaste bidonville du nord de la capitale).

Un double assassinat puisque l'une des  deux autres personnes qui se trouvaient dans la voiture a éte tuée.  Robert Nelson, un frère du journaliste, également blessé, est hors de danger.

Mortellement blessé, le directeur de la station de radio commnautaire, a succombé à ses blessures peu après son admission dans un centre hospitalier où il a été conduit d’urgence après avoir reçu plusieurs projectiles. Le véhicule à bord duquel se trouvait M. Nelson a été la cible de bandits armés opérant dans la zone de Bois-neuf.

Il s’agirait d’un groupe de mineurs, mais lourdement armés qui appartiennent à la base Ti moun piti (base des enfants, en créole) qui auraient commis le forfait. On ignore pour l’instant s’il y a eu des arrestations suite à ce meurtre.

Le responsable du service de rédaction de Radio Boukman, Jean Junior Joseph a déploré, cet assassinat qui plonge la station émettant à Cité Soleil dans le deuil. Il affirme que la radio n’est pas la seule à être frappée précisant que M. Nelson était l’un des dirigeants de l’ONG "Hands Together" qui permet à des milliers d’enfants de bénéficier du pain de l’instruction dans cette commune.

Le secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers, a appelé les autorités policières et judiciaires à s’assurer que ce nouveau crime ne reste pas impuni.


Le climat d’insécurité connait une hausse ces derniers temps dans le pays notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

En moins d’une semaine, deux hommes de loi ont été assassinés dans la capitale haïtienne. Jeudi Me Durand Jeanty a été la cible de motards qui l’ont descendu sur la cour de sa maison, alors que deux jours plus tard c’est le juge Mario Labady qui a été tués par des bandits armés.

Le chef de L'Etat et le chef de la MINUSTAH faisaient savoir un peu avant le meurtre du directeur de radio Boukman ce lundi,  qu'il n'y avait pas lieu de parler de recrudescence de l'insecurité dans le pays.


L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) rappelle que la violence qui siège actuellement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince ne peut nullement contribuer au bonheur du pays et que seule la cohésion sociale demeure la solution.

Une récente étude publiée dimanche par Radio Canada a fait savoir que la criminalité a augmenté ces 6 derniers mois dans les grandes villes haïtiennes notamment les Cayes, Gonaïves et Cap-Haïtien.


Conduite par les chercheurs Athena Kolbe et Robert Muggah, cette étude portant sur la criminalité en milieu urbain dans les pays de la Caraïbe, a démontré que te taux d’homicide semble avoir fait un bond dans les quartiers densément peuplés des villes haïtiennes entre août 2011 et février 2012. Le mois dernier, Haïti a connu le plus haut taux d’homicide depuis 6 ans, soit 60.9 meurtres pour 100 000 habitants.
Michel Martelly et Mariano Fernandez discutent du dossier des hommes armés occupant les anciennes bases ds ex-FADH: les deux hommes croient par ailleurs qu'il n'y a pas lieu de parler de recrudescence de l'insécurité dans le pays

"Bureau de communication de la présidence:
Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, a eu une importante rencontre, ce lundi 5 Mars, au Palais National, avec le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti, M. Mariano Fernández Amunátegui, autour de la situation sécuritaire dans le pays. Le Chef de l'Etat est préoccupé par les actes criminels enregistrés ces derniers jours à Port-au-Prince, mais croit, à l'instar du Chef civil de la MINUSTAH, qu'il n'y a pas lieu de parler pour autant de la recrudescence de l'insécurité.

Par cette rencontre suivie d'une conférence de presse, le Chef de l'Etat a voulu informer personnellement M. Amunátegui des nouvelles dispositions adoptées concernant une série de sujets de sécurité préoccupants, dont la présence non autorisée d’individus armés, en treillis militaires, occupant des anciennes casernes des Forces Armées d’Haïti et des sites appartenant à l’Etat Haïtien.

Voici, en effet, les dispositions adoptées suite à une réunion de travail, le samedi 29 Février 2012, au Palais National, à laquelle ont pris part les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale, les Présidents des Commissions Justice et Sécurité du Sénat et de la Chambre des Députés:

a)  Interdiction formelle à ces individus de circuler en treillis militaires et armés.

 b)  La Primature, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale ont chacun désigné un représentant chargé de :
 
1.  Dresser un bilan des travaux réalisés, à date, par le Bureau des Militaires Démobilisés, créé en 2004, et, du même coup, restructurer ledit bureau ;
 2.  S’assurer de la bonne marche du processus d’indemnisation des militaires ;
 3.  Rencontrer les représentants des différents sites occupés et recueillir leurs doléances, le cas échéant ;
 4.  Faire injonction formelle de libérer, dans le plus bref délai, les différents espaces occupés. Faute par eux de ce faire, il sera pris telles dispositions que de droit.

Le Président de la République a passé des instructions formelles aux services et corps concernés de maintenir l’ordre et la paix publique sur toute l’étendue du territoire national et rappelle à tout un chacun que la constitution d’une nouvelle force publique ne peut se faire que dans l’ordre, la discipline et le respect des lois en vigueur.

Ces dispositions seront prises en compte dans le rapport que M. Mariano Fernández Amunátegui va soumettre au Secrétaire Général des Nations Unies.

Par ailleurs, Président Martelly, qui attend le rapport de la Commission d’Etat d’organisation de la composante militaire de la Force Publique, créée le 2 Décembre 2011, encourage le dialogue entre toutes les forces vives de la nation pour une issue heureuse et pacifique à cette situation.

Les élections législatives et municipales sont une priorité

L'organisation des prochaines élections législatives et municipales est une priorité pour le Président de la République qui s'engage à respecter cet acquis démocratique. "On va vers les élections. C'est une obligation et un droit", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse de ce lundi.

 Président Martelly, voulant l'organisation de bonnes élections inclusives, a annoncé la mise en place d'un calendrier électoral, une fois le choix de M. Laurent Lamothe, désigné comme nouveau Premier Ministre, est ratifié par le Parlement. D'ailleurs, une commission est en train de travailler sur ce dossier.

"Je veux qu’Haïti vive un véritable Etat de Droit", tel est le message que le Chef de l'Etat transmet clairement au peuple haïtien et ainsi qu’à la communauté internationale".


La commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des membres de l’exécutif soumettra jeudi un rapport preliminaire à l'assemblée des sénateurs: le senateur Steven benoir deplore que le doute pèsera sur le président Martelly pour "son refus de collaborer "

Port-au-Prince, le 5 mars 2012 - (AHP) – La commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des membres de l’exécutif se prépare à soumettre ce jeudi son rapport à l’appréciation des sénateurs. 

C’est le sénateur Steven Benoît qui en a fait l'annonce,  précisant que le rapport de la sous-commission Immigration dont il fait partie, remettra son rapport préliminaire dès ce mardi.

C’est un rapport préliminaire qui ne prend pas en compte le dossier du chef de l’Etat pour lequel il n’a pu trouver des informations. Ce dernier ayant toujours refusé de collaborer avec la commision d'enquête, ce que deplore le parlementaire qui croit qu'une telle  attitude va alimenter les doutes sur la nationalité du président.

D’un autre coté, le sénateur Annick Joseph François qui a récemment donné des pistes pour faire avancer l’enquête, en faisant une serie de révélations, ferait l’objet de menaces de mort.

Le président de l’Assemblée Nationale Simon Dieuseul Desras a dit prendre au sérieux ces menaces mais soutient que son collègue  n’a pas l’intention de fuir ou de se mettre à couvert.

Pour ce qui est du dossier du premier ministre désigné, Laurent Lamothe, le sénateur Desras affirme que la commission devant analyser ses pièces pourrait être constituée ce week end.

S’il est vrai que l’actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères est sous le coup d’une enquête parlementaire, cela ne devrait pas empêcher la commission qui va étudier ses pièces, de faire, ne serait-ce que sous réserves, son travail.

Cependant, le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-Jeune croit lui que le dossier de la nationalité doit être vidé avant que ses collègues ne planchent sur l’analyse des pièces du PM désigné.

Il dit attendre que le rapport de la commission sénatoriale d’enquête soit soumis à l’appréciation des sénateurs.

Pour sa part, le premier sénateur du Sud-est, Edwin Zenny, un proche du chef de l'Etat, dit croire que Laurent Lamothe est très bien placé pour diriger le prochain gouvernement.

Selon lui, si Michel  Martelly avait choisi M. Lamothe dès le départ, le pays n’aurait pas été en crise tout ce temps et aurait dejà décollé.


On ne dirige ni avec ses ennemis ni avec des inconnus, a lancé l’ancien maire de Jacmel, affirmant que l’accession de Laurent Lamothe à la Primature va donner au pays plus de 4 ans de stabilité, a-t-il dit.
 

Nouvelles du 3 mars 2012

L'ancien premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive confirme avoir signé des contrats sans appel d'offres avec des entreprises dominicaines: "c'était avec l'autorisation du parlement haitien pour accélérer la reconstruction"

Santo-Domingo, le 3 mars 2012 – (AHP) –L'ancien premier ministre haitien Jean-Max Bellerive a confirmé vendredi avoir signé des contrats sans  appel d'offre avec des entreprises dominicaines, mais a expliqué l'avoir fait parce qu'il était autorisé par le parlement haitien pour accélérer la reconstuction du pays après le tremblement de terre ayant ravagé Port-au-Prince et d'atres villles du pays en janvier 2010.

Bellerive qui fut egalement ministre de la planification et de la coopération,s'est defendu des accusations de corruption portées contre lui dans une lettre adressée au Directeur du quotidien dominicain Hoy, Bienvenido Alvarez Vega.

"J'ai lu dans l'édition du jour des informations relatives à la situation politique haïtienne, et comme ancien premier ministre, je me permets de vous envoyer cette communication en guise d'explication", ecrit M. Belllerive accusé en haiti comme en Republique dominicaine d'avoir signe avec des compagnies dominicaines, des contrats, en dehors des regles de passation des marchés.

" En Haiti, comme en République dominicaine, il existe des secteurs xénophobes qui questionnent tout ce qui vient de l'autre côté de la frontière. Mais fier d'etre haitien et  assumant une position nationaliste cohérente, j'ai toujours plaidé pour un dialogue  politique clair et permanent entre nos deux societes" a encore écrit l'ancien chef de gouvernement du président René Preval.
 
Il a fait savoir en outre, que dans de multiples déclarations en Haiti, en République dominicaine et travers le monde, il a defendu la necessité que le secteur privé dominicain soit un associé privilegié dans le developppement economique d'haiti.
 
" De ce fait, je ne croyais pas que d'importants medias dominicains allaient se prêter à la guerre d'interets anti-dominicains qui  qui motive aujourd'hui le lancement d'une investigation illégale et inutile contre moi" se plaint Jean Max Bellerive.
 
L'investigation est illegalé, a-t-il dit, parce que les audits des contrats publics doivent etre effectués par les organes prévus par la constitution et les lois et non par un groupe d'amis de l'actuel premier ministre (démissionnaire)
 
Inutile, parce que tout le monde sait en haiti que le cadre legal dans lequel les contrats ont ete negocies est  basé  sur les pouvoirs que n'a octroyes le parlement pour signer des contrats sans appel d'offre, chaque fois que l'estime necessaire pour affronter les travaux de la reconstruction, a-t-il encore indiqué.
 
Jean-Max Bellerive a fait savoir que malgré cette lalitude, les contrats octroyés aux differentes compagnies dominicaines au cours de la periode  d'urgence, ont respecte totaklemnt le cadre legal , car des appels d'offre ont ete organises et gagnés par elles.
 
 Selon M. Bellerive  si beaucoup  considèrent que faire des affaires avec des compagnies dominicaines peut etre interessant ces temps-ci, mais en dehors de certaines compagnies haitiennes limitées dans leur capacité de repondre aux appells d'offres, presque toutes les réponses sont venues de compagnies dominicaines deja presentes en Haiti, soit travaillant dans d'autres projets, soit pour des raisons humanitaires.
 
Dans la realite, selon, Jean-max Bellerive, l'objectif de M. Conille en mettant sur pied la commission d'audit, n'est pas de lutter contre la corruption, mais d'octroyer les contrats à d'autres compagnies.
 
" Je doute que dans les révisions de contrats proposées par le preministre (demissionnaire), les contrats passés avac des firmes américaines et européennes, selon les mêmes conditions, puissent être revisés", a dit Jean max Bellerive, ajoutant: que personne ne tente de salir mon nom pour justifier le non-respect des engagements financiers envers haiti.
 
Il a souligne que le système financier international est en train de passer des moments difficiles et que tout le monde peut comprendre qu'Haiti ne puisse continuer d'etre une priorité.

Garrry Conille avait début février annoncé la révision des contrats signés par Jean-Max Bellerive, surtout ceux correspondant à la periode d'urgence ayant suivi le tremblement de terre.
 
Selon des informations, une seule entreprise a bénéficié de 80% des contrats qui enensemble ont totalisé 500 millions de dollars.

Dans les résultats de l'audit recommandé par Conillle, devraient figurer des recommandations appelant au maintien, à la renégociationsou a la rupture de certains contrats
 
Selon des secteurs dominicains et haitiens, la construction de l'Université de Limonade (Nord) ne serait pas totalement un don, mais serait plutot lié a la signature de certains contrats avec des entreprises dominivcaines.
 
 Les memes sources ont laissé entendre que le dosseir de ces contrats contestés pourrait s'inviter dans la campagne présidentielle dominicaine. Car on cite comme grand bénéficiaire, une compagnie appartenant à un sénateur dominicain réputé proche du président sortant Léonel Fernández.

Dossier nomination commissions communales: Le Ministère de l'Intérieur et des Collectivites territoriales menace le maire de Port-au-Prince Jean-Yves Jason sans le citer

 
"Le Ministère de l'Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, tient à rappeler aux intéressés et à tous ceux que la question intéresse, les dispositions de l'article 158 du Code Pénal qui prescrit : " Tout fonctionnaire, soit civil, soit militaire, révoqué, destitué, suspendu ou interdit légalement, qui, après en avoir eu la connaissance officielle, aura continué l'exercice de ses fonctions, ou qui, étant électif ou temporaire, les aura exercées après avoir été remplacé, sera puni d'un emprisonnement de six mois au moins et de deux ans au plus, et d'une amende de vingt-quatre gourdes à quatre-vingt-seize gourdes.

 Il sera interdit de l'exercice de toute fonction publique, pour un an au moins et trois ans au plus, à compter du jour où il a subi sa peine; le tout sans préjudice des plus fortes peines portes contre les officiers ou les commandants militaires par l'article 70 du présent code".
 
Ce rappel est fait à toutes fins utiles".

Dans une conférence de presse le 1er mars au lendemain de la nomination d'une nouvelle commission communale pour "gérer la municipalité de Port-au-Prince jusqu’à l’organisation des prochaines élections", le   maire Jason avait prevenu qu'il ne quitterait pas la mairie au profit de nommés et appelé les autres conseils municipaux frappés à faire de même
Les homms armés et autre militaires démobilisés qui occupent les anciennes bases des ex-forces armées d'Haïti, menacés de déguerpissement

 "Bureau de Communication de la Présidence

Le Secrétariat Général de la Présidence informe le public en général et la Presse en particulier qu’une réunion de travail, dirigée par le Président de la République, Son Excellence M. Michel Joseph Martelly, s’est tenue au Palais National le mercredi 29 Février 2012. Elle portait sur la présence non autorisée d’individus armés, en treillis militaires, occupant des anciennes casernes des Forces Armées d’Haïti et des sites appartenant à l’Etat Haïtien.

Ont pris part à cette réunion, les membres du Conseil Supérieur de la Police Nationale, les Présidents des Commissions Justice et Sécurité du Sénat et de la Chambre des Députés.

A cet effet, les dispositions suivantes ont été adoptées :

a)    Interdiction formelle à ces individus de circuler en treillis militaires et armés.
b)    La Primature, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale ont chacun désigné un représentant chargé de :

1.    Dresser un bilan des travaux réalisés, à date, par le Bureau des Militaires Démobilisés, créé en 2004, et, du même coup, restructurer ledit bureau ;
2.    S’assurer de la bonne marche du processus d’indemnisation des militaires ;
3.    Rencontrer les représentants des différents sites occupés et recueillir leurs doléances, le cas échéant ;
4.    Faire injonction formelle de libérer, dans le plus bref délai, les différents espaces occupés. Faute par eux de ce faire, il sera pris telles dispositions que de droit.

La Présidence souligne qu’elle a passé des instructions formelles aux services et corps concernés de maintenir l’ordre et la paix publique sur toute l’étendue du territoire national et rappelle à tout un chacun que la constitution d’une nouvelle force publique ne peut se faire que dans l’ordre, la discipline et le respect des lois en vigueur.

Dans l’attente du rapport de la Commission d’Etat d’organisation de la composante militaire de la Force Publique, créée le 2 Décembre 2011, la Présidence encourage le dialogue entre toutes les forces vives de la nation pour une issue heureuse et pacifique à cette situation."


Nouvelles du 2 mars 2012

Des organisations pro-lavalas expriment leur satisfaction suite à la "manifestion réussie" du 29 fevrier et rappellent  deux autres rendez-vous sur le macadam les 18 et 29 mars prochain

Port-au-Prince, le 2 mars 2012 – (AHP) – Les organisations pro-Lavalas qui avaient organisé l'imposantemanifestation du 29 mars dernier à Port-au-Prince, se sont déclarées vendredi  très satisfaites de la participation de milliers de citoyens à cette mobilisation.
 
Mercredi, une dizaine de milliers de partisans et de sympathisants de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues à l’appel de plusieurs organisations de bases membres ou proches du parti de l’ancien -président Jean-Bertrand Aristide reunies au sein de la plateforme Ghetto-Unis.

L’objectif de cette manifestation était entre autres de renouveler leur soutien à l’ancien président à l’occasion du 8e anniversaire du coup d’Etat du 29 février 2004, dénoncer ce qu’elles appellent le projet dictatorial du président Michel Martelly et le  presser de collaborer avec la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des membres de l’Exécutif.

Biron Odigé, coordonateur de la coalition des bases populaires, s’est réjoui de  la réussite de la manifestation. Il en a profité pour leur rappeler deux autres rendez-vous sur le macadam les 18 et 29 mars prochain.

Ces dates marqueront respectivement le 1er anniversaire du 2ème retour de l'ancien president Aristide dans le pays et le 25e anniversaire de l’adoption de la constitution de 1987.

M. Odigé invite tous les défenseurs des principes démocratiques à rejoindre le mouvement.

Le porte-parole de la plateforme Ghetto-Unis, Wilson Mésilien, a demandé, une fois de plus au president Michel Martelly à   faire preuve de sagesse en collaborant avec la commission sénatoriale d’enquête.

Il appelle au respect des doits sociaux et économiques de tous les haïtiens notamment ceux vivant dans les quartiers dits défavorisés.

Le Président Michel Martelly appelle à  la pleine participation des femmes au processus de reconstruction


Port-au-Prince, vendredi 2 Mars 2012 : Le Président  Michel Joseph Martelly, accompagné, entre autres, de la Première Dame, Mme Sophia Martelly, a assisté, ce jeudi 1er Mars, à l’hôtel Karibe, à la présentation de la Plateforme nationale d’action en faveur des femmes haïtiennes et de leurs communautés, créée suite à un accord de 150 dirigeants d’association de femmes pour permettre à celles-ci de s’exprimer d’une voix commune.

La cérémonie de présentation, tenue à l’issue d’une conférence de trois jours, s’est déroulée en présence de la Présidente du Caucus des femmes, de parlementaires, du  Ministre du Commerce, Wilson Laleau, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunategui et des représentantes nationales et internationales de plusieurs associations de femmes.

Dans son discours de circonstance, le Chef de l’Etat a félicité "Femmes en Démocratie" pour cette initiative et les organisations de femmes  impliquées dans cette démarche. Il a aussi adressé des mots de reconnaissance aux femmes des dix départements du pays. En 2011, 315 focus-groupes ont été organisés sur tout le territoire national, auxquels avaient participé 3,200 femmes et hommes venus des milieux ruraux et urbains.

«La femme haïtienne est la base de notre société. Elle demeure le principal pilier du développement de notre pays », a affirmé le Président Martelly, invitant tous les secteurs à œuvrer à la promotion de la pleine participation de femmes au processus de reconstruction, de paix, de sécurité et de construction de la Nation haïtienne.

Le Président a également  attiré  l’attention sur quatre enjeux prioritaires de cette Plateforme nationale, à savoir :

•    Accroître les opportunités économiques et éducatives pour les femmes
•    Veiller à ce que des infrastructures adéquates et l’environnement nécessaire existent pour le développement à travers la construction d’écoles primaires et secondaires
•    Améliorer l’accès aux soins de santé et lutter contre la violence basée sur le genre
•    Augmenter la participation politique et civique des femmes dans la mise en place d’un appui technique et financier aux femmes candidates aux élections.

Le chef de l'Etat s'est dit convaincu que reconstruire Haïti sur de meilleures fondations, requiert un leadership transformationnel et une vision partagée. (bureau de communication de la présidence)  
L'USAID appuie des solutions écologiques pour la cuisson d'aliments en Haïti
Port-au-Prince (Haïti) – L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) s'emploie à favoriser la production pour le marché local de fours de cuisson écologiques en Haïti, pays où la forte demande de charbon de bois a contribué à son déboisement généralisé.

Récemment, elle a annoncé l'octroi d'un prix à la société Chemonics International destiné à mettre en œuvre sur une période de trois ans un projet portant sur la fabrication de foyers améliorés. Grâce à une coordination étroite avec le gouvernement, le secteur privé et la société civile d'Haïti, ce projet devrait permettre de créer un marché local florissant ainsi qu'une industrie durable spécialisée dans la fabrication de cuisinières écologiques utilisant notamment du gaz de pétrole liquéfié (G.P.L.) et de la biomasse, a indiqué l'USAID dans un communiqué de presse.

L'emploi de bois de chauffe et de charbon de bois par des particuliers et par de petites entreprises en Haïti est l'une des raisons principales du fait que les forêts ne couvrent plus que 2 % de la superficie du pays.

La directrice de la mission de l'USAID en Haïti, Mme Carleene Dei, a déclaré que l'objectif de ce projet était de diminuer la consommation de charbon de bois grâce à la création d'un marché durable pour des réchauds efficaces, bon marché et non polluants.

Sans la protection des zones boisées des bassins hydrologiques, a-t-elle dit, les coteaux dénudés laissent le pays à la merci d'inondations dévastatrices et de l'érosion.

Outre les atteintes à l'environnement causées par la production et la consommation inefficaces de combustibles solides, l'utilisation de foyers et de combustibles traditionnels peut entraîner des problèmes en matière de santé.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, l'exposition à la fumée provenant de foyers traditionnels est l'un des 5 risques les plus graves pour la santé des habitants des pays pauvres. Près de 2 millions de personnes meurent tous les ans des suites de maladies des voies respiratoires causées par l'inhalation de la fumée provenant de réchauds polluants. Les femmes et les jeunes enfants sont les plus touchés car ils passent plus de temps à proximité de cette fumée nocive.

Dans les villes, les ménages et les vendeurs ambulants d'aliments consacrent aussi une partie considérable de leur revenu à l'achat de charbon de bois.

En encourageant l'adoption de réchauds au charbon de bois plus efficaces et de réchauds au G.P.L., ce projet aidera les consommateurs à utiliser moins de charbon de bois pour satisfaire les mêmes besoins de cuisson et à faire des économies qu'ils pourront consacrer à d'autres usages.

Des entreprises rentables

D'un montant de 7,2 millions de dollars, le projet de l'USAID en Haïti permettra la création d'entreprises à but lucratif spécialisées dans la fabrication de réchauds à charbon de bois améliorés et de réchauds au G.P.L. ainsi que dans leur distribution. Il visera près de 10.000 vendeurs d'aliments sur la voie publique à Port-au-Prince, ainsi que 800 écoles, orphelinats et autres institutions consommant beaucoup d'énergie dans la capitale et dans ses environs.

L'USAID aidera aussi les autorités haïtiennes à élaborer un cadre juridique et réglementaire pour les gaz de pétrole liquéfiés, notamment des règles de sécurité, à mettre en place les modalités de l'octroi de licences, à décourager des pratiques commerciales déloyales et à encourager les investissements.

En outre, en favorisant le recours à des fours de cuisson à charbon de bois plus efficaces et qui produisent moins de gaz à effet de serre, son projet permettra d'obtenir des revenus supplémentaires qui serviront à réduire le coût des réchauds pour les clients et à élargir davantage le marché des réchauds améliorés.

Le projet de l'USAID s'inscrit dans le cadre de l'Alliance mondiale pour les foyers améliorés, partenariat entre le secteur public et le secteur privé qui est sous la direction de la Fondation des Nations unies.

L'USAID est un des membres fondateurs de cette alliance, qui vise à encourager l'adoption de 100 millions de réchauds écologiques dans le monde entier d'ici à 2020. Elle s'est engagée en étant membre de cette alliance à prendre des mesures afin d'améliorer la commercialisation des foyers améliorés, de fournir ces réchauds à des populations déplacées et à réduire l'exposition à la pollution de l'air ambiant.

Lors du lancement de l'Alliance mondiale pour des foyers améliorés, la secrétaire d'État, Hillary Rodham Clinton, a déclaré à ce propos : « Pendant toute l'histoire de l'humanité, les gens ont cuit des aliments sur des foyers ouverts et sur des appareils qui polluaient, mais il n'empêche que ceux-ci tuent lentement des millions de personnes et polluent l'environnement.

 Les effets d'une exposition quotidienne à cette pollution peuvent être dévastateurs. La pneumonie, qui est la cause principale de décès des enfants dans le monde, les maladies chroniques des voies respiratoires, le cancer du poumon et de multiples autres problèmes de santé en sont la conséquence. En améliorant ces fours de cuisson, on peut sauver et améliorer la vie de millions de personnes. » (Tiré de Kalbas Info #2, le bulletin de l'ambassade des Etats-Unis)
Nouvelles du 1er mars  2012

L'actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe, désigné premier ministre: au parlement de jouer à présent

Port-au-Prince, le 1er mars  2012 – (AHP) – Le Président Joseph Michel Martelly a officiellement désigné jeudi l'actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Lamothe (39 ans) au poste de premier ministre, pour remplacer le docteur Garry Conille qui a été contraint de demissionner la semaine dernière, après un conflit ouvert avec le chef de l'Etat.

Mr Martelly a également écrit aux présidents des deux chambres pour les informer de son choix.

Laurent Lamothe a ainsi supplanté Anne-marie Milfort, une proche collaboratrice du chef de l'Etat et son actuel ministre de l'Interieur, Thierry Mayard Paul qui se trouvaient également sur la liste des " premier-minisrables".

Des infomations persistantes laissaient entendre en début de semaine que MM Mayard Paul et Lamothe étaient à couteaux tirés dans le cadre de la course à la primature, au point que l'un et l'autre se sont vus obligés d'y opposer un démenti.

Toutefois, dans certains milieux proches du pouvoir, on estime que l'actuel ministre des Affaires érangères jugé trop influent et même capable de faire ombrage au président, pourrait être envoyé à  la "boucherie", etant donné l'état d'esprit qui prévaut au parlement en pleine crise avec le président.

En effet, un nombre important de sénateurs et députés estiment conditionnent l'analyse ds piècs du prochain premier ministre designé à la soumission entre autres par le president de ses documents de voyage à la commision sénatoriale d'enquête sur la nationalité.

Michel Martelly est accusé de détention de la double nationalité américaine et italienne, mais refuse jusqu'ici de collaborer avec la commission d'enquête.

Les parlementaires exigent également de M. Martelly des garanties sur l’organisation des prochaines élections, la publication de la version corrigée de la constitution amendée et la resolution du problème des individus armés en uniforme  dans des bases des anciennes forces armées d'Haïti, dans plusieurs régions du pays.

Le sénateur Moïse Jean-Charles à la base des accusations sur la nationalité étrangère présumée du chef de l'Etat, a fait savoir que la désignation d'un premier ministre n'est pas prioritaire pour les sénateurs de la République. " L'important est que le president collabore avec la commission d'enquête pour que toute la verité se fasse sur sa nationalité.," a dit le parlementaire, ajoutant que nous n'aimerions pas qu'un étranger choisisse pour nous un premier ministre.

Laurent Lamothe est lui aussi accusé d'être de nationalite etrangère. Ce que l'interessé a toujours démenti.

Moïse Jean-Charles a aussi annoncé que de nouvelles dispositions seront bientôt prises pour contraindre le chef de l'Etat à soumetre ses documents de voyage: la commision va écrire  aux ambassades pour leur demander de ne pas continuer à collaborer avec le chef de l'Etat. Des correspondances seront egalement envoyées en ce sens aux differents secteurs de la vie nationale, a-t-il dit.


Le président du Sénat confirme que le chef de l'Etat a fait choix du chancelier Laurent Lamothe pour être son premoie ministre: le sénateur Annick Joseph affirme que l'enquête sur la nationalité du président et du ministre des Affaires étangères doit aboutir avant l'analyse des pièces de ce dernier

Port-au-Prince, le 1er mars 2012 – (AHP) – Le président de l’Assemblée Nationale, Simon Dieuseul Desras a confirmé jeudi que le chef de l’Etat a officiellement désigné l’actuel ministre démissionnaire des affaires étrangères, Laurent Lamothe pour succéder au docteur Garry Conille comme chef de gouvernement.
 
Le parlementaire informe avoir rencontré, en compagnie du président de la chambre des députés Levaillant Louis-jeune, le chef de l’Etat qui les en a informé.
 
Il a fait savoir que le président a promis de s’assurer que son premier ministre nouvellement désigné passe l’étape de la ratification.
 
Pour sa part, le sénateur Anick François Joseph estime que la question relative à la nationalité étrangère présumeé du chef de l’Etat doit être vidée avant l’analyse des pièces de M. Lamothe. Il a fait savoir que des compagnies aériennes et des institutions américaines sont en mesure de fournir des preuves sur la nationalité exacte du président.

Le sénateur de l'Artibonite se demande pourquoi le nom de Michel Martelly ne figure pas sur la liste des passagers d'un vol AA vers Miami le 21 novembre 2007, envoyée à la Commision d'enquête par la ligne aérienne American Airlines. Selon Anick François, le chanteur Martelly aurait voyagé ce jour-là avec un passeport americain.
 
Il a ainsi demandé au président Martelly de collaborer avec la commission d’enquête pour clarifier sa situation, estimant anormal qu’un étranger accède à la tête de l’Etat et choisisse par la suite son premier ministre.
 
"Le refus du président Michel Martelly de collaborer démontre qu’il ne reconnait pas l’autorité des sénateurs, alors comment peut-il nous demander d’analyser le dossier de son premier ministre désigné", s’interroge le sénateur Joseph qui dit voir de l’incohérence dans la démarche du chef de l’Etat.
 
D’ailleurs, a-t-il fait remarquer, il y a aussi des soupçons autour de la nationalité de M. Laurent Lamothe. L’enquête en cours sur sa nationalité doit continuer, a dit le parlementaire.

Renvoi du conseil municipal élu de Port-au-Prince: le maire Jason previent qu'il ne quitte pas la mairie au profit de nommés et appelle les autres conseils frappés à faire de même

 Port-au-Prince, le 1er Mars 2012 – (AHP) – Le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean-Yves Jason a dénoncé jeudi la décision du président Michel Martelly de renvoyer le conseil issu des urnes qu'il dirige  pour nommer à sa place une commission municipale de 3 membres, jusqu’à l’organisation des prochaines élections.

Le maire révoqué de Port-au-Prince avertit qu’il n’abandonnera pas ses fonctions.


Il s’agit, selon le maire Jason, d’un coup d’Etat du gouvernement central contre le gouvernement communal de Port-au-Prince avec l’appui du président Michel Martelly.

Informant qu’il n’a nullement l’intention de quitter la mairie de Port-au-Prince avant l’élection de son successeur, Muscadin Jean Yves Jason a fait savoir qu’il va, conformément à l’arrêté municipal du 23 décembre 2010 et du décret  du 1er février 2006, activer le conseil de sécurité communale composé entre autres, du commissaire de police de la Capitale,  du directeur départemental de l’Ouest, du commissaire du gouvernement, du vice-délégué, du juge de paix de la section Sud de Port-au-Prince.

Cet arrêté nous donne la prérogative d’évaluer la situation et prendre les mesures que de droit contre tous ceux qui tentent de violer la loi dans le pays, a annoncé le maire Jason, faisant savoir que  le conseil communal de sécurité aura entre autres pour taches de redéfinir les priorités et les stratégies face à ce qu’il appelle la délinquance évolutive, rappelantqu’une vingtaine de conseils municipaux ont été écartés.

Muscadin Jean-Yves Jason a lancé par ailleurs, aux maires des cartels « soi-disant » révoqués, un appel à la résistance. Il leur demande de rester ou de retourner à leur poste et cela, ajoute-t-il, jusqu’aux prochaines élections.

Le respect de la loi est incontournable, a lancé Jean-Yves Jason,  rappelant que seuls des élus doivent remplacer des élus dans le cadre d’élections crédibles, honnêtes et démocratiques.

Cette nouvelle épreuve de force vient compliquer une situation déjà explosive marquée notamment par la crise de la nationalité, et  la démission du premier ministre.

Un autre avocat tombe sous des balles assassines: Me Durand R. Jeanty a été abattu  sur la cour de sa résidence à Morne Calvaire

Pétion-ville, le 1er Mars 2012 – (AHP) – Le climat d’insécurité qui prévaut dans la capitale haïtienne ces derniers jours vient de faire  une nouvelle victime au sein de la communauté juridique.

Il s'agit du secrétaire exécutif de l’ordre des barreaux d’Haïti, Me Durand R. Jeanty, 50 ans,  abattu jeudi matin dans la cour de sa résidence à Morne Calvaire (Port-au-Prince).

Atteint de plusieurs projectiles, Me Jeanty a rendu l'âme sur le champ. Il était, depuis environ 20 ans, membre du barreau de Port-au-Prince et travaillait entre autres, dans le service juridique du conseil électoral provisoire, siégeant entre autres au BCEN (Bureau du Contentieux Electoral National).

Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule, affirme avoir appris la nouvelle avec beaucoup de tristesse et d’affliction.

Les premières informations recueillies sur place laissent comprendre qu’il s’agit probablement d’une exécution sommaire et d’un assassinat planifié.

Il appelle les autorités policières et judiciaires à faire en sorte que ce nouveau crime ne reste pas impuni. Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus qui s’estrendu sur les lieux du crime, promet de faire en sorte que la justice mette la main aux collets des bandits.  

En novembre dernier, Me Briel Lagrandeur avait été assassiné alors qu’il revenait d’une formation en Guadeloupe. Un assassinat qui avait plongé la communauté juridique haïtienne dans la consternation et avait conduit les avocats à observer un arrêt de travail.

Depuis quelques semaines, le climat d’insécurité qui semble en pleine recrudescence, a déjà fait plusieurs victimes notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Pour la seule journée de mercredi, au moins trois cadavres ont été retrouvés sur la chaussée.

Rencontre au palais national à l'initiative du chancelier Lamothe autour de l'organiation des prochaines élections: le president Martelly , le nonce apostolique et les ambasadeurs des Etats-nis, du Canada et de la France y ont pris part
Port-au-Prince, le 1er mars 2012 – (AHP) – Une rencontre s’est tenue ce jeudi au Palais présidentiel entre le chancelier Laurent Lamothe, nouvellement désigné premier ministre et des membres du corps diplomatique accrédité en Haïti.
 
Les ambassadeurs américain Kenneth H. Merten, canadien Henri-Paul Normandi, français Didier Lebret et dominicain Ruben Silié Valdés ainsi que le nonce apostolique Bernadito Auza ont entre autres pris part à cette rencontre.
 
Les discussions ont porté sur l’organisation des prochaines élections dans le pays, selon ce qu'a rapporté le diplomate américain Kenneth Merten.

L'absence d'une date pour organiser des élections en vue de renouveler entre autres un tiers du Sénat et les conseils municipaux, soulève l'indignation de plusieurs secteurs de la population, surtout avec la décison du gouvernement de nommer des commisions pour remplacer des conseils municipaux élus.
 
L'ambassadeur américain a souligné que son pays et le reste de la communauté internationale sont disposés à soutenir le processus démocratique en Haïti, notamment l’organisation des prochaines compétitions électorales devant se tenir cette année.
 
Nous comptons continuer à travailler avec le gouvernement dans la perspective de l’organisation des prochaines élections, a-t-il dit, rapportant que le président Martelly qui  participait à la rencontre, a fait part desa volonté d’organiser les prochaines élections dans le meilleur délai.

Nouvelles du 29 février  2012


Milliers de manifestants pro-Lavalas dans les rues de Port-au-Prince à l'occasion du 8ène anniversaire du départ forcé du président Aristide

Port-au-Prince, le 29 février 2012 – (AHP) – Une imposante manifestation pro-Aristide s’est tenue mercredi à Port-au-Prince à l’appel de plusieurs organisations proche de l’organisation politique  Fanmi Lavalas dont  l’ancien président revenu d’exil il y a bientôt un an (le 18 mars 2011) est le représentant national.

Partie des ruines de l’Eglise Saint-Jean Bosco, ancienne paroisse du père Aristide, la manifestation a longé, dans une chaude ambiance, plusieurs  rues et quartiers de la zone métropolitaine de la capitale avant d'aboutir devant le parlement haïtien.

Cette manifestation organisée dans le cadre du 8e anniversaire du 2e coup d’Etat contre Aristide, était l’occasion pour environ une dizaine de milliers de partisans de Fanmi Lavalas de renouveler leur "soutien sans faille", à l’ancien président qu'il ont promis de ne jamais trahir parce que "notre sang est le sang d'Aristide".

Ils ont également profité de cette manifestation pour exiger de l’actuel chef d’Etat, Michel Joseph Martelly, qu’il collabore avec la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité des membres de l’exécutif.

"Nous ne voulons pas de motocyclettes donnez les passeports de préférence, ont-ils entonné entre autres, durant la manifestation.

Les manifestants s'en sont  également pris aux autorités qu'ils accusent de vouloir attaquer en justice "leur leader Aristide". Des informations, très vite démenties par le ministère de la justice, faisaient état lundi  d’une plainte au cabinet d’instruction contre l’ancien président.

"Oui à la démocratie et non à la réinstallation d'une nouvelle dictature au pays".

Les manifstants ont fait savoir que si ceux qui nourrisent de telles intentions, croient  pouvoir s’attaquer à Jean-Bertrand Aristide, ils auraont  le peuple haïtien face à eux. Ils ont du coup fait valoir leurs droits de participer aux affaires   politiques du pays à travers notamment d’élections libres, inclusives et démocratiques, après en avoir éte écartés par 2 fois sous la présidence de René Préval.

Attaque contre les manifestants  

Arrivée à l’intersection de la rue du Champ-de-Mars et du boulevard Harry Truman,  au bicentenaire, la manifestation a essuyé des jets de pierres... Plusieurs manifestants ont été blessés.

Les protestataires qui ne se sont pas laissé faire ont accusé les partisans du l’actuel chef d’Etat de responsabilité dans ces incidents . "Les intimidations ne nous feront pas reculer, ont-ils alors scandé, invitant  le chef de l'Etat à plutôt collaborer avec la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité.

Plusieurs parlementaires dont Moïse Jean-Charles, Jean-Baptiste Bien-aimé, Saurel Jacinthe et Arnel Bélizaire ont rejoint la manifestation et ont promis d’obtenir que le chef de l’Etat soumette ses documents de voyage.

Le Président de la République rencontre au Palais National le Ministre dominicain des Affaires Etrangères et l’Ambassadeur dominicain en Haïti



•    Les discussions se sont déroulées autour du renforcement des relations bilatérales entre Haïti et la République Dominicaine

•    L’accent a été mis sur la commission mixte de coopération bilatérale visant à défendre l’intérêt des deux pays

•    Le Président de la République invité officiellement à visiter la République Dominicaine le 26 mars prochain


Port-au-Prince, le mercredi 29 février 2012 : Le Président de la République d’Haïti, S.E.M. Michel Joseph Martelly,  a reçu,  ce mercredi 29 Février, au Palais National,  une délégation dominicaine composée du Ministre dominicain des Affaires Etrangères, M. Carlos Morales Troncoso et l’Ambassadeur dominicain accrédité en Haïti,  M. Rubén Silié. Cette rencontre s’est déroulée particulièrement autour du renforcement des relations haïtiano-dominicaines.

En cette occasion, les interlocuteurs se sont entretenus autour de la commission mixte bilatérale dont l’objectif est de déterminer les secteurs prioritaires d’échange et de coopération. Les deux pays veulent produire des réflexions sur les grandes questions touchant à leurs relations et assurer le suivi de la coopération bilatérale. Elle  vise deux objectifs principaux :

o    Renforcer les relations bilatérales en vue d’un développement économique durable en identifiant les domaines de coopération propres à assurer un meilleur avenir  aux populations des deux pays;

o    Assurer l’utilisation optimale de leurs ressources afin d’améliorer la qualité de vie des deux peuples en quête d’un développement économique et social équitable.

Les travaux de la Commission mixte de coopération portent sur plusieurs thématiques reflétant les priorités arrêtées par les deux pays, à savoir :

•    Commerce et investissement
•    Tourisme
•    Agriculture et Environnement
•    Enseignement supérieur, science et technologie
•    Environnement et Ressources Naturelles
•    Culture, Education, Jeunesse et Sports
•    Questions migratoires et frontalières
•    Projets Conjoints de développement
•    Santé  Publique
•    Transports et Communications.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat est invité officiellement par le Ministre dominicain des Affaires Etrangères à visiter la République Dominicaine le 26 mars prochain.

Le Président de la République a félicité le Chancelier dominicain pour son intérêt au renforcement des relations bilatérales tout en lui rappelant le désir du peuple haïtien d’avoir des relations basées sur le respect mutuel avec la République Dominicaine.

L'ambassadeur dominicain en Haïti dément les informations selon lesquelles les autorités de son pays auraient exercé des pressions pour obtenir la démission du premier ministre Garry Conille
Port-au-Prince, le 29 février 2012 – (AHP) -  L’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Ruben Silié Valdés a démenti mercredi, de manière formelle et catégorique, les informations selon laquelles les autorités de son pays auraient une certaine implication dans la démission du premier ministre haïtien Garry Conille.

Nous n’avons rien à voir avec la démission de M. Conille dont nous regrettons le départ, a-t-il dit, ajoutant que le chef du gouvernement démissionnaire avait fait montre de sa capacité et de sa volonté à mener son pays à bon port.

La vision du président Léonel Fernandez est qu’il y ait de nouvelles relations entre nos deux pays et les rapports doivent être les même quelque soit le gouvernement en place en Haïti, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui est des contrats passés entre les autorités haïtiennes et des firmes dominicaines au cours de la période d’urgence et peu avant l’entrée en fonction du premier ministre démissionnaire haïtien Garry Conille, le diplomate rappelle qu’il s’agit d’affaires particulières et privées dans lesquelles la diplomatie et la politique dominicaine n’intervienent pas.

La démission du docteur Garry Conille est intervenue la semaine dernière à un moment où les rapports entre ce dernier et le président Michel Martelly se détérioraient de plus en plus et quelques jours après la mise sur place par le chef du gouvernement, d’une commission d’enquête sur les contrats signés entre les autorités haïtiennes et des firmes notament dominicaines en dehors des règles de passation de marchés.

Certains de ces contrats d'un montant de 500 millions de dollars auraient été paraphés, selon des organisations de la société civile, alors que Michel Martelly avait déjà été investi, le 14 mai 2011, comme 56e président d’Haïti en remplacement de René Garcia Préval, avant l'arrivée de gary Conille
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Le maire de Tabarre interdit de départ dans le cadre de l'enquête sur l'origine de l'incendie ayant ravagé le marché communal

Croix-des-Bouquets, le 29 février 2012 – (AHP) – La justice haïtienne a frappé mercredi d’une interdiction de départ le maire de Tabarre, Jean Frantz Théodat, suite à l’audition de ce dernier au Parquet de la Croix-des-Bouquets, dans le cadre de l’enquête sur l’origine de l’incendie du marché communal de Tabarre dans la nuit du 24 au 25 février dernier.

C’est le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets, Me Mario Beauvoir qui l’a confirmé, ajoutant que le maire a accepté de ne pas quitter le pays jusqu’à nouvel ordre.

Réaffirmant sa volonté de mener à terme l’enquête sur l’origine de l’incendie du marché de Tabarre, il a fait savoir que le nommé Jean-Claude Alciné également connu sur le nom de Ti Jean (Petit Jean) est actuellement recherché pour son implication présumée dans ce crime.

Me Mario Beauvoir informe que d’autres personnes sont également dans le collimateur de la justice notamment un policier. "Nous avons déjà demandé à l’institution policière de le mettre à notre disposition pour les besoins de l’enquête", a-t-il ajouté.

Outre le maire principal de Tabarre Jean-Frantz Théodat, son adjoint Jean-Bernard Chassagne ainsi que d’autres employés de la mairie ont également été auditionnés au Parquet de la Croix-des-Bouquets.

Ce serait un accroc à la justice si nous ne les invitions pas, a affirmé Me Beauvoir qui, avant même l'ouverture de l'enquête, avait fait savoir que l’incendie  était d’origine criminelle et qu'il s'agissait d'un complot contre la sûreté de l'Etat.

Me Beauvoir a par ailleurs confirmé que des dispositions sont actuellement en train d’être adoptées pour assainir le site du marché en vue de permettre aux commerçants victimes de revenir sur place pour continuer à faire rouler leurs affaires.

Il a également demandé aux institutions financières dont les marchands (es) sont des débiteurs, de faire preuve d’indulgence en cessant, pour un certain temps, de les faire payer.

En dépit de l’insistance des journalistes, les avocats Mackenley Jacinthe et Renel Jean qui défendent les maires Jean-Frantz Théodat et Jean-Bernard Chassagne  se sont uniquement contentés de dire que la séance d’audition s’est bien déroulée.
Ils sont fait savoir que le dossier suit son cours normal.
Nomination d'un nouveau conseil pour la Mairie de Port-au-Prince: le maire Jean-Yves Jason renvoyé par le président Martelly


Port-au-Prince, mercredi 29 Février 2012 – (AHP) –  Le Président  Michel Joseph Martelly, a nommé, par arrêté en date du 23 février 2012, une Commission municipale de trois membres pour administrer la Commune de Port-au-Prince jusqu'aux prochaines élections. Il s'agit des citoyens:


Gabrielle HYACINTHE, Présidente,  Jean Marie DESCORBETT et  Junior Gérald ESTIME, Membres. La nomination de ce nouveau conseil intervient dans le cadre d'une serie de changements contestés, déjà intervenus au niveau d'un nombre important de cartels municipaux, sous pretexte que leur mandat est arrivé à terme.

De nombreux secteurs dont des organisations de la societé civile  et des associations de maires estiment anormal et suspect de remplacer des élus par des nommés.

Dans plusieurs communes du pays, les nouveaux  maires nommés, n'auraient aucune compétence et qualité pour le poste seraient inconnus de la population locale.

Dans une commune par exemple, l'un des nouveaux assesseurs était un ancien gardien de l'antenne et de la génératrice de la  compagnie de téléphonie Digicel. Dans une autre commune, le 3ème membre du conseil aaurait des démêlés avec la  justce. Dans un autre cas, aucun des nouveaux édiles n'avaient vécu auparavant dans la commune. Et la liste des impairs est encore longue.

Dans le cas de l'ancien maire Jason, il avait été très critique à l'endroit du gouvernement et du chef de l'Etat en particulier pour avoir déplacé le Carnaval national de Port-au-prince et aussi du fait que pas un sou n'a été décaissé pour organiser des festivités carnavalesques dans la capitale.
Nouvelles du 28 février 2012
Le docteur Maryse Narcisse évoque des machinations politiques dans le pseudo dossier de plainte contre l'ancien president Aristide: manifestation prévue ce mercredi  pour marquer le 8e anniversaire du 2e coup d’Etat contre le president Jean-Bertrand Aristide en 2004

Port-au-Prince, le 28 février 2012 – (AHP) – La porte-parole de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, Maryse Narcisse a banalisé mardi les allégations selon lesquelles il y aurait une plainte déposée au cabinet d’instruction contre le docteur Aristide.

Le docteur Narcisse parle plutôt de machinations politiques  visant pas à détourner l’attention des citoyens de la réalité et à brouiller la conjoncture.

C’est par la voie des ondes que le docteur Aristide et moi-même avons entendu les rumeurs relatives à cette soi-disant plainte, a-t-elle fait savoir, estimant qu'il s'agit de manoeuvres de diversion visant à provoquer des événements susceptibles de créer encore plus de destabilisation dans le pays.

"Tout avocat ou défenseur des droits humains persuadé que des magouilles sont en cours pour chercher à jeter le pays dans le chaos,  peut apporter sa contribution dans la lutte  pour contrer les forces du mal".

Maryse Narcisse a souligné que pour le moment l’organisation politique Fanmi Lavalas dont l'ancien président Jean-Bertrand est le représentant national, se prépare  à organiser ses congrès régionaux et départementaux dans la perspective de sa participation aux prochaines élections et à tous les niveaux.

"S’il y des élections libres et démocratiques, tout le monde sait que Fanmi Lavalas les remportera  haut la main", a-t-elle indiqué.

Parallèlement, une importante manifestation est prévue ce mercredi 29 février à Port-au-Prince pour marquer le 8e anniversaire du 2e coup d’Etat contre Jean-Bertrand Aristide en 2004.

La coalition des bases populaires fait partie des organisations à l’initiative desquelles sera organisée la manifestation qui partira de l’Eglise Saint-Jean Bosco où Jean-Bertrand Aristide officiait comme prêtre pour aboutir devant le parlement où un message sera délivré.

L’un des membres de cette organisation, Rony Timothée appelle les citoyens à prendre part à la manifestation qui sera organisée entre autres,  en signe se soutien à M. Aristide.

"Cette manifestation sera également l’occasion pour les manifestants de demander une fois de plus au chef de l’Etat de soumettre ses documents de voyage à la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité étrangère présumée des membres de l’Exécutif, a-t-il dit.

Les membres de l’organisation baptisée « Réseau des Organes Multiplicateurs de Fanmi Lavalas prendront également part à la manifestation

L’un d’entre eux, Romestil Pierre Mélisca informe qu’il est important que tous les citoyens fassent front commun pour exiger du chef de l’Etat qu'il collabore avec la commission d’enquête.

Il a aussi appelé les citoyens à se mobiliser contre l’émergence d’une nouvelle dictature hostile, a-t-il dit,  aux parlementaires, aux journalistes et aux étudiants.
Des senateurs conditionnent l’analyse des pièces du prochain premier ministre désigné à une série de conditions à remplir par le chef de l'Etat.
Port-au-Prince, le 28 février 2012 – (AHP) – Le sénateur Joseph Lambert, co-président de la commission d’enquête sur la nationalité des membres de l’Exécutif a estimé mardi que les documents récemment brulés à l’immigration n’ont rien à voir avec des dossiers sensibles et l’opération ne peut en rien nuire au travail de ses collègues.

Faisant savoir que les documents ont été détruits de manière régulière, le parlementaire s'est en outre félicité travail accompli par l’équipe dirigée par l'ancien général Roland Chavannes.

Joseph Lambert  ancien patron de la plateforme Unité accusé d'être devenu un partisan zélé du chef de l'Etat, a par ailleurs confirmé les changements opérés au sein de la commission désormais dirigée par deux co-présidents Joseph Lambert et Moïse Jean Charles et deux co-secrétaires rapporteurs Youri Latortue et Nenel Cassy.

Les membres de la commission ont également convenu qu’ils ne feront aucune intervention publique relative à la conduite de l’enquête.

Le sénateur Moïse Jean-Charles, l’autre co-président de la commission continue d’appeler le chef de l’Etat à collaborer. S’il est vrai que le gouvernement est démissionnaire,  le président Martelly est toujours en fonction et il se doit de collaborer, a-t-il dit.

Le parlementaire estime que Michel Martelly ne devrait pas être celui qui fait obstacle au travail de la commission.
Un autre membre de la commission d’enquête, John Joël Joseph a informé que lors la conférence des président de lundi, des discussions ont été engagées autour d’un ensemble de conditions à soumettre au chef de l’Etat pour l’analyse des pièces de son prochain premier ministre désigné.

"Il a été formellement demandé au président du grand corps de surseoir à ses rencontres avec le président Martelly en raison du caractère, dit-il, illégal de la démarche de ce dernier consistant à proposer une liste de 3 personnalités pour le choix d'un premier ministre, au lieu d’en désigner une seule.

John Joël Joseph a également fait savoir  que des sénateurs conditionnent la poursuite du processus de ratification du prochain chef de gouvernement à des garanties sur l’organisation des prochaines élections, la publication de la version corrigée de la constitution amendée, la soumission des documents de voyage du président et sur la resolution du problème des individus armés en uniforme  dans des bases des anciennes forces armées d'Haïti, dans plusieurs régions du pays..
Nouvelles du 27 février 2012
Le  Ministère de la Justice dément "formellement" des "rumeurs" autour de mandats à l’encontre de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide: la population en général et la Presse en particulier invitées à ne pas se fier à des "rumeurs fantaisistes"
  Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) –Le  Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique a apporté lundi soir un "démenti formel aux rumeurs" selon lesquelles deux mandats  auraient  été émis à l’encontre de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide.

Selon des informations communiquées par un juriste se présentant comme l'un des avocats du docteur Aristide et qui auraient été confirmée pas des autorites judiciaires requérant l'anonymat, l'ancien président rentré d'un 2ème exil forcé en Afrique du Sud en mars 2011, pourrait être convoqué au cabinet d'instruction.

Mais, "le Ministère de la justice invite  la population en général et la Presse en particulier à ne pas se fier à des rumeurs fantaisistes, susceptibles  de nuire au processus d’établissement de l’Etat de droit et à la politique de réconciliation nationale prônés par le Président  Michel Joseph Martelly".

Beaucoup estiment que si les allégations véhiculées autour de supposées plaintes contre l'ancien chef d'Etat sont  effectivement des rumeurs ou des faux, le ministère de la justice qui y a apporté " un dementi formel" devrait pouvoir en chercher  la provenance.

En tout cas, ces rumeurs ou ces informations ont mis lundi en éveil une bonne partie de la population qui y a vu aussitôt des manoeuvres de diversion visant à détourner l'attention de la population de la grave crise créée par la démission provoquée du premier ministre Garry Conille. Une démission dont l'une des principales causes serait, selon plusieurs personalités, l'audit réclamé par le premier ministre sur le dossier des contrats passés avec des firmes dominicaines, qui n'auraient pas respecté les règles de passation des marchés.

D'autres secteurs se sont également demandés s'il y a des gens puissants  au sein du pouvoir qui cherchent à jeter la confusion au moment où des victimes du régime de l'ancien president à vie Jean-Claude duvalier sont determinés à faire annuler l'orgonnance du juge Carvès Jean envoyant Baby Doc au correctionnel, alors qu'il est inculpé de crimes contre l'humanité.

Il y a aussi ceux qui se croisent les doigts, souhaitant que le régime fasse le faux pas  fatal.

Les hommes armés qui occupent d'anciennes bases des FADH réaffirment qu'ils n'ont pas l'intention d'en partir
Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) – Les "militaires démobilisés", qui occupent depuis plusieurs mois  des anciennes bases des ex-Forces Armées d’Haïti (FAd’H) ont informé lundi qu'il n'ont pas l’intention de decamper.

Le premier ministre démissionnaire, Garry Conille, ainsi que le ministre de l’intérieur, des collectivités territoriales et de la défense nationale Thierry Mayard-Paul leur avaient pourtant demandé de déposer les armes et de rentrer chez eux. Mais pour toute réponse, certains d'entre eux  s'étaient plutôt rendus à l'Aéroport international accueilir le chef de l'Etat à son retour debut février d'un voyage au Vénézuela et au Panama pour, disaient-ils, recevoir des ordres.

De plus, le porte-parole de ces hommes en uniforme Larose Aubain a fait savoir  que ses collègues ont déjà rencontré les autorités compétentes dint le minisre de la Défense et continueront d’occuper les anciennes bases des FAd’H jusqu’à la remobilisation de l’armée.

Il a  rappelé que la constitution haïtienne reconnait l’existence de deux forces armées sur le territoire : La PNH (Police Nationale d’Haïti) et l’armée.

Le directeur exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), Anthonal Mortimé, a une fois de plus appelé lundi les autorités à prendre une position ferme face à cette situation.

Ce n’est pas normal que des individus armés circulent librement dans le pays dans un contexte marqué par une hausse de l’insécurité notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, a-t-il fait savoir.

Le chef civil de la Minustah avait lui aussi appelé, la semaine dernière, les autorités à passer de la parole aux actes, après avoir estimé anormal que ces hommes armés occupent des bases de l'ancienne armée.
Choix d'un nouveau premier ministre: le président Martelly soumet officiellement une liste de 3 personnalités aux présidents des deux chambres
Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) – Le président de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras, a confirmé lundi que le chef de l’Etat a fait part de son intention  de désigner officiellement un nouveau premier ministre dans les meilleurs délais et que des consultations prélimjnaires ont été entamées.

Trois noms figurent sur la liste du chef de l’Etat: Il s’agit des ministres démissionnaires Laurent Lamothe (affaires étrangères) et Thierry Mayard-Paul (intérieur) et d'un cadre du Palais National Anne Valérie Milfort.

Le sénateur du Centre a indiqué qu'en tant que président du Senat, il n'a pas d'état d'âme. Il affirme qu’il va consulter l’assemblée des senateurs sur les choix du chef de l'Etat.

"Il est normal que le président cherche à nommer un premier ministre qui lui inspire confiance. mais, il est tout ausi normal que les parlementaires ratifient  un chef du gouvernement qui leur inspire aussi confiance et susceptible de bien travailler pour le pays et la population, a-t-il souligné

Le vice-président du Sénat Andrice Riché affirme pour sa part n’avoir rien contre les personnalités que le chef de l’Etat envisage de désigner, mais a fait remarquer qu’ils sont tous des « amis du président ».

 S’ils ont la capacité de mener le pays à bon port, je ne suis pas contre, mais on ne saurait diriger un pays rien qu’avec ses amis, a fait remarquer le parlementaire.

Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, a fait savoir que les personnalités qui figurent sur la liste du président Martelly, sont toutes  capables de prendre la tête du gouvernement. Ce sont toutes des personnes compétentes et expérimentées, a-t-il dit.

Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé a lui fait ressortir ce qu’il appelle le caractère inconstitutionnel de la démarche du chef de l’Etat. Il aurait dû choisir son premier ministre en consultation avec les président des deux chambres  alors qu’il s’est contenté de soumettre 3 noms aux parlementaires comme si ce sont eux qui devraient choisir.

 Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé expriment le souhait que le chef de l'Etat soumettent ses documents de voyage à la commision d'enquête sur la nationalité avant l'analyse du dossier de tout nouveau premier ministre designé
Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) –Le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé (nord-est)  a indiqué lundi que les parlementaires devraient profiter du dossier de la désignation d'un nouveau premier ministre pour contraindre le chef de l’Etat à collaborer avec la commission d’enquête sur la nationalité des membres de l’exécutif.

Le chef de l'Etat s'est refusé jusqu'ici à soumettre ses documents de voyage à la commission qui enquête sur sa nationalité. Le senateur Moïse Jean-Charles a affirmé à plusieurs reprises que Michel Martelly etait de nationalité américaine et italienne

Jean-Baptiste Bien-Aimé a souligné que l’analyse des dossiers du prochain premier ministre désigné devrait être prise en consideration à  condition que Michel Martelly coopère avec la commission sénatoriale d’enquête.

" Il y a des parlementaires qui croient même que les ministres qui avaient boudé la convocation du sénat, ne devrait pas faire partie de la liste du président, moi je ne vais pas jusque là. Je cherche seulement, avec d'autres senateurs, à obtenir que le chef de l'Etat soumettent ses documents de voyage, a dit M. Bien-aimé
Remise des clés de 400 maisons à des victimes du tremblement de terre
Port-au-Prince, le 27 février 2012 – (AHP) – Le président Michel Joseph Martelly a procédé lundi, dans la localité de Duvivier (Croix-des-Bouquets) à la remise des clés de 400 maisons à des victimes du tremblement de terre d’il y a deux ans.

La construction de ces maisons a été rendue possible grâce à un financement de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) à hauteur de 30 millions de dollars mais le projet inclue également la construction de plusieurs autres centaines d’unités de logement dans le département du Nord.

Michel Martelly affirme que des conditions vont être créées dans le but de permettre aux bénéficiaires de vivre dans des conditions décentes et d’avoir des opportunités notamment avec la création d’un parc industriel, l’aménagement des espaces de jeu entre autres.

Il s’agit d’un projet pilote dont les bénéficiaires auront seulement à payer, grâce à une subvention du gouvernement, la somme de 2500 gourdes le mois, soit 30.000 gourdes par an pour la location des unités de logement jusqu’à ce qu’ils en deviennent les propriétaires.

Il a renouvelé sa volonté de continuer à travailler à l’amélioration des conditions de vie des citoyens en particulier les victimes directes du tremblement de terre.

Le représentant de la BID en Haïti, Edouardo Almeida s’est réjoui de la contribution de cette institution dans la réalisation du projet et confirme que des centaines d’autres maisons vont être sous peu construites dans la 2e ville du pays.

Ces maisons, a-t-il dit, vont permettre aux bénéficiaires d’améliorer considérablement leurs conditions de vie. Chaque clé remise constitue une opportunité créée pour une famille, a-t-il ajouté.

Le député de la commune de Croix-des-Bouquets, Jean Tolbert Alexis a salué le geste du gouvernement mais a demandé au chef de l’Etat de revoir à la baisse les frais de loyer,  soulignant que les bénéficiaires sont en proie à toutes sortes de difficulté.

Le coût  des unités de logement dont les clés ont été remises lundi, est de 11 000 dollars US/unité.
Incendie du marché de Tabarre: 6 personnes arrêtées: il s'agit d'un complot contre la sureté de l’Etat, selon le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets

Croix-des-Bouquets, le 27 février 2-12 – (AHP) – Le commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets, Me Mario Beauvoir a informé lundi que les forces de l’ordre ont déjà procédé à l’arrestation de 6 individus pour leur implication présumée dans l’incendie qui a ravagé dans la nuit du 24 au 25 février dernier, le marché public de Tabarre (nord de la capitale).

Il d’agit du directeur du marché, du chef de la sécurité et de 4 agents de sécurité attachés au marché de Tabarre, a précisé Me Mario Beauvoir ajoutant que l’incendie du week end dernier était bel et bien d’origine criminelle.

Il a fait savoir que, peu avant l’incendie, des détonations ont été entendues dans les parages et les agents de sécurité n’avaient pas réagi. Nous savons qu’il y a eu des rencontres préparatoires à cet acte qu’il qualifie de complot contre la sureté de l’Etat, rappelant que le marché de Tabarre et le 3e à avoir été incendié ces derniers temps.

"Nous avons identifié d’autres personnes qui seraient impliquées dans cet acte et nous allons procéder à leur arrestation, a-t-il encore fait savoir.

L'incendie de la nuit de vendredi a complètement ravagé le marché de Tabarre, laissant dans la désolation la plus totale, les commerçants victimes.

Ces derniers affirment avoir désormais les bras coupés ne sachant  à quel saint se vouer pour ariver à refaire marcher leur commerce.
Ils demandent au gouvernement de les aider à se  recapitaliser.
Nouvelles du 25 février 2012
Démission Conille: Le président Michel Martelly tente de rassurer la population et les partenaires internationaux après le départ du chef du gouvernement
Port-au-Prince, le 25 février 2012 – (AHP) –Le président Michel Martelly a confirmé avoir reçu et accepté la lettre de démission du premier ministre Garry Conille qu'il a remercié pour son engagement pris envers la nation.

Le premier ministre, Garry Conille a adressé vendredi sa lettre de démission au chef de l'état quatre mois après sa ratification par le parlement sans préciser le motif de cette décision. Toutefois, l'opinion publique était suffisamment informée du conflit ouvert entre les deux branches de l'exécutif depuis plusieurs semaines

Le chef de l'état a dit regretter que cette décision soit intervenue au moment qu'il considère comme l'heure de décollage pour le pays. Tentant de rassurer les esprits inquiets il a indiqué qu'il travaillait déjà à remédier a cette situation.

"J'ai déjà pris contact avec les présidents des deux chambres qui ont eux aussi reçu une copie de la lettre et nous nous sommes engagés à nous rencontrer dans le meilleur délai dans la perspective de la nomination d'un nouveau chef de gouvernement "a dit M Martelly.

La démission de Garry Conille est selon beaucoup d'observateurs  un mauvais signal aux  investisseurs intéressés à établir leurs entreprises dans le pays, en ce sens que ces derniers réclament une garantie de stabilité. Le chef de l'état demande aux partenaires étrangers de croire en son engagement à assurer le fonctionnement de l'Etat malgré l'absence du Dr Conille qu'on présente généralement comme un ami de la communauté internationale.

Le président du grand corps Dieuseul Simon Desras indique également avoir été touché officiellement par lechef de gouvernement, promettant de communiquer le contenu de la lettre à l'assemblée du Sénat dès la prochaine séance.

Disant regretter le manque de cohésion caractérisant la gestion de la chose publique au plus haut niveau, le sénateur du Centre a fait remarquer que la population devra attendre  de voir la concrétisation des promesses formulées par le chef de l'Etat lors de sa campagne, en raison du retard qu'aura causé la démission du chef du gouvernement dans le cadre de l'exécution des projets de développement.

Il a dit espérer que  le processus de ratification du prochain premier ministre ne sera pas trop long, soulignant qu'il faudra bientôt organiser des élections.

Des élections auraient dû  déjà être organisées pour renouveler un tiers du senat et l'ensemble des conseils municipaux

De son coté, le président de la chambre basse Levaillant Louis Jeune a informé que les députés se sont réunis quelques heures après la démission du chef du gouvernement et se sont mis d'accord sur l'idée de partager leurs préoccupations avant  les démarches pour la désignation d'un nouveau premier ministre.

Selon M Louis Jeune, les deputés sont intéressés a connaître les vraies causes du départ du chef du gouvernement que leur assemblée a voté quasiment à l'unanimité de sorte que le prochain ne connaisse le même sort.

Il a expliqué que les membres de la chambre basse sont particulièrement préoccupés du retard qu'aura causé ce vide dans le processus du vote du projet de budget 2011-2012 déposé au parlement.

Le Directeur exécutif de l'Initiative de la Société Civile (ISC) Rosny Desroche,  a fait part de son pessimisme quant à l'avenir du pays. Il a dit croire que la sitaution socio-politique du pays va se dégrader dans les prochains jours.

Après les Etats-Unis etd'autrs partenaires de la comunaute internationale, le Canada estime que l’absence d’un Premier ministre  accroit l'instabilité  à un moment où les haïtiens éprouvent de graves difficultés à reconstruire leur existence et leur pays.  

"Le Canada déplore profondément la démission du Premier ministre Garry Conille. Le premier ministre Conille est un leader compétent, un ami du Canada et un homme qui incarne l’espoir", a indiqué le ministre canadien des affaires étrangères John Baird.

Le chef de la MINUSTAH  Mariano Fernández a eegalement fait part de sa préoccupation. " La démission du Dr. Garry Conille démontre, malheureusement, que les déchirements ont pris le dessus sur la conciliation au détriment du pays, alors que la population haïtienne aspire à amorcer véritablement le tournant qui la conduira sur la voie de la reconstruction, de la croissance économique et du renforcement des institutions de l’Etat de droit", a indiqué le représentant du secretaire général.

La désignation puis la ratification d'un nouveau premier ministre risquent dêtre longues et compliquées. Mais les rumeurs vont  déjà bon train et voudraient que 4 noms se trouvent sur la liste du president Martelly: la très jeune Anne Valerie Milfort qui travaille dans le cabinet du president, et 3 autres proches du chef de l'Etat: la ministre de la santé Florence Duperval Guillaume et les ministres des affaires étrangères et de l'Interieur, respectivement Laurent Salvador Lamothe et Thierry Mayard Paul.

Nouvelles du 24 février 2012

Le premier ministre  haïtien Garry Conille démissionne de ses fonctions

Port-au-Prince, le 24 février 2012 – (AHP) –Entré en fonction il y a tout juste  4 mois, en octobre dernier, Garry Conille dont les relations  avec le president Michel Martelly n'aurait jamais été harmonieuse a remis ce vendredi sa demission au chef de l'Etat. Une série de divergences intervenues ces 4 dernières semaines entre les deux hommes auraient contribué à la deterioration de   la cohabitation.

 D'abord, le premier ministre s'est toujours déclaré ouvertement en faveur  de la publication du texte amendé de la constitution que le chef de l'Etat n'a jamais fait promulguer jusqu'ici, après l'avoir promis.

Le premier ministre qui n'aurait jamais eu un réel pouvoir s'est prononcé clairement en Haïti  et à l'Etranger, notamment à Washington contre l'occupation de bases de l'ancienne armée dans plusieurs regions du pays, alors que d'anciens militaires en armes se trouvaient à l'aéroport international pour accueillir le president Martelly ,lors de son retour d'un voyage début fevrier au Vénézuela et au Panama.

Mais, le pourrissement de la situation s'est accéléré avec le dossier de  l'enquête sur la multiple nationalite présumée du chef de l'Etat et  de certains membres du gouvernment.

Le chef de l'Etat s'oppose à toute collaboration avec la commission sénatoriale d'enquête, pendant que le premier ministre considère qu'il faut respecter les prérogatives constitutionnelles du Sénat dans ce dossier, se disant du coup prêt à apporter toute sa collaboration à l'enquête.

De fait, il a déposé tous ses documens de voyage devant la commission d'enquête tel que le reclamaient les senateurs. Ce qui a été perçu dans l'entourage du pouvoir comme une absence de solidarité. Et on  le fit bien voir   au premier ministre aujour d'hui démissionnaire qui a éte boudé par la plupart de ses ministres (à l'instigation ou pas du chef de l'Etat), lorsqu'il les  a invité à deposer leurs documents de voyage au parlement.

Et comme pour montrer à Garry Conille qu'ils ne recevaient pas d'ordre de lui, les ministres se sont rendus, selon eux, de leur propre chef, jeudi au parlement, pour faire cet exercice. Pendant qu'ils se seraient refusés à participer le soir-même à une rencontre avec leur "chef".

Mais, des sources proches du gouvernement affirment que les ministres ont été invités à le faire par le président Martelly.

Mais, ce dont on parle moins et qui pourrait avoir accéléré le départ  du premier ministre est, selon beaucoup, sa decision de
former une commission pour enquêter sur des contrats passés par le gouvernement Bellerive avec des compagnies notamment dominicaines, qui n'auraient pas respecté certaines règles.

Des sources proches de la primature affirment que certains contrats ont été passés après l'investiture  du président Martelly, mais avant l'arrivée de Garry Conille, alors que Jean-Max Bellerive expédiait les affaires courantes.

Même si le premier ministre avait très peu  de marges de manoeuvres, mais son départ laisse officiellement latitude pleine et entière à la présidence d'où emaneront toutes les décisions, jusqu'a la nomination sine die d'un nouveau chef de gouvernement.

Réactions en chaine suite à la démission du premier ministre Garry Conile: sa lutte contre la corruption a eu raison de Garry Conille, selon le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Étatiques
Port-au-Prince, le 24 février 2012 – (AHP) – Les réactions affluent  suite à la démission du premier ministre, confirmée par un communiqué de la Présidence informant que le chef de l’Etat Michel Martelly a reçu dans la matinée du vendredi 24 février la démission de M. Garry Conille.

Le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Étatiques (Conhane), Edouard Paultre estime que la corruption a eu raison de Garry Conille. Selon le pasteur Paultre, le chef du gouvernement n’avait pas à s’inquiéter tant qu'il ne s'attaquait pas au dossier de la corruption.

Il dit croire que c’est  la mise en place par Garry Conille d’une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les contrats passés sous l’administration de son prédécesseur Jean-Max Bellerive avec plusieurs firmes étrangères notamment dominicaines, en dehors des lois sur la passation de marché, qui a abouti à sa démission.

Plusieurs de ces contrats auraient été passés dans la période entre mai et octobre 2011

" Le premier ministre a démissionné à cause des grands dossiers de corruption. Nous sommes face à un pouvoir qui ne veut pas réellement combattre la corruption dans le pays, a dit Edouard Paultre qui reconnait toutefois que le chef du gouvernement et le président ne s’entendaient pas sur d’autres questions importantes dont la publication du texte amendé de la constitution et la présence d’anciens militaires armés sur le territoire.

Au parlement, notamment à la chambre basse, plusieurs élus se sont prononcés suite à la démission de Garry Conille. Le président de la dite chambre, Levaillant Louis-jeune estime que le pays est tout simplement bloqué.

Le parlementaire a souligné que, tant au  Sénat qu’à la chambre basse, il n’y a pas de majorité, donc il sera difficile de mettre en place un nouveau gouvernement.

Nous sommes en pleine crise et cela va prendre du temps pour que le pays se  dote d’un nouveau gouvernement, a-t-il fait remarquer, rappelant que le projet de budget récemment déposé au Parlement ne pourra pas être approuvé, car désormais "nous avons un gouvernement démisionnaire qui ne peut que  liquider les affaires courantes.

Le président de la chambre des députés, Levaillant Louis-jeune a par ailleurs informé que le president du Sénat Simon Dieuseul Deras et lui-même s’étaient entretenus mercredi soir avec le président Martelly et jeudi avec le premier ministre pour tenter de désamorcer la crise, en demandant un sursis de 3 mois.

Mais selon lui, le président Martelly était décidé à obtenir le départ de Garry Conille auquel il reprocherait un manque de leadership.

De son côté, le député Guy Gérard Georges se demande  pourquoi les élus ne réalisent pas encore qu’ils ont pour devoir de collaborer au bénéfice de la population en proie à toutes sortes de difficultés.

"Quel message sommes-nous en train d’envoyer à la communauté internationale alors que les autorités disent vouloir attirer les investisseurs et garantir un climat politique stable dans le pays", s'est interrogé le député de Torbeck/Chantal (sud).

Le ministre des affaires étrangères Laurent Lamothe, croisé dans les couloirs du parlement peu après la démission de Garry Conille s'est refusé à commenter l’information, se contentant de dire qu'il allait aux sources.

Le chancelier avait aussi refusé de dire pourquoi il n’avait pas répondu la veille à une convocation de Garry Conille pour la tenue d’un conseil des ministres. Selon des sources proches de la Primature, les membres du gouvernement, qui avaient déjà désavoué leur chef en refusant de se rendre au Parlement comme il le leur avait demandé, ont récidivé en boudant un conseil des ministres programmé jeudi soir.

Le coordonateur de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), Sauveur Pierre-Etienne a déploré ce qu’il appelle l’irresponsabilité du chef de l’Etat et du premier ministre Garry Conille.

La démission de Garry Conille sera lourde de conséquences, a-t- il dit, prévenant que la communauté internationale sera moins disposée à appuyer le gouvernement, que le projet de budget ne pourra pas être ratifié par le parlement et que l’insécurité va probablement  rebondir.

S’il est facile de créer une crise, il est très difficile de la désamorcer, a encore averti le chef de l'OPL Etienne qui estime toutefois que la démission de Garry Conille était prévisible tenant compte de la façon dont le gouvernement avait été monté.

Les Etats Unis n’ont pas tardé à réagir. Le gouvernement américain salue les efforts, la perspicacité et l’énergie démontrés par le premier ministre Conille durant les 4 derniers mois, période au  cours de laquelle, dit le gouvernement americain, M. Conille s’est consacré à l’amélioration des conditions de vie du peuple haïtien et affirme regretter que le pays ne puisse plus bénéficier de ses services.

Les Etats Unis exhortent l’Exécutif et le Parlement à travailler ensemble pour que le pays soit doté d’un nouveau premier ministre et disent croire que la stabilité politique  est essentielle à la capacité d'attirer les investisseurs nationaux et étrangers dans la perspective du développement économique et de la création d’emplois.

Les noms de deux femmes réputées proches de la famille presidentielle, l'une travaillant dans le cabinet du président et l'autre occupant dejà un poste ministeriel sont cités dans le cadre de la la nouvelle course à la primature.

Assassinat d'un policier jeudi soir à Martissant
Port-au-Prince, le 23 février 2012 – (AHP) – Le policier Angelo Jean-Louis de la 10 ème promotion de la police nationale a été assasiné jeudi soir par des individus armés dans la région de Martissant (sud de la capitale).

Une vaste opération policière a été lancée pour retrouver les auteurs du meurtre et démanteler  du couples gangs qui opèrent dans la région
Le chef civil de la Minustah met en garde contre la dégradation de la situation politique  en Haïti en raison des  crises à répétition entre le chef de l'Etat et  le pouvoir législatif et se dit préoccupé par le retard mis dans l’organisation des prochaines élections
Port-au-Prince, le 23 février 2012 – (AHP) – Le chef civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Mariano Fernandez Amunategui a appelé jeudi les représentants des pouvoirs exécutif et législatifs à travailler de commun accord en vue de faciliter le renforcement des institutions politiques du pays.

Les deux pouvoirs devront  avancer sur une série d’éléments qui constituent des garants de la stabilité notamment l’adoption par le parlement du budget, l’élaboration d’un agenda législatif, la publication de l’amendement constitutionnel et l’organisation des prochaines élections municipales, locales et sénatoriales, a dit Mariano Fernandez.

Il a cependant mis en garde contre la dégradation de la situation politique  en Haïti en raison des  crises à répétition entre le chef de l'Etat et  le pouvoir législatif.

Le représentant du secretaire géneral de l'ONU a souligné que les crises à répétition entre le législatif et l’exécutif ne peuvent que nuire au bon fonctionnement des institutions et à l’avancement du processus démocratique. Ce n’est pas non plus le reflet des engagements pris par les élus vis-à-vis des citoyens à qui ils avaient promis de travailler pour améliorer leurs conditions de vie par la relance de l’économie et la consolidation de la démocratie, rappelant que l’année 2012 pourrait être un véritable tournant pour la reconstruction du pays.

Un grave conflit oppose le sénat au président de la République, en raison du refus de ce dernier de collaborer avec une commission senatoriale qui enquête sur la nationalité du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.

Mariano Fernandez a dit par ailleurs  prendre acte des déclarations du premier ministre et du ministre de l’intérieur contre la présence d’anciens militaires armés dans plusieurs anciennes bases des ex-FAd’H mais il a dit souhaiter voir des actions concrètes.

M. Fernandez  a toutefois félicité les autorités haïtiennes pour avoir adopté un train de mesures en vue de renforcer la démocratie. Il a entre autres cité la nomination de 4 nouveaux juges à la cour de cassation et l’annonce de la mise en place du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).

Mariano Fernandez Amunategui a par ailleurs appelé les autorités haïtiennes à faire les mises en place nécessaires en vue de l’organisation des prochaines compétitions électorales.

Aussi vrai que l’organisation de bonnes élections contribuerait au renforcement des institutions, des élections controversées risquent de ruiner les efforts déployés pour projeter une meilleure image du pays et garantir sa stabilité, a avancé le diplomate onusien.

Il affirme que cette position rejoint celle de toute la communauté internationale qui, dit-il, est prête à continuer à aider le pays et son gouvernement dans leurs efforts pour le renforcement d’un Etat de droit.

Rappelant qu’il faut de la volonté politique pour qu’on puisse aller de l’avant, Mariano Fernandez se dit préoccupé par le retard mis dans l’organisation des prochaines élections qui, précise-t-il, constitue une exigence de la démocr
Enquête sur la multiple nationalité: la plupart des membres du gouvernement déposent ou envoient  au Sénat leurs documents de voyage
Port-au-Prince, le 23 février 2012 – (AHP) – Presque tous les membres du gouvernement ont déposé ou envoyé jeudi au Sénat leurs documents de voyage dans le cadre de l’enquête en cours sur la nationalité des membres de l’Exécutif.

Le président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert a promis que ses collègues vont travailler avec efficacité mais de manière célère pour remettre à leurs détenteurs et dans le meilleur délai les pièces déposées pour ne pas les bloquer s’ils devraient partir en mission pour le gouvernement.

Il affirme que la commission continue de recevoir des documents de sources différentes, qui seront aussi analysés à titre d’informations pour la poursuite de l’enquête, a-t-il dit.

M. Lambert a redit que ce sera par la suite à l’assemblée des sénateurs de se positionner une fois que le rapport aura été soumis à l’appréciation des collègues.

Le parlementaire a par ailleurs annoncé la convocation pour le 28 février  du ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales en vue de faire la lumière sur la récente destruction d’une série de documents au niveau de la direction de l’Immigration et de l’Emigration.

Cette convocation a été décidée en vue d’éviter des suspicions que pourrait susciter la destruction de ces documents alors qu’une enquête est en cours sur la nationalité des membres de l’Exécutif.

Le ministre chargé des relations entre les pouvoirs exécutif et législatif Ralph Théano,  a confirmé que les ministres et secrétaires d’Etat qui n’ont pas déposé ou envoyé leurs documents de voyage au Sénat ont été empêchés et devraient incessamment remplir cette formalité.

Il affirme que le gouvernement veut que les pouvoirs exécutif et législatif fonctionnent dans l’harmonie et la solidarité en vue d’apporter des solutions aux problèmes que confronte la population.

Ralph Théano a redit que le président Michel Martelly- qui se refuse de collaborer avec la commission d'enquête- n’avait pas influencé la décision des ministres et secrétaires d’Etat de ne pas répondre la semaine dernière à la convocation des sénateurs qui exerçaient leurs prérogatives constitutionnelles.

La plupart des membres du gouvernement étaient en mission et c’est pour cela que nous avions, en adultes réfléchis, demandé le report de la séance, a-t-il dit, précisant que les ministres et secrétaires d’Etat étaient, restent et demeurent solidaires.

Certains ministres ont confié leurs documents à leur collègue chargé des relations avec le parlement tandis que d’autres ont fait le déplacement. C’est le cas du ministre des haïtiens vivant à l’étranger Daniel Supplice et celui des affaires étrangères Laurent Lamothe.

M. Supplice a précisé que la décision des membres du gouvernement de collaborer dans le cadre de l’enquête ne vient pas du chef de l’Etat, mais a dit reconnaitre qu’il s'agit d'une prérogative du Sénat de convoquer des membres du gouvernement autour de sujets jugés importants.

Pour sa part, le chancelier Laurent Lamothe a informé avoir remis 5 passeports et  que tous ces documents confirment sa nationalité haïtienne.

Le sénateur Moïse Jean-Charles qui a fait savoir à plusieurs reprises que le président et plusieurs membres du gouvernement ont au moins une nationalité étrangère, estime que le cap devrait être mis aujourd'hui sur le palais national.

Le président Michel Martelly doit collaborer, a dit le parlementaire qui rappelle que, s’il est vrai que la constitution n’oblige pas le président à soumettre au Sénat ses documents de voyage, elle ne le lui interdit pas non plus. Voilà pourquoi nous lui demandons de collaborer, a ajouté le parlementaire qui rappelleque la commission siège à deux pas du palais national.
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De nombreux secteurs s'élèvent contre la décision du gouvernement de remplacer les conseils municipaux dans plusieurs communes du pays
Port-au-Prince, le 23 février 2012 – (AHP) – Le président de la commission « intérieur et collectivités territoriales » de la chambre des députés, Romial Smith a critiqué jeudi la décision du gouvernement de remplacer les conseils municipaux dans plusieurs communes dont Anse-Rouge, l’Estère, Ennery et Saint-Marc (Artibonite, nord).

Le parlementaire accuse le secrétaire d’Etat aux collectivités territoriales, Georges Racine, d’être derrière ces décisions qu’il qualifie de désordre. La commission devrait bientôt se réunir en vue de fixer sa position officielle, a-t-il prévenu.

Il a fait remarquer, qu’en procédant au remplacement des cartels de magistrats avant la tenue des élections, le gouvernement a passé outre les dispositions de la 48e législature qui à travers l’amendement de la loi électorale, réclament que des élus remplacent des élus.

Romial Smith  estime que ce que le gouvernement devrait faire, c’est mettre en place la machine électorale en vue de l’organisation des prochaines compétitions électorales, ajoutant que ces magistrats nouvellement nommés par l’exécutif ont de fortes chances de dilapider les fonds des municipalités.

La Fédérations Nationale des Maires Haïtiens (FENAMH) a, elle aussi, critiqué la décision du gouvernement. L’un de ses membres Jean Rousseau Moïse affirme que ce sont des mesures sans fondement, rappelant que l’exécutif avait promis de ne pas changer les membres des conseils municipaux en dehors de l’organisation des élections.

Ils étaient d’accord que des élus remplacent des élus pourquoi aujourd’hui font-ils le contraire de ce qu’ils avaient dit, s’interroge le maire adjoint de Carrefour qui dit non aux nominations et oui aux élections.

Lors d’une rencontre avec la FENAMAH en décembre dernier, le ministre des collectivités territoriales, Thierry Mayard-Paul avait fait savoir que le gouvernement n’avait pas l’intention de renvoyer les conseils municipaux dont les mandats sont déjà arrivés à terme mais avait fait savoir que si un cartel est dysfonctionnel pour une raison ou pour une autre, le gouvernement prendrait des mesures pour les remplacer.

*** 176 personnes ont éte tuées au cours des 6 jours du carnaval brésilien qui s'est déroulé du 17 au au 22 février 2012

Nouvelles du 22 février 2012

Le Carnaval des Cayes : un grand succès populaire: au  moins 300.000 personnes y ont participé
Port-au-Prince, le 22 février 2012 – (AHP) - Les autorités haitiennes  se sont décerné un grand satisfecit pour la bonne réalisation du carnaval national des Cayes qui se s'est déroulée dans une ambiance de sécurité quasi parfaite. 1 mort,  17 6 blessés ont été dénombrés pour les 3 jours gras (dimanche, lundi et mardi).

La police a également procéde à l'arrestation  d'une trentaine d'individus dont  2 évadés de prison. Le bilan n'est pas encore connu pour les autres départements du pays.

Aux Cayes, (196 kms au sud de de Port-au-Prince) 13 chars musicaux, 11 chars allégoriques,13 écoles de danse, une vingtaine de bandes à pied et de groupes traditionnels, plus de deux milles (2,000) personnages accessoires, ont défilé pour le grand bonheur  des plus de 300.000 participants et des millions  d'autres personnes qui ont suivi les festivités à la radio, la télévision et l'internet.

Mais le maire des Cayes, Pierre Yvon Chery a évoqué jeudi matin le chiffre de 1 million de paticipants.

Le Comité du carnaval et la population du sud ont fait mentir ceux qui croyaient que la réalisation d'un tel évenement n'était pas à la portée de la 3ème ville du pays, a fait savoir un des organisateurs.

Les villes avoisiantes de Camp-Perrin, Port-Salut,  Torbeck, Cavaillon et autres reputées pour leur verdure et leurs sites touristiques  font aussi part de leur fierté d'avoir pu participer à  réalisation de cette grande fête culturelle.

"En dehors d'un parcours plus ou moins approprié, nous avons le meilleur environnement pour organiser un carnaval normal", a fait savoir un notable de Torbeck, ajoutant: que vous alliez vers Camp-Perrin, Port-Salut ou Bergeau, vous vous sentez dans des espaces sains. Et un autre de souligner: pendant les 3 jours gras, les carnavaliers ont  eu l'ambiance époustouflante des groupes musicaux le soir, alors que dans la matinée, la mer et l'eau cristalline du Saut-mathurine  s'offraient à eux.

Le Président Martelly sur la sellette dans le dossier de la double nationalité  s'est offert une évasion de 3 jours aux Cayes, marquée par ses déhanchements sur les chars musicaux.

 Il a présenté ses remerciements à  la ville des Cayes et à ses  habitanst, ainsi qu'aux participants  à cette grande fête populaire pour leur grande générosité».

La présidence a indiqué mercredi dans un communiqué que  plusieurs éléments ont  contribué au succès de cet évènement majeur de la vie culturelle et sociopolitique du peuple haïtien.

Elle a cité: une discipline concluante, alliant traditions, couleurs, déguisements et esthétiques des stands – éléments fondamentaux caractéristiques du carnaval haïtien – à la qualité des prestations, la multiplicité des représentations et une sécurisation irréfutable, assurée par la Police Nationale d’Haïti, sur tout le parcours.

Le grand absent  de ces festivités, au moins pour les deux premiers jours gras, a été le premier ministre Garry Conille en désaccord avec le chef de l'Etat et la plupart ds ministres sur le dossier de la multiple  nationalité . Il est favorable à ce que tous les ministres  soumettent leurs documents de voyage à la commission d'enquête spéciale,  alors que le chef de l'Etat est d'avis contraire, étant donné qu'il refuse lui-même de collaborer avec la commisssion.

Officiellement, 50 millions de gourdes ont été décaissées du trésor public pour l'organisation du carnaval national.
Environ sept cent (700) chambres d’hôtels ont été réquisitionnées, sans compter les cent vingt-quatre (124) cabines du bateau de croisière Adriana de la compagnie Tropicana Cruises, au large de la baie des Cayes.

On attend de savoir  les retombées économiques de cette grande fête pour la région .

Cependant, conscient probablement du fait que l'organisation du carnaval national aux cayes, cette année, a annhilé les festivités de Port-au-prince, le président Martelly a promis aux port-au-princiens pour l'été, un carnaval des fleurs  dont des éditions avaient été réalisées sous Jean-Claude Duvalier.


Mariano Fernández s'entretient de coopération entre Haïti et la République dominicaine lors d'une rencontre avec le président Léonel Fernández
Port-au-Prince, le 22 février 2012 – (AHP) - Le chef civil de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) Mariano Fernandez s'est entretenu mardi à Santo Domingo avec le président Léonel Fernández pour parler entre autres  de la coopération entre Haïti et la République Dominicaine.

Mariano Ferneandez a estimé à l'occasion que la situation s'était nettement améliorée dans plusieurs domaines en Haïti notamment au niveau de de la sécurité.

Le taux de criminalité a considérablement diminué, a-t-il dit, ajoutant que l’accent est actuellement mis sur la question des violences faites aux femmes.

Mariano Fernandez était accompagné au cours de sa rencontre avec Léonel Fernández de l’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince Ruben Silié Valdes et du ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso.


L'étudiant battu vendredi par des partisans du chef de l'Etat n'est pas mort, mais serait dans un etat critique, selon deux de ses collègues: une lettre de protestion des étudiants, en préparation
Port-au-Prince, le 22 février 2012 – (AHP) – Le représentant des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines (Fasch) au sein du conseil de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) James Beltis a démenti mercredi les rumeurs selon lesquelles l’étudiant Pierre Emile Duverseau serait décédé.

L’étudiant Duverseau qui est en 4e année psychologie à la Faculté d’Ethnologie (FE) de l’UEH avait été sévèrement battu vendredi sur la cour de la faculté lors d'accrochages entre des étudiants et des partisans du chef de l’Etat qui avaient illégalement investi les lieux.

"Il n’est pas mort mais il était dans un état critique quand il a été transporté à l’hôpital", a  dit l'étudiant qui affirme avoir parlé à un proche du collègue victime.

Néanmoins un autre étudiant, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, et qui affirme avoir vu Duverseau mardi soir, a fait savoir que son état était désesperant au point que ses parents ont cru qu’il avait rendu l’âme. Il n’est certes pas mort mais il est dans un coma et Dieu seul sait s’il s'en sortira, a-t-il indiqué.

James Beltis a fait savoir pour sa part que c’est parce qu’ils sont inquiets que ses parents ont décidé de le faire quitter la Capitale pour se rendre dans sa ville natale de Petit-Goave où il reçoit actuellement les soins de ses proches.

Interrogé sur les raisons qui pourraient expliquer les craintes des parents de l’’etudiant victime, James Beltis répond que quand on a été agressé en présence du président par des gens qui l’accompagnaient, on a des raisons d’être inquiet.

Il a fait savoir  que les étudiants de l’UEH finalisent actuellement la rédaction d’une lettre de protestation qu’ils vont sous peu envoyer aux président Martelly.

"Nous ne nous attendons pas à ce qu’il réagisse puisqu’il ne l’a jamais fait à chaque fois qu’il est pressé de s'excuser pour des excès, notamment par le parlement ou par les associations de médias. mais nous voulons que le president Martelly sache que nous prenons très au sérieux ce qui s’est passé vendredi à la faculté d’ethnologie.

Vendredi en début d’après-midi, une vive tension avait régné devant la Faculté d’ethnologie,  non loin du Palais présidentiel,  suite au refus des étudiants de cette entité de l’UEH de laisser le chef de l’Etat pénétrer dans l’enceinte de la faculté où se tenait un colloque sur l’ethnologie et la construction de la nation politique. Martelly qui, selon les étudiants, n’avait été invité ni invitee ni attendu, souhaitait prendre part au colloque.

Des partisans du chef de l'Etat qui l'accompagnaient, furieux de l'affont se sont livrés à des échanges de jets de pieres avec les étudiants , pendant que d'autres investisaient lieux, cassant les pare-brises de plusieurs véhicules garés sur la cour de la faculté et detruisant bibliothèque, mobilier et autre matériel.
13 morts et blessés dans un terrible accident à l'Estère (Artibonite/nord)
L’Estère, le 21 février 2012 – (AHP) -  Treize morts et 4 blessés dont un grièvement, c’est le bilan d’un accident de la circulation survenu mardi dans la localité de Lacroix-Périsse, 2e section de l’Estère dans le bas-Artibonite (nord).

Deux camionnettes sont entrées en collision  au moment où le conducteur de l’une d’elles tentait d’éviter un autobus venant des Gonaïves et qui fonçait sur lui  à toute vitesse.

Selon le coordonateur du bureau de la protection civile pour le Bas-Artibonite Mathieu Luckecy, 11 personnes sont mortes sur le champ et deux autres sont décédées au moment d’être transportées à l’hôpital communautaire de l’Estère.

Parmi les blessés, le plus gravement atteint a été transporté à l’hôpital Saint-Nicolas de Saint-Marc alors que les 3 autres sont rentrés chez eux après avoir reçu les premiers soins.

M. Luckecy a fait savoir que les mauvaises conditions dans lesquelles s’effectuent le transport en commun dans la commune de l’Estère, où les camionnettes sont généralement non couvertes et remplies de passagers, sont à la base de ce drame.

De plus, a-t-il fait remarquer, les risques d’accident sont beaucoup plus évidents durant les jours de marché comme ce fut le cas ce mardi. La plupart des personnes tuées sont des femmes, 9 au total, et dont l’identité n’a pu être établie, a-t-il dit.

Il a dénoncé une fois de plus le fait qu’à plusieurs niveaux sur la route nationale des marchés publics fonctionnent. C’est le cas par exemple àl’Estère et à Pont-Sondé, a-t-il dit.

Il s’agit du 2e plus grave accident de la circulation enregistré dans le pays depuis le début de l’année. Le 16 janvier dernier, une quarantaine de personnes avaient péri à Delmas (Port-au-Prince) dans l’accident d’un camion transportant du sable et dont les freins avaient lâché.

Nouvelles du 17 février 2012
Des manifestants qui accompagnaient le chef de l'Etat lors d'une manifestation de rue  provoquent la panique à la faculté d'Ethnologie: étudiants blessés, pare-brises de véhicules cassées

Port-au-Prince, le 17 février 2012 – (AHP) – Une vive tension a régné vendredi, en début d’après-midi dans l’aire du Champ-de-Mars non loin de la faculté d’Ethnologie.

A la base ce cette situation, le refus des étudiants de cette entité de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) de laisser le président Martelly penetrer dans l'enceinte de la faculté où se tenait un colloque international sur l’ethnologie et la construction de la nation politique.

Selon des informations, M. Martelly qui n'avait pas été invité, souhaitait prendre part au colloque auxquels praticipaient  de nombreux professeurs et techniciens haïtiens et étrangers.
 
Les étudiants affirment avoir été surpris de voir débarquer d'un véhicule du palais national des hommes qui faisaient savoir que M. Martelly était en route.

Quelques minutes plus tard, des agents de la PNH debarquaient pour "securiser les lieux" avant l'arrivée du chef de l'Etat en compagnie  de quelque 200 manifestants, avec lesquels, il avait déjà parcouru plusieurs kilomètres à pied
 
L’espace universitaire étant inviolable, nous avions décidé qu’ils n’entrent pas, confirment les étudiants et c’est là que la situation a tourné au vinaigre. S’ensuivirent des échanges de jets de pierres entre les étudiants et les partisans du président qui avançaient vers eux aux cris guerriers : « Micky pa pè anyen » (Micky n’a peur de rien).
 
Ces individus sont accusés d'avoir cassé les pare-brises de plusieurs véhicules garés sur la cour de la faculté et au moin 1 blessé, évacué par la Croix-rouge, a été enregistré. On rapporte également que la bibliothèque et du matériel de la faculté ont été vandalisés.
 
Les agents de la PNH, cherchant à maîtriser la situation, ont tiré des rafales d'armes en l'air, entendues  à des kilomètres à la ronde ainsi que des  gaz lacrymogènes. Les occupants des camps du Champs-de-Mars en ont également eu pour leur compte.
 
Le commissaire de Port-au-Prince, Me Jean-Renel Sénatus accompagné d’un juge de paix s’est rendu en fin de journée à la faculté pour constater les dégâts. Le chef du Parquet a garanti que l’action publique sera mise en mouvement contre les coupables.

Ces nouveaux incidents interviennent alors que le pays traverse une grave crise politique née d'une enquête en cours sur la nationalité du chef de l'Etat et de plusieurs ministres accusés d'avoir au moins une nationalité étrangère. Cette situation a également débouché sur de graves divergencs entre  le premier ministre et la plupart de ses ministres qui refusent respecter les consignes de leur chef , les enjoignant de soumettre leurs  documents de voyage à la commission sénatoriale d'enquête.

Et pour compliquer le malaise, la primature a formé une commission pour enquêter sur des contrats passés par le gouvernement Bellerive avec des compagnies notamment dominicaines, qui n'auraient pas respecté certaines règles.
Tout est pratiquement prêt pour la tenue du Carnaval national des Cayes: Port-au-Prince n'aura pas de festivités officielles faute de fonds
Les Cayes, le 17 février 2012- (AHP) – Le décor est planté. On n'est plus qu'à deux jours du lancement officiel du carnaval national des Cayes:  Ayiti ap dekole: Okay pran devan.

La 3ème ville du pays s’apprête à accueillir la première édition de son carnaval national les 19, 20 et 21 de ce mois. A deux jours de l’évènement, les travaux d’infrastructure sont pratiquement achevés et le réseau d’électricité sérieusement retouché.

L’asphaltage de plusieurs tronçons importants notamment  la 1ère Grand rue et la route qui mène à la plage de Gelée devrait permettre une meilleure circulation automobile dans la ville.

Les hôtels et des maisons privées transformées en guest house sont pratiquement remplis. Même dans les villes avoisinantes de  l'Ile-à-vache, Port-Salut, Roche-à-bateau et Saint-Louis du Sud et Camp-Perrin, les hôtels sont pratiquement remplis.
La ville se trouve déjà dans un état d’effervescence et la fièvre du carnaval  monte à mesure qu'’approche le jour J.

Le maire des Cayes Pierre-Yvon Chéry a indiqué que les exercices pré-carnavalesques laissent déjà augurer d'une grande fête et d'un grand pique-nique carnaval, selon ses propres mots.

"Tout est fin prêt, aucun détail n’a été négligé, a-t-il asuré, soulignant que de la nourriture en quantité suffisante est en stock.
Pierre-Yvon Chéry affirme qu’actuellement les dernières touches sont en train d’être apportées aux costumes des reines et des rois, qui seront prêts pour le défilé.

Les autorités sanitaires ont informé que dans le département du Sud, 4 hôpitaux ont été retenus pour la prise en charge des urgences pendant la période carnavalesque.

Il s’agit du Centre de Santé des 4 chemins, de l'Hôpital Immaculée Conception des Cayes, l'Hôpital Brenda Strafford et le HCR de Port-salut.

Les forces de l’ordre ont également annoncé des dispositions spéciales pour garantir un climat sécuritaire dans les villes où auront lieu le carnaval, particulièrement les Cayes.

La révocation des permis de port-d’armes et l’interdiction de la vente de boissons alcoolisées dans les bouteilles en verre sont entre autres dispositions sécuritaires adoptées.

Coté spectacle, si Brothers Posse dont la méringue titré « Stayle », très prisée, mais très critique pour le président Martelly, a finalement obtenu son char, les fans de "Nou Krezi" Vwadèzil (Voix des Iles), et Mikaben se demandent toujours s’ils verront finalement leurs groupes dans le défilé alors que leurs meringues font parties des plus populaires et sont sur toutes les lèvres.

Un groupe de jeunes animateurs s'elève paticulièrement contre la non-sélection de Nou Krezi.

Dans le même temps la présence, de nombreux secteurs  s'élèvent contre la presence sur les  sur la liste des selectionnés, de groupes dont la méringue n'inspire rien de particulier.

"Je ne vois pas pourquoi un groupe comme T-Micky  peut avoir un char alors que "Nou Krezi" a été ignoré, a lancé un jeune universitaire après la lecture de la liste des 13 formations choisies pour participer au défilé. Mais Sandro Martelly est le fils du president, lui a rappelé  un de ses camarades

D’autres questions continuent de préoccuper les fêtards, dont comportement des chauffeurs de transport en commun, notamment ceux assurant les trajets inter-départementaux. Les chauffeurs de bus « Dieu qui décide, assurant le trajet  Jérémie-Port-au-Prince et  surnommés les fous de la route et responsables de nombreux accidents ont été particulièrement ciblés. " Il faut que la police leur fasse mettre un peu d’eau dans leur vin", a lancé une jérémienne vivant  à Port-au-Prince.

Des usagers des  routes nationales sont particulièrement inquiets de l'absence généralement de patrouilles policières pour neutraliser les chauffards.

Il y a aussi le climat de tension qui  a régné en début de semaine à Miragoane, dans le département des Nippes où des manifestants qui avaient bloqué mardi la route nationale, menacent de revenir à la charge si le gouvernement central ne   revoit à la hausse le budget alloué à l’organisation des festivités carnavalesques dans cette ville.

Cette année, la constante dans la plupart des méringues porte sur la dénonciation des abus sexuels , viol sur mineurs, filles et garçons et violences en general commises par les casques bleus de l'ONU. Des flèches à la vinaigrette toujours au rendez-vous dans le Carnaval haïtien, ont également atteint le chef de l’Etat  accusé par Brothers Posse, de faire du « Stayle » (style), interpreté comme des mouvements nuls, ou encore par Voix des Iles qui évoque un certain faible qu'aurait le chef de l'Etat à vouloir descendre son pantalon à la moindre occasion. Attitude qui, selon la "métaphore" de Voix des Iles, ne déplairait pas aux casques bleus.

Par ailleurs, la polémique entre T-Vice et Djakout #1, a pris une autre dimension cette année. L'accent a été mis sur l'aventure des uns et des autres sur le sentier inconnu du "parler français".  

En fin de compte, le carnaval 2012 laissera un gout amer pour la mairie de Port-au-prince qui n'organisera pas de festivités cette année, faute de fonds, le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale n’ayant pas donné suite  à la demande de prêt  de la Mairie pour sauver  le carnaval 2012 de Port-au-Prince.

Dans un communiqué en date du 17 fevrier, l'administration communale de Port-au-Prince  fait savoir entre autres  que compte tenu  de la réponse négative de certaines  entreprises privées  expliquant que le gouvernement a centralisé tous les fonds du Carnaval 2012, que compte tenu de l’Avis  équivoque du Ministère de l’Intérieur..........et que compte tenu du fait que la Mairie n’a pas les moyens pour repondre au budget de 50.000.000.00 gourdes du Comité d’Organisation du Carnaval 2012 de Port-au-Prince, l’Administration municipale informe  qu’elle a décidé en signe de solidarité avec les carnavaliers de demander aux services de sécurité publique et de protection civile de mettre en place des unités d’accompagnement pour les acteurs sur les parcours qu’ils auront décidé, particulièrement le Champs de mars.

L'administration communale demande aux services de la Ville et à tous les acteurs du carnaval (groupes à pieds, bandes déguisées, Djs, associations…etc.) de bien vouloir  informer la Mairie de Port-au-Prince et  la Police Nationale d’Haïti de leurs parcours afin de mettre en place des unités de sécurité et de secours à leurs dispositions.
 
La Mairie invite "tous les  acteurs, carnavaliers et carnavalières, Port-au-Princiens et Port-au-Princiennes à respecter ces consignes et à demeurer vigilants dans ces moments de luttes pour sauver le Carnaval de Port-au-Prince que nous devons poursuivre dans la dignité et le respect  du droit des autres à l’autonomie".

Nouvelles du 16 février 2012
Jean-Gabriel Fortuné confirme sa demission du poste de délégué départemental du Sud: "je ne suis pas aimé des proches du président"
Les cayes, le 16 février 2012 – (AHP) –  L’ancien sénateur Jean Gabriel Fortuné a confirmé jeudi avoir démissionné de son poste de délégué départemental pour le département du Sud arguant qu’il n’est pas aimé dans l’entourage du chef de l’Etat.

Le désormais ex-délégué n’a cependant pas voulu donner plus de précisions sur les raisons expliquant sa démission, ajoutant qu’il attendait la fin du carnaval national qui, pour la première fois, aura lieu aux Cayes cette année, pour aller plus loin dans ses explications.

Le vrai pouvoir d’un chef de l’Etat réside dans son entourage et moi je ne suis pas aimé des proches du président Michel Martelly, a lancé Jean Gabriel Martelly qui en a profité pour démentir les informations selon laquelles il aurait promis au chef de l’Etat de revenir sur sa décision.

C'est le chef de l'Etat qui, off the record, a fait savoir dimanche que M. Fortuné etait revenu sur sadécision, selon une radio de la capitale

Jean Gabriel Fortuné a aussi démenti vouloir passer dans le camp de l’opposition. Je n’ai rien contre le président Martelly et vice versa, croit-il.

La côte de popularité du délégue ou de l'ancien delégué du Sud est à la hausse, en raison notamment des grands  travaux qu'il a realise ces dernières semaines dans le cadre des preparatifs du Carnaval national.

La rumeur veut qu'il n'aurait reçu jusqu'ici  un seul centime  du trésor public, ni même son salaire de délégué.
Dossier nationalité: : Isolé et solitaire, le premier ministre seul à deposer ses documents de voyage au Sénat, mais revirement, les ministres demandent finalement un report

Port-au-Prince, le 16 février 2012 – (AHP) – Le dossier de la multiple citoyenneté présumée de certains membres du gouvernement et du président Michel Martelly, objet d’une enquête parlementaire, prend une nouvelle  tournure avec la tentative d'un groupe important de ministres  d'isoler le premier ministre Garry Conille.

Alors qu’il a formellement  demandé aux membres de son équipe  de se présenter au grand corps pour y faire le dépôt de leurs documents de voyage, le chef du gouvernement a été l’unique  membre du cabinet à se présenter ce jeudi au Sénat  dans le cadre de cette démarche consitutionnelle.

Dans des  milieux diplomatiques et politiques,  on soupçonne le chef de l'Etat, le principal concerné dans le dossier de la multiple nationalité, de pousser les ministres à ignorer les consignes de leur chef pour le pousser à la démission

Le secrétaire d’Etat à la production animale, Michel Chancy, unique rescapé de l’administration du président René Préval, a fait le deplacement au parlement, mais seulement pour dire  aux sénateurs qu’ils n’ont pas le droit de lui demander de soumettre ses documents de voyage.

Ignorant le fait que le gouvernement est l'emanation directe du parlement, Michel Chancy, dont l'action est taxée d'excès de zèle, estime que  cette prérogative relève des instances administratives notamment des officiers de l’immigration, étant donné, a-t-il dit, le caractère personnel des informations contenues dans les documents sollicités.

Le président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert, devait annoncer en fin de journée qu'il avait  reçu une correspondance signée par les 18 ministres, sollicitant un report à huitaine de la convocation, en raison de multiples déplacements sur le terrain ces derniers jours.

Revenant sur leur refus de coopérer exprimé dans un texte adopté à l'issue du conseil des ministre de lundi, les ministres auraient dans la presente correspondance fait part aux sénateurs de leur volonté à coopérer, a rapporté le sénateur Lambert, allié déclaré du président Martelly.

Le sénateur Steven Benoit a  dit quand même ne pas comprendre l’insubordination  des ministres qui, estime-t-il, sont entrés en rébellion non seulement contre le Sénat, mais aussi contre le premier ministre pour avoir désobéi à ses instructions.

Le parlementaire a demandé au chef du gouvernement pourquoi il ne demissionne pas, car il ressemble de plus en plus à un commandant sans troupe.

Garry Conille a tenté d'expliquer que c’est la première fois en 3 mois que ses instructions ne sont  pas  suivies.

Exprimant le souhait que des explications lui soient fournies, il estime dans le même temps que remettre sa démission quand les choses se compliquent, n’est pas la meilleure attitude à adopter, indiquant que le chemin de la démocratie est parsemée d’embûches.

Pour sa part, le sénateur Moïse Jean-Charles qui tient mordicus que le président Martelly a lanationalite américaine et italienne estime que le refus des ministres de respecter les consignes du chef du gouvernement est une manœuvre du chef de l'Etatvisant à déstabiliser et  esseuler Garry Conille jusqu’à provoquer sa démission.

Martelly ne  veut pas que la commission arrive à lui, voilà pourquoi il orchestre toutes ces manœuvres, a-t-il dit, ajoutant  que quoi qu'il fasse, le chef de l'Etat ne pourra pas empêcher la vérite d'éclater.

Moïse Jean-Charles a aussi fustigé les sénateurs Youri Latortue  et Joseph Lambert  respectivement secrétaire rapporteur et président de la commission alors qu’ils sont des alliés du chef de l’Etat.

" Ces deux là ont perdu la tête et renié leurs convictions, s'ils en avaient, pour une question de reélection", a asséné le sénateur du Nord

Le sénateur Lambert desormais à l'index au sein de sa plateforme (Inite), a rétorqué que Moïse Jean-Charles ne cesse de nous mettre sur de fausses pistes. "Il affirme avoir des documents, alors qu’il nous les montre une fois pour toutes, a dit le parlementaire du Sud-est.

Nouvelles du 15 Février 2012
Frictions au sein du gouvernement: un communiqué de la primature désavoue une recommandation du dernier conseil des ministres demandant aux membres du gouvernement d'ignorer les exigences de la commission sénatoriale sur la nationalité
Port-au-Prince, le 15 Février 2012 - (AHP) – Le premier ministre Garry Conille a réagit suite à la décision du Sénat de changer l’invitation collective du gouvernement en convocation individuelle en vue d’obtenir du gouvernement et de tous les ministres qu’ils déposent au Parlement leurs document de voyage dans le but de faire avancer l’enquête sur la nationalité des hauts responsables de l'Etat.
 
Dans le communiqué 001 de la primature, Garry Conille a demandé à chaque membre de son cabinet de répondre à la convocation des sénateurs au lieu et à l’heure convenus ceci, écrit-il, en raison du caractère impératif de l’acte de convocation et dans le respect des prérogatives constitutionnelles de chaque pouvoir de l’Etat.
 
Le premier ministre estime également qu’au moment où toutes les conditions psychologiques et financières sont réunies pour le décollage du pays, les dirigeants et les acteurs politiques ont pour devoir de travailler à la consolidation de la stabilité institutionnelle et gouvernementale et à éviter qu’une nouvelle crise vienne compromettre l’harmonie des pouvoirs et la synergie des efforts pour la reconstruction du pays.
 
Cependant, le ministre chargé des relations avec le Parlement Ralph Théano se déclare surpris de la décision du chef du gouvernement de demander aux ministres de répondre à la convocation des sénateurs.
 
Ce dernier a expliqué que la décision de ne pas faire le dépôt des documents de voyage au Sénat a été adoptée en conseil des ministres, sans contrainte et à la demande du premier ministre lui-même.

Des sources digns de foi ont toutefois rapporté que ce conseil presidé par le chef de l'Etat a été très houleuse.
 
Ralph Théano a nié les informations selon lesquelles le président Michel Martelly serait celui qui avait demandé que les membres du gouvernement ne coopèrent pas avec la commission sénatoriale d’enquête.
 
"Ce n’est pas une décision prise à la légère car nous avons consulté plusieurs grands cabinets d’avocats en plus des hommes de lois chevronnés qui sont membres de l’Exécutif", a expliqué M. Théano.

Toutefois, des sources proches du pouvoir ont laissé entendre que les  récentes déclarations faites par le chef de l'Etat autour de son refus de collaborer avec la commission d'enquête ont au moins influencé les ministres, s'ils n'ont pas reçu des ordres formels en ce sens.
 
Le président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert a confirmé la convocation des membres du gouvernement suite au raidissement dont ils font preuve.
 
Chaque ministre doit se présenter au Sénat ce jeudi et devra se faire accompagner des secrétaires d’Etat relevant de leur ministère, a dit Joseph Lambert précisant que l’objet de cette convocation est qu’ils déposent au Sénat tous les documents qui leur sont réclamés.
 
Il promet que le Sénat passera à l’étape de l’interpellation si les ministres continuent à se montrer peu coopératifs.

Le ministre Théano a exprimé le souhait que le dossier soit gelé pendant la période des carnavals, dans l'espoir qu'une solution sera trouvée entre le Sénat et le gouvernement
 
Le sénateur Lambert a par ailleurs fait savoir que son statut d’allié du chef de l’Etat n’aura aucune influence sur la qualité de son travail qu’il affirme prendre à cœur.

Si quelqu’un a des doutes qu’ils viennent prouver les raisons qui pourraient les expliquer, a-t-il dit.

Le président Martelly a officiellement dimanche endossé la candidature de M. Lambret dans le cadre des prochaines senatoriales dont la date n'a toujours pas été fixée
 
Il  a aussi rejeté  l'appel du sénateur Moïse Jean-Charles, instigateur de la mise sur pied de la commission, qui lui demande de rendre le tablier.

Enquête sur la nationalité: Le premier ministre et ses ministres ignorent deux jours consécutifs une invitation de la commision sénatoriale: menace d'interpellation
Port-au-Prince, le 14 février 2012 –– (AHP) – Le premier ministre Garry Conille a une nouvelle fois ce mardi manqué à sa parole, en allant à l'encontre de ses récentes declarations selon lesquelles il collaborrerait avec avec la commission sénatoriale enquêtant sur la nationalité du président Joseph Michel Martelly et des membres du gouvernement.

Les autres ministres du gouvernement n'ont de ce fait pas  déposé eux non plus leurs documents de voyage devant la commission d'enquête, allant ainsi dans le sens du president Michel Martelly qui a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'avait aucune intention de donner suite à la demande de la commission.

Le Conseil des ministres presidé lundi par le chef de l'tat avait décidé que ses membres s’abstiennent de soumettre les documents réclamés à moins que, par décision de justice, il en soit autrement ordonné.

Le premier ministre aurait donc été obligé de se soumettre à cette disposition, même si des sources proches du gouvernement ont rapporté qu'il n'aurait pas signé le document, selon certaines sources.

Le président du Sénat et de l’Assemblée Nationale, Dieuseul Simon Desras, affirme ne pas comprendre l’attitude du chef du gouvernement et des ministres, estimant qu’ils seraient très mal conseillés.

Le parlementaire affirme que le premier ministre avait fait appeler lundi la commission d'enquête pour informer qu’il ne se présenterait pas.  Mais aujourd’hui personne ne nous appelés pour s’excuser, a-t-il dit.

Dieuseul Simon Desras a fait savoir que cette attitude pourrait laisser croire que les membres du gouvernement ne reconnaissent pas l’autorité des parlementaires qui pourraient eux-aussi se retrouver dans la situation de faire pareil.

Il conseille aux parlementaire de continuer à remplir leurs devoirs avec honneur, moralité et retenue de manière à  exercer leurs prérogatives en toute , dignité, .

"Nous sommes prêts à exercer nos droits constitutionnels", a averti le sénateur Desras qui rappelle qu’après l’invitation, il peut y avoir convocation puis interpellation.

Le président de la commission sénatoriale d’enquête, Joseph Lambert reputé aujourd’hui très proche du chef de l’Etat, abonde dans le même sens.

Il donne un ultimatum de 48 heures aux concernés pour qu’ils fassent le dépôt au Sénat de leurs document de voyage sinon, a-t-il  dit, , on serait amené à la pénible obligation de franchir le cap de l’interpellation.

J’ai entendu dire que la décision de ne pas faire le dépôt des documents exigés par les sénateurs a été prise en conseil des ministres mais personne ne nous a avertis, a dit Joseph Lambert.

Il rappelle que si le président, qui est un élu, peut dire qu’il compte garder dans sa poche ses documents de voyages, les membres du gouvernement qui sont l’émanation du parlement dont il tire leur légitimité, n’ont pas cette marge de manœuvre.

Pour sa part, le sénateur Moïse Jean-Charles qui soutient  depuis des mois que le chef de l'Etat et des ministres du gouvernement detiennent la nationalité etrangère maintient sa position. Pour lui, la correspondance de l'ambassade americaine relative au dossier du president Martely confirme que ce dernier a la nationalité americaine.

L'ambassade américaine a indiqué que le numéro de passeport PUSA043911230 n'a pas été  émis au nom du president Martelly mais rappelle dans le même temps que des dispositions de la législation américaine interdisent  de publier des informations non autorisées sur des citoyens américains

Selon le senateur du Nord, le mensonge ne restera pas longtemps caché, que la verité va bientôt éclater et que le président Martelly n'aura pas d'autre choix que de reconnaitre cette verité.

Moïse Jean-Charles a d'autre part indiqué que les sénateurs Joseph Lambert et Youri Latortue en fin de mandat, devraient bientôt quitter la commission senatoriale d'enquête, en raison de  leur trop grande proximité avec le président Martelly. A Jacmel dimanche, le chef de l'Etat a publiquement promis son support au sénateur Lambert pour les prochaines senatoriales.

Le coordonnateur de la plateforme Inite (Unite) a ainsi abandonné son parti.
Activités carnavalesques: les préparatifs avancent aux Cayes: Port-au-Prince preoccupé
Port-au-Prince, le 14 février 2012 – (AHP) – Les préparatifs vont bon train en vue de la réalisation de la première édition du carnaval national des Cayes prévue à partir de ce week end dans la 3e ville du pays.

Le président de la chambre de commerce et d'Industrie des Cayes, Pierre Henry Dennery a fait état de la construction dejà d’une grande quantité de stands et de la réalisation de travaux de réparation de route et de curage de canaux d’écoulement en vue de garantir la pleine réussite de ce carnaval.

Les festivités devraient démarrer ce vendredi avec le carnaval des étudiants pour prendre fin le 21 février prochain. Pierre Henry Dennery assure que des efforts sont en train d’être consentis pour faire revivre les traditions du carnaval des Cayes.

Il se dit conscient du défi qui attend le comité mais se dit certain que la fête sera une réussite même si le comité n’a eu que deux mois pour préparer l’évènement.

A Miragoane, néanmoins des citoyens mécontents promettent de boycotter le carnaval des Cayes si le gouvernement central ne revoit pas à la hausse le montant de 500 000 gourdes  promis de décaisser pour le carnaval de la ville.

Une manifestation a été organisée en ce sens ce mardi en vue d'amorcer le mouvement de protestation. Pendant un bon bout de temps, la circulation automobile était pratiquement bloquée sur la nationale jusqu’à ce que les forces de l’ordre interviennent.

Les miragoanais promettent de rester mobilisés jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
A Port-au-Prince, il y a également des complications.

 Le président du comité d’organisation du Carnaval Jean Kelly Damis menace de surseoir à toute activité liée à cette fête si le gouvernement central ne décaisse pas le montant nécessaire à sa réalisation.

Selon des rumeurs, le gouvernement disposerait de 9 millions de gourdes pour l‘organisation du carnaval de Port-au-Prince alors que le budget prévisionnel est de 80 millions. Jean Kelly Damis dit attendre au moins la moitié de ce montant.

Si les rumeurs se confirment nous serons obligés de déposer de sursoir à tout, a-t-il fait savoir.
Inauguration du siège social du programme de prêts à la construction de logements résidentiels
Port-au-Prince, le 14 février 2012 – (AHP) – Le conseil d’administration de la Banque Nationale de Crédit (BNC) a inauguré mardi le siège social du programme de prêts à la construction de logements résidentiels, baptisé Kay Pa m (Ma maison en créole).

Ce nouveau bureau à été aménagé au cœur du centre commercial de Port-au-Prince. Le président du conseil d’administration de la BNC, Jean-Philippe Vixamar, a fait savoir qu’une équipe de professionnels, dévoués et dynamiques est disposée à accueillir tout citoyen désireux d'obtenir un financement pour l’achat, la construction ou la rénovation de sa résidence.

Il informe cependant que les formulaires sont disponibles dans toutes les succursales de la BNC et aussi sur le site internet de la banque. Lancé le 19 juillet dernier, ce programme compte déjà 350 millions de gourdes de requêtes.

Un chiffre  en deçà des prévisions, selon M. Vixamar qui  demande  à tous ceux que le projet intéresse de passer dans les différentes succursales, produire leur demande. Il rappelle que c’est un programme qui apporte une réponse à la problématique de la construction dans un contexte post-séisme en Haïti.

Pour sa part, la responsable du programme, Sony Dardignac, a redit que Kay Pam apporte une solution aux problèmes du logement. Des problèmes qui, fait-il remarquer, existaient bien avant le tremblement de terre mais qui se sont accentués suite à la catastrophe.

Grace à ce programme, la BNC va aider à la construction de maisons et d’immeubles résidentiels et apporter un appui à des promoteurs immobiliers qui veulent investir dans le secteur. Il a indiquéque les employés de la fonction publique, du secteur privs et les professionnels indépendants répondant aux critères d’éligibilité peuvent egalement  bénéficier du programme
 
Nouvelles du 13 février 2012
Dossier citoyenneté: L'ambassade américaine affirme que le numéro de passeport PUSA043911230 n'a pas été  émis au nom du president Martelly et rappelle dans le même temps que des dispositions de la législation américaine interdisent  de publier des informations non autorisées sur des citoyens américains
Port-au-Prince, le 13 février 2012 – (AHP) -  Le numéro de passeport PUSA043911230 présenté par le sénateur Moïse Jean-Charles comme celui attestant de la citoyenneté américaine du président Michel Joseph Martelly n'aurait pas été  émis au nom du chef de l’Etat.

Cette information a été annoncée lundi  par le sénateur Joseph Lambert, président de la commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité étrangère présumée du président Martelly et des membres du gouvernement, à partir d'une correspondance de l'ambassadeur  sortant des Etats-Unis en Haïti, Kenneth H. Merten, en réponse à une correspondance que lui avait adressée la commission.

Il était  demandé au diplomate de vérifier le numéro de passeport et dire s’il appartient ou non au président Michel Martelly. Kenneth H. Merten a répondu que non, tout en rappelant que des dispositions de la législation américaine interdisent  de publier des informations non autorisées sur des citoyens américains.

« Les lois sur la vie privée aux Etats-Unis placent des restrictions sur la diffusion d’informations confidentielles par le gouvernement américain qui ne peut être faite qu’avec l’autorisation de la personne concernée », indique la réponse de l'ambassadeur Merten citée par le sénateur Lambert, nouvel allie du chef de l'Etat qui ne se presentera pas lors des prochains senatoriales sous la bannière de la plateforme Inite.

La lettre de l'ambassade américaine qui ne dit pas que le PUSA043911230 est un fau numero, s'est toutefois gardée de divulguer le nom de son propriétaire.

Dans les couloirs du parlement ce lundi, des senateurs ont rappelé que l'ambassade des Etats-Uni a éte la première institution à rejeter au profit de Michel Martelly (21%) la qualification du candidat du pouvoir Jude Célestin avec 22 % des voix pour affronter au 2ème tour Mirlande Manigat (31 % des voix), sur la base des résultats provisoires publiés le 7 décembre 2010 et qui déclenchèrent une vague de violences

Un autre allié du chef de l'Etat, en fin de mandat, le  sénateur Youry Latortue, également membre de la commission d’enquête a informé qu’en raison d’un conseil des ministres tenu lundi, le chef du gouvernement et les autres ministres n’étaient pas en mesure d’aller déposer au Sénat leurs documents de voyage contrairement à ce qui avait été annoncé.

Ils sont attendus mardi au parlement pour remplir cette formalité, a annoncé le sénateur Latortue, précisant qu’une dizaine de secrétaires d’Etat ont pu faire le dépôt de leurs documents de voyage ce lundi au Sénat.

C'est le premier ministre Garry Conille qui avait fait part la semaine dernière, contrairement au chef de l'Etat, de sa volonté de ne pas faire obstacle a la demarche des senateurs, étant une prérogative constiyiutionnelle.

Lors d'un échange très épicé dimanche a Jacmel (sud-est) aavec le sénateur Jean-Baptiste Bien-Aimé (nord-est), le president Martelly a redit qu'il n'avait aucune intention de collaborer avec la commisssion. Pour lui, l'important, n'est pas de savoir s'il est américain, chinois ou italien, mais de realiser ses promesses de campagne.

La constitution de 1987 interdit formellement à un citoyen étranger de briguer des postes electifs.

Le senateur du Nord Moïse Jean-Charles a toujours soutenu qu'il dispose d'informations irréfutables sur la nationalité américaine et italienne du président Martelly.

Formation d'une commission d'enquête sur la gestion de l'administration précédente  au cours de la période d’urgence post-cyclonique de 2008: le premier  ministre informe que sa sécurité a eté renforcée en raison de rumeurs diverses
Port-au-Prince, le 13 février 2012 – (AHP) -  Le premier ministre Garry Conille a confirmé lundi la mise sur pied d’une commission chargée de passer au crible les contrats signés par l’administration précédente durant la période d’urgence post-cyclonique de 2008.

La commission sera formée de trois haïtiens dont l’un vit à l’étranger et compte beaucoup d’années d’expérience dans le domaine, a-t-il dit ajoutant attendre qu’au terme de son travail, la commission lui dise les contrats qu’il doit garder, ceux qu’il doit renégocier et ceux qu’il doit annuler parce qu’ils rendent le pays vulnérable.

Le chef du gouvernement a confirmé qu’il ne s’agit nullement d’une chasse aux sorcières mais d’une démarche normale pour tout responsable héritant d’une administration.

Il a fait remarquer que même lorsqu’il s’agit de contrats passés de gré à gré, il y a des règles à respecter. Selon lui, les premiers coups d’œil sur les contrats signés par l’administration de son prédécesseur montrent qu’il y a matière le confortant dans sa position d’aller plus loin dans sa démarche.

Ce sont les ministères de l'Agricultute et des Travaux publics qui avaient reçu les plus gros montants des fonds decaissés après  les xcyclones de 2008,

Garry Conille a indiqué qu’entre décembre et mai, des contrats ont été signés par l’Etat haïtien pour un montant de 42 millions de dollars et dont 80% ont été paraphés avec la même firme.

Le chef du gouvernement a aussi fait savoir que son équipe a décidé de renforcer sa sécurité suite à la mise sur pied de la commission d’enquête, en raison de rumeurs diverses. Mais il affirme qu'il n'est pas du tout inquiet.
Le premier ministre presse les anciens militaires de vider les anciennes  bases des Ex FADH et de rentrer chez eux

Port-au-Prince, le 13 février 2012 – (AHP) -  Le premier ministre Garry Conille a appelé les anciens militaires qui occupent d’anciennes bases des ex-FAd’H à libérer ces espaces et à laisser la commission qui travaille sur la mise sur pied de la nouvelle force de sécurité faire son travail.

Nous leur demandons de quitter les lieux et de déposer tout ce qu’ils ont comme armes, a dit Garry Conille ajoutant que des instructions ont été passées aux forces de l’ordre pour qu’elles procèdent à l’arrestation de toute personne surprise en possession d’une arme illégale.

Garry Conille a néanmoins fait savoir qu’il comprend l’impatience des anciens militaires mas il leur demande de déposer les armes et de rentrer chez eux.

Jeudi, des anciens membres des ex-FAd’H étaient remarqués en uniforme et armés dans plusieurs rues de Capitale,  et ont même été à l’aéroport accueillir le président Martelly qui rentrait d'un voyage au Vénézuéla, Panama et Bahamas.
Nouvelles du 9 février 2012
Des centaines de personnes manifestent aux Gonaïves pour exiger le jugement en Haïti de 2 soldats pakistanais pour viol sur  mineur
Gonaïves, le 9 février 2012 – (AHP) – Des centains de personnes ont manifesté jeudi aux Gonaïves  contre  la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) dont deux agents issus du contingent pakistanais sont accusés d’avoir violé un jeune garçon mineur le 20 janvier dernier.

Le pire est que le viol des mineurs haïtiens (filles et garçons) est devenu une pratique pour les  casques bleus deployés en Haïti, puisqu'aucune mesure n'a jamais été prise contre les coupables qui sont toujours renvoyés dans leur pays pour echapper à la justice. C'etait tout récemment le cas dans le dossier de Johnny Jean ce jeune port-salutien violé par 5 casques bleus uruguayens

Les manifestants des Gonaïves  ont fait savoir qu’ils n’ont pas l’intention de lâcher prise jusqu’à ce que les casques bleus quittent la région et le pays.

Une patrouille de la mission onusienne qui se trouvait sur le parcours des manifestants a même essuyé des jets de pierres de la part des protestataires en colère. Ces soldats argentins ont riposté en tirant en l’air pour disperser la foule.

Aucun blessé n’a été rapporté. Certains des manifestants en ont profité pour réclamer le retour de l’armée dissoute de fait en 1995 peu après le 1er retour d’exil du président Jean-Bertrand Aristide.

Le sénateur Youry Latortue a assimilé à de la provocation la présence des casques bleus dans les rues  au moment de la manifestation. Il était entendu que les soldats de les agents de la Minustah restent dans leurs bases pendant le déroulement de la manifestation car c’est contre bien conttre eux et leurs exactions que la population manifestait.

Le parlementaire a condamné la dispersion la manifestation par les soldats etrangers, rappelant que les revendications de la population sont justes et justifiées.

Pour ce qui est de la résolution votée au Sénat mercredi demandant la levée de l’immunité des soldats pakistanais accusés dans le viol du jeune Roody Jean le 20 janvier dernier, le parlementaire,à l’origine de la résolution, a informé que des démarches sont actuellement en cours en vue d’acheminer le texte au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon dans le meilleur délai.

Il a redit que c’est un impératif que les soldats pakistanais soient jugés en Haïti pour qu’on puisse envoyer un signal clair contre les exactions des casques bleus dans le pays.

Il a fait remarquer que ce sont plusieurs secteurs clés de la vie nationale qui expriment leur mécontentement face aux mauvais comportements des soldats onusiens.

Le sénateur Nènel Cassy questionne la destruction d'un ensemble de documents  au service d’immigration moment même où une enquête est en cours sur la nationalité étrangère présumée du chef de l'Etat
Port-au-Prince, le 9 février 2012 – (AHP) – Le sénateur Nenel Cassy a affirmé jeudi ne pas comprendre pourquoi le directeur de l’immigration et de l’immigration a autorisé la destruction d’un ensemble de documents au moment même où une enquête est en cours sur la nationalité étrangère présumée de plusieurs membres du gouvernement.

Le moment est vraiment mal choisi pour une telle opération, a dit Nenel Cassy, affirmant juste que cela  donne lieu à diverses interprétations.

Le parlementaire s’est également demandé si un juge de paix était present au moment où ces documents ont été détruits ou s’ils ont été régulièrement transcrits sous forme électronique.

Il a informé que le directeur de l’immigration et le ministre de l’intérieur devraient bientôt être invités au parlement pour donner plus d’explication sur cette destruction. Nous sommes préoccupés et nous exigeons des explications, a-t-il dit.

Le parlementaire a par ailleurs fait remarquer que le travail de la commission sénatoriale  d’enquête dont il fait partie est un peu perturbé par l’organisation des festivités carnavalesques dans plusieurs régions du pays.

Les sénateurs enquêteurs sont moins disponibles, a-t-il fait savoir, ajoutant en outre que les conditions ne sont pas encore  réunies pour le voyage des membres de la commissions à l’étranger, de manière à faire la lumière sur la nationalité étrangère présumée des membres du gouvernement et du chef de l’Etat lui-même.

Il estime important que des contacts diplomatiques soient établis préalablement, de manière à garantir une bonne collaboration des pays concernés.
La rareté de gazoline se fait sentir chaque jour un peu plus: L'anadipp s'en lave les mains

Port-au-Prince, le 9 février 2012 – (AHP) – La rareté de gazoline constatée sur le marché local a dejà de serieuses conséquences sur le secteur du transport en commun.

Si officielement la pénurie concerne la gazoline (95 et 91). Mais il est difficile de s'approvisionner en diesel en raison des longue queus dans les stations-service et aussi parce que plusieurs secteurs se livrent au stockage de carburant.

De nombreux  automobilistes restent des heures, même une journée entière, dans les stations à essence, attendant le liquide précieux.

Ils  n'ont pas caché leur mecontentement face à ce qu’ils appellent le manque de planification des autorités haïtiennes qui ont la prérogative de placer les commandes de carburant à l’étranger.

"Il est anormal qu’on soit régulièrement exposé à des risques de rareté sur le marché, alors que le carburant est consommé  tous les jours", se sont-ils indignés, se demandant pourquoi aucune disposition n’a été adoptée pour prévenir de telles situations.

En tout cas le secrétaire général de l’Association Nationale des Distributeurs de Produits Pétroliers (ANADIPP), José Dalencourt s’en lave les mains.

Il a fait remarquer que les distributeurs n’ont pas la prérogative de placer des commandes à l’étranger.
 Au début,c’était la gazoline 95 qui manquait et tout le monde s’était rabattu sur le 91, mais maintenant, il n'y a pas une goutte de gazoline dans les pompes.

Le gouvernement avait promis de faire venir du carburant  de la République, en attendant une normalisation de la situation dès ce week end. Nous continuons d’attendre, a dit M. Dalencourt.

Il s'agit, en effet, de 300.000 gallons de gazoline commandée en Republique dominicaine, mais vraiment pas suffisants, même pour deux jours, puisque c'est tout le pays qui est confronte à cette situation.
LE MINISTRE DE L’INTERIEUR INVITE LES MILITAIRES DEMOBILISES A GARDER LEUR CALME ET A RENTRER CHEZ EUX
Port-au-Prince, le 9 février 2012. Le Ministre de l’Intérieur,  des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale, Me Thierry MAYARD-PAUL, invite les militaires démobilisés ayant investi les camps de formation de Carrefour et de Plateau central à garder leur calme et rentrer chez eux. « Le gouvernement n’a autorisé personne à investir ces espaces », a-t-il déclaré.


Le Ministre de l’Intérieur a expliqué que le pays a besoin d’une force moderne, formée et structurée pour protéger ses frontières et aider à son développement. Aussi aura-t-elle pour mission de porter secours à la population en cas de catastrophe naturelle, de lutter contre le trafic de la drogue et la contrebande; de prévenir le terrorisme. Cependant, cette force sera structurée dans l'ordre, la discipline et selon les normes légales et constitutionnelles.

Conscient que la réhabilitation de cette nouvelle force dans le pays est très complexe et exige une démarche rationnelle, progressive et profonde, Me MAYARD PAUL demande aux serviteurs de la nation de faire preuve de patience. Il leur conseille d’attendre le rapport final de la commission mandatée pour  légitimer leurs actions et disposer des structures nécessaires pouvant faciliter leur implantation dans le système.

Par ailleurs, il a fait savoir que la commission chargée de travailler sur cette structure, doit soumettre au chef de l’Etat le rapport final sur la mise en place de la composante militaire nationale dans les jours à venir.


Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale œuvre afin d’accroitre les coopérations locales et internationales susceptibles d’apporter  des transformations concrètes et positives pour la réalisation  de la vision du président de la République qui est la création d’un développement durable pour le pays.
Nouvelles du 8 février 2012
  NOTE DE CONJONCTURE ANMH ET AMIH
PRESSE ET POUVOIR : Vives inquiétudes des associations de médias

L’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH), l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) expriment leurs vive inquiétude et préoccupations quant au développement anormal des relations entre des branches du pouvoir d’État, en l’occurrence, l’Exécutif et le Parlement, deux des trois Pouvoirs consacrés par la Constitution, de même qu’entre le Président et des acteurs sociaux, la presse et les médias en particulier.

Contre toute attente, dans une tentative d’éviter certaines questions d’actualité, M. Martelly s’arroge de temps à autre le droit d’insulter les journalistes et de leur indiquer les sujets sur lesquels il désire lui-même être questionné. La presse n’entend en aucune façon faire marche-arrière sur le libre exercice de ses prérogatives et sur les gains obtenus pendant les vingt-six ans du difficile processus démocratique au service de la liberté d’expression de chaque citoyen.

Depuis le début du quinquennat du Président Michel Martelly, plusieurs incidents graves, liés à des comportements regrettables, détournent le pays des dossiers essentiels et affectent le climat propice à la mise en place des stratégies de développement pour rattraper nos retards et générer le progrès capable de placer Haïti dans une dynamique de changement profitable à tous.

Après 26 années de lutte, pour la consolidation de la démocratie, les mauvais signaux constatés dans les rapports du nouveau pouvoir avec le parlement, la presse, et d’autres secteurs clés de la vie nationale, semblent vouloir  nous remettre sur les pistes anciennes du Présidentialisme autoritaire, du pouvoir axé sur la seule personne du Président de la République qui se prend pour l’État. Or la Constitution en son article 133, institue un Exécutif bicéphale avec des prérogatives propres au Président Chef de l’État et au Premier ministre, Chef du Gouvernement.

L’AMIH et l’ANMH rappellent que le Président de la République, pour entrer en fonction, prête serment sur la Constitution qu’il ‘’jure devant Dieu et devant la nation d’observer et de faire observer fidèlement’’, (article 135-1). Et l’article 136 fait de lui, celui qui ‘’veille au respect et à l’exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions’’… Cependant, l’attitude de M. Martelly jusqu’ici est en porte-à-faux avec son serment et le rôle de gardien que la Constitution lui assigne. Le Président  donne l’impression de vouloir, par sa seule décision, se soustraire au pouvoir de contrôle du Parlement.

 La Constitution de 1987 en vigueur, en ses articles 93-97-118 et autres, fait du Parlement le contre-pouvoir qui contrôle les actes de l’Exécutif. A ce titre, il est impératif que le Chef de l’État collabore avec le Parlement qui, selon les dispositions de l’article 118 de la Constitution, ‘’a le droit d’enquêter sur les questions dont il est saisi’’. Chaque Pouvoir doit respecter les prérogatives des deux autres pour éviter des conflits, des crises inutiles et des situations de prise à défaut.

Le Président Michel Martelly ne peut ignorer la Constitution et les Institutions légitimes du peuple haïtien, tout comme il est tenu au respect des acquis démocratiques d’une transition maintenue sur les rails par les sacrifices de milliers de citoyens et d’un ensemble de secteurs montant la garde autour des libertés démocratiques.

La presse, les médias qui sont les corollaires de la liberté d’expression méritent d’être traités avec respect et retenue et non avec le mépris et le dédain dont ils sont souvent l’objet de la part du Président Martelly.

L’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH) et l’Association des Médias Indépendants d’Haïti (AMIH) sont interpellées par les dernières sorties du Chef de l’État qui banalise et méprise le travail de la presse, faisant de ce fait obstacle à sa mission d’informer.

Le Chef de l’État est prisonnier de son statut et doit en toute circonstance maintenir une posture qui impose le respect pour éviter la réprobation et des remontrances publiques aptes à le disqualifier.

Le Président élu sous la bannière de la Constitution de 1987 n’est pas au-dessus de la Loi. S’il est certes, le premier  des citoyens, ce statut lui impose l’obligation de prêcher par l’exemple, en observant en toute circonstance, un comportement irréprochable pour éviter des situations extrêmes qui ne manqueront pas une fois de plus de déchirer inutilement la nation. Même s’il s’agit du Chef de l’État, il est comme tout autre citoyen et plus que tout autre, astreint au respect des Lois dont il est le garant de l’application.

8 Février 2012
 
Max Chauvet                                                                                 Marc Garcia
ANMH                                                                                               AMIH
 
Au moins 2 morts dans un incendie  dans un camp de rescapés à Carrefour Péan ( Sans-Fil)
Port-au-Prince, le 8 février 2012 – (AHP) – Au moins 2 personnes ont été tuées dans l'inbcendie  d'un camp de rescapés du seisme du 12 janvier 2010 dans le quartier de Carrefour Péan à Port-au-Prince. Parmi les victimes, figure une petite fille de 3 ans.

De nombreuses tentes  ainsi que les effets personnels  de leurs propriétaires ont disparu dans les flammes. Les victimes ont une  fois de plus dénoncé leurs conditions exécrables de vie depuis le tremblement de terre.

Le corps des pompiers est ausitôt intervenu pour colmater l'incendie.

Le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean-Yves Jason qui s’était rendu peu après sur les lieux du drame,  déplore les conditions dans lesquelles les victimes du tremblement de terre de janvier 2010 sont logées.
 
Nous faisons actuellement le décompte des familles éplorées et nous allons adopter des dispositions de manière à éviter la répétition d'e tels drames , a dit le premier citoyen de la Capital.
 
Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva a lui aussi a fait savoir qu’il est important de tirer les leçons de ce qui s’est passé pour éviter toute répétition dans les autres camps de réfugiés
 
M. Delva informe qu’une enquête est ouverte pour déterminer l’origine du sinistre et que des mesures seront adoptées pour venir en aide aux familles touchées par ce drame.

La Force de la MINUSTAH a informé pour sa part avoir dépêché des troupes sur les lieux, ainsi qu’une équipe médicale, deux ambulances et deux citernes d’eau pour assister la Police Nationale d’Haïti et la Police des Nations Unies, dans leurs efforts visant à secourir les blessés et à éteindre l’incendie.

La Présidence de la République a declaré avoir appris avec consternation le  violent incendie au Camp Argentine. Elle a déploré la mort de la fillette de trois ans et la disparition de plusieurs autres personnes lors de ce sinistre causant également des dégâts matériels considérables.

La Présidence entend prendre toutes les dispositions pour donner le support nécessaire aux parents des victimes et aux familles éplorées – 400 à peu près – dont les tentes ont été  détruites, indique un communiqué de la presidence qui réaffirme la détermination du Président  Michel Joseph Martelly de relocaliser les sinistrés du 12 janvier 2010.

L’origine de l’incendie n’a pas encore été officiellement identifiée mais selon des témoins, ce drame aurait été provoqué par un four à gaz qui aurait accidentellement pris feu dans une tente avant de s’étendre à des dizaines d’autres tentes.

On relève aussi qu'un peu partout où il y a des camps sur des terrains privés, les propriétaires  font pression pour recupérer leurs espaces qu'ils vaient dans certains cas donne de bon ceour pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre.
La politique dite de tolérance Zéro de la MINUSTAH  vis-à-vis de ses soldats coupables de crimes, jugée peu crédible
Port-au-Prince, le 8 février 2012 – (AHP) – L'expert indépendant des Nations Unies a clôturé sa 6ème "mission d'evaluation" en haïti sans intervenir sur les exactions et  abus sexuels commis sur des mineurs haïtiens par des casques bleus de l'ONU, lors d'une conférence de presse  au Log Base de la Minustha, a Clercine.

Pour certains, l'expert de l'ONU a râté l'occasion de se prononcer sur ces cas devenus comme une pratique tant ils sont nombreux.

Selon ces observateurs, les  autorités des Nations-Unies de même que l'expert independant font peu cas des graves accusations portées contre les membres de la force de stabilisation, se limitant à des recommandations aux dirigeants haïtiens sur des questions de droits humains.

Des agents de la MINUSTHA sont accuses de graves crimes sexuels en Haiti. A Port-Salut l'adolescent Johnny Jean a été filmé par des casques bleus alors que d'autres le violaient avec la plus grande brutalité. Des policiers pakistanais sont aujourd'hui accusés aux gonaives de viols sur le jeune Roudy Jean.

Les soldats Uruguayens impliqués dans le viol de Johnny Jean ont ete renvoyés dans leur pays pour y être libérés. Des informations font au aujourd'hui etat du depart prochain des violeurs pakistanais

Alors que la MINUSTHA  fait toujours l'éloge de sa politique dite de tolérance zéro, on constate que la plus grande sanction réservée a un casque bleu qui se rend coupable d'exactions ou d'abus sexuels  en Haiti est apparemment le renvoi dans son pays.... pour y être libéré au grand mepris des victimes et de la société haïtienne.

C'est pourquoi, en Haïti, de nombreuses personnalités evoquent la nécessité de lever l'immunité dont jouissent les casques bleus coupables d'actes criminels pour qu'ils soient juges là où ils ont commis leurs forfaits.

Pour eux, si l'ONU et son secrétaire général s'opposaient à une revendication aussi légitime, c'est comme s'ils donnaient une prime à l'impunité. Et dans un tel cas, leurs interventions en faveur du jugement de Duvalier pourraient être jugées démagogiques.

Car il est anormal et même criminel de protéger des criminels, sous prétexte que des engagements ont éte pris pour qu'ils soient jugés dans leur pays, en cas d'actes de violences de toutes sortes.
Le Sénat vote une résolution pour réclamer le jugement des soldats pakistanais accusés de viol sur le jeune gonaïvien Roody Jean
Port-au-Prince, le 8 février 2012 – (AHP) – Le Sénat de la République a adopté mercredi, sur  proposition du sénateur Youry Latortue, une résolution demandant que les soldats pakistanais accusés de viol sur le jeune gonaïviens Roody Jean, le 20 janvier dernier, soient jugés par des tribunaux haïtiens.
 
Par cette résolution, le Sénat rappelle que le viol, le harcèlement sexuel, le détournement de mineurs, la sodomie forcée constituent des infractions graves portant atteinte à la dignité humaine et sont aussi des actes deshumanisants et dégradants.
 
Condamnant énergiquement le viol du mineur Roody Jean, le Sénat exige réparation pour ce dernier et rappelle qu’en pareil cas c’est la loi du lieu où le crime est commis qui doit prévaloir..
 
Aussi, le Sénat recommande la levée de l’immunité des soldats indexés par des témoins, par la police et par la clameur publique comme présumés auteurs de ce viol.
 
Le sénateur Youry Latortue dit souhaiter que la justice haïtienne réalise ce procès de manière à réparer moralement les atteintes graves portées à la dignité de la victime et assurer  ce climat sûr et stable qui constitue entre autres, le mandat de la mission onusienne dans le pays.
 
Le parlementaire rappelle qu’entre le 18 janvier 2005 et le 31 janvier 2012, 14 cas d’exaction commises par des soldats de la Minustah ont été répertoriés dans le pays.

Des soldats Uruguayens avaient violé en juillet dernier dans la commune de Port-salut un autre adolescent, Johnny Jean. La MINUSTAH a renvoyé les violeurs dans leur pays pour soit-disant être jugés. mais ils ont plutôt ete libérés.
Les anciens militaires mettent la pression sur le président Martelly pour honorer ses promeses de campagne et  promettent de rudes combats si on tente de les deloger des  anciennes bases mlitaires qu'ils occupent

Port-au-Prince, le 8 février 2012 – (AHP) – Les anciens militaires  des Forces Armées  dissoutes  commencent à perdre patience, en voyant  marquer le pas le projet de remobilisation de l’armée, telle que promis par le chef de l’Etat quand il était en campagne.

Et pour  rappeler au président Michel Martelly ses promesses, ces anciens soldats occupent, depuis un certain temps, d'anciennes bases de l’armée dissoute de fait depuis 1995, peu après le 1er retour d’exil du président Jean-Bertrand Aristide.

Le porte-parole de la Coalition des Militaires Démobilisés (CONAMID), l'ex-sergent David Dormé  a fait savoir qu’il s’agit d’un mouvement coordonné. L’armée, dit-il, doit être remobilisée en vue de "servir la population qui  a beaucoup investi dans la formation des militaires".

Nous sommes une institution constitutionnelle, une force légale, au même titre que la Police Nationale d’Haïti (PNH), reconnue par la constitution de 1987, a lancé le sergent Dormé, critiquant sans les citer, certains membres du gouvernement et du parlement qui ne veulent pas, dit-il, que l’armée soit remobilisée, alors qu’ils parlent sans arrêt de respect de la constitution.

Notre mouvement de récupération de nos anciennes bases  n’est pas dicté. Il n’y a personne derrière, a-t-il ajouté soulignant toutefois qu’il est différent de celui entrepris par feu Ravix Rémisainthe qui agissait sans se préoccuper des deux forces armées présentes actuellement sur le territoire à savoir la PNH et la Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti).

"Notre patience à des limites, nous ne pouvons pas attendre indéfiniment, a dit David Dormé,  informant que les militaires démobilisés sont déterminés à protéger leurs bases et feront parler la poudre si des  gens cherchent à les en deloger.

"Nous n’allons pas nous battre contre nos frères haïtiens de la PNH, a dit David Dormé, mais d’ajouter que "personne ne nous fera  subir le même sort que Ravix Rémisainthe. Nous n’avons pas peur et nous ne céderons pas aux pressions, a-t-il dit.

Ravix et plusieurs de ses collègues avaient été abattus à Delmas par des policiers ou par des soldats de la MINUSTAH, mais, officiellement, dans le cadre d'échanges de tirs avec la police, après avoir tenu des propos fielleux contre le regime intérimaire de Gérard Latortue pour promesses non tenues, après services rendus.

De son coté, l’historien Georges Michel, Membre de la commission présidentielle travaillant sur le projet de mise sur pied d’une nouvelle force haïtienne de sécurité  en appui à la PNH, a fait savoir que l’armée ne sera pas reconstituée à partir de la base mais du sommet.

Il qualifie d’illégale toute tentative visant à occuper les anciennes bases de FAd’H. Les autorités ne vont pas tolérer ce désordre, a-t-l dit, rappelant ce qui s’était passé lorsque, sous le gouvernement de transition, des anciens militaires avaient occupé de facto la résidence privée du président, Jean-Bertrand Aristide, alors en exil.

Le premier ministre Gérard Latortue avait demandé aux troupes onusiennes présentes dans le pays de les en chasser, purement et simplement.

Selon lui, l’actuel mouvement des militaires démobilisé n’aboutira à rien.
Penurie de gazoline: Commande de 300 000 gallons de la République Dominicaine en attendant l'arrivée probablement samedi d'un tanker du Venézuéla
Port-au-Prince, le 8 février 2012 – (AHP) – Le bureau de monétisation a placé une commande de 300 000 gallons de gazoline de la République Dominicaine en vue de pallier la rareté de gazoline constatée ces derniers jours sur le marché local.
 
C’est le ministre du commerce et de l’industrie, Wilson Laleau qui a fait etat de cette disposition, précisant qu’il s’agit d’une commande visant à répondre à la demande de consommation locale des 2 prochains jours en attendant l’arrivée d’un nouveau tanker en provenance du Venezuela.
 
Le ministre Laleau a fait savoir que le gouvernement va étudier la possibilité d’augmenter les réserves stratégiques dans le pays pour éviter qu’on soit tous les 22 jours confrontés à un risque de pénurie de produits pétrolier sur le marché local.
 
Depuis 2 jours, les stations à essence de la capitale sont remplies de gens cherchant à s’approvisionner en gazoline qui se fait très rare.
 
Rencontre entre des membres du Ministère de l’Intérieur et l’expert  indépendant de Nations Unies Michel Forst autour de la situation des droits de l’homme en Haïti
 
Port-au-Prince, le 7 février 2012. "Le Secrétaire d’Etat à la Défense Nationale, M. Richard MAURRASSE accompagné des membres du cabinet du Ministre de l’Intérieur, a rencontré, le mercredi 7 février 2012, M. Michel Forst, expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Haïti. Cette sixième visite qu’a effectuée M. Forst depuis la catastrophe  du 12 janvier 2010 a pour objectif de faire une évaluation sur les droits de l’homme, afin de dresser un rapport dont le contenu sera au Conseil des droits de l'homme et à l’Assemblée Générale des Nations Unies.
 
Au cours de ces échanges entre la délégation du ministère de l’Intérieur et l'expert de l'ONU, plusieurs points ont été à l’ordre du jour. Tenant compte du grand pas d’Haïti sur la mise en œuvre du Pacte International sur les droits socio-économiques et culturels, ratifié par le parlement haïtien, le 31 janvier dernier, M. MAURRASSE a fait savoir que le ministère compte organiser des séminaires sur les droits socio-économiques et culturels.
 
Les représentants du ministre de l’intérieur et M. Forst se sont entendus de faire l’inventaire des lois conformément aux exigences du pacte. Cette initiative permettra  leur révision, leur adaptation et une mise en contexte. Une série d’ateliers dans les différents départements et communes du pays seront organisés. Ces séances permettront également d’entamer de franches discutions avec les différents groupes de la société civile, les élus locaux et les parlementaires.
 
Ces rencontres avec les principaux représentants départementaux et communaux dans le pays, a informé le secrétaire d’Etat à la Défense, rentrent dans le cadre du souci de transparence que le gouvernement MARTELLY-CONILLE a institué pour une gestion moderne de la cité et des institutions publiques. Aussi seront-elles l’occasion, pour la structure gouvernementale, de permettre aux différents secteurs de la vie nationale de faire un monitoring des politiques publiques.
 
Le problème des déportés, catégorie de la société estimée fortement impliquée dans des actes du banditisme dans le pays, a été également abordé au cours de ces rencontres. En fait, le ministère a déjà  entamé une étude en étroite collaboration avec l’Université de Miami sur le cas de ces rapatriés. Cette étude vise à mesurer le respect, par les pays tiers, du non refoulement des Haïtiens.
 
Conscient que le pays ne dispose pas de moyens financiers et logistiques pour faire face à un tel problème, les représentants du Ministre de l’Intérieur entendent créer un Centre d'observation dont la mission sera l’évaluation du dossier du déporté et de son comportement durant les six premiers mois de son arrivée dans le pays. Le résultat déterminera si le déporté sera incarcéré ou non. Cette démarche portera le ministère à trouver des réponses à ces  questions cruciales.
 
L’équipe du ministère dit attendre le rapport d’enquête de l’Université de Miami. Les recommandations, a-t-elle fait savoir, serviront de base pour aider à une meilleure évaluation de la situation, et permettront de comprendre et décider quelle politique adopter.
 
Le Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale œuvre afin d’accroitre les coopérations locales et internationales susceptibles d’apporter des transformations concrètes et positives pour la réalisation de la vision du président de la République qui est la création d’un développement durable pour le pays".
Nouvelles du 7 février 2012
Milliers de manifestants à Port-au-Prince pour réclamer du chef de l'Etat qu'il donne la preuve qu'il n'a pas une nationalité étrangère
Port-au-Prince, le 7 février 2012 – (AHP) – Des miliers de personnes ont manifesté mardi à Port-au-Prince pour exiger du cprésident Michel Martelly qu’il collabore avec la commission senatoriale spéciale qui enquête sur la nationalité du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.

Michel Martelly refuse jusqu’à présent de coopérer et a fait savoir à plusieurs reprises  que personne ne peut lui demander de soumettre son passeport et d'autres documents de voyage à la commision.

Rassemblés dans le quartier populaire de Bel-Air, à l’initiative des organisations Moleghaf, Pevep, Ghetto unis entre autres, les manifestants ont parcouru plusieurs rues de la capitale en scandant des slogans réclamant la soumission des piècs exigees.

Ils ont fait savoir que cette manifestation constitue le début d’un vaste mouvement de protestation pour forcer le chef l’Etat à entendre raison.

Il faut qu’il dise sans équivoque à la nation qui il est, car nous savons que nous avions élu un haïtien à la tête du pays, si ce n’est pas le cas qu’on le sache et que Martelly en assume les conséquences, ont –il indiqué.

Cette démonstration populaire s'est déroulée à l'occasion du 26ème anniversaire de la chute du président à vie Jean-Claude Duvalier inculpé aujourd'hui pour crimes contre l'humanite mais que l'ordonnance d'un juge d'instruction vient de renvoyer plutôt au correcionnel pour  détournement de fonds

A Miragoane, dans le département des Nippes, des militants pro-lavalas regroupés au sein de l’organisation baptisée "Konbit Aksyon pou Devlope Nip" ont participé à un rassemblement où ils ont également demandé au chef de l’Etat de collaborer avec la commission sénatoriale d’enquête.

Des manifestants ont fait remarquer que l’attention ne doit pas être uniquement focalisée sur le chef de l’Etat, car plusieurs membres du gouvernement pourraient avoir eux-aussi la nationalité étrangère.
Dossier Duvalier: le collectif contre l’impunité promet de tout entreprendre pour que l'ancien president à vie soit jugé pour crimes de sang et annonce son intention de faire appel de l'ordonnance du juge Carvès Jean
Port-au-Prince, le 7 février 2012 – (AHP) – Le collectif contre l’impunité, une organisation regroupant des personnalités ayant porté plainte  contre l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et consorts a informé mardi qu’il va faire appel de la décision du juge Carvès Jean d’envoyer l’ancien dictateur au correctionnel pour corruption et non pour crime de sang.

Le collectif estime que les faits reprochés à M. Duvalier ont été réduits à de simples délits. Une décision qui, dit sa coordonatrice Danielle Magloire, s’appuie sur la demande de non-lieu reclamée par l’ex-commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Félix Léger, qui prenait ainsi le contre-pied de son prédécesseur Harrycidas Auguste qui demandait qu’on poursuive « Baby doc » pour les deux types de crime.

Mme Magloire dénonce ce qu’elle appelle l’absence de cohérence et d’indépendance de la justice par rapport à l’Exécutif.
Elle qualifie la décision du juge Carvès Jean d’ordonnance qui insulte, délégitime et pervertit les fondements de la démocratie et de l’Etat de droit.

Plusieurs des victimes du régime des Duvalier ont exigé que justice leur soit rendue.
Nous avions été battues, maltraitées et emprisonnées pendant des mois et des années, sans être jugées. Et certains tentent de faire croire au monde entier qu’il ne s’est rien passé, ont dénoncé ces victimes qui réclament  justice et réparation pouravoir ete tenues dans les couloirs de la mort pendant des années.

Pour ce qui est de l’idée du chef de l’Etat de pardonner à M. Duvalier, ces victimes ont fait savoir que M. Michel Martelly n’a nullement ce droit.

Il n’a pas subi les tortures que nous avions subies et de plus, M. Duvalier n’a pas été jugé, ont-elles fait remarquer.

Plusieurs des victimes étaient en pleurs en se rappelant ces moments douloureux, mais les langues commencent à se délier..

Le Réseau National de Défense de Droits Humains (RNDDH) a pour sa part renouvelé sa volonté d’accompagner les plaignants  jusqu’à ce que justice leur soit rendue.

Nous allons utiliser toutes les voies de recours nationales et internationales pour que Duvalier soit jugé pour crimes de sang, a promis  Marie Yolène Gille du RNDDH.

Le député de la Gonâve, Béguens Théus estime que l’ordonnance du juge Carvès Jean est le reflet de la réalité du pays où règne l’impunité.

Il appelle les plaignants à exercer leurs droits de recours.
Le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques appelle le president Martelly à manifester du respect pour les symboles de l'Etat: Edouard Paultre dit s'inquiéter des comportements imprévisibles du chef de l’Etat
 Port-au-Prince, le 7 février 2012 – (AHP) -  Le responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (Conhane), Edouard Paultre a appelé mardi le président Michel Martelly à montrer du respect pour les symboles de l’Etat et à ne pas poser des actions qui affichent clairement du  mépris pour l’opinion publique.

Le pasteur Paultre réagissait sur le refus du chef de l’Etat de collaborer avec la commission sénatoriale d’enquête sur sa nationalité et celle de tous les autres membres du gouvernement mais également sur la façon jugée irrévérencieuse, indigne et méprisante, dont il a traité les journalistes avant son départ vendredi pourle Venezuela et le Panama.

"Il me semble que le comportement du chef de l’Etat est imprevisible et qu'il affiche certaines fois des signes qui montrent qu'il n’aurait pas  le plein contrôle de son comportement", s'inquiète Edouard Paultre, qualifiant de scandaleux et de honteux les écarts de langage et de gestes du chef de l’Etat, qu'il croit être (ces écarts) une menace pour l'éducation des tout jeunes.


"Le président devrait être à tout moment un modèle pour la population qui a son regard fixé sur lui, a lancé le pasteur Paultre, estimant que les citoyens sont mal représentés, ayant à leurs têtes une personnalité imprévisible qui agit comme s’il était au-dessus des lois.

Le président de la commission finances et budget du Sénat, Jocelerme Privert a fait remarquer pour sa part, que les autorités n’ont pas intérêt à offrir des spectacles gratuits et inutiles alors que les besoins de la population sont énormes.

Il se dit solidaire de ses collègues qui se sont sentis offensés mercredi soir par le comportement du président Michel Martelly, à la résidence du premier ministre Garry Conille qui recevait des parlementaires.

Il assimile à une remise en question des droits de réunions et d'expression, l’interprétation que le président aurait faite de la rencontre  entre Garry Conille et des parlementaires, qu'il aurait assimilée à un complot contre lui.

Jocelerme Privert rappelle qu’il est normal qu’un premier ministre, émanation du parlement, cherche à tout moment à s’assurer du support et de la confiance des parlementaires. Cela peut même l’aider à matérialiser les promesses de campagne du chef de l’Etat, a-t-il fait remarquer.

Il estime qu’Haïti n’a pas besoin de crises en cascades, mais de paix, de stabilité politique et d’harmonie entre les différents pouvoirs en vue de la satisfaction des besoins de la population.
Des individus violents perturbent  à Lascaobas une activité d'un groupe de parlementaires et de responsables politiques pour réclamer l'électricité, mais des slogans politiques ont éte scandés

LasCahobas, le 7 février 2012 – (AHP) – Des individus violents de la population se sont attaqués mardi à  un groupe de sénateurs et d’hommes politiques, qui devaient présenter à Lascaobas (centre) un document baptisé Plan Stratégique pour le Sauvetage National.

Des barricades  ont été dressées et jets de pierres lancées par les manifestants qui affirmaient reclamer l'electrification de la zone, mais le senateur Annick Joseph qui faisait partie de la delégation aurait été blessé à la jambe par une pierre. Des slogans pro-Martelly ont également ete entendus, selon le senateur Jean-Hector Anacacis
 
Le parlementaire de l'Ouest qui affirme avoir adopté ledit document comme son programme de gouvernement durant la période où il était candidat à la présidence,  a fait savoir que les protestataires ne visaient pas principalement les membres de la délégation mais profitaient de leurs présence pour réclamer l’électrification de la ville.
 
Ce sont des revendications justes, estime le parlementaire, qui rappelle qu’à maintes reprises, les autorités ont promis d’amener le courant électrique dans la ville située non loin du barrage hydro-électriques, mais rien n’a jamais été fait.
 
"Je ne suis pas arrivé à identifier les protestataires mais  certains d’entre eux criaient Vive Martelly", a souligné Jean-Hector Anacacis.
 
Le coordonateur de l’Organisation du Peuple en Lutte, Sauveur Pierre-Etienne, qui avait la responsabilité de présenter le plan a fait savoir que ce sont ceux qu’il appelle les « forces noires anti-changements » qui ont voulu perturber cette activité qui, estime-t-il, était bien accueillie par la majorité des membres de la population.
 
Il a dénonce le fait que la date du 7 février soit aujourd’hui encore galvaudée, alors qu'elle devrait  marquer l’ère du renouveau, du progrès, des lumières et du changement, 26 ans après la chute des Duvalier.
 
"L'OPL est prête à prendre les destinées du pays et travailler avec tous les secteurs pour lui permettre de recouvrer sa dignité", a lance M. Pierre-Etienne.
la Primature prevoit  la mise en place d’une commission d’audit sur les contrats passés de gré à gré durant la période d’urgence: le sénateur Privert salue cette décision mais reclame que l'audit s'étende aux fonds engagés sous la présente administration
Port-au-Prince, le 7 février 2012 – (AHP) -  Le responsable de communication de la Primature, Gary Bodeau annonce la mise en place d’une commission d’audit sur les contrats passés de gré à gré durant la période d’urgence. Le président de la commission finances du Sénat, Jocelerme Privert, estime que le parlement devrait en faire autant mais pour les dépenses d'hier et d'aujourd'hui.

 M. Bodeau a informé que la commission qui doit être mise sur pied dans les prochains jours aura comme principale mission de passer à la loupe tous les contrats signés durant la période d’urgence avant l’arrivée du premier ministre Gary Conille à la Primature.

M. Bodeau a tenu à rassurer que l’intention du premier ministre Conille n’est pas de faire une chasse aux sorcières qui viserait les hauts dignitaires de la precédente administration mais de s’assurer que les fonds de l’Etat ont été engagés dans de bonnes conditions.

Il a fait savoir qu'il s'agira d'une commissionindépendante dont travail devra permettre au chef du gouvernement de prendre des décisions qui aillent dans le sens d’une réaffectation d’une partie de ces fonds.

"Cela nous permettra de continuer à bénéficier de la confiance des bailleurs internationaux, de nos partenaires du secteur privé et aussi de la population, a dit Gary Bodeau, estimant normale la démarche du chef du gouvernement.

Le président de la commission finances du Sénat Jocelerme Privert estime lui que le parlement au même titre que le gouvernement devrait se pencher sur la question.

"Il y a des contrats de gré à gré passés durant la période d’urgence qui pourraient ne  pas avoir respecté les procédures, reconnait le parlementaire.

Cependant, le sénateur Privert a fait remarquer que l’audit ne devrait pas viser la seule administration Préval/Bellerive, mais certains décaissements faits sous l'actuel gouvernement. Il a évoqué entre autres les fonds engagés dans la réhabilitation de l’aéroport international Toussaint Louverture.

D'autres parlementaires ont egalement réclamé que la lumière soit faite sur la façon dont les 10 millions de dollars décaissés par le trésor public à la fin de l'annee 2011, ont été utilisés

Jocelerme Privert, rappelle en tout cas que le parlement a les prérogatives de s’assurer que tous les fonds de l’Etat ont été engagés dans de bonnes conditions et encore plus aujourd’hui  où certains questionnent les procédures suivies  dans le cadre de la réalisation de projets pour plus de 300 millions de dollars US durant la période d’urgence.

Son collègue Jean Willy Jean Baptiste doute des résultats que pourrait apporter la commission d’enquête du gouvernement, arguant que la loi d’urgence avait donné à l’administration Préval/Bellerive le droit de passer des contrats sans appel d’offre.
C’est une commission qui, dit-il, va uniquement nous permettre de constater les dégâts.
Bureau de presse de la présidence

La République d’Haïti et le Panama renforcent leurs liens commerciaux

Port-au-Prince, mardi 7 Février 2012 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accompagné des Ministres des Affaires Etrangères et des Cultes, M. Laurent Lamothe, et du Tourisme, Mme Stéphanie Balmir Vidrouin, ont eu, ce lundi 6 Février, plusieurs rencontres avec des fonctionnaires du Gouvernement panaméen ainsi qu’avec le secteur privé au cours d’une visite d’Etat au Panama.

Le Président Martelly et le Chancelier Lamothe ont débuté la journée par avec une réception officielle au Ministère des Affaires Etrangères où le Ministre Roberto Enriquez a reçu le Chef de l’Etat haïtien avec tous les honneurs dus à son rang. Une réunion de travail ministérielle en présence de divers représentants du Gouvernement panaméen a suivi la cérémonie.

Au cours de la rencontre, le Président Martelly et le Ministre Lamothe ont discuté de diverses questions bilatérales, y compris des sujets liés à la migration pour les Haïtiens en voyage au Panama, les échanges commerciaux entre les deux nations, et signé un accord pour la protection des investissements dans les deux pays.

Levée des restrictions sur les visas

Le Président panaméen, M. Ricardo Alberto Martinelli, a signé un  arrêté présidentiel  qui va considérablement aider les commerçantes haïtiennes qui achètent des produits au Panama. Cet arrêté réduit le cout des visas pour les citoyens haïtiens en visite au Panama de 1,000 à 50 dollars ainsi que le temps d’attente de quatre mois à sept jours. Il s’agit d’une grande annonce pour les commerçantes haïtiennes qui voyagent au Panama pour effectuer leur achat. En outre, le Président Martelly a discuté des opportunités commerciales ainsi que la promotion du tourisme haïtien et de l’apprentissage des meilleures pratiques au Panama.

Signature d'accords

Les Ministres des Affaires Etrangères haïtien et panaméen ont également signé un accord de protection des investissements qui permettra de protéger les entreprises panaméennes opérant en Haïti et vice versa. Cet accord devrait permettre beaucoup plus d’investissements directs étrangers en Haïti et la création d’emplois durables.

Les deux Ministres ont également signé un accord d’assistance technique dans les domaines de l’agriculture, le commerce, la perception des impôts, la promotion des investissements, la sécurité sociale et la gestion des ports et aéroports. Cela devrait grandement améliorer la capacité du Gouvernement haïtien qui est en train d’apporter les changements exigés par la population.

La réunion à la Chancellerie a été suivie par un déjeuner offert au Palais présidentiel par le Président Martinelli. En cette occasion, les deux dirigeants ont renforcé leur engagement à resserrer leurs collaborations, et finalisé les plans pour l’ouverture d’une Ambassade du Panama en Haïti. Les deux Chefs d’Etat ont également discuté de questions concernant les investissements panaméens en infrastructure et l’assistance technique dans la reconstruction des ports et aéroports, et en offrant une assistance technique dans plusieurs domaines.

Dans l’après-midi, le Président Martelly et sa délégation ont visité les écluses de Miraflores au Canal de Panama où les officiels haïtiens ont reçu un briefing sur le mode de fonctionnement du canal et son impact sur le commerce mondial. En outre, le Président Martelly a eu l’honneur d’ouvrir les écluses du canal pour permettre le passage d’un navire.

Dans la soirée, le Président Martelly et sa délégation ont visité la chambre de commerce du Panama, où ils ont discuté des possibilités d’affaires et d’investissement pour les entreprises panaméennes en Haïti.  Le Chef de l’Etat haïtien a également été rejoint par l’homme d’affaires haïtien, Grégory Mevs, qui s’est exprimé à la communauté panaméenne des affaires en tant que représentant du secteur privé haïtien sur sa propre expérience à consentir des investissements  sous la nouvelle administration.

 « Le Président Martelly est favorable aux affaires, et comprend qu’il est nécessaire d’accroitre l’économie à travers l’investissement privé.  Le secteur privé en Haïti est la clé pour aider à créer des emplois durables, et travaille dur de concert avec le Gouvernement haïtien pour favoriser la croissance.», a déclaré Grégory Mevs. Lors de cette visite, la chambre de commerce du Panama a également annoncé une visite en Haïti d’une mission commerciale dans les prochaines semaines pour explorer les opportunités d’investissement.

Pour mettre fin à la visite de travail, le Président Martelly et sa délégation ont effectué une visite à des compagnies de construction du Panama, où ils ont appris de ces différentes sociétés qui sont impliqués dans la croissance que connait actuellement le Panama, et ont invité de telles entreprises à se rendre en Haïti pour rechercher des projets d’infrastructure et de logement. Haïti prévoit de dépenser plus de 1,5 milliard de dollars dans les cinq prochaines années dans le cadre des efforts de reconstruction.

Le Président panaméen a enfin reçu le Président Martelly et une délégation réduite dans le cadre d’un diner organisé dans un restaurant privé.
Nouvelles du 6 février 2012

Manifestation ce mardi à Port-au-Prince pour marquer  le 26e anniversaire de la chute des Duvalier et exiger du chef de l'Etat le respect  du pouvoir législatif
Port-au-Prince, le 6 février 2012 – (AHP) – Des organisations de la société civile regroupées au sein de la coalition baptisée " Force patriotique pour le respect de la Constitution (FOPARK en créole) projettent de marquer ce mardi  le 26e anniversaire de la chute des Duvalier le 7 février 1986  par une manifestation de rue.

Inculpé pour crimes contre l'humanite et violations de la constitution, après son retour  en Haïti en janvier 2011, Jean-Claude Duvalier a plutôt éte renvoyé au correctionnel , suite à une ordonnance sévèrement critiquée du juge instructeur  Jean Carvès,  émise la semaine dernière

La  manifestation de ce mardi sera réalisée à Port-au-Prince avec aussi pour objectif de souligner l'obligation du président Michel Joseph Martelly, de coopérer avec la commission sénatoriale qui enquête actuellement sur la nationalité étrangère présumée du président et des membres du gouvernement.

Lors d''une conference de presse vendredi, le chef de l'Etat avait redit qu'il n'avait aucune intention de soumettre ses documents de voyage à la commission et s'est refusé à présenter des excuses aux parlementaires suite  à des propos injurieux qu'il est accusé d'avoir tenus à  l'encontre d'un groupe de senateurs et de deputés en la résidence privée du premier ministre où il a fait irruption à l'improviste dans la soirée du premier février..

"Nous allons profiter de cette journée qui marque la commémoration du 26e anniversaire de la fin de la dictature pour exiger du chef de l’Etat qu'il respecte le pouvoir des sénateurs en coopérant avec eux", ont fait savoir les membres de la FOPARK .

Le porte-parole de cette coalition, André Fadot, apporte son plein soutien aux parlementaires et affirme ne pas comprendre le refus du chef de l’Etat de collaborer. Un autre membre de l’organisation, Mésilien Wilson informe que la manifestation partira de l’Eglise du Perpétuel Secours  dans le quartier populaire de Bel-air pour aboutir sur la place de la constitution au Champs-de-Mars.

Il appelle tous ceux et celles qui sont opposés au retour d'un régime autoritaire à y prendre part.

Cette manifestation bénéficie entre autres  du support de Je Kale (œil ouvert, en créole), une nouvelle association qui s’est présentée au public lundi et dont l’objectif déclaré est d’observer les actions des autorités haïtiennes.

Son président Jackenson François presse lui aussi le chef de l’Etat de collaborer avec les parlementaires s’il veut que cessent les rumeurs sur sa nationalité étrangère.

Un militant politique, membre de l'organisation politique Fanmi lavalas (La famille lavalas), René Civil affirme lui aussi soutenir l’idée de la manifestation du 7 février pour forcer le chef de l’Etat à collaborer.

Le chef de l’Etat, dit-il, est tenu de soumettre son passeport et autres documents de voyage à la commission sénatoriale d’enquête de manière à clarifier, une fois pour toutes, son dossier.
Division au sein du Collectif pour juger Duvalier:  son coordonateur général Raymond Davius afirme voir la main des avocats de l'ancien président à vie
Port-au-Prince, le 6 février 2012 – (AHP) – L’ordonnance du juge d’instruction Carvès Jean renvoyant l'ancien president à vie Jean-Claude Duvalier au correctionel n'aurait toujours pas été signifiée aux parties.

C'est pourquoi plusieurs personnalités ayant porté plainte contre l'ancien dictateur se sont gardées jusqu'ici de reagir  sur la decision du magistrat communiquée dans la presse.

Ce serait entre autres le cas de Michèle Montas,  journaliste et ancienne porte-parole du secretaire géneral, Ban Ki-Moon.

Entre temps, cependant, la division s'est installée au sein du collectif pour juger Duvalier.

La secrétaire exécutive de cette organisation Myrtha Jean-Baptiste accuse le coordonateur général Raymond Davius de vouloir recruter des individus qui ne sont pas des victime pour formuler de nouvelles accusations contre Jean-Claude Dvalier

Elle affirme qu'en raison du refus qu'elle aurait opposé à une telle initiative, M. Davius menacerait de la tuer et aurait fait metre sous sa porte une envelope contenant un projectile

Pour Raymond Davius, le plan de Myrtha Jean-Baptiste est cousu de fil blanc. Eelle a tout simplement eté soudoyée pour tenter de faire avorter le travail du collectif

"Si Madame Jean-Baptiste m’accuse de vouloir faire imprimer des cartes de membres pour des personnes qui ne sont pas des victimes, elle commet une grande erreur car nous n’avons pas une organisation de victimes des Duvalier mais une association de citoyens qui veulent que l’ex-dictateur soit jugé pour «  crimes contre l’humanité », a-t-il souligné.

Il dénonce une manœuvre des avocats de M. Duvalier dont l’un, a-t-il deit, l’avait personnellement, mais sans succès, abordé sur la question.
Nouvelles du 5 Février 2012
Michel Martelly au Vénézuéla pour le sommet de l'Alba: Garry Conille tente-t-il de calmer le jeu en voyageant à Washington?
Port-au-Prince, 5 Février 2012- (AHP)- Le Président Michel Joseph Martelly a profité du sommet de l'Alliance Bolivarienne des pays de l’Amérique (Alba) pour tenter de renforcer les relations entre Haïti et les pays de l'Amérique latine, prticulièrement le Vénézuéla.

Un accord-cadre de coopération visant à accroitre l’aide du Venézuela à Haïti au-delà du Fonds Petro Caribe et d'autres formes d’assistance bilatérale et multilatérale offertes par  le Vénézuéla, a éte signé dimanche entre les présidents des deux pays.

Cette aide devrait comprendre les investissements, la coopération technique et la formation dans les domaines de la santé, l’éducation, l’énergie, la production agricole et les infrastructures.

Selon un communiqué du bureau de presse de la presidence, cet  accord permettra d’augmenter l’aide du Venezuela de façon drastique, et comprendra la coopération, les crédits et l’investissement direct dans les domaines de l’agriculture, la production, le développement industriel, l’énergie et le tourisme entre autres.

le president Chavez a également assuré que les pays membres de l'Alba se sont entendus pour renforcer la coopération avec Haïti par l’intermédiaire d’un « plan spécial ».

Le président Michel Martelly qui n'a toujours pas rencontré le président Barack Obama ainsi que la plupart des autres grands dignitaires occidentaux, a invité M. Chavez en Haïti dans les prochaines semaines. Selon le bureau de presse de la présidence, le Président Chavez a éte invité à venir en Haiti  après environ quatre années, pour voir par lui-même le travail réalisé par l'administration Martelly et l'impact de l'aide vénézuélienne.

Selon plusieurs secteurs en Haïti, la proximité de Martelly avec Chavez et d'autres dirigeants non connus comme des amis des Etats-Unis, irriteraient Washington. Et ce serait pour tenter de calmer le jeu que le premier ministre Garry Conille a entrepris une tournée américaine, car il est rare que président et premier ministre s'absentent au même moment.

Mais comme pour démentir les rumeurs en circulation autour du voyage du chef du gouvernement, une note de presse du bureau de communication de la primature précise que cette visite de 5 jours, vise à accélérer le processus de reconstruction du pays dont plusieurs villes ont éte ravagées, il y a 2 ans, par un violent séisme.

La délégation rencontrera entre autres , la secretaire d'Etat Hillary Clinton, des parlementaires, le secretaire general de l'OEA, le president de la Banque interaméricaine de developpement, le Directeur général et l'administrateur du FMI.

Le président de la Chambre basse Levailant Louis Jeune a décliné l'invitation d'intégrer cette delégation, en raison du grave incident de mercredi soir  en la résidence  du premier ministre, causé par une intervention jugée intempestive du president Martelly et pour laquelle ce dernier refuse de s'excuser.

Cette irruption du president avait eu lieu , alors que le premier ministre était en reunion avec un groupe de parlementaires.

Nouvelles du 3 février 2012
Le président Martelly enfonce le clou en redisant qu'il n'a aucune intention de collaborer avec la commission d'enquête parlementaire sur sa nationalité et de présenter des excuses pour propos désobligeants: le chef de l'Etat accusé également d'irrévérence gratuite à l'endroit des journalistes, lors d'une conférence de presse
Port-au-Prince le 3 février 2012 – (AHP) – Le président  Michel J. Martelly, a redit vendredi que personne ni aucune institution ne peut le contraindre à présenter son passeport à la commission sénatoriale enquêtant sur sa nationalité et celle des membres de son gouvernement

Le sénateur Moïse Jean-Charles accuse le chef de l’Etat d’avoir la triple citoyenneté haïtienne, italienne et américaine. La commission sénatoriale  presse le président de soumettre ses documents de voyage.

En conference de presse avant son depart pour le Panama et le Venezuéla, Michel Martelly a indiqué que son passeport va rester dans sa poche, soulignant qu’aucune loi ne l’oblige à faire le contraire. "S’ils veulent enquêter qu’ils aillent à l’immigration, qu’ils demandent au CEP (Conseil Electoral Provisoire) qui a accepté sa candidature, a dit Michel Martelly.

M.Martelly avait deja  éte accusé la veille d'avoir fait irruption en la residence du premier ministre où se tenait une rencontre avec un groupe de parlementaires. Le chef de l'Etat aurait alors denoncé un complot contre lui, et dit aux sénateurs que s'ils veulent réellement   lesdits documents, ils leur faudrait fourrer leurs doigts bien loin. Informations rapportées par plusieurs parlementaires mais dementies par par le president

Alors qu'on s'attendait à des excuses publiques du chef de l'Etat comme le lui exige le president de l'Assemblée nationale Simon Dieuseul Desras, Michel Martelly, à la question d’un journaliste lui demandant s’il n’a jamais renoncé à sa nationalité, il a répondu que personne n’avait le droit de lui poser pareille question, avant de dire qu’il ne répondra pas à la question du confrère une fois qu’il a su pour quel média il travaillait (Radio Kiskeya).

Un autre journaliste (Melodie FM) qui lui  demandait sa version de l’incident du 1er février chez le premier ministre où il est accusé d'avoir  débité des insultes à l'endroit des parlementaires, Michel Martelly l'a sevèrement réprimandé, lui demandant, s'il ne jugeait pas plus approprié de lui poser des questions sur ce qu’il appelle ses réalisations.

Le président Martelly a bouclé son intervention par un geste sonore de grand mépris, mais à son passif, en "cuipant" les journalistes

Cette nouvelle escalade verbale du chef de l’Etat a provoqué une salve de réactions dont celle du secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers.

"Cela confirme le scepticisme de la corporation sur l’évolution de la liberté de la presse dans le pays, a dit Jacques Desrosiers qui appelle les confrères à ne pas se laisser intimider.

Il y a aujourd’hui une menace sur la liberté d’expression et sur le droit à l’information dans le pays, a lancé Jacques Desrosiers qui demande aux confrères de continuer à faire preuve de professionnalisme sans le laisser gagner par les intimidations du chef de l’Etat.

Le président Michel Joseph Martelly  au Panama et au Vénezuela pour promouvoir le renforcement des liens entre les deux pays et participer au sommet de l'ALBA: le president de l'Assemblée nationale avertit que le président n’a nul droit d’engager le pays sans l'aval du parlement co-dépositaire de la souveraineté nationale
Port-au-Prince le 3 février 2012 – (AHP) – Le président Michel Joseph Martelly a laissé le pays vendredi à destination du Venezuela et du Panama.

Au Panama où il est attendu à partir du 5 février, Michel Martelly aura à s’entretenir avec son homologue Ricardo Martinelli autour du renforcement des relations entre les deux pays.

Nous allons également demander au président panaméen d’appliquer la réduction des frais de visa pour les commerçants haïtiens qui devraient passer, selon les promesses du président Martinelli, de 1000 à 50 dollars US.

Nous allons également parler de renforcement des relations économiques et culturelles entre nos deux pays, a dit Michel Martelly ajoutant qu’il va également s’entretenir avec Martinelli de la possibilité qu’Haïti organise en juillet prochain, le 5e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Association des Etats de la Caraïbes (AEC).

Au Venezuela, le chef de l’Etat doit entre autres participer au congrès de l’Alba (Alliance Bolivarienne des pays de l’Amérique). Michel Martelly a informé qu’Haïti bénéficie  déjà des avantages de sa présence dans l’Alliance, à travers l’accord tripartite (Venezuela-Cuba-Haïti).

Le chef de l’Etat a aussi fait savoir qu’il va examiner le possibilité d’adopter le protocole d’entente sur la régularisation de la situation des immigrants illégaux haïtiens vivant dans les pays membres de l’Alba.

Le renforcement et la relance du programme de cantine scolaire, qui fait face à un manque de fonds, sera également au menu des discussions, a annoncé le président Martelly.

Mais, le président de l’Assemblée Nationale, le sénateur Simon Dieuseul Desras, a rappelé au chef de l’Etat que le parlement est co-dépositaire de la souveraineté nationale.

Il rappelle au chef de l’Etat qu’il n’a nul droit d’engager le pays sans l'aval du parlement qui, précise-t-il, doit ratifier les accords signés par le chef de l’Etat.

Le chef de l’Etat est parti, mais je ne sais absolument rien de ce qu’il est allé faire, a dit le parlementaire, affirmant avoir le soutien de ses collègues.
Le nouveau vice-président de la Banque mondiale Hasan Tuluy bientôt
Haïti

Washington, le 3 février 2012  Le nouveau vice-président de la Banque mondiale pour l'Amérique latine et les Caraïbes (LAC), Hasan Tuluy, entamera mercredi prochain une visite de deux jours en Haïti, sa première visite officielle dans
la région depuis son entrée en fonction le 1er janvier.

Hasan Tuluy qui prevoit de rencontrer le Premier ministre haïtien, Garry Conille, à Washington le 6 février,  sentretiendra à Port-au-Prince avec le ministre de l'Économie et des Finances, André Lemercier Georges, des priorités du gouvernement
et de la façon dont la Banque peut poursuivre au mieux son appui en faveur des efforts de reconstruction du pays et de développement à plus long terme.

M. Tuluy rencontrera également des représentants du secteur public et du secteur privé afin de procéder à un échange de vues sur les opportunités de croissance en Haïti et sur les défis qui entravent le développement du pays.

"Cest mon premier voyage officiel et il témoigne de la priorité que nous accordons à Haïti. Je suis impatient de constater par moi-même lélan de la reconstruction et les résultats tangibles dont il est le fruit sur le terrain, deux ans après le séisme dévastateur qui a frappé le pays, a déclaré M. Tuluy.

Il a fait savoir que malgré de nombreuses difficultés, les efforts conjoints des Haïtiens et des partenaires internationaux ont permis beaucoup d'avancées.

" Le Groupe de la Banque mondiale demeure résolument déterminé à contribuer à la reconstruction d'Haïti et continuera d'y engager des ressources humaines et financières considérables", a fait savoir M. Tuluy qui rencontrera mercredi Jacques Hubert Daniel Rousseau, ministre des Travaux publics, des Transports, de lÉnergie et des Communications, au Bureau dévaluation du bâti, créé à la suite du séisme de 2010 avec l'appui financier et technique de la Banque mondiale.

Au cours de ses huit premiers mois de fonctionnement, le Bureau a répertorié et évalué 400 000 bâtiments à
Port-au-Prince, en plus délaborer des directives et des codes de construction pour la sécurisation des édifices publics, écoles et hôpitaux.

Le ministère possède également une base de données qui permet didentifier les risques auxquels est exposé chaque ville ou village d'Haïti et qui constitue une source vitale dinformations en vue de réduire, dans lensemble du pays, la vulnérabilité de la population aux catastrophes.
    
M. Tuluy se rendra également dans le camp installé au Pétionville Club  . Le Programme de reconstruction des logements et de remise en état des quartiers mené par la Banque contribue à la réinstallation durable de milliers de Haïtiens qui, pour beaucoup dentre eux, ont trouvé refuge sur le site de Pétionville.

Doté de 95 millions de dollars, le programme de la Banque mondiale permettra de reloger 85 000 personnes et de rénover les quartiers et réhabiliter les services de base au bénéfice de 300 000 personnes ; il aidera les familles à quitter les camps en leur accordant des aides à la location.

Vendredi, le vice-président de Banque mondiale visitera une école primaire qui a bénéficié d'un programme d'exonération des frais de scolarité et de distribution de repas scolaires financés par Association internationale de développement (IDA).

Depuis le séisme, les financements de la Banque ont permis d'exempter 210 000 élèves des droits de scolarité et doffrir des repas à75 000 élèves chaque jour, selon un communiqué faisant ausi savoir que la scolarisation des enfants pauvres âgés de 6 à 12 ans a été étendue ; au cours des trois ans à venir, la mise en oeuvre dun deuxième projet Éducation pour tous va améliorer laccès à léducation et la qualité de lenseignement. Au total, ce sont 175 000 enfants haïtiens qui bénéficieront de ces efforts.

La Banque mondiale apporte également un appui à la gestion des risques de catastrophe , à lagriculture et au développement du secteur privé dans le cadre de sa stratégie intérimaire 2012 pour Haïti, qui prévoit loctroi de 255 millions de dollars de dons au titre du mécanisme de riposte à la crise de lIDA.

Le séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010 a considérablement aggravé la pauvreté et les conditions de vie de la population haïtienne et a exacerbé les problèmes de développement du pays. Plus de 220 000 personnes y ont perdu la vie et 300 000 ont été blessées. La catastrophe a provoqué larrêt complet de lactivité économique du pays, anéantissant 120 % du PIB selon les estimations.........
Nouvelles du 2 février 2012

Tollé à Port-au-Prince suite à une intervention jugée intempestive du président Martelly en la résidence du premier ministre où se tenait une rencontre entre ce dernier et des parlementaires: dénonciation de complot
Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Une rencontre organisée mercredi soir entre un groupe de parlementaires  (députés et  sénateurs) et le premier ministre Garry Conille en la residence de ce dernier, s'est terminée en queue de poisson, en raison de l'irruption jugée intempestive du president Michel Martelly.

C'est un député qui participait à la rencontre, qui aurait appelé le chef de de l'Etat pour lui dire qu'un complot se tramait contre lui.

Selon plusieurs parlementaires, les discussions portaient sur des sujets d'intérêt public, mais, ont-ils dénoncé, le président Martelly a pénetré dans la salle de réunion, proférant des menaces  et débitant des propos obcènes.

Il s'est particulièrement attaqué au sénateur Steven Benoit pourtant absent, qu'il a accusé de travailler à son renversement.

En conférence de presse ce jeudi, le senateur de L'ouest a fait savoir que le président Martelly serait tenu responsable de tout ce qui pourrait lui arriver.

S'il a annoncé sa démision de la commissiuon enquêtant sur les nationalités etrangères présumées du chef de l'Etat, M. Benoit a prévenu qu'il ne céderait pas à ses menaces et continuerait de dénoncer toutes ses dérives.

Quant à Moïse Jean-Charles,  senateur du Nord qui a fait les revélations sur la nationalite du président, il a maintenu toutes ses declarations, tout en estimant que  le chef de l'Etat avait perdu la tête. Il l'a une nouvelle fois appelé à deposer devant la comission ses documents de voyage.

"S'il ne le fait pas dans les jours qui viennent, nous ne l'appelleront  plus  président de la République, car il est anormal que le pays soit dirigé par un américano-italien", a lancé Moïse Jean-Charles qui a demandé au premier ministre Garry de publier un communiqué pour  presenter ses excuses aux parlemenaires et  dénoncer l'intervention du chef de l'Etat.

Selon des propos du president  Martelly rapportés par des parlementaires, il n'aurait aucune intention de collaborer avec la comision d'enquête sénatoriale sur la nationalité.

"Et si les sénateurs veulent à tout prix avoir ces documents, il faudrait qu'ils fourrent leurs mains bien loin pour s'en accaparer", aurait-il encore dit.

Le premier ministre Garry Conille qui se trouvait jeudi matin aux Cayes (sud) dans le cadre de l'oganisation du carnaval national  dans cette ville, a eté rappelé d'urgence à Port-au-Prince, selon des sources proches du gouvernement.

On ne connait pas les raisons exactes de cette décision. Toutefois, des secteurs la rapprochent de  l'altercation   enregistrée la veile en la résidence

Garry Conille a repris l'avion à la mi-journée à l'Aéroport Antoine Simon de Laborde sans même avoir pu participer au buffet qui a  été organise en son honneur à la fin de la visite du site qui est censé accueilir le défilé carnavalesque dans la metropole du Sud.  AHP 1:48 PM
Carnaval national: quelles retombées économiques possibles pour la ville organisatrice et le département du Sud?
AHP- Le carnaval est la plus grande fête populaire  d'Haïti. Ce sont des millions d'Haïtiens qui y participent chaque année à Port-au-Pince et dans  les autres grandes villes du pays.

Cette année, décision inédite, le carnaval national est organisé aux Cayes, la 3 ème ville du pays. Cette décision a provoqué de grands remous et l'ire des Port-au-Princiens qui considèrent l'organisation des 3 jours gras, comme leur chasse gardée, en raison d'une tradition plus que centenaire.

On estime que la ville des Cayes n'a aucune compétence pour organiser un carnaval d'une telle envergure, un carnaval susceptible d'attirer des centaines de milliers  de personnes, et que la décision du chef de l'Etat prise sur le tard- seulement début janvier- est purement émotionnelle. Le Sud ayant joué un grand rôle dans l'élection de M. Martelly.

Ajouté à tout cela, les acusations  vite rejetées, mais selon lesquelles, l'organisation de ces festivités dans la troisième vile du pays donnerait lieu à une opération de blanchiment d'argent.

Malgré tous les dénigrements, et toute cette argumentation négative, le Sud a tenu bon aux assauts. La mairie des Cayes,
le comité carnavalesque  vite formé et le secteur privé local ont décidé de conjuguer leurs énergies et se sont rapidement attelés à la tache, pour donner une réponse et tenter de prouver  que la ville est à la hauteur de l'événement.

Mais une premiere question se pose: quelles retombées économiques peuvent espérer la ville organisatrice et le département du Sud d'un tel événement?

Pour beaucoup de gens, c'est comme confier de la bouche l'organsation du Carnaval national à la 3ème ville du pays et en même temps lui mettre des bâtons dans les roues, comme pour prouver que la décentralisation est un vain mot et  dire à la province qu'elle doit mettre une sourdine à ses ambitions .

En effet, à environ quinze jours du début des festivités, le trésor public n'a enciore décaissé un seul centime.  C'est seulement la rumeur qui veut jusqu'ici que 80 millions de gourdes seraient consentis à l'organisation (1US$= 41,50 gourdes). Mais les jours sont désormais plus que comptés pour offrir quelque chose de potable.

Autre question: Les Cayes ne son-ils qu'un simple lieu d'hébergement d'un carnaval qu'il est impossible d'organiser à Port-au-Prince, en raison de la présence de centaines de milliers de rescapés, dans le centre de la capitale, plus de deux  ans après le séisme dévastateur et meurtrier du 12 janvier 2010?.

Les Cayens se plaignent du fait que ce sont des Port-au-Princiens qui obtienent la quasi-totalité des contrats au grand dam du secteur privé local: tous les chars musicaux et allégoriques arriveront de la capitale, alors qu'il aurait eté sensé d'en construire quelques-uns dans la ville organisatrice, pour donner  des emplois  et faire aussi une transmission  d'expertise en matière de construction.

Mais, ce n'est pas tout. Les locaux se plaignent du fait que ce sont des compagnies de Port-au-Primnce qui ont obtenu le contrat de construction des stands. Il se dit même que les matériaux nécessaires aux travaux arriveraient directement de la capitale. Qui sait..... la main-d'oeuvre peut-être aussi...Et dire qu'un stand tand non totalement fini devrait coûter 12.500 dollars americains ou 500.000 gourdes.

Les Cayes ne récolteront-ils que les fatras et autres déchets nauséabonds des 3 jours gras. Un jeune entrepreneur de la ville commente ainsi la situation: "en raison de de tout ce qu'on veut nous faire avaler dans le cadre de la realisation du carnaval national chez nous,  si on ne relève pas la tête pour exiger notre participation pleine et entière, c'est que nous ne sommes pas des hommes et des femmes".

Mais, aux Cayes, certains  espèrent que les choses vont quand même un peu bouger avec la visite ce jeudi dans la ville du premier ministre Garry Conille, en compagnie du président du Comité National mixte pour le carnaval 2012 , William Eliacin, du secretaire d'Etat aux travaux publics et d'autres responsables gouvernementaux.

On doutait de la réalisation de cette visite jusqu'à tot jeudi matin, en raison des informations autour  d'une grave altercation la veille au domicile du premier ministre, à la suite d'une intervention jugée impromptue du chef de l'Etat accusé d'avoir perturbé une rencontre entre le chef du gouvernement et un groupe de parlementaires. AHP 2 février 2012 11:50 AM
Les corps de deux hommes tués par balles découverts sur la route de Corlette
Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Les cadavres de deux hommes tués par balles ont éte decouverts ce jeudi sur la route de Corlette, ce tronçon  qui relie la route de Frère et Péguy-Vllle.

Les victimes ont vraisemblablement été abattues ailleurs et ensuite jetées  au bas d'un monticule considéré comme la  partie la plus dangereuse de cette route exigüe et dépourvue de parapets.

Jusqu'en fin d'après-midi, ce jeudi, les cadavres n'avaient toujours pas ét récupérés.

De nombreux habitants se plaignent de l'insecurite qui règent sur cette route isolée en plusieurs points et de surcroit non-éclairée. Plusieurs d'entre eux ont fait savoir que ce n'est pas la première fois  que des cadavres y sont décuverts.
Le coordonateur général de l’OPL dit redouter une crise aux consequencs incalculables après l'intervention du president dans la résidence du premier ministre
Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Le coordonateur général de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) Sauveur Pierre-Etienne a appelé jeudi les différents élus, parlementaires ou président de la République à la sérénité et à accorder leurs violons pour ne pas plonger le pays dans une crise qui risque d’être lourde de conséquences.

Sauveur Pierre-Etienne commentait la nouvelle altercation mercredi entre des parlementaires et le président  Michel Martelly suite à la visite impromptue de ce dernier au domicile du premier ministre Garry Conille qui recevait des membres du pouvoir législatif pour parler "de questions d’intérêt public".

Selon plusieurs parlementaires qui avaient assisté à cette rencontre, le chef de l’Etat aurait fait irruption dans la salle de réunion où il n’avait pas été invité, perturbant la rencontre et proférant de nouvelles insultes conre les  parlementaires qu’il accuse de comploter contre son pouvoir.

Sauveur Pierre-Etienne dit croire que ces genres de comportement ne font pas honneur aux élus qui, estime-t-il, se montrent de moins en moins à la hauteur de leurs positions et de la confiance de la population.

Selon lui, il faut que les violons se raccordent, sinon le pays risque de plonger dans une crise aux conséquences dramatiques. Il y a trop de suspicions, trop de méfiance dans les avenues du pouvoir, estime Sauveur Pierre-Etienne.

Le professeur Pierre-Etienne dit noter que l’ancien premier ministre Jean-Max Bellerive rêve de prendre la place de Garry Conille, que ce dernier cherche à se barricader de parlementaires, qu’au sein même du gouvernement il y aurait des conflits entre plusieurs ministres dont ceux de l’intérieur est des affaires étrangères et que le président refuse de soumettre ses documents de voyage..

Il y a aussi que le chef de l'Etat veut dissoudre le parlement et que le parlement  rêve de destituer le chef de l’Etat, estime le professeur Pierre-Etienne avant d’ajouter que ce n’est pas ainsi qu’on gère un pays.

Il faut que nos dirigeants apprennent à gérer leurs conflits pour ne pas plonger le pays dans des confrontations et des catastrophes qui risquent d’avoir de lourdes conséquences, entre autres, le maintien de la force onusienne dans le pays, a dit Sauveur Pierre-Etienne.

" Vous imaginez ce qui qui se serait passé si des coups de mitraillettes avaient été tirés mecredi soir", a demandé le dirigeant de l'OPL.
Installation du nouveau directeur général de  l’Office National d’Identification: Jean-Baptiste Saint-Cyr promet  l'enregistrement des plus et moins de de 18 ans ainsi que les Haïtiens résidant à l'étranger
Port-au-Prince, le 2 février 2012 – (AHP) – Le ministre de la justice et de la sécurité publique, Me Michel Brunache a installé jeudi un nouveau directeur général à  l’Office National d’Identification (ONI).

Il s’agit de Jean-Baptiste Saint-Cyr qui remplace Ronald Covil qui vient de passer 6 ans à la tête de l’institution dont il a été le premier DG.

Le ministre Brunache a demandé à M. Saint-Cyr de se mettre au travail en vue  de continuer à faire de l’ONI une institution permanente au service de tous les Haïtiens d’ici et d’ailleurs.

"Il nous faut enregistrer non seulement tous les Haïtiens de plus de 18 ans, mais également les moins âgés et ceux qui résident à l’extérieur du pays, a insisté Me Brunache, tout en reconaissant qu'il s'agit d'une mission difficile. Il a dit miser sur la compétence et le professionnalisme du nouveau patron de l’ONI à qui il a promis le support du gouvernement dans l’accomplissement de sa tache.
 
M. Saint-Cyr a pour sa part remercié le chef de l’Etat pour la confiance placée en lui et promis de se mettre à la hauteur de sa tâche.

Travailler à l’amélioration du travail déjà accompli par son prédécesseur, c’est entre autres l’objectif de M. Saint-Cyr qui promet  d’œuvrer à l’amélioration de la qualité des services offerts au public, de réduire le délai de livraison des cartes d’identification, d’offrir des services de proximité à la population tout en améliorant la couverture nationale de l’institution.
 
Il a dit compter sur le support de l’Exécutif, la collaboration et  le dévouement des employés de la boite auxquels il demande un redoublement d’efforts.

Nous allons jouer pieds et mains pour identifier tous les Haïtiens, d’ici et d’ailleurs, a promis Jean-Baptiste Saint-Cyr.

Son prédécesseur Ronald Covil a déclaré ne pas douter de la capacité M. Saint-Cyr avec qui il a collaboré pour mener l’institution à bon port.

Il se réjouit  du travail accompli depuis la création de l’ONI, en dépit des moments difficiles qu’il affirme avoir traversés.
Nouvelles du 1er février 2012
Visite en Haïti de la présidente brésilienne: Michel Martelly et Dilma Rousseff ont parlé entre autres d'immigration, d'économie et d'investissements, de lutte cntre la faim et de sports
Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Le président Michel Joseph Martelly s’est entretenu mercredi au Palais présidentiel avec son homologue brésilienne Dilma Rousseff qui effectuait sa première visite officielle dans la région depuis son investiture.
 
Les discussions ont porté  sur ensemble de points dont la migration, l’énergie, l’assistance du Brésil à la production de biodiesel dans le pays, l’économie et les investissements, la lutte contre la faim et la malnutrition ainsi que  l’organisation d’évènements sportifs.

Michel Martelly a aussi fait savoir que  la présidente du Brésil a réitéré l’engagement de son administration d'appuyer le processus de développement en Haïti.
 
Les deux présidents ont également abordé les questions relatives au retrait progressif des casques bleus du pays et la mise sur pied de la nouvelle force haïtienne de sécurité. Une commission mixte devrait être mise sur pied en vue de la matérialisation de cet objectif, a informé M. Martelly.
 
Nous nous sommes également entretenus sur les questions migratoires et la présidente Rousseff a promis que son pays pourrait octroyer jusqu’à 1200 visas par an aux Haïtiens désireux  de s’installer dans son pays.
 
Michel Martelly a fait savoir qu'Haïti est très sensible aux intérêts du Brésil.
 
Pour sa part, la présidente du Brésil a informé que son pays va appuyer le projet de construction de logements sociaux et d'hôpitaux  dans le pays. Elle a renouvelé sa volonté ainsi que celle de son administration de soutenir Haïti.
 
Le retrait des forces de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti doit s’accompagner, a-t-elle dit, de dispositions relatives à la mise sur pied d'une force haïtienne de sécurité, de manière à garantir la présence d’investisseurs étrangers dans le pays.
 
Concernant le dossier  de milliers de sans papier  haïtiens au Btrésil, elle a promis la regularisation de leur situation, Sur le cas de milliers d'autres  qui cherchent à immigrer dans ce pays, mais bloqués à la frontière avec l'Equateur, Dilma Rousseff a promis     jusqu’à 1200 visas, l'an, aux Haïtiens désireux d'immigrer dans son pays.
Elle a réaffirmé l’engagement de son pays à contribuer au processus du développement durable d’Haïti.

A son arrivée en Haïti, en provenance de Cuba, Dilma Roussef a été accueillie à l'Aéroport Toussaint Louverture par le président Martelly et son épouse, le premier ministre et d'autres membres du gouvernements.
Des organisations de droits humains saluent la ratification  du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels mais se déclarent sidérées de l'ordonnance du juge d'indstruction dans le  dosssier Duvalier
Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Des organisations de droits humains saluent la ratification par le parlement mardi du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

La Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) félicite les parlementaires pour la ratification de ce document qui vient renforcer le cadre légal sur les droits sociaux, économiques et culturels des Haïtiens.

La POHDH encourage le parlement à continuer de ratifier d’autres conventions et pactes relatifs aux droits humains en Haïti notamment la convention contre la torture, le Statut de Rome qui reconnait la compétence du tribunal pénal international.
La POHDH demande à l’exécutif de publier l’arrêté ratifiant le pacte sur les droits économiques, sociaux et culturels dans les meilleurs délais.
 
Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuels (CARLI) salue également la ratification du pacte international sur les DESC.

 Le secrétaire exécutif du Carli, Me Renan Hédouville a fait remarquer que ce texte, adopté en 1966 et entré en vigueur 10 ans plus tard constitue un  document additionnel à la déclaration universelle des droits humains qui définitle principe de l’universalité et de l’indivisibilité en droits humains.

Me Hédouville demande au gouvernement haïtien d’adopter les dispositions nécessaires de manière à adapter les lois nationales au pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

 Le Carli rappelle que, suivant l’article 276-2 de la constitution haïtienne, les traités ou accords internationaux, une fois sanctionnés et ratifiés dans les formes prévues par la constitution, font partie de la législation du pays et abrogent toutes les lois qui leur sont contraires.
 
Me  Hédouville demande que des mesures soient adoptées pour améliorer les conditions de vie des citoyens haïtiens les plus vulnérables, dans plusieurs domaines, notamment l’alimentation, la santé et le logement.
 
Le responsable du CARLI s'est déclaré par ailleurs sidéré de la décision du juge Yves Altidor de renvoyer l’ancien président à vie, Jean-Claude Duvalier au tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et non au tribunal criminel pour crimes contre l’humanité alors que, rapoele-t-il, le régime des Duvalier a été caractérisé par la terreur, la violence politique et la peur.
 
Pour Me Hédouville, la justice haïtienne, axée sur l’impunité et la corruption, râte une occasion d’améliorer son image sur la scène internationale. Il qualifie de gifle l’ordonnance du juge Carves Jean et appelle la justice à la vigilance pour éradiquer l’impunité de manière à construire un véritable Etat de droit en Haïti.

Les avocats de l'ancien président du CEP récemment dissous contestent la compétence du Parquet de Port-au-Prince et du juje d'instruction Yves Altidor de poursuivre Gaillot Dorsinvil
Port-au-Prince, le 1er février 2012 – (AHP) – Les avocats de l’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP) récemment dissous, Gaillot Dorsinvile ont informé mercredi avoir demandé au juge d’instruction Yves Altidor de se dessaisir de l’affaire n’étant pas compétent, ont-ils dit, pour exercer des poursuites contre leur client.

Alors qu’il était convoqué au cabinet d’instruction suite à des plaintes déposées au Parquet de Port-au-Prince par des anciens candidats pour corruption, concussion et violation de leurs droits politiques, Gaillot Dorsinvil  s’était fait représenter par ses avocats Reynold Georges et Osner H. Févry.

Ce dernier affirme avoir demandé au juge Altidor de se dessaisir de l’affaire pour laisser à la haute cours de justice, la seule juridiction habilitée a-t-il dit, à se prononcer sur les faits reprochés à son client, de s’en occuper.

Mais, la haute cours de justice ne peut-être constituée qu’à l’initiative de la chambre des députés.

Me Févry a aussi informé avoir écrit au président de la commission justice de la chambre basse, Danton Léger, pour l'informer de ce qui est en train de se passer au parquet de Port-au-Prince, qu’il assimile à un règlement de compte.

Selon lui, le député de Léogane aurait fait part de son intention de demander au président de la chambre de convoquer le ministre de la justice qui devrait se faire accompagner du chef du Parquet.

Me Févry a fait remarquer que le Parquet de Port-au-Prince ne saurait s’octroyer des compétences sur les 17 autres parquets de la République, rappelant que M. Dorsinvil dirigeait CEP qui a organisé des élections sur toute l’étendue du territoire. Un seul juge ne peut décider de  lui-même qu’il a une juridiction nationale, a estimé Me Févry.

Si le parquet de Port-au-Prince est en droit de poursuivre Gaillot pourquoi ceux des autres juridictions ne le feraient pas, s'est encore demandé l’homme de loi, évoquant la loi sur l’organisation judiciaire.

Et de conclure: le Parquet de Port-au-Prince n’a aucune compétence géographique, matérielle et nationale pour poursuite l’ex-président du CEP à moins qu’ils veuillent en faire une affaire politique. A ce moment, a ajouté Osner Févry: nous autres avocats nous ferons ce que de droit.

Haïti fait part de sa volonté d'intégrer l'Alba, selon le president Hugo Chavez
Caracas, le 1er février 2012 – (AHP) – Le président vénézuélien Hugo Chavez a indiqué mardi qu’Haïti figure sur une liste de plusieurs pays de la caraïbe qui ont sollicité leur intégration pleine et entière dans l’Alliance Bolivarienne des Peuples de l’Amérique (ALBA).

Il y a un groupe de pays qui, en plus de solliciter leur intégration dans l’Alba, veulent être membres à part entière de l’institution, a indiqué  le chef de l’Etat du Venezuela, confirmant la rencontre prévue pour le 5 février prochain entre des chefs d’Etats et de gouvernement de l’alliance.

Hugo Chavez s’exprimait à l’ouverture de l’année judiciaire au tribunal suprême de justice. Un discours retransmis par des statons de radios et des chaines de télévision locales.

Tôt le 5 février prochain, nous organiserons ici, le sommet de l’Alba qui réunira tous ou presque tous  les présidents et premiers ministres des pays membres de l’alliance, a déclaré le chef de l’Etat vénézuélien.

Le 29 janvier dernier, le président Chavez avait confirmé la tenue de ce sommet, ajoutant que ses homologues de la Bolivie Evo Moralez, de l’Equateur Rafael Correa ont entre autres confirmé leurs présences à ce sommet.

 Outre Cuba et le Venezuela, L’Alba  regroupe d’autres pays comme la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, Saint-Vincent et les Grenadines, la Dominique, Antigua et Barbuda.

Officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela, elle visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington.
Nouvelles du  31 janvier 2012
La présidente du Brésil en visite de quelques heures  ce mercredi à Port-au-prince : immigration illégale, coopération, violences sexuelles et impunité, des sujets à débattre

Port-au-Prince, 31janvier 2012- (AHP)- La présidente brésilienne,  Dilma Roussef effectue  une visite officielle de quelques heures ce mercredi 1er février  à Port-au-Prince pour discuter avec les autorités haïtiennes  de plusieurs dossiers dont celui de l'immigration massive d'Haïtiens au Brésil.

Au cours d'une rencontre avec  le chef de l’État haïtien, Michel Joseph Martelly et le premier ministre Garry Conille, il sera egalement question  de cooperation et des relations  haïtiano-brésiliennes, sur les plans culturel, politique, économique.

Mme Roussef et  les autorités haïtiennes discuteront aussi du projet d'un nouveau modèle pour promouvoir la coopération et l’investissement, impliquant les secteurs public et privé du Brésil et d’Haïti.

En compagnie du chef de l'Etat haïtien, du  représentant spécial adjoint du secretaire general, Kevin Kennedy, et du commandant de la force de la MINUSTAH, le lieutenant-général Luiz Ramos,  la présidente bresilienne visitera le contingent brésilien au Camp Charlie, Boulevard du 15 octobre (Tabarre). Une visite est egalement prévue à  l'Ecole nationale Republique du Brésil.

Les deux chefs d'Etat recevront la presse au terme de la visite.

C'est l'armée Bresilienne qui commande la Force militaire de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Et C'est elle qui dispose du plus grand nombre de militaires des  12.502 élements que l'on prevoit de reduire à 10.600  dans le cadre de la Résolution 2012 adoptée le 14 octobre 2011par le Conseil de securité de l'ONU.

La présidente Roussef arrive en Haïti à un moment où la réputation du personnel civil et militaire de la Minustah est relativement ternie par les violences et les abus sexuels sur mineurs (filles et garçons) dont des soldats de la mission sont accusés d'avoir commis

Après des actes de violences sexuelles ou meutrières dans lesquelles les soldats de differents contingents, brésiliens, uruguayens, argentins, sri-lankais et autres pakistanais sont accusés d'implication, il  y a  aujourd'hui entre autres le viol d'un adolescent (Johnny Jean) à Port-Salut par des militaires uruguayens liberés "provisoirement" après avoir ete renvoyés  dans leur pays.

Ce sont aujourd'hui des soldats pakistanais qui sont impliqués dans le viol d'un jeune garçon aux Gonaïves (NORD). Ce genre d'actes se repètent si souvent que des membres de la population haïtienne se demandent si les casques bleus en Haïti sont incapables de garder leurs braguettes fermées en présence de mineurs, particulièrement de garçons.

Il y a aussi l'affaire des soldats brésiliens  accusés en decembre dernier d'avoir laissé pour morts 3 jeunes haïtiens après les avoir battus et  dépouillé de leurs effets personnels

Pour de nombreux secteurs, si la MINUSTAH est aujourd'hui à ce point impopulaire, la faute en incombe en grande aux responsables de la mission toujours prêts à occulter les faits et actes reprochés aux casques bleus, même quand il y a flagrant délit.
Lancement par le ministère du Commerce et de l’Industrie d'un projet de modernisation du processus de création de  sociétés anonymes: le president Martelly  promet de fournir de meilleures opportunités aux entrepreneurs étrangers et locaux

Port-au-Prince, le 31 janvier 2012 – (AHP) – Le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a lancé mardi un projet de modernisation du processus de création de sociétés anonymes dans le pays.

Le titulaire du MCI, Wilson Laleau a déploré la position d’Haïti dans le dernier classement « Doing Business » de la Société Financière Internationale (SFI). Il a fait remarquer que le pays a perdu 8 places, en un an, dans ce classement.

Le pire, selon  le ministre Laleau, c'est qu'Haïti n’a enregistré aucune évolution positive dans les différents critères pris en compte pour établir le classement, qu’il s’agisse du temps mis pour créer une entreprise ou de l’environnement des affaires.

Aujourd’hui, il faut 105 jours pour mettre sur pied une entreprise, a déploré Wilson Laleau qui dit travailler de manière à faire passer ce délai à 10 jours.

Il a fait remarquer que la création d’emplois passera par le renforcement du secteur privé des affaires. Le ministre Laleau soutient que le pays doit s’engager dans 3 révolutions: celles du management public, de la révolution de l’efficacité et du vivre ensemble.

Le président Michel Joseph Martelly qui participait à cette cérémonie, a soutenu  que son administration a hérité d’une situation particulièrement difficile mais il a réitéré sa volonté de travailler à l’amélioration du climat des affaires.

Le chef de l'Etat a sollicité la collaboration des pouvoirs Législatif et Judiciaire de manière à ce que le gouvernement puisse atteindre ses objectifs de création d’emplois stables et durables.

Il a promis de fournir de meilleures opportunités aux entrepreneurs étrangers et locaux.

Nouvelles du 30 janvier 2012
Dossier Duvalier: le juge instructeur appelle à le juger pour corruption et détournements de fonds publics, alors qu'il est inculpé pour crimes contre l'humanité et violation de droits humains; les organisations de droits humains appellent au rejet de cette décision
Port-au-Prince, 30 janvier 2012- (AHP)-  Le juge d’instruction qui était chargée du dossier de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier, Carves Jean, a remis lundi au Parquet de Port-au-Princeson ordonnance de clôture, dans le dosier de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier « envoyant l'ancien president à vie » au tribunal correctionnel pour corruption et détournements de fonds publics.

Outre des dossiers de coruption et detournement de fonds publics, Baby Doc est surtout inculpé pour crime contre l’humanité et violation de droits humains commis sous son regime.

Le juge Carves Jean affirme avoir rendu son ordonnance, qu’il n’avait pas voulu commenter, au nom de la République, après avoir entendu, a-t-il dit, une trentaine de personnes.

Si Duvalier est reconnu pour coupable pour dans le cadre du dossier monté par le juge instructeur, il  risque une peine de 1à cinq ans de prison.

Là encore, ses avocats dont Me Reynold Georges affirment s'y opposer et menacent de faire appel de cette ordonnance. Ils estiment que M. Duvalier avait déjà été jugé, en France et en Suisse,à la demande du gouvernement haïtien pour détournements de fonds. Voilà pourquoi, ont-ils dit, on ne peut pas poursuivre M. Duvalier en Haïti pour les mêmes faits.

La décision du juge Carves Jean est considérée comme une gifle pour la justice haïtienne par des organisations nationales et internationales de droits humains.

Amnesty international qui souhaite que cette décision soit rejetée, rappelle que, sous le régime des Duvalier et des Tontons macoutes, des milliers d’haïtiens ont été tués, torturés ont envoyés en exil.

Une autre organisation etrangère, Human Right Watch, se déclare sidérée par cette ordonnance. Un porte-parole de l'organisation Reed Brody, reclame son rejet.

A Port-au-Prince, la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH), critique également la décision du juge  Carves Jean. Son secrétaire exécutif, Anthonal Mortimé, estime qu’il s’agit là d’un acte debanalisation de la justice haïtienne.

Cette décision est tout simplement un scandale,a-t-il  dit, soulignant que le juge a retenu les faits les plus légers dans ce dossier.
La justice vient de tuer, une fois de plus, les victimes des Duvalier, s'est indigné M. Mortimé, ajoutant que le juge avait suffisamment de preuves pour demander que M. Duvalier soit jugé pour crimes contre l’humanité et violation de droits humains.

Il appelle  les victimes et les parents des victimes  qui ont porté plainte à exercer leurs droits de recours.

Le responsable du Bureau des Avocats Indépendants (BAI), Me Mario Joseph dénonce lui ce qu’il appelle un déni de justice dont ses clients ont été victimes.

Nous avons déposé plainte et le juge n’en a fait aucun cas, a-t-il dénoncé, réitérant sa volonté d’exercer les voies de recours nationales et internationales pour que M. Duvalier soit jugé pour crimes contre l’humanité et violations de droits humains.

Il n’y a rien de légal dans ce qu’a fait le juge d'instruction, a-t-il dit.

Il a fait remarquer que la décision de faire juger M. Duvalier pour détournement de fonds sera cassée par la cour de cassation car il n’y a pas d’arrêt de débet et le juge Carves Jean le sait très bien, a-t-il dit.

Dans une depêche datée de Davos, Associated Press avait rapporté le jeudi 26 janvier que le président Michel Martelly  avait suggéré qu'il pourrait pardonner à  l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, faisant savoir que  la réconciliation est plus importante  pour Haïti que faire payer Baby Doc pour les crimes commis sous son régime (1971-1986).

Le chef de l'Etat devait faire savoir le lendemain que l'agence américaine l'avait mal compris. Il a indiqué avoir simplement dit vouloir mettre fin au conflit interne qui a longtemps frappé son pays et n'avoir «jamais proposé de pardonner» au dictateur qui est sous le coup d'une enquête judiciaire pour les crimes commis pendant son règne brutal de 15 ans.

Toutefois, les organisations de droits de l'Homme considèrent que les différentes invitations à Jean-Claqude Duvalier lors de cérémonies organisées par le president Martelly visaient à influencer le travail du juge d'instruction.

Lors de la cérémonie à St-Christophe (Titanyen) pour marquer le 2ème anniversaire du séisme, de nombreux secteurs s'étaient declarés surpris de voir  l'ancien president Bill Clinton  très jovial en conversation avec Baby Doc.

Dans l'entourage de proches de l'ancien président à vie, certains affirment que plusieurs des secteurs ou personnalités  qui accusent Baby Doc ou dont les parents ont été victimes sous son régime, ont soutenu ou ont inventé des prétextes pour des crimes contre les habitants des quartiers populaires, sous le gouvernement intérimaire ( 2004/2006).
L'ancien president du CEP attendu mercredi au Parquet de Port-au-Prince pour plaintes diverses: Gaillot Dorsinvil accuse aussi des policiers qui ont perquisitionne son domicile d'avoir bu de son jus
Port-au-Prince, le 30 janvier 2-012 – (AHP)- L’ancien président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Gaillot Dorsinvil, accuse entre autres de corruption, concusion et violation de droits politique, est attendu mercredi au cabinet d’instruction où il sera entendu par le juge Yves Altidor.

L’information a été confirmée par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus qui informe que M. Dorsinvil sera entendu suite à des plaintes qui ont été déposées au Parquet dont l’une par lui-même.

En effet, M. Dorsinvil accuse des agents de la PNH (Police Nationale d’Haïti) d’avoir entre autres confisqué son passeport et  même bu de son jus, dans le réfrigérateur.

L’ancien numéro un de l’ancien appareil électoral, décrié par de nombreux secteur fait l'objet de plaintes déposée contre lui par des anciens candidats à la présidence notamment Jean Henry Céant et Yves Cristallin, pour violation de leurs droits politiques.

Ce sont toutes des plaintes fondées et dont nous avons jugé la pertinence, a dit le Commissaire Jean Renel Sénatus, soulignant que ce sont tous les membres du CEP qui sont concernés.

Toutefois, pour beaucoup, si le CEP de Gaillot Dorsinvil etait effectivement jugé, de nombreuses mains étrangères et locales pourraient être prises dans l'étau de la justice. D'anciens candidats aujourd'hui en poste et d'anciens dirigeants pourraient  ne pas souhaiter non plus que l'affaire soit portée devant la justice

Sur un autre plan, le commissaire du gouvernement a  confirmé l’arrestation dimanche, dans un club à Delmas, d’une trentaine de jeunes ainsi que le propriétaire de la boite, pour atteinte aux bonnes mœurs.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince se dit déterminé à combattre la délinquance juvénile et les activités immorales dans sa juridiction. "Les pratiques immorales impliquant entre autres  des relations sexuelles entre des hommes d'âge mûr et des mineures ne seront pas tolérées sous mon administration", a promis le commissaire du gouvernement.
Séance de travail du Ministère de la justice en vue de faire un état des lieux du fonctionnement du programme d’assistance légale
Port-au-Prince, le 30 janvier 2-012 – (AHP)- Le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MSPP) a organisé lundi une séance de travail en vue de faire un état des lieux du fonctionnement du programme d’assistance légale dans le pays.

Le titulaire du MJSP, Me Michel Brunache, a reconnu que l’Etat haïtien a pratiquement abandonné ce programme aux organisations internationales dont les activités sur le terrain ne sont pas réellement coordonnées.

"Aujourd’hui, nous avons le devoir de rapatrier le système d’assistance légale" a-t-il insisté,  tout en reconnaiassant que sans l’aide des organisations internationales, la situation pourrait être pire.

Le ministre Brunache a reconnu aussi qu’il est difficile d’évaluer l’impact  du travail des organisations œuvrant dans le domaine. voilà pourquoi,nous allons mettre en place des mécanismes pour arriver à nous informer de leurs termes de référence, et des résultats qu’elles ont obtenus au regard de leurs objectifs.

Toutes ces mesures seront adoptées de manière à coordonner les programmes d’assistance légale en vue d’obtenir de meilleurs résultats, a promis le ministre.

Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Jean Renel Sénatus, salue la démarche du ministère de la justice.

Selon lui, cette disposition aidera à mieux  combattre le phénomène de la détention préventive prolongée qui constitue l’une de ses priorités.

Le magistrat a déploré les mauvaises conditions de détention, mais s'est réjoui  d’avoir lancé des travaux en vue de décongestionner les centres carcéraux.

Il a fait savoir qu’au pénitencier national, il y a actuellement environ 2200 prisonniers qui attendent d’être jugés alors qu’ils sont une centaine au centre pour mineurs et près de  300 à la prison pour femmes.

Le sénateur Andrice Riché applaudit la démarche du ministère de la justice pour coordonner les bureaux d’assistance légale dans le pays.

Le parlementaire souligne que beaucoup de justiciables se voient dans l’impossibilité de se payer les services d’un avocat  et dit attendre  le projet de loi y relatif pour la regulation du système.
Nouvelles du 26 janvier 2012
Le calvaire des illégaux haïtiens au Brésil se complique: de nombreux brésiliens appellent à stopper l"invasion"
Brasilia, 26 janvier 2012- (AHP)- La situation des Haitiens qui tentent de se rendre illégalement  au Brésil à partir des frontières de l'Equateur, de la Bolivie et de la Guyanne-Française devient de plus en plus compliquée et dangereuse.

Au Brésil, on considère la présence  de cette  vague d'Haïtiens comme une"invasion. Depuis 2010 suite au séisme, des Haitiens ont commencé à rentrer  illégalement au Brésil sans vraiment  éveiller de grands soupçons. Ce n'est que tout récemment que les autorités brésiliennes se sont rendues compte de cette "immigration massive" d'Haitiens qui font le voyage à grand prix et au péril de leur vie.
 
"Lors de ma visite à l'Ambassade du Brésil en Haiti pour mon visa, j'ai rencontré 3 jeunes haitiens qui expliquaient  dans l'enceinte même de l'ambassade  comment ils ont entrerpis le voyage, sont arrivés en Equateur avant d'être refoulés en République dominicaine", a rapporté une collaboratrice de l'AHP en mission au Bresil

Le voyage leur a couté à chacun 2,500 dollars américains. Ils ont tout perdu, mais veulent à nouveau tenter leur chance, cette fois-ci de manière légale.

Avec le visa dominicain, un haitien peut se rendre au Pérou, en Bolivie et en Equateur. C'est avec ce visa qu'ils achètent leurs billets d'avion en RD. Arrivés à l'une de ces destinations, ils paient des passeurs pour traverser les frontières. Il y en a qui passent des jours à errer à travers forêts et zones dangereuse avant d'atteindre les Etats suivants : Acre (Pérou), Rondonia et Mato Grosso (Bolivie) ou Amapa (Equateur) .

Le voyage peut ainsi coûter dans certains cas jusqu'a 3000 dollars américains, sans qu'ils atteignent forcément la destination finale: le Bresil. C'est ainsi que des centaines d'entre eux restents coincés depuis des semaines à la frrontière entre le Bresil et L'Equateur.
 
Actuellement, le Gouvernement brésilien essaie de régulariser la situation de ceux qui sont déjà au pays et de stopper en même temps "l'invasion".

Les frontières sont désormais soumises à un controle strict. Et les Haïtiens ne sont pas les bienvenus.

Les autorités des pays voisins sont  aussi invitées par leurs homologues bresiliennes à prendre des mesures pour refouler tout haitien ayant gagné leur territoire avec comme objectif de traverser au Brésil illégalement. L'hystérie anti-haïtienne est tellement grande que même certains Haïtiens qui disposent d'un visa regulier sont refoulés par l'immigtation bresileinne dans des aéroports.
 
Depuis  le vendredi 13 janveir, une délégation du Secrétariat d'Etat de la Justice et des Droits de l'Homme  est à Brasilia pour enregistrer les Haïtiens qui sont sur place .

L'objectif du groupe  est de faciliter une sélection et référer les Haïtiens  à des employeurs suivant  le profil de chacun.

Durant la première étape de ce travail, 569 Haïtiens ont été enregistrés,dont  119  femmes, 444 hommes et six enfants.

Le salaire minimum est de 600 Reais = 335 USD par mois, mais rien que pour manger il faut un minimum  de 30 reals par jour

La vie dans les villes ou vont les Haitiens est moins chère mais il n'y a pas moyen pour eux d'y travailler. Donc il faut qu'ils aillent dans les grandes ville ou il y a actuellement des constructions pour la coupe du monde 2014 et les prochains Jeux Olympiques.

Mais, il y a des problèmes: la classe ouvrière  brésilienne est sur ses gardes. Elle craint que la présence  des Haitiens réduise   ses chances d'avoir un emploi sûr et stable: d'où des risques de conflits.
 
En effet, si certains  brésiliens interrogés par la colaboratice de l'AHP ont fait savoir qu'ils sont favorables à un soutien Gouvernement pour  les "immigrés". Dans le même temps de nombreux autres disent qu'il faut absolument stopper "l'invasion". D'autres encore  conseillent aux Haitiens de rester chez eux, car la situation ne sera pas plus rose pour eux au Brésil.
Le président Michel Martelly suggère qu'il pourrait pardonner à Duvalier pour les crimes commis sous son rigime, selon des extraits d'une interview à AP

Davos, 26 janvier 2011- (AHP)- Le président Michel Martelly  a suggéré jeudi qu'il pourrait pardonner à  l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier, faisant savoir que  la réconciliation est plus importante  pour Haïti que faire payer Baby Doc pour les crimes commis sous son régime (1971-1986.

Dans une entrevue accordee à Associated Press, à Davos où il participe à un sommet economique, Michel Martelly a toutefois promis de respecter  l'indépendance du juge instruisant ce dossier (Carvès Jean) qui a promis de rendre son ordonnance dans les prochains jours.

Les avocats de Jean-Claude Duvalier et ses partisans sont confiants que l'ancen dictateur benéficiera d'un non lieu, alors que les victimes, leurs parents,le secteur des droits de l'Homme ainsi qu'une bonne partie de la population, sont d'avis que M. Duvalier rentré brusquement au pays en janvier 2011, après 25 ans d'exil, inculpés pour crimes contre l'humanité, reponde de ses actes devant la justice.

 Michel Martelly a laissé entendre qu'il est peu enclin à favoriser une épreuve qui pourrait être explosive pour une nation qui récupére de décennies d'agitation politique et d'un tremblement de terre dévastateur, il y a deux ans.

" Mon idée est de créer une situation qui favorise le  rassemblement de tous les secteurs, la paix et le pardon, sans oublier le passé - parce que nous devons apprendre de elle - mais pour penser principalement au futur, ", a dit Martelly , ajoutant que si on ne peut pas pas oublier ceux qui ont souffert au cours de cette époque, nous avons autant besoin de la réconciliation en Haiti."

De son côté, dans une lettre ouverte  au Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Renel Sénatus, le Bureau des Avocats Indépendants (BAI) proteste contre la décision du juge d’instruction,  Carves Jean, en charge du dossier de Jean-Claude Duvalier, de rendre son ordonnance en ignorant les plaintes déposées aux noms de dizaines de victimes de l’ancien dictateur.

Me Mario Joseph a fait remarquer que le juge instructeur qui a promis de rendre son ordonnance à la fin de ce mois, laisse pourrir dans les tiroirs, les plaintes qu’il affirme avoir déposées au nom de ses clients. Il dénonce ce qu’il appelle un déni de justice annoncé.
 
Il a souligné que tout juge enquêtant sur un dossier, a l’obligation d’instruire à charge et à décharge sinon, a-t-il  dit, son travail est biaisé.

 Concernant les déclarations du chef de l’Etat, selon lesquelles Haïti a pardonné à M. Duvalier, Me Mario Joseph dit croire que cela n'engage que lui-même. "Nous sommes des plaignants et nous exigeons que le juge écoute ce qu’on a à dire, a-t-il insisté,
promettant d’utiliser les voies de recours nationaaux et internationaux dont il dispose si toutefois le juge  Carves Jean s'aventure à  rendre une ordonnance de non lieu.
Grave remontée des actes criminels à Port-de-Paix

Port-de-Paix, le 26 janvier 2012 – (AHP) – La ville de Port-de-Paix est actuellement en proie à un climat d’insécurité inquiétant. En l’espace de 7 jours, 3 personnes ont été assassinées et pas moins de 5 magasins cambriolés.
Une douzaine de personnes ont trouvé la mort au cours de ces dernières semaines

Selon le substitut commissaire du gouvernement, Me Kelly Dubréus, qui assure l’intérim à la tête du Parquet, la recrudescence des actes d’insécurité dans la métropole du Nord-ouest, est due entre autres, à la faiblesse de l’Etat, l’incapacité des policiers à sécuriser la ville et à un manque d’éclairage une fois la nuit tombée.

Mais il a renouvelé sa détermination à jouer sa partition en vue de permettre aux port-de-paixiens de vivre dans un climat stable et sécuritaire.
Le sénateur Mélius Hyppolite, du Nord-ouest, affirme lui que c’est une certaine complaisance entre les bandits des autorités judiciaires qui est à la base de la montée de l’insécurité dans cette région notamment à Port-de-Paix, Bonbardopolis et Jean-Rabel.

Il a déploré ce qu’il appelle le fonctionnement bancal de l’appareil judiciaire dans ce département et soupçonne les autorités judiciaires d’être de connivence avec les fauteurs de troubles..
Deux sénateurs appellent les ministres ayant la nationalité étrangère à démissionner: Steven Benoît, et Andrice Riché estiment qu'il n'y a pas matière à débat
Port-au-Prince, le 26 janvier 2012 – (AHP) – Les sénateurs  Steven Benoît, et Andrice Riché ont fait savoir jeudi  qu’il n’y a pas lieu de débattre sur la possibilité que des ministres et secrétaires d’Etat dont la nationalité étrangère est prouvée, gardent leurs postes sous prétexte que la loi serait muette sur la question.

Si la constitution haïtienne est claire quant aux exigences faites au premier ministre pour ce qui est de sa nationalité, elle ne dit pas avec précision que les mêmes exigences sont faites aux ministres et secrétaires d’Etat.

Selon les premiers éléments d'une enquête senatoriale, au moins deux ministres du gouvernement seraient des etrangers.

Pour Steven Benoît, il n’y a pas lieu de faire un débat sur cette question, arguant que l’article 56 de la constitution haïtienne dit clairement que l’étranger qui s’immisce dans les affaires politiques du pays peut être expulsé du territoire.

"Tout ministre ou secrétaire d’Etat dont la nationalité étrangère est avérée doit démissionner, a dit le parlementaire qui rappelle de récents cas de jurisprudence, dont celui du sénateur Rudolphe Boulos 9 qui n'avait même pas renoncé à sa nationalite, ayant vu le jour aux Etats-Unis.

Le ministre et le secrétaire d’Etat, note le 1er sénateur de l’Ouest, font partie du gouvernement et occupent un poste politique et participent d’ailleurs au conseil des ministres.

Le sénateur , Andrice Riché (Grande-Anse, sud-ouest) dit lui-aussi croire qu’il n’y a pas matière à débat. Il juge scandaleux qu’un citoyen étranger trompe la vigilance des institutions pour jouir de privilèges auxquels il n’a pas droit.

Selon le parlementaire, ces citoyens n’auraient rien contre une occupation du territoire, n'ayant aucune appartenance.
Si vous aviez dit non à la nationalité haïtienne, vous aviez dit non au pays, a-t-il ajouté. Pour lui, le fait de renoncer à la nationalité haïtienne est un acte de lèse-patrie et les auteurs d'un tel acte ne devraient pas avoir des responsabilités dans le gouvernement.

Andrice Riché avait jugé mercredi  malheureux et scandaleux qu'après 200 ans d'independance, on en soit à douter de la nationalité d'un président de la république. " C'est la preuve que le pays n'a pas encore démarré, a-t-il déploré.

Il faisait reference aux affirmations du senateur senateur Moïse Jean-Charles selon lesquelles le président Michel Martelly aurait  la nationalite etrangère.


Nouvelles du 12 janvier 2012
12 janvier 2012: 2 ans après la catastrophe: qu'avons-nous fait?

12 janvier 2012, 2e anniversaire du terrible séisme qui a frappé notre pays. Nous portons aujourd’hui le deuil des plus de 300 000 personnes mortes écrasées sous les décombres ou qui n’ont pu bénéficier à temps de secours, chacun étant alors préoccupé de savoir si les membres de sa famille étaient sains et saufs.

Nous portons également les souffrances et les meurtrissures de ceux et celles qui sont sortis de la catastrophe avec des membres en moins et dont la vie est aujourd’hui un calvaire.

Nous trainons tout l'appauvrissement de ceux qui ont perdu leur avoir en l’espace de quelques secondes meurtrières et devastatrices. Ceux et celles qui, aujourd’hui, deux ans après, vivent comme des gueux dans des tentes et des bâches pestilentielles.

Le malheur de ceux et celles qui ont été déplacés pour ne plus être visibles dans des camps au cœur de la capitale, pour ne plus alimenter la critique, mais qui sont comme "parkés" dans des espaces en dehors de la ville où leurs conditions de vie sont devenues plus infra-humaines qu’avant.

La reconstruction dont on a tant parlé dans les grandes conférences internationales à New York, Punta Cana et ailleurs, ne sera peut-être jamais réalité. Le Port-au-Prince moderne promis, au nom d’un mal pour un bien, pourrait n'être finalement qu’un grand leurre car les baraques et les "carabann" remises par certaines Organisations Non Gouvernementales (ONGs) qui auraient pu avoir un sens comme abris provisoires quelques jours après le séisme, seront à coup sûr « des abris définitifs ».

Il faut quand même rendre hommage à deux nombreux pays et d’ONGs internationales qui sont intervenus à temps pour éviter l’hécatombe totale pendant que nos plus hautes autorités s’étaient cachées pour pleurer, sous prétexte qu’elles n’avaient rien à dire à la population.

Le fait aussi que les autorités, en queue de chemise, se soient refugiées  pendant des mois près de l’aéroport international Toussaint Louverture, dans les pauvres locaux de la DCPJ (Direction Centrale de la Police Judiciaire) comme pour exhiber leur solidarité avec les souffrances de la population, démontraient clairement qu’elles ne comprenaient pas le besoin de se donner les moyens d’avoir le contrôle de la situation.

Et le vide une fois laissé, des ONGs de mauvaise foi s’y sont faufilées pour organiser la "gagòt" dont nous voyons aujourd’hui les résultats.

Et si la reconstruction et la solidarité ne se sont pas vraiment matérialisées, la faute, en grande partie, ne peut en incomber qu’aux autorités de l’époque.

Tout le monde se souvient de cet élan de solidarité aux premières heures et aux premiers jours qui ont suivi le séisme : Chacun voulait se rendre utile, des jeunes, des artistes, des médecins, des infirmières, des ingénieurs et de simples citoyens se sont offerts pour organiser des distributions d’eau, de nourriture, de medicaments et d’autres produits de première nécessité. Des responsables d’hôpitaux improvisaient des salles d’intervention en pleine rue pour offrir des services.

Etrange et surprenant : des hommes d’affaires, des conscessionnaires de véhicules ont ouvert spontanément leurs espaces pour héberger des rescapés : l’heure était à la grande solidarité.

Chacun devait se dire: à quoi servent nos richesses? Nos maisons, ces masses de béton, ne sont-elles pas destinées à l’effondrement. Après tout, n’est-on pas tous aujourd’hui dans la rue, se disait-on.

C’était aussi pour certains, comme un début de fin du monde, puisque personne ne savait si d’autres tremblements de terre plus sauvages n’allaient pas suivre celui du 12 janvier 2010.

Sans oublier aussi que les plus grands secouristes du 12 janvier, ceux qui ont sauvé le plus grand nombre de vies, étaient les marginalisés. Ceux que certains appellent les «Chimè». Ceux-là n’avaient pas peur, ils n’avaient pas besoin de gants ni de chiens renifleurs pour s’aventurer sous les décombres en vue de sauver des centaines de persones.

Dans les rues et sur les places publiques,dans la soirée du 12 janvier, les gens en apparence plus aisés,  se glissaient presque sous le ventre de cette catégorie de gens perçus comme plus robustes, mieux à même de les protéger du malheur, pour chercher réconfort et sécurité.

Malheureusement, la solidarité née de façon spontanée parmi la population, n’a pas été nourrie. Les ambitions de clans ayant vite repris leur place.

Et les hostilités ont vite été relancées avec la reprise, en pleine hécatombe, d’un processus électoral exclusiviste et porteur de grandes divisions.

Et puis, la course vers l’enrichissement illicite allait aussi reprendre ses droits, étouffant la fraternité naissante. Du coup, l’élan de   solidarité internationale, à travers les collectes de fonds, la composition de chansons spéciales et de concerts pour Haïti recevaient un sevère coup de froid qui a donné les résultats que nous constatons aujourd’hui.

Il faut donc nous reprendre en main, en finir avec les coups bas, les stigamatisations et les castes. Que les promesses faites soient tenues! Que les ONGs utilisent désormais les fonds dont elles disposent, à bon escient!

Que l’argent décaissé ne retourne pas au pays d’origine car quelqu’explication que puissent donner les ONGs pour tenter de justifier les dépenses faites au nom de la reconstruction, la réalité est là qui saute aux yeux. Et puis, que chez nous, la corruption ne disparaisse que dans les discours.

Enfin, il est heureux et triste à la fois de constater que le seul acte qui marque les 2 ans du séisme du 12 janvier, soit la construction, en l’espace d’un an, d’une université financée par la République Dominicaine, mais à quel prix.

Un geste noble des dominicains, disent certains, mais qui n’est pas au dessus de nos capacités si nous acceptons désormais de ne plus marcher dans des chemins exigüs et sinieux.


Promesse du président Martelly de promulguer le texte corrigé de la constitution amendée: des hommes de lois divisés sur une telle opportunité
Port-au-Prince, le 27 décembre 2011 - (AHP) - Les juristes sont divisés sur la promesse  du chef de l'Etat de faire publier dans "Le Moniteur", la version corrigée de la constitution amendée. .

Lundi, le vice-président de l'Assemblée Nationale, Sorel Jacinthe, informait que le texte avait été paraphé par le président du Sénat Rodolphe Joazile et lui-même ainsi que par les  secrétaires des deux chambres, ouvrant ainsi la voie à sa promulgation par le chef de l'Etat dans le Journal oficiel Le Moniteur.

Le president Michel Martelly devrait avoir reçu le texte dans l'après-midi du 26 décembre.

Pour Me Aviol Fleurant, il s'agit là d'une bonne décision, rappelant que la loi constitutionnelle du 9 mai 2011 permettra au pays d'avancer  vers une meilleure vie politico-sociale. Il a mentionné la possibilité qu'offre la constitution amendée de mettre sur pied la cour constitutionnelle qui est la gardienne de la démocratie et de l'Etat de droit, puisqu'elle doit statuer sur la constitutionnalié des lois.

Il a aussi fait mention du Conseil Electoral Permanent dont la procédure de mise sur pied sera allégée. Dorénavant, dit-il, personne ne pourra prétexter de l'absence des collectivités locales pour mettre sur pied le CEP permanent, puisque les 9 membres de cette structure, qui aura à organiser les élections dans le pays, seront désignés par l'Exécutif, le Législatif et le Judiciaire à raison de 3 membres chacun.

Me Aviol Fleurant a rappelé que depuis l'adoption de la constitution de 1987 qui prévoyait la formation d'un CEP permanent, le pays a toujours connu des conseils provisoires.

Pour ceux qui pensent que ce n'est pas le président Michel Joseph Martelly qui aurait du faire publier le texte, le juriste a fait savoir que le chef de l'Etat n'était pas encore en fonction quand le texte de la constitution amendée a été voté au parlement.

La loi dit que le président sous le gouvernement duquel l'amendement a eu lieu ne peut en bénéficier mais il ne dit pas qu'il est de même pour le président qui a publié le texte.

"L'amendement a eu lieu sous Préval (René) préval en fonction de la théorie de la prise de date de la loi à partir de son adoption par les deux chambres", a dit Me Fleurant, ajoutant que Michel Martelly publiera l'amendement donnant ainsi effet à la nouvelle constitution.

Ce n'est pas l'avis de Me Camille Leblanc qui soutient que c'est le président Préval qui aurait dû faire publier le texte. Ce qu'il avait certes fait, reconnait le juriste qui rappelle néanmoins que le président Martelly avait rapporté le texte puisque celui publié dans le Moniteur n'était pas conforme à celui qui a été voté au parlement.

Il assimile ces accros, que des parlementaires ont appelé des erreurs matériels, à une tentative de coup-d'Etat perpétré contre la constitution et dénoncé une manoeuvre de l'ancien président René Préval avec la complicité de quelques parlementaires. L'homme de loi a dit également regretter que les coupales n'aient pas été punis.

Pour lui, la publication par le président Martelly de la version dite corrigée de la constitution amendée sera une grossière plaisenterie orchestrée par des autorités qui n'ont pas peur d'être ridiculisées.

Il a aussi dénoncé un groupe de parlementaires qu'il a appelés la bande à Lambert, du non d'un sénateur du Sud'Est Joseph Lambert qui est le chef d'un bloc parlementaire, qui dit-il, veulent s'accaparer les prochaines élections avec la complicité du président Martelly.

Pour plusieurs parlementaires si les Haïtiens font aujourd'hui face à un ensemble de problèmes de tous ordres, la faute ne peut en incomber qu'à l'ancien président Préval qui se croyait un politicien plus intelligent que tous et qui s'est évertué à rouler tout le monde et à détruire des structures politiques, au profit d'intérêts personnels.

Nouvelles du 25 avril 2011
Haïti/élections : est-ce qu'un CEP peut être honnête et magouilleur à la fois?
Le Conseil électoral haïtien serait-il devenu magouilleur, preneur de décisions impopulaires et politiciennes et ses membres fabricants de gagnants et de perdants, seulement le 20 avril avec la publication des résultats definitifs du second tour des présidentielles et  législatives?.

En tout cas, magouilleur ou pas, le CEP a  été dès le début  l'enfant chéri des autorités gouvernementales qui l'ont nommé et  protégé, enfant chéri de la communauté internationale qui l'a jugé et oproclamé crédible pour organiser les récentes joutes, si vrai qu'elle a décaissé des dizaines de millions de dollars pour la tenue de ces élections dont une partie des résultats est aujourd'hui jugée honnête et crédible et l'autre partie truquée.

Qu'on se le rappelle:  quand la plupart des organisations politiques et socio-professionelles du pays contestaient la crédibilité du CEP et oganisaient des manifstations de rue pour contester son aptitude à organiser des élections sérieuses, l'organisme électoral  trouvait ses plus gros soutiens dans le gouvernement et les financiers étrangers des élections.

Quand ce CEP  décidait d'exclure abusivement de la course électorale des partis importants dont l'organisation poltique la plus populaire Fanmi Lavalas, ce sont les mêmes secteurs qui élevaient la voix pour tenter de  faire comprendre que le conseil était le seul tribunal electoral  et que c'était à lui seul qu'il revenhait de décider en cette matière.

Est-ce qu'on peut être honnête et magouilleur à la fois?: délicate question. Et pourtant l'actuel organisme électoral semble  être les deux à la fois si on se fie aux critiques tantôt flatteuses tantôt déshonorantes dont il fait l'objet.

En effet, peu avant les résultats preliminaires  du 7 décembre 2010 (premier tour), un haut responsabale de la MINUSTAH declarait à l'issue d'une visite au siège central du CEP que ce dernier avait fait du bon travail et qu'il avançait  avec beaucoup de professionalisme. Mais au lendemain des résultats,  ce même responsable  et des ambassades  se dechainaient contre le CEP pour avoir publié "des résultats non conformes à la realité des urnes".

Cependant, quand le 3 février 2011, ce même conseil électoral s'alignant sur les recommandations de la mission technique de l'OEA, publiait les résultats réels ou les resultats  souhaités, il était redevenu crédible et  se retrouvait au centre de toutes les félicitations et de tous les éloges.

Et tout le monde était soudain frappé de surdité et d'amnésie en ce qui concerne tout le mal que les mauvaises langues disaient ouvertement de ce CEP qui venait de trancher avec satisfaction pour certains: Jude Célestin (Inite) disqualifié et Michel Martelly réintégré dans l'arène du second tour.

Dans les milieux des grands décideurs, personne n'avait de fait d'oreilles  pour capter les rumeurs persistantes selon lesquelles on pouvait payer pour obtenir un poste de sénateur, de député ou de président, personne ne se souciait des informations sur des expéditions noctunes qui auraient été organisées au centre de tabulation des votes,  à la veille de la publication des résultats préliminaires du second tour, le 20 mars.  

Le CEP était  alors considéré par certains secteurs comme une institution soucieuse et respectueuse  du vote des électeurs, en depit du fait qu'il n'aurai pas tenu compte le 20 mars des recommandation de l'OEA, pourtant appliquées scrupuleusement lors des résultats du 3 fevrier.

Et de fait, au nombre des raisons avancées par la conseillère Ginette Chérubin pour ne pas signer (une 2ème fois) les résultats définitifs  du 20 avril, elle a cité le fait que  des procès-verbaux  mis à l’écart pour les présidentielles et (ou) les sénatoriales ont été comptabilisés, selon les intérêts, par le bureau du contentieux électoral national (BCEN).

On est resté sourd comme des pots malgré les informations selon lesquelles des candidats et candidates se sont fait rembourser des sommes importantes d'argent pour n'avoir pas été retenus dans la liste des gagnants

Le président élu et  des secteurs de la communauté internationale ont plutôt felicité  le CEP pour avoir, de leur avis, respecté le vote populaire après la publication des résultats préliminaires du 20 mars.

Mais voilà que ce même CEP reconnu pour  son respect du vote populaire est soudain taxé de pestiféré, au point que l'on demande de ne pas reconnaitre une partie des resultats definitifs qu'il a publiés le 20 avril

Le président élu, selon les résultats publiés par le même CEP, réclame justement une commission  étrangère d'enquête pour évaluer les résultats des législatives dont il est contre la publication dans le journal officiel " Le Moniteur".

Est-ce qu'on peut être honnête et magouilleur à la fois? Est-ce qu'on peut aussi donner ce qu'on n'a pas? Seulement, pour beaucoup, la contestation des résultats ou d'une partie des resultats définitifs des législatives risque d'avoir de sérieuses implications sur l'ensemble du processus.

C'est un peu la confusion, car on a appris ces derniers jours que le CEP avait eté avant les résultats l'objet de pressions intenses venant de toutes parts: de secteurs politiques, de secteurs de la  société civile et autres. Les gens disent n'importe  quoi: on a même entendu dire que des diplomates ont appelé le CEP pour lui demander de repêcher des candidats.

Il y a aussi les voraces et ceux qui se croient les plus intelligents et les plus malins, croyant pouvoir tromper tout le monde, qui ont saboté les institutions et compliqué la situation du pays.

Au coeur de tout det imbroglio et de toutes les sollicitations dont il est l'objet, le CEP a dû se dire qu'il pouvait  en profiter  pour se payer certains petits luxes et accepter de petits cadeaux. Ce qui fait que des invidus mal intentionnés se sont même laissé aller (impertinence!) à l'accuser de commerçant. Mais ce ne sont pas de nouvelles accusations.

Malgré les gymnastiques de certains membres du CEP pour tenter de faire croire qu'ils sont d'une autre farine, ce sont des conseilers et des conseilères tous et toutes confondus,  qui feront longtemps parler d'eux, comme membres d'un organisme électoral discredité dès le debut, d' un cep "pur" et "verreux" à la fois, capable de publier des résultats supposés bons pour une présidentielle et des résutlats bidon pour des législatives.

Dans différents milieux, on estime que si  les membres du CEP étaient forcés aujourd'hui de dire toute la vérité sur le processus électoral 2009/2011, on  aurait droit cette fois officiellement à des révélations sur des compromissions, des histoires malsaines et autres insanités qui ne seraient pas préjudiciables seulement au  CEP mais à  beaucoup d'autres gens et institutions  ici et là.

Peut-être pour tout ce beau monde, vaut-il mieux aujourd'hui négocier, car on aurait tous quelque chose à se reprocher et à vouloir cacher. Mais, il y a bien lieu d'être aujourd'hui encore soucieux et sceptique pour l'avenir du pays.
Nouvelles du 23 janvier 2011

Comment vouloir bâtir du neuf sur des décombres d'élections?
Le président haïtien René Préval a effectué samedi après-midi une visite inattendue d'environ 3 heures en République dominicaine pour vraisemblalement chercher la médiation du président Leonel Fernández dans le conflit post-électoral.

Cette crise  a commencé avec les élections presidentielles et legislatives du 28 novembre 2010 marquées par de graves irrégulartes et de fraudes massives et dont la plupart des candidats réclament l'annulation depuis la journée electorale inachevée.

A la proclamation des résultats partiels le 7 décembre, la candidate du RDNP Mirlande Manigat a été placée en tête du classement, suivie du candidat de la plateforme presidentielle Inite (Unité),  Jude Célestin, 2ème et  du candidat de Réponse Peyzan, Michel Martelly, 3ème et censé disqualifié pour le second tour.

Suite à ces résultats, les partisans de M., Martelly s'estimant lésés, ont organisé de violentes manifestations à Port-au-Prince et dans des villes de province, incendiant et vandalisant des bureaux publics, des commerces et des residences privées, paticulièrement aux Cayes (Sud), 3ème ville du pays.

Face au blocage qui s'ensuivit, le president  Préval fit appel à 2 missions techniques de l'OEA l'une pour la réévaluation des procès-verbaux et l'autre, pour l'acompagnement de la phase contentieuse.

Mais, bien avant la publication officielle du rapport, une fuite a été organisée dans la presse, faisant etat d'un ensemble de recommandations dont  la disqualification de Jude Celestin et le placement de Michel Martelly en 2ème position.

Cependant, après avoir remis le "document officiel au gouvernement, en conference de presse à Port-au-Prince, le secrétaire general de l'OEA, José Miguel Insulza et le chef de la mission technique, Collin Granderson ont presenté des excuses pour les fuites et ont fait savoir que le document obtenu par la presse n'était rien d'autre qu'une partie du rapport et que certains passages avaient été pris en dehors de leur contexte.

Mais, ce qui est dit, est dit et les déclarations volte-face de Insulza ne semblent rien y changer. Car, la communauté internationale, la France en tête, puis, les Etats-Unis, le Canada, l'Allemagne augmentent la pression sur le chef de l'Etat haïtien et le CEP et les pressent de respecter les recommandations de  la mission de l'OEA, bien qu'elle semble avoir produit son rapport sur  la base d'un nombre bien réduit de procès-verbaux, soit 995 sur 11.000.

Ce qui fait dire aux proches du pouvoir et partisans de Inite que le document est à la fois partiel et partial. Mais, ces critiques et considérations semblent dépassées, car, les Etas-Unis, la France, le Canada, l'OEA, l'ONU, la MINUSTAH font l'unanimité pour des raisons qu'on ne connait pas tout a fait, contre le chef de l'Etat , lui qui etait hier encore leur "chouchou, l'homme indispensable pour le futur d'Haïti, l'homme dont ont dit qu'ils appuyaient jusqu'à la prise de certaines decisions jugées inconconstitutuonnelles dont le vote de la loi sur l'Etat d'urgence créant la commission intérimaire de reconstruction nationale (CIRH) ".

C'est sans doute en raison de l'étau qui se referme sur lui que Préval (qui a commis la grave ereur d'avoir abandonné et provoqué l'éclatement de ses alliés traditionnels)  recourt à son ami Fernández qu'il a souvent défendu face à l'opinion internationale dans le dossier des mauvais traitements infligés aux Haïtiens en République dominicaine. Mais, que peut encore le président de la Republique dominicaine ou qu'est-il disposé à faire, à cette phase des choses, même s'il se dit que des secteurs de son pays ont fait d'importants débours en faveur d'un candidat dans le cadre des récentes élections.

Mais, il se dit aussi que Fernández a été roulé par Préval qui lui aurait promis dans un premier temps que c'est l'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis, dans un second temps, le premier ministre Jean-Max Bellerive, qui serait  le choix de Inite, avant de le mettre devant le fait accompli Jude Celestin.

Que peut faire Fernández pour limiter les dégats, que peut-il proposer autre que l'annulation des élections?

Déjà, le Groupe des 12 (sur 18 candidats candidats à la presidence) et un nombre important de candidats à la députation affiment que si la fraude- reconnue comme un crime- ne peut profiter à Jude Celestin, elle ne peut non plus profiter à aucun autre candidat, parce que la plupart des candidats ont reconnu publiquement que  des fraudes ont été commises en leur faveur,  la magouille ayant été généralisée. Quelqu'un qui aurait fait commettre 100 meurtres est-il moins criminel que celui qui en aurait fait commettre 1000.

C'est pourquoi, les candidats contestataires se disent convaincus que la seule solution juste et susceptible de ne léser aucun candidat, c'est l'annulation de ce qu'ils appellent " la parodie d'élections inachevées du 28 novembre". Car, dans une ambiance où tout resultat en faveur de l'un ou l'autre est jugé issu de fraudes, qui dit que les partisans d'un candidat rétrogradé  ne feraient pas comme ceux de Micky et resteraient les bras croisés

Le rapport d'une mission ayant eu accès au centre de tabulation avant la mission de l'OEA, avait lui aussi, selon ds sources, recommandé l'annulation, mais ce document n'aurait pas été vulgarisé.

Jusqu'ici, pour le président Préval investi dans son 2ème mandat, le 14 mai 2006,  le problème est que l'annulation impliquerait son départ à la date constitutionnelle du 7 février 2011 et non le 14 mai (sur la base d'une loi votée par les 2 chambres), parce qu'il n'aurait plus aucun rôle à jouer dans l'organisation de nouvelles élections.

Quant à l'internationale, la raison officielle qu'elle avance sur le dossier de l'annulation n'est pas trop convaincante: éviter les dépenses qu'impliqueraient de nouvelles elections.

Depuis mars 2005, après le départ forcé du présient Aristide, n'est-ce pas la stabilité que la Communauté internationale dit rechecher. Pour l'atteinte de  cette stabilité, elle a investi en 6 ans quelque  4 milliards  de dollars pour entretenir la  MINUSTAH. De plus, pour la même periode,   2 à 3 milliards de dollars ont été decaissés ( pour gouvernements et ONG), pour des projets visant à rendre possible cette stabilité, dont la création d'emplois.

Et pourtant, après ces investissements de l'ordre de 7 milliards de dollars, les élections du 28 novembre 2010 se sont imposées comme l'une des expressions  les plus agressives de l'instabilité en Haïti.

Les grands pays se disent peu favorables au decaissement d'autres  millions de dollars pour de nouvelles joutes, après les  30 millions investis dans les elections présidentielles et législatives jugées frauduleuses et non viables du 28 novembre.

La question vient tout naturellement: l'internationale préfère-t-elle perdre les 7 milliards, plutôt que depenser quelques autres millions pour l'organisation de nouvelles élections inclusives et plus susceptibles d'apporter la stabilité que n'importe quel autre rafistolage, car on ne bâtit pas du neuf sur les décombres.

On doit se rendre à cette évidence, même si elle est susceptible de mettre à nu l'échec de certaines institutions et personnalités locales et internationales.



Nouvelles du 20 décembre 2010
Les larmes post-12 janvier: une sensation de bluff  10 mois après
Lorsqu'après le terrible tremblement de terre du 12 janvier, on voyait ces centaines de milliers de gens entassés sur des terrains vagues,  sur des places publiques et sur les trottoirs de la capitale, lorsqu'on voyait ce spectacle inédit, ce mélange de gens quelques heures plutôt  aisés et riches, et de pauvres inconnus n'ayant jamais rien possédé, les uns cherchant presque à se faufiler sous le ventre des autres,  comme si les démunis étaient plus coriaces, plus à même de protéger  et de rassurer contre les dangers des répliques qui n'arrêtaient pas.

On était tous égaux dans la rue, les grands chateaux étant alors considerés comme de sombres tombeaux. D'ailleurs, ne se baignait-on pas tous et toutes presque nus sur les mêmes places Saint-Pierre et Boyer.

Lors  qu'on se souvient de ces gueux aux pieds et mains nus, certains diraient ces chimères, s'exposer le soir même du drame et les jours suivants  au danger, pour extraire des milliers de gens qui gemissaient sous les décombres, on se disait que malgré le deuil provoqué par cette catastrophe dont nous sommes tous responsables, rien ne sera jamais comme avant, que le chromosome manquant allait pousser et l'atome crochu se redresser..... et que les haïtiens allaient devoir apprendre à vivre ensemble, à partager et renoncer à l'égocentrisme

Lorsqu'on se rappelle cet élan apparemment naturel de solidarité locale, ces gens qui cédaient leurs espaces, leur terrains vides aux sans logis, ces bons samaritains qui distribuaient de la nouriture, de l'eau  des vêtements,  ces gens qui donnaient l'impression de ne pouvoir contenir leurs larmes même sous les feux des cameras tant la souffrance apparaissait insupportables pour eux.

On était en droit là encore de croire qu'une page avait tourné et que du neuf allait émerger de cette hécatombe à plus de 300.000 victimes.

Malheureusement, le démon on dirait profondément ancré en nous, davantage dans nos élites, n'a même pu attendre 12 mois pour ressurgir.

Les quelques actions et  déclarations de bonne volonte, n'etaient-elles alors pour certains que des investissement pour le futur ou de la vieille politique politicienme.

Leurs larmes, on s'en rend aujourd'hui  compte, n'etaient que des larmes de crocodile.

Car, si les masses étaient apparemment prêtes pour le nouveau depart, pour beaucoup, nous les élites, nous " gens de bien", nous  sommes aujoud'hui bien plus minables, bien plus à plaindre qu'avant le 12 janvier. Seulement, un petit groupe est devenu plus nanti, grâce au fonds  reçus pour les victimes  du séisme, ce tremblement de terre dévastateur qui rend les pauvres plus pauvres.

Nous sommes, tous secteurs confondus, devenus plus habiles dans la magouille politique, nous sommes devenus bien plus sadiques bien plus méchants, bien plus violents qu'avant le 12 janvier. Regardez comment nous avons fait notre propre seisme avec la destruction de biens privés et publics, comme si celui de janvier n'avait pas fait suffisamment.

Alors pourquoi avoir donné l'impression de pleurer, s'il ne s'agissait que de show off, que de  larmes sèches, dépourvues de toute sensibilité, si c'était  pour devenir  bien plus sadiques, si c'était pour qu'on assiste au retour en force de la division et de la stigmatisation et de la course folle au cumul des privièges.

En fin de compte, si le 12 janvier n'a pas contribué  à la transformation des Haïtiens, qu'est-ce qui peut encore nous remettre dans le droit chemin.

Regardez quelles élections nous avons organisées le 28 novermbre, vaste magouille dans laquelle tous ceux et toutes celles qui réclament la victoire ou qui veulent se faire passer pour ce qu'ils (elles) ne sont pas, ont trempé jusqu'aux os.

La seule chance qu'il nous reste, serait-ce de recomencer à Zéro?",

Mais gare aux propositions et aux solutions malsaines. On ne bâtit pas du neuf sur l'usé, encore moins avec des gens incapables aujourd'hui de contenir leur haine et leur position partisane, malgré tout ce qui s'est passé.
Nouvelles du 15 décembre 2010
Elections/CEP: qui veut remplacer le chat par mimi?
La plupart des secteurs du pays avaient dès le début du processus électoral dénoncé le caractère jugé partial de l'organisme chargé de réaliser les sénatoriales partielles de 2009 et les présidentielles et législatives organisées le 28 novembre dernier.

Certaines formations politiques ont été exclues sans raison valable de ces élections, d'autres ont choisi tout simplement de les boycotter, d'autres encore ont décidé d'y prendre part, estimant leur heure venue en l'absence de Fanmi Lavalas.

Depuis les résultats contestés du 7 décembre qui ont eté suivis de violentes manifestations, les dénonciations se multiplient, alors que les revendicatons et les propositions de sortie de crise émanent de toutes parts.

Certains contestent la commission de vérification proposée par le Conseil électoral provisoire (CEP), d'autres, les missions techniques de l'OEA sollicitées par le president Préval, d'autres encore réclament la publication de ce qu'ils appellent les "vrais résultats".Il y a aussi ceux qui demandent un remanienemnt du CEP pour le rendre crédible ou son renvoi pur et simple.

Et comme il faudrait dans un tel cas d'autres figures, il y en a qui proposent aussitôt le rappel d'anciens membres de CEP pour permettre d'avoir, disent-ils un organisme sérieux et au-dessus de tout soupçon. Et rapidement, ils citent au nombre des personnalités à rappeler: Jacques Benard, François Benoit et autre Max Mathurin, des personnalités de l'organisme de 2006 qui avait lui aussi souffert d'un grave deficit de crédibilité Les partisans du retour au passé oublient probablement que tout le monde ici sait qui est qui et à quel secteur appartiennent chaque personnalité et chaque institution qui réagissent suite au vote du 28 novembre.

Mais qui voudrait remplacer le chat par Mimi pour gérer les votes des citoyens? Il faut bien plus pour rassurer des électeurs et candidats dejà échaudés.

S'il faut se fier à tout ce qui se dit ces derniers jours dans la presse locale, il y a tellement d'intérêts en jeu que des  doutes planeraient même sur des secteurs de la communauté inernationale, dans le cadre d'une éventuelle participation à la réalisation du second tour ou de nouvelles élections.

Et comme on est de plus en plus certain que les hommes ne sont pas seuls dans l'univers, devra-on peut-être faire appel à des extra-terrestres, des conseillers d'une autre planète pour organiser et superviser nos élections dans l'espoir d'en avoir de bonnes..

En atendant de prendre une décision finale, il est clair qu'il n'y a aucun avenir dans le remplacement du Chat, si c'est par Mimi.

Nouvelle du 4 octobre 2010
La route de Frères, c'est toujours l'enfer
Quelqu'un qui ose s'aventurer sur cette route,  ne peut jamais savoir quand il va arriver à destination. De la Rue Métellus, Place Boyer,  au Carrefour du Boulevard du 15 octobre (terminus de Frères), c'est pratiquement toujours des embouteillages monstre, mais le bloc compris entre Djoumbala et Belvil, c'est plus que l'enfer. Les  embouteillages ont empiré sur cette route depuis le tremblement de terre du 12 janvier, car de nombreuses personnes ont emigré vers les régions de Frères, Pernier, Tabarre et Santo qui ont été très peu touchées par le seisme.

La route de Frère n'a désormais rien à envier à celle sur-fréquentée de Carrefour réputée pour son trafic impossible et son insalubrité proverbiale à laquelle ne devraient  pouvoir résister  que des animaux.

La route de Frères puisque c'est d'elle qu'il est question aujourd'hui, est  pourtant une route incontournable. C'est la principale route qui mène en République dominicaine par Malpasse, c'est l'une des deux routes qui mènent à l'aéroport International Toussaint Louverture. C'est aussi la route qui conduit vers l'ambassade des Etat-Unis, vers les plus grandes installations de la MINUSTAH et vers d'importantes institutions publiques et privées haïtiennes. C'est également cette voie qui conduit à Belvil et Vivy Mitchel, deux des rares villages qui donnent un sens à la sale et crasseuse Port-au-Prince.

L'exiguité de la voie, l'absence de routes transversales, le trop garnd nombre de tap-taps assurant le trajet, et la loi de la jungle qui y règne  particulièrement aux heures de pointe, contribuent à en faire un veritable calvaire, une vraie tombe, un peu comme  sous les décombres.

De fait, combien de malades en danger de mort, ont laissé leur vie sur cette route. Combien de professionnels ont râté des rendez-vous très importants; des passagers, des vols d'avions, leur vehicule ayant été pris dans l'engrenage de bouchons?

Cependant, comme pour la route de Carrefour (sortie sud de la capitale), les autorités ont l'air de trouver  normale la situation qui perdure depuis de longues années sur la route de Frères. On peut parier que ce dossier est enfoui bien loin dans les paperasses de la reconstruction dont on ne sait même pas quand elle va effectivement commencer.

Les promesses à répétition mais jamais tenues n'ont jamais résolu aucun problème ni changé de mauvaises situations. Le Ministère des Travaux publics a en effet promis plus d'une dizaine de fois la construction d'une autre route, celle en service maintenant n'étant plus viable.  Mais en attendant  qu'arrive ce jour,  dans 5 ou 10 ans peut-être, (car il y a bien plus de 10 ans qu'une autre route est promise) quelque chose  de concret peut être fait aujourd'hui pour améliorer la situation.

Il y a par exemple la route Corlette  dejà tracée, partant de Frères pour déboucher sur Péguy-Ville  qui pourrait être aménagé et asphaltée pour permettre un certain décongestionnenent de la soit-disant route en service et apporter  ainsi un peu de soulagement.

On peut plaindre le sort des élèves qui  empruntent cette route à l'occasion de la réouverture des classes ce 4 octobre et tous les autres usagers de cette voie. Le Ministère qui a annoncé la refection de certains  tronçons dans le cadre de la rentrée, n'a pas encore pensé aux  segments défoncés et boueux de cette route.

Le Ministère des Travaux publics devrait également penser à finalement lancer la construction  de cette partie de la route des rails en souffrance depuis des années, un petit tronçon situé tout juste devant les nouvelles instalations de l'EDH, mais qui empoisonne et détériore avec des nuages de poussière le matériel de la compagnie  et complique l'a tâche aux chauffeurs et passagers qui se rendent dans le Sud du pays.

On remarquera en passant que même quand certaines améliorations sont apportées sur des routes  nationales, comme c'est le cas de la route du Sud,  le calvaire, c'est toujours quitter ou rentrer dans les grandes villes.

A titre d'exemple, on peut mettre aujourd'hui 3 heures pour faire la route Port-au-Prince/Cayes, mais traverser le tronçon Port-au-prince/Carrefour peut vous prendre 2 heures et peut-être plus.

De telles situations ne devraient laisser aucune autorité indifférente, étant de nature à décourager toute forme de tourisme

Nouvelles du 9 août 2010
Haïti: élections de tous les risques
 Débuté de façon terne en raison des soupçons de toutes sortes qui continuent de planer sur le Conseil électoral provisoire,  le processus électoral a connu un tournant avec l'entrée en lice de la star hip-hop internationale, Wyclef Jean. Pour preuve, ils sont au final 34 candidats à avoir été enregistrés pour participer aux élections présidentielles annoncées pour le 28 novembre 2010.

Pour beaucoup d'analystes, si la présidentite est une maladie haïtienne connue, l'affluence au bureau des opérations électorales pourraient également se traduire par une nette volonté d'en finir au plus vite avec le système Préval jugé, à tort ou à raison, inefficient et incapable d'apporter des solutions au pays, notamment après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

L'inscription de Wyclef Jean a été sans conteste l'élément déclencheur et le principal fait marquant de la période des dépôts de candidature. Mais, le coup dont  on accuse   le président et son "Inite" d'avoir donné au "fidèle" voire "servile" ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis traité sans ménagement,  est jugé cynique et fait même dire que la politique est aussi l'art des trahisons.

Presenté mardi par le chef de l'Etat comme le candidat de la plateforme presidentielle, Alexis a été sacrifié 3 jours plus tard au profit  de Jude Célestin, patron du Centre national des équipements (CNE)- de loin plus puissant  que le Ministère des Travaux publics- et dont des sénateurs de l'opposition affirment qu'il dispose de fonds discrétionnaires de l'Etat, dans le cadre de ses travaux de construction d'infrastructures routières à travers le pays.

Informé de son évincement à la toute veille de la fin des dépots de candidature, Alexis n'a pas ménagé, au palais national même, ses propos vis-à-vis des responsables de Inite et du chef de l'Etat, et il en a dit davantage, lors d'une conférence de presse ce lundi matin au Centre national de Recherche et de Formation (CENAREF). Il a clairement expliqué les raisons pour lesquelles le chef de l'Etat ne l'a pas confirmé comme candidat. de Inite.

" D'abord, le ministre de la justice Paul Denis aurait tranché: tout le monde, sauf Jacques Edouard Alexis. En clair, Denis aurait affirmé que Inite peut discuter de la candidature de n'importe quel  citoyen, sauf de celle d'Alexis. Et tout le monde se serait exécuté.

Autre raison:  Alexis même en étant fidèle, serait trop rigide, dans ce sens qu'il serait peu disposé à se laisser marcher sur les pieds, à se laisser manipuler.

L'ancien premier ministre Jacques Edouard Alexis s'est fait enregistrer samedi sous la bannière du parti "Mobilisation pour le progrès haïtien" (MPH), mais, comme pour beaucoup d'autres candidats, même quand sa gestion comme ancien comptable des deniers publics, aurait été excellente, il ne peut  être sûr à 100% que sa candidature sera agréée.

En effet, pour beaucoup, si le CEP avait décreté que les candidats à la présidence pouvaient être agréés sur simple rapport favorable de la Cour des Comptes, c'était en prévision d'une candidature de l'ancien premier ministre comme représentant de Inite.

Et de fait, le Conseil électoral provisoire amorce, avec justement l'évincement d'Alexis, un processus d'annulation  de son très réprouvé communiqué  qu'il n'avait vraisemblablement pas pris seul. Le rapport favorable de la Cour des Comptes est désormais accepté " sous toutes reserves que de droit, écrit le CEP dans son communiqué # 17.

Dans un tel cas, plusieurs anciens ministres ou premiers ministres pourraient se voir écartés de la course, puisque l'instance habilitée à délivrer le document de décharge, la commission bicamérale, n'existe pas avec l'absence de la chambre des députés.

A moins que le chef de l'Etat décide de faire comme le président de facto Boniface Alexandre en 2006, i.e prendre un arrêté qui accorde décharge à tous les anciens comptables de deniers publics, n'étant pas responsables du dysfonctionnement de la commission.

Dans le cas contraire, le candidat de Inite pourrait être l'un des rares rescapés,  car , que sa gestion soit bonne ou mauvaise, il  ne serait pas concerné par la décharge: les directeurs genéraux ne seraient pas astreints à une telle obligation, selon la constitution.

L'ancien premier ministre Alexis a clairement expliqué qu'il avait produit sa demande de décharge depuis février 2009 au bureau des présidents du Sénat et de la chambre des députes. Mais, comme le temps passait et qu'il n'avait pas de feedback, Jacques Edouard Alexis contacta le président du Sénat qui lui fit savoir qu'il n'avait jamais reçu aucune demande de lui. Alors, il expédia au président Kély Bastien une copie de l'accusé de réception qui avait eté remis par la secrétaire de M. Bastien. Mais  Kély Bastien n'aurait plus depuis, fait signe de vie.

Une autre question se pose, le CEP discrédité comme il est, a-t-il encore l'autorité morale  et l'indépendance nécessaires pour faire cette si délicate opération de triage?

Des rumeurs ont circulé tout au long du week-end autour d'eventuels changements en son sein. Le laissera-t-on d'abord accomplir cette  partie de la  besogne?

Cependant , dans cette course folle et aveugle vers le maintien ou la conquête du pouvoir, préoccupés que nous sommes par la préparation de tous les coups même les plus bas, aucun égard pour la pauvre reconstruction mise entre parenthèses.

Les tentes nauséabondes et pestilentielles des camps et  des places publiques auront des pensionnaires probablement pendant très longtemps enco
Nouvelles du 13 janvier 2010
Les cadavres jonchent les rues à Port-au-prince: ils pourraient finalement se compter par dizaines de milliers
Port-au-Prince, le 13 janvier 2010 – (AHP) – Les cadavres jonchent les rues de Port-au-Prince,  24 heures après le séisme dévastateur qui a ravagé la capaitale haïtienne.

De nombreuses institutions publiques et privées se sont effondrées totalement ou en partie avec de nombreux employés, étudiants ou clients à l'intrieur. C'est le cas notamment du  palais national, du parlement, du Ministère de l'Intérieur, du palais de justice, de la direction générale de la police nationale    et de  plusieurs commissariats, la direction générale des impôts (DGI),des banques, des supermarchés, des écoles et universités.

Chaque heure qui passe apporte son lot d'émotions et des nouvelles encore plus démoralisantes d'un ami, et/ou d'une connaissance décédés ou portés disparus.

C'est quasi chaque famile qui est frappé de près ou de loin par une ou des pertes en vie humaine. Ce qui fait dire à beaucoup qu'il ne serait pas étonnant que les morts et disparus se comptent par dizanes de milliers. Les morts découverts dans les rues devraient ainsi être, selon beaucoup de gens, la partie encore visible de  la catastrophe, le pire étant à venir lorsqu'on pourra commencer les opérations de déblayage.

Le pire aussi vient du fait que dans cette situation, chacun doit compter sur ses propres forces, ses propres moyens. Les services de l'Etat, les agents de la police nationale et  de la Mission des Nations-Unies pour stabliser Haïti devant faire face à leurs propres problèmes.

Plusieurs batiments où logeaient ou travaillaient de hauts cadres de la MINUSTAH dont l'Hotel Montana se sont effondrés faisant des morts et des blessés.
 
Le représenant special du secrétaire général, Hedi Annabi est ainsi décédé (selon Préval), alors que son adjoint Da Costa etait encore porté disparu mercredi matin.

Situation également compliquée pour pour la PNH, ce qui qui a rendu la mobilisation difficile pour le Directeur général, Mario Andrésol

Autres aspects du drame: les rares hôpitaux de la capitale qui ont éte épargnés sont dépassés par l'ampleur des besoins. ils sont des dizaines de parents qui circulent sur des brancards ou à dos d'hommes avec des victimes avec un pied ou un bras cassé ne trouvant nulle part pour les recevoir. Même cas pour eux  qui ont un cadavre sur le bras, car la plupart des morgues dont celles de Pax Villa sont démolies.

Il n'y pas de pharmacies ouvertes et les prescriptions ne peuvent pas être exécutées. Des sérums sont également administrés en pleine rue.

Ils sont  aussi des milliers les gens dont les maisons ont été démolies ou pas,  à avoir dormi mardi soir dans les rues ou dans de grands espaces libres comme la primature ou les cours d'écoles congréganistes.  

Des  centaines d'hommes et femmes dont les maisons ont été démolies ont eté  rencontrées ce mercredi  avec des enfants sur le bras et des sacs sur la tête, à la recherche d'un abri comme quand des refugies fuient des zones de combat.

Tous, gens aisés ou démunis sont egalement confrontés à la tragédie qui vient de frapper un pays dejà fragilisé et mal en point.

Autre fait important à signaler: jusqu'à la mi-jounée de mercredi, les grands axes routiers étaient encore encombrés par des éboulements, des biatiments effondrés ou des arbres déracinés, ce qui paralyse et complique énormément la circulation et le sort des citoyens qui sont dans l'impossibilité de se déplacer, d'autant que les communications téléphoniques n'existent presque pas.

Mardi soir, seuls les abonnés de la compagnie de téléphone cellulaire Haitel étaient en mesure de communiquer entre eux.

Pour de nombreux citoyens, les secours promis par la communauté internationale devraient arriver dans le meilleur délai, sinon, ils pourraient n'être d'aucune utilité pour ceux qui sont encore sous les décombres.

Qui pis est, les cadavres von bientôt entrer en putréfaction avec leur lot d'épidémies.

Dans sa première intervention  en début d'après-midi, le president René Préval a fait savoir qu'il est au courant que des chefs d'Etat et de gouvernement cherchent à le contacter (pobablement pour lui demander ce dont le pays a le plus besoin). Mais il a fait savoir qu'ils ne pouvaient pas encore leur parler sans une évaluation préalable.

Le chef de l'Etat  s'est dit très concerné et a promis que le gouvernement fera tout pour venir en aide à la population, mais il a appelé les haïtiens à être solidaires les uns des autres dans le cadre de cette catastrophe naturelle.

Parallèlement, un comité formé notamment de ministres et d'autres cadres de l'Etat était en réunion à l'aeroport international de Pot-au-Prince pour identifier les besoins.

Mais en dehors des milliers de pertes en vies humaines, c'est une economie dejà anémiée, toujours incapable de se relever des ouragans de 2010 qui vient d'êrtre si durement frappée.

C'est un peu la fin du monde pour Haïti, a commenté un citoyen  qui a appelé le président Preval à prendre des dispositions exceptionnelles pour faire libérer des détenus injustement incarcérés pour des motifs non étayés ou  qui n'ont jamais comparu devant un juge, pour qu'ils puissent aller rejoindre leurr famille.

Nouvelles du 8 décembre 2009
L'excès en tout nuit
Quand en février 2006, le Conseil électoral présidé par Max Mathurin et Jacques Bernard (directeur général) était accusé de vouloir manipuler les résultats des presidentielles au détriment du candidat René Préval, des centaines de milliers de personnes en grande majorité issues de l'élctorat de Fanmi Lavalas avaient gagné les rues  pendant 4 jours pour dénoncer "l'opération frauduleuse".

Tout Port-au-Prince et plusieurs villes de province étaient paralysés et les manifestants dont les protestations étaient relayées par  de nombreux médias  se sont même même permis un gentil petit bain à "Montana Beach" où le CEP tenait un bureau et où le prix nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu de passage en Haïti, résidait.

M. Préval avait alors refusé de demander aux manifestants de rentrer chez eux, puisque disait-il, ces derniers étaient dans leurs bons droits de réclamer le strict respect de leur vote.

Et ce sont, dit-on, les pratiques jugées déloyales et clairement serviles du CEP/ Mathurin qui ont valu son renvoi lors des joutes d'avril 2009. Ce qui sous-entendait que son remplaçant ne se laisserait pas manipuler ni que personne ne chercherait à le dompter

Mais si l'on en croit tout ce qu'on entend, Max Mathurin, Jacques Bernard et autre Frantz Gérard Verret  seraient de petits saints que les nouveaux venus auraient vite fait oublier.

Si le CEP 2006 n'avait trouvé aucun prétexte pour écarter de la course des organisations comme Fanmi Lavalas qui participent depuis une douzaine d'années à des joutes électorales et qui sont capables de faire augmenter de façon substantielle  la participation à une élection,  le CEP Verret et le CEP replâtré ont trouvé le fameux prétexte du mandat que tout le monde, nationaux et internationaux, sait farfelu et lié à des motivations politiques.

On n'est justement pas sûr que le président René Préval ait un problème profond avec Fanmi lavalas ou avec l'ancien président Aristide, ni que les responsables ou membres de Fanmi lavalas soient jugés reprochables.

En effet, Pour les proches des deux hommes jadis des "jumeaux", tout est lié à une question de popularité et d'électorat. "Comprenne qui veut", disent-ils

Ils expliquent quand même que si Fanmi Lavalas va aux élections, il y a des objectifs à venir qui risqueraient à coups sûrs d'être compromis. Car Inite tout comme Lespwa (l'Espoir) hier,  ne connait d'autres électorats que celui de Fanmi Lavalas

Beaucoup constatent aussi que  plusieurs membres, anciens parlementaires ou cadres de Fanmi Lavalas auxquels on avait collé dans un passé encore récent l'étiquette  "mauvaise réputation",  sont devenus soudain des gens de bien, quand, en raison de leur popularité, on les utilise sous d'autres bannières.

L'excès en tout nuit, dit-on.

Il est aujourd'hui reproché aux autorités politiques  et électorales leur superbe et leur mepris insolent. Ils sont, de fait, accusés de  tout faire sans se sentir obligés de donner la moindre explication, au mepris de la loi, , assurés qu'ils sont que la MINUSTAH est là pour les couvrir  même dans l'accomplissement  des actes les plus  anti-démocratiques.

'incident du vendredi 4 décembre au Club international quand le CEP et la plateforme Inite ont éte accusés de fraude et de magouille au cours du tirage au sort pour l'attribution des numeros, est venu relancer les graves suspicions qui pèsent sur le'organisme électoral.

Pour de nombreux observateurs, même quand l'attribution du No1à Inite (Unité) était effectivement un pur hasard, il est difficile d'y croire, compte tenu des antécédents et des soupçons de fraudes

Les patis politiques contestataires affirment que si des secteurs de la communauté internationale et la MINUSTAH acceptent de collaborer et d'ignorer de légitimes revendications, et si elles continuent de croire que l'exclusion ne peut avoir aucun impact sur la légitimite d'une élection, certains, faisant flèche de tout bois,  iront  a coups sûrs jusqu'au bout de leurs objectifs, mais le pays, croient-ils, n'en sera que plus fragilisé et les espoirs de lendemains meilleurs qui pourraient naître d'investissements massifs en Haïti, risqueraient de n'être qu'un grand leurre,  rien de sérieux et de durable ne pouvant se construire sur du sable, sur l'injustice et l'abus d'autorité.

En fin de compte, il est important de reconnaitre que les politiciens haïtiens sont en gande partie responsable de la situation à laquelle le pays fait face, ayant toujours été insatisfaits, ayant toujours été à la recherhe d'un roi, utilisant à outrance l'arme du coup d'état.

Mais c'est loin d'être une raison pour partir d'un extrême à un autre, car l'excès en tout nuit. Même lorsqu'on estime avoir les plus grands supports du monde. Et  les exemples sont légions.

Ne dit-on pas que tout mur érigé en dehors des normes, sans armature et dans l'empressement n'a d'autre avenir que l'écroulement.
Michèle Pierre Louis ne serait-elle plus très douée
Il y a tout juste une semaine , l'ambassadeur des Etats-Unis Kenneth Merten déclarait lors d'une réception organisée par la Hamcham pour lui  souhaiter la bienvenue, que le pays était dirigé par un président  dévoué,   une première ministre douée et un parlement  qui joue son rôle de manière responsable.

Personne n'avait  alors rien trouvé à redire.

Alors que s'est-il passé pour que seule Michèle Pierre-Louis ne meriterait plus soudain l'élogieux qualificatif qui lui a été attribué  au point qu'une demi-douzaine de sénateurs  pour la plupart des nouveaux venus décident de l'interpeller.

Qu'est-ce qui peut  expliquer cette hostilité vis-à-vis de gens doués pendant que les dévoués restent  bien viscés à leur place, alors que les uns et les autres font partie d'une même équipe, censés également responsables de tout ce qui arrive de bien ou de mal au pays.

Ne dit-on pas aussi qu'on ne change pas les gens doués et devoués surtout dans un pays qui souffre cruellement d'une carence de femmes et d'hommes compétents.

C'est pourquoi beaucoup se demandent s'il n'y aurait pas des subtilités  et des jeux plitiques que des profanes n'arriveraient pas à percer en cette periode pré-electorale où tous les coups même les plus cyniques sont permis.

Autrement, pourquoi cet acharnement contre Michèle Pierre-Louis de la part de palementaires et de politiciens censés issus de la même chapelle politique qu'elle.

On reproche au chef du gouvernement  l'orientation néo-liberale de la politique gouvernementale: Mais depuis quand en Haïti, un premier ministre pouvait seul définir la politique à suivre, à moins que le chef de l'Exécutif ne soit un president fantoche (pope twèl). Ce qui ne semble pas le cas aujourd'hui.

On en veut également à la première ministre  pour sa  pseudo mauvaise gestion de la chose publique et surtout des 197 millions décaissés dans le cadre du plan d'urgence post-cyclonique 2008.

Peut-être, a-t-on  d'autres griefs légitimes contre la première ministre? Mais pour ce qui est des 197 millions qui se seraient envolés en fumée, il faudrait éviter de recourir au jeu de  boucs émissaires, mais accepter de désigner ceux qui se sont livrés à un tel gaspillage dans un pays qui n'a jamais disposé d'un coup et depuis très longtemps, d'un montant d'une telle envergure. (Même quand on nous promet des centaines de millions, ils sont décaissés généralement par tranches de 10, 15 et 20 millions).

Il faudrait aussi chercher à savoir quels secteurs ont décidé du mode de répartition des 197 millions: on sait dejà que les plus grosses parts ont été distribuées aux ministères de l'Agriculture et des Travaux publics Transports et communications. Mais les responsables des TPTC avaient-ils le plein contrôle du montant qui lui a été alloué officiellement.

Autres questions à se poser: Est-ce la première ministre Michèle Pierre-Louis qui a décidé de traîner les pieds pour que le rapport sur la gestion des près de 200 millions soit soumis à la fin du mandat des députés,  quand ces derniers n'avaient plus aucun pouvoir de convocation.

Beaucoup estiment que si le gouvernement de Michèle Pierre-Louis devait être renvoyé jeudi, ce serait une manière de couvrir et de décharger de toute responsabilites ceux  qui doivent rendre des comptes.

D'autre part, plusieurs secteurs estiment avec raison qu'à  part une amelioration substantielle de la situation sécuritaire à partir de 2006, les conditions d'existence de la population se sont détériorées depuis 2004. Le depart forcé  le 12 avril 2008 du premier ministre Jacques Edouard Alexis n'a pas été la "fin de tous les problèmes", malgré le programme très mediatisé de baisse des prix du riz annoncé le même jour au palais national

Le pourissement aujourd'hui de la  situation ne saurait en incomber exclusivement à Michèle Pierre-Louis.

Il est vrai que la population réclame sans succès  depuis mai 2006 du sang neuf dans la diplomatie et au niveau des délégations departementales, il est vrai aussi qu'il réclame depuis un bon bout de temps sa mi-temps, comme promis,  mais le renvoi  intempestif de Michèle Pierre-Louis à environ 1 an de la fin de la présidence de René Préval pourrait apporter bien plus de problèms qu'il n'en résolve.

Aucun dirigeant n'est indispensable, mais il ne faudrait pas que des décisions précipitées viennent remettre en question tout un ensemble de projets gérés par le premier ministre et son gouvernement dont ceux de la route Cayes/Jérémie et la construction du pont sur les 3 rivières.

Dans ce pays, on se sait jamais.... la première ministre même renvoyée pourrait expédier les affaires courantes pendant des mois peut-être jusqu'à fin 2010, si elle n'a pas d'autres agendas. Jacques Edouard Alexis était resté à la primature 5 mois après le vote de censure au Sénat.

Toutefois, tout n'est pas encore dit. Bien que les sénateurs hostiles à Michèle Pierre-Louis (s'ils le sont vraiment) soient plus nombreux, le projet de son renvoi ne fait pas l'unanmité dans la societé civile haïtienne et parmi les  représentants de la communauté internationale.

Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé
Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  ont pris une deuxième fois le mercredi 9 septembre  le contrôle de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention de la police..

Les activités restent paralysées non seulement à la FMP fermées officielement,  mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission

   Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés  vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et a proximité de la Faculté d’Ethnologie.

Des jets de pierres ont été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu a coups de gaz lacrymogène.

Le Rectorat avait  pour sa part, été la cible de jets de pierres.

Plusieurs entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.

Mais c’est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

Au cours de cette intervention policière, 22 étudiants ont été arrêtés puis libérés après avoir été conduits puis fiches au commissariat de Port-au-Prince.

Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.

Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de l’UEH.
Nouvelles du 31 août 2009
La crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie, est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?
Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont  l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés du cursus.

Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3, ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles de classe avant le début de toutes négociations.

Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des manifestations.

Ils vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés: chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.

Des patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des patients dont des enfants  qui reçoivent des soins à l'Hopital de l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par le rectorat mais démentie par la mission onusienne.

Le mouvement prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés, ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors, revendications d'étudiants et  revendications d'ouvriers pour un salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.

Devant l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences dénoncées  par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) pour justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.

Les deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.

Mais, après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des inscriptions à la fac de médecine,  les étudiants  dénoncent un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.

Chats et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est  la crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le mieux s'attirer  la sympathie de l'opinion.

En tout cas, vendredi soir, 11:30/minuit,  profitant d'un relâchement des étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté de médecine dont elle prend le contrôle  à la demande du Conseil exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...

La première réaction est  que la crise à la faculté de Médecine, la seule faculté de médecine de l'Etat,  avait trop duré, alors que des centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.

La première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination sociale.

Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants de la nécessité du dialogue.

Le président du sénat Kély Bastien qui s'est porté sur les lieux  vendredi minuit n'y est pas allé par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine nuit,  renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce aussi les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient projeté de mettre à exécution.
 
Daniel Supplice appelle à un dialogue  franc avec des concessions de part et d'autres, pour qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.

De fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui ont les moyens de faire autrement  pourraient désormais craindre d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.

En lieu et place de toute manifestation de force et  du déversement abusif  de propos blessants et offensants, des mesures d'un autre genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués de  ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au bout du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.

Et sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que suivre  le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase, qu'ils ont bien  pratiqué dans un passe récent et dont ils ne pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.
Nouvelles du 13  juillet 2009
L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système judiciaire

S'il y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de tous, pourvoyeur d'emplois,  propriétaire de la plus ancienne compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de façon  éloquente les faiblesses et contradictions criantes d'un système judiciaire..

 Franck Ciné vient d'être remis en liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il était accusé   d'implication dans la faillite présumée de l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de crédit (BNC).

On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait été  emprisonné pour dettes, alors que la loi  haïtienne ne reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.

Quoi qu'il en soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard .

Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier, arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation, ont eté remis peu après, en liberté.

A la même époque, plusieurs autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés, après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au créneau en leur faveur.

Mais dans le cas Ciné, beaucoup de gens ont relevé que l'acharnement  de la "justice" à vouloir le garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un règlement de comptes.

La justice haïtienne a la réputation d'une justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison, qu'importe s'ils sont innocents.

Et pire, tout cela  est considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois quand certains en abusent.

La grande loi est que tous sont créés pour vivre libres: De ce fait, lorsque  des gens oeuvrent à faire  sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus que louable.

Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression, pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux juges, au ministère de la justice et au gouvernement.

De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on doit frustrer un commissaire.

Quant aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.

On dit même qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui  doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.

Voyez avec quelle célérité  on a décidé de jeter  en prison Sandro Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).

C'est ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet d'accusations et qui sont  à la disposition de la justice, comme l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois  après son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son dossier.

Voyez aussi quel traitement est infligé, dans l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin, incarcéré  sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente  de réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement  de leur autorité.

Même Justice et Paix, une organisation de l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus pour lesquels une intervention s'avère urgente.

On se perd à trouver les  raisons qui  expliquent des traitements différents dans la conduite de dossiers  similaires, les raisons pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef d'accusation, pendant qu'on couvre et  protège un autre citoyen faisant l'objet des mêmes accusations.
 
Dans notre pays, on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant  qu'aucune mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même situation.

On peut persécuter et harceler  des citoyens pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix)  

Le fonctionnement boîteux de la justice avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,

 Cette conduite jugée partisane  de l'appareil judiciaire et la jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la distribution de cette justice, pourraient avoir des conséquences  néfastes  sur l'avenir même du pays.
Nouvelles du 5 juin 2009
Vouloir occulter  l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance

Les funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de problèmes respiratoires et cardiaques  après une leucémie attrapée en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami.  Mais des veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger: Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.

L'action et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde sentent le besoin et la nécessité de s'associer  aux cerémonies et aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche partisan du respect des principes et des  lois et qui répondait toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait  de voler au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa reconnaissance.

Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce 21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait fait du bien dans le passé.

Mais, il a été assailli par des individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui assénant  des coups partout, utilisant des méthodes honteuses pour éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre, comme un mouton cerné dans l'abattoir,  a encaissé et souffert sans mot dire et sans opposer aucune résistance.

Et comme tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais on sait et tout le monde sait que l'objecif était de  le jeter quelque part où, élément gênant,  il ne soit plus capable de "nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie s'est déclarée.

Si un petit groupe d'irréductibles  dont certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion, mais ses amis haïtiens et  étrangers sont 1.000 fois, 100.000 fois  plus nombreux.

Et de fait, de partout, en Haïti comme à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour  banaliser les tentatives de salissure et  remercier le père Jean-Juste pour tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:  ceux qui t'aiment,  ils sont très nombreux,  savent que ta mission était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont battu, en raison de tes convictions  politiques,  pour te barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.

A la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas aidé mes parents à régulariser  leur situation", écrit Ronald J. Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .  

Un citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".

Elanor Oscar  de West Palm Beach écrit:  le nombre de ceux qui t'en veulent est si insignifiant  et le nombre de ceux qui t'aimernt si important   que personne ne pourra jamais banaliser ton action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires les plus coriaces  ont béneficié d'une façon ou d'une autre  de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.

Le père Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien, assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.

Nouvelles du 22 janvier 2009
La misère haïtienne, un produit qui se vend bien

Nul ne peut contester le support fourni par certaines organisations étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en Haiti.

Sans leur précieuse aide,  sait-on jamais  combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu enclin  à assumer ses responsablités.

Il y a malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses, qui  utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards des quartiers deshérités à des fins commerciales.

Elles sont 20, 30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont légales.

En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous sauver, car c'est par elles que transitent  la majeure partie de l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide à l'agriculture.

Malheureusement, on déplore que les fonds "gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source. Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.

Il y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos taudis  et des quartiers déshérités pour prendre les photos les plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont la chance de faire recette.

En effet, c'est à l'aide de ces photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger de l'urgence de faire quelque chose  pour sauver des vies. Que leur importe, si elles présentent toute  Haïti  comme un vaste bidonville où  tous et toutes vivent dans la boue et la crasse.

Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à peine un centième  sera peut-être utilisé effectivement à des fins humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera irréparable, car  qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher dans un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.

L'Unicef, (organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.

Malheureusement, on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de vie des enfants haïtiens.

Il s'agit d'une photo présentée comme la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti  pour l'UNICEF par la photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés dans le cadre d'un concours international de photos  réalisé par le Fonds des nations-nies pour l'enfance.

On y voit une petite fille de blanc vêtue, au milieu  d'une mare de boue remplie de fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan  des taudis de la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.

Il est vrai que notre pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas service. Elle ne nous fait que du mal.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9 ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.

Nous ne croyons pas que c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal est fait. Il mérite réparation, à la fois pour  la petite fille dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays  qui mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni dérangées ni concernées.

Nouvelles du 8 décembre 2008

Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale
Nous ne pourrons, même en partie, mesurer  notre niveau de démocratie et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un président élu peut entamer son mandat et le terminer  sans la couverture d'une force internationale.

Il n'est un secret pour personne que le régime intérimaire  de Gérard Latortue n'aurait pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la MINUSTAH après le 29 février 2004.

Les proches du régime intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2 ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne. Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de laxisme et de complicité  quand ils estimaient que la mission n'y allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".

On n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le gouvernement même élu  du président René Preval aurait dejà longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie démocatique, est encore bien vivant.

Ce n'est certainement pas  le président Préval qui demandera clairement le départ de la MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience du  8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande, inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants contre la faim.

Cependant, des déclarations faites le 18 novembre dernier par le président Préval questionné sur la compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de questions

En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH qui  aide, a-t-il dit, la police nationale à se professionnaliser, M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.

Beaucoup estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser qu'à la securité de sa propre présidence.

Il est clair que si la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de toute la communauté internationale. On pourrait  alors accuser la mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.

Il est tout aussi clair  que dans l'état actuel des choses, paticulièrement sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui puisse  tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il est sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers font un travail  appréciable pour séparer le bon grain de l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de l'Institution.

Ce n'est pas assez, parce que la police nationale est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle doit assumer, en l'absence d'une autre force.

Pas de folklore! Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle pagaille,  la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant  que jamais sur tous les plans, au point que même quand une école s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.

Ce n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de dollars  versés à grands renforts de publicité dans cet océan de besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti, l'aideront à se remettre  sur les rails, lors même que la plus gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres frais administratifs  par des ONG venues d'ailleurs.

Regardez comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100 millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les derniers ouragans

Malgré la crise financière mondiale, si la communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour  la Géorgie en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres millions.

On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local, beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent, quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et quand très peu de gens y voient un problème

Comment comprendre aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique, toujours en quête d'opportunités

Ce sont aussi pratiquement les mêmes directeurs généraux, les mêmes délégués départementaux qui sont en poste depuis 2004.

Si Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer et de croire en des lendemains meilleurs.

Il n'y aura donc vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,  pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale

Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives

Depuis l'effondrement meurtrier  du Collège La Promesse évangélique ( 7 novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes vivent dans une psychose proche de la paranoia.

Des secteurs divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de la construction:

En effet, des gens construisent n'importe où et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des rivières,  sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.

Nos maisons sont construites généralement  dans des zones sans système de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système d'évacuation  pour les eaux usées. Et que dire de la solidité des constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents

Toute cette réalité se réveille soudain, comme si  elle datait seulement d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors normes après le drame de Nérette.

Les mairies et d'autres instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des écoles vétustes, supposées  représenter des dangers, de les consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront aux frais des propriétaires.

Il est en effet, urgent de prendre des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus amer que le mal que l'on afirme vouloir  éradiquer.

Mais comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que l'Etat a laissé  construire pendant des décennies dans le plus grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés, dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font courir de graves dangers.

Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter  des centaines de milliers de gens  dans la rue.

Mais comment faire le choix entre celles  qui doivent être renforcées, démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince

Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières inonnondations.

Comment démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à leurss proprietaires ou à ceux  qui les habitent par ces temps de grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider ces maisons  pour n'avoir pas été à la hauteur de ses responsablités pendant des dizaines d'années.

Les autorités ont pour devoir de protéger la population du danger,  mais doivent éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait imprévisibles.

Nouvelles du 19 novembre 2008

Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au pire
Environ 800.000 haïtiens résident en République dominicaine contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents René Préval et Léonel Fernández.

Et pourtant, il y a tellement d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.

Les deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire  et la commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.

Entre temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes-  se multiplient dans différents points  du pays (RD) - et  récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se passe  pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens  tués ou dont les droits sont foulés aux pieds.

Les informations rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.

Alors que les images de ces actes de violence  largement diffusées à la télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et observent le plus grand mutisme. Certains disent même  qu'on peut  être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux  organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au haïtiens.

Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat haïtien sur un dossier aussi crucial?

On relève  qu'en près de 10 rencontres entre les  présidents Préval et Fernández, aucune décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.

Beaucoup en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop embarassante  et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est ce qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.

Et c'est ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à réactiver   la Commission mixte dont  un sous -groupe devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières

Jusqu'ici, seules deux  ententes mineures ont ete signées dans le cadre de la question migratoire. La première ( juin 1998) concerne  les modalités de recrutement des travailleurs saisonniers haitiens  et les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes sphères d'activités

La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des Haïtiens.

Aucune des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent à des opérations de  recrutements clandestines et sans contrat et les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient favoriser l'immigration régulière.

Beaucoup estiment qu'en enterrant le dossier migratoire et en ignorant  les nombreuses exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser quelques violations  déranger son amitié avec  Fernández.

En effet, les atrocités perpétrées  contre les haïtiens en République dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et  son tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon officielle

Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour  le silence de Préval?
Pourrait-il lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait sous  Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?

Pour faire une telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.

Dans des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que  Fernández aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.

 Car après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois peuvent  inciter les Haïtiens à rester chez eux.

Il faut être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie, aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international, qui  attire des investisseurs étrangers, qui crée des structures pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et déambuler aux abords des hôtels.

Si les autorités haïtiennes au premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite  ne sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore, trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin  d'agir en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les haïtiens  les plus vulnérables commencent à rester chez eux,  il faudra s'attendre à la poursuite  du processus de   mépris et de rejet  des haitiens et à de nouveaux drames.

 Nous continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre, chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.

Nouvelles du 16 novembre 2008
Quand la démobilisation vient d'en haut

Nous avons fait l'expérience  de ces présidents ou de ces premiers ministres dont le fort était  les grandes promesses jamais tenues, les grands rendez-vous toujours manqués.

En effet, promettre la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité 24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la démagogie et de l'irespect pour une population.

Mais d'aucuns disent que certains de  nos dirigeants ont le don des extrêmes: ou bien ils font des promesses totalement illusoires  qu'ils savent irréalisables, pour  tromper ou dans le meilleur des cas pour entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et le découragement le plus révoltant.

En effet, s'il faut éviter de créer de fausses attentes et  de pousser à des rêves sans lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés être des leaders, des modèles.

Il est   inadmissible de leur distiller   le poison du laxisme, de la nonchalance et du découragement

Cette fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire un type de vérité au peuple, du genre  "quoi que tu fasses, tu n'iras nulle part",  est dévastateur et contre-productif.

Si le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir d'en haut.

Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle doit accepter  la situation comme elle est. C'est comme leur dire que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si les rues sont sales et remplis  de fatras, c'est notre réalité et c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre géneralisé.

Et de fait, comme si  le fatalisme prôné avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en cascades et effondrement meurtrier d'écoles.

Le défaitisme semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est  élu pour dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise, mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.

On a connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une réalité nocive, à un système désuet,  laissant pourrir des situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.

Aujourd'hui, beaucoup sont  à se demander pourquoi certains, pour ne pas citer leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la première et si les rivalités sont  en train d'entraver le minimum qu'on pourrait espérer.

Beaucoup estiment qu'au lieu de  persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons n'est imputable qu'aux anciens dirigeants,  les actuelles autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la loi .

Pauvres mais propres
Nul ne doit avoir honte de porter des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.

Haïti est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.

Malheureusement, vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".

On les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du palais présidentiel.

C'est dans ce quartier que cet homme d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.

Ce passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et pisse,  Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?

Les pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.

Au milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de la politique.

Celui-ci trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont vite envahis par de nouveaux marchands  

Les mairies n'ont presque  plus aucune autorité pour interdire les marchés de rue. Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent pas  très préoccupées  par cette situation.

C'est dans ce contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand les fatras sont à nos portes.  

Nous n'avons pas le droit de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.

Il nous faut avoir des rues propres, des routes saines et  bien construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008

Aux Haïtiens de se prendre en main

Pays le plus pauvre,  le plus corrompu,  le plus dangereux, le plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations paradent,  font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer des miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et renforcer sa démocratie avec des reliefs.

En effet, 5, 10, 20, 30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers de  tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve, d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très court,  à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1 million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les assauts de 4 ouragans.

Et pourtant des milliards de dollars sont dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti. Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".

Haïti doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie de toutes les "transparency" internationales

Il faut l'admettre,  nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les détracteurs étrangers d'Haïti.

Mais, nous faisons la plus grave erreur, de croire  que l'etranger fera notre travail à notre place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction de notre pays.

Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a eu  qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble être en train de connaitre le même sort.

Ainsi donc, si l'ONU n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes, mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre son potentiel en valeur.

Beaucoup dénoncent en effet le fait que l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit gérée   par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne partie de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence, dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien), retourne malheureusement à sa source.

Beaucoup, haïtiens et etrangers, estiment que si certains pays de la communauté internationale  refusent de se défaire de l'idée que le dévelopement peut se construire à coups de  miettes, s'ils refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de droits de l'homme.

En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à la cause d'Haïti.

Le radio-téléthon du 14 septembre, les différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.

Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et porte fruit.

Car en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire. L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.

Nouvelles du 14 avril 2008
Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?
Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz.

La vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Il y a également eu, selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75 gourdes)

C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8 avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à ternir davantage l'image du pays.

Mais le plus surprenant dans tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire, est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait un bouc-émissaire.

Et tout aussi surprenant, on dit que le programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ, comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a fait état la semaine dernière.

Bien évidemment, il ne peut s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier ministre.

Des gens avancent d'autres argumentations pour expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position pour préparer 2011.

D'autres disent que le premier ministre était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la corruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et autres..., le président Préval parlant très peu.

Et lors des premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui, natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.

Autres motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être fixée, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs pourraient avoir joué un rôle dans son départ.

Quoi qu'il en soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.

Mais quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de politique générale.

Quant aux émeutes de la faim et surtout la terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus d'ici et là.

Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés, attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr pris au tout début une part active.

Il y a également ceux qui sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le black-out, comme dit la chanson.

C'etait la période de toutes les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment, la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les pillages.

Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.

... Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le grandir.

Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.

Si les fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu l'urgence de la situation.

Les autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus d'opérer les changements réclamés ou de trop d'excès de confiance.

C'est vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.

Les autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre la vie chère.

Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la rapacité de certains gros commerçants.

En effet, au nom de la rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler, voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.

" S'ils refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des objectifs économiques.

Concernant le dossier des pillages enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres types de violences, à ce moment, les adversaires politiques, principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce fait, ne sont plus aptes à diriger.

Et l'internationale ne perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.

Si les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action, en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour "claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de gros mots.

Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop longtemps stagné.

Cependant, des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs, mettent en péril des vies et des biens.

En fait de respect de droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle violer des prérogatives constitutionnelles.

Aux cayes, on relève qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.

Les choses allaient plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit qu'ils étaient en mission.

De fait, invité à réagir sur les interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée, alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme ce fut le cas dans les banlieues françaises.

Mais, le gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus vous donnez plus on vous en demande.

Et de plus, beaucoup relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses: manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages, paralysie des activités, augmentation abusive des prix.

Il va falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Il faut aussi que les autorités légitimes sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans, arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès de fausse suffisance.
Nouvelles du 26 février 2008
Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la vie une arme politicienne

Après le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le poste de premier ministre.

Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.

En effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie: si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté, il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international. Peut-être ne le savent-ils même pas.

La position de ces députés est à rapprocher avec la conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.

Après avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.

Hier, dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud en Haïti.

Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux braves et courageux députés.

Peu importe si l'objectif poursuivi peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel est que le job soit libre et disponible.

Et déjà, une demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés contre ce dernier.

Mais l'unanimté est loin d'être faite autour de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant, mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir l'utiliser à des fins injustes et personnelles.

Les opposants à la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.

Plus encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent.

Ce sont ces gens défavorisés comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles considèrent comme un " simulacre".

Mais, des députés tentent de s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.

Apparement plus en colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait pour mettre un terme à la cherté de la vie.

Mais, les députés à la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des pretextes.

En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.

Si des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier ministre avaient declaré prioritaires.

Où sont passées les luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.

On dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck Ciné se retrouvvent en prison pour corruption présumée.

Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas question de donner un blanc-seing au gouvernement.

S'il y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines complications.

Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.

Tout en reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme sur lequel il avait axé sa campagne.

Mais, comment le faire quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.

De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent reconnaitre leurs erreurs.

Il se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient détenteurs.

De fait, même si le ton du président et du premier ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en Haïti et à l'echelle mondiale.

La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs.

En ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150 gourdes par jour.

Et si les députés croient pouvoir changer les choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps, car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir les ministères et les directions générales en quête d'avantages personnels.

Et si les populations des différentes régions du pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la chambre et en faveur de leur communauté?

Nouvelles du 25 septembre 2007
CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie
Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.

Nouvelles du 22 août 2007
Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!
Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.

Reviser les stratégies
Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations 



Reviser les stratégies

Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.
29 février: un anniversaire gênant à célébrer...
...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!

Nouvelles du 9 novembre 2003

De quel pays venons-nous?

 
Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme.

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses.

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères.

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour.

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous?

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?.

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?.

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens.

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous?

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy".

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne.

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous?

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il n'y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas.

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes.

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé.

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire.

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction.

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété".

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.


Nouvelles du 4 avril 2003
Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels.

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal.

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés.

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin.

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister.

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis.

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile.

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient.

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti.

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique.

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes.

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice.

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé.

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.